Compte à rebours

Quand on organise un mariage, il y a 3 phases : la première, euphorique, où l’on se lance à corps perdu dans l’organisation et les annonces à nos êtres chers. En temps 2, il y a une stagnation : le gros est réglé, les faire-parts envoyés et il ne reste qu’à attendre les derniers jours pour régler les trucs de dernière minute. Puis la phase 3, cette fameuse période de « rah, ils ont tous décidé de me faire chier ».

Un mariage, c’est surtout de l’organisation. Je me souviens d’une ex collègue peu chère à mon cœur qui m’expliquait gérer son mariage comme ses projets, avec rétro planning sur excel et tout. « Ah et tu vas quand chez le coiffeur pour les essais coiffure ? » « Mince, j’ai oublié ! ». Ah oui, elle gère vraiment son mariage comme ses projets… Ne voyez pas dans cette anecdote l’unique volonté de me moquer (bon un peu quand même…) mais l’illustration du fait qu’il faut rester concentrée jusqu’au bout.

Sur le papier, tout est prêt mais les derniers jours avant le mariage sont une folle cavalcade. Décorer la salle, récupérer la robe, les essais coiffure, rapatrier les gens qui viennent de loin, gérer le traiteur, le DJ, le photographe, prendre les fleurs pour les déposer à l’église… Vous avez beau être un génie de l’organisation, l’imprévu s’incruste toujours à la noce. Et pour peu que cet imprévu soit pluriel, vous risquez de devoir confectionner en urgence quelques poupées vaudou pour vous défouler un peu.

Face à cet inévitable obstacle (si, inévitable, cherchez pas), vous avez 2 solutions :
– la zen : admettre que la vie n’est pas un film et que rien ne pourra être 100% parfait. Et qu’à partir du moment où on signe le contrat, que personne ne se blesse ou ne s’intoxique, tout ira bien.
– l’hystérique : se rouler par terre à chaque contrariété, insulter la Terre entière parce que putain de bordel de merde, on ne se marie qu’une fois dans la vie (normalement, c’est ce que l’on croit quand on se lance dans l’aventure) et que ce doit être le plus beau jour de votre vie. Technique à abandonner le jour du mariage, on ne se vautre pas au sol avec sa belle robe.

Bref, plus le mariage approche moins vous dormez tant il y a de choses à faire. Mais pensez à garder de l’énergie, le jour J, c’est déjà demain.

Dites cheeeese !

Parmi le personnel à embaucher à votre mariage, il en est un qu’il ne faut surtout pas négliger si vous voulez vous remémorer cette douce journée : le photographe.

Que celui qui n’a jamais entendu d’histoire à propos de photos de mariage ratées lève la main. Pour ma sœur, la photographe était géniale. Par contre, pour le mariage de Lena, on a eu droit à un mail « pitié envoyez les photos que vous avez prises » tant ils étaient déçus… Ah oui, d’accord…

La question est : comment choisir ? Rien ne vaut le bouche à oreille (en positif comme en négatif) mais pour peu que vous ne connaissiez pas de jeunes maries dans la région que vous avez choisi, bon courage !

Tapons « photographe mariage [ville] » et laissons nous noyer par le flot de réponses. Des photographes de mariage, il y en a plein, partout… Comment savoir lequel est compétent ? Parce que photographe, c’est un peu comme psychanalyste, tu peux t’installer sans diplôme. Et le mec peut avoir le dernier Reflex canon qui prend limite les photos tout seul, si t’as pas l’œil, tes photos restent merdiques. Et je ne te parle même pas des abus de filtres et montages en tout genre… La sobriété est une vertu trop souvent oubliée.

Alors voilà, choisir un photographe relève limite du défi, de la chance. Alors n’oublie pas : pour le plus beau jour de ta vie, convie quelques uns de tes amis avec leur appareil photo. Ou accessoirement demande moi le nom de la photographe de ma sœur qui taffe sur la région toulousaine et Paris. Elle fait aussi des photos de grossesse super.

Dis, tu veux être mon témoin ?


À propos de ménager les subtilités arrive le délicat moment de choisir ses témoins. Parce que ça veut dire quelque chose mine de rien : témoins = meilleur(e)s ami(e)s donc ne pas choisir X ou Y est synonyme de désaveu amical. Inimaginable.


Pour éviter de froisser certaines susceptibilités, tu peux commencer à tâter le terrain, espérant apprendre que Joséphine ou Vanessa ne sont pas très intéressées par la chose, ce qui t’éviterait de débarquer avec 10 témoins. Oui, je suis une femme d’amitié moi.


Parce techniquement, si je me mariais demain, j’ai potentiellement 5 témoins : Anne, l’amie de toujours, Amy et Loxy, Anais et Anna. Jon, tu suis ou tu me fais la guerre à base de « tu fais chier, t’en choisis moins » ? Parce qu’éventuellement, on pourrait envisager de faire tourner les témoins, qui à la mairie et qui à la cérémonie laïque. Sachant que pour cette dernière, jouer d’un instrument pourrait être un plus mais ce n’est le cas de personne. Éventuellement, Anna est danseuse mais exécute-t-on une danse lors d’une cérémonie laïque ? Heu… En attendant, les filles, ça m’arrangerait qu’une d’entre vous apprenne le violoncelle et une autre le piano… Sachant qu’avec Loxy, on a décidé d’aller à la chorale avec Amy l’an prochain, je risque de leur réserver la partie chantée.


5 témoins donc. Pourrais-je faire un choix ? Serais-je obligée d’en faire un ? J’ai pas en-vie mais mettons que si car cet article est trop court, quels seraient les critères ?

– L’envie d’en être : mort pour moi, les 5 en seraient ravies.
– Echange de bon procédé : j’ai été le témoin d’Anne, inenvisageable qu’elle ne soit pas la mienne. Les autres ne sont pas (encore) mariées… Vous savez ce qu’il vous reste à faire les filles.
– Les liens d’amitié : si j’ai choisi ces 5 là, c’est qu’elles furent mes piliers pendant le marasme, mon phare dans la nuit, celles en qui j’ai confiance quoi qu’il arrive. C’est l’avantage majeur des marasmes, tu vois qui reste avec toi dans les moments où t’es pas la fille la plus drôle du monde (euphémisme)
– celles qui ont vu notre amour naître.  Bon évidemment comme on est dans un hypothétique futur, difficile de se prononcer mais ça peut être un critère. Si l’une d’elles m’a présenté Jon, par exemple, elle est qualifiée d’office…

Ou alors, je reprends l’idée du mariage religieux. L’église, c’est pas mon kiff MAIS les non baptisés sont éliminés, ça me simplifierait lâchement les choses : c’est pas ma faute, t’es pas baptisée, t’es pas témoin. Sauf qu’à ma connaissance, au moins 4 des 5 candidates sont baptisées. Bon, ok… Je prends la méthode Loxy_more : catch dans la boue. Sauf que tu risques de le payer cher lors de l’enterrement de vie de jeune fille…

En fait, fuck le chiffre. Il y a des gens chers à mon cœur et peu importe qu’ils soient 1, 5 ou 10. Magie de la cérémonie laïque, je fais ce que je veux. Tu vois, le mariage, on est censés n’avoir qu’un dans la vie alors on va pas le contrarier pour une histoire de quota. À la limite, pour la mairie, on prendra qui est dispo, ça compte pas trop. Non parce qu’à part pour le mariage de ma sœur, le mariage en mairie n’a AUCUN intérêt, il faut le dire.


Mais justement, ces témoins, quels sont leur rôle ? Tout dépend du degré de control freak des mariés. T’as les témoins « tu organises l’enterrement de vie de jeune fille, tu signes les registres quand on te dit, merci, c’est cool » mais t’as aussi les témoins « l’organisation, ça m’emmerde donc je joue la corde sensible de l’implication dans ce qui doit être le plus beau jour de ma vie et tu te tapes tout. Bisous, je t’aime ! ». Pour ma part, j’ai tendance à considérer que l’organisation du mariage, c’est chronophage (hou révélation !) et quand même globalement chiant, surtout quand c’est pas toi qui dis oui, donc comme je suis pas trop salope, je ne leur délèguerais pas trop de choses. Et puis surtout j’avoue être bien control freak.


Bon voilà, j’ai mes témoins, je leur demande pas de gérer les trucs de A à Z. Faudra juste qu’ils trouvent un texte cool à lire ou chanter (ahah !) à la cérémonie païenne, soit pour dire que l’amour c’est cool ou raconter à quel point notre amour est sensass. J’interdis la lettre de Paul aux Corinthiens, on l’a tout le temps.

Note pour moi même : faire plus de soirées réunissant au moins 4 de ces 5 personnes (Anne vit à Toulouse…), histoire de faciliter les choses.

Le mariage, cette galère !

Le week-end de l’ascension, j’étais de mariage dans le Finistère Nord, terre d’origine de mon grand-père maternel mais aucun rapport puisque j’étais au mariage de Lena. Pour rappel, c’est une copine de plongée et je vous au déjà raconté l ‘EVJF (je bosse un peu mon référencement en ce moment, faites pas attention). Le mariage des autres étant toujours une bonne occasion de savoir où on en est sur le sujet, je me suis dit : tiens, voilà un bon sujet pour une petite saga de l’été genre « le mariage, qu’elle galère ! ».

Avant de poursuivre, une précision : je ne suis pas très chaude à l’idée de me marier, moi, mais je suis toujours sincèrement heureuse quand les autres se marient car c’est leur choix. Ceci étant dit, ceci n’est pas un pamphlet anti mariage mais « la chronique du pire », on dira, une vision cyniquement tendre de ce qu’il est convenu d’appeler « le plus beau jour de notre vie ». Parce que peut-être que le mariage, c’est comme la plongée : au début, tu te dis qu’il faut être particulièrement con pour (s’)investir dans un sport consistant à enfiler une combi en Néoprène qui te compresse et t’irrite le bout des doigts, te trimballer 20 kg de matos, sauter dans une eau à 13• mais une fois sous l’eau, tu oublies tout, tu es juste bien.

Alors cet été, ne manquez pas tous les mercredis « la galère du mariage » sur les vingtenaires. Com !