Site de rencontre : c’est quoi ton pseudo ?

Mon amie Mélanie est lassée de son célibat. Examinons la situation : mecs célibataires et intéressants dans l’entourage : aucun. Possibilités de rencontre : faible, on rencontre toujours les mêmes personnes. Donc, elle saisit avec fermeté les cornes du taureau et tape « meetic » sur sa barre de recherche. Aux grands maux, les grands remèdes.

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La page d’accueil est prometteuse, des photos de beaux célibataires s’affichent. Miam miam, celui là, il donne envie de le grignoter. Vite, inscrivons nous. Tout commence par un pseudo. Et là, bon courage parce que vous êtes pas les premiers à mettre le pied sur cette terre et il va falloir légèrement se creuser les méninges pour trouver un pseudo sympa et libre. Non parce que le pseudo, c’est essentiel, c’est le premier élément de votre personnalité que va percevoir l’autre. Bon, ok, certains s’arrêteront sur votre photo, peu importe que votre pseudo soit Gertrudeaugrandnez. Mais pour tous les autres, faisons un effort.

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Dans un premier réflexe, on se dit que notre prénom fera l’affaire. Sauf que Mélanie n’étant pas un prénom des plus rares, notre conquistadore de la rencontre va se voir proposer des Mélanie87699, ce qui n’est guère glamour, convenons en. Evidemment, on peut rajouter beaucoup de choses à son prénom. On peut se la jouer à l’américaine avec l’initiale du 2e prénom et celle du nom de famille. Mélanie Odile Parizeau pourrait ainsi devenir melanieOp par exemple. Mais devra se justifier de ces deux lettres ce qui risque de la pousser à donner son 2e prénom et je ne connais que peu de gens fiers de ce prénom là, hérité en général des grands parents. Ainsi, j’ai moi même en 2e prénom celui de ma grand-mère maternelle que j’aimais certes beaucoup mais qui rappelle furieusement l’un des personnages du Père Noël est une ordure. Pour le sexyness, tu repasseras ! Je m’en sors mieux avec mon 3e prénom (grand mère paternelle), beaucoup plus conventionnel et qui rappelle une volleyeuse japonaise qui sautait très très haut dans un dessin animé de mon enfance. Toi aussi lecteur, trouve mes deuxième et troisième prénom, youhou ! Et puis, tu ne sais jamais sur qui tu peux tomber, donner un indice sur ton nom de famille n’est pas nécessairement une bonne idée. Ton prénom non plus d’ailleurs.

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Bon alors cherchons une référence culturelle. Là encore, il faut bien réfléchir car un pseudo en dit long. Déjà pardon mais si tu as plus de 16 ans, renonce définitivement à tout ce qui ressemble à « belle gosse » ou princesse parce que non, ce n’est pas adorable. Oublie également les Bella Swan qui te donnent irrémédiablement une image de romantique neuneu aka la proie idéale des queutards pervers. Ou le nom de l’héroïne de 50 nuances de gris parce que faut quand même se rendre compte que c’est du SM Level easy et que tu peux tomber sur un sadique Level hard. Il est préférable de prendre une référence plus neutre. Sois tu pars carrément sur le nom d’un artiste que tu adores mais attention : prends un artiste que tu connais vraiment. Sinon, tu peux vite avoir l’air très con.

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Ou alors, tu colles quelques lettres les unes à côté des autres et quand on te demandera le pourquoi de ton pseudo, tu te contenteras de sourire d’un air énigmatique. Mais garde en tête que si ta proie a posé des alertes sur toutes les actions possibles du site, la première fois qu’il entendra parler de toi, ce sera sous la forme « tirlipompon a flashé sur vous ». Et là, on mesure bien l’essentiel du bon choix du pseudo.

Le questionnaire Libé du cinéma

Zem, le cinéaste qui ne doit pas m’aimer beaucoup (pour preuve, il m’a fait poireauter 15 mn dans un froid sibérien vendredi) m’a taguée sur un questionnaire ciné. Super, moi qui ne suis pas du tout cinéphile, on va pas pleurer.


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Terminator 2 au cinéma. Le film était interdit au moins de 12 ans, ça s’est joué à quelques mois près, je me souviens. J’avais QUASIMENT 12 ans mais mes parents n’ont rien voulu savoir. Pourtant, j’avais vu le 1 et pas mal de films d’horreur avec mes cousins avant. J’ai eu très peur de Simetierre, par exemple.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Heu… Ca dépend des périodes, je dirais. Là, de suite, me vient en tête la fin de Star wars épisode 3, quand Anakin se fait couper les membres par Obiwan puis commence à brûler et devient Dark Vador. Je sais pas pourquoi celle là me vient en tête en premier

Vous dirigez un remake : lequel ?

Le Mépris, peut-être ou la trilogie Matrix, tiens. Parce que l’idée de base est top mais le résultat… Ou ExiStenZ (je ne sais pas placer les majuscules) car idem, idée top mais l’actrice principale me sortait par les yeux.

Le film que vous avez le plus vu ?

Sans doute la cité de la peur, même pas forcément volontairement mais ce film est tellement multidiffusé…  Et le pire, c’est que ça me fait toujours rire. Mais je re-regarde rarement des films.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Je suis globalement très bon public mais au cinéma beaucoup moins. Je déteste les gags 3 tonnes hyper prévisibles ou il faut que je sois très fatiguée pour rigoler. Des films comme Scary Movie et co, c’est juste quand je suis épuisée et que je peux me rouler par terre de rire sur une blague de Paf le chien. Sinon, je suis assez fan de l’humour un peu surréaliste et des bons jeux de mots.

Votre vie devient un biopic…

Ils ont intérêt à bien choisir l’actrice qui me jouera ! S’ils prennent une nana de seconde zone, ça voudra dire que ma vie est cheap.

Le cinéaste absolu ?

Je suis nulle en cinéma, je ne connais que très peu de réalisateurs donc on va dire David Lynch pour Mullholland Drive (paie ton originalité)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Les téléfilms allemands qui passaient tard sur m6 à une époque, ça compte ou pas ? Je suis très forte en téléfilm, j’ai tout appris pendant mon chômage.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

La cité de la peur, les bronzés font du ski, le père noël est une ordure (version pièce de théâtre), les classiques en somme.

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Heu… George Clooney parce qu’on a la fois faire l’ado attardé et se préoccuper des enfants du Darfour. Au moins que la célébrité serve à quelque chose

Et l’actrice ?

Kate Winslet comme ça, j’ai un mari qui me fait un bon petit film et je gagne un oscar. C’est assez sympa le travail en famille même si faire semblant de se mélanger avec Leo Di Caprio devant mon légitime, ça doit être assez étrange

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Capitalism : a love story de Michael Moore vendredi soir avec Zem, justement. Ce n’est pas vraiment un film mais c’est le dernier que je suis allée voir au cinéma. C’est difficile à définir, c’était bien, oui, mais c’est un film qui mérite réflexion, qui soulève des questions. Même si on peut reprocher à Moore de tomber parfois dans la facilité, y a quand même des choses qui font un peu réfléchir.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Les livres que j’adore peuvent tous être adaptés, il me semble, reste à voir s’il est possible de bien l’adapter ou non. On va dire « Moi et lui » de Moravia, l’histoire d’un homme obnubilé et guidé par son gros pénis, difficile de le montrer  à l’écran.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

La facilité. Je déteste deviner ce qu’il va se passer avant que cela se passe, j’ai besoin d’être surprise. Je déteste les scénarii bâclés ou inexistants, les films qui ne servent qu’à montrer des tas d’effets spéciaux mais qui ne contient aucune histoire. Bref, si pendant la projection, je ne suis pas surprise, le film va aller direct dans ma liste navets.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

« Le prix du billet m’a tuer ». Ben ouais, je ne vais pas suffisamment au ciné pour prendre une carte d’abonnement et à 10 € la séance… Ben non.

Voilà, je suis censée faire suivre ce questionnaire, j’ai un peu envie de le céder à Vicky qui se fout présentement de moi sur MSN à cause justement de ma difficulté à répondre à ce questionnaire. Ca lui apprendra.