Journal extime… jusqu’à l’indécence

11 ans, 11 ans que je blogue. Je suis passée d’un journal extime populaire à une sorte de cahier de brouillon où j’écris sur tout ce qui me passe par la tête, sans chercher à en faire quelque chose. 11 ans durant lesquels j’ai été intégrée à la blogosphère avant de m’en sortir peu à peu. En gros, avant, j’étais au coeur du système, aujourd’hui, je gravite en dehors. Si je ne suis plus la blogosphère, certains éléments arrivent parfois jusqu’à moi arrivant encore à me choquer par leur indécence.

femme choquée par son ordinateur

A peu près comme ça, oui

Let me introduce Emily Meyers, une jolie blogueuse rousse, maman de 5 enfants, qui partage tous les éléments de sa vie en photo… Jusque là, rien de vraiment choquant, ça arrive partout même si, déjà, exposer à ce point ses enfants me dérange un peu pour eux. Mais là où le malaise est total (vraiment total), c’est quand notre blogueuse met en scène la maladie de sa compagnon… et son enterrement à travers les clichés d’un photographe professionnel. Alors déjà, question : qui paie un photographe pour immortaliser un enterrement mais surtout : est-ce qu’il n’y a pas un ENORME problème à poster sur son blog des photos de soi tirée à quatre épingles en train de montrer sa tristesse devant un cercueil ?

six feet under famille fisher

Oui bah rousse et enterrement, j’ai forcément pensé à Six feet Under

C’est là que je me pose la question des limites à ce qui est montrable ou pas. Chacun met le curseur où il veut, certes, et on me dira que je ne suis pas obligée de lire le blog d’Emily (à dire vrai, je ne connaissais pas son existence avant que la reine Zénobie commence à en parler sur Twitter). Je suis allée voir… et j’étais tellement mal à l’aise. Mais au delà de ce fait “divers”, ça pose la question des limites du journal extime. Et rassurez-vous, avant de distribuer les mauvais points, commençons par balayer devant ma porte.

blog journal extime

J’ai moi-même manqué de pudeur au tout début de ce blog. Parce que ça nous faisait marrer d’être trash, de raconter nos histoires de fesses parce que c’est léger, ça ne fait de mal à personne et que nous ne postions pas de photos intimes. Notez que je ne juge pas ceux qui posteraient des photos intimes, tant que toutes les personnes sur le cliché sont consentantes. Bref, des tas de gens venaient ici se repaître de nos (més)aventures sexuelles, certains espérant s’accrocher à nos tableaux de chasse puis la vie faisant, on a fermé les portes. Essentiellement au lancement de nos vies professionnelles : on peut nous retrouver si on se prend la peine de chercher, j’ai pas forcément envie que mes collègues soient au courant que je me suis adonnée à la levrette fessée la veille, c’est pas le lieu. Depuis, ma vie se dessine ici en filigrane : je parle parfois de boulot, parfois de ma vie perso tant sur mes amours (au singulier depuis bientôt deux ans, d’ailleurs), mes amitiés que sur ma famille avec mes deux amours Saturnin et Pivoine (qui est mobile maintenant, qu’est-il donc arrivé à ce tout petit bébé ?). Je parle pas mal de mes voyages aussi mais beaucoup de choses restent désormais hors de portée du lecteur. Auto censure ? Non, juste je ne ressens pas toujours la nécessité d’en parler. Il m’est arrivé d’écrire des articles sanglants sur des choses qui m’arrivaient mais une fois écrites, j’étais calmée et je n’avais pas envie de partager ça, mon fiel avait été essoré.

Oui et je mets des photos de mes amours avec des pastilles sur la tronche aussi

Oui et je mets des photos de mes amours avec des pastilles sur la tronche aussi

Mais la question reste, finalement : pourquoi s’expose-t-on et quelle limite se mettre ? Quand je parlais de fesses, j’avais plein de lecteurs et nous étions dans une sorte de cercle… presque vicieux : plus ça parlait cul, plus l’audience grossissait, plus fallait en donner. Un peu grisant sauf que… ben à un moment, t’as envie de profiter de ta petite caisse de résonance pour parler d’autres choses, de sujets un peu plus sérieux… Et là, ça intéresse moins. Peut-être aussi parce que j’ai plus du tout joué les community managers de mon blog (pas envie de rapporter du travail à la maison, quelque part) : au chômage, je répondais à tous les comms en peu de temps. Une fois mon premier CDI décroché, forcément, mon temps libre s’est fortement réduit… Je pourrais reparler de cul en narrant mes expériences passées jamais racontées sur le blog pour voir si ça relancerait le machin mais… j’en vois juste pas l’intérêt. Puis je ne suis pas sûre qu’aujourd’hui, ce soit ce qui marche vraiment, les gens ont envie soit d’information (sur des produits culturels ou cosmétiques, selon vos centres d’intérêt), soit de blogueurs/blogueuses qui seraient un peu comme un grand frère ou grande soeur virtuelle.  Du coup, on expose quoi ? Faut-il en donner toujours plus pour rester “au top” ? Serais-je prête à exposer des moments si intimes pour gagner des lecteurs ?

femme en culotte dans le foin

Ca pose aussi la question de la mise en scène de soi : que veut montrer Emily ? Si je reprends mon cas, au début de ce blog, le but était de raconter la vie amoureuse et sexuelle d’une bande de potes, façon Sex and the city, on voulait montrer une jeunesse décomplexée et fêtarde (mais ça a sans doute sonné plus d’une fois “notre vie, c’est de la merde alors on boit et on baise pour oublier”). Aujourd’hui, c’est plus “jeune vieille conne qui ne comprend plus le monde dans lequel elle évolue et qui essaie de s’accrocher à l’espoir mince que le monde peut être plus beau demain” et aussi “j’essaie plein de trucs parce que j’adore découvrir”. C’est ce que j’expose, ni plus, ni moins. Ce qui ne rentre pas dans ce cadre là, je n’en parle pas parce que… ben rien ne m’y oblige.

Là par exemple, c'est le jour où j'ai appris à conduire une Jeep. J'ai fait la roue en l'air et tout

Là par exemple, c’est le jour où j’ai appris à conduire une Jeep. J’ai fait la roue en l’air et tout

Mais mon blog n’est pas le centre de ma vie. Ce n’est pas mon gagne-pain, je “travaille” dessus en dilettante, je ne fais rien pour en faire une machine de guerre parce que je n’ai juste pas envie d’en vivre, pas envie de me prendre la tête pour savoir quoi raconter histoire de garder mes vues et mes revenus. Et c’est peut-être là, la différence avec Emily : clairement, son blog lui sert à gagner de l’argent (elle a notamment relayé son kickstarter pour les aider, son mari et elle) donc il faut tout donner pour ne pas perdre son niveau de revenus. Et la question reste : qui est le plus coupable entre le blogueur qui se livre sans filtre et les lecteurs qui restent là à regarder ?

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Le mythe de l’entrepreneuriat

Ca m’agace tellement que je sais même pas l’écrire correctement, entrepreneuriat, je m’y reprends toujours à plusieurs fois.

les joyeux entrepreneurs

Si vous avez ouvert un journal récemment, vous aurez noté qu’on n’est pas vraiment dans une florissante période de plein emploi. Enfin, je dis “récemment” mais ça n’a rien d’une nouveauté, hein ! Je me souviens de mes jeunes années, quand j’ai végété un an au chômage sans comprendre ce qui m’arrivait parce que j’avais des diplômes, c’était pas normal… Alors que je manquais d’air, des gens bien intentionnés venaient gentiment me prodiguer des conseils parfois un peu à côté de la plaque notamment celui de voler de mes propres ailes : n’attends pas qu’un patron t’appelle, deviens ton propre patron !

patronne

Ah, la fable d’être son propre patron. Baladez vous un peu sur Internet et découvrez tous ces blogs qui vous donnent des astuces pour devenir riche et bosser tranquille au bord d’une piscine à l’autre bout du monde. Ah oui, je m’imagine bien ! Prendre l’avion d’Auckland à Tokyo, ouvrir mon petit laptop le soir à l’hôtel pour gérer mon petit taf, écrire un article, animer une page ou deux sur les réseaux sociaux, booster vite fait mon SEO pour mes blogs où j’ai mis un peu de pub et bim, jackpot ! Bien, ça, c’est fait, je vais prendre une douche et partir à l’assaut de la ville, yeah ! Alors, oui, certains arrivent sans doute à vivre ainsi mais combien, sérieusement ?

Moi, je mets toujours mon plus beau maillot pour travailler avec mon laptop en bord de piscine

Etre son propre patron fait évidemment rêver. Parfois, je me pique d’imaginer ma vie à vivre à mon propre compte, en étant pigiste : je pourrais bosser le matin, faire du sport l’après-midi quand je sais que je bosse naturellement au ralenti, m’y remettre un peu le soir. Un colis qui doit arriver chez moi, un plombier doit passer pour réparer une fuite ? Pas de soucis, pas besoin de prendre un RTT : je bosse de chez moi, ahah ! Bon, évidemment, chaque vacance peut me coûter de l’argent mais quel léger inconvénient pour tant d’avantages. Et si un jour, je daigne me reproduire, pas de soucis : le petit passe la journée chez la nounou ou à la crèche, je peux l’amener et le récupérer sans soucis sans partir en courant de mon bureau ou m’angoisser car cette foutue réunion n’en finit pas et que je vais arriver en retard pour récupérer la prunelle de mes yeux. Et puis, en étant mon propre patron, pas d’angoisse de me faire virer, ahah !

Je suis mon propre patron donc je jette mes dossiers en l'air et je le vis bien

Mais tout ça est un mythe. D’abord, on va désamorcer très vite cette histoire de “pas de licenciement ahah” car ok, je vais pas m’auto licencier mais si le client n’est pas content, lui, par contre, il va se tourner vers un autre free et tant pis pour moi… Ce qui rend d’ailleurs l’histoire du travailleur-voyageur un peu bancale sur mon métier : quand tu es enfermé 12h dans un avion, difficile de répondre aux commentaires sur une page, prie pour qu’il n’y ait pas de crise. Je ne vais parler que pour mon cas mais sachez que les freelances dans le community management, ça pullule et faut se battre pour choper un client, voire deux. Et souvent, ça se termine “finalement, on a pris un alternant qui va le faire” ou “notre chargé de comm va s’en occuper aussi”. Légitime mais du coup, faut se battre encore et encore pour choper un client de plus. Reste les cours à donner, un bon moyen de gagner quelques sous mais là encore, les places sont chères.

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Vous avez vos clients ? Cool, penchons nous maintenant sur l’épineuse question de votre statut. Ben oui, vous gagnez de l’argent, il faut le déclarer. Ok, solution 1 : l’auto entreprise. C’est facile, ça se crée en trois clics et me voici parti sur l’autoroute de l’emploi ! Oui… mais non en fait. C’est très facile à créer mais : il y a beaucoup de frais dont certains qui sortent un peu de nulle part, pas de TVA qui peut vous éliminer par rapport à une société dans un business B to B et je ne vous parle même pas de l’histoire de radiation. En gros : imaginons que vous avez une opportunité de freelance ou autre et que vous créez votre auto entreprise pour être dans la légalité. Imaginons que cette mission soit ponctuelle et que vous ne génériez plus de revenus, vous finissez par être radié. Bonne nouvelle, vous pouvez re créer une auto entreprise. Mauvaise nouvelle, vous devez attendre deux ans (enfin, vous ne pouvez la recréer ni l’année de la radiation ni la suivante). Tout à fait adapté à des gens qui s’en servent en complément de revenus, donc. Il existe tout un tas d’autres statuts si vous avez de plus grandes ambitions…  D’ailleurs, si vous voulez vraiment vous lancer, optez plutôt pour une entreprise individuelle.

L'enfer de toute entrepreneur : la paperasse

Raison n°1 pour pas me mettre à mon compte : la paperasse.

Mais surtout ce qui me dérange vraiment dans le mythe de l’entrepreneur, c’est la démission de l’Etat. Y a pas d’emploi, créez le, merci ! Alors dans l’absolu, pourquoi pas, il y a même des secteurs où tu es appelé à travailler très rapidement à ton compte mais ça me gêne que ce soit la seule solution proposée. Pour ma part, je n’ai pas envie de devenir entrepreneuse, j’aime l’idée d’avoir un salaire fixe à la fin du mois, de ne pas passer mes soirées et mes nuits au boulot parce que si je me chie sur un truc, c’est punition directe sans espoir de rattrapage, je n’ai pas envie de me rendre malade pour éventuellement choper un client à droite, à gauche. Quand je vois la dégringolade d’une amie s’étant lancée à son propre compte et qui a eu quelques pépins de santé, non, je dis non. Je n’ai pas envie de ça et c’est mon droit le plus absolu, le droit à la sécurité de l’emploi me paraît fondamental. Que ceux qui ont envie de se lancer le fassent en toute sérénité mais que ceux qui préfèrent confort et sécurité parce que le boulot, c’est pas toute leur vie puissent espérer un CDI…

Ci gît le CDI

Cette photo date de 2006… C’est « drôle », non ? (non, en fait)

Etat, c’est à toi de créer de l’emploi. Et éventuellement de simplifier tout le bousin administratif puisque tu comptes sur nous pour devenir notre propre patron, ne nous dégoûte pas dès les premières démarches.

Allégorie des démarches pour devenir entrepreneur

Et pour finir sur une note positive, la jolie histoire d’un entrepreneur qui a bien regretté son choix, ça changera des articles feel good sur le sujet qui ressemblent toujours tellement à une tentative de méthode Coué (ou arnaque pour vous vendre les secrets de la réussite)…

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Allo le bisounours !

Il me semble que l’expression “allo” est interdite depuis 2012 ou 2013 mais je m’en fous, je suis une rebelle. Dernièrement, j’ai été prise à partie pour une bande de personnes peu sympathiques sur Twitter confondant provoc et ignominie (“moi les migrants, si je les croise, je leur pisse dessus”, au hasard). Alors que je m’évertuais à défendre un certain humanisme et en appeler à une empathie de base, je finis par recevoir l’insulte ultime “ahah, bonjour le bisounours”.

bisounours

Mais dans quel monde on vit ? Si je devais me choisir un terme pour qualifier ma vision de la politique, je me dirais humaniste. La droite ou la gauche sont des concepts somme toute assez abstraits surtout quand tu vois la gueule de la politique de notre gouvernement de “gauche”. Je trouve ça assez fascinant d’ailleurs : ils ont une politique dans la droite ligne de ce que nous a infligé Sarko pendant 5 ans (les mêmes putains de polémiques stériles, les mêmes “sujets de société” qu’on nous jette à la gueule comme de la poudre de perlimpimpin pour qu’on oublie un peu les chiffres désastreux du chômage et les lois qui ne cessent de nous élargir l’anus), ils franchissent même certaines limites que Sarko et co n’avaient osé dépasser et les gens de droite les détestent quand même… A un moment, je comprends pas comment on peut mener une politique qui va à l’encontre de votre ADN, qui ne satisfera pas ceux de votre camp tout ça pour gratter des voix que vous n’aurez de toute façon jamais. Ca me fascine, je vous dis ! Mais je digresse.

Hollande-reflechit-a-un-pacte-entre-droite-et-gauche

Donc humaniste dans le sens où ce qui me paraît primer avant tout, c’est le respect de l’Humain, qui qu’il soit. Je rêve d’une société un peu plus équilibrée et solidaire où chaque individu naît égal et peut prétendre avoir la même chose. Non parce que faut arrêter avec l’égalité des chances et l’ascenseur social, ça fait des années qu’il ne fonctionne plus. Si tu nais du mauvais côté de la barrière, tu iras dans une mauvaise école, personne ne t’encouragera à bosser puisque de toute façon, tu ne pourras pas faire d’études supérieures. Au mieux, tu iras à la fac et on sait tous la valeur de ces diplômes par rapport à ceux d’écoles privées payantes. Perso, je suis un peu fatiguée de vivre dans un monde où le savoir devient de plus en plus une denrée alors que l’éducation me paraît tellement la solution à ce mal vivre ensemble. Tout fonctionnerait mieux si on arrivait à respecter autrui et à se respecter soi même. Pour commencer.

Vivre-ensemble-dans-le-chaos

Bisounours, moi ? Il me semble pourtant qu’il suffirait de renverser quelques éléments pour que tout devienne tout de suite plus facile. Asseyez vous quelques instants sur le quai d’un métro et observez, c’est hyper parlant de la société actuelle : tout le monde essaie de se baiser la gueule pour son propre intérêt. Vous avez ceux qui essaient à tout prix de monter dans la rame pour avoir une place, quitte à ne laisser personne descendre, bousculer ceux qui ne vont pas assez vite. Il y a ensuite le grand jeu des places assises : malgré l’ordre de priorité, personne, ou presque, n’acceptera de laisser sa place, plongeant le nez dans son livre ou smartphone en mode “je t’ai pas vu, lalala”. D’autres s’installeront sur les strapontins malgré la foule et auront toujours une très bonne excuse à sortir à ceux qui auraient l’audace de se plaindre de leur attitude. Bref, dans le métro, on est dans la lutte permanente pour avoir la meilleure place, on agit dans son seul intérêt sans faire l’effort de penser à son voisin. Céder sa place ? Mais on ne voudrait surtout pas se faire avoir.

stations metro-qui paresse aux heures de pointe

Résultat : tout cet égoïsme et cette préservation de son intérêt propre rend la vie en société de plus en plus pénible. Je sais pas vous mais perso, prendre le métro me rend très facilement de mauvaise humeur. Et ça me rend conne aussi, je rentre très vite (trop vite) dans le mood “mon intérêt d’abord!” même si j’essaie de céder ma place aux personnes âgées et femmes enceintes si je les repère. Mais on vit dans une société où on nous invite à être “le plus malin”, où on valorise les arnaqueurs et on dénigre les “bons élèves”, ceux qui jouent le jeu de la société sans chercher à en tirer un bénéfice particulier. Comment tu veux qu’on arrive à vivre ensemble quand on t’explique qu’il faut baiser son voisin dès que possible.

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Moi, j’ai envie de croire que la donne peut changer, il faudrait qu’on s’y mette tous, qu’on comprenne qu’un gain immédiat a finalement moins de valeur qu’un effort de cohabitation permanent. Ca ne tient tellement à rien quand on y pense. Quelques décibels en moins lors de votre soirée dans votre studio, céder sa place, tenir une porte, laisser passer ceux qui n’ont qu’un article à la caisse quand vous avez un panier plein… Chercher à s’entraider et à s’être agréable plutôt que de tenter de s’arnaquer les uns les autres.

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Bisounours ? Je sais pas, à un moment, tu peux arrêter d’être un gros connard cynique qui préfère baiser le système plutôt que de participer à sa bonne marche ? Est-ce si bisounours de croire que l’être humain n’est pas une raclure de bidet en soi et qu’il suffirait de lui enseigner les bienfaits d’une vie collective en toute harmonie plutôt que de glorifier les escrocs du quotidien ?

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Pourtant, malgré mon côté Bisounours, y a des fois où je me fais bien baiser la gueule à être trop gentille… Céder à la mesquinerie ou poursuivre sur la voie de la bienveillance ? Nous en parlerons demain.

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Blogueuse depuis 2005, moi, monsieur !

Et voilà ! Aussi fou que ça puisse (me) paraître, ce blog a donc 10 ans. Et comme je suis une fana des bilans, celui là s’imposait parce qu’il y a 10 ans, alors que je fumais sur le balcon d’un immeuble du 9e arrondissement, je n’imaginais pas qu’en ayant cette idée, j’allais juste changer ma vie. Sans exagérer.

10-ans

Vous pouvez acheter ces cuillères sur une boutique Etsy, cliquez sur l’image pour vous y rendre.

 

Le blog, lanceur de carrière

Il y a 10 ans, j’imaginais qu’aujourd’hui, je serais journaliste. Je n’avais pas la moindre idée dans quel canard, tout m’intéressait potentiellement. Raté, j’ai quitté cette voie sans issue pour moi pour emprunter l’autoroute du marketing. Mon premier poste, il y a maintenant 8 ans, je l’ai en partie grâce à mon blog et ma connaissance de l’animation de communauté. Depuis, j’ai grandi, j’ai enchaîné quelques CDI pour finir aujourd’hui consultante social media senior dédiée à la stratégie dans une big agency. En positif, je gagne bien ma vie et je peux faire plein de voyages. En négatif j’ai un langage insupportable, sorte de franglais sans queue ni tête pour les profanes. Mais cette carrière m’a cependant permis d’améliorer mon anglais. Aujourd’hui, j’approche de la fin d’un cycle, j’attends d’avoir une épiphanie sur ma prochaine carrière, je ne suis que doute.

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j'aurai fini de jouer avec mes photos

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j’aurai fini de jouer avec mes photos

 

Le blog, facteur social

Bien entendu, le blog m’a permis de faire des rencontres, des connaissances devenues des ami-e-s proches, mes meilleurs amis. Pour vous situer, parmi les 6 personnes que j’ai conviées à mon anniversaire, j’en connaissais 4 direct via le blog. Il y a aussi Tatiana/Goldie que je n’ai pas rencontré via le blog mais cette expérience commune nous a certes rapproché. Je dois également à ce blog quelques histoires de fesses et même un peu plus. Parmi la liste de mes ex officiels, il y en a au moins 4 que j’ai rencontrés par ici (tiens, c’est drôle, deux fois que le chiffre 4 ressort). Je me suis fait plein de camarades dans ses colonnes, certains sont restés, d’autres sont repartis, on ne change pas tous de la même façon, on n’a pas toujours les mêmes ambitions, c’est la vie. J’avoue qu’avec le recul, je ne regrette in fine personne.

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La plongée

Ah oui, ça, c’est un des trucs essentiels, je crois. Je dois effectivement la pratique de la plongée à ce blog. Je vous raconte, tiens. Fin 2009, j’écris un article sur les difficultés de faire des rencontres amoureuses dans la vie. Je suis alors contactée par Camille (ex rue 69, actuelle Sexpress) qui me dit que si je veux, il/elle peut me présenter quelqu’un. Me voici donc embarquée pour un dîner chez une personne que je ne connais pas qui va jouer les entremetteurs/euses. Durant la soirée, je discute de mon baptême de plongée en Martinique et explique que j’aimerais bien en faire. Ni un ni deux, Camille décroche son téléphone et appelle un de ses amis qui plonge justement. Bon ben me voilà au pied du mur. Pour finir l’anecdote, cet ami, c’était Amant Chouchou devenu ensuite l’Amoureux puis l’Ex. Et c’est à la plongée que j’ai rencontré Anaïs aussi.

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Le bébé

Alors ça, pour le coup, c’est mon “coup de maître”, j’ai envie de dire. Ce blog a permis la naissance d’un bébé. Alors pas de moi, je n’ai pas caché de grossesse hein mais 2 de mes lecteurs se sont rencontrés dans des fils de commentaires, une idylle est née. Presque 9 ans plus tard, ils viennent d’avoir un enfant. Bon, il y eut aussi quelques coucheries entre lecteurs à l’époque où on squattait les commentaires mais vous imaginez, ce blog a permis la vie. Rien que pour ça, cette aventure valait le coup.

Oui bon, ok, ça, c'est le poing de mon neveu...

Oui bon, ok, ça, c’est le poing de mon neveu…

 

Mettons aussi deux ou trois points négatifs histoire que le bilan soit complet

Les haters

Bon plus le temps passe et plus le pluriel me semble abusé, il me semble que je suis toujours la “victime” d’une seule et même personne qui s’amuse à changer de style pour m’agresser, jouant tour à tour le mec hyper lettré ou le débilos qui fait des fôtes. Mais les agressions sont globalement les mêmes, je vous renvoie à l’article sur le sujet, il a aussi une certaine obsession pour ma soeur (?), se persuadant que j’envie sa vie et que je morfonds sur la mienne en comparaison. Je ne sais pas bien d’où il tient ça parce que bon, je peux éventuellement envier sa carrière, oui, surtout à l’époque où, moi, j’étais au chômage mais sa vie matrimoniale… J’adore mon neveu, je suis heureuse quand je m’en occupe mais j’ai trop envie de voyager pour me reproduire, actuellement. Bref, ça doit bien faire 9 ans que le mec vient troller ici et j’avoue que ça continue à me dépasser, je ne comprends pas ses motivations, surtout que je ne publie pas ses commentaires. On pourrait y voir une volonté de me blesser mais quand le mec se met à répéter à longueur de comm que j’avais été virée de Pubilon et que je mentais, je vois pas comment quelque chose que je sais être faux sans aucun doute possible peut m’atteindre.

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La blague est cependant allée assez loin et quand j’ai vu un blog parodique (un morceau de poésie tout à fait charmant) du mien publier ma photo sur une pierre tombale, ça a fini au commissariat.

Je reste très circonspecte sur ce phénomène de hating. Je ne parle pas que de mon cas (même si à mon niveau, c’est encore plus incompréhensible vu que je ne représente rien, je ne gagne aucun argent avec mon blog donc je ne peux susciter aucun sentiment de jalousie, il me semble), il semble de bon aloi de se réunir en troupeau de hyènes pour vomir sur les autres, ceux qu’on a choisi pour cible. Du genre les blogueuses mode ou les hipsters, les vegans et autres… J’avoue que sur ce point, j’ai même été cruellement déçue de voir que certaines personnes que j’estimais ne pouvaient s’empêcher de mordre les chevilles de leurs victimes dès qu’elles passent à portée. Mais payez vous une vie, putain !

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Pas le livre

Ca, c’est le gros raté de ce blog, je dois l’avouer. En 2006, j’avais été contactée par deux éditeurs pour écrire un livre tiré de mon blog, je n’ai pas écrit une seule ligne de cette adaptation. A ma (très légère) décharge, ces propositions sont tombées à un moment de ma vie où j’allais très mal, j’étais engluée dans une vie faite d’inactivité totale (coucou le chômage), de coeur brisé et de beaucoup trop d’alcool. Aujourd’hui encore, quand je repense à ce moment de ma vie, je me sens mal à l’aise. Mais j’ai loupé le coche et franchement, c’est bien fait pour ma gueule. J’ai longtemps attendu qu’on vienne me chercher, je n’ai jamais bien travaillé mon sujet et toutes les portes que ce blog auraient pu m’ouvrir, je les ai refermées.

venise

Mais rien n’est inéluctable alors peut-être que… Non, pas maintenant, cet article est bien trop lu, je vous parlerai de ma vision du blog lundi, promis.

En tout cas merci à vous, les fidèles et les occasionnels. Vous m’avez apporté bien des choses, plus que ce que j’aurais cru quand j’ai commencé cette aventure il y a 10 ans.

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10 ans

28 mars 2005, je traîne ma petite valise sur le trottoir minuscule d’un quartier résidentiel de Plume-sur-Berges, un McDo à la main, me rendant gaiement dans le super appart vide de ma soeur (elle partageait avec une amie l’étage d’une maison, canon). Le lendemain, j’allais démarrer un stage de journalisme à Paris city. Je ne pensais pas forcément moisir ici… 10 ans plus tard, je vis toujours à Plume sur Berges mais que d’aventures depuis.

10-ans

Photo piquée à Je suis cette fille (http://www.jesuiscettefille.com/)

 

C’est étrange de se dire que je vis depuis 10 ans ici, moi, la Toulousaine (je n’ai vécu “que” 7 ans à Toulouse). J’ai rencontré des tas de gens, connu quelques histoires de coeur, beaucoup d’histoire de cul, ri beaucoup, pleuré parfois, eu envie de distribuer quelques bonnes baffes. Je suis arrivée avec des rêves de journalisme, je suis aujourd’hui consultante marketing genre “head of social strategy” (faut que je l’écrive comme ça sur mon CV tiens). Je pensais enfin pouvoir écrire vu que j’avais fini mes études. J’ai ouvert un blog et pondu plus d’un millier d’articles, anéfé (on approche même des 2500) mais je n’ai plus terminé un seul roman. Je me suis fait des amis grâce à ce blog, pris des claques que je n’aurais jamais pris autrement (le courage de l’anonymat allié à la protection de l’écran), découvert que mon amitié pouvait être utilisée comme marchepied pour certain-e-s parce qu’à un moment, j’avais pleiiiiin de lecteurs. Puis j’ai trouvé du boulot et oublié un peu de travailler sérieusement mon blog et aujourd’hui, j’ai plein de lecteurs en moins mais on s’en fout. J’en parlerai pour les 10 ans du blog, tiens (ben oui, forcément).

10-ans

J’avais peur de vivre à Paris puis j’ai trouvé ça géniaaaaaal. La petite provinciale qui monte à la capitale, quelle success story. Ok, j’ai été au chômage pendant 1 an et demi (avec quelques missions de ci de là) mais j’étais Parisienne, moi, monsieur. Faussement snob, j’allais parfois savourer mon thé ou mon chocolat au Café de Flore ou aux 2 magots en mode Simone de Beauvoir, tu sais. Je me réjouissais des pique-niques sur les bords de Seine, des bars ouverts toute la nuit, de me la jouer Sex and the City en sirotant un petit Cosmopolitan au Qong, le resto designé par Starck, rien que ça. J’ai remué mon cul au Batofar, au Cab ou au Showcase, j’avais des soirées boulot au Carmen Café. Je me suis rendue chez une journaliste que je regardais à la télé plus jeune,  Yves Calvi est venu poser sa pêche dans nos toilettes du boulot, j’allais à la même cantine que Faustine Bollaert (qui était très souriante, autant le dire), j’ai appris à une dame de la télé comment on fait son blog, j’ai assisté à des avant-premières, rencontré Amélie Nothomb (enfin, en dédicace) croisé des “stars”.

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Et puis je me suis mise à en avoir marre de Paris. Marre du monde, de la foule, de devoir se battre pour tout, pour rien, ne plus aller aux expos parce qu’en semaine, je bosse et le week-end, je dors. Tout est cher, tout est surfait. Tu trouves une cantine sympa, ça devient vite moisi, tu n’as que rarement l’effet “bons clients” (mais ok, ça existe encore). Tu cours, tu cours, tu deviens infect et insupportable. Tu cours après le métro parce que tu es à la bourre pour une “régularisation de trafic” qui te laisse poireauter dans un tunnel sombre entre 2 stations. Tu cours et il t’arrive des bricoles, tu te troues la jambe ou tu te casses un bout de pied.

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Depuis que je vis à Paris, il y a plein de choses que je ne fais plus car tout est loin, tout est galère. J’ai renoncé totalement aux loisirs créatifs car le magasin le plus proche de moi est à 30 mn (il vient d’ouvrir), je commande tout car j’ai plus de voiture et c’est vite galère de transporter des éléments un peu lourds dans le métro ou le train, je commande mes fringues parce que faire les courses un samedi à Paris, c’est la mort. Je suis fatiguée de tout payer 3 fois plus cher juste parce que c’est Paris et je trouve merveilleux de payer un cocktail à 7 €. J’en ai marre de la pollution qui pue, de devoir m’entasser au moindre rayon de soleil sur un misérable mètre carré de pelouse avec les groupes avoisinants qui nous imposent leur musique merdique, leur bouffe qui pue et leurs conversations navrantes (et rassurez-vous, ils pensent la même chose de nous. Alors que s’il le faut, dans un autre contexte, on se serait adorés).

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Rentrer alors en province ? Oui j’y pense. Mais pas tout de suite. Parce que j’ai conscience qu’être “head of social strategy” à Toulouse City, c’est pas si simple et que je suis en pleine réflexion pour trouver ma prochaine carrière (sachant que là, j’hésite entre instit, masseuse shiatsu et infographiste… On est clairement dans le grand n’importe quoi). Et puis à Paris, y a quand même mes amis, mon amoureux, ma soeur (mais elle va rentrer dans 2 ou 3 ans normalement… Oui, le même délai que moi. Coïncidence ? Je ne crois pas !) et des aéroports qui me permettent d’aller où je veux.

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Il y a 10 ans, je disais “la ligne TGV Toulouse-Paris en 2016 ? Ahah, je m’en fous, j’y serai plus, à Paris !”. Et bien, en 2016, je serai encore certainement à Paris mais on n’aura toujours pas le TGV.

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Mon petit labo

Bienvenue dans mon petit labo ! A l’origine du blog était l’envie de garder un lien avec ma vie toulousaine. Je pris mon clavier et j’impliquais mes amis dans un projet commun sans trop leur demander leur avis : un Sex and the city parisiano-toulousain avec des filles et des garçons célibataires qui aiment les hommes. Au départ, on parlait liaisons foireuses, les prénoms et les plans culs s’enchaînaient vitesse grand V.

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Puis la vie, la vraie comme on dit, a pris le dessus. Des amitiés qui partent en lambeau, une adolescence définitivement terminée. Les galères, le chômage, ce truc qu’on ne pensait jamais côtoyer car on nous avait dit qu’on était les meilleurs et on l’a cru. Avec mon diplôme, j’ouvrirai toutes les portes du monde, c’est mon directeur de master Tintin Hondelatte qui l’a dit. Un an et demi après avoir obtenu ma clé foireuse, je braquais presque par hasard une porte et je pénétrais l’univers tout neuf du community management. Ma vie a changé : fini le chômage, fini les journées à chouchouter son blog entre trois envois de CV et deux entretiens. Petit à petit, la machine ralentit et se grippe : l’article quotidien devient intenable. Alors je ne le tiens plus.

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Et là, de la libération de la contrainte naît le grand n’importe quoi. Des longues séries comme la chômagie à peu près suivie ou les « où rencontrer l’homme » qui muteront en l’avortée série « où draguer« , une histoire d’amour qui n’a jamais dépassée la première nuit, un mariage bien mené même si j’ai oublié quelques éléments, la recherche de l’amour sur les sites de rencontre qui n’a pour l’heure pas dépassé la fiche d’inscription (mais faut avouer que c’est une étape salement fastidieuse). Des coups de gueule, des coups de coeur, des petites histoires de tatie Gaga. Parler de tout, de rien, tenter d’éditorialiser puis lâcher pour se laisser aller. S’essorer le cerveau pour en faire couler les mots. Parce qu’au fond, derrière tout ça, il y a cette envie, ce besoin : écrire. Ecrire, écrire. Tenter des styles, des phrases, taper sur le clavier comme d’autres tapotent les touches d’un piano. Je ne suis pas musicienne, je n’y comprends pas grand chose en musique, je ne fais que reproduire les chants que j’aime, j’ai frotté quelques cordes de violoncelle par le passé mais de là à créer… De la même façon, je tricote, je couds parfois, je noue des fils de couleur pour faire du bracelet brésilien ou du macramé. Mais mon vrai talent, ma meilleure façon de créer, c’est l’écriture.

Mon labo d'écriture

Quand j’étais en 6e, nous avons appris en cours en catéchisme la parabole du talent : un riche propriétaire part Dieu seul sait où et donne un talent à chacun de ses serviteurs pour qu’ils le gardent au chaud. Deux l’investirent, le 3e l’enterra. Moi, j’ai naïvement cru que c’était le 3e qui avait bien agi car il avait obéi mais non, ce sont les 2 autres car ils ont fait fructifier leur talent (oooooh, talent/talent, quelle subtile métaphore). Mon cousin, qui était dans un autre groupe, s’exclama alors « ça, c’est ma cousine ! Elle a que des bonnes notes mais elle fait jamais ses devoirs ». Merci la balance hein (mais il avait raison). Du coup, je me dis qu’en attendant de sortir de ma procrastination crasse qui me fait abandonner tous mes romans au bout d’une quarantaine de pages au mieux, je vais faire évoluer mon talent. J’écris. Et quoi de mieux que mon blog, après tout. J’enfile les mots comme des perles, je tisse mes phrases, je construis mes paragraphes. Je ne joue pas le jeu de la blogo en racolant auprès des marques et des « influenceurs »pour choper invites et backlinks. De toute façon, j’ai même pas mis de pub sur le blog et j’arrive déjà pas à voir tous les gens que j’ai envie de voir donc perdre des soirées à faire des sourires à des gens que je n’apprécie pas pour la plupart, à qui je n’ai rien à dire. En faire un business pourquoi faire ? Ah oui, si je travaillais mon réseau plus sérieusement, mes réseaux sociaux, que je reboostais un peu tout ça, j’aurais une super vitrine pour le jour où je finirais d’écrire un truc pour le balancer aux éditeurs, je pourrais sortir un « livre tiré de mon blog ». Peut-être. Mais vu que je passe mes journées à pimper les réseaux sociaux de mes clients, vous comprendrez que j’ai du mal à faire de même le soir sur mes propres réseaux.

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Bref, mon blog est finalement devenu mon labo d’écriture. Je teste les styles. Quand je relis mes premiers articles, il y a 8 ans (bam), c’est le jour et la nuit et ce à tous les niveaux. J’ai grandi, j’ai muté. En mieux ou en pire, ça dépend de là où on place le curseur, je suppose. Mes péripéties deviennent de plus en plus anecdotiques. Je parle un peu de mon job, beaucoup de mes voyages, quasi plus de mes amours ou de mes histoires de fesses. Et là, je me dis… et si je retentais l’aventure ? Reprendre la base, pour voir… Je vous explique ça prochainement.

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Les réseaux sociaux ou le triomphe modeste

Récemment, une étude s’est penché sur le narcissisme des utilisateurs des réseaux sociaux. Notre petit écran devient la scène de nos ego trips les plus frénétiques. Regarde-moi, j’existe ! Et la magie des réseaux sociaux, c’est que votre audience va rapidement croissant, nourrissant ce sentiment d’importance. Même si vous vous contentez finalement de récupérer le boulot des autres.

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J’aime Pinterest. Très fort. Dès que j’ai le malheur d’y mettre les pieds, je suis aspirée par toutes ces images, j’épingle, encore et toujours. Parfois, j’épingle mes propres photos, celles diffusées sur le blog, mais ça doit représenter 1% de mes épingles. Et mon nombre de followers ne cesse d’augmenter. Sauf que bon… J’ai pas bien de quoi me vanter. Y a des gens qui trouvent que les photos que j’épingle sont jolies, youhou ! Mais quelle influenceuse je suis dis donc. C’est vrai qu’elles sont tellement originales, les photos que je pine, personne ne les a jamais vues. Y a qu’à aller dans la section « popular », j’en retrouve un bon paquet. Mais ça n’empêche pas certains de se vanter régulièrement de leur nombre d’abonnés.

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Autre réseau social dont les messages de fierté me font toujours lever les yeux au ciel : Tumblr. J’en avais créé un y a 3 ans que j’ai jamais vraiment animé mais je reste à suivre ceux des autres. Je souris souvent grâce à des gifs animés mis en contexte par une petite phrase du type « quand il me dit que finalement, il est pas dispo ce soir » (gif de nana qui lève les yeux au ciel, l’air blasé ou gif de meuf qui pleure en mangeant de la glace), « quand, le vendredi soir à 18h, on te fait une demande urgente » (gif de mec pétant son ordinateur ou gif de mec hurlant)… Bref, c’est mignon, c’est frais, ça détend 5 minutes. Bon, ça me fait détester certaines séries sans même les avoir vues (faudra quand même un jour m’expliquer pourquoi les Internet vénèrent à ce point Zoey Deschanel, je l’ai jamais vue ailleurs que dans H2D2 et le combo grosse frange dans les yeux et lunettes de geek ne me donne surtout pas envie de mater the new girl). Mais là, ça se la pète grave au pays du tumblr : il faut publier un gif joyeux dès qu’on dépasse un nombre significatif d’abonnés, publier quelques messages élogieux de gens expliquant qu’ils adoooooooooorent le blog, c’est trop cool. Bon déjà, quand je vois la gueule des articles de blogs « historiques » et le fait de publier un gif avec une malheureuse phrase, je soupire un peu fort… Mais bon, pourquoi pas, après tout. Mais le mieux, c’est quand, la main sur la coeur, ils s’indignent qu’on leur pique leur gif sans les citer. Leur gif ? Ah, c’est toi qui fait tous les gifs de The new girl(justement), The big bang theory, Friends, Dr Who, les téléréalités américaines à base de meufs tellement refaites qu’on a l’impression de mater X files ? Non ? Ben alors pourquoi tu pisses soudain sur un gif surexploité pour marquer ta propriété, je situe pas bien… Bref, l’univers du tumblr est un vrai panier de crabes où y a des règles à respecter dans la multiple utilisation d’un gif et que c’est normal que tu aies des tas de gens qui te suivent parce que tu fais pareil que tout le monde mais de façon plus géniale. Rendons cependant hommage à un compte qui crée vraiment ses gifs : réalité à la française(oui, concept pompé de la version américaine mais au moins, c’est pas juste de la réutilisation de gifs en se croyant follement original).

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Se la raconter facile, c’est l’apanage des nouveaux réseaux sociaux ? Mais trop pas ! Sur Twitter aussi, ça plagie et pas qu’un peu. Les mêmes blagues tournent à l’envi, sans qu’il s’agisse du retweet de l’original, chacun s’approprie la vanne de l’autre en mode « je suis tellement drôle ». Par exemple, j’ai vu une demi douzaine de personnes revendiquer la paternité d’une photo relative à l’appel de don de l’UMP : une carte postale du rainbow flag sur lequel était écrit « Fuck you » en mode « MA réponse à l’UMP ». Oui, MA, parce que je suis vraiment trop drôle quoi. J’ai aussi vu passer plusieurs fois la photo de Copé dans la piscine avec écrit dessus « travailler plus pour gagner plus » avec toujours cette même volonté de faire croire qu’on en est l’auteur. J’ai même vu ça sur Facebook ! Lors de la mort de Bernadette Lafont, Ladislife que je suis s’est amusé à retwitter toutes les vannes sur « Bernadette Lafont, la forme », mon fil d’actu a été envahi… Il est vrai que Twitter pousse à être drôle et percutant, des milliers de titres dignes de Libé qui défilent en permanence. Mais de là à revendiquer la paternité d’une vanne qui n’est pas de nous, là, ça me dépasse. Et encore, je parle de vanne mais l’accident de Brétigny a aussi été fascinant en la matière, des twittos postant des photos de l’accident sans y être. Je vous invite à lire l’article très intéressant de Deldebbio qui a démontré que les photos reprises par les médias n’avaient pas été prises par les twittos les diffusant. D’ailleurs, faudra que je vous parler du twitt-journalisme, ça commence à salement me gonfler, ça aussi.

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Bref, je suis fascinée. Je me sens parfois différente : je ne connais pas bien mon nombre de followers sur Twitter, Pinterest, Instagram ou Tumblr (il faut que je le reprenne, ce putain de Tumblr, je m’y amusais bien), amis sur Facebook, lecteurs de mon blog (je me suis rendue compte récemment que j’avais perdu mon google analytics en changeant de thème… 6 mois plus tôt). Mon klout n’est qu’une vague donnée, je m’en fous. Peut-être parce que je sais que cette gloire est futile et ne m’ouvrira pas de portes. Après tout, j’ai jamais eu autant de lecteurs que quand j’étais au chômage. J’en ai perdu plein mais dans ma vraie vie, je trouve que je réussis pas mal. Et c’est ça qui est le plus important. Surtout que j’ai pas de pub sur mon blog donc pas besoin de milliards de lecteurs !

PS: Par contre, j’essaie de devenir ninja en SEO

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Le monde ne t’attend pas

Mon cher moi d’avant,

Oui, je sais, tant de temps sans t’écrire, je suis un futur toi bien peu soucieux de t’apprendre la vie. Mais je me rattrape. Mon moi d’avant, tu as 25 ans au moment où je t’écris, tu viens d’arriver sur Paris. Ce billet pourrait presque être la conclusion de ce blog, un “qu’ai-je à en dire 8 ans plus tard” mais non, point de point final. Oui, ma chérie, dans 8 ans, tu blogueras encore. Différemment mais encore. Mais nous en reparlerons peut-être.

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L’autre jour, je discutais avec Bobby et nous parlions de nos premiers articles en ces lieux, ce qui m’a inspiré la prose suivante. Je me souviens quand j’ai débarqué à Paris, le 28 mars 2005 à 21h je sais plus combien. J’ai pris le métro puis le train, destination l’appartement de ma soeur qui m’hébergeait le temps que je récupère mon appartement. Le premier matin de mon stage parisien, je prenais le train puis le métro, me donnant un air d’importance car j’étais désormais un élément de la classe laborieuse parisienne. Même si je prenais le métro que pour une station de peur de me perdre. Même si j’étais que stagiaire payée en tickets resto et 50% de ma carte orange. Devenir parisienne était un signe de succès, j’allais pouvoir crâner devant mes anciens camarades restés dans ma province de bouseux… Enfin, par rapport à ma ville natale parce que bon, Toulouse, ça reste une grande ville. Je serai journaliste parisienne, tel était mon destin. Pensais-tu. Mais tu n’as juste pas compris quelque chose : personne ne t’attendait.

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Tu allais te confronter à la plus dure partie de ta vie : la recherche d’emploi. Non, ma chérie, un bac+5 n’est pas une clé magique qui ouvre toutes les portes, très loin de là. Comme dit précédemment, tu fais partie de la classe laborieuse. Un élément parmi des dizaines d’autres. Oh oui, tu t’enorgueillis de ton talent pour l’écriture et tu joues plutôt bien en entretien, les gens t’apprécient toujours immédiatement. Comme te dira un de tes supérieurs plus tard “tu as un relationnel incroyable : une personne vient nous voir, 5 minutes après, c’est ta nouvelle meilleure amie !”. Quoi sur le relationnel, tu tiens jamais bien la distance hormis ton noyau dur mais passons. Oui, tu as une jolie plume mais des gens talentueux au chômage, je t’en fais une liste de 32 étages. Non, tous les rédacteurs en chef du monde ne rêvent pas de bosser avec toi vu que… ils n’ont aucune idée de qui tu es. Les journaux tournent à grande vitesse avec toute une armée de pigistes ayant déjà faits leur preuve. Toi, tu as quoi ? Ah oui, un blog… Y en a qui ont réussi à en tirer quelque chose remarque mais toi, non. Même quand deux éditeurs t’ont proposé quelque chose mais c’était pas le bon moment, tu étais empêtrée entre tes “je suis la meilleure” et ta légère dépression de stagiaire de 26 ans qui n’arrive pas à décrocher le moindre minuscule CDD.

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Si tu avais su, si tu avais su… Faut dire que t’as été un peu conne aussi d’avaler les belles paroles de ton directeur de master de journalisme, chantant la main sur le coeur que nous finirions peut-être dans les rues d’Atlanta, caméra au poing pour filmer un reportage pour CNN. Bon, ça, tu doutais dès le départ au vu de ton niveau d’anglais (pas si mauvais en fin de compte) mais que tu as été sotte de te croire au dessus du lot. Croire un mec qui serait un hybride parfait entre Tintin et Christophe Hondelatte, ce n’est pas sérieux ! Quoi qu’à ton époque, Christophe Hondelatte n’avait pas encore trop pété les plombs.

christophe-hondelatte

A trop penser que tu brilles, tu as juste raté ton entrée en scène. Le talent, ça s’entretient pas dans le secret d’une chambre et vaguement sur un blog. Ca s’expose, ça se démontre. Oh, rassure-toi, tu vas finir par t’en sortir. Mais avec le recul, il t’a manqué une donnée essentielle pour réussir ta vie encore mieux : l’humilité. Peut-être serais-tu aujourd’hui une grande journaliste… Mais 8 ans après, je me demande… Est-ce que je ne préfère pas ma vie de petite marketeuse ?

Bien à toi mon moi d’avant

Ton toi de dans 8 ans (ouais, ouais, dans 8 ans, tu seras toujours à Paris)

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Vous me faites chier avec votre crise

J’ai 32 ans. D’aussi loin que je me souvienne, l’actualité a toujours été le truc le plus déprimant du monde. Petite, j’apprenais l’existence de pays « grâce » aux guerres s’y déroulant : Liban, Iraq, Koweit, Croatie, Serbie, Bosnie. Aujourd’hui encore, certaines régions du monde viennent frapper à ma conscience, leur nom charrié par des rivières de sang. Kosovo, Tchétchénie, Ossétie… Enfin, j’utilise le aujourd’hui de façon un peu simpliste, j’ai pas découvert ces régions ou pays en 2012.

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Petite, je pris un jour du monde tout pourri dans lequel je vivais et je me mis à chercher une période où il aurait été plus cool de vivre. Bon, j’avais 10 ou 11 ans donc la perspective de vivre sans un minimum de technologie (c’est à dire la télé) me paraissait inenvisageable. Il me semblait donc que je n’aurais pas pu être plus heureuse que dans les années 70 mais là aussi, il y avait des guerres. En fait, il y en a toujours, le monde est pourri, peu importe l’époque. En y repensant, j’en savais des choses à 10-11 ans, chapeau bas à mes instits.

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Depuis quelques années, depuis que ma carrière de journaliste a été tuée dans l’œuf par mon premier poste de community manager, j’ai commencé à ne plus regarder les infos. Aujourd’hui, je n’assiste plus à la grand messe du 20h qu’en vacances chez mes parents et pas en été car on mange dehors. Mais je continue à barboter dans un bain d’actu malgré moi. Oui, mon radio réveil est réglé sur France Inter mais je l’écoute pas vu que des que j ‘arrête de snoozer, je pars dans la salle de bain et c’est à peine si j’entend. Je la laisse pour avoir un repère sonore quand je reviens ouvrir les volets / donner à manger au chat / faire mon lit. Si c’est la chronique de Sophia Aram ou Blakowski : en avance. Les infos : à l’heure. La météo de Joël Collado : extrême limite. La voix de Pascale Clark : même en chopant un bus au vol et en ayant tous les feux piétons au vert, c’est mort, je suis en retard. Mais toute la journée, je me vautre dans le web et je suis malgré moi les actus. Des fois, je me surprends moi même à intervenir dans un débat en sachant tout à fait de quoi je parle. Bref je reste connectée malgré moi et c’est pas bon pour le moral. Pas bon du tout.

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Tout est question de point de vue. Tout. Une mauvaise nouvelle reste toujours relative et peut finalement se révéler parfois bonne. Sauf décès d’un être cher ou annonce d’une maladie incurable mais ça marche pour le reste. Faisons quelques exemples car nous avons tous le cerveau un peu carbonisé par le champagne des fêtes. Mettons hop, je me fais virer. A priori drame. Sauf que parfois, ça peut permettre de trouver un meilleur poste ailleurs, poste que nous n’aurions pas sollicité, joyeusement endormis par le ronron du quotidien et peut-être même que je vais rencontrer uns douce moitié au travail ou via un collègue et le licenciement de départ devient l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Ou une rupture. Pif, je me fais larguer, les sanglots longs et tout ça. Et là, pif encore, voilà qu’on me propose un poste à l’étranger, poste que je n’aurais pas accepté car chéri n’aurait jamais quitté Paris. Mais là, célibataire, je saute sur l’occasion ! Bon, ces exemples sont un peu des vies rêvées, tout ça pour dire que le verre est très souvent à moitié et qu’il ne tient qu’à nous de le voir à moitié plein.

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Mais les actus, elles, elles atomisent le verre pour qu’il soit bien vide. On nous secoue des menaces de guerres, chômage, maladies ou assassinats à longueur de temps. On te repeint le monde en noir désespoir et tu passes limite pour un illuminé si tu n’as pas peur. Peur de l’autre qui nous veut du mal, consciemment ou non. Qui nous filera ses germes ou fera péter une bombe, qui nous volera notre emploi ou nous rentrera violemment dedans avec sa voiture. Cet autre est l’instrument de la fatalité, celui qu’on ne peut contrôler et par qui tous les drames arrivent.

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Alors stop. Je le sais que le monde est pourri, que c’est la crise et qu’on mourra irradiés, d’asphyxie à cause de la pollution ou explosé par un illuminé terroriste. Ok bien mais ça, c’est pas mon quotidien. Ce n’est pas notre quotidien. Ces drames existent on le sait. Moi, j’ai besoin d’un bon bol d’air frais. Qu’on me parle de ce qui va bien et pas juste en mini reportage pour faire sourire entre le fromage et le dessert. Qu’on mette enfin la lumière sur le liquide dans le verre et non sa partie vide. Qu’on redonne l’envie de se démerder aux gens au lieu de les conforter dans l’insupportable « c’est la crise » ou faire pleurer dans les chaumières avec de bonnes intox sur la taxation de l’entrepreneuriat et les impôts tellement élevés que nos millionnaires quittent le pays. L’égalité, c’est toujours plus beau quand ce sont les autres qui paient… Mais les millions, ça sert à rien dans la tombe. Bref, bref. Aujourd’hui, si on veut se sortir de la crise, le premier pas serait peut-être… De ne plus en parler.

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Baise ton patron

L’autre jour, je vous parlais de miss épilation au travail d’Enzo. Depuis, elle en a fait quelques unes de belle dans le genre « Hihi ranafout! » et ça me fout en colère. Quand tu vois des connasses pareilles salariées qui s’en foutent ostensiblement  et des gens motivés au chômage, j’ai envie de hurler aux nuages noirs d’orage « il y a quelque chose de pourri dans ton monde, travail ! » (en vrai, je ne crie rien aux nuages mais je regarde beaucoup de telenovelas en ce moment, ça m’apprend la théâtralité).

Lorsque j’ai préparé le fameux article sur miss Épilation, lors de ma recherche icono, j’ai découvert le monde fabuleux des guides qui nous apprennent à rien foutre tout en ayant l’air affairé. Vous allez me rétorquer « non mais t’as dit toi même qu’il fallait pas paraître désœuvré ! ». Certes mais j’ai pas dit qu’il fallait institutionnaliser la glande non plus… Et que dire de tous ces livres sur la manipulation en milieu professionnel ? L’employé du mois est-il le plus compétent… Ou le plus filou ?

Quand je bossais chez Pubilon, je discutais avec Isadora qui m’expliquait ne pas supporter l’injustice. En gros, les gros tire-aux-flancs qui ne foutent rien mais sont très bon pour expliquer que a) leur équipe est nulle donc c’est par leur faute si les choses n’étaient pas faites à temps (ou variante : mon équipe est nulle, je dois tout refaire moi-même) et b) ah naaaan, j’avais fait un super doc mais le Pc ne l’a pas enregistré ou il a mystérieusement disparu du serveur. Perso, je trouve que c’est du niveau « mon chien a mangé mes devoirs ». Mais sans que je saisisse comment c’est possible, y a des fois où ça passe. On en finirait presque à se demander si y a pas eu coucherie… Même si, dans les faits, y a parfois incompatibilité d’orientation sexuelle (quoi qu’on ne sait pas tout…). Non mais je vous jure que j’ai entendu un soir à 19h30, un mec qui devait rendre un doc dire « non mais j’ai l’idée, reste qu’à les mettre sur le powerpoint ». Sous entendu : j’ai pas encore touché à la reco que je dois rendre ce soir. Non parce que si « avoir l’idée » était synonyme de faire, je vous pondrais 5 romans par mois !

Y a donc des incompétents, des jean-foutre, des malhonnêtes, manipulateurs, escrocs… On pourrait se dire que c’est la faute du manager qui ne se rend pas compte de l’inefficacité de son subalterne sauf qu’à un moment, il ne me paraît exagéré que nous sommes adultes et qu’il faut se prendre en main, ne pas attendre de se faire taper sur les doigts pour enfin faire son taf. Celui pour lequel on a un salaire qui ferait rêver bon nombre de chômeurs…

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