Le teasing sexuel, que c’est original…

Récemment, ING direct a sorti une nouvelle pub à base de « lui l’a fait et elle aussi et lui vient juste de le faire ». Huhuhu mais de quoi
parle-t-on ? Nos esprits pervers vont forcément penser à du sexe mais non, c’est en fait pour une banque en direct. Ah mais qu’est-ce qu’on se marre, on l’a vraiment pas vu venir… Mais bien sûr.

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Les pubs tournant autour de situations rappelant le sexe n’ont rien de nouveau, Vivastreet nous a fait le même plan y a pas trois mois. Mais quelle audace, ouhlala. Après tout, on le sait bien, le sexe fait vendre donc allons y gaiement. Mais comme la marque ne souhaite pas non plus trop brusquer le public, on fait dans le léger, à la limite de l’amour ado qui découvre que le sexe existe et voit le « mal » partout.

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Perso, ça ne m’amuse pas vraiment. Quand la pub commence avc son sous entendu aussi léger qu’un Texan (j’ai vu un bout de reportage sur l’obésité au Texas samedi, c’était effrayant), j’ai envie de dire « bon, vas y balance la marque, je sais très bien que ça ne parle pas de cul ». C’est déceptif, on pense enfin avoir à faire à une pub audacieuse, qui franchit les limites du conventionnel et là, chute de merde : « ahah mais non, on ne parlait pas de sexe, vous vous êtes fait avoir ! ». Bah tiens, je l’avais pas vu venir, mais alors pas du tout…

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La question que je me pose, maintenant, c’est pourquoi ? Pourquoi faire ce genre de pub qui ne surprend personne et qui ne met finalement pas le produit en valeur ? On peut remplacer ING par un nouveau yaourt révolutionnaire qui permettrait de perdre du poids en le mangeant, par exemple ou une voiture trop top qui donne une sensation de plaisir… haaaaaaaan inédite. Bref, je ne suis pas sûre que le produit soit particulièrement mis en valeur, on attend une chute téléphonée mais au fond, peu importe le produit, pourvu qu’on ait la vanne, aussi pourrie soit-elle. Typiquement, pour Vivastreet, j’ai mis 10 bonnes minutes à remettre le nom. Parce que c’est convenu, déjà vu et même pas suffisamment provoc pour que ça reste dans les mémoires. Si on ne veut pas s’aventurer trop loin sur un chemin boueux, c’est pas la peine de commencer à l’emprunter pour repartir en sens inverse. Et on n’oublie pas son caoutchouc pour
aller dans les chemins boueux (c’est le week-end sidaction, ceci était un message de prévention).

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En fait, je trouve tout ça trop facile. J’imagine la réunion créa chez les publicistes :

« Bon, ING veut communiquer sur le compte en ligne, genre c’est un truc novateur.

– Mais ça fait plusieurs années que ça existe…

– Oui mais le client est roi, commence pas… Donc un truc novateur, un truc waouh ! Faudrait un peu de provoc pour faire oublier l’horrible pub d’avant avec les gens défigurés par des espèces d’effets de merde et une musique crispante. Et virer le orange, aussi, on confond trop avec un opérateur téléphonique…

– T’inquiète coco [j’aime croire que dans la pub, tout le monde s’appelle Coco], on tape sur le côté sexy de l’innovation, genre « y a les heureux qui l’ont fait et les autres, genre un truc d’initié et basta.

– T’es un génie Coco ! »

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Ouéééééé au moins. Rien que pour ça, je vais aller chez Fortuneo.

Ode au fessier masculin

La semaine dernière, en papotant sur Twitter, j’ai découvert une terrible vérité, délivrée par Happy loser (oui, c’est son pseudo) : beaucoup de femmes ont tendance à négliger le fessier masculin dans les caresses. Choquée par cette déclaration, j’ai décidé de défendre cette noble cause comme j’ai par le passé défendu le cunnilingus (d’ailleurs, c’est pas pour autant qu’il faut oublier ce combat
là
, merci).

 
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De prime abord, je n’ai pas compris. S’il y a une partie que j’aime chez l’homme, ce sont bien ses fesses (ainsi que ses épaules et son cou, sans parler de son sourire et de son regard, miam miam !). Qu’y a-t-il de plus charmant, franchement ? J’aime les tripoter, les caresser, les prendre à pleine main pour contrôler le rythme de ses coups de reins… Non mais les fesses masculines, c’est la vie ! Pourquoi ne pas leur accorder toute l’attention qu’elles méritent ?

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C’est vrai qu’en temps que fille, mes fesses sont toujours honorées avec délice. Non, je ne suis pas en train de parler de sodomie ! Mais les mecs aiment les fesses féminines, du moins les miennes. Faut dire que je lésine pas : je les chouchoute. Enfin, pas particulièrement, je les soigne tout comme le reste de mon corps : crèmes hydratantes, huile d’argan, gommage au savon noir… Résultat : c’est doux comme de la soie. J’avoue que quand je lis dans mon lit, nue (c’est-à-dire pas en ce moment, il fait hélas trop froid), j’ai tendance à me caresser nonchalamment la peau des fesses parce que c’est douuuuuuuuuux !

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Mais pourquoi les filles ne tripotent pas les fesses des mecs pareil ? Il est vrai que, proportionnellement, il me semble que les mecs utilisent moins de crème hydratante que nous (mais ont-ils la peau aussi sèche ?) et que si je prends comme référence mes fesses, la peau des fesses masculines est moins douce mais… ce n’est pas ce qui me freine. Alors je me suis demandé si certaines filles ne le tripotaient pas uniquement pour ne pas passer pour une grosse cochonne, au sens péjoratif du terme. Pour ma part, il me semble que malaxer des fesses fait quand même nettement moins salope qu’avaler ou se faire retapisser la face, par exemple mais bon, chacun ses tabous.

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Puis je me suis demandée s’il n’y avait pas une autre explication qui impliquait cette fois ci nos amis les hommes eux-mêmes. Non, je ne vais pas leur reprocher de ne pas utiliser de crème hydratante corporelle. Mais voilà, il semblerait que chez certains hommes, une virilité mal placée sacralise les fesses. Et qu’y toucher évoquerait trop une certaine homosexualité. Ce que j’ai toujours eu du mal à comprendre. Qu’un mec n’aime pas qu’on explore son anus, ça, je dis pas, chacun son truc. Mais qu’il assimile ça à de l’homosexualité alors que c’est moi dans le lit, heu pardon ! On peut difficilement me confondre avec un mec. Du coup, si on tombe sur des mecs qui refusent le tripotage de la fesse, n’a-t-on pas tendance à renoncer à le faire ensuite ? Du coup, je me demande si c’est pas un peu la même chose pour le cunnilingus.

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Alors de là me vient une question : faut-il fournir à nos partenaires sexuels un espèce de mode d’emploi sexuel précisant que ça, on aime alors merci de pratiquer dans la mesure du possible ? (ou inversement, j’aime pas, laisse tomber) C’est d’un triste ! Je préfère préconiser l’audace. Tenter un cunni ou un malaxage voluptueux des fesses n’ayant tué personne, peu importe de quel côté on se trouve, rien ne vaut la tentative. Au pire, on nous indiquera gentiment que non, c’est pas trop apprécié, merci.

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En attendant, mesdemoiselles, ne négligez pas les fessiers masculins, ils sont si adorables !

Le Grand Oral

Par LucasUn peu de pub au passage : http://singulierpluriel.over-blog.net/

 Récemment je me suis demandé si je n’allais pas repasser le concours d’entrée des écoles de commerce qui sont à mon niveau (c’est à dire tout ce qui est derrière les

« parisiennes »). Histoire d’aller passer ce monument de rigolade qu’est l’oral des concours.

 

Ne cherchez pas, même les plus débiles des entretiens d’embauche arrivent rarement à la hauteur de cet oral.

Bon d’accord, il m’est arrivé très souvent de réprimer un gloussement en entretien pour un stage… Mais là, à Sup Déco, (Sup Déco, le diplôme qu’il fait joli sur ton CV) on
atteint des sommets de futilité.

 

Je dis ça mais je dois rester honnête… La palme de la noyade dans un verre d’eau reste à Calyon.

Chez Calyon, pour faire un stage à Nouyorque, on vous fait passer devant une madame psychologue qui va voir si vous n’êtes pas un dangereux psychopathe qui pourrait faire du tort à Calyon. Bah oui on n’sait jamais.

Puis avec deux autres candidats on vous fait faire un jeu de rôle qui n’est pas un jeu drôle, un truc où vous devez organiser la construction d’un barrage par une grand mère et
expliquer ce à quoi elle doit faire attention.

Ensuite vous devez critiquer intelligemment les suggestions faites par les deux blaireaux qui jouent avec vous, en leur présence (ça c’est fun et honnête au moins) en expliquant
pourquoi c’étaient de grosses truffes, puis vous devez faire un test de personnalité, et enfin l’entretien proprement dit avec le directeur RH. Un test d’anglais ? Bah non… Pourquoi ?

Au milieu de tout ça, vous avez pris soin de glisser un repas au resto du coin et des conversations futiles et hypocrites avec vos compagnons de lutte. Ouhai ouhai ouhai, une
journée entière de recrutement pour un stage à NYC, ils n’déconnent pas chez Calyon.

Bizarrement je devais être trop bête ou pas assez malléable car en dépit des qualités évidentes de [ma] candidature ils ont été au regret de ne pas pouvoir y donner
suite
, et ne passez pas par la case Départ, ne recevez pas 20000 Frs, etc.

J’ai jamais été aussi content de rater un test tellement ces RH étaient fielleux, malsains et robotisés. C’était il y a 3 ans : plus jamais je ne rentre dans cette boite… Pardon ? Tous les DRH sont comme ça ? Bon d’accord, et le 36mm est fourni avec ?

Mais revenons à l’oral d’école…
 
L’oral c’est une opération séduction qui dure 20 minutes.

On est face à un prof de l’école et un ancien élève désormais ancré dans le monde du travail. Ils passent 10 minutes à lire votre CV avant l’entretien histoire de préparer des
questions à la con pour savoir si vous avez de la personnalité et de l’intelligence. En bref, si vous pouvez être un bon élève qui apportera une plus value à l’école pendant et après les
études.

Si je repassais ce concours pour le fun, j’irai à l’entretien avec une camera cachée et un CV bidon de chez bidon où je dirais avoir fait des études de Backgammon, une Licence de
Tongues ou un Doctorat de matage de pubs. En même temps ya pas plus carré et inquisiteur qu’un jury de concours. Ils vous posent des questions terribles.

Allez, toi aussi mets toi dans la peau d’un candidat !

Imagine-toi à Sup de Co Reims, dans un bureau faisant face à deux interlocuteurs…

Toutes les questions qui suivent sont véridiques. Et la plupart des réponses « officielles » ne sont guère éloignées de ce que dirait un candidat…

 

–           Pourquoi voulez-vous faire une école de commerce ?

–           Pour la tune, pour avoir un salaire de malade et faire des cadeaux à mes proches. Pour avoir une formation de qualité afin de travailler plus tard dans le secteur bancaire.

–           Donnez moi une raison de vous choisir…

–           Je fais vachement bien les tagliatelles à la carbonara. Mon expérience passée en Droit ne peut que s’enrichir d’un passage en école de commerce et de la même façon enrichir mes condisciples. En un seul mot.

–           Est-ce que vous pouvez me citer le nom du président de l’ONU ?

–           Non et je m’en contrefous du moment qu’il fait bien son boulot. Non, pas du tout mais je sais que Kofi Annan l’était encore il y a un an…

–           Racontez nous une blague…

–           C‘est l’histoire de deux idiots qui écoutent un jeune prétentieux déblatérer des conneries pour expliquer en quoi il y a Business Cool… Pour faire aboyer un chat on lui donne une tasse de lait et il la boit…

–           Qu’est ce que vous allez apporter à l’école ?

–            Mon chat, je peux ? Et des Dragibus aussi… De l’astuce. De l’allant. Un regard différent, critique et audacieux. Une nouvelle interaction élève-enseignant dans un respect mutuel et utile, propice à l’évolution positive de l’institution.

–           Donnez moi une raison de ne pas vous prendre…

–           Heu… tout de suite là ? Mais je ne suis pas homosexuel… Je suis parfois un peu dans la lune. (toujours lâcher un défaut mineur…)

–           Je vois que vous êtes sportif. Quelles sont les valeurs auxquelles vous attachez de l’importance ?

–            La créativité, l’audace, l’intégrité. Le respect mutuel, la camaraderie, la solidarité.

–           Vous n’êtes pas un peu idéaliste ?

–           Et ta sœur elle est idéaliste ? Certes un peu, mais mon expérience m’a appris a garder mes idéaux pour les bonnes occasions et à être réaliste la plupart du temps. Les idéaux, c’est ce qui nous fait aller plus loin, plus haut, plus fort…

–           Coubertin..

–           Non, perdu, c’est le Grand Schtroumf, connard. Exactement.

–           Vous avez un idéal dans la vie ?

–           Oui, passer une nuit avec Pénélope Cruz. Oui, mettre fin à la faim dans le monde.

–           Et des projets particuliers ?

–           Là, je me ferais bien un Big Mac, puis une tablette de chocolat au lait de Lindt et une bouteille de Sauterne. Oui, gravir le Mont Blanc.

–           Vous avez un modèle dans la vie ?

–           Le Commissaire Bialès. Pierre Kosciusko-Morizet

–           Pourquoi ?

–           Parce que Bialès, c’est un séducteur… Parce que Pierre a été salarié 5 ans aux States avant de revenir en France créer PriceMinister.com, une boite qui cartonne

–           Qu’est-ce que vous comptez faire « à la sortie de l’école » ?

–           Faire la manche devant la porte de sortie. Ah, par « sortie », vous vouliez dire « à la fin de mes études » ? Jouer du saxo dans les clubs le soir, faire la grasse mat le matin, et faire des prophéties rigolotes l’après midi. Etre auditeur junior chez PriceWaterHouseCoopers pour commencer…

–           Et ensuite ?

–           Me marier avec Penelope Cruz, vous ne suivez rien, ma parole. Créer une boite pour embaucher des gens et contribuer à résorber le chômage.

–           Ce n’est pas un peu idéaliste ?

–           Vous m’avez demandé tout à l’heure si j’avais un idéal, moi ça me paraît cohérent. Les rêves les projets c’est ce qui nous fait avancer, non ?

–           Bien sûr… Bon nous en avons terminé, avez vous des questions, des remarques ?

–           Oui, votre cravate Bugs Bunny, c’est très fun. Oui, si je suis pris à l’ESC Rouen, donnez moi une raison de venir ici…

–           On a un meilleur classement qu’eux !

–           Vous avez peut-être pris des produits dopants…

–           Non mais sans rire vous avez vu les locaux là bas ?

–           L’habit ne fait pas le moine…

–           Attendez, vous n’avez pas l’impression d’inverser le rapport de force là ? C’est nous qui passons l’oral ?

–           Simple jeu…Ce constat aurait pu vous sauver mais non, c’est raté, j’irai à Rouen. Au revoir Messieurs.

–           …

Notez qu’en fin de compte ils m’ont pris quand même… Comme quoi ça m’a servi de faire des concours de plaidoirie et d’être candidat à la Conférence Berryer La question essentielle maintenant c’est : saurais-je mettre de l’eau dans mon vin et être hypocrite diplomate, une fois en entreprise, plus tard ? Mystère…

A quoi ça sert la mode ?

Il y a des jours comme ça, où je me pose des questions cons. Aujourd’hui, réfléchissons ensemble sur la mode car j’ai l’impression que depuis quelques années, on ne fait plus que
ressortir les vieilles fripes du carton pour les remettre à la une. Aucune innovation, aucune audace… Bref, les modeux ne servent-ils plus aujourd’hui qu’à nous dire quelle fringue ressortir ?

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J’avoue ne pas suivre la mode. En général, pour la connaître, je rentre dans un magasin et je regarde ce qu’il y a. Par exemple, cet hiver, je rentre dans une boutique et c’est un déluge de gris, de noir et d’aubergine. Quelle déprime. Je n’ai rien contre ces couleurs là, je mets même très (trop) souvent du noir mais j’aime bien avoir un peu de pétard aussi. Cet été, c’est plus flashy, youpi ! Sauf que le jaune fluo et le vert pelouse, je peux pas en mettre, ça ne me va pas du tout au teint. Ca peut me servir à la limite si je veux pas aller bosser genre « regarde ma tête, ça se voit que je suis malade ». De la même façon, j’aime pas les slims ou les leggins, même si, dixit ma sœur « ohlala, tes jambes sont tellement blanches que j’ai cru que tu avais mis des leggins ». Mais c’est la mode d’être blanche, non ?

Bon, bref, je ne suis pas une modeuse et j’avoue que je m’en fous. J’ai pas forcément les moyens d’avoir un dressing avec tout ce qui est à la mode et ce qui ne l’est plus mais
qu’on garde parce que ça reviendra. Puis je pense être assez grande pour décider de ce que j’ai envie de porter ou pas. J’achète ce que j’aime, pas ce qui se porte pour être in. Mais il n’en reste pas moins que j’ai souvent l’impression que la mode est une vaste blague et que l’innovation est absente depuis quelques années. Tiens, si on remettait à jour les sixties, seventies, eighties, nineties… La mode des années 2000 est-elle condamnée à ne piocher que dans ce qui a été fait à la fin du XXe siècle ? Le délire et l’originalité ne sont-ils réservés qu’aux défilés ? Ce robes psychédéliques immettables ne sont-elles faites que pour dire qu’on fait des défilés avec plein de gens prout-prout ? On est pas loin des tenues des films de SF.

Au-delà de ça, je me demande sincèrement à quoi sert la mode. A part de marqueur social, je vois pas. Oui parce que, soyons honnêtes, nous n’avons pas tous les moyens d’être une
parfaite fashionista. Non parce que la pochette léopard Dolce & Gabbana, je veux bien la trimballer en soirée mais à 1770 euros, je vais devoir la voler puisque mon salaire
net est inférieur à ça (mon salaire brut aussi d’ailleurs). Heureusement, pas de panique, pour les fashionistas (j’aime bien ce mot) fauchées ou, pire, pauvres, on peut désormais louer des sacs trop chers sur sacdeluxe.fr, environ 20 euros les 15 jours, youhou ! Parfois, j’ai l’impression que la mode n’est ni plus ni moins que l’illustration de la théorie de Bourdieu sur le bon goût : ce sont les normes bourgeoises qui dictent ce qui est beau ou pas. Les fringues Jenifer ou Gemo, c’est moche. Mais pas mal de gens n’ont pas forcément les moyens d’aller s’habiller ailleurs. L’habiller plouc n’est pas forcément un choix. C’est d’ailleurs pour ça que je supporte pas les connards et connasses qui se moquent des fringues cheap des autres. File leur ton porte monnaie, je suis sûre qu’elles s’habilleront de suite mieux.

Pour ma part, je ne cours pas après les marques, je m’habille dans les magasins genre H&M, Promod ou Etam et je n’en éprouve pas la moindre honte (ni fierté). Je suis classique
dans ma façon de m’habiller et je me sens bien comme ça. Bien sûr, je crève d’envie d’avoir suffisamment de tune pour faire une razzia chez des Filles à la Vanille ou Cop copines car j’adore leurs fringues assez décalées, que je rêve de robes très Marilyn avec un grand chapeau et des lunettes pour me la jouer star. Mais pour le moment, je ne gagne pas des milles et des cents même si mon salaire est tout à fait correct, surtout pour un début. D’un autre côté, il est vrai que quand il me reste de l’argent à la fin du mois, je le dépense beaucoup plus (et même trop) facilement au rayon librairie de la FNAC que chez Zara ou dans des boutiques créateurs. Est-ce que ça fait de moi une personne à ne pas fréquenter publiquement ? Qu’on n’invite pas aux soirées parce qu’elle a trois trains de retard sur la mode ? Mmmm, j’avoue que ceux qui font leur liste d’invités en fonction de ceux que disent John Galliano, Jean-Paul Gauthier, Donatella Versace (mouarfff !) et consort, ils peuvent ne pas m’inviter, ce sera un service à me rendre !

La prochaine fois, je vous expliquerai qu’être ringard, c’est in. Sortez vos tongs en plastiques et shorts à fleurs !

Et si je devenais la star de ma vie ?

En ce moment, vous aurez noté que je suis pas super fun. Certains me reprocheront peut-être de trop râler mais je les invite à vivre ma vie quelques temps, histoire de voir que c’est vraiment chiant, parfois. Bien sûr, y a pire, gna gna gna mais moi, ce que je vis, ça me mine et je m’en fous de savoir que votre voisine du 3e, elle, c’est pire parce que son mec vient de la plaquer, qu’elle a pas de boulot et qu’en plus son chat est mort. J’ai pas le temps de m’apitoyer sur des gens que je connais pas.

Déjà, je vais arrêter de m’apitoyer sur moi. Oui, en ce moment, c’est pas la joie mais bon, puisque ma mauvaise période a décidé de jouer les prolongations (alors que je croyais qu’elle était partie c’te connasse), je vais l’ignorer, na. Comment ? En mettant un peu de fantaisie dans ma vie. Si j’y arrive.

En ce moment, j’ai envie de me la jouer star. Sans doute motivée par toutes ces filles actrices que j’ai côtoyées grâce à Modo (au moins par téléphone), que ce soit Aurèle, Géraldine (aka Amanda Fromici) ou Zazon (son interview, son blog), j’ai envie de me créer un personnage à moi. Une espèce de Nina super girlie, très princesse et naïve. Mais pas conne, attention. Une Nina qui observe ses congénères, surtout féminines, qui dissèque et qui s’amuse. J’ai déjà pas mal d’idées de sketches pour mon one woman show fantasmagorique (puisque je pense pas être capable un jour de jouer sur scène parce que je suis pas actrice quand même, c’est un vrai métier) et j’ai envie d’étendre le concept. D’abord un blog (oui, je suis totally blog addict et alors ?). Un blog rose méchamment fi-fille avec des sketches et des photos de mon personnage (enfin, pas ma tête, toujours pareil, anonymat, j’ai suffisamment de psychopathes au cul pour pas les encourager en montrant ma trombine), peut-être des slogans car en ce moment, c’est mon grand jeu, les slogans. For exempeul : « Poil sous les aisselles, pas de vie sexuelle » ou « be strong, be couillue ». Ouais, c’est notre grand jeu avec Vicky, je pourrais même en faire des T-shirt, tiens. Bon, bref, un blog délirant avec un pseudo que je pense avoir déjà choisi mais pas sûr. Just for fun. Avec les sketches en podcast audio, peut-être, mais ça, c’est pas sûr, sûr, suis pas sûre d’être capable de les jouer correctement. Bordel, avec mes idées farfelues, va falloir que je prenne des cours de théâtre !

Et puis, mon personnage, faut qu’il sorte dans la rue de temps en temps. Moi, en ce moment, j’ai envie de grosses lunettes rondes fumées, de grands chapeaux genre capelines, de robes à jupons super rétro, de gants en dentelles et d’écharpes toutes froufrouteuses comme celle que j’ai déjà. Je sens que je vais aller à Exopotamie m’acheter celle rose fuschia. Comme ça, dans la rue, quand je marcherai, on me regardera… ou pas, d’ailleurs. Faudra que je mette des jolis souliers à talon et un petit sac à main… Bref, je m’éclaterai. J’irai dans les fripes trouver des vieilles robes qui reviendront vite à la mode, si ce n’est déjà fait et peut-être que je m’offrirai la sublime robe rouge froufrouteuse que j’ai vu l’autre jour dans la boutique « Les filles à la vanille ». Attention, faut pas que j’oublie que pour l’heure, je suis une star au chômage donc pas trop de sous pour m’acheter plein de jolies robes (fuck !)

La question reste : aurai-je assez d’audace ? Venant de la province, j’ai du mal à intégrer le fait qu’à Paris, je pourrais m’immoler sur le quai du métro aux heures de pointes que je passerais à peu près inaperçue. Donc, c’est pas un grand chapeau et des froufrous qui va faire tilter les gens. La preuve : pour mes Catherinettes, j’avais un chapeau clignotant et des playmobils en train de s’enculer sur ma tête, personne ne m’a regardée en dehors du Marais. Bref, il faut que je cultive mon english spirit, si cher à miss Vicky et moi (elle en parle là). En gros, en Angleterre, tu peux peser 90 kg ET mettre un mini-short, tout le monde s’en foutra, c’est normal. En France, j’ose à peine mettre une jupe au dessus du genoux alors que je fais pas du tout 90 kg (et que je vais activer la cellule « c’est l’été, cellulite gommée ») parce que j’ai peur du regard (impitoyable) des autres et surtout des femmes, dans la mesure où j’ai pas la silhouette de Kate Moss. J’ai pas envie/pas le courage de sentir peser sur moi les regards moqueurs qui scrutent ma cellulite et ma graisse. Bon, peut-être que si je le faisais, personne ne me regarderait parce que tout le monde s’en foutrait mais voilà. Du coup, aurai-je l’audace de jouer ma star un poil excentrique, très Audrey Hepburnesque dans Paris ? A suivre. En plus, je me pose la question de ma coiffure : avec ce genre de tenue, je m’imagine bien crinière au vent (note pour moi-même si je retiens cette option : acheter un fer à friser). Mais moi, j’aime quand même bien la coupe de Victoria, sans le blond parce que je suis pas sûre que le blond m’irait. Mais je sais pas si les cheveux courts-courts avec mèche dans la gueule, ça me rendrait plus jolie… Pi c’est pit-être pas pratique pour travailler.

Seigneur, que c’est dur d’être une star !

PS : Ouais, le montage photo, c moi qui l’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!

Qualité : prétentieuse… ?

Comme vous le savez, en ce moment, je suis en recherche d’emploi. Hop, une annonce qui me correspond de près ? CV envoyé ! Bon, là, je corresponds pas trop à priori mais
… On tente. Lyon ? Il paraît que c’est sympa comme ville. Marseille ? Ah, y aura la mer. Ah mais merde, un CDD de 6 mois, je fais quoi après ?

Bref, la recherche d’emploi, c’est la réponse aux annonces mais aussi la candidature spontanée. Pour ce deuxième volet, j’ai eu une idée que j’espère originale pour promouvoir ma candidature mais en relisant, c’est d’un prétentieux sans nom. En gros : à 26 ans, je suis hypra expérimentée, vous trouverez pas mieux que moi et en plus, je suis drôle et audacieuse.


Alors, là, je me pose une question. Nous rédigeons tous des lettres de motivation pour dire à quel point nous aimons l’entreprise pour laquelle nous postulons et à quel point nous sommes faits pour eux. C’est plus de la motivation, ce n’est ni plus ni moins que de l’amour : toi, moi, unis pour l’éternité sous ce ciel azuré, faisons l’amour sur cette herbe grasse qui nous tend les bras ! Oups, je m’égare. Evidemment, je dois me vendre. Et je dirai même plus, je dois être sûre de mes qualités. Parce que si je ne suis pas convaincue de ce que je raconte, je ne vois pas comment la personne qui va lire ma prose va l’être. Oui, je suis une bonne journaliste, je sais que j’ai une bonne plume, que je surfe sur le net comme Kelly Slater sur les vagues ce qui me permet de trouver les infos dont j’ai besoin, j’ai un bon contact avec les gens, je suis pas réservée donc j’ose parler aux gens, tout ça, tout ça…

 

Certes, j’ai aussi des défauts mais vu qu’on me pose la question en entretien, je garde la liste des défauts avouables pour ma rencontre avec mes employeurs. Non mais ils sont
débiles à nous poser la question de nos qualités et de nos défauts ou pas ? Moi, une fois qu’on m’a expliqué le poste, je sais quelles sont les qualités qu’il faut et je les sors toutes.
Pour les défauts, je sors les « je suis perfectionniste » débile, exigeante, aussi. Bon, je balance un impatiente aussi mais faut que je trouve des défauts rigolos pour le prochain
entretien, histoire de marquer les esprits. Mais je vais pas dire que je suis lève-tard, bordélique au possible, hypra caractérielle et que je sais pas résister à un homme qui me plaît ! (ça peut être un défaut, si, si). Mais quelle est la limite entre confiance en soi et prétention ? A quel moment je passe du statut de candidate idéale à celui de candidate puante qu’on préfère ne pas avoir avec soi car elle doit avoir des problèmes avec l’autorité et n’admettra aucune critique ? Parce que s’il est vrai que j’ai du mal avec les excès d’autoritarisme, je reconnais mes torts quand j’en ai et j’accepte les critiques justifiées, surtout si elles sont constructives.

 

De l’autre côté, j’ai toujours peur que trop de prétention envoie précisément l’image inverse genre « elle se vante pour s’auto convaincre » et ça, c’est pas bon. Parce que dans les faits, quand je commence un boulot, j’ai toujours une bouffée de panique genre « je sais pas faire, je serai pas à la hauteur ». Je me souviens, quand j’ai entamé mon stage
rugby, je me rendais compte que je maîtrisais pas bien les règles de ce sport, je découvrais certaines équipes de Pro D2, je connaissais pas la moitié des joueurs. Bref, la panique. Mais
évidemment, je me suis vite coulée dans le moule et j’ai même fini par couvrir des matches, héhé ! Parce que je peux pas tout savoir sur tout, le problème est de ne pas baisser les bras dès le départ. Je l’ai systématiquement, cette panique, comme en début de chaque exam, quand je lisais le sujet et que sur le coup, je savais plus rien. Mais que finalement, trente secondes après, tout revenait.

 

J’en reviens à la question du bon dosage. Je pense que la modestie en recherche d’emploi n’est pas forcément un atout. Bien sûr que j’ai encore des choses à apprendre, bien sûr que
je lorgne pas déjà le poste de rédac chef. Bien sûr que je sais que ma candidature n’est pas parfaite, comme toutes les candidatures d’ailleurs. Sauf que si je laisse le doute sur mes capacités s’insinuer dans mon esprit, il est évident que le recruteur en face de moi le percevra de suite. Et à la poubelle. D’un autre côté, on aime rarement les gens trop prétentieux car ils paraissent de suite hautain. Bref, il faut trouver un juste milieu entre confiance en soi et prétention et c’est là tout le problème de la recherche d’emploi. Et de la plupart de mes idées puisqu’à chaque fois, on me dit « ouais… mais fait gaffe, ça fait un peu prétentieux ». Comme quoi, ça nuit !

La brouette en rythme

Ici, on parle (très) régulièrement brouette mais pas tellement du « décorum » : dans quelle ambiance faire l’amour ? Bon, très honnêtement, si je n’en parle
pas, c’est que je m’en fous royalement. En pleine lumière ou dans le noir, avec ou sans bougies, sur un lit couvert de pétales de rose ou sur la table de la cuisine (sans miettes, quand même, faut pas déconner).

 

Mardi dernier, je suis allée au sexodrome avec Emma. Bon, je tairai notre frustration devant les deux malheureuses étagères garnies (enfin pas vraiment) de gadgets peu variés. Ah, ça, du gode réaliste, y en avait, de la queue blanche ou noire avec la petite veine bleutée bien représentée mais franchement, je trouve que le seul intérêt d’un gode ou d’un vibro, c’est son côté fun. Si je veux un pénis réaliste, je préfère autant prendre un vrai amant, c’est bien plus sympathique. Bref, au sexodrome, outre les DVD et les pervers qui nous mataient, il y avait un théâtre érotique où des couples se reproduisent en direct « entrée gratuite pour les filles accompagnées ». Et là, dans ce haut lieu de sexe pas vraiment bon marché passait des musiques assez hallucinantes hautement excitantes comme le nouveau générique de la Star Ac ou encore « Toutouyoutou » et, là, effrayée, je demande à Emma s’ils diffusaient la même musique dans
le théâtre érotique. Quelque part, imaginer un couple en train de forniquer sur Véronique et Davina a quelque chose d’hilarant. Non mais franchement, voir monsieur en train d’exécuter une levrette en rythme, n’y a-t-il rien de moins excitant ?

Mais sur quoi faire l’amour ? Il y a quelques mois, Victoire et moi avions pris un délire sur le sujet sur le forum que nous fréquentions, une fille ayant posé la
question : sur quelle musique faire l’amour ? Hum, excellente question ! Il est vrai que certains titres nuisent irrémédiablement à l’ambiance romantique d’une brouette. Non mais imaginons, me voilà dans les bras de Brad en plein préliminaires. Déjà, Brad me quitte quelques instants pour mettre la chaîne, ce qui me pose un problème en soi : non, monsieur, on ne s’arrête pas en si bon chemin. Voilà pourquoi je range mes capotes sous mon lit et pas dans la salle de bain, certes très proche de ma couche. Donc Brad enfile un CD dans la chaîne et voilà que les enceintes crachent un merveilleux : « c’est à boire, à boire, à boire ! ». Bon, là, je pars dans un merveilleux fou rire et c’est terminé pour la
brouette.  

Bon, comme il est peu probable que j’ai l’indécence de sortir avec un gars qui non seulement a l’idée saugrenue de me passer un truc pareil pour la brouette mais qui a l’audace même de posséder ce CD, je ne pense pas me retrouver dans cette situation. Sauf si mon prochain amant lit cet article et a la bonne idée de me faire une blague. Comme si on rigolait avec la brouette, tiens ! Donc mon Brad, il est mignon, il va pas me mettre ça. Mais mettre quoi alors ? Lui cul nu devant sa chaîne, moi à point dans son lit, on va pas passer tous ses CD en
revue ! Mais il faut avouer, ce n’est pas évident à choisir. Il faut quelque chose qui reste dans l’ambiance mais il ne faut pas que ce soit trop rapide (faudrait pas qu’on s’épuise dès le départ) ni trop lent (risque d’endormissement au milieu, quelle honte). Le souci corollaire est de choisir un bon CD. Non parce qu’une brouette qui ne dure qu’une chanson, hum ! Or, le problème d’un CD album, les chansons se suivent et ne se ressemblent pas forcément, on peut passer d’une jolie balade romantique à un rock atrocement bourrin. Je n’ai rien contre le bourrin mais y a des moments où on s’en passe.

La solution consisterait-elle à graver un CD exprès pour l’occasion. Non mais et puis quoi encore ? Et pourquoi pas un programme de la brouette à suivre ? En plus, n’étant pas vraiment naïve, j’aurais compris que Brad n’a pas gravé ce CD exprès pour moi mais qu’il a dû l’utiliser avec ses précédentes conquêtes et, quelque part, c’est un poil vexant de penser que Bradounet me fait l’amour comme il l’a fait avec les autres. Non, non, non !

N’allez pas croire que je sois une anti « musique pendant l’amour » mais je ne calcule pas ce genre de choses. Ce que j’aime dans la brouette, c’est l’imprévu, quelque part, que le coït va arriver sans qu’on sache exactement quand donc pas la peine de tout prévoir à la seconde près. Si la musique est déjà là, je ne la couperai pas. Si nous étions en train de discuter dans le calme, je vais pas allumer la chaîne juste pour l’occasion (et encore moins la radio, ça crachote, ça m’énerve).

Mes premiers coïts se sont pourtant souvent fait en musique, d’après les souvenirs que j’en ai. En fait, avec Pierre le pervers, on était allés boire un verre dans un bar
toulousain et on avait hérité d’un CD démo avec divers titres qu’on a écouté très souvent pendant son séjour et, donc, pendant nos coïts. Je me souviens pas de ce qu’il y avait dessus (je l’ai balancé depuis), y avait juste une chanson dont le refrain était « je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant, je ne sais pas conduire pas même un cerf-volaaaaaaaaaaant ». Avec Guillaume 1er du nom, aussi, nos premiers coïts furent musicaux pour pas trop que les voisins entendent notre coït. Je rappelle que c’est dans ce même immeuble que Gauthier et moi avons entendu en direct la chevauchée sauvage de ma voisine et de son mec donc, forcément…

Mais à part pour cette bête raison pratique, pourquoi écouter de la musique dans ces moments-là ? D’ailleurs, le verbe écouter ne me paraît pas vraiment appropriée puisque pendant la brouette, je suis complètement déconnectée, je n’entends plus rien (enfin, je ne fais pas attention, rappelons que l’amour ne rend pas sourd, juste aveugle), je suis juste branchée sur mon partenaire et je ne fais pas attention au reste. Ainsi, quand on me demande quelles chansons sont faites pour faire l’amour, autant me demander la capitale des îles Samoe occidentale (Pago-Pago, je suis culturée comme fille) : j’en sais rien et au fond, je m’en fous royalement. J’ai tendance à répondre donc des titres qui m’inspirent, sans que je sache pourquoi. Oui, y a des chansons qui me donnent envie de faire l’amour, c’est comme ça. Lesquelles ? Mais comme tu es curieux lecteur ! Disons que ça dépend mais y a des chansons que je verrais bien dans
un film, lors de la scène coquine. Exemple : sous-marin Marion de Jorane. C’est curieux, je sais pas pourquoi cette chanson m’inspire ça, ça commence tout doux et soudain, ça accélère, ça éclate, c’est quelque part assez violent avant que la chanson se termine sur une note plus calme. N’est-ce pas une merveilleuse métaphore de l’acte amoureux ? Préliminaires, la pression
monte, pénétration, ça monte, ça monte, ça explose, orgasme, puis les deux partenaires se laissent aller à un apaisement bien mérité. Autre chanson excitante à mon goût : Femme fatale, d’Emilie Simon. Chanson calme au possible où la douce Emilie susurre le refrain en compagnie d’un monsieur dont je ne connais pas le nom, voix qui me font penser aux ressacs des vagues… Oui, cette chanson me fait penser à l’amour sur la plage. On pourrait aussi citer « Protège-moi » de Placebo, avec le même effet de voix chuchotées.

Mais comme un coït dure rarement 4 minutes 32, je trouve la question de « quelle chanson pour faire l’amour » assez curieuse. Quoi qu’il en soit, si un homme veut un jour brouetter sur Toutouyoutou, je pense sincèrement que je le laisserai se « pignoler » tout seul (expression que m’a apprise Laurent l’obsédé y a quelques temps) et je rentrerai chez moi. Non mais le sexe, ça se fait pas n’importe comment ! Ce n’est pas un exercice de gymnastique et ça ne se prépare pas, de toute façon, ça se fait parce que les deux en ont envie. Avec ou sans musique.

Article écrit en écoutant le nouveau CD d’Emilie Simon. Pour faire l’amour, je sais pas ce qu’il vaut mais pour m’agiter comme une pintade sur ma chaise de bureau, il est nickel.