Noël, ça pue des pieds

 J-1, voire H- pas beaucoup : on est le 24 et là bientôt, c’est Noël. Je vais pas me fendre d’un brillant article vu que je sais que vous avez autre chose à faire que de me lire aujourd’hui donc comme je suis une nana subversive et wild, je vais vous parler… bé de Noël.

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La semaine dernière, je lis l’édito d’Alix Girod de l’Ain dans Elle qui dit en somme : « ils m’énervent les rabats joie anti Noël, moi, j’aime ça ». Et bien moi,
tout pareil, give me five Alix ! En fait, Noël se passe en deux phases pour moi.

Phase 1 : les courses. Ah oui alors là, je mentirais si je disais que j’adore ça car je déteste. Surtout que cette année, je n’étais plus chômeuse, si vous suivez, donc je ne pouvais pas faire les courses en journée, je devais y aller… le samedi. Paf, dans mes dents ! Donc deux samedi d’affilée, le 08 et le 15, me voici à arpenter les rues parisiennes pour trouver ce que je veux. Pour la première expédition, je me dote d’un soutien psychologique : ma sœur. Comme ça, on fait les cadeaux pour les parents, Anthony et voilà. Sauf que le truc, c’est que je peux pas acheter les cadeaux de ma sœur alors qu’elle est là, voilà pourquoi je suis de corvée à nouveau le week-end suivant. D’ailleurs, je pense que c’est là que j’ai chopé ma crève. Alors déjà, à la base, j’aime pas la foule mais à Noël, je sens que tout le monde est excédé par son voisin, on se dépêche de prendre en rayon ce que l’on veut pour pas que le connard ou la connasse à côté le prenne avant nous et qu’il n’y en ait plus. Après, faut faire la queue et là, tout le monde se guette : le premier qui double a perdu. Samedi 22, je vais faire une
course de dernière minute pour Anne dans ma ville natale. Oui, je pouvais pas l’acheter à Paris car c’était un truc en verre et je voulais pas le casser. Dans le magasin, je croise par deux fois une femme qui pue mais un truc monstrueux. Ma sœur me dit de faire la queue donc je me plante au milieu et là, Alice arrive « non mais Nina, la fin de la queue, c’est là-bas, t’es en train de doubler tout le monde, là ». J’étais en toute bonne foi mais le pire c’est que je suis même pas sûre que les gens se soient rendus compte de mon incrustation. Bon je retourne à la fin d’une des queues et remercie le ciel de voir la femme qui pue aller à l’autre parce que ça, vraiment j’aurais pas supporté.

 Bref, les courses, c’est chiant et encore, quand on sait ce qu’on veut, ça va. Mais quand, en plus, on va dans les magasins à l’aveuglette, là, c’est carrément du suicide. Alors, oui, vu que je déteste la foule, les bousculades et les queues à la caisse (surtout si y a des gens qui puent), les courses de Noël, je déteste. Oui, le côté mercantile, c’est nul, blablabla.
 

Mais, phase 2 : le jour J. Enfin, du moins, dans ma famille. Pour l’occasion, on est là tous ensemble, à ouvrir les paquets. La veille, on a fait un réveillon tranquille à manger des toasts qu’on a fait collégialement en regardant des vidéos marrantes. Le jour de Noël, à midi, ma grand mère vient manger, parfois avec ma tante. C’est en gros une journée où toutes les tensions sont évacuées, on se fait tous des cadeaux, on rigole, on mange, on discute. Bref, c’est juste une bonne journée de félicité familiale.

Alors j’emmerde la mode du « Noël, c’est que mercantile, trop Sarkozyste ». Oui, Sarkozyste, c’est un peu l’insulte suprême du moment (enfin, pour les gens de gauche), c’est ce qu’on vous balance dès qu’on n’est pas d’accord avec vous. « Non mais toi, t’es qu’un(e) Sarkozyste refoulée ». A croire qu’à gauche, on ne peut que suivre un dogme unique et si tu le suis pas, t’es donc sarkozyste. Moi, Noël, je le fêtais déjà sous Mitterrand. J’ai de très bons souvenirs de l’époque où je croyais encore au Père Noël et même d’après. Quand je faisais des cadeaux à 50 francs pour tout le monde (à l’époque, c’était possible) puis les complots avec Alice pour trouver des cadeaux communs au parents. Ce que j’aime dans Noël, c’est quand on offre le cadeau qu’on s’est creusé à trouver et qu’on découvre qu’on a touché juste. Alors oui, rien que pour ce moment où tout va bien et où tout le monde est heureux, ben, moi, j’aime Noël. Et je ne
bouderai pas mon plaisir à cause de trois grincheux qui ne peuvent pas s’empêcher de trouver à redire à tout, parce que c’est mercantile, parce que le Père Noël est rouge à cause de coca. Moi, je m’en fous, c’est la fête de famille ou personne en particulier n’est à l’honneur. Et puis j’aime faire le sapin, manger à m’en éclater la panse en arrosant le tout de champagne en écoutant ma
grand-mère raconter la même histoire pour la vingtième fois. De toute façon, c’est pas comme si j’étais du genre à ne pas profiter de ces moments parfaits. Parce que, ouais, Noël en est un. Pour une fois qu’on a un motif d’être contents, autant en profiter.

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17 réflexions sur “Noël, ça pue des pieds

  1. Personelement je vois Noël différemment depuis cette année ou j’ai du m’exhiler dans un autre coin de la France pour mon boulot. C’est tout simplement un cadeau de tous les retrouver là, au même moment.
    près les cadeaux ca reste le petit plus, mais c’est dingue comment avec les aléas de la vie on peut voir les choses complètement différemment

    Bref Vive Noël, et joyeux Noël à toi Nina

  2. Oué, enfin si des tas de gens n’aiment pas Noël c’est peut-être parce qu’ils n’ont pas une chouette famille à retrouver, qu’on pourrait faire un film de leur repas tellement c’est fort en rebondissements (quand c’est pas chiant comme la mort) et qu’ils n’ont qu’une envie, c’est que ça passe pour qu’on arrête de leur rappeler que oui, ailleurs c’est chouette, ya des familles joyeuses comme dans une pub ricorée. C’est banal ce que je dis, mais Noël ça peut faire resortir tous les problèmes familiaux que tu tentes d’oublier pendant l’année. Cela dit c’est pas une raison pour saouler ceux qui, en revanche, vont s’éclater 🙂

  3. J’en ai marre que tout le monde il fait qu’à parler de Noël.
    Le prend pas contre toi, ça doit être rapport au fait que je me suis ruinée en cadeaux… et que je sais pas encore quoi que je vais réussir à avoir.
    En plus… non rien.
    Mais t’es mignonne. Alors j’commente quand même.


    Enfin si, j’aime pas Noël parce que c’est le désert sur mon blog.
    C’est pas juste.

    Je déteste mes 5 visiteurs et demi qui font rien qu’à partir en vacances.

    Ouais j’suis aigrie. Tu m’excuses…

    J’te fais des bisous quand même.

    Et pis, merry christmas comme on dit sur ma carte de voeux made un china.

    (NB : ce commentaire sera posté sur tous les blogs qui parlent de Noël…)

  4. Apparemment, tu n’es pas la seule à parler de Noël, même si tous n’ont pas ton optimisme face au repas des familles…
    http://7h48.mon-blog.org/index.php/2007/12/17/131056-joyeux-noel

    Au passage, je vis assez mal ton dernier paragraphe, car je suis moi-même assez souvent un antisarkozyste primaire… et ton constat ne recoupe absolument pas les miens. Où as-tu rencontré des gens qui « traitent » de Sarkozystes ceux qui se font un Noël dans l’abondance et la tripaille?

  5. Javi, je connais des gens qui sortent le mot sarkozyste à n’importe quelle occasion. Genre je fais un article qui explique que les gens ont du mal à se bouger sans carotte et que je le regrette, je me fais traiter de sarkozyste. Et là, tu vois, je parle de ça et pif, y en a un qui commence à s’énerver. Je sais ce qui m’énerve le plus, le sarkozysme ou l’anti sarkozysme primaire, comme tu dis. Pétez un coup et passez au vert.

  6. Moi je suis grincheux sans raison, juste que j’aime pas « les gens heureux » comme dirait je sais plus qui, et puis merde je vais pas lever mon masque de cynique quand même. Mais bon j’ai pas vraiment de raison valable de pas aimer noël, ça fait chier.
    Bon si SoLong commente tous les blogs qui parlent de noël va falloir que je ponde un article, si en plus elle me dit que je suis mignonne…

  7. joyeux Noël NINA. sa nous arrive une fois dans l’année, c’est peut etre une corvée mais aprés c’est que du bonheur !!!! Profiter tous de ces moments parfaits, bouder pas votre plaisir. Joyeux Noël à tous !!!!!!

  8. Salut Nina, c’est vrai que l’homme au zyzy est souvent mis à toutes les sauces…

    C’est un symptôme de la division en deux camps que l’homme suscite. J’aime les perdants, ça me situe tout de suite… ^_^

    On pourrait tenter de le laisser au placard? Au moins une semaine?

  9. C’est simple, pour ne pas faire la queue, il suffit de faire les courses de Noël un mois à l’avance. Mais bon, on oublie toujours quelques. Et paf, on est obligé d’y retourner et de supporter toute cette foule stressée. Je te souhaite de passer un joyeux Noël dans la bonne humeur.

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