J’ai testé pour vous l’aquabike

Par PinkLady

Eeeeeeeeeet salut à tous ! Ca va bien ? C’est dur-dur en ce moment, hein ? Le mauvais temps, le froid, on a bien envie de rester sous la couette avec un bon livre, un bon DVD, un bon amant ou une bonne maîtresse ou encore une grosse paire de chaussettes. J’ai dit « ou », pas « et », le modèle amant n’est pas compatible avec les chaussettes au lit. Non mais c’est vrai, vous pensez que ça sert à quoi les pieds froids ? A jouer à « si tu m’embêtes, je colle mes pieds tous froids sur toi, mouahahah! ». Jeu à éviter cependant si M. a un syndrome de Raynaud. C’est du vécu, oui.

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Bref, on le sait, l’hiver est le meilleur ami du capiton, du bourrelet plein de raclettes, de fondues, de patates, chocolats chauds… Heureusement, lecteur honnissant l’adipeux, je suis là, je te guide et je te fais découvrir de nouveaux sports, genre l’aquabike. Oui alors quand je dis nouveau, c’est nouveau pour moi, te la ramène pas avec un « non mais t’es trop à la masse, petite, ça fait 3 ans que j’en fais! ». Pfffff. Donc je reviens à mon aquabike. 

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Tout est parti d’une supplique d’une camarade qui veut mincir car la vie de couple, c’est la menace number 1 de la silhouette. Moi j’ai de la chance, quand je suis amoureuse, je mincis. Là, tel que vous me lisez, mon cul est tranquillement carré dans mon pantalon sac d’os, le fameux pantalon dans lequel notre cuissot refusait de glisser il y a peu mais qu’on avait espoir de remettre. Ben moi, c’est fait, lalala. Mais pour continuer à mettre le pantalon sac d’os (et même en acheter des plus petits en espérant pouvoir un jour y rentrer), faut pas se relâcher. Donc avec copine-en-couple, nous avons lancé l’opération « arrêtons les capitons et pédalons ! ». Sauf que le vrai vélo, ça me fait peur (rapport aux voitures, c’est pas le vélo qui me fait peur, c’est gentil un vélo) et en salle… Ben l’abonnement coûte une blinde. Donc l’idée est d’aller dans des piscines et de louer des vélos exprès pour pédaler dans l’eau. Mais pour bien procéder, nous nous sommes offerts un cours dans un centre cosy via Dealissime (c’est un groupon like. Cet article n’est pas sponsorisé). 20 € au lieu de 35 ! Pour 30 mn de cours, oui… Je sais, à ce prix là, il peut être cosy le centre ! Mais venons en au sport en lui-même.


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Après une douche obligatoire (bon point), nous voilà dans un petit bassin avec 7 vélos : 6 élèves et un prof. On grimpe sur nos appareils et il nous explique : faut qu’on se donne à fond mais si on sent qu’on ne suit plus, on se calme. Attention à ne jamais s’arrêter de pédaler, c’est pas bon pour le coeur. Non mais mon petit poulet (j’aime me montrer mentalement familière avec le prof de sport, histoire de désamorcer le traumatisme de l’époque du lycée), tu sais pas à qui tu as affaire, je vais pédaler plus vite que Jeannie Longo, tu vas voir. 


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Pendant 30 mn, on fait donc du vélo dans l’eau avec pas mal d’exercices à base de paliers : on commence tout doux, on progresse en vitesse à chaque top : « allez, on donne tout! Au prochain top, redescendez à 70% de vos capacités ». Oui alors moi, je suis à 0, 50 ou 100%, je suis mauvaise en demi mesure. Typiquement, je jogge pas car je suis pas foutue de
doser mon effort, je pars comme une tarée… et je meurs 10 mn après. Mais je tiens bien, j’accélère, je ralentis et on passe en danseuse, youhou ! Curieusement à ce moment là de l’histoire, j’ai mal… au bras. Le gauche, celui qui ne sert qu’à m’embêter. On se met debout sur les pédales ! Allez repassez en danseuse ! Assis ! Danseuse ! Accélérez, ralentissez ! Et soufflez bien surtout ! Oui, monsieur ! A un moment, on reste assises mais on passe derrière la selle pour pédaler façon pédalo. Oh mais c’est bon pour mes abdos ramollos, ça ! D’ailleurs, en fin de séance, on s’en fait une petite séance. Mes mollets sont plus résistants que mon 6 pack… Après quelques étirements, fin de la séance, douche et rentrage maison.


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Bilan ? J’ai hyper bien dormi cette nuit là, c’est hyper efficace. Trop cher dans ce centre mais hyper efficace. Du coup, la prochaine fois, on va tenter de s’incruster aux cours à Joséphine Baker : 6 ou 10 € le cours (j’ai pas bien compris leur grille tarifaire rédigée en arial 4). De suite, ça fait moins mal aux fesses !

Réveillons la bourgeoisie

Comme vous le savez (ou pas), je suis en plein week-end familial. On a fait plein de choses, on est allé au théâtre, on s’est promené, on a mangé, on a mangé, on a mangé, on a bu, on a rigolé, on a mangé aussi. Mais festivité principale : le match de rugby au stade Jean Bouin. Attention Paris, le sud ouest débarque.

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Donc nous voici partis au match. En vert et noir, les couleurs du MTG XV qu’on va aller supporter. Ouais, nous, on joue le jeu à fond. On va supporter le Stade Toulousain ? On y va en rouge et noir (j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur, en rouge et noir !! Oui, j’ai cherché les paroles sur google). Le BO ? En rouge et blanc, of course ! Perpignan ? Sang et or, mon ami ! Oui, y a quelques équipes comme ça qu’on soutient. En gros, on les aime toutes sauf le Stade Français. En fait, je n’ai rien contre l’équipe, soyons clairs. Ils
sont bons, y a pas à dire. Ce que je n’apprécie pas, c’est la mentalité business qu’il y a autour avec les calendriers, les CD, le côté paillettes. C’est à 1000 lieues du rugby. Et aujourd’hui, j’ai pu constater que le public parisien était aussi très en décalage.

Le rugby, c’est quand même un sport assez populo avec ses bandas, ses supporters qui gueulent… C’est un peu dur à décrire mais ça a son public particulier. Et les Parisiens n’ont rien à voir avec ça pour la plupart. L’Ovalie est chaleureuse, entre adversaires, on se salue, on se charrie mais ce n’est jamais méchant. Je me souviens l’an dernier pour la finale, on était en rouge et noir (j’exilerai ma peur… Ah merde, je l’ai déjà faite) et on a croisé pas mal de Biarrots qui nous interpellait, c’était marrant. Là, les Parisiens, ils ont autant de chaleur que mes pieds en hiver, c’est pour dire. Déjà, on aurait dit un florilège de Marie-Chantal et Jacques-Hub. Au début, ça nous faisait rire avec ma mère, après un peu moins. Les jeunes ? Ils sont venus avec le BDE d’HEC, je pense. Les vieux ? Ils sont venus direct après leur golf.

Alors nous, forcément, on ferait presque tâche à chanter « allez, allez, allez Sapiac !!! ». A côté de moi, un jeune aussi glacial que la caissière de la supérette à côté de chez moi. Tellement charmant qu’il m’a tourné le dos tout le match. T’as qu’à le dire si je t’emmerde du con, y a des places ailleurs ! Du coup, j’en ai fait des caisses à applaudir, à huer, à me lever en applaudissant comme une dingue quand le MTG a marqué ses deux essais, à rigoler comme une bossue aux blagues de Yohann, à chanter très très fort. Franchement, à nous 5 (Anthony était à l’autre bout du stade car il s’était planté dans son planning et on a acheté sa place après les nôtres donc voilà), on a foutu une putain d’ambiance et certains nous regardaient d’un air plutôt méprisant. Même le gamin de 8 ans devant moi n’a pas du tout apprécié mon interprétation d’ « Allez Sapiac ». Petit con.

Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Un Parisien devant nous s’est beaucoup marré et dialoguait avec Yohann, nous demandant même à un moment « mais vous êtes tous comme ça par chez vous ou c’est un cas? ». De même, en arrivant et en repartant, certains nous interpellaient, nous taquinaient. A la fin du match, on a même eu droit à des félicitations car on a perdu avec les honneurs alors que certains connards pensaient qu’il n’y aurait pas de match genre Paris est 100 fois supérieur. Biarritz pensait la même chose y a presque un mois, ils se sont pris un match nul dans la gueule, mouahahahah ! Faut se méfier des hommes en vert et noir, non mais. Là, ils ont mené quasi tout le match mais ça faisait quelques années qu’ils n’étaient plus en TOP 14 et
ils ont du mal à tenir les distances.

Vous allez me dire : « t’aimes pas les supporters du Stade Français ? Et alors, on s’en fout. » Non mais en fait, de voir tous ces Jacques-Hub, Marie-Chantal, Pierre-Cécil et Marie-Hortense, ça m’a fait un peu peur pour l’avenir du rugby. Le rugby est par essence un sport populaire mais depuis sa professionnalisation, pas mal de gens ne peuvent plus se payer un
billet. L’an dernier, pour la finale, on a payé 60 euros notre billet. Alors, ok, on était au niveau du milieu du terrain… Mais complètement en haut du Stade de France, j’avais même le vertige… Je n’ose imaginer le prix des places en dessous de nous. Là, pour des places sur les tribunes latérales au niveau de l’enbut, ça faisait 35 euros. Et je vous dis pas la prix des places pour la Coupe du Monde. Mon père était un peu étonné du prix des places, en province, c’est pas ça du tout. Or en mettant des tarifs aussi prohibitifs, on aura plus des Jacques-Hub guindés incapables de chanter un « Allez Allez Paris ! » que de vrais aficionados prêts à mettre le feu au stade. Et là, je crois qu’on a tous à y perdre.