L’éternel dilemme du réveillon

Sous titre : on pourrait pas faire le réveillon du nouvel an en juillet quand il fait jour tard et chaud ?

boire pour le réveillon

Ceux qui me suivent depuis des années le savent : le réveillon est toujours un sujet un peu délicat pour moi. C’est à dire que je suis partagée entre injonction de la société (fais la fête et prouve au monde que tu as des amis) et envie profonde (hiver, froid, rester sous la couette). Du coup, quand le sujet arrive vers la début décembre (oui, j’anticipe pas du tout, signe que, non, ça m’intéresse pas), j’évite de rentrer dans la conversation. Il serait socialement mal vu de décliner parce que “je préfère glander chez moi peinarde”. Alors que c’est la pure vérité mais refuser la fête, c’est soit être un dangereux sociopathe, soit être au dernier stade de la dépression.

deprime

Alors je passe des réveillons. Parfois en tout petit comité, parfois avec des tas de gens dont certains que je ne connais pas et à qui je n’adresserai jamais plus la parole parce que nous ne nous recroiserons plus jamais. En fait, ce qui m’ennuie dans le réveillon, c’est ce côté de devoir faire la fête tard alors que je reviens de vacances de Noël qui me fatiguent en général plus qu’autre chose. Minuit, tu ris et tu fais des bisous, 1h, tu commences à sentir ton foie et ton estomac faire la gueule et les bâillements tenter une ouverture. Tu les ravales, tes yeux pleurent un peu. A partir de là, il peut se passer deux choses : soit tu lâches la rampe et tu vas désormais compter les minutes en te donnant une contenance : boire, manger, fumer, faire pipi, occuper ce temps qui s’étire à l’infini, où l’ennui est le seul à te tenir compagnie. Soit tu arrives à rentrer dans l’ambiance et tu crieras à 5h du matin “quoiiiiiiiiiii, c’est déjà si tard ?”.

dancefloor

En fait, j’ai souvent ce problème avec les soirées : parfois, je rentre dedans sans le moindre souci et je passe un super moment, je rentre chez moi le sourire au lèvres, remplie d’amour pour mon prochain. Et d’autres où je “rate le train de la soirée” et là, c’est la souffrance. J’ai deux exemples très précis en tête : un réveillon avec Guillaume 1er, le 31 décembre 2001. J’aime me raconter l’histoire que le réveillon donne le ton de l’année et autant vous dire que l’année 2002 a vite pué du cul (c’est effectivement dans mon histoire personnelle l’une des pires années de ma vie, pas autant que 2011, mais juste devant 2006 et 2012)(2011-2012, le tunnel de la mort mais je vais mieux, maintenant, merci). En fait, nous étions invités chez les parents du meilleur ami et voisin de mon ex donc moyenne d’âge : élevée, personnes de moins de 25 ans : 4. Au début ça allait mais j’ai fini par vite m’emmerder avec tous ces gens fans de Johnny que je ne connaissais pas et à qui je n’avais rien à dire. N’y voyez aucun mépris : on arrive dans une soirée avec une  bardée d’inconnus qui, eux, se connaissent bien, c’est bruyant, les gens vont et viennent : comment veux-tu qu’on t’identifie et te parle ? S’il le faut, dans cette assemblée, il y avait une ou deux personnes avec qui je me serais super bien entendue mais nous n’avons pas été en présence. A partir de 2h du matin, je commençais à mourir d’ennui, j’alternais entre aller faire pipi et aller fumer pour sortir un peu de ça, je matais ma montre avec désespoir… On est partis à 4h du matin, j’en pouvais plus. Je crois d’ailleurs que c’est de ce réveillon qu’est né mon appréhension du 31 décembre : être enfermée jusqu’à très tard à devoir faire la fête… Et si ça tombe sur un jour un peu down, tant pis pour moi.

reveillon-amies-ennui

L’autre soirée où j’ai désespérément attendu l’occasion de me carapater, c’était une soirée corporate dans une boîte que j’avais décidé de quitter… Tiens, faudra que je vous fasse un article sur l’injonction à la fête en milieu professionnel. Bref, début de soirée cool mais à un moment, je me suis retrouvée sobre au milieu de gens très bourrés et là, tu regardes tout ce petit monde avec mépris en te demandant à quel moment tu te retrouves avec tous ces sacs à vin qui ont oublié leur dignité au vestiaire.

réveillon trop d'alcool

Bref, la fête institutionnalisée, ça me fait chier; Quoi ? Est-ce que j’ai passé un bon réveillon ? Ah oui, très bon merci ! Pourquoi je râle alors ? Mais parce que c’est un sujet intéressant la fête institutionnalisée et on n’en a pas tant que ça par an. Et si mon réveillon doit refléter mon année 2016, et bien… ce sera le grand amour, tout simplement.

J’ai marché pour vous la Parisienne

Oui, marché, pas courir, j’aime pas trottiner, ça m’emmerde mais d’une force… Bref.

Des fois, tu te dis que ça fait pas de mal de bichonner un peu ton karma même si en ce moment, il me laisse tranquille (mais je le connais, il me laisse m’endormir pour mieux me filer un coup derrière la tête). Alors quand on te propose de participer à une course pour la bonne cause en te précisant que, si si, tu peux marcher, tu acceptes. Me voici donc inscrite pour la Parisienne, course qui soutient la recherche contre le cancer du sein.

Samedi, Anaïs et moi allons chercher nos dossards au village. Ambiance sympa… Mais le sable blanc qui réverbère le soleil, ça fait un peu mal, petite compassion pour les bénévoles qui gèrent le retrait des dossards et sont en plein cagnard. D’autres en profitent pour suivre un cours de fitness de plein air… En plein soleil. Mmmm, ma peur de l’insolation ne semble donc pas universelle.

Dimanche, rendez-vous à 8h. Donc un lever à 7h, pouf… Pour un dimanche, ça pique. On fait partie d’une équipe montée par Marine brune, une des participantes du voyage en Thaïlande. Avec Anaïs, on a relevé le défi, se disant que c’était pour la bonne cause puis si on peut marcher alors c’est super ! Le temps qu’on récupère tout le monde, qu’on pose les sacs aux consignes, que quelques pipis soient faits, on se retrouve joyeusement sur le pont d’Iena où se situe la ligne de départ. Celle-ci est juste de l’autre côté du pont, nous au début. Entre le départ et nous, des milliers de filles. Gloups !

Pour rire, Marine nous dit « ahah, je vous annonce qu’on va partir à 10h30 ! », il est 9h45… En vrai, on est parties vers 10h50, je crois. Débute donc l’attente, je dors à moitié (je suis donc capable de passer en mode veille même debout), le soleil commence à taper et je n’ai pas de chapeau ou casquette, je n’ai qu’une gourde d’eau. Autour de nous, c’est plutôt bon enfant mais tu as les inévitables pénibles qui essaient de gruger tout le monde. Quand elles sont deux ou trois, tu dis rien, tu t’en fous mais quand elles sont 15 et qu’en prime, elles te poussent, ça agace un peu… C’est toujours un peu la même histoire quand tu es en situation d’attente au milieu d’une foule, tu finis par te sentir un peu agressée par ses mouvements, tu essaies de garder ta place, de pas perdre tes amis… Un départ toutes les 7 mn d’une centaine de concurrentes, on est 28 000…

10h30, on accède enfin à une zone plus dégagée, il n’y a plus que deux vagues d’une centaine de coureuses devant nous. Marcher un peu fait un bien fou. Merde, avoir piétiné pendant quasi 1h m’a rouillé les gambettes, mon dos fait crac crac quand j’enroule la colonne… Je vois pas, à ce moment de l’histoire, comment je suis censée parcourir 6 km… on a droit à un échauffement par une prof de fitness qui bouge limite plus des cheveux que du corps, elle fait des gestes dynamiques en nous encourageant à en faire autant. Moi, je veux bien madame mais si je fais tout comme toi, je risque un peu d’éborgner mes voisines…

10h45,nous voici enfin devant la ligne de départ, Marine nous dit qu’il faut qu’on coure un peu pour prendre le départ avec elles. Aaaaah mais j’ai pas couru depuis le lycée, moi. Enfin, si mais en général, c’est soit après le bus, soit quelques échauffements mais rien qui ne nécessite de doser son effort parce que je sais juste pas faire. Oui, moi, je donne tout direct.

C’est parti ! Je fais un peu l’effort de trottiner mais vu le monde, je vais aussi vite en marchant, Anaïs a déjà abandonné l’idée. 10 mètres plus loin, on a perdu notre team. On commence notre marche en essayant de nous caler sur les autres marcheuses mais on les dépasse vite. On en repère une de pas mal mais au bout d’un kilomètre, elle commence à téléphoner puis met ses écouteurs pour écouter de la musique. Plus assez rapide.

On enchaîne, les premiers kilomètres sont faciles. Les gens nous encouragent. Comme on a notre prénom sur nos dossards, on nous interpelle « Allez Anaïs, allez Nina ! ». Heu, tu le connais ? Ah oui, c’est vrai, les prénoms sur le T-shirt… Bon, allez, on avance ! La balade (oui, on va pas parler de course même si on marche vite) est super agréable, on marche bien tout en papotant un peu, je regrette un peu de pas pouvoir faire de photos mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus. On se fait dépasser par les filles des vagues suivantes qui courent, on rattrape les marcheuses. Régulièrement, on croise des bandas, ça, c’est génial et ça me redonne envie de faire des percussions (je crois que je suis accro aux envies de nouveauté).

Km 3, de l’eau, cool (même si c’est de l’eau riche en sodium, je suis pas sûre que ce soit une très bonne idée…), des bananes, on doit jeter les déchets par terre. Même la peau de banane ? Non parce que ça me paraît un peu dangereux, hein… Bon apparemment personne ne tombe. Km 4, on commente avec Anaïs « Non mais y en a, elles ont vraiment l’air en souffrance, j’ai mal pour elles » « Oui, alors que nous, on est bien ». Une fille qui nous dépassait en courant a rigolé, c’est légitime. Il y a une bonne ambiance globalement même si certaines sont là pour réellement faire la course et il est difficile de se positionner pour pas les gêner. On essaie de se mettre sur le côté mais il y a également des coureuses, on se fait un peu bousculer dans tous les sens…

Km5, ouais super, bientôt fini, on est bien, on est sereines, Anaïs me dit que la course ne fait pas tout à fait 6 km alors j’essaie de capter où est l’arrivée, le trajet est un peu tarabiscoté mais surtout… en plein cagnard avec de la réverbération, ce que je déteste (j’ai eu une vilaine insolation étant plus jeune et je saigne du nez quand j’ai trop chaud, ça explique cette terreur de la chaleur).Heureusement que j’ai mes lunettes de soleil. Je dis à Anaïs qu’on coura les derniers mètres, histoire de se la raconter. Km 6, l’arrivée est 300m plus loin, Anaïs commence à courir, je continue à marcher…et à rester à sa hauteur. Bon allez, on se lance dans une petite foulée et on franchit la ligne d’arrivée, ouééééé ! 1h01 pour faire 6km300, environ 6 km/h de vitesse de croisière pas mal…

Voilà, c’est fait. On met deux heures à récupérer divers paquets, à ressortir, la chaleur est terrible, je sens mes pieds enfler dans mes baskets. On doit retraverser tout le champ de Mars pour reprendre le métro au Trocadéro. Plus on avance, moins on parle. Claquées. Alors, je le referai ? Heu ben non, je pense. J’aime marcher vite, je le fais régulièrement et c’est sympa de marcher dans des rues habituellement pleines de voitures mais quand tu penses que le plus fatigant, c’est d’attendre le départ, ça motive pas trop. Par contre, l’ambiance est au top. Et je retiens une chose essentielle : le jogging, j’aime VRAIMENT pas.

Ah oui, c’est Noël…

Ambiance étrange. Noël est dans moins d’une semaine maintenant et je ne percute pas 30 secondes. Est-ce dû à mon âge, au climat ambiant qui tient plus d’une fin d’octobre que d’un mois de décembre, le fait que c’est la crise et que tout le monde déprime, le fait que ma grand-mère ne verra sans doute pas 2012 ? Sans doute un peu de tout. C’est clair, cette année, Noël, j’y suis pas.

J’espère secrètement que ce n’est pas une question d’âge, j’ai envie d’être à nouveau touchée par la magie de Noël sans nécessairement me reproduire. Noel, c’est la famille, le triturage de neurones pour trouver le(s) cadeau(x) qui fera plaisir. Je sais que ça peut paraitre bizarre mais les cadeaux sont importants pour moi, ils prouvent que tu connais une personne… C’est pour ça que je déteste faire des listes. Je me souviens, une année, j’avais été un peu déçue quand j’avais ouvert les cadeaux que m’offraient Guillaume 1er car il s’était contenté d’appeler ma mère pour savoir ce que je lui avais commandé vu que je ne lui avais rien dit à lui. Les plus beaux cadeaux sont ceux auxquels tu ne t’attends pas, ceux qui te montrent que la personne a acheté ce cadeau pour toi. Comme l’Ex qui m’a offert deux anthologies de nouvelles russes l’an dernier, j’etais super touchée. Ou les tableaux faits par ma maman, je sais que j’en aurai un cette année aussi, une aquarelle de Venise qu’elle a faite et que je trouve chouette. Et qui me donne envie de me mettre à l’aquarelle. J’en suis plus à une envie d’activité près.

Mais cette année, je sais pas, le coeur n’y est pas. Je me suis appliquée à trouver des cadeaux qui feront plaisir à tous mais je n’y pense pas vraiment. Pour mes parente, un beau voyage (enfin, un week-end prolongé à Londres), des cadeaux Amazon pour ma soeur et son mari. J’aurais aimé offrir du fait main mais la seule qui aura un cadeau made by moi, ce sera mini Emma parce que lui tricoter chaussons, paletot et bonnet, c’est facile, c’est un bébé… L’an prochain, j’essaierai. L’an prochain, peut-être que je serai dans le mood, que j’aurai envie de décorer un peu mon chez moi. Là, comme je suis pas dans le trip, toute la niaiserie christmatique m’épuise, jez trouve ridicule que toutes les marques essaient de communiquer dessus, y compris celles qui n’ont rien à voir (non mais est-ce quelqu’un offre du Coca à Noël ?) . Je suis à côté, je ne crois pas en la magie de Noël cette année. Parce que je suis même pas sûre que le 25, on sera pas en pleine veillée funéraire. Comment voulez-vous que je pense sérieusement aux cadeaux et à la fête ?

2011, une année de merde jusqu’au bout.

PS : Cet article n’a pas pour but de récolter de gentils commentaires où les gens sont désolés pour moi rapport à ma grand-mère. Ca fait un mois que je me prépare au pire et vu qu’il n’arrive pas, ça devient un peu irréel en fait… Et j’en viens même à croire qu’elle sera encore là après les fêtes même si dans les faits, elle est déjà pas mal partie.

Bienvenue chez Pubilon

Depuis que j’ai fini mon journal d’une démissionnaire, j’ai oublié de vous raconter mon arrivée chez Pubilon. Déjà trois mois, j’ai fini ma période d’essai, d’ailleurs. Le décalage entre ma vie et mes écrits me déprime, parfois.

Donc petit rappel : j’avais passé deux entretiens dans un café n’ayant pas vu les bureaux sauf l’entrée. Certains s’étaient demandé pourquoi, j’ai eu la réponse dès que j’ai découvert mon bureau : les murs sont totalement moisis. Le sol n’est pas droit et à ce moment là, je n’avais pas découvert les toilettes où il devait faire 10° les jours de beau temps. Ah ouais, c’était donc ça. Quand j’arrive, il n’y a que Rémi le chef puis arrive un gars, Pascal, que je connaissais pour sa réputation de blogueur : « Ouah, je suis crevé, je rentre de New York là… ». Ok, je sens le gros prétentieux, là…



On descend fumer avec Rémi pour discuter un peu, Anthony, l’Asiatique qui n’a pas un nom d’Asiatique (en fait, si, il en a un, mais il n’est pas usuel. Et pour la demoiselle qui trouve raciste que je puisse blaguer sur le fait qu’un Asiat ait un nom qui ne sonne pas de là bas, petit cours de rattrapage. Des fois, j’ai envie de jouer un requiem à l’humour). Retour dans mon bureau, j’allume mon ordi. Ah, l’écran n’est pas branché, expédition sous le bureau pour régler ça. Manifestement, si quelqu’un est payé pour faire le ménage, il est vraiment payé à rien faire, c’est dégueulasse. Retour en haut. Ah, l’écran n’est pas connecté à l’ordi, retour sous la table. Bon, maintenant, je suis pas connectée au net. Je repars sous la table, cherche un câble éthernet, quelque chose mais rien. Bon, au bout d’un quart d’heure de tripotage, je me décide à aller voir Rémi qui me dit d’attendre Fabien qui va me régler tout ça.


Je retourne à mon bureau et m’occupe comme je peux, un premier gars arrive (le bureau était divisé en deux) : Guillaume. Ouais encore un et c’est pas fini. Vers 10h30, Fabien arrive et m’installe tout. Alors dans mon bureau, je suis donc seule avec les deux gus et ce qui est très amusant, c’est qu’ils ont tous les deux démissionné et quittent le bureau le mois suivant. C’est amusant comme ambiance.


L’ambiance, parlons en, la première semaine fut assez curieuse, en fait. J’étais donc dans le bureau des démissionnaires qui continuaient à faire leur taf plus sérieusement que je ne l’ai fait à TGGP mais qui en avaient un peu gros sur la patate rapport à certains trucs et j’étais donc au courant de tout. Enthousiasme de la nouvelle arrivante vs lassitude des partants, je me sens un peu le cul entre deux chaises et j’ai légèrement peur. Dès le premier soir, je discute un peu avec Anthony, Fabien et Guillaume qui commencent à se moquer de Pascal : « t’attaches pas à lui, il va dégager ! ». Heu ? Le mercredi, deux jours après mon arrivée, Rémi m’invite à déjeuner pour parler un peu. Je suppose qu’il craint que ma localisation dans le bureau me démotive un peu, que je sois effrayée par les dires des partants. Et il me parle de Pascal : « Je ne sais pas si on va le garder, tu sais, il ne fait pas son travail, je ne suis pas très content ». Donc en gros, j’arrive dans une boîte et déjà on veut licencier un mec qui est arrivé 15 jours avant moi. Ca gèèèère.



Effectivement, le lundi suivant, débandade : alors qu’un nouveau, Martin,  vient d’arriver (il va y avoir plein d’arrivées durant les mois de mars avril, on est aujourd’hui 9, je suis la 3e par ordre d’ancienneté), une crise éclate rapport à un brief ultra urgent demandé par une agence. Guillaume pète un plomb, commence à crier, remettant notamment en cause un document que nous a rendu Pascal, Rémi lui répond « viens, on va parler en bas ». Pendant leur absence, Pascal s’interroge : « mais comment ça se fait que je suis pas au courant de ce brief ? ». Anthony, qui est en face, bafouille un : « je sais pas… ». Rémi et Guillaume remontent et attention, ça va aller
très vite :

« Pascal, je peux te voir s’il te plaît.

– Oui pourquoi ? Ca va être long ?

– Heu… écoute, ramasse toutes tes affaires ».


Fin du contrat de Pascal. Alors forcément, quand on arrive dans une boîte où une partie des employés se barre et qu’un autre est viré au bout de même pas un mois de travail (mais il avait pris deux jours de congé maladie la semaine d’avant pour cause de sinusite), j’étais pas super détendue du string. Heureusement, je me suis fait ma petite place. Faudra que je vous raconte.

Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street, de Tim Burton (2007)

Par Keira

Bonjour lecteurs !

J’écris cet article à l’occasion de la sortie DVD de Sweeney Todd.

Revoici le duo gagnant Johnny Depp – Tim Burton. Cela fait des années qu’ils marquent notre paysage cinématographique en nous offrant des contes visuels fous.

Or dans le cas de Sweeney Todd nous sommes face à l’adaptation d’une histoire très noire. Et tout cela en comédie musicale. Autant le dire, Burton se lance un très grand défi et le fait partager à son ami et muse.

Pour l’histoire : Sweeney Todd, barbier de profession, revient à Londres après des années pour se venger du juge Turpin qui lui a volé sa femme et sa fille. Il sera aidé par la charmante Mrs. Lovett incarnée par l’autre muse de Tim Burton soit Helena Bonham Carter. Mrs. Lovett va le loger et se servira des cadavres que Sweeney Todd laisse derrière lui pour faire de bonnes tourtes !


Le gothique sied merveilleusement à Burton. On pourrait même dire qu’un grand nombre de ses films en sont la parfaite incarnation. Et il ne se prive pas de nous le montrer à nouveau à travers sa vision d’un Londres lugubre à souhait. De même son Sweeney Todd, la façon de chanter de Depp, tout prête à mettre en valeur les visions du réalisateur.

Les décors de ce film sont somptueux, on s’y croirait. Le maquillage des principaux personnages joue énormément et sert à nous plonger dans la fatigue extrême de Sweeney et Mrs. Lovett. Ces deux êtres sont brisés, et on le ressent à chaque instant.

La réadaptation de la comédie musicale de Stephen Stondheim était le défi, il est largement remporté. Nous découvrons un Depp chanteur qui murmure, qui crie, qui fredonne, qui montre la puissante folie meurtrière juste à travers les intonations de sa voix. C’est vraiment du grand art. De même le débit rapide de Mrs. Lovett met en avant  son côté pressé tout cela lié à une voix très douce.

Je n’oublierai pas Alan Rickman en juge Turpin absolument infect à souhait.

Comme vous l’aurez compris cette version de Sweeney Todd est à mes yeux une réussite. Que ce soit niveau chants, mise en scène, décors, ambiance, nous plongeons vraiment dans une comédie musicale lugubre, parfois gore (Burton aime beaucoup le sang), parfois drôle, souvent poignante et surtout intelligente et remarquablement jouée.

Et vous aurez le plaisir de retrouver le duo Burton-Depp d’ici quelque temps puisqu’ils préparent une version burtonienne d’Alice au Pays des Merveilles.

Johnny Depp y incarnera le chapelier fou !

Ô mon païs, ô Toulouse !

Samedi avait lieu la finale du top 14 de rugby, l’équivalent de la D1 pour ceux qui ne connaissent pas. Sur le terrain : le Stade Toulousain face à ASM Clermont. Dans les tribunes : la smala toulousain, à savoir ma sœur et son amoureux, Yohann et sa chérie, l’ancienne coloc d’Alice et Yohann et son amoureux plus trois potes de Yohann. Donc voilà, 9 chauffés à blanc (enfin, sauf un en pleine déprime qui n’a pas pipé mot de la soirée), imagine un peu l’ambiance.

J’adore les matchs de rugby, surtout les grands matchs comme ça. Première épreuve : arriver au Stade de France. Anthony, Alice et moi, on se retrouve à St Lazare prendre la ligne 13, le RER B étant en grève… Je veux pas faire ma parano mais je trouve quand même
que la SNCF, elle fait toujours grève quand ça m’arrange pas, je pense avoir froissé quelqu’un qui y travaille, un jour, et voilà le résultat. Ou alors j’ai été une vilaine terroriste dans une vie passée et j’ai fait dérailler un train et tué des gens. Peu importe mais un métro, c’est quand même plus petit qu’un RER. Premier arrêt, je me retrouve soudain très proche d’Anthony, c’est un peu gênant. Du deuxième au dernier arrêt, me voici très intime avec un supporter toulousain que je ne connais pas, c’est la première fois que je suis si proche d’un homme dont je ne connais ni le nom ni le visage. Par contre, la barre qui est également très intime avec moi, elle, je l’ai bien vue.

Arrivés au stade en vie et dégoulinants, je m’étale des traits noirs et rouges sur les joues. Oui, moi, quand je supporte, je supporte pas à moitié. Sauf que j’ai pas trop de voix du fait de mon allergie qui m’a irrité la gorge. Mais c’est pas grave, je vais quand même faire ma supportrice en applaudissant et tout. On grimpe aux tribunes, on est assez bien placés, juste après le virage à côté des supporters toulousains… Ca tombe bien parce que faut dire ce qui est, niveau supporter, Clermont nous écrase largement. Première mi-temps mitigée pour nous, pas trop de réussite, un jeu hasardeux face à des Clermontois qui déroulent un jeu efficace mais on limite la casse : 10-10. 2e mi-temps, Clermont implose et Toulouse se gave. Ma sœur nous donne des confettis rouges et noirs qu’on jette dès que Toulouse marque, j’adore ça. Ouais, je suis super primaire, moi, en match, je crie, je me lève, j’applaudis, je jette des confettis. Clermont marque un dernier essai dans les arrêts de jeu mais la messe était dite : Toulouse a gagné. Ceci étant, la victoire est belle car l’équipe adverse s’est battue jusqu’au bout, je regrette juste qu’ils n’aient pas marqué leur essai avant car là, le match était joué et la ferveur n’y était plus.

L’après-match, c’est un moment que j’adore. Déjà, les joueurs sont comme des gamins, ils pleurent, ils sautent de joie, de vrais chiens fous. Et nous, on n’est pas mieux, on a même droit à un feu d’artifice, waouh ! En repartant,on fait un arrêt buvette histoire de laisser la foule partir, on discute, on rigole mais là, ça déraille. On retourne au métro et y a tellement de monde qu’on ne peut pas rentrer dans le station donc on décide d’aller prendre le RER, à l’autre bout du stade, loin, loin. Arrivés à la gare RER, vers 1h : fin de service. Bon, on résume : on est 9 à St Denis, il nous faut au moins 3 taxis. Bon finalement, on trouve un station de bus : 24 mn d’attente. Bon ben on va attendre… On est rejoint par 4 Clermontois dont un qui fout un souk pas possible, essaie de piquer les taxis des gens qui les ont appelés, d’autres nous demandent où sortir toute la nuit en attendant leur train le lendemain. Finalement, à 1h50, on est enfin à Paris, je prends le taxi avec Anthony et Alice pour me retrouver chez moi à 2h30, contente de ma soirée.

Evidemment, le fait que mon équipe gagne rend la fête plus sympa (en 2006, on s’était pris une jolie fessée) mais quand même, cette espèce de ferveur sportive, les cris et les chants des supporters, les bandas, les olas, le Stade qui vit chaque action, j’en suis dingue. A chaque fois que je vis ça, j’ai envie de prendre un abonnement pour les matchs de rugby au Stade de France (ça existe ?). Même si on ne voit pas tout aussi bien qu’à la télé, notamment qu’Elissalde souffre le martyre à cause de sa côte cassée et qu’il est cuit et archi
cuit, on ne voit pas toujours les en avants… Mais être dans l’ambiance, ça, ça n’a pas de prix.

Je t’aime à la foliiiiiiiiiiie

Il y a quelques mois, j’ai lu un article sur les folles passions amoureuses. En substance : on s’est installés ensemble après la première nuit, je suis tombée enceinte au bout
de 2h et on l’a gardé… Bref, des histoires d’amour fulgurantes et qui tiennent en plus. Moi, au bout de 4 ans, j’ai pas été foutue de vivre avec mon mec et la moindre perspective d’engagement m’effraie.

 undefined

Petit topo de mon ambiance affective actuelle. Je passe mes journées sur des forums à lire des histoires d’amour qui finissent mal (et des fois très mal), dans ma famille, une de
mes tantes est en pleine rupture, une autre n’est pas tellement mieux. Du coup, l’amour toujours, j’ai du mal à y croire, malgré le bel exemple de mes parents. Mais ça devient tellement une exception que mon père a même demandé à ma maman l’autre soir s’ils étaient normaux. Du coup, je suis une effrayée de l’amour. A peine je sors avec un mec que je commence à serrer les fesses en attendant que ça casse parce que les histoires d’amour finissent mal, en général. Quoi que le couple qui a chanté ça (les Rita Mitsouko, pour ceux qui remettent pas) fut un couple sans histoire séparé uniquement par la mort. Comme quoi…

 

Dire que je suis une trouillarde affective me paraît encore gentil. M’installer avec lui ? Mais si ça marche pas, ça va être trop galère de rendre l’appart. Le mariage ? Faudrait voir à économiser pour le divorce. Les enfants ? Je serai incapable de les élever seule. Bref, je vois la vie en rose, comme vous pouvez le voir. Mais finalement, je me demande si ce n’est pas eux qui ont raison. La vie est courte, si on tergiverse à vie, on ne fait plus rien. Tout est risqué, à n’en pas douter mais qu’on s’installe ensemble au bout de 6 mois ou au bout de
2 ans, avons-nous réellement plus de garanties ? Evidemment, moi qui suis une flippée, je dirais que 6 mois, c’est trop tôt, je suis pas prête, gna gna gna. Mais je pourrai dire la même chose au bout de 2 ans à ce tarif là, dégainant le fatal « mais si ça marche pas ? ». Mais le temps n’est une garantie de rien, d’une part. D’autre part, évidemment qu’il y a des
risques que ça ne marche pas, c’est comme tout. Par exemple, quand j’ai décidé de quitter mon ancien job pour le nouveau, j’aurais pu ne pas m’entendre avec mes collègues et souffrir. A l’arrivée, je suis gagnante sur toute la ligne. D’ailleurs, là, je dois former encore deux journalistes au blog, genre les nanas qui auraient 150 trucs à m’apprendre tant elles ont du métier et c’est moi le petit scarabée qui vais partager mon savoir. Houuuuuuuu. La vie est une question de risque, si on recule au premier si, on ne fait rien et on a une vie médiocre. Par le passé, j’ai aimé, j’ai souffert, j’ai fini par me relever. Aujourd’hui, malgré les larmes versées, je ne regrette pas d’avoir foncé.

Alors peut-être qu’il faudrait que je jette ma carapace, que j’arrête de dire « non mais ça marchera pas de toute façon » parce qu’on ne sait jamais. La vie n’est pas qu’une peau de vache. Des gens qui s’installent ensemble, voire font des bébés (mais là, c’est quand même un level très élevé pour moi, faut pas déconner), ça n’a rien d’exceptionnel, ça arrive tous les jours. Je ne suis pas plus inapte à la vie en couple que ces gens là. Après tout, avec Guillaume, on vivait officieusement ensemble dans mon appart de 28 m² et on ne s’est jamais engueulés. On avait nos petites règles de vie : on faisait chacun les courses une semaine sur deux, par exemple, on se partageait les tâches ménagères, on faisait parfois des trucs ensemble, parfois des trucs de notre côté, selon nos envies ou nos impératifs. Ouais les étudiants, ça révise et ça écrit des mémoires, des fois. Bien sûr que ce n’était pas tous les jours faciles quand même mais ça n’empêche pas que ça marchait quand même.

Bon, évidemment, c’est facile de dire ça quand on est célibataire, bien sûr, j’ai pas la pression, là. Je me vois mal demander un bébé à un de mes amants ou alors ce serait pour me débarrasser de lui. Pas très classe. Le tout, finalement, c’est de ne pas vivre en fonction d’un calendrier « au bout de 3 mois, je le présente à ma sœur, à 6, à mes parents, au bout d’un an, on vit ensemble puis un an et demi, on se pacse. Au bout de 3 ans, on fait un bébé ». Finalement, c’est ridicule d’essayer de rationaliser et planifier une relation sentimentale parce qu’au fond, c’est impossible. Si l’envie de vivre à deux est là, pourquoi céder aux sirènes du pessimisme. Si ça marche pas, au moins, j’aurais tenté, pas de regrets. Après tout, on connaît des gens qui se marient au bout d’un mois et feraient même un bébé, selon les rumeurs. Mais bon, je soupçonne Nicolas d’avoir engrossé Carla par accident et de vite réparer les dégâts en l’épousant. C’est quand même un super rapide. Un vrai Speedy Gonzales !

Niaiserie de Noël

Paraît que Noël, c’est niais (en plus de mercantile, tout ça) alors pour être pile dans l’ambiance et pour être dans l’idée « hé cadeau », voici une grande idée que j’ai
eu encore. L’an dernier, je vous avais offert la reproduction d’une lettre-journal intime que j’avais écrit à 16 ans, une horreur de niaiserie. Là, j’ai trouvé mieux : un extrait d’un roman
écrit quand j’avais 15 ans. Je recopie littéralement, ça vous laissera apprécier ce style inimitable qui était le mien. Je laisse même les fautes.
 
Chapitre 1
 
Summerinsland, île de l’Atlantique
 

Marion souligna ses yeux bleus d’un coup de crayon puis se regarda attentivement dans la glace. Banale ; elle était banale. Elle n’était ni trop grande, ni trop petite ; elle n’était pas belle mais pas exceptionnellement belle non plus. Elle était le type de fille que les garçons croisent dans la rue en pensant qu’elle est mignonne mais ils l’oublient aussitôt.
Quant à son nom, il n’avait rien d’exceptionnel non plus : Marion Duval. Elle soupira puis se dirigea vers la cuisine. Elle passa devant l’immense baie vitrée qui donnait sur l’océan. Elle
pensa alors à ses ancêtres : cette île leur appartenait depuis trois générations. Elle était peu à peu devenu une île touristique grâce au centre de thalassothérapie que tenait actuellement
ses parents. Elle arriva à la cuisine où sa sœur Valérie finissait son verre de jus de papaye. Elle leva les yeux et vit sa petite sœur :

« Salut microbe ! Bien dormi ?

– Arrête de m’appeler comme ça ! Je te rappelle que je suis presque aussi grande que toi !

– Excuse moi l’asperge ! Ah, maman a dû aller au centre et elle ne rentrera pas avant midi. Moi, je vais sur le continuent pour faire deux trois courses. Ah ! Nathalie a
téléphoné : elle ne peut pas venir ce soir à cause d’une histoire de punition, un truc comme ça. Bon, j’y vais ! Ciao ! »

Marion suivit sa sœur du regard ; elle avait de la chance, elle au moins : avec ses longs cheveux frisés et ses grands yeux bleus espiègles. Elle saisit le journal et
elle alla s’asseoir qur le hamac. Elle tomba soudain sur un article concernant le vol de diamants qui avait eu lieu à Sines, au Portugal. La côte portugaise n’était qu’à vingt minutes en bateau
de l’île. D’ailleurs, la plupart des clients étaient portugais ou espagnols. Marion parlait parfaitement le portugais et un peu l’espagnol. Mais elle allait tout de même au lycée français de
Lisbonne où elle était pensionnaire. Elle ne rentrait que pour les vacances et encore, elle passait le plus clair de sont emps chez Nathalie Berger, sa meilleure amie, qui habitait à Santo
Domingo, à dix kilomètres de Sines.

« Je me demande si Nath sait quelque chose sur ce vol. J’aimerais bien aller voir ça de plus près ! »

Elle se mit alors à rêver qu’elle retrouvait les diamants et que le Prince à qui ils appartenaient tomberait follement amoureux d’elle et l’emmènerais dans son château… Non, il ne
fallait pas rêver ! Ce genre d’histoire n’arrivait que dans les romans à l’eau de rose que sa sœur lisait. Et puis, si la police n’y arrivait pas, comment pourrait-elle y arriver ! Le
téléphone la fit sursauter.

« Allo ?

– Marion, c’est maman. J’ai oublié ma pochette avec les factures dans le bureau. Tu peux me l’apporter ? 

– C’est la bleue avec des étoiles dessus ?
– Oui ! Dépêche toi, c’est très important !

– Cool ! Laisse-moi le temps de venir ! Je suis là dans moins de cinq minutes. »

Elle raccrocha et se dirigea dans le bureau. La pochette était posée sur l’écran de l’ordinateur. Elle l’enfouit dans son sac et se précipita vers le garage. Elle mit son casque et
enfourcha son scooter. Dans deux semaines, elle aurait enfin l’âge de conduire une voiture. Le centre n’était qu’à trois minutes de scooter. Sa mère l’attendait dans le hall d’accueil, soulagée
de retrouver enfin sa pochette qu’elle arracha des mains de sa fille. Un homme brun d’une quarantaine d’année s’approcha.

« Marion, je te présente Patrick Tréfond, notre nouveau comptable, dit-elle en le désignant.

– Je suis enchantée de faire votre connaissance Marion. Vous êtes aussi charmante que votre mère.

– Oh Patrick ! Ne charmez pas ma fille ! C’est les clients qu’il faut charmer ! Ma chérie, je ne pourrai pas rentrer à midi, on a une tonne de travail. Vous mangerez
seule.

– Je mangerai seule. Je ne pense pas que Valérie rentre à midi. Elle est partie sur la côte.

– Je n’aime pas trop ça ! Je suis sûre qu’elle est allée manger avec ce Pedro ! Enfin, toi, au moins, tu ne traîne pas avec des voyous. Oh ! Je vais prendre du
retard si je continue. A ce soir ma chérie ! ».

 

Edifiant, non ? Allez, je vous mets en exclu le passage sexuel (moi, à l’époque, j’étais un peu totalement pucelle) : « Ah un moment, elle rentra dans la chambre 59 [celle de son mec] et rougit en voyant l’état du lit ». Mais quelle cochonne !

 

Quant à la fin, un tel dégueulis de guimauve que, depuis, j’ai développé une aversion certaine pour les happy ends. Les méchants méchants sont morts ou en prison, les gentils
gentils s’aiment et se marient. Beuuuuuuuuuuuuuuuuurk !

 
Joyeux Noël à tous !!

Etes-vous un bon coup?

Je vous parlais hier de la femme sexuelle des années 2000 qui devait toujours écarter les cuisses sur demande et faire tout ce qu’on lui dit. J’exagère ? Et ben non. Pour preuve, ce test sur Elle.fr, je vous fais un petit digest des questions avec mes commentaires (mouahahah).

– votre dernier relation sexuelle remonte à :

a) la préhistoire, b) le mois dernier, c) hier

Donc pour être un bon coup absolu (ce sont toutes les réponses c), faut baiser tous les jours sinon, ça vaut pas. Donc moi célibataire et, en plus, ayant mes règles, me voici un coup moyen. Heureusement qu’il y a eu Gaëtan le mois dernier sinon, je serais carrément un mauvais coup 

– votre position préférée, c’est :

a) la cuillère, b) le missionnaire, c) la levrette

Bon, si tu croyais que l’amazone faisait de toi une fille méga bon coup, ben, non, même pas. Moi, je réponds d, ça dépend des jours. Non parce que c’est vrai, y a des jours, j’ai pas envie de sexe wild, d’autres si. Et puis l’amazone, c’est bien aussi, bordel. 

– Niveau ambiance, vous préférez

a) dans le noir, b) à la lueur des chandelles, c) devant un film porno.

Ouais donc note, lectrice, si tu veux être un bon coup, tu baises comme et devant Clara Morgane, sinon, tu vaux pas un clou. Là, encore, moi, chiante, rien ne me va. Dans le noir, c’est rare même si c’est excitant des fois aussi, à la lueur des chandelles, je suis pas très décorum pour mes relations sexuelles mais les petites loupiottes à côté de mon lit, c’est top et devant un film porno, ça risque pas vu que j’en regarde pas en temps normal. Je sais pas pourquoi mais voir la vulve d’une autre fille en gros plan pendant que mon mec me besogne, ça me tente pas trop…Même si j’avoue que je l’ai déjà fait.

– Il vous demande un strip tease (bon, en fait, je vous fais tout le test)

a) pas question, vous n’êtes pas épilée b) vous comptez sur la chance des débutants pour ne pas être ridicule, c) vous lui déballez votre numéro bien rôdé

Oui, dans les tests, on ne fait pas dans la nuance, soit t’es la reine du lapdance, soit t’es la reine des poils et des gourdes, au choix. Connement, je répondrais que si ça lui fait plaisir et que j’en ai envie, je le fais et je ne pense pas une seconde à « bouh, je vais être ridicule ». Au pire, si je me plante, on se marre et on passe à autre chose mais s’il y a bien une personne devant laquelle on ne doit pas se sentir ridicule, c’est son mec. Et je précise que j’ai autre chose à faire de mes soirées que de m’entraîner au strip tease. 

– Pour vous, l’amour extrême, c’est :

a) rallumer la lumière au milieu des ébats, b) faire l’amour sous un porche, c) étrenner votre kit bondage

Donc le c, c’est le plus trash alors que moi, je trouve ça plus trash de faire du sexe dans un lieu public où on risque d’être surpris par une tierce personne (genre Naughty) que de s’attacher à son propre lit ou personne ne nous verra. Non ? De toute façon, ça fait longtemps qu’il est étrenné mon kit bondage, mouahahah !  

– Quand vous jouissez, vous poussez :

a) des petits cris discrets, b) vous vous laissez aller à vos émotions, c) des gémissements que les voisins connaissent bien

Si mon potentiel de bon coup est proportionnel aux décibels que je produits au moment X (et même avant et même après si monsieur n’a pas fini), je suis définitivement le bon coup ultime. Non mais là, je vois pas le rapport. Y a des femme qui jouissent en silence mais elles jouissent et ne boudent pas leur plaisir pour autant. Parce qu’à ce niveau là, mesdames, le jour où vous avez des gosses, vous devenez un mauvais coup, à moins de vouloir traumatiser le petit. 

– Il vous laisse prendre l’initiative

a) vous paniquez car vous n’avez aucune imagination, b) vous grimpez sur lui, cette fois, vous aurez enfin le contrôle, c) comme dirait la chanteuse Nadya « et c’est parti pour le show »

Je refuse que ma sexualité ait quelque chose à voir, de près ou de loin, avec Nadya. Notez qu’on a beau être des bons coups méga wild, on reste soumises aux désirs de monsieur : on strip tease quand IL le demande, on prend le contrôle quand IL nous le laisse. Monsieur est trop aimable. 

– Vous n’avez jamais osé :

a) lui commander un cunni, b) lui dire qu’il était votre meilleur coup, c) lui dire je t’aime

Envoie cunni au 101617 pour en commander un à ton mec ! Plus sérieusement, on notera qu’encore, la femme hypersexuelle est une salope sans sentiments ou qui ne les assume pas, y compris sur un site féminin… Bravo. En plus, tout ça, je l’ai déjà fait.  

Du coup, me voici dans la catégorie « coup de frein », genre je pourrais être un super coup si je disais oui plus souvent. Ouais ben franchement, je n’ai aucune envie de sexer devant un film porno ni de coucher tous les soirs (surtout qu’avec les capotes, ma flore vaginale, elle est pas fan au bout d’un moment) histoire d’être un « bon coup ». De toute façon, en matière de sexe, je ne calcule pas. Surtout que pour moi, un mec bon coup est tout aussi capable d’être wild que tendre. Pas besoin de jouer tous les soirs le chevauchée
fantastique pour être épanoui sexuellement. Heureusement d’ailleurs, mes lattes m’en sont très reconnaissantes.

Réveillons la bourgeoisie

Comme vous le savez (ou pas), je suis en plein week-end familial. On a fait plein de choses, on est allé au théâtre, on s’est promené, on a mangé, on a mangé, on a mangé, on a bu, on a rigolé, on a mangé aussi. Mais festivité principale : le match de rugby au stade Jean Bouin. Attention Paris, le sud ouest débarque.

brune.jpg

Donc nous voici partis au match. En vert et noir, les couleurs du MTG XV qu’on va aller supporter. Ouais, nous, on joue le jeu à fond. On va supporter le Stade Toulousain ? On y va en rouge et noir (j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur, en rouge et noir !! Oui, j’ai cherché les paroles sur google). Le BO ? En rouge et blanc, of course ! Perpignan ? Sang et or, mon ami ! Oui, y a quelques équipes comme ça qu’on soutient. En gros, on les aime toutes sauf le Stade Français. En fait, je n’ai rien contre l’équipe, soyons clairs. Ils
sont bons, y a pas à dire. Ce que je n’apprécie pas, c’est la mentalité business qu’il y a autour avec les calendriers, les CD, le côté paillettes. C’est à 1000 lieues du rugby. Et aujourd’hui, j’ai pu constater que le public parisien était aussi très en décalage.

Le rugby, c’est quand même un sport assez populo avec ses bandas, ses supporters qui gueulent… C’est un peu dur à décrire mais ça a son public particulier. Et les Parisiens n’ont rien à voir avec ça pour la plupart. L’Ovalie est chaleureuse, entre adversaires, on se salue, on se charrie mais ce n’est jamais méchant. Je me souviens l’an dernier pour la finale, on était en rouge et noir (j’exilerai ma peur… Ah merde, je l’ai déjà faite) et on a croisé pas mal de Biarrots qui nous interpellait, c’était marrant. Là, les Parisiens, ils ont autant de chaleur que mes pieds en hiver, c’est pour dire. Déjà, on aurait dit un florilège de Marie-Chantal et Jacques-Hub. Au début, ça nous faisait rire avec ma mère, après un peu moins. Les jeunes ? Ils sont venus avec le BDE d’HEC, je pense. Les vieux ? Ils sont venus direct après leur golf.

Alors nous, forcément, on ferait presque tâche à chanter « allez, allez, allez Sapiac !!! ». A côté de moi, un jeune aussi glacial que la caissière de la supérette à côté de chez moi. Tellement charmant qu’il m’a tourné le dos tout le match. T’as qu’à le dire si je t’emmerde du con, y a des places ailleurs ! Du coup, j’en ai fait des caisses à applaudir, à huer, à me lever en applaudissant comme une dingue quand le MTG a marqué ses deux essais, à rigoler comme une bossue aux blagues de Yohann, à chanter très très fort. Franchement, à nous 5 (Anthony était à l’autre bout du stade car il s’était planté dans son planning et on a acheté sa place après les nôtres donc voilà), on a foutu une putain d’ambiance et certains nous regardaient d’un air plutôt méprisant. Même le gamin de 8 ans devant moi n’a pas du tout apprécié mon interprétation d’ « Allez Sapiac ». Petit con.

Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Un Parisien devant nous s’est beaucoup marré et dialoguait avec Yohann, nous demandant même à un moment « mais vous êtes tous comme ça par chez vous ou c’est un cas? ». De même, en arrivant et en repartant, certains nous interpellaient, nous taquinaient. A la fin du match, on a même eu droit à des félicitations car on a perdu avec les honneurs alors que certains connards pensaient qu’il n’y aurait pas de match genre Paris est 100 fois supérieur. Biarritz pensait la même chose y a presque un mois, ils se sont pris un match nul dans la gueule, mouahahahah ! Faut se méfier des hommes en vert et noir, non mais. Là, ils ont mené quasi tout le match mais ça faisait quelques années qu’ils n’étaient plus en TOP 14 et
ils ont du mal à tenir les distances.

Vous allez me dire : « t’aimes pas les supporters du Stade Français ? Et alors, on s’en fout. » Non mais en fait, de voir tous ces Jacques-Hub, Marie-Chantal, Pierre-Cécil et Marie-Hortense, ça m’a fait un peu peur pour l’avenir du rugby. Le rugby est par essence un sport populaire mais depuis sa professionnalisation, pas mal de gens ne peuvent plus se payer un
billet. L’an dernier, pour la finale, on a payé 60 euros notre billet. Alors, ok, on était au niveau du milieu du terrain… Mais complètement en haut du Stade de France, j’avais même le vertige… Je n’ose imaginer le prix des places en dessous de nous. Là, pour des places sur les tribunes latérales au niveau de l’enbut, ça faisait 35 euros. Et je vous dis pas la prix des places pour la Coupe du Monde. Mon père était un peu étonné du prix des places, en province, c’est pas ça du tout. Or en mettant des tarifs aussi prohibitifs, on aura plus des Jacques-Hub guindés incapables de chanter un « Allez Allez Paris ! » que de vrais aficionados prêts à mettre le feu au stade. Et là, je crois qu’on a tous à y perdre.