T’as reçu ton faire-part ?

Le mariage, c’est avant tout de l’organisation. Et faut gérer celle de tous les invités, surtout ceux qui omettent de répondre parce que boarf, on a le temps. Non, on n’a pas le temps, le traiteur veut savoir combien on sera et faut gérer l’hébergement… Bordel !

Tout commence par le faire-part. Vous avez votre liste d’invités avec toutes les adresses qui vont avec ? C’est déjà énorme. Donc vous choisissez un joli carton d’invitation assorti à votre thème, vous faites des tas « invité au repas », « pas invité au repas ». Puis avec une éponge, vous humidifiez what millions de timbres, mettez dans la boîte correspondante et c’est parti, on attend les réponses.

Et là, c’est le drame. Si certains vous répondent d’emblée en annonçant avec enthousiasme, vous avez les trainards soit :
– ceux qui estiment leur présence comme évidente et omettent de vois répondre (oui, j’avoue, ça, c’est moi)
– ceux qui ont noté de venir et ont oublié de le dire
– ceux qui sont célibataires mais ne désespèrent pas de dégoter un +1 avant la date limite de réponse (ça, c’est Ted Mosby).
– ceux qui ne viendront pas donc ne répondent pas, t’as qu’à deviner que leur silence est un non.


Oui se marier sans avoir passé son DU de voyance est légèrement audacieux…

Donc c’est parti pour l’opération relance. Pour les plus connectés, un mail fera l’affaire. D’ailleurs, c’est à se demander si on ne devrait pas éliminer les invités qui n’ont pas de mail (ok, on fait une dérogations pour les grands-parents. Enfin, les siens, j’en ai plus, moi). Coucou, tu viens, tu viens pas ? Non parce que sans vouloir faire ma lourdingue, le traiteur aimerait savoir combien de plats il doit préparer donc si tu pouvais te réveiller et me dire ce qu’il en est ? Non parce que si tu continues, on te filera les restes et tu mangeras sur le paillasson, merde à la fin ! Non mais c’est vrai, t’as juste un truc à gérer et tu le fais même pas, t’aimes ça me compliquer la vie ? Hein ? Hein ?

Et pendant ce temps là, l’horloge tourne et voilà que se pointe un incontournable du pré mariage : l’enterrement de vie de jeune fille.

Et alors c’est quoi le thème de votre mariage ?

Vous avez annoncé votre mariage à ceux qui comptent ? Alors vous aurez essuyé un tas de questions, remarques et suppliques parmi lesquelles : c’est quoi le thème de ton mariage ? Oui, l’union de 2 êtres face au maire, ça suffit pas apparemment.

[image trouvée sur le site Mariage et bonnes idées, je vous mets le lien de l’article pour ceux qui kiffent le mariage macaron]

Nous avons face à nous deux options :
– choisir un truc basique qui nous parle à tous les deux, qui peut rappeler un élément de notre vie commune, de notre rencontre… Le problème du basique, c’est le risque de déjà vu et les terribles remarques en conséquence « ah tu as choisi le thème des fleurs/papillon/la mer… Magali aussi l’an dernier ». Si cette phrase a été prononcé par un témoin potentiel, vous pourrez l’éliminer de la short list en toute quiétude.


– un thème incroyablement original parce que vous n’êtes pas comme les autres. Genre pingouins et loutres parce que ce sont des animaux cools par exemple. Sauf que l’original va compliquer la partie déco plus que de raison et arrive un moment où l’original finit par devenir synonyme de ridicule.

Bon faisons fi de cette histoire de déjà vu et vs original pour choisir un thème qui nous plaît. Techniquement, ça sert à quoi un thème ? Ah ben ça sert à tout décliner : faire-part, déco de la salle, nom des tables et pourquoi pas menu, musique de bal et même cérémonie. Par exemple, pour le thème de la mer, hop, je vous colle la chanson la mer, je vous trouve plein de chanson où y a le mot mer dedans (c’est rarement les plus joyeuses mais ça marche pour in the navy des Village People), on mange crustacés et poissons (bon, légèrement ennuyeux pour les allergiques aux fruits de mer et ceux qui n’aiment pas le poisson), on évolue dans un décor bleu et sable. Tiens, je pourrai utiliser les peintures de ma mère en déco, elle peint tout le temps la mer…

Ou alors les plumes. J’aime bien les plumes, c’est doux et ça rappellerait un peu les bulles de ma sœur (j’eus préféré les bulles en fait…). Sauf que les plumes, c’est doux mais ça a un pouvoir kitch de dingue… Limite trop en fait. Oui, c’est ça le drame avec les idées, c’est que leur passage du papier à la réalité peut les détruire en 30 secondes…

De toute façon, la plupart des invités ne percuteront même pas qu’il y a un thème, ils diront « c’est très joli la déco » même s’ils trouvent ça moche. Quoi que moi, j’ai ma décoratrice attitrée : ma tante qui est fait une déco tellement pop! (je vais vous l’imposer cette expression).

Mais bon puisqu’il paraît qu’un mariage doit avoir un thème… Moi je choisis Tim Burton et porcelaine anglaise. Comme ça, on pourra jouer à la dînette le jour de mon mariage.

Je suis un génie. Ou une psychopathe. Ou le projet m’a rendue folle. Et ça va pas aller en s’arrangeant vu que la semaine prochaine, on attaque le lourd : la bouffe.