On perd vite le manuel des rencards réussis

Par Audrey

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Après la soirée de l’angoisse avec mes copines censées m’insuffler du courage pour ce premier rencard post longue relation amoureuse, je décide que j’ai pas besoin d’aide. Ca va, je ne suis plus une jeune pucelle rougissante. J’ai passé trois ans avec le même mec et j’ai eu une vie avant lui : plus experte des mecs que ça, tu meurs.

Le fétichisme des pieds, in ou out ?

Et je meurs, justement. De stress. Parce que bon, en trois ans, y a peut-être quelques trucs qui ont changé en matière de drague et mes copines ont préféré me prévenir sur les risques de finir découpée à la scie sauteuse et balancée dans la Seine en menus morceaux plutôt que de me dire si les rendez-vous galants, ça marche toujours pareil. On est toujours dans le bon vieux resto ou vive les apéros dînatoires ? Et on sort où maintenant à Paris pour passer une bonne soirée sans passer pour la meuf dépassée face aux hypra branchées parfaites jusqu’au bout des orteils. Tiens, au fait, faudrait que je pense à me faire une petite pédicure maison, peut-être que ce monsieur va voir mes pieds et les ongles un peu pas faits, ça le fait pas. Où on est-on du fétichisme des pieds, d’ailleurs ? In ou out ? On ne me dit rien, à moi !

Respire, ma fille, respire. Un, deux, trois, tout va bien se passer, ce n’est qu’une question d’organisation. D’abord, lançons les travaux de fond appelés aussi “bah, tiens, enfin une bonne occasion de me chouchouter”. Un peu de cire sur mes poils (c’est pas la mode les poils à tout hasard ? Ca m’arrangerait…), un peu de produits tout doux sur mes cheveux et ma peau, un peu de vernis sur mes doigts… Telle Cendrillon, j’émerge de mon petit nuage magique et… point de miracle. Le souci quand tu vis en couple et que tu te crois à l’abri de toute rupture (ERREUR), c’est que tu en profites pour te la couler douce sur les quelques gestes beauté qui t’ennuient le plus. A savoir pour ma part : épilation stricte (ça va, lui aussi, il a des poils et je ne lui dis rien), vernissage impeccable (selon une loi universelle, il est impossible de conserver une couche de vernis dans son intégralité plus de 8h… un peu comme les collants, impossible d’en porter un sans le filer toute une journée), silhouette impeccable. Je me masse le haut du nez en soufflant puis je hausse les épaules. Y a bien que les magazines féminins pour croire qu’on n’a aucune chance si on ne ressemble pas à une fille de leur canard. D’ailleurs, même les filles de leur canard ne se ressemblent pas et vu que Photoshop n’existe pas dans la vraie vie, on fera avec ce qu’on a.

 M’a-t-il draguée car il me sentait désespérée ?

Etape suivante : les vêtements. Dans la mesure où il ne fait pas particulièrement chaud, tout ce qui implique de dévoiler mes jambes avec juste un peu de voile autour me donne envie de pleurer. Bon allez, va pour mon petit jean fétiche, il me fait un cul d’enfer et ça dédramatise un peu la rencontre : je joue pas ma vie sur ce rencard, t’emballe pas mec. Par contre, pour le haut, l’hésitation monte d’un cran : décolleté or not ? En dévoiler un peu mais pas trop pour donner l’envie d’en voir plus mais sans envoyer le message “j’ai tellement la dalle que tu n’as rien à faire pour m’avoir”. Non, non, pas trop, soyons dans le suggéré… Ah oui, autre chose que j’ai un peu délaissé pendant ma vie de couple : ma grande-robe sexy. J’avoue que la mode sweat a eu avec moi l’une de ses plus ardentes défenseuses…

Deux heures plus tard, le contenu de mon armoire a envahi mon appart et je ne suis toujours pas plus avancée. Au fond, est-ce que tout cela a vraiment une importance ? Le mec m’a adressé la parole dans un bar où j’étais la seule à ne pas être fringuée en mode slut donc soit il aime les filles simples… soit il aime les filles désespérées, en période “basse estime de soi” parce que ça fait des proies faciles…

Je me jette sur mon lit et soupire… C’est fou comme, tout à coup, mon ex me manque… Soit on nous ment en nous disant que le célibat, c’est trop cool… soit c’est moi qui ne suis pas faite pour ça.

 

Scorpion ascendant gémeaux

Parfois, remplir un profil de site de rencontre ne peut qu’évoquer une demande de prêt avec un plan sur 30 ans où vous devez démontrer que vous êtes plus clean que l’appart de Monica. On vous demande la couleur de vos yeux, de vos cheveux, votre taille et votre poids, votre style vestimentaire, vos revenus et… votre signe astrologique. Chope-t-on mieux quand on est scorpion ou capricorne ? Enquête !

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Pourquoi ? Pourquoi veut-on connaître mon signe astrologique ? C’est pas que ça me gêne de le donner, je m’en fiche à dire vrai, mais quelle question incongrue quand on y pense. Je veux dire quand je me présente à quelqu’un, je ne donne jamais mon signe astrologique, ce n’est pas quelque chose qui me paraît fondamental. Mais vraiment pas du tout… Non que j’ai honte de mon signe astrologique, juste que ça ne me définit pas en tant que personne. Au mieux, c’est un truc rigolo qui va servir quand une bonne âme lira l’horoscope de 20 minutes à la pause café ou quand on liste les points communs par signe même si on peut se rendre compte qu’on reste sur des généralités. C’est un peu comme quand on était ados et qu’on faisait des tirages de cartes un peu idiots pour savoir ce que ressentait un garçon pour vous. Rien de grave, juste de quoi s’occuper 5 mn.

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Alors pourquoi cette question ? En un sens, je trouve ça quand même un peu pratique : quand je consulte la fiche d’une personne, son signe astrologique me permet de savoir s’il vient d’avoir l’âge qu’il annonce ou s’il va les quitter incessamment sous peu. Non qu’il y ait d’âge éliminatoire, ça me donne juste un élément supplémentaire. Et je vais éviter les mecs qui ont un signe astrologique dont l’anniversaire est dans le mois suivant pour m’éviter de lui offrir un cadeau. Mais non allez, je déconne ! Mais en dehors de ça, pourquoi donc demander cette information ? Ceci étant pourquoi ne pas répondre à cette question à partir du moment où on répond à d’autres ?

Astrologie

Y a-t-il ainsi des signes astros plus sexys que d’autres et d’autres plus honteux ? Pour ma part, je ne ressens pas de fierté ou de honte particulière d’être bélier. Même si ça veut surtout dire que mon anniversaire tombe au printemps, la meilleure saison du monde ou presque. J’aime bien être née en avril parce que c’est un bien joli mois, la plupart du temps : le soleil revient, la nature chante la vie, ça sent bon, on redécouvre les joies de se promener sans mille épaisseurs. Ouiiiii, je sais, en avril ne te découvre pas d’un fil mais quand il fait 20°, j’ai tendance à lâcher ma doudoune. Mais je m’égare. Donc bélier, je suis et ça ne me donne pas l’impression d’être la plus sexy du monde. En face, je reconnais que dans mon classement de mes meilleurs amants, les 4 premières places sont squattées par des scorpions et que certains scorpions que je connais ont un léger souci avec la notion d’organisation et ont une passion absolue pour se trouver une soudaine activité au moment où on a décrété qu’on levait le camp. Genre prendre une douche ou se couper les ongles (exemples vécus). Mais à côté de ça, je suppose que certains scorpions sont mauvais au pieux (j’en ai pas gardé souvenir, je connais pas non plus le signe astro de tous les hommes que j’ai connus) et si je prends Anne ou ma soeur, j’ai jamais noté cette manie de se trouver un truc à faire au moment de bouger (et ma soeur, je la connais depuis 31 ans quand même). Ou quand je vois ma soeur et mon père, tous les deux scorpions, je vois pas bien de traits de caractères similaires permettant de tirer un éventuel portrait du scorpion moyen. Et si j’en reviens à moi qui suis signe de feu ascendant signe de feu, je suis tellement une aquatique que ça vire à l’obsession (prive-moi de piscine et je disjoncte). Et puis par le passé, j’avais une copine très branchée astro qui m’expliquait que tel ou tel signe, c’était super le pied pour elle. Genre les béliers. Moi, les béliers, ils m’ennuient un peu au lit. Jusqu’à l’homme sans statut qui est rentré izy dans le top 10 et aurait pu rentrer dans le top 5 si j’avais pas décidé de le congédier de ma vie pour suspicion de perversion narcissique. Breeeeef, plus je fréquente les hommes, et même les femmes, plus je constate qu’un signe astro ne sert à rien.

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Et pourtant, parfois, je constate que certains ne remplissent pas ce champ mais en remplissent d’autres. Peur d’avoir un signe astro qui dérange ou alors… ceux qui ne le renseignent pas auraient-ils peur de faire fuir un super mystique qui fuit les taureaux/vierges/verseaux… pour des raisons un peu curieuse de type « ils sont trop cons, têtus, mauvais au lit » ? Est-il cohérent de refuser de donner son signe astro par peur d’être éliminé de la course à l’amour ? Doit-on fuir les paranoïaques du « mauvais signe » ou se rappeler que, nous mêmes, on s’en fout ? Tant de questions sur une constellation associée à notre date de naissance, c’est fou fou non ?

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La prochaine fois, nous parlerons régime alimentaire.

Compte à rebours

Quand on organise un mariage, il y a 3 phases : la première, euphorique, où l’on se lance à corps perdu dans l’organisation et les annonces à nos êtres chers. En temps 2, il y a une stagnation : le gros est réglé, les faire-parts envoyés et il ne reste qu’à attendre les derniers jours pour régler les trucs de dernière minute. Puis la phase 3, cette fameuse période de « rah, ils ont tous décidé de me faire chier ».

Un mariage, c’est surtout de l’organisation. Je me souviens d’une ex collègue peu chère à mon cœur qui m’expliquait gérer son mariage comme ses projets, avec rétro planning sur excel et tout. « Ah et tu vas quand chez le coiffeur pour les essais coiffure ? » « Mince, j’ai oublié ! ». Ah oui, elle gère vraiment son mariage comme ses projets… Ne voyez pas dans cette anecdote l’unique volonté de me moquer (bon un peu quand même…) mais l’illustration du fait qu’il faut rester concentrée jusqu’au bout.

Sur le papier, tout est prêt mais les derniers jours avant le mariage sont une folle cavalcade. Décorer la salle, récupérer la robe, les essais coiffure, rapatrier les gens qui viennent de loin, gérer le traiteur, le DJ, le photographe, prendre les fleurs pour les déposer à l’église… Vous avez beau être un génie de l’organisation, l’imprévu s’incruste toujours à la noce. Et pour peu que cet imprévu soit pluriel, vous risquez de devoir confectionner en urgence quelques poupées vaudou pour vous défouler un peu.

Face à cet inévitable obstacle (si, inévitable, cherchez pas), vous avez 2 solutions :
– la zen : admettre que la vie n’est pas un film et que rien ne pourra être 100% parfait. Et qu’à partir du moment où on signe le contrat, que personne ne se blesse ou ne s’intoxique, tout ira bien.
– l’hystérique : se rouler par terre à chaque contrariété, insulter la Terre entière parce que putain de bordel de merde, on ne se marie qu’une fois dans la vie (normalement, c’est ce que l’on croit quand on se lance dans l’aventure) et que ce doit être le plus beau jour de votre vie. Technique à abandonner le jour du mariage, on ne se vautre pas au sol avec sa belle robe.

Bref, plus le mariage approche moins vous dormez tant il y a de choses à faire. Mais pensez à garder de l’énergie, le jour J, c’est déjà demain.

Les filles sont de sortie

Enterrement de vie de jeune fille, c’est parti.

Mes témoins étant super, elles m’ont fait un programme aux petits oignons. Apparté : si je devais un jour me marier, comme enterrement de vie de jeune fille, je veux un week-end trip chouchoutage avec mes amies les plus proches(et pas que des filles, on pourrait inviter Enzo peut-être) Voilà, reprenons. Donc là, dans cette petite histoire, mes témoins ont tout préparé pour que je passe une journée géniale entourée de toutes mes amies et elles n’ont tué personne malgré les récriminations des unes et des autres.

Organiser, c’est bien mais si la vie m’a appris une chose, c’est bien que rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu et mes témoins chéries vont vite avoir des envies de meurtre. On a déjà la team « j’avais dit que je venais mais finalement, je peux pas, j’ai vernissage (des orteils) ». On a ensuite la team « je viens pour te faire plaisir mais les activités ne me plaisent pas et je ne fais aucun effort pour me montrer un minimum enjouée ». Dite aussi la team du « je choisis parfois mal mes amies. Enfin, camarades ».

Après le problème des enterrements de vie de jeune fille, c’est qu’il y a des clans du type « copines depuis que je suis sur Paris », « copines de plongée », « copines de taf (passé ou présent) »…Du coup, à chaque « tu te souviens quand… », les 3/4 des convives ne sont pas concernées par cette folle anecdote. L’ennui est donc prêt à fondre à tout moment sur une ou plusieurs des invitées. Excellent entraînement pour la mariée qui doit prendre soin de tout le monde. Comme pour le jour J.

Le jour J, justement. Selon l’avancée des préparatifs, on peut hériter d’une future mariée stressée qui parle en boucle de ce qui n’est pas prêt, qui ne profite qu’à moitié de sa journée parce que oui, c’est chouette de voir les copinettes mais ça prend toute une journée et y a plein de trucs à gérer. Et pour peu que la mariée soit une Bridezilla, la journée risque d’être looooongue…

Bref, malgré le travail acharné des témoins, la journée peut ressembler à une corvée, une bonne action pour notre amie la future mariée qu’on va arrêter de fréquenter tellement elle est chiante. Ou au contraire, une journée géniale qui permet de se faire plein de copines avant le jour J. Ce qui tombe plutôt bien, certaines seront à votre table le jour du mariage.

Mais revenons-en à moi, reine de la journée. Il faut profiter à fond car c’est un peu la dernière sauvegarde avant le boss final. Car maintenant, on va devoir plonger en plein « détails de dernière minute ».

C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

T’as reçu ton faire-part ?

Le mariage, c’est avant tout de l’organisation. Et faut gérer celle de tous les invités, surtout ceux qui omettent de répondre parce que boarf, on a le temps. Non, on n’a pas le temps, le traiteur veut savoir combien on sera et faut gérer l’hébergement… Bordel !

Tout commence par le faire-part. Vous avez votre liste d’invités avec toutes les adresses qui vont avec ? C’est déjà énorme. Donc vous choisissez un joli carton d’invitation assorti à votre thème, vous faites des tas « invité au repas », « pas invité au repas ». Puis avec une éponge, vous humidifiez what millions de timbres, mettez dans la boîte correspondante et c’est parti, on attend les réponses.

Et là, c’est le drame. Si certains vous répondent d’emblée en annonçant avec enthousiasme, vous avez les trainards soit :
– ceux qui estiment leur présence comme évidente et omettent de vois répondre (oui, j’avoue, ça, c’est moi)
– ceux qui ont noté de venir et ont oublié de le dire
– ceux qui sont célibataires mais ne désespèrent pas de dégoter un +1 avant la date limite de réponse (ça, c’est Ted Mosby).
– ceux qui ne viendront pas donc ne répondent pas, t’as qu’à deviner que leur silence est un non.


Oui se marier sans avoir passé son DU de voyance est légèrement audacieux…

Donc c’est parti pour l’opération relance. Pour les plus connectés, un mail fera l’affaire. D’ailleurs, c’est à se demander si on ne devrait pas éliminer les invités qui n’ont pas de mail (ok, on fait une dérogations pour les grands-parents. Enfin, les siens, j’en ai plus, moi). Coucou, tu viens, tu viens pas ? Non parce que sans vouloir faire ma lourdingue, le traiteur aimerait savoir combien de plats il doit préparer donc si tu pouvais te réveiller et me dire ce qu’il en est ? Non parce que si tu continues, on te filera les restes et tu mangeras sur le paillasson, merde à la fin ! Non mais c’est vrai, t’as juste un truc à gérer et tu le fais même pas, t’aimes ça me compliquer la vie ? Hein ? Hein ?

Et pendant ce temps là, l’horloge tourne et voilà que se pointe un incontournable du pré mariage : l’enterrement de vie de jeune fille.

Concentre-toi

Lecteur, je dois aujourd’hui t’avouer un de mes pires travers, un défaut qui m’agace et me rend souvent inefficace : ma concentration relative due à une forte propension à la serendipité et à la multi activité.

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Prenons un dimanche après-midi de ma convalescence par exemple. Début d’après-midi, lecture du Nouvel Obs, un dossier spécial sexe et politique, sujet on ne peut plus original qui avait fait l’objet d’un dossier spécial il y a moins de 2 mois dans le même magazine. En même temps, la télé était allumée sur le grand prix de Formule 1 sur lequel je jetais un œil en commentant (mais pas trop car mon père piquait du nez). Après retour sur l’ordinateur où j’ai 3 fenêtres ouvertes. Une pour le déménagement du blog, une pour mes mails et réseaux sociaux, la troisième pour le boulot. Et je passe de l’une à l’autre : recherche d’une photo pour un article, taggage et tri de tweets évoquant un de nos clients, réponse au mail d’Anaïs. Tiens, j’ai une idée d’article, écrivons le ! Résultat : dans la multitude, une tâche finit par se glisser dans l’angle mort de ma mémoire vive et soudain, quand je reviens sur l’onglet, je me rends compte que
ça fait 30 mn qu’une tâche n’a pas avancée. 

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On se retrouve ainsi avec le cas typique du mail entamé et oublié d’envoyer, la phrase arrêtée en plein milieu (va raccrocher les wagons après ça). De fait, je suis la cliente idéale pour la procrastination et la sérendipité. Quand je dois chercher des blogs pour une opération, il suffit que je découvre une photo ou une vidéo qui me plaît bien et je tombe dans une faille spatio-temporelle de 30 minutes. Et ça m’agace.

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Pourtant, je suis tout à fait capable d’être concentrée au point d’oublier mon environnement, d’entendre la musique sans l’écouter car je suis à fond dans ce que je fais, ne pas faire attention à l’heure. Typiquement, par moment, en fin de journée au boulot, je lève la tête et découvre que des gens sont partis, je leur ai même souhaité une bonne soirée sans m’en rendre compte… Ouhla, tout va bien… Je ne souffre pas d’hyperactivité dans le sens clinique du terme, je suis tout à fait capable de rédiger des dissertations sur 4 heures donc pourquoi je me disperse aussi facilement ? Ben parce que je suis trop sollicitée et trop spontanée. Une idée me traverse la tête, je la mets de suite en application. Genre je commence 4 articles en même temps, je vais de suite faire une recherche google parce que là, tout à coup, j’ai envie de voir combien va me coûter le week-end à Venise, un livre sur la pâte fimo, des cours de chant, le tarif
du centre nautique à côté du boulot… Et du coup, le mail où j’étais en train d’envoyer un doc pour le boulot va rester ouvert pendant 30 mn avant que je finisse de l’envoyer.

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C’est pas toujours forcément de ma faute. Je suis une grande impatiente. Je dois toujours tromper mon impatience donc typiquement, pendant que mon mail charge la pièce jointe, je vais faire autre chose. Et oublier mon mail. En voulant rentabiliser quelques secondes d’attente, je peux perdre 30 mn. Bravo !

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Alors j’essaie de m’organiser contre ça, me donner de petits objectifs : tant que j’ai pas fini ça, je ne fais rien d’autre. Si la tâche s’annonce fastidieuse, je la divise. Step by step (hou baby) comme on dit. Par exemple, moin histoire de taggage de tweet, c’est chiant. Donc je divise les tweets en tranches de 4h : je tague de 0 à 4h, une pausounette. De 4 à 8, une pausounette… Ben ça me permet d’avancer finalement plus vite et d’être plus attentive car on a vite fait de taguer de façon un peu trop automatique. 

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Bon, c’est pas tout ça mais j’ai encore 10 onglets d’ouverts, des powerpoints, des excels, des words… En fait, c’est pas de concentration dont j’ai besoin, c’est d’organisation !

Et sinon, ce week-end à Marseille, c’était bien ?

Deux ans plus tard, je me penche enfin sur la question du week-end à Marseille mais je vais angler l’article différemment puisque pas mal d’articles ont été écrits sur le sujet. En quelques mots, je dirais que l’organisation fut au top, le parfum n’est pas dans mon style mais plutôt agréable. J’avoue que sur le coup, je craignais un peu que ça fasse un peu trop cocotte Eau jeune mais ça va. J’en ai profité pour me racheter du baume à la cerise et quelques petits produits, j’ai pris le soleil à Marseille. Chouette.

Bien, voilà, en résumé, le soleil marseillais m’a fait du bien, j’ai un peu joué les autistes en restant avec une Bridgette et un SweetAnge mais quand on bosse avec des blogueurs toute la semaine, on n’est pas forcément motivé à l’idée de trop se mélanger le week-end, même si certaines furent particulièrement sympas. J’aurais certainement été plus cordiale si je ne venais pas d’entamer ma petite déprime. Au point que j’ai failli annuler le week-end mais j’ai bien fait de ne pas le faire, ça m’a fait du bien même si techniquement, le bénéfice a duré jusqu’à lundi 10h. Du coup, il est vrai que je n’étais pas au mieux de ma forme mais c’est pas pour autant que je n’ai pas été attentive à l’organisation du week-end. Car là, je suis face au dilemme de la travailleuse du web : dois-je louer honnêtement le travail de la concurrence ou le fustiger en étant exigeante à l’extrême ? Mmmm…



N’étant pas d’un naturel garce, j’aurais du mal à dire du mal gratuitement, juste pour le plaisir de descendre un « concurrent ». Au contraire, j’ai plus tendance à me comparer à nos deux accompagnatrices, Vicky et Acia (pas la mienne de Vicky) et quand quelque chose se passe bien, ça fait quand même plaisir qu’on reconnaisse notre travail. Parce que des râleurs, il y en aura toujours et pour ma part, je n’ai pas envie de pinailler. Imaginez un peu le travail que ça peut représenter, de réunir 40 nanas à Marseille (pas toutes de Paris), les loger, les déplacer, les nourrir, les faire tenir (relativement sagement) dans un magasin, les occuper sinon ça râle… Oui, quand on n’est pas de l’autre côté de la barrière, on a tendance à être exigeant… A moins que ce ne soit l’inverse ? Après tout, étant justement de l’autre côté de la barrière, n’est-on pas plus en attente encore, estimant que telle chose est normale et une autre pas ?


Il est vrai qu’être juge et partie peut fausser la donne. De mon côté, les blogueurs qui sont dans le milieu et ne jouent pas le jeu m’énervent plus que tout car ils savent qu’on a des deadlines à tenir. Ohoh, je vois, ça fait de suite « ouais donc toi, tu dis des gentillesses par solidarité professionnelle ! ». Tut tut tut, point du tout.

Ca aurait été foiré, j’en aurais juste pas parlé. Juste que parfois, des blogueurs qui voient du positif, c’est bien aussi, vu qu’il est pas mal de bon ton de jouer les blasés en disant que tout est nul, mauvais, qu’on nous ment, on nous spolie… Bref. Pour ma part, j’ai trouvé ce petit week-end objectivement bien organisé et si je devais souligner du négatif, je dirais qu’amener 40 blogueuses dont une énorme majorité ayant moins de 25 ans à un concert de Nina Hagen, c’était suprêmement couillu (personne n’a aimé mais moi, ça m’a fait rire quand même). Pour le reste, l’idée de nous faire circuler en petit train était pour le moins incongru mais assez marrant en fin de compte.


Bref, une belle organisation quoi qu’on en dise et rien que pour ça, ça fallait la peine d’écrire un article sur le sujet. Et de façon toute personnelle, j’ai noté mentalement quelques petites leçons car le  « RP » (relations publiques), ce n’est pas mon travail du tout mais ça me sert d’observer, même si je ne suis pas sûre d’avoir envie de me diriger dans cette voie là.

Et pour finir, un peu de Nina Hagen !

Le freestyling du vendredi

Nous sommes vendredi 10h49, je n’ai aucun article de prêt et pas envie d’organiser ma pensée autour d’un quelconque sujet. Et puis de quoi parler ? Encore des blagues de Ségolène Royal ? Cette fille est finalement aussi drôle qu’une Florence Foresti (quoi que je n’aime pas Florence Foresti, pour ma part. Allez-y insultez-moi) mais je ne vais pas m’appesantir sur son site, j’avais le même à 20 ans. Que j’avais fait moi-même, gratuitement.





Je pourrais faire un article sur tous ces peoples morts en ce moment, ça viendra sans doute plus tard, j’ai pas encore décidé. De toute façon, je dois des tas d’articles à d’autres gens, ils vont passer un peu en priorité pour le moment, j’ai pas envie de ne pas tenir mes engagements. Je vous le dirai quand ils seront postés ailleurs, des fois que ça vous intéresse. Mais bon, en ce moment, mon organisation ne ressemble à rien, je cours partout et hier soir, seule soirée peinarde de la semaine, j’ai dormi… Comme une grosse merde, je me suis effondrée à 20h30. Et pourtant ce matin, ça tirait encore. Bon, je sais bien que c’est la fin de l’été qui me fait ça et que je dois me remettre sérieusement au sport pour être en forme. Puis faudrait que je mange aussi, mon alimentation se limite au repas du midi en ce moment, comment vous voulez que je pète la forme, je dois avoir un apport calorique de 800 ka par jour max. Le corps humain, c’est comme une voiture, si tu mets pas du carburant dedans, ça roule pas.


Ceci étant, là, j’ai bu un café et je vais mieux, limite, je pourrais aller me faire une séance de sport de suite mais je n’ai pas mes affaires et je ne crois pas que le grand chef comprenne la notion de « bon, écoute, coco, là, j’ai la pêche, je vais faire du sport maintenant, je reviens plus tard, tu prends mes messages ? Merci ! ». D’abord, je n’appelle pas mon grand chef coco, je ne crois pas que ça lui plaise. Puis je suis censée être à mon poste de 9h30 à 13h et de 14h à 19h (minimum de chez minimum) donc le sport à 11h et quelques, il va pas tolérer. Puis j’ai du travail en plus. Tu vois (oui, je passe du vouvoiement général au tutoiement particulier, cet article nous rapproche, on fait comme si je me confiais à toi), là, c’est vendredi, je dois finir toutes mes tâches avant le week-end. J’ai bien avancé, il ne me reste plus grand-chose mais travailler en agence, c’est faire face à l’imprévu . Lundi, mon responsable, Guillaume (ouais encore un. Tu sais que sur Facebook, j’en ai 8 ? Dingue !) a dit « bon, elle va être calme cette semaine ». Quel petit comique ! Elle n’a pas été calme du tout la semaine. Ceci étant dit, quitte à sortir de mon lit aux petites heures du jour (le jour se lève plus tard, je me lève quasi à l’aube et bientôt, je me lèverai même avant l’aube, yeurk !), autant que ce ne soit pas pour faire de la figuration. Les journées où je n’ai rien à faire ou presque passent si lentement, je ne les aime pas beaucoup. Je préfère quand ça bouge, quand le téléphone sonne, quand mes cheveux sont tous décoiffés tellement je me suis agitée (à raison) dans tous les sens. Parce que les jours où je vois passer les minutes, je me dis que je serais mieux dans mon lit puis à faire des choses utiles comme mes courses, travailler sur mon blog, des tas de choses, des projets que j’ai…


A part ça ? Pas grand-chose ma foi. Je suis dans une période assez exaltée. J’ai des tas de gens à voir, des gens que je rencontre, des gens qui reviennent dans ma vie. Tiens, tu sais, demain, je vais boire un verre avec Victoire. Tu te souviens d’elle ? C’était une des toutes premières rédactrices de ce blog, une de mes premières amies sur Paris. On ne s’est pas vues depuis 2005 suite à des distances que j’avais mises pour des histoires pas très importantes. On ne s’est pas vues depuis octobre 2005 et là, on va boire un verre, l’air de rien. Comme si ces 4 ans sans se voir n’avaient pas existé. C’est marrant des fois comme le temps est subjectivement court alors qu’il est objectivement long. On en a fait du chemin toutes les deux en 4 ans, c’est toute ma vie à Paris, quasiment. A-t-elle changé ? Me trouvera-t-elle différente ? Sans doute. Il y a 4 ans, j’étais un peu le petit oisillon tombé loin de son nid qui découvrait la vie parisienne et toutes ses possibilités. Maintenant, je suis plus grande même si de nombreux terrains restent à découvrir. Tant mieux.


Allez, la bise à tous !