Meetic n’est pas une fatalité

Par Lucas

C’est marrant comme on en arrive à penser à Meetic… Un peu comme un dernier recours.
On se jure pendant des années ne jamais passer le pas. On s’en veut presque d’y avoir pensé. Parce que non, franchement, ya les amies des copains, les jolies demoiselles dans le RER, les jolies libraires dans la ville, les milanaises égarées, les marketeuses timides… Ca va, ca vient comme dirait Merlot (reprise de Bobby Lapointe).
Et puis un jour, carrément honteux on se dit : pourquoi pas après tout, je vais y aller sans complexes. Un peu comme une promesse…
Mais les autres sites l’étaient aussi un peu…

 Il y a eu PCC avec un prétexte culturel. Trouver une nana via les points communs… Bon, pourquoi pas…
Même sans points communs, les gouts de l’autre sont la marque de sa culture et de ses exigences, de son regard sur la vie et de ses envies. Bilan : Une nana rencontrée, emballée, puis 3 semaines de navigation aérienne avec des escales chez elle, de ci de là, et un largage final sans parachute : au revoir Lucaaaaas.

Il y a eu Adopte Un Mec  plus récemment, là où tous les mecs étaient chosifiés et n’avaient pas leur mot à dire. Un sacré coup à la fierté masculine, même en prenant ça au 2d degré. Mais voila… D’un coté, je n’étais pas assez beau gosse pour les nanas intéressantes (trop rares d’ailleurs), de l’autre les donzelles étaient insignifiantes, baignant dans le arènebi, Marc Musso et les lol.
Bilan : une demoiselle intéressante sans lendemain. Et des tas de profils de nanas uniformes, désespérantes de bêtise et de stérilité. That’s all folks.

Alors quand on est lassé de ces vagabondages, que faire ?
Je ne vais quand même pas sombrer dans la même vie que David Duchovny dans Californication ?
Comment sortir de ce quotidien nébuleux ? Oh tiens quess que je vois là bas. Ah bah oui, c’est la vraie vie !!

La vraie vie est plus attirante que jamais.

Mon ami Victor a trouvé sa compagne sur Meetic mais il bossait comme un fou toute la journée et il ne lui restait que le soir pour avoir un lien social. Quand on est crevé par sa journée de boulot, on a pas envie de sortir, qu’on soit le chercheur ou la pépite. D’où Meetic.
Perso j’ai le temps : j’ai la « chance » de chercher un emploi. Donc j’ai de quoi m’organiser pour prendre le temps d’envoyer mes demandes (Lucas le seul mec qui envoie ces LM & CV à 5h00 du mat’…) et aller dans des endroits adéquats par la suite.

« Je crois que mon lieu de rendez vous sera cette table en terrasse,
Café, croissant stylo papier, ca y est tout est en place (…)
Je vois passer une charmante dans un joli p’tit tailleur,
Elle me regarde comme on regarde un beau p’tit chômeur. »


Sauf qu’aux heures ouvertes tout le monde est au boulot.
Donc revenons aux heures classiques ; de 5à7, happy hours, voire de 9à12. Sortir pour rencontrer de nouvelles têtes, sourire à une inconnue qui passe, n’en garder aucune trace sinon celle du plaisir, en espérant qu’elle va rendre ce sourire sans y voir une sournoiserie. Interpeller une jolie demoiselle dans un bar, après un jeu de regards ou interpeller une nana et passer pour un
gros dragueur de merde qui va se prendre une bonne répartie dans sa face. Observer l’environnement comme un requin masqué ou un ingénu souriant : la verité est ailleurs…

Il faudrait peut-etre que je reprenne la série de Nina « Où trouver l’homme ? » et l’appliquer aux femmes.
Série qui aboutit à chaque épisode à un épilogue funeste. Heureusement que c’est une fiction… Même si la question demeure « Où ? »

En journée c’est donc mort, les gens travaillent.
« T’as pas fait un SWOT, Lucas ! Ceci est une Opportunité ! » dira le lecteur-requin, tu peux donc séduire des nanas sur leur lieu de travail, ces nanas qui bossent, elles. Oui je sais bien, d’ailleurs il faut que je vous publie un de ces jours les quelques épisodes de « Comment j’ai dragué ma libraire ».
Pffff, on tourne en rond dans cette affaire…

Day in, Day out

Donc j’étais prompt à passer le pas, à choisir la facilité et aller sur Meetic.
Mon budget serré m’en a empêché et m’a rendu plus prudent. Je m’en félicite ! Explications…

Chômeur, jeune diplômé, sans indemnités (il manquerait plus que ça, hors de question que je sois un boulet pour la société), je vis donc avec 500 € par mois. Je n’ai toujours pas digéré la remarque faite par une copine, avocate ds un gros cabinet Place Vendôme et qui m’a dit il y a 15 jours que j’étais habillé comme un sac. Bah oui Anastasie, mais ce sont des fringues que je traine depuis 5 ans voire plus. Pas de sous. Et entre internet, les impôts à provisionner (CSG, Taxes foncières, taxes locales, etc), EDF, les courses au Franprix, les charges de co-propriété, eh bah changer mes fringues c’est même pas pensable.

Comme je n’avais pas encore trop envie et pas le fric pour passer à Meetic, j’ai voulu créer mon propre bachelor, il y a deux mois, la saison 2 deSingulier Pluriel, mais cette année j’ai fait un bide monumental. Seulement une candidate s’est manifestée contre douze l’an dernier.

Vous me direz « mais sors ! rencontre du monde ! » Oui mais où ?
La seule solution que j’ai trouvé à ce désert affectif c’est de me plonger ds la recherche de boulot, synonyme de retour à la socialisation.
Sur le lieu de travail (Sarah Briot ripwizente) ou le samedi soir grâce à l’argent gagné. Mais le boulot tarde, Madame AFEC a beau me presser…

Face à ce desert social, j’ai donc repensé à faire rentrer Meetic chez moi, ne serait ce qu’un mois, quitte à faire un régime pasta.
Entre Le Monde.fr et Cadremploi.
Une fenêtre de rêve.
Cette promesse du crépuscule, le soir venu, quand des millions de célibataires se connectent sur leurs PC pour checker leur mails, pour lire quelques vies de merde, pour aller voir la vie de leurs amis sur Facebook et se sentir moins seul avec la lune dehors qui sourit.

Mais une simple promenade sur les forums et les topics dédiés à Meetic vous en dégoute pour de bon.
– Profils fake ou scam (africains ou des pays de l’est),
– Profils fake menés par Meetic pour solliciter le jeune naïf juste avant la fin de son abonnement,
– Tacite reconduction de l’abonnement à moins d’appeler un numéro surtaxé afin de mettre fin à cette arnaque,
– Abonnement qui, tout comme chez PCC, ne permet de parler qu’aux femmes qui sont abonnées à moins de… prendre l’option premium (payante…) qui permet elle de toucher tout le monde. ARGH !
Plus que l’arnaque, c’est le fait qu’on veuille me prendre pour un con qui m’exaspère.
Bref…

 On fait le bilan calmement…

Cet article n’est pas une invitation à sangloter.
J’ai vraiment envie de croire que je ne suis pas le seul dans une telle mouise sentimentale et humaine.
J’ai vraiment envie de croire que d’autres bonhommes célibataires promènent leur solitude derrière un sourire de façade mais, surtout, qu’il en est qui agissent. Je vais être égoiste mais tant pis pour les autres : quite à enfoncer le clou du cliché du « mec dragueur », je vais agir IRL. Histoire que les nanas aient la confirmation que les mecs qui draguent sont des reulous. Je me connais, même ds le jeu des regards et des sourires, j’ai la délicatesse de Mike Tyson… Alors ça va être funky d’aborder une jolie donzelle, comme ça à brule pourpoint au sortir de la médiathèque…

Et sinon, désolé pour cet article-intermède-catharsis, j’en avais peut-être besoin pour rebondir. Vos témoignage ou enfonçages, peu importe, sont les bienvenus et seront dans tous les cas pertinents. Perso, je pars m’installer à la terrasse d’un café… avec un bouquin.

Le mal français

Je suis toujours un peu agacée quand on catalogue les gens par nationalité genre « les Italiens sont dragueurs, les Portugaises poilues »… Clichés, clichés !
Pourtant, s’il y a bien un trait caractéristique en France, c’est bien celui-ci : nous sommes râleurs.

raleur+asterix

Lundi dernier, premier jour de job, je déjeune avec diverses personnes dont Pierre-Cecil qui raconte son voyage à New York. A un moment, il explique : « là-bas, c’est très différent d’ici, les gens ne râlent jamais. Eux, ils sont limite dans l’excès inverse. » Témoignage corroboré par mon cousin qui a vécu à Londres il y a quelques années : « Tu vois, les gens, tu les reconnais facilement dans la rue. Les gens qui marchent en groupe, ce sont des Japonais ou des Américains. Ceux qui parlent fort, ce sont les Italiens. Ceux qui râlent, les Français. » Je me suis retrouvée l’autre jour dans un métro plein d’Italiens et je confirme : ils ne parlent pas, ils hurlent.

 

C’est vrai que, globalement, en France, j’ai l’impression que rien ne va jamais. Vous voulez qu’on fasse ça ? Non. Et ça ? Non plus. Alors ça ? Toujours pas. Nous sommes paradoxaux : on ne veut pas de changement mais on ne veut plus du système en place. Heu… C’est dans ces moments précis que je m’étonne qu’il n’y ait pas plus d’internement d’hommes politiques en France ! Bon, je dis ça mais je suis pas la dernière à râler. En ce moment, je joue tous les jours un drame classique : « Nina contre l’administration ». Oui car je suis joueuse, j’essaie de joindre la mairie de Ville A et surtout un élu. Si la mairie répond toujours, le secrétariat de M. Elu ne répond quasiment jamais. C’est pas compliqué, en 15 jours, j’ai réussi à les avoir une fois. Donc je râle : « c’est quoi ces feignasses qui bossent pas ? ». De la même façon, pour faire un reportage sur la sécurité dans Ville A, j’ai besoin d’interroger des membres de la police municipale. Et bien figurez-vous que ça ne se passe pas comme ça, je dois demander une autorisation à la direction de la sécurité publique qui transmet ma demande à la Préfecture qui transmet ma demande à la police municipale. Avec, à chaque fois, une étude de ma demande. J’ai envoyé le fax mercredi. Jeudi, j’appelle : « vous l’avez reçu ?

– Heu…
– Non mais c’est important.
– Votre demande est urgente ?

– Oui, je dois impérativement faire cette interview la semaine prochaine.

– … Mais vous ne l’aurez jamais à temps, l’autorisation !

– … »

Bordel, c’est pas comme si je bossais pour un grand journal ! C’est pour un site interne, il y aura environ qu’un demi-millier de lecteurs !

 

Je râle quand je vais à la Poste : 20 minutes de queue pour retirer un colis, j’ai pas que ça à faire. Je râle contre la SNCF qui a oublié de dire sur son numéro surtaxé que son train était annulé. Je râle contre les gens qui n’avancent pas dans la rue, les couillasses qui cherchent leur ticket de métro juste devant le portique, empêchant les autres de passer, ceux qui mettent deux heures à payer au supermarché parce qu’il trouve pas une pièce de 2 cts, contre les caissières qui me jettent les provisions à la gueule pour que je range plus vite et que je me casse…Je deviens misanthrope, « l’autre », en tant qu’individu qui nuit à ma tranquillité, m’énerve au possible. Surtout les musiciens du dimanche qui envahissent le RER. J’aime la musique, c’est pas le souci. Je l’aime tellement que je me balade avec mon lecteur MP3 mais quand une fausse blonde vient chanter des chansons bizarres en espagnol, j’ai du mal à entendre (en plus, j’ai croisé deux nanas chantant exactement les mêmes chansons avec la même voix, faudrait pas se foutre de ma gueule non plus).

 

Pourtant, je ne suis pas une harpie. Râler, c’est français, on considère tout comme un dû. C’est normal que mon train soit à l’heure, que je sois peinarde dans le RER, que la mairie me réponde jusqu’à au moins 18h, je paye pour tout ça (enfin, non, je paie pas encore d’impôts, moi).

 

Sauf que râler, ça bouffe de l’énergie. S’enthousiasmer aussi, me répondras-tu, lecteur facétieux, mais quand on s’enthousiasme, on est heureux, on sourit, on s’exalte… Quand on râle, on s’aigrit et ça finit par faire mal à l’estomac. Bon, alors, en mon âme et conscience, je me dis : « prends exemple sur les Américains, ma fille. » Mais point trop n’en faut quand même, si je m’extasie sur tout, on va finir par trouver ça suspect. Non, gardons mes enthousiasmes pour des choses qui en valent la peine. Mais faut que j’arrête de râler. Mon train est en retard ? Ben, ça me laisse du temps pour fumer une clope de plus. Mon bus n’arrive pas et je vais arriver en retard au travail ? A Paris, c’est fréquent, personne ne me reprochera mes dix minutes de retard. La mairie refuse de me laisser communiquer avec M. Elu. Bon, là, par contre, ça m’emmerde parce que je peux pas faire mon boulot correctement. Mais personne ne me reproche de ne pas faire cet article… Alors zen. De toute façon, m’en fous, je rappellerai !

 

Bref, si c’était une résolution de vie, ça ? Ne plus râler, arrêter de ne voir que le côté sombre des choses et être un peu plus positive ? Bon, c’est vrai qu’il y a des choses exaspérantes mais ce n’est pas pire qu’ailleurs, je crois. Après tout, dans les autres pays, les gens semblent prendre ces petits désagréments de la vie avec fatalisme. Pourquoi les Anglais, les Allemands ou les Américains subissent ces petits soucis sans râler alors que nous en sommes incapables ? La nationalité ne change pas l’homme, s’ils ont cette ressource, nous l’avons aussi, faut juste la retrouver. Bon, promis, la prochaine fois que mon train est à la bourre, je ne lâcherai pas un « fais chier ! », je me contenterai de me plonger dans mon bouquin, en espérant que Kenya va arrêter de miauler.

 

Plutôt que de dénoncer les entreprises qui nuisent à ma bonne humeur, pourquoi ne pas les prendre de haut ? Je suis au-dessus de toutes ces considérations matérielles, le retard n’est rien. Qu’est-ce que dix minutes dans l’éternité ? E puis ce n’est qu’une donnée subjective : si ma montre avait dix minutes de retard, j’arriverais à l’heure selon ma montre. Et puis surtout, j’utilise ce retard pour cogiter. Donc si cet article vous a paru chiant, prenez-vous en à la RATP ou la SNCF, c’est leur faute !

 

Toutouyoutour !

En ce moment, je suis au chômage donc je regarde la télé donc je me farcis je ne sais combien de pubs et donc, j’ai de quoi vous faire un nouvel article sur les pubs qui m’énervent  ! Et y a du dossier.
 
Oh, cacao ! Cho-chocolat !
Au cas où vous n’auriez pas remarqué, Noël arrive. Et à Noël, certaines pubs passent en boucle et sont particulièrement gonflantes… Hé oui, vous les avez reconnues, je parle des pubs pour les chocolats : la marque Ferrero investit la place. Ferrero c’est Kinder, Ferrero Rocher et Mon chéri. Ses pubs ont toujours été nulles avec des post-synchro proprement
caastrophiques, des acteurs qui n’auraient pas fait tâche dans les pires navets d’AB Production… et un scénario haletant. Souvenez-vous des soirées de l’ambassadeur, avec sa pyramide de Ferrero Rocher et son suspense insoutenable : la couillasse qui prend un chocolat bien au milieu de pile va-t-elle la faire s’effondrer ? Et surtout, cette question dont on n’a jamais eu la réponse : comment se faisait-il que la pile était toujours entière alors que tout le monde s’était servi ? Je sais pas si vous avez remarqué mais au moins trois personnes ont pris le rocher du dessus…
Et que dire des Mon chéri avec cette scène hautement érotique :
« Oh non, y a plus de mon chéri, j’en avais tellement envie !
– Ah bon ? Envie d’un chocolat croquant qui cache une délicate cerise qui fond dans la bouche (ou je sais plus quoi ?)
– Oh, tu es un monstre ? [il lui donne un mon chéri] Mmmmmm, tu es un amour ! »
Mais les plus forts, les plus beaux, les plus dramatiquement nuls, ce sont les Kinder, qu’ils soient délice, bueno, surprise ou les œufs, les kinder pingoui et tout ça. Ce qui est fantastique, dans ces pubs, c’est l’accent mis sur la grande quantité de lait qu’il y a dedans : donner du Kinder à vos enfants, y a rien de mieux pour eux. Bon, on oublie un peu de dire
qu’il n’y a pas plus gras. C’est comme le Nutella : super, ça donne de l’énergie aux enfants mais aussi de la surcharge pondérale. La seule pub Kinder qui est sympa, c’est celle « nous sommes tous de grands enfants » surtout lors de la première version où ils avaient mis une musique d’Emilie Simon que j’adore. Par contre, la dernière est nase : c’est une parodie ratée de Toy Story (film d’animation génial). N’empêche que si je devais consommer en fonction des pubs, je ne mangerais jamais de Kinder… et ça ne serait pas plus mal !
 
Filez-nous vos sous, on les utilise pour faire de la pub
Sinon, pubs qui m’énervent et Gauthier vous dira que je ne suis pas la seule : les pubs CIC, vous savez, celle où le directeur du CIC débarque chez ses voisins avec ses dents blanches et son air de débile profond dans la « banque d’en face » et se fout systématiquement de leur gueule. Je trouve ça vraiment odieux et ça ne me donne pas envie, mais alors pas envie du tout d’aller au CIC, genre : on prend les gens pour des abrutis. En plus, la petite musique produite par un saxo bontempi, et bien, elle me crispe. Et que dire des pubs MAAF qui sacrifient sur l’autel du capitalisme l’émission qui a bercé notre jeunesse et nous fait encore mourir de rire : Palace. D’une part, les pubs sont nulles, l’humour est absent, d’autre part, ça m’énerve quand ils hurlent « c’est la MAAF !! » Ça va, je ne suis pas sourde, merci. Et que dire des pubs MMA avec des pseudos célébrités entassées dans une mini… Ca fait très bourgeoise salope (cf Axelle Laffont, pour ceux qui n’ont pas compris la référence). Bon, par exemple, nous avons Mme de Fontenay et une Miss France, la seule qui n’a jamais fait de télé. Ben oui, les autres, elles ont fait actrices, mannequins, présentatrices d’une émission de foot et Mme de Fontenay a dit que c’était vulgaire. Donc la dame au chapeau a pris la seule qui n’a pas transformé l’essai pour faire cette pub, celle qui disait : « moi, je suis une avocate, je me rabaisserai pas à faire la potiche ». Tout ça mis bout à bout, on en conclue donc que jouer dans un pub MMA n’est pas vulgaire et qu’on n’y a pas un rôle de potiche… Donc ces dames sont de sacrées hypocrites ! Quoi qu’il en soit, on retrouve un peu le même principe que la MAAF : des petites scénettes à deux personnages qui sont censées nous faire rire… Mais je dois avoir un humour très particulier parce que ça ne me fait même pas sourire. Par contre, ça me crispe.
 
Pour en revenir aux banques, la palme, actuellement, c’est le Crédit Agricole avec les gens qui chantent de vieilles chansons « ça s’en va et ça revient ! » ou « faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins… ». Bon, il faudrait dire au Crédit Agricole que « conseiller financier » n’est pas synonyme de « moche, puceau et mal habillé ». Dire qu’avant,on avait droit à Francis Huster et Virginie Lemoine qui jouaient un couple que tout le monde veut avoir dans son entourage. Moi, c’est vrai qu’un couple qui me répond « placement » ou « assurance invalidité » quand je leur raconte que je suis allée chez le coiffeur, franchement, ça me fait trop plaisir de les inviter ! Non parce qu’ils ne vivaient vraiment que pour ça, on les voyait à un moment chez eux, Francis Huster lisant tranquillement son journal pendant que sa femme faisait la cuisine (et elles ont rien dit les chiennes de garde, là ?), ils ne parlaient pas, ils écoutaient leur répondeur où leurs potes les remercient pour le super placement de la mort qui tue. Ils se couchent et enfin, ils parlent… du placement de la mort qui tue. Je suis sûre que quand ils baisent, au moment de l’orgasme, ils doivent hurler : « oh oui, placement à 4, 25% !! ». Finalement, je sais pas ce qui est le pire. Sinon, le crédit Lyonnais fait fort, aussi, avec sa dépressive qui essaie de faire une voix sexy et marrante : « Julie est en train de se ruiner parce qu’elle ne le sait pas mais elle va réussir son examen ». Bon, là encore, cette pub fait fort : je me demande comment cette étudiante peut avoir son bac, vu ce qu’elle a l’air idiote, surtout quand elle répond : « oui, je suis passée au Crédit Lyonnais » quand le monsieur demande : « vous avez pensé à tout ? » où je ne sais quoi. L’examinateur a une tronche épouvantable, on sent le mec en pleine dépression avec son pull à col roulé jaune moutarde. Mais le pire, le pire : c’est qu’ils passent leur bac au milieu d’un garage souterrain ! Si, regardez bien : ces gros tuyaux gris, ses parpaings de la même couleur : ils sont dans un garage, c’est limite si on ne perçoit pas l’odeur d’essence. Quant au Crédit Mutuel avec son « la !!!!! » beuglé par un 3 de QI, no comment. Quand on sait qu’on leur paie nos agios à ces gens-là, ça fait plaisir.
 
Allo ? Allo ?
Mais le pire du pire en matière de pub, c’est tout ce qui concerne le téléphone. Avant, il y avait déjà les gonflants : « 6 16 17 ! » ou « 8 12 12 ! ». Vous savez, ces petits jingle à la con qui nous restent en tête toute la journée. Vous savez, ces numéros surtaxés où vous devez envoyer 30 SMS pour savoir si Pedro et vous avez des chances de sortir ensemble ou si vous êtes trop grosse (ou trop maigre). Sauf que pour ça, il existe des façons gratuites de le calculer, je vous les donnerai si vous êtes sages (5 euros le conseil). Puis y a les chats « hot ». Y a une pub qui passe tard sur AB1 qui me fait rire : « Salut, moi, c’est Nicki. Tu veux me parler ? Moi, j’en ai très envie, envoie Nicki au 6 16 17 (suis pas sûre du numéro, testez pas !)… » Bon, alors, si y a un crétin qui envoie un SMS en pensant vraiment tomber sur une Nicki, veuillez le pendre.
 
Ces pubs-là se sont un peu calmées mais elles ont été remplacées par les ignobles « 118… ». Alors, là, on atteint des sommets de nullité, et ceci 20 fois par jour ! Bon, il y a le 118 008 qui a fait une pub marrante avec un monsieur tout nu. Leur jingle est quand même agaçant. Mais le comble, la pub qui me donne envie de jeter ma télé par la fenêtre et
dont le jingle me reste dans la tête, c’est le « 118 218, touyoutouyoutouyoutoutoutouyoutour ! ». Mais quel est l’abruti qui a eu cette idée ? C’est énervant au possible ! Cette pub est totalement nulle, les deux pauvres gars qui courent sur leur bus ont vraiment une gueule de con…. Y en a un, on dirait l’enfant qu’aurait eu Akhenaton (le rappeur, pas le Pharaon) avec un caniche ! Non et puis c’est quoi ces mouvements qu’ils font ? Même moi qui ne suis pas précisément la reine de la gym, je fais mieux ! Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi ils ont mis une Suédoise décérébrée pour dire dans sa langue : « Ah, c’est carrément fastoche ! ». Je ne veux pas présumer mais je crois pas qu’en Suède,
le 118 218 marche. Et que foutent Véronique et Davina au milieu de la foule ? Ok, c’est leur musique et elles n’ont plus grand chose à faire de leur journée mais quand même ! Et puis leur Arc de Triomphe, il est un peu bizarrement placé, à la fin, entre deux immeubles comme ça… Enfin, je le jure, je n’appellerai jamais le 118 218. De toute façon, quand je veux une adresse ou un numéro, je vais voir sur le net. Pour l’histoire, l’autre soir, je sors du métro à la Défense et devant la station, il y avait les monsieurs 118-218 et, je vous jure que c’est vrai, des mecs en costard cravate faisaient la queue pour récupérer leur marcel 118-218. Mais quelle bande de nases !
 
Tant qu’on est dans le téléphone, parlons d’une pub totalement hallucinante quand on y pense : Alice. Je vous invite à lire la planche de Ced sur le sujet, un bon fou rire en perspective. Bon, déjà, y a un effort par rapport à la première pub : une musique totalement pourrie, un jeune homme à l’air de gagnant, encore, voit plein de femmes dans sa vie car ce sont les femmes qui changent nos vies, dont Alice. Ils  nous ont pris une blondasse à robe rouge, j’ai pas bien compris pourquoi mais peu importe. Retour à aujourd’hui avec « Alice », toujours notre blonde en rouge qui rend tout transparent sur la musique géniale de KT Tunstall. Sauf que si on écoute les paroles : « But I said no (no, no, no, no) you’re not the one for me », ce qui peut se traduire par : « Mais j’ai dit non (non, non, non, non) tu n’es pas celui (ou celle) qu’il me faut. » Alors, certes, cette chanson est très entraînante mais ils sont cons ou quoi chez Alice ? Illustrer leur pub par « tu n’es pas celui qu’il me faut », c’est quand même merveilleux ! Et que dire de la dernière version ? La nana, elle monte dans sa voiture avec sa copine qui examine sa facture : « je suis sûre qu’il y a un truc ! » Donc elle étudie ça de près et Alice arrive et efface la facture. Officiellement : « avec Alice, tout est transparent », mais pour moi, ça fait plus le serpent dans le livre de la jungle : « ayez confiance… ». Paye et regarde pas le détail de ta facture, s’il te plaît !
 
Par contre, je suis déçue : depuis quelques années, la loi française autorise la comparaison dans les pubs et, jusqu’à présent, seuls les opérateurs téléphoniques se sont permis de le faire. Je me souviens d’une pub américaine pour un shampoing, monstrueuse : la nana, avec ses beaux cheveux disaient : « Vous savez pourquoi j’ai de beaux
cheveux ? Ce n’est pas parce que je me lave avec le shampoing, A, B, C ou D. Non, moi, j’utilise le shampoing E ! ». Et on voyait les bouteilles des shampoings A, B, C et D quand elle disait ça, superbe ! En France, on reste conventionnel, on n’attaque pas le concurrent (même si on en pense pas moins) donc on subit des pubs tristes et nulles qui donnent envie de ne surtout pas consommer. Et puis je sais pas comment ils se démerdent les publicitaires français, ils trouvent toujours des musiques bien agaçantes qui vous restent en tête toute la journée. Car : « efficace et pas chère, c’est la MAAF que je préfère, c’est la MAAF !! »