Y a quelqu’’un qui m’’a dit… que… tu m’’aimais zencorezzzzzzzz…

Dimanche de Pâques, à l’heure où les enfants cherchent du chocolat dans le jardin, de quoi vous parler ? J’aurais pu vous raconter les Pâques de mon enfance, photo à l’appui mais en fait, ça, je le ferai soit demain, soit jamais. Non, aujourd’hui, je vais vous parler musique… Si on peut appeler ça comme ça.

 

Imaginez que vous êtes un artiste musical, que vous galérez comme un malade pour approcher les maisons de disque parce que, bon, c’est un peu un univers impitoyable, tout ça. Vous avez fait 30 maquettes, courrez les festivals, les cafés concerts et tout ça. A côté de vous passe une pouffe qui ne sait pas chanter, a appris trois accords à la guitare vite fait et hop, elle vend je sais pas combien de millions de disque. La différence ? Quand vous, vous vous appelez Jean(ne) Dupont, elle, elle s’appelle Carla Bruni. Bon, je préviens de suite, je honnis Carla Bruni. Le fait qu’elle ne sache pas chanter (mais alors vraiment pas), déjà, c’est discutable mais les textes sont à la hauteur de sa voix : nullissimes. Oui, je suis pas objective mais moi, Carla, j’entends une de ses chansons, je me sens profondément dépressive. N’allez pas croire que je vénère les chanteuses à voix, je suis fan de Camille, Emilie Simon ou Adrienne Pauly (elle est top, elle, elle me fout trop la patate). Mais Carla, non, c’est au-dessus de mes forces.

 

Je stigmatise Carla mais combien de célébrités se sont payés le luxe de sortir un album, capitalisant plus sur leur nom que sur un hypothétique talent ? Allons visiter les bacs virtuels de la FNAC (oui, j’ai pas de FNAC à moins de 50 km de chez mes parents). Emmanuelle Seigner, Carla Bruni, Yvan Le Bolloch (je sais pas l’écrire), Gérard Darmon, Charlotte Gainsbourg, Elie Semoun, Victoria Abril… Et ça, c’est juste ceux qui me passent par la tête. Sans parler des fils de… Bon, là, je vois déjà les comms « non mais vas-y, tu critiques mais moi, j’aime bien l’album de machin et t’en ferais pas autant, toi ! ». Ok mais déjà, j’aurais pas l’idée de faire un disque alors que c’est pas mon métier. Et puis « Nina
Bartoldi », c’est pas (encore) bankable comme nom. Et mon vrai nom, encore pire. Donc y a pas un Benjamin Biolay, un Pascal Obispo ou une Zazie qui vont m’écrire un album. Quoi que je serais bien emmerdée s’ils le faisaient… Bref, personne ne miserait un kopeck sur ma personne, ni artistes, ni maisons de disque.

 

Là, j’entends la foule huer : « non mais tu sais chanter au moins ? ». Heu… Parce que tous les gens sus-cités savent eux ? Imaginons que je sois célèbre
mais pas chanteuse, genre je deviens la comique à la mode avec mon one woman show qui tue. Je suis un peu la people incontournable, on prend des photos de George et moi en train de se rouler des pelles, un peu le cauchemar, quoi. Un jour, mon agent m’appelle (oui, une célébrité, ça a un agent, c’est comme ça). « Bon Nina, t’es au top, on va faire un disque.

– Mais je suis pas chanteuse, moi…

– C’est pas grave ! Tu crois qu’il sait chanter Elie Semoun ?

– Ahahah !

– Bon, alors, y a Benjamin Biolay et Carla Bruni qui sont ok pour t’écrire des chansons.

– Ouais mais je les aime pas. On pourrait pas demander à Jorane plutôt ?

– Qui ?
– Une violoncelliste québécoise.
– Elle est connue ?
– Pas particulièrement.
– Alors non. »

Oui, je sais, j’exagère mais ça m’agace comme des gens qui sont aussi doués pour le gens que moi pour l’athlétisme sortent des CD parce que leur nom est connu. Si ça les amuse de chanter, qu’ils s’achètent du matériel karaoké et qu’ils laissent la place à de vrais artistes.

Et je parle de la musique pour pas parler des livres parce que là, ça rime à n’importe quoi. Mimi Mathy sort un bouquin pour raconter sa love story avec son mari, Loana et sa vie, Pamela Anderson et sa vie, Charlotte Valandrey et son combat contre le SIDA… Non mais sans déconner, qu’est-ce qu’on en a à foutre ? D’abord, c’est même pas eux qui les écrivent et ensuite, on passe à côté de mecs méga talentueux avec des idées géniales mais dont le script prend la poussière chez les éditeurs.
 

Alors, évidemment, vous allez me dire « ben oui, c’est dégueulasse, c’est le système ». Une Mélissa Theriau a plus de chances de présenter Capital que Mireille Meunier, brillante journaliste mais pas forcément très jolie, une Mimi Mathy aura un rendez-vous chez l’éditeur et un producteur de disque prêtera une oreille attentive à Carla Bruni. Mais moi, Carla, je lui prêterai pas mes oreilles, pour ce qu’elle en fait !

Vieux questionnaire

J’ai retrouvé un vieux questionnaire à la con que j’avais rempli en 2003, je l’ai refait en gardant les réponses d’antan. Ben à 23 ans, j’étais vraiment une oie blanche, je trouve!

1) Votre nom, tel qu’il apparaît sur votre certificat de naissance
Biiiiiiiiiiip !

Nina (mais c’est pas le vrai en fait)

2) Sexe
Féminin

Féminin

3) Surnoms?
Pleins, ça dépend des gens, le plus original étant Francesca, sinon, j’ai calipossum, aussi.

Moumour, Ninabella et plein autour de mon vrai prénom

4) Noms de vos parents?
Biiiiiiiiiip !

Biiiiiiiip aussi !

5) Age et anniversaire?
23 ans, 6 avril 80 (bélier, si vous voulez savoir)

Même date mais j’ai 26 ans maintenant (bouhouhouhou)

6) Animaux ?
Vi, une petite Khali (c’est un chat)

Kenya, Khali appartenait à mes parents (mais elle est morte)

7) Noms de vos enfants?
J’en ai pas mais j’aime bien Philippe, Vincent, Thomas pour les mecs, Léa (hé!), Coline ou Héloïse pour une fille.

Je reste sur Philippe et Thomas, Héloïse (ou Elise) et Anaïs, Marine, aussi

8) Grandeur ?
1m 55

1m57 (j’ai pas grandi, je me suis juste mesurée depuis)

9) Couleur de vos yeux (autour de la pupille)?
bleu

Toujours

10) Couleur de vos cheveux?
Chatain clair

Ca change pas

11) Si vous pouviez les teindre de n’importe quelle couleur, ce serait?
Noir avec des mèches rouges! Roux

Je me suis fait ces fameuses mèches rouges ! Bon, sinon, je reste sur le roux, c’est ce qui me va le mieux

12) Emploi actuel?
Maîtrise histoire

Stagiaire dans une asso

13) Si vous pouviez choisir un emploi, ce serait?
Journaliste ou écrivain à succès

Pareil mais écrivain sans succès, ce serait déjà bien !

14) Percages?
un trou a chaque oreilles et j’en avais un dans le nez mais il s’est refermé

Je crois que les trous de mes oreilles sont refermés aussi, j’ai pas mis de boucles depuis tellement longtemps…

15) Tatouages?
Non, ça doit faire trop mal!

Toujours pas. Des fois, j’aimerais en faire un mais je finirais par me lasser…

16) A quel point aimez-vous votre travail?
C’est débile,cette question! Je travaille ce qu’il faut travailler.

J’aime bien travailler mais ça dépend dans quoi aussi…

17) Ville natale?
Biiiiiiiiiip !

Biiiiiiiiip aussi !

18) Ville de residence?
Toulouse

Banlieue parisienne

19) Avez-vous déjà été en amour?
oui

Oui

20) Etes-vous en amour?
oui

Officiellement non (officieusement, je sais pas, on parle de sentiments ou de couple, déjà ?)

21) Chose qui vous plaît le plus a propos de courrier électronique?
On peut envoyer de gifs ou des trucs comme ça, ça permet de bien délirer!

Envoyer des gifs, bonjour la neuneu… Ce qui me plaît, c’est que c’est rapide et instantané

22) Avez-vous aimé quelqu’un assez que vous avez pleuré?
Pas vraiment

(mon Dieu, ça a été traduit du chinois par yahoo traduc cette question ou quoi ??) Oui, oh oui !

23) Avez-vous déjà été dans un accident d’auto?
Oui, ma pauv’ voiture a été toute abîmée, mais rien de grave

Ben oui mais pas d’autres depuis celui-là

24) 2 ou 4 portes (voiture)?
4

J’ai plus de voiture

25) Café ou crème glacée
Ca dépend de la saison!

Café, café, café !! Crème glacée, c’est qu’en cas de déprime ou de grosse chaleur ou de gourmandise.

26)Parfum de glace préféré?
Vanille, rhum-raisin, figue-cannelle.

Vanille, fruits rouges (Haagen Dasz), panacotta (Haagen Dasz)

27) Doudou ou toutou?
doudou

Doudou par défaut, j’aime pas les chiens

28) Couleur préferée?
bleu, vert, noir

Rouge et rose en +

29) Livre que vous lisez ou aimeriez lire?
Moravia, de bons policiers (surtout en été), des romans fantastiques, de la SF, et, en ce moment, je lis les romans d’Harry Potter

Moravia reste mais je lis quasi plus de policiers, la SF reste mais de moins en moins aussi. Cet été, ça a été Djian, Fante et Despentes. Je lis pas mal d’essais aussi, histoire de me cultiver.

30) Film préféré?
Sleepy Hollow, Cube, Le Pacte des Loups, Mulholland drive

Requiem for a dream, Mulholland Drive, Sleepy Hollow

31) Votre émission télé préférée?
J’adore les séries, surtout Friends et AllyMcBeal, Sex in the city, South Park…sinon, je regarde pas tant que ça

Je reste sur les séries : Six feet under, Nip/Tuck, Scrubs, Sex and the city (tiens, j’avais fait une faute à l’époque). Je regarde pas tant que ça la télé, mais elle est tjrs allumée…

32) Votre jeu de société préféré?
Pictio entre amis, Trivial, scrabble, belote, tarot

Je n’ai plus de partenaires de jeu !!! :’( Belote et tarot for ever

33) Votre magazine préféré?
F1 racing, Le monde2, Animeland, Express, Nouvel Obs, Courrier international

Super hypocrite mes réponses !! Suis abonnée au Courrier, je lis aussi Cosmo. Pour le reste, j’adore François Reynaert du Nouvel Obs, faut que je lise ses bouquins d’ailleurs (j’ai lu nos amis les journalistes, excellent). Sinon, les hebdos, commencent à me saouler à ressortir les mêmes sujets. Les francs-maçons, ça fait 20 ans qu’on dit la même chose, on zappe ?

34) CD préféré?
Jorane, Anouk, Jewel, Apocalyptica, Eric Lapointe, Evanescence…

Etyl, Emilie Simon, Jorane, Ariane Mouffat, Anaïs (que des nanas, tiens !)

35) Chanson préférée?
Foolish games, mon Ange, my best wasn’t good enough, dit-elle, path, hall of the mountain king

Bien dans rien, Naoiq, Désolée, Film III, Good Luck, Only dreaming, Protège-moi, Fleur de saison, Mon amour, mon cœur, je t’aime à en crever…

36) musique préférée?
Moby, Jorane, Apocalyptica

Jorane, Bo de Requiem for a dream. Le violoncelle, c’est ma passion.

37)Mets préférés?
Gnocchis, gratin aubergines-tomates

Gratin de pâtes de ma maman, gratin aubergines-tomates, toujours. La purée du starcooker

38) Chiffres préférés?
3,6,13

Je maintiens

39) Dentifrice ?
Colgate

Aquafresh

40) Pointure ?
38/39

Je tourne de plus en plus au 38

41) Etes-vous gaucher, droitier ou ambidextre?
Droitière.

Ben pareil

42) Fleur?
la rose, la fleur de cerisier (les fans de Clamp comprendront)

La rose, le lys (parce que c’est joli à dire), le coquelicot

43) Mets détesté?
épinards, les aubergines surgelées

Toujours les aubergines surgelées, les tomates crues. Les épinards, j’en mange maintenant

44) Sports à regarder?
F1, bien sûr!

Je regarde plus, sauf les JO, des fois Roland Garros et le rugby aussi !

45) Restauration rapide?
Le RESTO U, Quick ou McDo

Quick ou McDo tout court

46) A quand remonte votre derniere visite a l’hopital?
Je sais plus, 7 ans,je crois

J’y suis pas retournée depuis, sauf pour voir des gens. Dernière fois (enfin, d’après mes souvenirs), janvier 2004 pour voir la progéniture nouvelle née de ma cousine

47) Votre senteur préférée?
Les fleurs, en général, ambre gris

Mon parfum, son parfum, l’encens (mais pas n’importe lequel, celui d’église, beurk), la terre mouillée après la pluie

48)le sentiment le plus nul qui existe?
Le mépris, la lâcheté, l’hypocrisie, le racisme…

Ouais ben pareil (tarte comme question)

49) Le sentiment le plus beau qui existe?
l’Amitié et l’amour, bien sûr, la générosité, la joie

La plénitude aussi

50) Votre pire problème du moment?
Le résultat de mon concours, mon cou (il me fait souvent mal)

Mon tit cœur, mon absence de CDI, mon bidou tout mou tout pas beau.

51) Boisson préférée?
Jus d’orange pressé par moi-même, de l’eau, jus de fruits en général

Coca light, menthe à l’eau, lait, cappucino

52) Boisson alcoolisée préférée?
Bayley’s, kir, sangria

Champagne, vodka, Cosmo, curaçao (j’étais drôlement soft à l’époque)

53) la couleur de votre moquette?
Jaune chez mes parents, bleue chez moi

Bleue chez moi, j’en ai plus chez mes parents, c’est du parquet now

54)Aimez vous conduire?
Oui

Toujours

55) Combien de fois avez-vous échoué à votre test de permis de conduire?
Jamais, je l’ai eu du premier coup

Ben pareil

56) Marque de votre première voiture?
Ma clio verte, que j’ai toujours

Ca change pas non plus sauf que je l’ai plus

57) La voiture de vos rêves?
Une smart que j’appelerais Chloé (un petit nom pour une petite voiture)

Ahahahahahah, j’avais oublié le coup du nom pour la voiture. Smart, je maintiens, c’est trop pratique. Mais je crois que voiture et Paris, ça va pas de pair

58) OU vous voyez-vous dans 10 ans?
Dans un chouette appart ou maison, avec mon chéri, des enfants, et un super boulot

Bah, pas mieux mais ce sera pas le même chéri que l’époque, à priori, sauf énorme surprise. Sans doute toujours sur Paris mais point sûr.

59) Avez-vous déjà été accusé d’un crime?
Non

Toujours pas

60) Dans quel magasin sortiriez-vous votre carte de crédit ?
La Halle aux vêtements, Bédéciné (manga), FNAC (livres)

FNAC, Maison du Monde, sexyavenue (non, je déconne !)

61) Que faites-vous quand vous êtes fatigué?
Je dors, pardi!

Oui, je suis restée très intelligente malgré les années qui passent donc pareil.

62) Quels mots ou phrases utilisez-vous trop?
« C’est clair! » , »Tu sais quoi? » , »Je veux dire… »…

« C’est clair ! » « En même temps… », « Ceci étant dit… », « connard ! » (j’aimerais tellement le dire moins souvent, ça !)

63) Avez-vous un tic ou une manie?
Je gribouille tout le temps, je tripote mes cheveux, je claque des doigts

Toujours

64) Amis qui habitent le plus loin?
Montpellier

Lucie à la Guadeloupe (c’est quand même plus exotique)

65) Chose qui vous importune le plus?
Les gens qui fument le shit au resto U quand je mange, les sans-gênes

Les gens qui parlent fort au tel quand ils sont à côté de moi et que je les connais pas, les gens qui passent leur temps à se lever au ciné, les gosses qui foutent le souk

66) Meilleure chose au monde?
Moi…non,je déconne!! Tant de choses, tout n’est pas pourri,ici.

Oh, j’étais un vrai Bisounours. Bah, meilleure chose, le sexe, ça compte ? 😉

67) Heure à laquelle vous allez au lit?
Entre 23h et 2h, en moyenne, ça dépend du jour de la semaine

Pas mieux mais plutôt 2h que 23h !

68)La première chose à laquelle vous pensez le matin?
OH NON DEJA!! Encore 5 mn et je me lève (en fait, je reste bcp plus de 5 mn)

FAIS CHIER, TA GUEULE (en tapant sur le réveil)

69) Occupation préférée la fin de la semaine?
Glandouille totale, cocooning et câlins avec mon chéri quand il est là.

Glande, alcool et boîte ou glande, glande, glande ou sexe, sexe, sexe. On peut mélanger des ingrédients de ces WE typiques, aussi.

70) Places préférées pour partir en vacances:
N’importe où ailleurs, du moment que je me sens dépaysée

Ben pareil, ma foi

71) Plage ou montagne?
Montagne

Montagne en été, plage en hiver. En fait, depuis que je vis à Paris, les deux me manquent.

72) La chose dont vous êtes le plus fier?
Des tas de petites choses. Quand je finis d’écrire un roman,je suis fière du travail accompli.

Je serai très fière de mon CDI (oui, j’en aurai un, un jour, bordel !)

73) Si vous pouviez rencontrer quelqu’un de célèbre (vivant ou mort), qui choisiriez-vous?
Villeneuve, Moravia, Tim Burton

Moravia, Françoise Giroud, Simone de Beauvoir, celui qui a orchestré la mort de JFK (juste pour savoir).

L’’uniformisation américaine

Soyons clairs, je ne suis pas très fan des Américains. Oh, pas d’anti-américanisme à deux balles, je ne les fous pas tous dans le même panier. Sur 300 millions d’habitants, y en a
forcément des biens. Ceci étant, y a des trucs qui me gonflent, notamment leur volonté de nous imposer leur foutu culture en maltraitant nos petits produits français.

 

Jeudi soir, je tombe sur Taratata sur France 3 avec Placebo, cool. Bon, Nagui, j’aime bien son émission mais je le trouve un peu poussif lors des interviews mais peu importe, ce
que j’aime dans Taratata, ce sont les performances en direct. Suite à Placebo apparaît une petite fée brune en robe de tulle, la géniale Emilie Simon qui vient interpréter « Végétal ». Faut que je trouve quelqu’un pour aller au concert avec moi en septembre, tiens. Bref, la jolie Emilie interprète son titre et passe à l’interview et là, Nagui reparle de son travail sur la marche de l’Empereur. Je dois avouer que j’ai adoré ce film et encore plus la BO. Sauf que voilà, quand le film est parti outre Atlantique, nos amis Américains ont complètement changé la musique ainsi que le mode de narration si particulier. Mais ça leur arrive de respecter les choses, non ?

 

La spécialité des Américains, ce sont les remakes. Ca, ça m’insupporte. Bon, en France, on a cette sale manie en musique. Quand j’allume ma radio, entre les reprises française,
américaines, anglaise ou je sais pas quoi, j’ai l’impression que toutes les fréquences sont squattées par Nostalgie. Mais revenons-en à nos yankees. Ce qu’ils aiment : prendre un film français qui a plutôt bien marché dans notre petit hexagone, genre « trois hommes et un couffin » ou « un Indien dans la ville » (entre autres) et ils l’importent chez eux. Mais hors de question de passer ça sur leurs écrans, André Dussollier n’est pas Tom Selleck, il a même pas de moustache ce naze, bouh ! Donc on revoit le scénario en y rajoutant une bonne dose de ketchup et d’américanisme à deux balles. On prend une Christina Applegate à la place d’une Valérie Lemercier, c’est plus glamour. Autant, Christina, je l’adore dans « Mariés deux enfants », autant je la vois pas, mais alors pas du tout dans le rôle d’une bourgeoise au sang bleu.

En France, on a des idées mais apparemment, nos acteurs ne sont pas vendeurs, sauf rares exceptions genre Jean Reno qui joue toujours le Français qui mâche du chewing gum et qui s’appelle Philippe. Oui, tous les Français dans les films américains s’appellent Philippe, c’est curieux, ça, quand même. Bon, c’est sûr, c’est plus facile à dire qu’un prénom avec un R mais bon, nous aussi, on en a plein de prénoms, faut pas croire. Alors oui, un Hugh Grant, c’est plus vendeur qu’un Patrick Bouchitey mais quelque part, ça m’énerve que nos acteurs français ne passent pas sur les écrans yankees. Ils sont aussi bons que les Américains, voire meilleurs, selon lesquels on prend.

Je me pose une question : quand on est un réalisateur français et qu’on voit un gros ponte d’Hollywood arriver dans notre bureau pour racheter notre scénario (à défaut de
racheter notre film), on fait quoi ? Petite mise en situation. Imaginons que je suis la réalisatrice d’un film, un espèce de trio amoureux avec Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi, évidemment. Oui, tant qu’à être dans l’absurde, autant ne rien se refuser. Bon, bref, comme je suis super talentueuse, les yankees débarquent dans mon bureau et proposent de me racheter les droits pour une somme astronomique. Seulement le but n’est pas de reprendre mon petit bijou cinématographique (hihihi !) et de traduire les mots, il s’agit de remplacer les acteurs, de tout remanier. Ca ne se passera plus à Montmartre mais à Manhattan, ce ne seront plus Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi mais John Cusack, Julian McMahon et Sarah Jessica Parker (au hasard). Ca n’aura pas forcément grand-chose à voir mais au moins, je vais me faire de la tune et puis, au moins, mon œuvre sera reconnue dans le monde entier. Mon idée est si géniale qu’on veut me la racheter !

 

Mais après, un film est une œuvre d’art, mon œuvre et on ne veut pas la respecter ? Bon, dans la plupart des films exportés et retournés, ce sont des comédies sans réelles
volontés esthétiques (enfin, je crois pas) mais voilà si j’étais réalisatrice de film, je pense que chaque image aurait son importance, elle serait inscrite dans une logique esthétique particulière. Par exemple, si je fais une scène sous la pluie, ce serait plus pour exprimer la mélancolie, la tristesse, que sais-je ! Alors qu’aux Etats-Unis, sous la pluie, on s’embrasse dans un esprit de romantisme à la con (enfin, en vrai, j’aimerais bien qu’on m’embrasse sous la pluie aussi mais passons). Un baiser échangé devant l’Hôtel de ville serait un hommage à Doisneau. Dans la version américaine, un baiser devant ground zero ne serait qu’une ode pathétique à la vie et le rappel que les Etats-Unis sont des victimes.

 

Bref, quand on crée quelque chose, peut-on accepter de céder les droits et de voir son œuvre passer à la moulinette. La créativité et le sens artistiques se vendent-ils ? Accepterais-je qu’une œuvre que je me suis cassée le cul à monter, image par image, plan par plan, scène par scène, des heures et des heures de travail effacées par un vulgaire remake, un message qui ne sera plus le mien. Non parce que quand on voit ce qu’ils font de nos comédies, ça fait peur. Je n’ai pas vu « Un indien dans la ville », « 9 mois » ou « Les visiteurs à New York » parce que je pressens l’immonde navet. Pourtant, j’ai bien aimé les versions originales.

Quand Jean-Marie Messier avait annoncé que l’exception culturelle française n’existait plus, on avait crié au scandale mais ne sommes-nous pas en train de la tuer en acceptant de voir nos œuvres ainsi travesties ? La Marche de l’Empereur est un bon concept, des voies magiques (Charles, c’est quand tu veux qu’on se marie), une musique qui dessert parfaitement l’émotion dégagée par ce film. C’est bien la première fois que je suis émue par des histoires de manchot (les pingouins, pas les gens sans bras), j’avoue que j’ai été complètement transportée par le film. Je l’ai visionnée avec mes parents pour le réveillon de Noël, on en a oublié de manger nos toasts au foie gras tellement on était plongés dans l’histoire (« ah non, le gros oiseau, il va manger le bébé ! » « Oh non, il est mort le manchot ! »). Si on vire tout ça, il reste quoi ? Un simple documentaire animalier comme on en voit tous les après-midi sur France 5. Loin de moi l’idée de critiquer ces documentaires mais je trouvais que la Marche de l’Empereur avait un mode de narration tellement particulier qu’il rendait ce film magique. Une fois de plus, Hollywood nous a tuer.

La brouette en rythme

Ici, on parle (très) régulièrement brouette mais pas tellement du « décorum » : dans quelle ambiance faire l’amour ? Bon, très honnêtement, si je n’en parle
pas, c’est que je m’en fous royalement. En pleine lumière ou dans le noir, avec ou sans bougies, sur un lit couvert de pétales de rose ou sur la table de la cuisine (sans miettes, quand même, faut pas déconner).

 

Mardi dernier, je suis allée au sexodrome avec Emma. Bon, je tairai notre frustration devant les deux malheureuses étagères garnies (enfin pas vraiment) de gadgets peu variés. Ah, ça, du gode réaliste, y en avait, de la queue blanche ou noire avec la petite veine bleutée bien représentée mais franchement, je trouve que le seul intérêt d’un gode ou d’un vibro, c’est son côté fun. Si je veux un pénis réaliste, je préfère autant prendre un vrai amant, c’est bien plus sympathique. Bref, au sexodrome, outre les DVD et les pervers qui nous mataient, il y avait un théâtre érotique où des couples se reproduisent en direct « entrée gratuite pour les filles accompagnées ». Et là, dans ce haut lieu de sexe pas vraiment bon marché passait des musiques assez hallucinantes hautement excitantes comme le nouveau générique de la Star Ac ou encore « Toutouyoutou » et, là, effrayée, je demande à Emma s’ils diffusaient la même musique dans
le théâtre érotique. Quelque part, imaginer un couple en train de forniquer sur Véronique et Davina a quelque chose d’hilarant. Non mais franchement, voir monsieur en train d’exécuter une levrette en rythme, n’y a-t-il rien de moins excitant ?

Mais sur quoi faire l’amour ? Il y a quelques mois, Victoire et moi avions pris un délire sur le sujet sur le forum que nous fréquentions, une fille ayant posé la
question : sur quelle musique faire l’amour ? Hum, excellente question ! Il est vrai que certains titres nuisent irrémédiablement à l’ambiance romantique d’une brouette. Non mais imaginons, me voilà dans les bras de Brad en plein préliminaires. Déjà, Brad me quitte quelques instants pour mettre la chaîne, ce qui me pose un problème en soi : non, monsieur, on ne s’arrête pas en si bon chemin. Voilà pourquoi je range mes capotes sous mon lit et pas dans la salle de bain, certes très proche de ma couche. Donc Brad enfile un CD dans la chaîne et voilà que les enceintes crachent un merveilleux : « c’est à boire, à boire, à boire ! ». Bon, là, je pars dans un merveilleux fou rire et c’est terminé pour la
brouette.  

Bon, comme il est peu probable que j’ai l’indécence de sortir avec un gars qui non seulement a l’idée saugrenue de me passer un truc pareil pour la brouette mais qui a l’audace même de posséder ce CD, je ne pense pas me retrouver dans cette situation. Sauf si mon prochain amant lit cet article et a la bonne idée de me faire une blague. Comme si on rigolait avec la brouette, tiens ! Donc mon Brad, il est mignon, il va pas me mettre ça. Mais mettre quoi alors ? Lui cul nu devant sa chaîne, moi à point dans son lit, on va pas passer tous ses CD en
revue ! Mais il faut avouer, ce n’est pas évident à choisir. Il faut quelque chose qui reste dans l’ambiance mais il ne faut pas que ce soit trop rapide (faudrait pas qu’on s’épuise dès le départ) ni trop lent (risque d’endormissement au milieu, quelle honte). Le souci corollaire est de choisir un bon CD. Non parce qu’une brouette qui ne dure qu’une chanson, hum ! Or, le problème d’un CD album, les chansons se suivent et ne se ressemblent pas forcément, on peut passer d’une jolie balade romantique à un rock atrocement bourrin. Je n’ai rien contre le bourrin mais y a des moments où on s’en passe.

La solution consisterait-elle à graver un CD exprès pour l’occasion. Non mais et puis quoi encore ? Et pourquoi pas un programme de la brouette à suivre ? En plus, n’étant pas vraiment naïve, j’aurais compris que Brad n’a pas gravé ce CD exprès pour moi mais qu’il a dû l’utiliser avec ses précédentes conquêtes et, quelque part, c’est un poil vexant de penser que Bradounet me fait l’amour comme il l’a fait avec les autres. Non, non, non !

N’allez pas croire que je sois une anti « musique pendant l’amour » mais je ne calcule pas ce genre de choses. Ce que j’aime dans la brouette, c’est l’imprévu, quelque part, que le coït va arriver sans qu’on sache exactement quand donc pas la peine de tout prévoir à la seconde près. Si la musique est déjà là, je ne la couperai pas. Si nous étions en train de discuter dans le calme, je vais pas allumer la chaîne juste pour l’occasion (et encore moins la radio, ça crachote, ça m’énerve).

Mes premiers coïts se sont pourtant souvent fait en musique, d’après les souvenirs que j’en ai. En fait, avec Pierre le pervers, on était allés boire un verre dans un bar
toulousain et on avait hérité d’un CD démo avec divers titres qu’on a écouté très souvent pendant son séjour et, donc, pendant nos coïts. Je me souviens pas de ce qu’il y avait dessus (je l’ai balancé depuis), y avait juste une chanson dont le refrain était « je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant, je ne sais pas conduire pas même un cerf-volaaaaaaaaaaant ». Avec Guillaume 1er du nom, aussi, nos premiers coïts furent musicaux pour pas trop que les voisins entendent notre coït. Je rappelle que c’est dans ce même immeuble que Gauthier et moi avons entendu en direct la chevauchée sauvage de ma voisine et de son mec donc, forcément…

Mais à part pour cette bête raison pratique, pourquoi écouter de la musique dans ces moments-là ? D’ailleurs, le verbe écouter ne me paraît pas vraiment appropriée puisque pendant la brouette, je suis complètement déconnectée, je n’entends plus rien (enfin, je ne fais pas attention, rappelons que l’amour ne rend pas sourd, juste aveugle), je suis juste branchée sur mon partenaire et je ne fais pas attention au reste. Ainsi, quand on me demande quelles chansons sont faites pour faire l’amour, autant me demander la capitale des îles Samoe occidentale (Pago-Pago, je suis culturée comme fille) : j’en sais rien et au fond, je m’en fous royalement. J’ai tendance à répondre donc des titres qui m’inspirent, sans que je sache pourquoi. Oui, y a des chansons qui me donnent envie de faire l’amour, c’est comme ça. Lesquelles ? Mais comme tu es curieux lecteur ! Disons que ça dépend mais y a des chansons que je verrais bien dans
un film, lors de la scène coquine. Exemple : sous-marin Marion de Jorane. C’est curieux, je sais pas pourquoi cette chanson m’inspire ça, ça commence tout doux et soudain, ça accélère, ça éclate, c’est quelque part assez violent avant que la chanson se termine sur une note plus calme. N’est-ce pas une merveilleuse métaphore de l’acte amoureux ? Préliminaires, la pression
monte, pénétration, ça monte, ça monte, ça explose, orgasme, puis les deux partenaires se laissent aller à un apaisement bien mérité. Autre chanson excitante à mon goût : Femme fatale, d’Emilie Simon. Chanson calme au possible où la douce Emilie susurre le refrain en compagnie d’un monsieur dont je ne connais pas le nom, voix qui me font penser aux ressacs des vagues… Oui, cette chanson me fait penser à l’amour sur la plage. On pourrait aussi citer « Protège-moi » de Placebo, avec le même effet de voix chuchotées.

Mais comme un coït dure rarement 4 minutes 32, je trouve la question de « quelle chanson pour faire l’amour » assez curieuse. Quoi qu’il en soit, si un homme veut un jour brouetter sur Toutouyoutou, je pense sincèrement que je le laisserai se « pignoler » tout seul (expression que m’a apprise Laurent l’obsédé y a quelques temps) et je rentrerai chez moi. Non mais le sexe, ça se fait pas n’importe comment ! Ce n’est pas un exercice de gymnastique et ça ne se prépare pas, de toute façon, ça se fait parce que les deux en ont envie. Avec ou sans musique.

Article écrit en écoutant le nouveau CD d’Emilie Simon. Pour faire l’amour, je sais pas ce qu’il vaut mais pour m’agiter comme une pintade sur ma chaise de bureau, il est nickel.

La musique, oui, la musique !

Ah, l’industrie du disque, en voilà une qui nous prend pour des cons et des vaches à lait. Je sens que je vais me faire allumer suite à la rédaction de cet article mais tant pis,
je l’écris quand même, même pas peur.
 
musique 
Ce que j’aime sur M6, ce sont les mini-émissions comme « lumière sur » ou « s comme son ». Bon, très honnêtement, je n’ai jamais compris la différence entre les deux, peu importe. En général, ces émissions d’un couple de minutes montre un artiste qui chante une daube fantastique et un monsieur le présente d’une voix extatique : « Pingoo le pingouin se donne à fond pour divertir son papa qui s’ennuie sur la banquise » (véridique, y a une chanson comme ça). Dans la même série, nous avons Ilona chais-pu-quoi (« un oiseau, une vache, une chèvre-euh ! »), le mannequin italien dont j’ai oublié le nom qui chante un truc qui fait « je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime… ». Bon, si faire une chanson, c’est répéter 20 fois la même chose, je vous fais un CD en une semaine.
 
Là, je me pose des questions : qui met ces…hum…œuvres en vente ? Qui décide que ce titre est gé-nial et va forcément cartonner ? Des chansons débiles, y en a toujours eu donc je vais pas me lancer dans un « bouh, c’était mieux avant » mais grâce à M6, je découvre ces titres comme les espèces d’extraterrestres tout moches qui chantent un atroce « gna gna gna gna ! » qui me donne envie de mettre de la super glue sur mes boules quiès pour ne plus jamais entendre ça. Et pourtant, les boules quiès, j’ai horreur de ça. Mais le pire, c’est que ça marche du tonnerre !
 
Niveau musique, je suis assez chiante, faut dire ce qui est. En boîte, y a des trucs sur lesquels je refuse de danser sur certains titres tellement je les supporte pas comme le truc des Las Ketchup qui me sort par le nez ou les Bratisla Boys à l’époque. Ouais, c’est super, c’est délire… Non, c’est du n’importe quoi. A côté de ça, y a des pauvres artistes qui font des trucs bien mais qui galèrent comme des malades. J’ai découvert récemment l’envers du décor grâce à mes anciens camarades de promo qui ont un groupe et ont enregistré leur première démo. Franchement, ce qu’ils font, j’adore, je me suis empressée d’acquérir leur galette car les enregistrements en MD lors des concerts dans les bars de Toulouse, c’était très pénible à écouter. Le problème, je crois, c’est qu’il faut tomber au bon moment. Hé oui, la musique, c’est comme tout, c’est un phénomène de mode. En ce moment, j’ai l’impression qu’on exploite à fond le phénomène adulescent (grrrrr, que ce terme m’énerve) avec des titres débilitants, on ressort les vieilles chanteuses de notre enfance qui puent la naphtaline. Oui, lecteur, tu ne le sais pas peut-être mais là, c’est le come-back de Dorothée qui nous ressort « hou la menteuse-euh, elle est amoureuse-euh ! », le tout avec un clip en image de synthèse.
 
En France (mais sans doute ailleurs), aussi, on aime bien les émissions à la Star Ac ou Nouvelle Star, on nous bombarde de jeunes artistes qui dureront… ou pas. Déjà, la Nouvelle Star, je trouve que c’est une émission incroyablement masochiste. D’un côté des candidats qui se ridiculisent pour passer à la télé (après une demi-journée de queue, c’est du travail d’avoir son quart d’heure de gloire), de l’autre un jury qui se dit amateur de musique et qui veut trouver un(e) artiste qui sortira des sentiers battus. Bon, j’avoue que dans ce jury, je connais que Marianne James, moi, qui est une fille que j’adore et qui a un humour terrible, je comprends pas ce qu’elle fout là. Donc de là nous sortira un petit gamin de 17 ans à tout péter qui sera lancé à toute vitesse sur le marché du disque histoire qu’on l’oublie pas entre la fin de l’émission et la sortie de son CD. De là nous sortira soit une nouvelle star, soit un nouveau dépressif, au choix.
 
Tous les jours sortent des dizaines et des dizaines de CD : album, CD deux ou quatre titre, best of… Bref, y en a pour tous les goûts même si certains CD sont plus faciles à trouver que d’autres. Mais je ne suis pas une vache à lait et j’aimerais qu’on arrête de me prendre comme telle. En effet, un CD, c’est en général une dizaine de titres au prix de 20 euros en moyenne. Or de plus en plus, les artistes sortent un album par an avec un voire deux titres audibles, une ou deux reprises et basta.
 
Autre truc qui m’énerve : le best of avec LE titre inédit. Alors, ça, je trouve ça immonde de faire payer 15 à 20 euros pour un titre qui nous manque ! Bon, personnellement, je ne suis pas assez fan d’un artiste pour avoir A TOUT PRIX besoin de ce CD comportant déjà des titres que j’ai par ailleurs, sauf un. Dans la même veine, le CD identique avec trois ou quatre pochettes différentes. La pro de ce genre de marketing, c’est Mylène Farmer : alors nous avons l’album normal, l’édition spéciale, l’édition super rare de la mort qui tue…La couverture noire, la couverture rose, la couverture blanche… Etre fan de cette fille, ça coûte vraiment cher !
 
Alors, maintenant, l’industrie du disque veut nous faire pleurer : bouh, le téléchargement, ça nous étrangle, notre métier va disparaître, au secours ! Bon, avant tout, soyons clair : ce n’est pas tellement la musique qui est menacée par le téléchargement mais plus le cinéma mais voilà un autre débat. Je ne suis pas vraiment une acharnée du téléchargement dans la mesure où j’achète beaucoup plus de CD depuis que j’ai découvert les mp3, au fond. Car quand j’aime un artiste, j’achète ses albums, histoire de l’encourager à en faire d’autres (logique). Grâce au téléchargement, j’ai découvert Jorane, Tori Amos, Fiona Apple, Emilie Simon ou encore Apocalyptica. D’un autre côté, il y a des CD que je suis ravie d’avoir téléchargé car à part le titre phare, il n’y a rien à récupérer. Après tout, dois-je me sentir coupable de ne pas acheter un CD dont un seul titre me plaît ? Ben non.
 
En France, le prix d’un CD normal est aujourd’hui trop élevé. J’avoue que je ne connais pas trop les prix à l’étranger mais je sais que ça me revient moins cher d’acheter mon CD au Canada et de me le faire livrer que d’aller à la FNAC. Bien sûr, ça me désole les artistes qui ont du mal à joindre les deux bouts parce qu’ils font de la musique pas commerciale pour un sous, contrairement à une gamine qui ne sait même pas chanter mais vu la promo, on ne peut que difficilement y échapper. Après, je me demande sincèrement qui achète ces disques mais apparemment, ça marche du tonnerre.
 
Des fois, je me demande comment des gens qui aiment vraiment la musique veulent encore en faire leur métier car il est plus sûr de passer dans une émission « fabrique à chanteurs » et de se faire composer des titres par des gens habitués à pondre des tubes en série. Aujourd’hui, l’audace musicale ne semble plus de mise. Et après, on nous explique que c’est notre faute : on n’achète plus de CD donc les maisons de disque ne prennent plus de risque en produisant des artistes un peu originaux. Un peu facile, non ? Il me semble que certains disques ramènent tellement d’argent qu’ils permettraient de financer un ou deux artiste moins vendeur, non ? Bref, plutôt que de pleurer pour de mauvaises raisons, que les gens soient honnêtes : s’ils préfèrent produire des chanteurs au talent…hum douteux qui font des titres parfaitement formatés pour réussir plutôt que des gens qui font des œuvres plus originales, c’est une question d’argent, mais pas celle qu’ils avancent.

Toutouyoutour !

En ce moment, je suis au chômage donc je regarde la télé donc je me farcis je ne sais combien de pubs et donc, j’ai de quoi vous faire un nouvel article sur les pubs qui m’énervent  ! Et y a du dossier.
 
Oh, cacao ! Cho-chocolat !
Au cas où vous n’auriez pas remarqué, Noël arrive. Et à Noël, certaines pubs passent en boucle et sont particulièrement gonflantes… Hé oui, vous les avez reconnues, je parle des pubs pour les chocolats : la marque Ferrero investit la place. Ferrero c’est Kinder, Ferrero Rocher et Mon chéri. Ses pubs ont toujours été nulles avec des post-synchro proprement
caastrophiques, des acteurs qui n’auraient pas fait tâche dans les pires navets d’AB Production… et un scénario haletant. Souvenez-vous des soirées de l’ambassadeur, avec sa pyramide de Ferrero Rocher et son suspense insoutenable : la couillasse qui prend un chocolat bien au milieu de pile va-t-elle la faire s’effondrer ? Et surtout, cette question dont on n’a jamais eu la réponse : comment se faisait-il que la pile était toujours entière alors que tout le monde s’était servi ? Je sais pas si vous avez remarqué mais au moins trois personnes ont pris le rocher du dessus…
Et que dire des Mon chéri avec cette scène hautement érotique :
« Oh non, y a plus de mon chéri, j’en avais tellement envie !
– Ah bon ? Envie d’un chocolat croquant qui cache une délicate cerise qui fond dans la bouche (ou je sais plus quoi ?)
– Oh, tu es un monstre ? [il lui donne un mon chéri] Mmmmmm, tu es un amour ! »
Mais les plus forts, les plus beaux, les plus dramatiquement nuls, ce sont les Kinder, qu’ils soient délice, bueno, surprise ou les œufs, les kinder pingoui et tout ça. Ce qui est fantastique, dans ces pubs, c’est l’accent mis sur la grande quantité de lait qu’il y a dedans : donner du Kinder à vos enfants, y a rien de mieux pour eux. Bon, on oublie un peu de dire
qu’il n’y a pas plus gras. C’est comme le Nutella : super, ça donne de l’énergie aux enfants mais aussi de la surcharge pondérale. La seule pub Kinder qui est sympa, c’est celle « nous sommes tous de grands enfants » surtout lors de la première version où ils avaient mis une musique d’Emilie Simon que j’adore. Par contre, la dernière est nase : c’est une parodie ratée de Toy Story (film d’animation génial). N’empêche que si je devais consommer en fonction des pubs, je ne mangerais jamais de Kinder… et ça ne serait pas plus mal !
 
Filez-nous vos sous, on les utilise pour faire de la pub
Sinon, pubs qui m’énervent et Gauthier vous dira que je ne suis pas la seule : les pubs CIC, vous savez, celle où le directeur du CIC débarque chez ses voisins avec ses dents blanches et son air de débile profond dans la « banque d’en face » et se fout systématiquement de leur gueule. Je trouve ça vraiment odieux et ça ne me donne pas envie, mais alors pas envie du tout d’aller au CIC, genre : on prend les gens pour des abrutis. En plus, la petite musique produite par un saxo bontempi, et bien, elle me crispe. Et que dire des pubs MAAF qui sacrifient sur l’autel du capitalisme l’émission qui a bercé notre jeunesse et nous fait encore mourir de rire : Palace. D’une part, les pubs sont nulles, l’humour est absent, d’autre part, ça m’énerve quand ils hurlent « c’est la MAAF !! » Ça va, je ne suis pas sourde, merci. Et que dire des pubs MMA avec des pseudos célébrités entassées dans une mini… Ca fait très bourgeoise salope (cf Axelle Laffont, pour ceux qui n’ont pas compris la référence). Bon, par exemple, nous avons Mme de Fontenay et une Miss France, la seule qui n’a jamais fait de télé. Ben oui, les autres, elles ont fait actrices, mannequins, présentatrices d’une émission de foot et Mme de Fontenay a dit que c’était vulgaire. Donc la dame au chapeau a pris la seule qui n’a pas transformé l’essai pour faire cette pub, celle qui disait : « moi, je suis une avocate, je me rabaisserai pas à faire la potiche ». Tout ça mis bout à bout, on en conclue donc que jouer dans un pub MMA n’est pas vulgaire et qu’on n’y a pas un rôle de potiche… Donc ces dames sont de sacrées hypocrites ! Quoi qu’il en soit, on retrouve un peu le même principe que la MAAF : des petites scénettes à deux personnages qui sont censées nous faire rire… Mais je dois avoir un humour très particulier parce que ça ne me fait même pas sourire. Par contre, ça me crispe.
 
Pour en revenir aux banques, la palme, actuellement, c’est le Crédit Agricole avec les gens qui chantent de vieilles chansons « ça s’en va et ça revient ! » ou « faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins… ». Bon, il faudrait dire au Crédit Agricole que « conseiller financier » n’est pas synonyme de « moche, puceau et mal habillé ». Dire qu’avant,on avait droit à Francis Huster et Virginie Lemoine qui jouaient un couple que tout le monde veut avoir dans son entourage. Moi, c’est vrai qu’un couple qui me répond « placement » ou « assurance invalidité » quand je leur raconte que je suis allée chez le coiffeur, franchement, ça me fait trop plaisir de les inviter ! Non parce qu’ils ne vivaient vraiment que pour ça, on les voyait à un moment chez eux, Francis Huster lisant tranquillement son journal pendant que sa femme faisait la cuisine (et elles ont rien dit les chiennes de garde, là ?), ils ne parlaient pas, ils écoutaient leur répondeur où leurs potes les remercient pour le super placement de la mort qui tue. Ils se couchent et enfin, ils parlent… du placement de la mort qui tue. Je suis sûre que quand ils baisent, au moment de l’orgasme, ils doivent hurler : « oh oui, placement à 4, 25% !! ». Finalement, je sais pas ce qui est le pire. Sinon, le crédit Lyonnais fait fort, aussi, avec sa dépressive qui essaie de faire une voix sexy et marrante : « Julie est en train de se ruiner parce qu’elle ne le sait pas mais elle va réussir son examen ». Bon, là encore, cette pub fait fort : je me demande comment cette étudiante peut avoir son bac, vu ce qu’elle a l’air idiote, surtout quand elle répond : « oui, je suis passée au Crédit Lyonnais » quand le monsieur demande : « vous avez pensé à tout ? » où je ne sais quoi. L’examinateur a une tronche épouvantable, on sent le mec en pleine dépression avec son pull à col roulé jaune moutarde. Mais le pire, le pire : c’est qu’ils passent leur bac au milieu d’un garage souterrain ! Si, regardez bien : ces gros tuyaux gris, ses parpaings de la même couleur : ils sont dans un garage, c’est limite si on ne perçoit pas l’odeur d’essence. Quant au Crédit Mutuel avec son « la !!!!! » beuglé par un 3 de QI, no comment. Quand on sait qu’on leur paie nos agios à ces gens-là, ça fait plaisir.
 
Allo ? Allo ?
Mais le pire du pire en matière de pub, c’est tout ce qui concerne le téléphone. Avant, il y avait déjà les gonflants : « 6 16 17 ! » ou « 8 12 12 ! ». Vous savez, ces petits jingle à la con qui nous restent en tête toute la journée. Vous savez, ces numéros surtaxés où vous devez envoyer 30 SMS pour savoir si Pedro et vous avez des chances de sortir ensemble ou si vous êtes trop grosse (ou trop maigre). Sauf que pour ça, il existe des façons gratuites de le calculer, je vous les donnerai si vous êtes sages (5 euros le conseil). Puis y a les chats « hot ». Y a une pub qui passe tard sur AB1 qui me fait rire : « Salut, moi, c’est Nicki. Tu veux me parler ? Moi, j’en ai très envie, envoie Nicki au 6 16 17 (suis pas sûre du numéro, testez pas !)… » Bon, alors, si y a un crétin qui envoie un SMS en pensant vraiment tomber sur une Nicki, veuillez le pendre.
 
Ces pubs-là se sont un peu calmées mais elles ont été remplacées par les ignobles « 118… ». Alors, là, on atteint des sommets de nullité, et ceci 20 fois par jour ! Bon, il y a le 118 008 qui a fait une pub marrante avec un monsieur tout nu. Leur jingle est quand même agaçant. Mais le comble, la pub qui me donne envie de jeter ma télé par la fenêtre et
dont le jingle me reste dans la tête, c’est le « 118 218, touyoutouyoutouyoutoutoutouyoutour ! ». Mais quel est l’abruti qui a eu cette idée ? C’est énervant au possible ! Cette pub est totalement nulle, les deux pauvres gars qui courent sur leur bus ont vraiment une gueule de con…. Y en a un, on dirait l’enfant qu’aurait eu Akhenaton (le rappeur, pas le Pharaon) avec un caniche ! Non et puis c’est quoi ces mouvements qu’ils font ? Même moi qui ne suis pas précisément la reine de la gym, je fais mieux ! Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi ils ont mis une Suédoise décérébrée pour dire dans sa langue : « Ah, c’est carrément fastoche ! ». Je ne veux pas présumer mais je crois pas qu’en Suède,
le 118 218 marche. Et que foutent Véronique et Davina au milieu de la foule ? Ok, c’est leur musique et elles n’ont plus grand chose à faire de leur journée mais quand même ! Et puis leur Arc de Triomphe, il est un peu bizarrement placé, à la fin, entre deux immeubles comme ça… Enfin, je le jure, je n’appellerai jamais le 118 218. De toute façon, quand je veux une adresse ou un numéro, je vais voir sur le net. Pour l’histoire, l’autre soir, je sors du métro à la Défense et devant la station, il y avait les monsieurs 118-218 et, je vous jure que c’est vrai, des mecs en costard cravate faisaient la queue pour récupérer leur marcel 118-218. Mais quelle bande de nases !
 
Tant qu’on est dans le téléphone, parlons d’une pub totalement hallucinante quand on y pense : Alice. Je vous invite à lire la planche de Ced sur le sujet, un bon fou rire en perspective. Bon, déjà, y a un effort par rapport à la première pub : une musique totalement pourrie, un jeune homme à l’air de gagnant, encore, voit plein de femmes dans sa vie car ce sont les femmes qui changent nos vies, dont Alice. Ils  nous ont pris une blondasse à robe rouge, j’ai pas bien compris pourquoi mais peu importe. Retour à aujourd’hui avec « Alice », toujours notre blonde en rouge qui rend tout transparent sur la musique géniale de KT Tunstall. Sauf que si on écoute les paroles : « But I said no (no, no, no, no) you’re not the one for me », ce qui peut se traduire par : « Mais j’ai dit non (non, non, non, non) tu n’es pas celui (ou celle) qu’il me faut. » Alors, certes, cette chanson est très entraînante mais ils sont cons ou quoi chez Alice ? Illustrer leur pub par « tu n’es pas celui qu’il me faut », c’est quand même merveilleux ! Et que dire de la dernière version ? La nana, elle monte dans sa voiture avec sa copine qui examine sa facture : « je suis sûre qu’il y a un truc ! » Donc elle étudie ça de près et Alice arrive et efface la facture. Officiellement : « avec Alice, tout est transparent », mais pour moi, ça fait plus le serpent dans le livre de la jungle : « ayez confiance… ». Paye et regarde pas le détail de ta facture, s’il te plaît !
 
Par contre, je suis déçue : depuis quelques années, la loi française autorise la comparaison dans les pubs et, jusqu’à présent, seuls les opérateurs téléphoniques se sont permis de le faire. Je me souviens d’une pub américaine pour un shampoing, monstrueuse : la nana, avec ses beaux cheveux disaient : « Vous savez pourquoi j’ai de beaux
cheveux ? Ce n’est pas parce que je me lave avec le shampoing, A, B, C ou D. Non, moi, j’utilise le shampoing E ! ». Et on voyait les bouteilles des shampoings A, B, C et D quand elle disait ça, superbe ! En France, on reste conventionnel, on n’attaque pas le concurrent (même si on en pense pas moins) donc on subit des pubs tristes et nulles qui donnent envie de ne surtout pas consommer. Et puis je sais pas comment ils se démerdent les publicitaires français, ils trouvent toujours des musiques bien agaçantes qui vous restent en tête toute la journée. Car : « efficace et pas chère, c’est la MAAF que je préfère, c’est la MAAF !! »