Couple : pauvres victimes de l’amour

Lundi matin, je branche mon Twitter et là, je vois un déferlement de tweets sur… non, pas David Bowie (enfin, si, aussi) “quand tu es en couple, tu renonces à”. Ah oui, le couple, ce grand sacrifice ! Alors nous avons bien sûr quelques jolies réponses amusantes et mignonnes tendance neuneu :

Quand tu es en couple, tu renonces à... hashtag et réponses rigolotes

Mais certaines me mettent légèrement mal à l’aise :

Quand tu es en couple, tu renonces à... les réponses qui font peurAlors révélation : si tu te sens oppressé dans ton couple et que tu renonces à tes libertés, c’est que tu devrais changer de partenaire au plus vite.

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Je l’ai déjà dit mais je vais me répéter : la passion amoureuse telle que vendue dans les romans et films est nocive 9 fois sur 10. Là, je suis en train de lire After saison 2 (“saison”, ça me donne envie de jeter le truc direct aux ordures, déjà) et je suis littéralement ulcérée de voir qu’Anna Todd nous explique qu’un amour parfait, c’est juste être victime d’un pervers narcissique. Le mec est violent, abusif, il s’impose dans la vie professionnelle de la fille, l’enferme dans un appartement, la coupe de sa famille, de ses amis (enfin, non, elle n’en a pas), lui fait des scènes de jalousie partout, tout le temps, y compris sur son lieu de travail à elle, prend les mêmes cours qu’elle pour la surveiller, lui vole sa voiture pour la réparer. En fait, il était tout le temps là, elle peut pas faire un pas sans qu’il apparaisse et menace de péter la gueule de tous les hommes daignant lui parler. Alors toi, fille, tu dois te casser au plus vite et toi, mec, va te faire soigner. Mais c’est de l’amour tu comprends…

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Non, je comprends pas. Si pour toi, l’amour, c’est passer plus de temps à pleurer qu’à être heureux, c’est que tu as sans doute trop regardé les Feux de l’amour petit en prenant ça pour une vérité absolue. Bien sûr, il faut faire quelques concessions car on se partage l’espace à deux mais si ça vous rend malheureux, c’est que vous n’êtes pas avec la bonne personne. Si je prends ma relation avec Victor, nous n’avons pas forcément les mêmes centres d’intérêt, on s’installe peu à peu dans une routine : moi j’écris pendant qu’il code ou mixe et tout va bien. Je ne lui ai pas demandé de mettre un casque quand il fait sa musique ou je ne le prive pas de jeux vidéos… surtout que bon, depuis qu’on a réactivé ma Nintendo DS, c’est plutôt moi qui abuse un peu. On essaie de trouver notre rythme et notre équilibre alimentaire, on ne renonce à rien. Alors, oui, c’est sûr que je peux pas dormir en travers du lit et je ne peux pas m’improviser chanteuse de comédie musicale en pyjama si l’envie m’en prend mais… d’abord ça doit m’arriver une fois par an. Mais surtout je ne renonce pas à l’essentiel. Je veux sortir avec mes amis ? Ben je le fais et réciproquement. Il veut se faire un Festival à Amsterdam ? Ben va… La confiance étant un pré requis dans notre couple, on peut partir chacun de notre côté sans inquiétude ou jalousie.

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage
Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Alors évidemment, ceux qui ont répondu à ce hashtag ne savent peut-être juste pas ce qu’est un couple et répondent par clichés… et c’est précisément ce qui m’inquiète. On nous vend tellement d’histoire d’amours toxiques que ça en devient presque la norme. On nous fait croire que l’amour, c’est du sacrifice : du plus superficiel (toujours être épilée au poil… je suis une très mauvaise élève) au plus dérangeant (ne jamais refuser les envies sexuelles de son/sa partenaire, se séparer de certain-e-s ami-e-s dérangeant notre moitié). Mais alors expliquez-moi : ça sert à quoi de se mettre en couple si c’est pour souffrir ? Je sais pas vous mais moi, perso, si je dois juste sacrifier ma liberté, mes amis, voire ma famille dans les cas les plus sévères juste parce que c’est ça “l’amour”, mais j’en veux pas ! Je me fais suffisamment chier à sourire et faire des courbettes hypocrites au boulot pour pas m’amuser à faire la même en rentrant à la maison.

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Bref, ton couple est une souffrance : barre-toi. Tu n’as plus le droit de dire ou faire ce que tu veux ? Barre-toi ? Ton mec/ta nana pense que tu dois être comme ci ou comme ça, parler à telle personne et pas à celle là ? Barre-toi. Etre en couple n’est en aucun cas une obligation, on peut très bien vivre seul (si, si) donc réfléchis bien : est-ce que cet “amour” faut vraiment que tu paies le prix fort ? Dédramatisons la rupture : si c’est pour se sentir mieux et plus libre, ce n’est pas un échec mais bel et bien une victoire. Sur soi, sur sa dépendance à l’amour (enfin, l’idée qu’on en a), sur la société qui nous impose à marcher par paire, quitte à tomber sur une personne abusive et toxique. Je pense que pas mal de twittos ayant joué avec ce hashtag devraient sincèrement se poser la question

Saturnin est grand frère

[Ca ferait un super titre de film qui passe sur Arte, nan ?]

Il est des silences qui s’expliquent aisément. La vraie vie m’a prise dans son tourbillon et j’ai délaissé ces colonnes. Le bonheur n’attend pas, voyez-vous et je préfère savourer mon bonheur que d’en voler quelques miettes pour vous assommer de mes considérations générales. Car l’année 2015 est paradoxale : d’un côté, mon bonheur, incroyable et serein, de l’autre, le monde qui continue de s’effondrer dans la douleur et les cris.

Photo prise lors de la visite du Musée Montmartre avec ma maman. Je vous le conseille, il est super
Photo prise lors de la visite du Musée Montmartre avec ma maman. Je vous le conseille, il est super

Il y a 15 jours , mardi précisément, je m’agaçais, tournais et virais, vérifiant compulsivement mon mobile qui s’obstinait à rester silencieux. Est-ce qu’il marche bien au moins ? Je vais m’envoyer un sms de mon tel pro pour voir. Oui, ça marche. 13h45, n’en tenant plus, je finis par appeler mon père « bon, alors ? » « Non, toujours rien. Au rythme où ça va, ce sera cette nuit. » 17h ou presque, je discute avec ma chef et une collègue « non, ce sera pour cette nuit et (bip bip !)… Oh mon Dieu, elle est née ! ». Pivoine, 52 cm, 3,8 kg, une crevette par rapport à son frère. Un accouchement express qui a surpris son monde, la petite monstresse a bien failli naître dans un couloir de maternité. Une entrée dans le monde qui n’aurait pas manqué de panache, quelque part…

pivoine

Bref, me voici tatie à nouveau et je ne vous cache pas que j’avais hâte… car j’avais peur. En fait, quand ma soeur m’a annoncé sa grossesse, j’étais contente… mais un peu triste aussi. Parce que Saturnin. D’un côté, j’avais peur que ça lui fasse de la peine et puis surtout… En fait, je ne voyais pas comment je pouvais aimer cet enfant. Enfin, si, j’allais l’aimer mais pas autant que Saturnin, c’était évident. D’ailleurs, je fus fort soulagée de savoir que l’enfant à venir était une fille : comme ça, ils seraient bien différents (au moins physiquement), ce serait peut-être plus facile… Mes parents me rassurent : eux aussi ont pensé comme moi, eux aussi ont eu cette crainte mais tu verras, quand la petite sera là, tu penseras autrement.

Admirez mon talent en matière de PPT art
Admirez mon talent en matière de PPT art

L’amour se multiplie-t-il à l’infini ? Des gens que j’aime, il y en a : ma famille, mes amis, Victor, Saturnin. L’un n’éclipse pas l’autre. Le plus dur, finalement, c’est d’arriver à partager son temps pour ne léser personne. Alors Pivoine, elle pouvait avoir une petite place dans ma vie, ce n’était pas si dur alors pourquoi cette angoisse ? Peut-être parce que pour moi, Saturnin était l’Enfant parfait, le seul, l’unique, celui qui rigole comme un bossu à la moindre de mes facéties, un enfant beau (je suis très objective, notez), plein de malice et quelle intelligence ! L’autre jour, par exemple, on jouait à faire semblant de dormir et pour me cacher ses yeux grands ouverts, il a tourné la tête de l’autre côté. A même pas 3 ans, il est fûté ! Bon, il n’est pas parfait non plus, bien sûr : un peu réservé, je comprends pas toujours ce qu’il dit et il fait pas mal de caprices et colères (instant le saviez-vous : les enfants de 2 ans et quelques vivent ce qu’on appelle la “petite adolescence”). Pivoine, elle sera comment, elle ? Elle ne pourra pas être aussi géniale, c’est pas possible…

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15 septembre, donc. Je largue ordinateur et dossiers et je saute dans le 1er bus qui passe pour me rendre à l’hôpital de ma soeur. La petite merveille est là, rouge, les yeux collés, encore un peu de matière organique sur la tronche. Mmmm… Ma mère s’émerveille, je le mitraille avec mes super appareils photos. Oui, elle est mignonne, c’est vrai. Mais le déclic est plutôt arrivé le dimanche suivant quand je l’ai prise dans mes bras, chaude et calme. Saturnin à mes côtés pour que je lui lise une histoire, je me rends compte que, si, je l’aime cette petite fille. L’amour se multiplie, il ne s’annule pas.

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Bref, cet article neuneu sert à vous expliquer qu’en ce moment, j’ai pas le temps d’écrire mais je vais m’y remettre dès que je peux, j’ai encore plein de mes vacances à vous raconter, les prochaines qui arrivent très vite (dans une semaine, en fait), des livres, des colères, des tas de choses…

 

Au moins, je m’ennuie pas.

La politique de gauche existe-t-elle ?

Si j’avais le temps, je comparerais les premières années du règne de Sarko et celui du règne de Hollande. Je comparerai les journaux, je traquerais la différence, histoire de me rassurer. Parce que là de suite, le seul qui me vient, c’est qu’on raillait Sarkozy sur sa taille, on ricane de la (re)prise de poids d’Hollande. Des sujets indécemment intéressants, donc. Mais la resucée de certains débats me fait douter : la politique de gauche existe-t-elle ?

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J’entends le brouhaha médiatique et je ne comprends pas, je ne comprends plus. Je vois mes amis de gauche grimacer de plus en plus et même commencer à tonner. On nous bassine avec une vague bleue marine qui va tout balayer sur son passage. Je vois un gouvernement qui nous fait une politique du fait divers. Comme Fillon et ses copains à l’époque et on se moquait bien. Ben finalement, c’est pareil. On nous ressort même les Roms, ça fait jaillir l’encre en tout sens. Tout ça pue bien la merde…

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Alors je m’interroge : était-il possible de mener une véritable politique de gauche alors qu’il y a la crise, le FN, l’UE qui tire une drôle de gueule ? Notre survie impose-t-elle un serrage de ceinture jusqu’à l’asphyxie ? Doit-on se trouver des ennemis de la Nation comme une sorte de patafix du peuple, histoire de tenter une cohésion ? Les Ministres de l’intérieur sont-ils condamnés à jouer les intraitables douaniers ? Je suis pas énarque ou politicienne, y a sans doute un truc que j’ai loupé.

politique de gauche... pas avec Valls

1 an et demi qu’Hollande est élu et… Rien. Je me sens revenue entre 2002 et 2004, quand le Premier Ministre Raffarin passait inaperçu face à son excité Ministre de l’Intérieur… Je me sens perdue dans ma temporalité. Le pire, c’est que je peux même pas dire que je suis déçue, je savais au 6 mai au soir que la gueule de bois serait terrible. Je ne crois pas aux hommes providentiels, je ne crois pas aux Sauveurs. Mais j’espérais quand même ne plus entendre certaines choses. J’en peux plus de cette culture du « salaud de pauvre », de voir des propos homophobes ou racistes fleurir partout sur mes réseaux sociaux et dans la presse, comme si plus personne ne pouvait être choqué. On peut désormais traiter une Ministre Noire de guenon en toute impunité, ça fait rire gras. Je vous linkerais bien les pages qui diffusent à l’envi des montages du visage de Taubira sur un singe ou qui ricanent bêtement sur les « Taubira Banania » mais je me refuse à leur donner un tant soit peu de lumière. Vous savez que ça existe, de toute façon. Je rêvais d’une France un peu apaisée. D’une France qui ne sombre pas dans l’hystérie et la haine de l’Autre, quel qu’il soit, d’une France qui ne jouit pas de brûler tous les épouvantails qu’on lui tend. Si on va mal, c’est la faute de ces Autres : les Arabes, les Noirs, les Ministres de couleur, les Roms, les pauvres, les pédés… ou qui vous voulez. Je rêve d’une France qui arrête de croire que le portrait esquissé d’elle par une presse creuse et sensationnaliste est l’exact reflet de la réalité. Je rêve d’une France qui s’indigne des perpétuelles chasses aux sorcières. Je rêve d’une France qui, à défaut d’aimer l’autre, le tolère. Je rêve. C’est peut-être ça le problème.

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Peut-être qu’au fond, le socialisme n’est qu’une utopie ? Qu’en temps de crise, c’est invivable ? Que de toute façon, croire que l’homme n’est pas individualiste et obsédé par son intérêt personnel, c’est croire encore au Père Noël. Que souhaiter vivre dans un pays solidaire, préoccupé par autrui avec une vraie justice sociale, c’est juste bon pour les neuneus fans de licornes à paillettes. Peut-être qu’aujourd’hui, je ferais mieux de me réfugier dans le cynisme. Ca n’arrangera rien mais au moins, plus rien ne m’étonnera. Mieux, je pourrai m’en servir pour me montrer incisive et impertinente sur Twitter. Peut-être que je serai tellement bonne que mon tweet sera repris sur les pseudos journaux en ligne qui construisent des milliers d’articles en se contentant de captures d’écran. Une sorte de gloire… Je crois.

Franchement, je remercie pas mon père là…

Et ma mère non plus pour le coup.

Et voilà, c’est reparti, je re-souffre à nouveau à cause de Güdrun. Stérilet de merde. La bonne nouvelle, c’est qu’il paraît qu’au bout de 3 mois, ça finit par passer, j’en suis à deux, youhou ! Mais tu vois, j’ai passé le week-end au lit à chercher une position pour calmer mes reins et mon ventre et figure toi que j’ai pas vraiment trouvé. J’ai utilisé ma bouillotte, pris de l’ibuprofène, mangé chaud (à en mouiller ma robe en coton), mangé froid. Le seul truc qui a bien marché, c’était la douche (oh bonheur!) mais étant en période d’essai, je ne suis pas sûre qu’un « hé patronne (oui, mon chef est une femme, d’abord), je souffre légèrement de mon Güdrun, ça te gêne si je télétravaille de ma baignoire ? ».  Non, soyons sérieux.

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Dimanche, alors que je marchais telle une vieille percluse de rhumatisme jusqu’à mes toilettes avec la nette impression qu’on avait accroché mes reins à un fil et qu’on tirait très fort, j’ai maudit très fort mon statut de femme. Et ma mère aussi. Non mais merde, si elle était normale, elle m’encouragerait à faire un gosse, pas l’inverse (elle serait forcément déçue) ! Alors, ok, comme me disait Vicky, « tu as une sexualité responsable » mais justement parce que je suis responsable, j’utilise des capotes et ça marche tip top, les capotes. Et ça
ne me fait pas mal (enfin, sauf utilisation trop fréquente et prolongée dans certaines positions mais je ne vais pas détailler non plus, merci bien). J’ai baisé 5 ans sans autre contraception et je ne suis jamais tombée enceinte, je n’ai déplorée que 2 craquages de capotes sur je ne sais combien de coïts donc pourquoi MAIS POURQUOI j’ai écouté ma mère ? Hein ?

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Puis j’en ai voulu à mon père. Enfin, pas tellement à lui directement mais à ses petits soldats partis à l’assaut de l’ovule maternel. Non mais ils étaient pas un peu feignants les spermes équipés du gêne Y ? Non parce que par deux fois, ce sont les X qui ont gagné, quand même. A ce sujet, si c’est une question d’alimentation et que vous voulez une fille, mangez de l’aigre et de l’acide, ça a l’air de marcher. Bref, donc je suis née fille et je vous jure que dès mon plus jeune âge, j’ai noté que c’était pas très cool. D’abord, c’était chiant :
moi, j’étais obligée de rentrer utiliser des toilettes quand je jouais avec mes cousins alors qu’eux pissaient contre un arbre (25 ans plus tard, je ne m’en remets toujours pas. Surtout quand je me retrouve face à des toilettes turques à me concentrer très fort pour ne pas pisser sur mes chaussures); Puis vers 8 ou 9 ans, j’ai eu une grande question existentielle : les filles, elles ont plein de trucs nuls comme les règles (comment j’ai su ça à cet âge là?). Et les mecs, ils ont quoi de nul ? J’ai un jour posé la question à mon papa qui m’a répondu « nous, on a le service militaire! ». Sachant que mon père a été exempté pour un problème de bronchioles, apprécions l’ironie de sa réponse.

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Ben depuis la fin du service militaire, pardon mais je ne vois pas en quoi c’est nase d’être un mec. Et qu’on ne me réponde pas « toi, tu auras les joies de l’enfantement ». Parce que je vous jure qu’hier, j’avais tellement mal que l’idée que mon uterus soit habité par autre chose qu’un T en cuivre m’a fait violemment trembler de peur. Faut savoir que j’ai une mauvaise tolérance à la douleur vu que je suis pas habituée. Jusqu’à ce que j’embauche chez Pubilon (stress mon amour), je n’avais quasi jamais eu de vraies règles douloureuses et je ne suis que rarement malade. Par contre, quand je le suis, attention, barrez-vous, ça vire au cauchemar, je finis même par en pleurer de rage si ça part pas. Oui, j’ai un peu tendance à croire que mon corps est le plus fort et que moi, en 3 jours, je ratatine une grippe (ce qui est faux).

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Je gueulerais bien contre le fait que ça fait chier que la contraception, ça nous tombe toujours dessus alors que les mecs aussi ont des moyens de contraception (autre que le préservatif) mais bon, je suis un peu de la vieille école : si je veux être sûre de ne pas subir de grossesse indésirable, grossesse se développant dans MON corps, je préfère encore gérer le truc.

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Donc si mes règles ont la même gueule que le mois dernier, c’est parti pour 9 jours (9 putain de jours!) de douleurs, irritabilité, hypersensibilité… et libido de femme enceinte, ça peut toujours servir pour certains (héhé). Je vais en profiter pour écrire un max d’article, je me trouvais bien trop guimauve ces derniers temps (vous avez pas idée à quel point je suis dans une phase neuneu insupportable en ce moment). Gnark gnark gnark !

PS : Par contre, j’aimerais bien savoir pourquoi j’ai mal aux oreilles…

Deviens l’héroïne du roman de ta vie

Ma chère moi d’avant,

Cela faisait longtemps que je ne t’avais pas écrit parce que ma vie, tu sais, elle est un peu folle. Justement. Là, tu as 13 ou 14 ans, tu es en 4e et la prof de français vous a demandé de rédiger un roman. Carrément oui. Quand elle vous a proposé l’exercice, elle a suggéré la possibilité d’ecrire une autobiographie. Tu as attendu un peu : si tu embrassais un garçon, tu l’écrirais cette autobiographie. Finalement, tu as rendu un roman policier façon club des 5 (sauf qu’ils étaient 8). Je me souviens, y avait même des dessins représentant les 8 personnages toujours les uns derrière les autres. Ce qui est terrifiant, c’est que 16 ou 17 ans après, je dessine exactement pareil (je vous scannerai ça lors de mes prochaines vacances).

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Et bien rassure-toi ma chérie, 16 ou 17 ans plus tard (je vais arrêter d’ecrire cette phrase), tadam, ta vie vaut bien un roman. Non que tu aies un destin à la Natacha Rostov (tu comprendras plus tard de qui je parle) mais quand même, il va t’en arriver des choses. Même que des milliers de gens viendront lire tes péripéties sur ton blog. Niveau boulot, déjà, ça va pas mal tanguer mais t’inquiète pas : dans Titanic, l’héroïne survit (oh le méchant spoil que je viens de faire, le film n’existe pas à ton époque !). Bref, tu te raccroches aux branches et à chaque fois, tu t’en sortiras comme une reine.

titanic

Niveau sentimental, c’est pareil, c’est romanesque. Depuis tes 13 ans, tu en as embrassé des hommes et quelques femmes aussi (ne dis pas beurk, tu ne sais pas de quoi tu parles). Et tu as vu un certain nombre d’entre eux tout nus histoire de… Rappelle-moi, à 13 ans, tu sais ce que c’est le sexe ? Ah oui ! Ben voilà, ma fille, tu ne seras pas Belle au Bois Dormant qui ne connait qu’un seul prince mais plus. Tu seras plus…euh… Tiens, Amanda Woodward. Enfin en moins garce, carriériste, maigre et pour l’heure, tu n’as pas de draps imprimes
léopard. J’ai espoir que tu n’en aies jamais mais petite leçon de vie : ne jamais dire jamais. Par exemple, j’avais dit jamais d’iPhone et finalement… C’est pas que tu es devenue une croqueuse d’hommes à la Amanda. Déjà, la preuve, à 30 ans, tu ne t’es pas mariée une seule fois encore, Amanda devait déjà en être à 3 (dont un qu’elle a essayé de tuer). Non, c’est juste que tu te laisses porter par la vague, ce qui est très bien aussi. Déjà, vu que tu fais un peu l’effort de ne plus te planquer derrière de grand t-shirts informes, c’est de suite plus facile de choper du mâle. Je dis ça, je dis rien mais note. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, comme on dit, même si je ne vois pas bien l’intérêt d’attraper des mouches.

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Sauf que par une logique mathématique, qui dit multiplicité d’hommes dit profils psychologiques différents (les uns par rapports aux autres, je veux dire, pas différents par rapport à une norme, je ne sors pas forcément qu’avec des inadaptés même si on peut débattre de l’état psychologique de certains, effectivement. Mais petite leçon de vie : certains cachent très bien leurs déséquilibres). Et forcément, tout ne rentre pas en adéquation avec toi, ton vécu ne te sert parfois à rien vu que Stéphane ne réagit pas comme Pierre et que les hommes ne sont pas livrés avec le mode d’emploi. Ce qui, entre nous soit dit, est un vrai calvaire. Parce que certains, tu saurais de suite sur quel bouton appuyer pour les garder (ou pour te rendre compte que ça va pas être possible), ce serait plus simple. Moins drôle mais plus simple. 

homme femme

Et puis ce qui est fascinant avec la vie, c’est qu’elle te taquine toujours un peu genre « mais où sont tes limites, petit scarabée. Ah, là, tu viens de les repousser un peu, t’as vu? ». Tu testes, tu découvres, les « jamais » de ta prime jeunesse sont limite ton quotidien de jeunesse tout court. Parce que finalement, tu te rends compte que les contes de fées n’existent pas (entre nous, tant mieux, tu mérites mieux que de transformer en mère pondeuse), qu’une histoire est avant tout une affaire de compromis, qu’il faut savoir dire oui mais
aussi non. Que parfois, tu te précipites dans des situations impossibles en te demandant à quelle drogue peuvent bien carburer les scénaristes de ta vie. Pour te dire, ces derniers temps, je suis persuadée que ceux qui écrivent ma vie ont taffé avant pour Des jours et des vies. De fait, j’attends la découverte d’un frère caché dans les prochains jours. Oui, un frère, comme tu le voulais, tu te souviens ? Non parce que ta meilleure amie du lycée, Cécile (oui, en 4e, tu l’apprécies sans plus mais tu verras), elle a 2 grands frères et tu trouves ça génial car qui dit grand frère dit potes du grand frère dit mecs potentiels. Je me demande si ça marche encore à 30 ans. Et si oui combien d’amis de mon nouveau frère j’aurais le droit d’essayer avant qu’il ne se dispute avec eux car ils pensent qu’ils vont tous pouvoir me sauter (alors que non, c’est moi qui choisis) ? Mais bon, les scénaristes drogués de ma vie vont m’arranger, ça, hein !

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Bref, tu auras noté que je ne rentre pas dans les détails et je te jure que ce que tu imagines du haut de 13 ans est sérieusement en deça de ma réalité. Ce qui n’est pas difficile vu qu’à 13 ans, on est franchement neuneu. Je ne t’en dirai pas trop pour ne pas déflorer le suspense mais je pense que si, là, je me décidais à écrire mes mémoires, y aurait de quoi dire. D’un autre côté, écrire ce que l’on a déjà vécu, je ne trouve pas ça très intéressant. C’est pas mon passé qui m’intéresse, c’est mon avenir. Bof, j’écrirai ça à 80 balais, quand je
serai célèbre et que ça intéressera éventuellement quelqu’un. Tiens, à propos de célèbre, faudra qu’on en reparle.

FAMOUS

Allez bisous, entraîne toi à rouler des pelles en attendant. Même si rassure-toi, à 30 ans, tu assures grave sur ce point, paraît-il. 

Ton toi de dans 16 ou 17 ans (rah!)

A mon âme poète

Mon cher moi d’avant,

Hier soir, en rentrant chez moi, je ne sais pourquoi mais un exercice de français m’est revenu tout à coup en tête. C’était en 3e, l’année du brevet. Sur le coup, je sais, ça fait peur mais je te promets que près de 15 ans plus tard (merde, 15 ans, déjà, qu’ai-je donc fait du temps passé ?), tu en riras de bon cœur. Le brevet est une blague, vois ça comme une initiation au futur bac. Mais je ne veux pas te parler d’examens, non, je veux te parler poésie.


Ce fameux exercice, donc. La prof nous avait demandé de faire un poème prenant une forme particulière, un calligramme. Evidemment à ce moment là, tu étais dans ta phase spleenique de cet amour à sens unique que tu nourrissais pour Guillaume (qui est en fait un crétin, je te l’ai déjà dit). Alors tu avais décidé de faire un poème en forme de cœur, paie ton originalité. Et ce que je retiens
de l’anecdote, c’est la malaise face au mot « braise ». Ca donnait un peu « tu m’as envoûtée avec tes yeux de braise… ». Mmmm, qu’est-ce qui rime avec braise ? Falaise ? Fraise ? Je sais que seuls ces deux là m’étaient venus à l’esprit alors que là, j’ai eu malaise de suite, t’as vu ? Question de vocabulaire, peut-être même si dans le contexte, ça ne nous aide pas beaucoup. Et de là, je me suis souvenue de ta prime jeunesse, de la mienne, enfin, tu vois. Du temps où tu/je écrivais des poèmes à longueur de temps où tu trouvais lyrique de faire rimer amour avec toujours (ahah) et je me souviens aussi d’un poème qui commençait par « j’ai posé un chrysanthème d’or /sur la tombe de notre amour mort ». A l’époque, tu trouvais ça brillant. Aujourd’hui, je trouve ça neuneu mais mignon.




J’ai dû écrire une bonne trentaine de poèmes à cette période dont le fameux « blues de l’étude » qui donnait à peu près ça : « c’est le blues de l’étude/je me fais chier comme d’habitude » et y avait aussi un passage du type « Ce que je me fais chier/L’homme de ma vie vient de passer/mon Dieu qu’il est  beau/Il devrait poser pour des photos ». Fin et spirituel, le tout sur une grande copie double (je m’ennuyais vraiment beaucoup, manifestement). Mais j’aimais mieux écrire des poèmes d’amour parce que l’amour c’est beau, c’est universel, blablabla…  Oui, bon, je t’absous, les adolescents sont rarement fut-fut. Et celui qui me traite t’attardée en me parlant de Rimbault (oui, j’ai déjà eu
ça en comm une fois, on rigole, on rigole), je lui aplatis le museau.




Et puis un jour, ça m’a passé, je ne sais plus vraiment quand mais je sais pourquoi : parce que j’ai pris conscience que c’était mauvais, neuneu, plat, sans saveur, tellement vu. Oh, j’aurai tout de même pu faire parolière pour Lorie, Eve Angeli ou les 2B3 (-1). Ah zut, oui, pardon, tu pouvais pas savoir mais un 2B3 va décéder, je te dis pas lequel pour ménager le suspense. Même si, au fond, tu t’en fous, tu n’es jamais tombée amoureuse d’un chanteur de boysband.  Mais ça va, ta sœur a pris ce créneau là donc notre mère a pu se désespérer pour la passion d’une de ses filles pour des chanteurs bodybuildés, huilés.




Alors tu crois que je te dis d’arrêter de suite ton scribouillage poétique ? Non, ma fille, au contraire. Mais ne te prends pas trop au sérieux quand même, je te promets, ce n’est pas ta voix. Mais tu as d’autres cordes à ton arc, ouf !

La fierté d’être cucul-neuneu

Ah, lecteur, si tu me suis depuis longtemps, tu sais comme j’aime être sarcastique. Certains appelleraient ça de l’aigreur mais certains disent beaucoup de conneries. J’aime me moquer, soupirer, me demander si les gens le font exprès d’être aussi débiles et s’ils en retirent de la fierté.


Depuis la nouvelle version de Facebook, les « pages » sont le nouveau must have, encore mieux que les groupes. Alors depuis, ça fleurit. Or avec la nouvelle version de FB, je peux aussi voir les pages auxquelles adhèrent mes « amis ». Entre guillemet car je crois que je vais en éliminer certains tant je suis désespérée. Car force est de constater que certains de mes amis sont fiers d’être cucul-neuneu et adhèrent à toutes les pages qui vont avec.

En tête des groupes ridicules : faire l’amour le matin, le soir, la sieste crapuleuse, les bisous dans le cou… Est-ce une tentative de subversivité ? Non mais qui peut décemment adhérer à ce genre de groupe ? « J’aime faire l’amour le matin ». Ouah, tant de provocation me fait frémir. C’est si follement original ! Et que dire des bisous dans le cou ? Quel besoin de clamer qu’on aime une chose que l’immense majorité des gens aiment ? Oui, moi aussi, j’aime tout ça et tant de choses encore mais je ne ressens pas le besoin de l’afficher sur mon profil Facebook. C’est un peu comme si je devenais fan du groupe « je suis un être humain ». Waouh !

Autres groupes auxquels on m’invite régulièrement : « contre la maltraitance envers les animaux », « non aux enfants battus ». Je suis quelqu’un de bien, j’adhère à de grandes causes et je le fais savoir en invitant mes amis à venir dans ce groupe. Là encore, je pose la question : « ouais et? ». Evidemment que je suis contre ce genre de pratiques, cela va sans dire, mais quelle utilité d’adhérer à un groupe Facebook qui l’affirme haut et fort ? Est-ce que ça va convaincre le vilain monsieur qui tue les chats errants ou la méchante mère qui cogne ses gosses d’arrêter ? Je ne crois pas, non. Mais bon, c’est beau, regardez, j’ai des principes dans la vie, je ne veux pas qu’on batte les enfants. La palme au revient au crétin « un membre de plus dans ce groupe, c’est un raciste de moins dans le monde ». T’as rien compris mon gars. Si je m’inscris dans ce groupe, c’est qu’à priori, je ne suis pas
raciste donc mon inscription ne fera pas qu’il y aura un raciste de moins dans le monde, je n’ai convaincu personne que juger les gens par leur couleur de peau, c’est maaaaaaaaal ! A moins que ce
groupe ait des vertus magiques : si tu y adhères, un vilain raciste perdra soudain ses convictions raciales. Waouh (bis).

Bref, ces groupes fleurant bon le bisounoursisme et son amour du prochain envahissent mon Facebook et me navrent. Ils ne font certes de mal à personne mais la question est « pourquoi clamer ceci ou cela ? ». Aurais-je l’idée de me promener dans la rue avec un panneau : « je ne suis pas raciste », « ne battons pas les enfants » ou « j’aime les câlins et le lever de soleil sur les plages ». Passé un certain âge, ça craint. Parce que bon, ado, je comprends, on découvre que le monde n’est pas aussi joli que dans les dessins animés et ça nous révolte, c’est normal. Mais arrive un âge où crier « non mais la violence, c’est trop moche » est un peu inutile. Evidemment que c’est trop
moche, et ? T’as rien à proposer de mieux que cette triste constatation ?

Bref, autant je peux comprendre les pages « fan de » histoire d’étaler ses goûts musicaux ou cinématographique, pour se tenir au courant de l’actualité d’un blog ou d’un magazine par exemple. Mais franchement, quand on voit que la page « faire l’amour » (en plus « faire l’amour », expression trèèèèèèèèès romantique) réunit quasi 200 000 fans, pourquoi mais pourquoi suivre le troupeau ?

Ou alors, c’est un super plan drague et je suis passée à côté.

Etre chômeur, un dur métier

Pas le temps de vous écrire la suite de mes aventures martiniquaises mais sachez que vous aurez droit à : où trouver l’homme en vacances avec les parents, les inondations, le monde est petit, sans doute un article « les trucs trop bien que j’ai fait », peut-être des photos. A l’occase, je vous parlerai sans doute de la grippe porcine, de Ségolène Royal et de la fierté d’être neuneu.

En attendant, une vidéo sympa même si un peu trop longue à mon goût sur le chômage.

Les sourires niais

Par Lucas

Le temps passe et passe et passe et beacoup de choses ont changé qui aurait pu s’imaginer que le temps s’serait si vite écoulé, on fait l’ bilan calmement en se remémorant chaque instant… et ça fait bien un mois que je n’ai pas écrit d’articles ! Oh le nase !

Bien entendu, gros mea culpa. Je sais bien que je mérite des brûlures indiennes et des buffets dans la gueule, des coups de pied au cul et des chansons de Chantal Goya. Oui je sais mais il faut dire que j’ai des tas de raisons à mon silence.
 
Je n’ai plus internet à l’hosto et le uiiiiik end (le merveilleuc uiiii kende) je profite allègrement du fait d’être chez moi pour glander un max sans kiné, orthophoniste ni ergothérapeute. A ce sujet je serai beaucoup plus présent dans 15 jours. Eh oui le travail paye : le 23 avril je passe en statut « hôpital de jour » !! Les médecins estiment que ma jambe sera OK. Reste la mémoire à court terme mais c’est uniquement du boulot  (pour ceux qui ont raté un épisode, je vous rappelle que j’ai eu un accident de ouature le 1er janvier, que j’ai percuté un arbre à 100 km/h, que le moteur a été assez cool pour venir se poser sur le siège passager en s’excusant au passage de me bousiller la jambe droite. Le tout suivi d’une ops de 12 heures, d’un coma de 10 jours et depuis je suis à l’hosto de Garches en pleine reconquête de mes moyens. Ouhai je sais, y en avait dejà peu au départ 🙂

Pour tout vous dire, j’ai commencé plusieurs fois des articles et je me suis rendu compte à chaque fois que Nina m’avait piqué l’idée sous le nez (les grands esprits se rencontrent…). Sans déconner, vous n’imaginez pas comme c’est frustrant ! Donc à chaque fois j’ai du lacher l’affaire en pourrissant mentalement La Mini Na.  Mais bon, ma belle, on reste pote, hein ? Hum poutoux poutoux !
 
Donc aujourd’hui je voulais vous parler des nanas et de ces moments particulierement exaspérants avec vous les filles. Je veux vous parler de vos Sourires Niais…
Vous savez très bien de quoi je veux parler, arrêtez de faire les vierges effarouchées. Je vous parle des sourires faussement ingénus que vous arborez quand vous avez fait une GROSSE connerie et que vous vous dites : tiens je vais jouer la carte de la charmeuse/ neuneu/blonde/ voire même un pack combo des trois histoire d’éliminer/minimiser/réduire la sanction.
 
Et vous avez raison parce qu’avec 8 gros blaireaux sur 10 ça marche du feu de dieu ! (statistiques perso…) Certains mecs pensent qu’en laissant passer vos incartades ils vont vous mettre dans leur poche. Pfffff…Scandaleux…
 
Je tiens à vous dire qu’avec moi ça ne fonctionne  pas DU TOUT
Au contraire ça m’énerve prodigieusement !

Parce que…
 
Soit j’ai l’impression qu’on me prend pour un con et qu’on cherche à me faire du charme pour faire passer la chose. Ouhai un peu comme le chat qui se frotte à la jambe de son maître après avoir ruiné son pull 100% cashmere ou parce que sa gamelle de whiskas est vide. Oui c’est du vécu.

Soit j’ai l’impression que la nana ne mérite aucune attention et de ce fait qu’elle peut aller crever sans même que je m’interesse à son cul…Ah bah uuuiiii, je suis un mec je ne pense qu’au cul, c’est bien connu.
 
Franchement les filles, vous me trouvez dur avec vous ??
 
C’était donc un mini-pamphlet peu argumenté contre les sourires niais.
 
La prochaine fois, je vous parlerai des jolies kinés ou assistantes médicales qui peuplent l’hosto et que je ne peux même pas draguer lourdement parce que, merde, je ne suis pas là pour ça, je suis là pour guérir et je suis un garçon sérieux moha.
 
PS : je rappelle aux commentateurs éventuels que je ne pourrai pas leur répondre, les stigmatiser ou les encenser, avant vendredi prochain. Bonne semaine à tous !!
 
Un salut spécial à Johanna R. 😉
 

Lucas
 

Alerte à Malibu et les bonnasses en maillot rouge

A présent que Lil a fait son article sur Alerte à Malibu, je peux faire le mien, nananère. J’ai récemment re découvert cette série. Voire découvert tout court car moi, je m’étais arrêtée après l’époque Eddy-Shawny parce que Pamela, David et tout, ils me plaisaient pas. C’est comme Sauvés par le gong, ils ont voulu mettre des nouveaux élèves car les anciens étaient partis à la fac mais c’est pas pareil.

 

Au début Alerte à Malibu, c’était donc Mitch Buchannon aka David Hasselhoff, le beau sauveteur avec des vrais poils, père célibataire de l’horripilant Hobby, gamin parfait qui ne fait jamais de conneries, contrairement à ses potes. Bref, le gamin hyper fayot qui n’arrête pas de dire à son papa qu’il l’aime, qui a craqué sur toutes les sauveteuses sans s’en taper une…


Après, il y avait Eddy, le sauveteur charmeur d’1m50 qui se tapait la sauveteuse méga bonne Shawny, blonde et pulpeuse. La première à avoir posé dans Playboy de la série, d’ailleurs. En fait, il avait pas trop le choix Eddy puisque l’autre sauveteuse, Jill (jouée par un ex miss America mais dans toutes les séries, y a une ex miss America !) a été mangée par un requin. Après, y avait Craig et un beau qui s’appelait Ken, je crois, avatar de Crocodile Dundee avec son chapeau de cow boy et ses bottes. A un moment, il avait un magasin de surf aussi. Puis à la fin d’une saison, quand Shawny et Eddy décident de faire un bébé, on vire tout le monde et tout nouveau casting, y a que Mitch qui reste. A la place de Shawny, Eddy et tout ça, voici C.J, Summer, Matt et Stephanie. C.J, c’est Pamela Anderson qui a un vraie rôle de composition, il faut le dire. Parce que la C.J, elle a un cœur encore plus gros que ses seins, c’est la princesse romantique éternelle amoureuse. Et elle n’a du sexe que quand elle aime.

 

Et c’est un peu tout le paradoxe d’Alerte à Malibu : d’un côté, des nibards en veux-tu en voilà et de l’autre, une pudibonderie hallucinante. Parce que dans Alerte à Malibu, y a les gentils et les méchants. Les purs qui ne sexent que quand ils sont amoureux, qui ne boivent ni ne fument et les autres, ceux qui sexent juste comme ça, qui boivent et fument. Par exemple, dans les héros pas très sains, on a Logan et Nelly. Logan, c’est le surfeur type avec un lacet autour du cou, cheveux longs blonds et tout, il est fiancé à Caroline (aka Jasmine Bleeth, la plus belle, je pense) qui est neuneu qu’elle en peut plus. Mais Logan, il arrête pas de la cocufier mais le sexe, c’est mal alors ça lui retombe toujours dessus. Genre il couche avec une Blonde (bon, ok, elles sont toutes blondes) pour que son père finance une ligne de fringues de son pote mais finalement, le pote en question le vend et wala, il l’a dans le cul. Après, il se fiance avec la
princesse Caroline (mouarfffff !) mais il couche avec Nelly la pétasse dans sa maison tout en baie vitrée et forcément, Caro les voit et rompt les fiançailles. Nelly aussi est une pute puisqu’elle essaie de se taper Matt-David Charvet, fiancée alors à CJ mais il refuse ses avances donc elle l’accuse de harcèlement puis après, elle roule une pelle à Cody la bombasse (il est niais qu’il en peut plus mais quel corps) alors que Caroline a des vues dessus (mais finalement, il sort avec CJ) et se tape donc Logan. Mais après, rassurons nous, elle aura droit à sa rédemption, la petite Nelly puisqu’elle va se marier avec Mitch.

D’ailleurs, à ce sujet, si vous fantasmez sur Mitch, mesdemoiselles, je vous conseille de changer de cible car ses copines finissent toujours par crever. On a la blonde qui crève de leucémie, une journaliste qui se fait buter dès le lendemain de la rencontre (ils avaient même pas couché, bouuuuuuuuuuuh !), Stéphanie (la sœur de Caroline, la princesse, ils sont forts les scénaristes…) chope un cancer de la peau… Bon, c’est sûr, elle pouvait pas choper un cancer du sein, c’est la seule de la série qui n’en a pas, mais vraiment pas. Moi, au début, Stéphanie, je croyais vraiment que c’était un travelo car dans le générique, on la voit courir de face et ses seins, on dirait trop des pectoraux. Il faut savoir que la mortalité est assez élevée à Malibu, quoi qu’il en soit. Bon, j’ai parlé de Jill qui s’est faite manger par un requin, les copines de Mitch et y en a plein d’autres. Par exemple, l’autre jour, Mitch va parler à Kay, blonde serveuse
et prof de voile. Kay est courtisée par son amoureux d’enfance, surfeur de son état, elle hésite car il est pas très sérieux mais finalement, elle finit par craquer, ils vont se marier et tout mais juste avant, y a la compète de surf qui déchire sa mère. Et, comme de par hasard, le surfeur y passe ! C’est balloooooooooooot mais ça permet à Mitch de dire au petit frère du dit surfeur que l’âme de son frère est présente dans chaque vague (oooooooooh). Mais bon, la mer, ça rigole pas, quoi, ça tue. D’ailleurs, dans Alerte à Malibu, y a plein de créatures terrifiantes genre anguilles géantes, croco ou requins qui grignotent les gens… Ca rigole pas ! Alors forcément, y a des gens qui en meurent…

Enfin, Alerte à Malibu , ce sont surtout les scènes de 5 mn en musique qui mettent en scène l’héroïne en train de marcher sur la plage en robe blanche, rejointe par son homme et ils se font des bisous parce qu’ils s’aiment-euh ! Alors, bon, c’est sûr que faire un épisode de 45 mn en mettant des clips régulièrement, c’est un peu facile. Mais bon, ces scènes musicales kitschissimes sont vraiment cultes ! Maintenant, j’ai appris que Baywatch allait être porté à l’écran et je me pose la question : aurons-nous droit aux scènes en musique ? La petite amie de Mitch crèvera-t-elle ? Que de questions existentielles !