Et alors c’est quoi le thème de votre mariage ?

Vous avez annoncé votre mariage à ceux qui comptent ? Alors vous aurez essuyé un tas de questions, remarques et suppliques parmi lesquelles : c’est quoi le thème de ton mariage ? Oui, l’union de 2 êtres face au maire, ça suffit pas apparemment.

[image trouvée sur le site Mariage et bonnes idées, je vous mets le lien de l’article pour ceux qui kiffent le mariage macaron]

Nous avons face à nous deux options :
– choisir un truc basique qui nous parle à tous les deux, qui peut rappeler un élément de notre vie commune, de notre rencontre… Le problème du basique, c’est le risque de déjà vu et les terribles remarques en conséquence « ah tu as choisi le thème des fleurs/papillon/la mer… Magali aussi l’an dernier ». Si cette phrase a été prononcé par un témoin potentiel, vous pourrez l’éliminer de la short list en toute quiétude.


– un thème incroyablement original parce que vous n’êtes pas comme les autres. Genre pingouins et loutres parce que ce sont des animaux cools par exemple. Sauf que l’original va compliquer la partie déco plus que de raison et arrive un moment où l’original finit par devenir synonyme de ridicule.

Bon faisons fi de cette histoire de déjà vu et vs original pour choisir un thème qui nous plaît. Techniquement, ça sert à quoi un thème ? Ah ben ça sert à tout décliner : faire-part, déco de la salle, nom des tables et pourquoi pas menu, musique de bal et même cérémonie. Par exemple, pour le thème de la mer, hop, je vous colle la chanson la mer, je vous trouve plein de chanson où y a le mot mer dedans (c’est rarement les plus joyeuses mais ça marche pour in the navy des Village People), on mange crustacés et poissons (bon, légèrement ennuyeux pour les allergiques aux fruits de mer et ceux qui n’aiment pas le poisson), on évolue dans un décor bleu et sable. Tiens, je pourrai utiliser les peintures de ma mère en déco, elle peint tout le temps la mer…

Ou alors les plumes. J’aime bien les plumes, c’est doux et ça rappellerait un peu les bulles de ma sœur (j’eus préféré les bulles en fait…). Sauf que les plumes, c’est doux mais ça a un pouvoir kitch de dingue… Limite trop en fait. Oui, c’est ça le drame avec les idées, c’est que leur passage du papier à la réalité peut les détruire en 30 secondes…

De toute façon, la plupart des invités ne percuteront même pas qu’il y a un thème, ils diront « c’est très joli la déco » même s’ils trouvent ça moche. Quoi que moi, j’ai ma décoratrice attitrée : ma tante qui est fait une déco tellement pop! (je vais vous l’imposer cette expression).

Mais bon puisqu’il paraît qu’un mariage doit avoir un thème… Moi je choisis Tim Burton et porcelaine anglaise. Comme ça, on pourra jouer à la dînette le jour de mon mariage.

Je suis un génie. Ou une psychopathe. Ou le projet m’a rendue folle. Et ça va pas aller en s’arrangeant vu que la semaine prochaine, on attaque le lourd : la bouffe.

Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street, de Tim Burton (2007)

Par Keira

Bonjour lecteurs !

J’écris cet article à l’occasion de la sortie DVD de Sweeney Todd.

Revoici le duo gagnant Johnny Depp – Tim Burton. Cela fait des années qu’ils marquent notre paysage cinématographique en nous offrant des contes visuels fous.

Or dans le cas de Sweeney Todd nous sommes face à l’adaptation d’une histoire très noire. Et tout cela en comédie musicale. Autant le dire, Burton se lance un très grand défi et le fait partager à son ami et muse.

Pour l’histoire : Sweeney Todd, barbier de profession, revient à Londres après des années pour se venger du juge Turpin qui lui a volé sa femme et sa fille. Il sera aidé par la charmante Mrs. Lovett incarnée par l’autre muse de Tim Burton soit Helena Bonham Carter. Mrs. Lovett va le loger et se servira des cadavres que Sweeney Todd laisse derrière lui pour faire de bonnes tourtes !


Le gothique sied merveilleusement à Burton. On pourrait même dire qu’un grand nombre de ses films en sont la parfaite incarnation. Et il ne se prive pas de nous le montrer à nouveau à travers sa vision d’un Londres lugubre à souhait. De même son Sweeney Todd, la façon de chanter de Depp, tout prête à mettre en valeur les visions du réalisateur.

Les décors de ce film sont somptueux, on s’y croirait. Le maquillage des principaux personnages joue énormément et sert à nous plonger dans la fatigue extrême de Sweeney et Mrs. Lovett. Ces deux êtres sont brisés, et on le ressent à chaque instant.

La réadaptation de la comédie musicale de Stephen Stondheim était le défi, il est largement remporté. Nous découvrons un Depp chanteur qui murmure, qui crie, qui fredonne, qui montre la puissante folie meurtrière juste à travers les intonations de sa voix. C’est vraiment du grand art. De même le débit rapide de Mrs. Lovett met en avant  son côté pressé tout cela lié à une voix très douce.

Je n’oublierai pas Alan Rickman en juge Turpin absolument infect à souhait.

Comme vous l’aurez compris cette version de Sweeney Todd est à mes yeux une réussite. Que ce soit niveau chants, mise en scène, décors, ambiance, nous plongeons vraiment dans une comédie musicale lugubre, parfois gore (Burton aime beaucoup le sang), parfois drôle, souvent poignante et surtout intelligente et remarquablement jouée.

Et vous aurez le plaisir de retrouver le duo Burton-Depp d’ici quelque temps puisqu’ils préparent une version burtonienne d’Alice au Pays des Merveilles.

Johnny Depp y incarnera le chapelier fou !

Batman, The Dark Knight, de Christopher Nolan

Par Bobby


Rappelez-vous. J’avais déjà parlé de ce réalisateur, Christopher Nolan, lors de ma petite chronique du film Memento. Dans ce volet
de la sage du célèbre justicier de la dustopie Gotham City, où règnent le crime et la pègre, notre chauve-souris préférée -toujours aussi antipathique malgré le coquet minois de l’acteur (pas antipathique au sens désagréable, mais ineffable)- combat son ennemi juré, le vil Joker, brillamment interprêté par le regretté Heath Ledger, décédé cette année dans la fleur de l’âge (souvenez-vous, il incarnait l’insupportable et ultra-touchant cow-boy gay et blond de Brokeback Mountain, de Ang Lee). Pour ma part, je trouve que ce Joker tient la barre -placée déjà très haut par Jack Nickolson dans les Batman de Tim Burton- et apporte à un personnage mythique des BD américaines une touche de nouveauté.

De manière générale, j’ai été séduit par la psychologie des personnages, bien plus intéressante que dans les autres films de super-héros que l’on voir proliférer sur le grand écran. Alors certes, le film est long, trop peut-être, mais au moins, quand les personnages parlent, ils ont quelque chose à dire, que ce soit les gentils ou les méchants.

Ah, oui, j’oubliais de vous toucher un mot du synopsis, plus précisemment. Le Joker, une espèce de criminel fou, sème la panique et le chaos à Gotham City. Non pas -comme la plupart des criminels- pour l’argent, mais uniquement par amour de la destruction. Il ne cherche pas à tuer Batman, ni à se faire arrêter. Il veut seulement que leur lutte soit sans fin, car ils sont deux antithèses vouées à s’affronter éternellement.

Une ombre au tableau, et pas des moindres : l’utilisation dans le scénario du personnage de Double-Face est inutile, bien que centrale. Il aurait pu faire l’objet d’un volet entier à lui tout seul. Alors Nolan, on avait peur que le Joker ne soit pas en mesure de satisfaire les besoins en super-méchants affrontant Batman ? Tu as eu tort, Christopher !

Pour finir, on est quand même loin du super-héros classique, qui est détesté puis adoré par la foule. Batman est un justicier de l’ombre, hors la loi. Il est incompris, et condamné à sauver les gens tout en étant détesté par eux. Idem pour le Joker.  Personne ne semble comprendre ses motivations, excepté le sage Alfred (serviteur de Bruce Wayne, alias Batman). Ce n’est pas un criminel bas de gamme, mais c’est LE criminel par excellence, qui réfléchit à la notion même de crime, de mal, de chaos.

Le fou est parfois philosophe.

Il jouait du pipeau debout

par Lucas

C’est l’histoire d’un plongeon du haut d’une fadaise…

Chers lectrices, chers lecteurs, aujourd’hui vous avez droit à un Lucas en mode Simplet et Naïf.
A quoi se reconnait le Lucas ainsi transformé me demanderez-vous en arborant un sourire inquiet ?
Oh c’est bien simple, le bon Lucas croit qu’un job va lui tomber tout cru sur le nez parce que vous comprenez il a fait une Maîtrise de Droit des Affaires puis une école de Commerce  dans la riante patrie du champagne (Reims Management’s Cool)… Ouhai même que.
Comme le godelureau a orné son CV de quelques stages épars justifiant d’une expérience de ouf gueudin, il arrive la gueule enfarinée chez les recruteurs pour demander plein de kilo-euros. Recruteurs qui le remettent vite fait à sa place une fois qu’il a avoué que son pire défaut est d’être un peu trop perfectionniste et autres réparties sempiternelles…

Du coup, Lucas postule via Internet. Il reçoit même des mails de son école pour des offres. Voire pire. Pour le… Salon des Hauts Potentiels. (là dans un Walt Disney ou un Tim Burton, c’est le moment où un éclair traverse la scène et fait un grand bruit terrifiant)

Le Salon des Hauts Potentiels (éclair/bruit terrifiant), je vous l’ai déjà  évoqué en 3 lignes dans un article intitulé L’Etre d’embauche publié le 3 août 2007… Allons bon, Hauts Potentiels… C’est quoi ce truc ! ?

Le Salon des Hauts Potentiels est tout bêtement un événement à la con au Palais Brongniart (La Bourse).
Un truc qui a lieu tous les ans à la mi-juin, qui dure deux jours et où des boites qui ne sont pas nécessairement dans le besoin recherchent des jeunes ayant moins de dix ans d’expérience. Des jeunes dont trouver un job est un besoin nécessaire (redondance folklorique) et qui sont donc pret à tout pour ça. Je n’arrive pas à piger si, pour les boites, ce salon sert à répondre à un besoin pressant de main d’œuvre qualifiée ou si c’est vraiment pour trouver des gens qui valent le coup et qui pourront être embauchés à un poste donné. Peut-être les deux…
En tout cas, le Salon des Hauts Potentiels, c’est moooooooortel (éclair/bruit terrifiant).

Vous allez au Palais Brongniart avec votre sourire 10000 watts et vos espoirs. Au préalable vous avez choppé une invitation sur le site du Salon. Ouhai l’invite c’est pour faire style on ne prend pas n’importe qui dans ce salon. Sauf que n’importe qui ayant Internet et une imprimante peut l’avoir son invite. Et le bac + 5 qui passe par là par hasard qui veut rentrer ? Ah bah non, il n’a pas d’invitatioooooons.
Déééééébile.
Salon des Hauts Potentiels : Le Salon des Cadres, Bac + 5 et MBA…
Super le sous titre.

Il y a deux ans, en revenant de Milan, j’n’avais pas pris de CV pour y aller mais seulement mon invite et une caméra.
Je m’étais posté à l’entrée du Palais Brongniart, en haut des escaliers et j’y étais allé au culot en interpellant les jeunes qui rentraient ou sortaient dudit Palais.

Bonjour, vous pouvez répondre à une interview qui sera diffusée sur le site GrandeZecolesPointCom ?
(note de Lucas : pipeau intégral…) Oui ? Vous êtes partante ? Bon on ne fera qu’une seule prise. Quel est votre prénom ? Ursuline ? Trop sexy. J’adoooooore. On peut se tutoyer ? (elle avait mon age mais c’était pour jouer mon personnage) Bon Ursuline, si tu le souhaites ton visage sera flouté et tu peux utiliser un pseudo ? Non ? C’est bon ? Tu es prête ? Allez c’est parti.
Trois, Quatre…

(voix de George Clooney en mode méga Lover)

Bonjour Ursuline, peux-tu nous expliquer en quoi tu es un Haut Potentiel ?

Et là, sans déconner, ce fut le Draaaaaame (éclair/bruit terrifiant).
Cinquante personnes questionnées et toutes ont été décontenancées.
Sauf un mec, qui m’a répondu du tac au tac :
« Parce que je suis moins con que la moyenne : d’autres questions ? »
Réponse canon. Le mec m’a remis à ma place sans pitié. Il a mon respect à vie et je vous parie qu’il sera patron d’une grosse boite dans les 20 prochaines années. Cette réponse, c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. Ça veut dire qu’il était libre, heureux d’être là malgré tout…

Et pour les autres ?
Le temps de réaction pour se remettre sur les rails variait de 2 à 20 secondes. Et la réponse était unanime :
Je suis un Haut Potentiel parce que j’ai un Bac + 5.
Authentique et Affligeant.
A croire que plus on étudie, plus on est abêti…
Et en originalité t’as un BEPC moins 15 ?

Pas un mec, pas une nana capable de me répondre franchement :
« Parce que je suis intelligent et que je suis graaaave motivé » (eh oui en France on ne se met pas en avant, c’est mal d’assumer son talent)
ou même une boutade du style :
« Parce que je le vaux bien« .

Des qu’on crée les aspects d’un cadre officiel (et encore c’était uniquement pour un soi disant site web) les gens ont tellement peur de donner une mauvaise image qu’ils sont tétanisés ! C’est le règne du recruteur lobotomiseur. Ça m’exaspère !

Hier je suis allé à un rdv d’embauche. A l’accueil, c’est une stagiaire qui m’a conduite jusqu’aux bureaux. Quand je lui ai dit mon prenom ds l’ascenseur elle a souri : « Ah c’est vous ! M. Raoul va vous recevoir dans 10 mns. Vous savez, il nous a tous forwardé votre lettre de motivation ! Il a adoré. Il a dit que c’était la première fois qu’il recevait une vraie lettre de motivation et pas un tissu de conneries » !
Le même Monsieur Raoul qui me dit une demi heure plus tard qu’il est d’accord pour m’embaucher mais que le conseil en stratégie en
Banque va me tuer et que vue ma LM j’ai mieux à faire que ça…
Surréaliste l’entretien…

Tout ça pour dire…

Cette année, j’irais bien au Palais Brongniart avec un CV bidon de chez bidon disant que j’ai un DESS en lettres classiques, que j’ai fait un mémoire sur le rôle des virgules dans l’œuvre de Stendhal,et qu’en préparant l’agrégation j’ai eu une illumination. Que j’ai envoyé tout balader pour passer 6 mois dans les bouquins de Manadgemeunte histoire de me farcir le pgm d’une école de commerce et que maintenant que j’ai tout assimilé je me lance sur le marché du travail et donc que je suis un haut potentiel…
Un vrai.
Rien que pour voir leurs gueules

« C’est une blague ? »
« Bah non pas du tout. Je vous donne l’impression de blaguer ? » Vous n’aimez pas les convertis ? Vous êtes intégristes ?
 » Je suis dubitatif. Comment calcule t-on la VAN d’une entreprise ? »
 » Dans un milieu avec impôt ou sans impôts ? Si c’est pour vous ressortir du Modigliani et Miller, on a ptete mieux à faire, non ? Si vous n’aimez pas les profils atypiques la queue derrière moi est encore longue et ya surement des tas de gens monocordes et malléables Manifestement, c’est ce que vous recherchez. Au revoir Mada…
« Non, c’est bon, restez… »

Comme je suis toujours à la recherche d’un boulot, si je vais au Salon dans 15 jours, il va falloir que je me retienne pour ne pas foutre des baffes à tout le monde. J’insiste comme un gros lourd mais un seul mot qualifie les gens dans ces moments là : pusillanime. Pourquoi ?

1) Parce que la crainte de faire mauvaise impression inhibe tout naturel. Et quand on cherche un job, chose vitale pour son existence, on ravale ses réflexes. Pourtant combien de recruteurs vus à des conf à l’école m’ont dit que c’est exactement ce qu’ils cherchaient…
2) Parce que la culture française taxe de fanfarons les gens qui se mettent en avant même s’ils ont toute légitimité pour le faire. C’est assimilé à de la vantardise et en France, là ou la religion reine c’est le culte de la Modestie voire de la Médiocrité, ce genre d’action est hérétique…
Je n’irai pas plus loin je suis trop blasé.

Je peux quand même avoir vos avis les gens ?

Le cinéma fait-il encore rêver ?

Comme je suis une nana au top de l’actualité ou presque, en cette période de festival de Cannes, je me sens obligée de parler cinéma. Enfin, obligée, non, c’est juste que ça m’interroge. Je me demande si le cinéma d’aujourd’hui fait toujours autant rêver qu’autrefois. Non parce qu’à première vue, j’aurais tendance à dire que non.
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Quand on parle cinéma, on pense souvent aux films et acteurs d’un autre temps. Par exemple, je lisais dans un vieux Technikart que le cinéma français peinait à trouver ses nouvelles stars masculines. Qui sont les nouveaux Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon ? Ben… Personne. Le cinéma d’aujourd’hui nous donne beaucoup de stars (en ce moment Dujardin, Cornillac, Cassel, Canet, Magimel) mais ce sont des consommables, ils font deux ou trois films et disparaissent. Ou retournent à la télé. Genre Frédéric Diefenthal. Du côté féminin, c’est pas forcément mieux, ça défile mais ça ne reste pas bien longtemps. Quant aux films actuellement, on ne sait plus bien ce qui fait leur aspect mythique. Par exemple, y a 5 ans, le super film culte, c’était Matrix. Aujourd’hui, je n’en entends plus du tout parler. Y a quelques temps, on avait Mélanie Doutey qui était incontournable, je ne sais pas ce qu’elle devient. Comme Alexandra Lamy, Marina Fois ou même Monica Bellucci.

De fait, la production cinématographique s’emballe, de plus en plus de films sortent donc il devient de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu, certains ne restant pas un mois à l’affiche. L’autre jour, je lisais la chronique hilarante de François Reynaerts sur Spiderman 3. Oui, je sais, suis chiante avec mon François Reynaerts mais c’est mon idole en matière de chronique hilarante. Il disait donc que ce qui était dramatique dans ce genre de film, c’est que le principal argument vente c’est « c’est le film le plus cher de l’histoire du cinéma ». Avant lui, on avait eu Independance Day, qui s’en souvient, sans déconner ? Je crois qu’il y a eu le Seigneur des Anneaux, aussi. Là, par contre, je pense que ces films resteront plus dans les annales mais est-ce dû au film seul ou au fait que ce sont des adaptations de livres cultissimes ? Je me pose la question.
 

Quand vous demandez à des cinéphiles quel est leur film préféré, on vous répond rarement un film sorti ces 5 dernières années. Voire ces 10. Est-ce parce que les films récents ne sont plus de l’art ou est-ce parce qu’on ne gagne le titre de culte qu’après quelques années ? Pourtant quand on regarde des acteurs mythiques comme James Dean, ils n’ont pas tourné 150 films. Bon, ok, Dean, il est mort, Marilyn aussi, c’est peut-être pour ça qu’ils sont mythiques. Mais je sais pas, j’ai globalement l’impression que le cinéma fait moins rêver. Si on regarde le Festival de Cannes, y a quelques années, c’était le rendez-vous incontournable du cinéma mondial, on avait droit à un plateau quotidien de Nulle Part Ailleurs… Aujourd’hui, le festival est de plus en plus boudé par les artistes qui lui préfèrent Berlin, par exemple, ou Venise. Cette année, j’ai pas l’impression qu’on en parle plus que ça, Paris Première a bien mis sa chaîne à l’heure de la croisette mais en dehors de ça…

Je me demande si, globalement, trop de cinéma tue le cinéma, en gros. On a une telle offre qu’on ne peut plus voir tous les films à moins d’y passer ses journées mais pour ça, faut soit être critique ciné, soit chômeur et vu le prix du cinéma… Les films balancés cultes avant même de sortir sont vite oubliés car remplacés très vite par un nouveau « film culte de toute une génération ». Ouais, ma génération, on a tellement de films cultes qu’on sait plus quoi faire des DVD, ensuite. Ok, on est la génération zapping mais nous filer un film culte tous les mois, c’est pas un peu too much ? Faut dire qu’on n’attend plus l’avis du public pour donner ce qualificatif de culte. Sauf que vu qu’on peut pas tout voir, certains films attendus comme le succès de l’année sont de fantastiques fours. Moi j’avoue que ça me fait un peu marrer quand même.
 

Pourtant, des films récents et bons, y en a. Genre Requiem for a dream qui est le seul film à l’heure actuelle à m’avoir fait pleurer. Y a eu pas mal de films de Burton (mais pas tous quand même) qui sont de petits bijoux, d’autres films que j’ai vraiment aimé. Mais souvent, ils sont noyés dans la masse, oubliés à peine sortis de l’affiche. Alors, le cinéma est-il en train de perdre sa capacité à nous faire rêver ?

Vous n’’y échapperez pas

En ce moment, c’est partout, tout le temps. Sur les couvertures de mes magazines et dedans, à la télé, à la radio et même sur les blogs. Y a plus moyen d’y échapper et ça me rend dingue. Ca m’a tellement saoulée que moi, je boycotte et c’est tout. Mais de quoi je parle ? Non, pas des présidentielles parce que même si y a des jours où ça me saoule qu’on ait déjà le nom du vainqueur « car les sondages ont dit ». Non, je parle du film d’Olivier Dahan, La Môme, et de l’omniprésente Marion Cotillard.

la_mome 

Maintenant, je sais. Je sais ce que Marion mange au petit déjeuner, qu’elle a a-do-ré le tournage avec Burton et aimerait bien recommencé, qu’elle pense que la planète est en danger et si je fouille bien dans les articles, je trouverai même la marque de sa culotte. Honnêtement, jusqu’à présent, je n’avais pas vraiment d’envie sur Marion Cotillard, je trouvais qu’elle avait l’air sympa et voilà. Mais en fait, elle est conne. Pas méchante, hein, mais conne. Par exemple, dans Paris Dernière qui lui est consacré, c’est un festival. Xavier Desmoulins, le présentateur à la voix qui ruine les strings (enfin, à mon avis), la suit dans des cuisine où elle fait la popote et lui fait : « mais tu cuisines, toi ? » « Ouais, j’adore ça, tu vois et… Et machin, une pincée de sel, c’est ça ? ». Ok, alors moi qui ne cuisine pas, je sais ce que ça représente une pincée de sel alors Marion, je la crois pas trop… Bon, passons sur ses considérations écologiques (à la limite, je suis un peu d’accord sur le fond) pour passer sur le chapitre Marion n’est pas crédule. Non, Marion, en fait, elle est super intelligente, elle cherche plein de trucs sur le net et elle nous explique que le 11 septembre, c’était que de la manipulation. Non mais en Espagne, des tours ont brûlées et elles se sont pas effondrées alors que le WTC s’est écroulé, c’est trop un complot, ils l’ont détruit parce que ça coûtait moins cher de tout reconstruire que de tout réparer. Il est vrai que n’importe quel immeuble se mangeant un Boeing résiste et tous les pompiers étaient des kamikazes avec des bombes et ciao le WTC ! Elle nous explique aussi qu’en fait, s’il le faut, l’homme, il est jamais allé sur la Lune et que c’était que de la désinformation. « J’ai de la doc dessus, si tu veux », dit-elle à Xavier. Mais c’est pas sa faute, à Marion, ses parents l’ont jamais fait croire au Père Noël donc, voilà, elle est pas crédule et c’est tout.

 

Bon, Marion, elle est tellement partout que je finis par croire que je la connais, que c’est ma voisine. Et évidemment, on s’extasie sur le film trop bien de la mort qui tue sur Piaf qui était trop une super chanteuse et son amour pour Marcel Cerdan et tout le monde qui témoigne et tout ça. Sa nounou, sa voisine, le vétérinaire de son chat. Tout le monde a connu Piaf, tout le monde a quelque chose à dire. Ah, c’était une grande dame, oui, oui, oui. Ce qui est bien avec les gens morts, c’est que ça leur rachète de suite une virginité. Bon, moi, Edith, j’ai pas d’opinion dessus puisque je suis née, elle était déjà morte donc elle était déjà parfaite et merveilleuse.

 

Après, il y a Olivier Dahan, le génie du cinéma, le nouveau Godard, Lelouch, Besson, Chabat… Oui, les artistes sont toujours des nouveaux quelque chose, c’est particulièrement gonflant, ça aussi. Bref, Dahan, rappelons que sa dernière réalisation, c’était les Rivières Pourpres 2. Je ne dirai pas du mal de ce film tellement c’est trop facile. Sans doute Olivier a-t-il progressé, je ne dis pas que La môme est un mauvais film. Je dis juste que c’est comme Amélie Poulain ou le Da Vinci Code, on en parle tellement qu’on en a marre dès le départ. Et encore, moi, le Da Vinci, je l’ai lu au tout début donc j’ai pas été saoulée. Mais là, en plus, ce qui m’énerve, c’est que ce film est estampillé culte alors même que personne ne l’a vu ! C’est une belle performance pour M. Dahan de voir son film classé culte avant d’être sorti mais moi, j’aime pas qu’on m’impose ce que je suis censée aimer ou pas. Alors tant pis si ce film est vraiment génial, que Cotillard est vraiment époustouflante dans le rôle de Piaf, que c’est le film de toute une génération (mais laquelle ??). Encore un film que je ne verrai pas.

Halte au terrorisme intellectuel

L’autre jour, en lisant mes blogs préférés, une discussion en comm m’interpelle. Dans sa planche, notre ami blogueur explique qu’il n’aime ni Céline ni Vian et en comm, ça ne rate pas : « mais comment tu peux dire ça ? ». Et oui, les goûts personnels n’ont pas leur place en culture, apparemment.
 

Bon, tu me connais lecteur, je ne supporte pas l’inculture. Ne pas savoir qui a écrit Le Rouge et le Noir, les Misérable, le Horla, les Yeux d’Elsa ou Voyage au bout de la nuit, ça me dépasse. Surtout que bon, suffit d’écouter ses cours de français pour le savoir. Alors quand je regarde des trucs du genre Qui veut gagner des millions ? (enfin, je regarde plus justement) et que le candidat sait pas répondre à des questions de ce genre, ça me fait frémir. Mais ce n’est pas parce que j’estime qu’il faut connaître ses classiques qu’on doit les apprécier. Honnêtement, jamais réussi à lire Le rouge et le noir ou Madame de Bovary (malgré plusieurs tentatives), j’ai sauté des paragraphes entiers des Misérables… Bref, je connais les auteurs de ces romans, je sais qu’ils existent, j’ai essayé de les lire mais je ne les ai pas appréciés. Même quand j’étais en histoire et que ces romans « sociaux » m’auraient été utiles pour illustrer mes dissertations. Et alors, je devrais m’en excuser ?

En maîtrise d’histoire, j’ai eu un cours sur « l’histoire du genre et de la sexualité » (avec une prof topissime) et, à un moment, la prof nous parle de Bourdieu. Alors, moi, Bourdieu, c’est un peu le sociologue qui me fait marrer : « il faut rendre la sociologie accessible à la plèbe mais je vais pas vulgariser ma prose, faut pas déconner non plus ». J’ai fait un exposé sur Bourdieu, plus tard, je vous jure que je devais lire chaque phrase plusieurs fois pour la comprendre. Dommage car Bourdieu, des fois, il a des observations très intéressantes. Notamment sur le bon goût et hop, je récupère le fil de mon article. Selon M. Bourdieu, donc, ce sont les valeurs bourgeoises qui définissent ce qui est de bon goût et ce qui ne l’est pas. En somme : il est de bon ton quand on a un certain statut social d’avoir lu ses classiques. Et il est bien vu de les avoir appréciés. Je me souviens, petite, ma grand-mère paternelle, pour qui le mot pédante a dû être inventé, m’expliquait toute fière : « tu vois, Nina, moi, j’ai des Proust dans ma bibliothèque, mais moi, au moins, je les ai lus, c’est pas comme beaucoup de gens ! ». Moi, je savais pas qui c’était Proust mais depuis, dès qu’on me parle de Proust, les premières choses qui me viennent à la tête, c’est « auteur chiant que personne ne lit mais tout le monde fait semblant ». Et après la chanson de Dave (« Et si on allait un tour du côté de chez Swan, lalalala ». Maudissez-moi, vous allez l’avoir dans la tête, maintenant) mais ça, je devrais pas le dire. Même les madeleines, ça arrive après.

Alors, là, je prête fantastiquement le bâton pour me faire battre alors rien que pour vous emmerder, je désamorce de suite pour pas que vous puissiez le dire en comm. Alors : « Non mais toi, Nina, si méprisante envers les incultes, tu te foutrais pas un peu de notre gueule ? ». Pif paf, dans ma gueule, toute seule. Oui, c’est vrai, c’est curieux de réclamer le droit de ne pas aimer les classiques, de les trouver mauvais alors que je n’accepte pas que les gens ne connaissent pas les noms de ces auteurs. Sauf que je les ai lus, ou du moins, j’ai commencé, je ne les ai pas rejetés à priori en hurlant à la chiantise. Mais d’un autre côté, s’il me paraît normal d’avoir de la culture générale (il me semble quand même pas incroyable de savoir que Notre Dame de Paris est un livre de Victor Hugo avant d’être un film, un dessin animé ou une comédie musicale), je pense qu’il faut avoir l’honnêteté d’affirmer ses goûts plutôt que de suivre la foule et surtout la bienséance. Dire que Flaubert, c’est chiant, ça se fait pas. Alors que lui, je trouve vraiment qu’il a la palme. Et là, je parle de littérature mais on peut faire pareil pour le cinéma ou la musique. J’ai une culture cinématographique « impressionnante » sur papier, genre je connais le nom des grands films, des grands acteurs, l’histoire du cinéma en gros mais je n’ai vu aucun classique ou presque. Au moins, je connais le nom mais qu’on m’insulte pas si dans ma DVDthèque, je les ai pas (alors que c’est vrai que j’ai Cube). Je n’ai pas tellement le goût des vieux films, pour le moment. Mais même sans parler des classiques, il y a des films qu’il est bon ton d’aimer et d’autres qu’on regarde en cachette. Faites un test autour de vous, parlez cinéma. Et bien, tout le monde vous dira avoir vu et adoré des films classiques genre La Dolce Vità ou le Mépris ou ce que vous voulez et personne, oh non, n’est allé voir Brice de Nice ou les tribulations cinématographiques de Michaël Youn. C’est comme à la télé, personne ne regarde Julien Courbet mais il pète les scores d’audience. Franchement, des films de merde, j’en ai vu un beau paquet et je m’en cache pas. Oui, Scary Movie, c’est lourd et prévisible mais moi, ça me repose le cerveau et je l’ai vu ! Et même que j’ai rigolé. Et même que je suis pas la seule parce que y a toujours quelqu’un pour y faire référence à un moment (ou à American Pie, au choix). Bon, par contre, Michael Youn, je peux pas.

 Bon, je pourrais développer l’exemple pour la musique mais t’es pas idiot, t’as compris. Alors, moi, ça m’agace qu’on me demande : « mais comment tu oses aimer ça et ne pas aimer ça ? ». Mais je n’en sais rien comment j’ose, c’est comme ça et puis c’est tout. J’ai le goût des styles littéraires légers avec un vocabulaire riche mais précis. Le verbiage pompeux, ça me fatigue. J’aime Moravia qui est mon modèle absolu en la matière. J’aime bien le style d’Amélie Nothomb (même si je trouve qu’elle retombe toujours sur les mêmes thèmes), j’aime les intrigues de Barjavel, je suis incapable de lâcher un Van Cauwelaert une fois entamé. J’aime les films comme Cube, faits avec trois bouts de ficelle et qui reposent sur un scénario original, j’ai aimé Dark City et le principe de Matrix (le principe, pas le film, attention). J’aime les Tim Burton. Mais Lelouch m’a toujours fait chier, aujourd’hui comme hier. J’ai failli mourir d’ennui rien qu’en regardant la bande annonce de l’épisode 2 de sa trilogie parisienne. Le seul intérêt que j’ai trouvé dans « La belle histoire », c’est Gérard Lanvin en Jésus châtain aux yeux verts, jamais Jésus n’avait été aussi sexy. Je n’ai vu qu’un seul Woody Allen (« Tout le monde dit I love you ») et je m’en fous. Je ne vais pas m’excuser pour tous les classiques que je n’ai pas vus/lus/entendus. Je peux m’excuser de ne pas avoir essayé de le faire, ça, oui. Mais si j’accroche pas, je vais pas me forcer pour faire bien en société. Parce que Monsieur et Madame Pouet-Pouet-j’me-la-pète, s’il le faut, dans le secret de leur chambre, ils se fendent la poire devant Les Bronzés plutôt que de se pâmer sur le génie esthétique du Cuirassé Potemkine.
 
Moi, des fois, j’ai des goûts « de merde » et en plus, j’assume. Surtout qu’en général, quand je confesse regarder « Amour, gloire et beauté » ou « Sunset Beach », y a toujours quelqu’un pour s’esclaffer : « Ahah, moi aussi ! ».

Vieux questionnaire

J’ai retrouvé un vieux questionnaire à la con que j’avais rempli en 2003, je l’ai refait en gardant les réponses d’antan. Ben à 23 ans, j’étais vraiment une oie blanche, je trouve!

1) Votre nom, tel qu’il apparaît sur votre certificat de naissance
Biiiiiiiiiiip !

Nina (mais c’est pas le vrai en fait)

2) Sexe
Féminin

Féminin

3) Surnoms?
Pleins, ça dépend des gens, le plus original étant Francesca, sinon, j’ai calipossum, aussi.

Moumour, Ninabella et plein autour de mon vrai prénom

4) Noms de vos parents?
Biiiiiiiiiip !

Biiiiiiiip aussi !

5) Age et anniversaire?
23 ans, 6 avril 80 (bélier, si vous voulez savoir)

Même date mais j’ai 26 ans maintenant (bouhouhouhou)

6) Animaux ?
Vi, une petite Khali (c’est un chat)

Kenya, Khali appartenait à mes parents (mais elle est morte)

7) Noms de vos enfants?
J’en ai pas mais j’aime bien Philippe, Vincent, Thomas pour les mecs, Léa (hé!), Coline ou Héloïse pour une fille.

Je reste sur Philippe et Thomas, Héloïse (ou Elise) et Anaïs, Marine, aussi

8) Grandeur ?
1m 55

1m57 (j’ai pas grandi, je me suis juste mesurée depuis)

9) Couleur de vos yeux (autour de la pupille)?
bleu

Toujours

10) Couleur de vos cheveux?
Chatain clair

Ca change pas

11) Si vous pouviez les teindre de n’importe quelle couleur, ce serait?
Noir avec des mèches rouges! Roux

Je me suis fait ces fameuses mèches rouges ! Bon, sinon, je reste sur le roux, c’est ce qui me va le mieux

12) Emploi actuel?
Maîtrise histoire

Stagiaire dans une asso

13) Si vous pouviez choisir un emploi, ce serait?
Journaliste ou écrivain à succès

Pareil mais écrivain sans succès, ce serait déjà bien !

14) Percages?
un trou a chaque oreilles et j’en avais un dans le nez mais il s’est refermé

Je crois que les trous de mes oreilles sont refermés aussi, j’ai pas mis de boucles depuis tellement longtemps…

15) Tatouages?
Non, ça doit faire trop mal!

Toujours pas. Des fois, j’aimerais en faire un mais je finirais par me lasser…

16) A quel point aimez-vous votre travail?
C’est débile,cette question! Je travaille ce qu’il faut travailler.

J’aime bien travailler mais ça dépend dans quoi aussi…

17) Ville natale?
Biiiiiiiiiip !

Biiiiiiiiip aussi !

18) Ville de residence?
Toulouse

Banlieue parisienne

19) Avez-vous déjà été en amour?
oui

Oui

20) Etes-vous en amour?
oui

Officiellement non (officieusement, je sais pas, on parle de sentiments ou de couple, déjà ?)

21) Chose qui vous plaît le plus a propos de courrier électronique?
On peut envoyer de gifs ou des trucs comme ça, ça permet de bien délirer!

Envoyer des gifs, bonjour la neuneu… Ce qui me plaît, c’est que c’est rapide et instantané

22) Avez-vous aimé quelqu’un assez que vous avez pleuré?
Pas vraiment

(mon Dieu, ça a été traduit du chinois par yahoo traduc cette question ou quoi ??) Oui, oh oui !

23) Avez-vous déjà été dans un accident d’auto?
Oui, ma pauv’ voiture a été toute abîmée, mais rien de grave

Ben oui mais pas d’autres depuis celui-là

24) 2 ou 4 portes (voiture)?
4

J’ai plus de voiture

25) Café ou crème glacée
Ca dépend de la saison!

Café, café, café !! Crème glacée, c’est qu’en cas de déprime ou de grosse chaleur ou de gourmandise.

26)Parfum de glace préféré?
Vanille, rhum-raisin, figue-cannelle.

Vanille, fruits rouges (Haagen Dasz), panacotta (Haagen Dasz)

27) Doudou ou toutou?
doudou

Doudou par défaut, j’aime pas les chiens

28) Couleur préferée?
bleu, vert, noir

Rouge et rose en +

29) Livre que vous lisez ou aimeriez lire?
Moravia, de bons policiers (surtout en été), des romans fantastiques, de la SF, et, en ce moment, je lis les romans d’Harry Potter

Moravia reste mais je lis quasi plus de policiers, la SF reste mais de moins en moins aussi. Cet été, ça a été Djian, Fante et Despentes. Je lis pas mal d’essais aussi, histoire de me cultiver.

30) Film préféré?
Sleepy Hollow, Cube, Le Pacte des Loups, Mulholland drive

Requiem for a dream, Mulholland Drive, Sleepy Hollow

31) Votre émission télé préférée?
J’adore les séries, surtout Friends et AllyMcBeal, Sex in the city, South Park…sinon, je regarde pas tant que ça

Je reste sur les séries : Six feet under, Nip/Tuck, Scrubs, Sex and the city (tiens, j’avais fait une faute à l’époque). Je regarde pas tant que ça la télé, mais elle est tjrs allumée…

32) Votre jeu de société préféré?
Pictio entre amis, Trivial, scrabble, belote, tarot

Je n’ai plus de partenaires de jeu !!! :’( Belote et tarot for ever

33) Votre magazine préféré?
F1 racing, Le monde2, Animeland, Express, Nouvel Obs, Courrier international

Super hypocrite mes réponses !! Suis abonnée au Courrier, je lis aussi Cosmo. Pour le reste, j’adore François Reynaert du Nouvel Obs, faut que je lise ses bouquins d’ailleurs (j’ai lu nos amis les journalistes, excellent). Sinon, les hebdos, commencent à me saouler à ressortir les mêmes sujets. Les francs-maçons, ça fait 20 ans qu’on dit la même chose, on zappe ?

34) CD préféré?
Jorane, Anouk, Jewel, Apocalyptica, Eric Lapointe, Evanescence…

Etyl, Emilie Simon, Jorane, Ariane Mouffat, Anaïs (que des nanas, tiens !)

35) Chanson préférée?
Foolish games, mon Ange, my best wasn’t good enough, dit-elle, path, hall of the mountain king

Bien dans rien, Naoiq, Désolée, Film III, Good Luck, Only dreaming, Protège-moi, Fleur de saison, Mon amour, mon cœur, je t’aime à en crever…

36) musique préférée?
Moby, Jorane, Apocalyptica

Jorane, Bo de Requiem for a dream. Le violoncelle, c’est ma passion.

37)Mets préférés?
Gnocchis, gratin aubergines-tomates

Gratin de pâtes de ma maman, gratin aubergines-tomates, toujours. La purée du starcooker

38) Chiffres préférés?
3,6,13

Je maintiens

39) Dentifrice ?
Colgate

Aquafresh

40) Pointure ?
38/39

Je tourne de plus en plus au 38

41) Etes-vous gaucher, droitier ou ambidextre?
Droitière.

Ben pareil

42) Fleur?
la rose, la fleur de cerisier (les fans de Clamp comprendront)

La rose, le lys (parce que c’est joli à dire), le coquelicot

43) Mets détesté?
épinards, les aubergines surgelées

Toujours les aubergines surgelées, les tomates crues. Les épinards, j’en mange maintenant

44) Sports à regarder?
F1, bien sûr!

Je regarde plus, sauf les JO, des fois Roland Garros et le rugby aussi !

45) Restauration rapide?
Le RESTO U, Quick ou McDo

Quick ou McDo tout court

46) A quand remonte votre derniere visite a l’hopital?
Je sais plus, 7 ans,je crois

J’y suis pas retournée depuis, sauf pour voir des gens. Dernière fois (enfin, d’après mes souvenirs), janvier 2004 pour voir la progéniture nouvelle née de ma cousine

47) Votre senteur préférée?
Les fleurs, en général, ambre gris

Mon parfum, son parfum, l’encens (mais pas n’importe lequel, celui d’église, beurk), la terre mouillée après la pluie

48)le sentiment le plus nul qui existe?
Le mépris, la lâcheté, l’hypocrisie, le racisme…

Ouais ben pareil (tarte comme question)

49) Le sentiment le plus beau qui existe?
l’Amitié et l’amour, bien sûr, la générosité, la joie

La plénitude aussi

50) Votre pire problème du moment?
Le résultat de mon concours, mon cou (il me fait souvent mal)

Mon tit cœur, mon absence de CDI, mon bidou tout mou tout pas beau.

51) Boisson préférée?
Jus d’orange pressé par moi-même, de l’eau, jus de fruits en général

Coca light, menthe à l’eau, lait, cappucino

52) Boisson alcoolisée préférée?
Bayley’s, kir, sangria

Champagne, vodka, Cosmo, curaçao (j’étais drôlement soft à l’époque)

53) la couleur de votre moquette?
Jaune chez mes parents, bleue chez moi

Bleue chez moi, j’en ai plus chez mes parents, c’est du parquet now

54)Aimez vous conduire?
Oui

Toujours

55) Combien de fois avez-vous échoué à votre test de permis de conduire?
Jamais, je l’ai eu du premier coup

Ben pareil

56) Marque de votre première voiture?
Ma clio verte, que j’ai toujours

Ca change pas non plus sauf que je l’ai plus

57) La voiture de vos rêves?
Une smart que j’appelerais Chloé (un petit nom pour une petite voiture)

Ahahahahahah, j’avais oublié le coup du nom pour la voiture. Smart, je maintiens, c’est trop pratique. Mais je crois que voiture et Paris, ça va pas de pair

58) OU vous voyez-vous dans 10 ans?
Dans un chouette appart ou maison, avec mon chéri, des enfants, et un super boulot

Bah, pas mieux mais ce sera pas le même chéri que l’époque, à priori, sauf énorme surprise. Sans doute toujours sur Paris mais point sûr.

59) Avez-vous déjà été accusé d’un crime?
Non

Toujours pas

60) Dans quel magasin sortiriez-vous votre carte de crédit ?
La Halle aux vêtements, Bédéciné (manga), FNAC (livres)

FNAC, Maison du Monde, sexyavenue (non, je déconne !)

61) Que faites-vous quand vous êtes fatigué?
Je dors, pardi!

Oui, je suis restée très intelligente malgré les années qui passent donc pareil.

62) Quels mots ou phrases utilisez-vous trop?
« C’est clair! » , »Tu sais quoi? » , »Je veux dire… »…

« C’est clair ! » « En même temps… », « Ceci étant dit… », « connard ! » (j’aimerais tellement le dire moins souvent, ça !)

63) Avez-vous un tic ou une manie?
Je gribouille tout le temps, je tripote mes cheveux, je claque des doigts

Toujours

64) Amis qui habitent le plus loin?
Montpellier

Lucie à la Guadeloupe (c’est quand même plus exotique)

65) Chose qui vous importune le plus?
Les gens qui fument le shit au resto U quand je mange, les sans-gênes

Les gens qui parlent fort au tel quand ils sont à côté de moi et que je les connais pas, les gens qui passent leur temps à se lever au ciné, les gosses qui foutent le souk

66) Meilleure chose au monde?
Moi…non,je déconne!! Tant de choses, tout n’est pas pourri,ici.

Oh, j’étais un vrai Bisounours. Bah, meilleure chose, le sexe, ça compte ? 😉

67) Heure à laquelle vous allez au lit?
Entre 23h et 2h, en moyenne, ça dépend du jour de la semaine

Pas mieux mais plutôt 2h que 23h !

68)La première chose à laquelle vous pensez le matin?
OH NON DEJA!! Encore 5 mn et je me lève (en fait, je reste bcp plus de 5 mn)

FAIS CHIER, TA GUEULE (en tapant sur le réveil)

69) Occupation préférée la fin de la semaine?
Glandouille totale, cocooning et câlins avec mon chéri quand il est là.

Glande, alcool et boîte ou glande, glande, glande ou sexe, sexe, sexe. On peut mélanger des ingrédients de ces WE typiques, aussi.

70) Places préférées pour partir en vacances:
N’importe où ailleurs, du moment que je me sens dépaysée

Ben pareil, ma foi

71) Plage ou montagne?
Montagne

Montagne en été, plage en hiver. En fait, depuis que je vis à Paris, les deux me manquent.

72) La chose dont vous êtes le plus fier?
Des tas de petites choses. Quand je finis d’écrire un roman,je suis fière du travail accompli.

Je serai très fière de mon CDI (oui, j’en aurai un, un jour, bordel !)

73) Si vous pouviez rencontrer quelqu’un de célèbre (vivant ou mort), qui choisiriez-vous?
Villeneuve, Moravia, Tim Burton

Moravia, Françoise Giroud, Simone de Beauvoir, celui qui a orchestré la mort de JFK (juste pour savoir).

Usurpation de personnages

L’autre jour, je lisais le blog de Kamui qui faisait des reviews de divers comics. J’avoue ne pas lire les comics, essentiellement parce que le prix me freine, c’est pas pour autant que je vais pas lire les articles de notre ami blogueur, ça me fera toujours de la culture générale. En fait, les comics, je connais un peu grâce à Guillaume 1er qui m’avait parlé longuement de Spiderman quand le film est sorti. J’ai jamais vu de comics chez lui mais dans le milieu des jeux de rôle, apparemment, c’est un sujet assez courant.

 

Bref, dans sa review, Kamui se désespérait de la reprise de certains personnages qui se comportent de façon totalement incohérente par rapport à leur caractère d’origine. C’est-à-dire que certains comics reprennent des personnages comme Batman ou Superman (entre autres) et leur font faire des trucs déments. Là, ça m’inspire.

En littérature, il est déjà arrivé que des personnages soient repris par d’autres auteurs. Premier exemple qui me vient en tête : notre amie Scarlett O’Hara. Créé à la base par Margaret Mitchell, le personnage est ensuite repris par Alexandra Ripley.Bon, je vais pas faire une revue littéraire mais notre amie Scarlett devient bien insipide sous la plume de Mme Ripley et sa personnalité ne colle pas avec le personnage d’origine. Mais c’est sûr, Scarlett O’Hara, c’est délicieusement vendeur.

Certains personnages marchent d’enfer. Les super héros, les héros mythiques (légendes arthuriennes, c’est vendeur, ça). Deux traitements peuvent être choisis : le mode comique
à la Kaamelot, on prend quelques libertés avec les caractères de base mais c’est pour faire rire. Ceci étant, même dans Kaamelot, on sent qu’il y a quand même un peu de recherche documentaire
puisque certaines histoires ressortent. Par contre, quand on veut faire un livre sérieux sur le sujet, on se documente un minimum. Perso, quand je suis fan d’un personnage, je ne supporte pas
qu’il soit défiguré. Il y a des choses qui ne passent pas, ça rend le récit totalement irréaliste et ça ne donne pas envie de poursuivre.

Au-delà de ça, je me pose une question : pourquoi reprendre des personnages plutôt que de créer les siens. C’est sûr que de reprendre un personnage est un sacré défi et peut être un bel hommage. Je me dis qu’il n’est pas impossible qu’un jour, je me lance à mon tour dans la légende arthurienne, pourquoi pas ? Mais je vais pas raconter n’importe quoi non plus. D’un autre côté, je me demande si c’est pas par pure feignantise et par pure visée marketing. Scarlett O’Hara, elle avait déjà son histoire, inutile de créer son passé, c’est déjà fait. Puis entre le livre et le film mythique (moi, je me suis fais chier mais bon…), c’était le succès garanti.

En tant que scribouilleuse, j’ai plutôt plaisir à créer mes propres personnages et à les faire évoluer. Imaginons que je publie Technopolis 1. Normalement, Technopolis, c’est une quadralogie, j’en suis qu’au deuxième et il est loin d’être terminé. Bon imaginons, je décède avant d’écrire la fin, ce qui serait très triste. Imaginons ensuite qu’un écrivain adore mon Oceany et récupère le personnage pour en faire une affreuse dictatrice. Et bien je me retournerais dans ma tombe, pour sûr ! D’abord, Oceany, j’ai tout prévu du reste de sa vie, j’ai même planifié sa mort.

Autre problématique liée : l’adaptation au cinéma. Globalement, nous avons deux types d’adaptation : les fidèles au livre à la virgule près ou les tellement décalés que ça n’a plus rien à voir. Je pense qu’un livre tel quel ne peut être adapté au cinéma, il faut forcément réécrire un peu et c’est normal. Prenons par exemple le film « L’ennui ». Le livre, à la base, est écrit par Moravia, mon auteur préféré, mon dieu de la littérature, mon « putain, il écrit tellement bien, comment j’ose écrire quoi que ce soit, moi, misérable larve sans talent ». Donc je craignait profondément l’adaptation cinématographique, même si y a Charles Berling dedans, le futur père de mes enfants, même s’il ne le sait pas encore. Bande annonce, je hurle : Sophie Guillemin n’est pas du tout le personnage de Cécilia, censée être une femme enfant qui ne semble pas avoir de formes une fois habillée. En plus, y avait Arielle Dombasle dedans dans un rôle qui n’existait pas dans le livre. Bref, je le regarde quand même. Et finalement, même si le roman a été transposé à la France d’aujourd’hui, j’ai retrouvé l’âme du livre, rien à redire. Autre exemple, les Harry Potter (mettre Harry Potter juste après Moravia, je me désespère toute seule). Les deux premières adaptations me semblent correctes mais les deux suivantes, beaucoup moins. Disons qu’heureusement que j’ai lu les livres car il y a tellement de raccourcis et de scènes manquantes qu’on ne comprend pas toujours… Certes, on peut pas tout filmer mais c’est pas la peine d’en faire un récit où l’on sent clairement qu’il manque quelque chose. Autre exemple : Batman. Les deux premiers sont très sombres, Batman, c’est quand même pas un super gentil. Bon, c’est du Tim Burton donc forcément… Les deux suivants sont atrocement flashy et gay friendly. Ok, Joel Schumacher est gay et on a toujours fantasmé sur la relation ambiguë entre Batman et Robin mais filmer le cul de Batman, Robin et Batgirl quand ils se changent, ça n’apporte strictement rien au film. De toute façon, le 4e fut une pure horreur, j’avoue que je m’en souviens à peine, mais on a carrément oublier de traiter de la psychologie des personnages. Georges Clooney campait un Batman insipide au possible. Il suffit pas d’être un brun ténébreux pour jouer le mec sombre, Georginou…

Sinon, nous avons notre ami Superman. Bon, dans le dernier film sorti, il est très franchement fabriqué pour plaire à un public gay, heu… Mais surtout, à force de reprendre ce personnage à toutes les sauces, on arrive à des aberrations. Ainsi dans Smallville, Clark et Loïs se rencontrent dès le lycée. FAUX ! Clark et Loïs se sont rencontrés en travaillant au Daily Planet. Il me semble aussi que la série Loïs et Clark, cucul gnangnan au possible, part dans de grands délires en faisant intervenir HG. Wells qui fait voyager nos héros dans le temps. Hum !

On pourrait multiplier les exemples à l’excès, je suppose que pas mal viendront en commentaire. Qu’on adapte un roman en livre, pourquoi pas, il est vrai que la littérature fourmille d’histoires fascinantes. Au pire, ça fera un bon téléfilm en quatre épisodes pour TF1 et France 2. Après tout, qu’une Cosette ado soit jouée par Virginie Ledoyen, ça ne choque personne alors allons-y gaiement. Mais je ne cesse de m’interroger sur le pourquoi de la démarche. Bon, ça évitera à certains de lire les bouquins originaux ou au contraire, de leur donner envie de le lire. Dans ce sens-là, je trouve ça bien. Ceci étant, quel plaisir peut-on avoir à reprendre un personnage déjà crée pour lui faire vivre d’autres aventures ? Si Margaret Mitchell n’a jamais écrit la suite d’Autant en emporte le vent (elle est morte 12 ans après avoir reçu le prix Pulitzer pour ce roman donc ce n’est pas parce que la mort l’a fauchée avant de pouvoir écrire la suite), c’est que les aventures de Scarlett O’Hara devaient s’arrêter là. Je ne doute pas que Mme Ripley ait une profonde admiration pour le travail de son illustre aînée mais, justement, l’admiration ne passe-t-elle pas par le respect ? Pourquoi avoir repris notre amie Scarlett et en avoir fait une bonne femme aussi édulcorée ? Notre amie Margaret a dû se retourner dans sa tombe !

Suis-je sexodépendante ?

Suite à mes récentes mésaventures sexuelles, je me suis posée une grande question : suis-je sexodépendante ? Ai-je à ce point besoin de sexe que je suis prête à rouvrir ma porte à un connard qui m’avait déjà prouvé qu’il était le pire des goujats ?
 
Si je fais un rapide bilan de ma vie sexuelle passée et présente, je ne peux constater qu’il y a eu des hauts et des bas. En fait, ma sexualité varie selon si je suis en couple ou célibataire, si je suis en période de stress ou si je m’ennuie. Avec mon ex, Guillaume, on ne peut pas dire que c’était très régulier, ce n’était pas trop son truc finalement. Au départ, on se voyait chez moi le mercredi après-midi. La première brouette eut lieu de suite et fut assez épique. On se retrouve enfin seuls quelques temps après (oui, au début, on avait souvent des imprévus qui nous empêchaient de savourer notre mercredi après-midi). On passe par le distributeur de capotes, on arrive chez moi et c’est parti. Après un repos bien mérité, je commence à relancer les hostilités, ce qui l’étonne un peu : quoi, deux fois dans le même après-midi ? Pour le coup, c’est moi qui suis étonnée ! Il faut avouer que deux mois auparavant, je forniquais avec Pierre le pervers, pour qui une journée à moins de quatre brouettes était une journée de perdue (j’exagère à peine). Heureusement, j’ai des arguments convaincants et je l’ai eu, mon deuxième round.
 
J’ai donc vécu quatre ans d’une sexualité raisonnable mais très agréable (quand-même), jusqu’au déclin du couple où la sexualité est devenue totalement inexistante. Les 3 derniers mois, nous dormions dans le même lit sans nous toucher, si ce n’est quelques câlins plus fraternels qu’amoureux. Et là, j’ai réalisé que le sexe me manquait. Au départ, j’ai compensé par une saine masturbation mais, sur la fin, je commençais à envisager de me prendre un amant. Oui, je croyais que ce n’était qu’une mauvaise passe pour lui, qu’il n’avait plus de désir mais ça reviendrait… Quand je vous dis que je suis naïve ! Finalement, la rupture vint en juin.
 
Pendant une très longue période, j’ai dû me contenter d’une autosexualité efficace mais frustrante. Je pouvais avoir un orgasme trois fois par jour si je le voulais mais de tendresse, je n’en avait point. En même temps, ça tombait plutôt bien : mon année de master a été du grand n’importe quoi, on n’avait jamais les mêmes horaires de cours, difficile d’avoir une vie privée décente dans ses conditions. D’ailleurs, une de mes camarades qui vivait avec son fiancé m’avoua que son copain lui reprochait à mots couverts son indisponibilité. Je me contentais donc de rêvasser épisodiquement de Bertrand que je ne voyais plus ou du lointain Julien, en attendant.
 
Cependant, moins je le faisais et plus j’y pensais. Il fut un temps où j’ai envisagé d’écrire des nouvelles érotiques et les publier sur un forum qui leur était dédié mais je ne me suis pas lancée, finalement. J’avais une foule d’idées mais je n’ai pas franchi le cap de l’écriture. J’écris romans et nouvelles depuis longtemps et j’ai toujours été mauvaise pour les scènes de sexe : soit je les zappais carrément (« et il lui fit découvrir des plaisirs inédits »), soit je faisais du trop technique (« et il la lécha là tout en mettant ses doigts là… ») Une fois, pour rire, j’en ai écrit une particulièrement trash que j’ai fait lire à Gauthier… Au vu de sa réaction, j’ai considérablement censuré la version finale.
 
J’étais en manque. Pour Noël, Gauthier et Anne m’ont gentiment offert un ladyfinger (petit vibromasseur), tout joli, tout doré, que j’ai prénommé Ernest. Bon, et bien il n’a pas vraiment fait mon bonheur, je préfère encore me débrouiller seule.
 
Arrivée sur Paris, j’aurais « violé une bite de trottoir » (copyright Gauthier). Et là, ce fut l’épisode meetic, les brouettes vite organisées avec des inconnus, mes hormones sont calmées, à présent, merci pour elles. Je vois le monde avec des nouveaux yeux, les hommes que je voulais violer avant me laissent totalement indifférente. Cependant, comme dit justement Gauthier, « plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Je tombe dans un cercle vicieux érotique que je ne renie pas et dont je ne rougis pas. Je ne suis amoureuse de personne, pourquoi me priver de plaisir ?
 
Cet été, je multiplie donc mes partenaires avec plus ou moins de réussite puis Arnaud arrive dans ma vie. Allez, c’est décidé, je deviens monogame ! Cette décision ne me pèse pas, j’ai assez profité de la vie cet été. Même si je suis rapidement tentée par quelqu’un d’autre, l’expérience vaut le coup : ça fait si longtemps que je n’ai pas eu de petit ami attitré, c’est quand même bien agréable. En plus, point de vue brouette, ça part plutôt bien. Le timide Arnaud est joueur, on teste pas mal de positions et de lieux, je suis enchantée. Je sens qu’un certain recoin de mon anatomie l’intrigue mais il n’ose s’y aventurer, même s’il a rapidement compris que j’étais peu farouche. Pourtant, j’en viens à me demander si le sexe n’a pas été un motif de rupture, de son côté. Selon Louis, Arnaud n’est pas vraiment attiré par le sexe. Si tel est le cas, j’ai dû le traumatiser, le pauvre, à toujours lui sauter dessus. Dès le départ, quand je lui ai expliqué qu’un de mes fantasmes était de faire l’amour à 3 (deux hommes, une femme), j’ai senti qu’il avait un peu tiqué, il m’avait (gentiment) traitée de perverse. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était au cinéma, nous étions deux dans la salle. Avant le début du film, je me colle à lui et lui susurre à l’oreille :
« c’est cool, si le film est nul, on pourra faire des cochonneries !
– Non mais ça va pas ! Le projectionniste va nous voir et les vigiles passent de temps en temps dans les salles.
– Mais non, on est trop près du mur pour que le projectionniste nous voit et personne ne passera. »
De toute façon, le film étant « Charlie et la chocolaterie » de Tim Burton, je savais pertinemment qu’il n’y aurait pas brouette. Je regardai donc sagement le film blotti contre lui, pendant qu’il dormait. Une fois rentrés et allongés dans son lit (sans qu’il y ait eu brouette), je lui fais : « dis, si le film avait été nul, ça aurait été marrant de faire des trucs, tu crois pas ? Après tout, aucun vigile n’est passé… 
– Non, je l’aurais pas fait… T’es une malade, toi ! »
Il m’a dit ça gentiment… Il n’empêche que c’était la dernière fois que je le voyais.
 
Du coup, je repars dans mon cercle vicieux érotique en attendant. En attendant quoi ? Le prochain mec qui me donnera envie de devenir monogame.
 
Alors, suis-je sexodépendante ? Oui et non. Je pense que la dernière visite de Benoît est arrivée parce que j’avais les hormones en folie (oui, je venais d’avoir mes règles) et que je m’ennuie. Et bien, oui, le sexe peut être un passe-temps, non ? Cependant, je me rends compte que je suis actuellement dans une démarche différente de celle de mes débuts sur meetic. J’ai pris conscience de ça la semaine dernière en passant la nuit avec un charmant garçon dont je parlerai plus tard. En fait, je n’ai plus envie de sexe pour le sexe mais plus de sexe comme un partage, une expérience charnelle à vivre à deux. J’adore les confessions échangées sur l’oreiller, de voir qu’une relation devient plus profonde après que la personne avec qui je parle ait visité mon intimité. Et ça, je ne l’ai jamais eu avec Benoît et je ne l’aurai jamais (de toute façon, je ne le reverrai pas). Je l’ai eu avec Laurent, au départ, il m’a montré ses photos de plongée et m’a fait partager sa passion pour les mondes sous-marins, il m’a même montré des photos de sa famille et une photo de son ex qui traînait sur son ordinateur (qu’est-ce qu’elle était belle). C’est sans doute pour ça que je voudrais garder un contact amical avec lui. Je l’ai eu aussi avec mon amant de la semaine dernière, ce qui fait que la nuit que nous avons partagée était intense pour moi tant d’un point de vue sexuel qu’émotionnel. Ce n’est pas de l’amour mais c’était franchement agréable. Et puis, qui a-t-il de plus délicieux que de discuter cinéma dans les bras d’un homme ?