L’amour et le patrimoine

Depuis que je suis en couple monogame, je suis assez friande des histoires de rencontre des autres vu que moi, je n’en ai plus et que mes récits croustillants nécessiteraient de rentrer beaucoup trop dans mon intimité, ce que mes amis ne goûteraient pas forcément. Non mais c’est vrai, moi, j’ai une imagination très visuelle par exemple donc si tu me racontes par le détails une partie de jambe en l’air et que je connais les protagonistes impliqués… Ben c’est comme si j’avais fait ma scopophile… Donc je suis désormais les aventures d’une copine, que nous appellerons Katel (parce que j’ai envie) sur les sites de rencontres. Et au bout de quelques rendez-vous, Katel en a déjà marre d’un truc : de la drague par le patrimoine.

homme_argent_exhibition_patrimoine

Katel a décidé de passer la 2nde pour trouver un homme, pour une nuit ou pour la vie, c’est selon. ne suivant pas mes conseils, elle squatte Adopte Un Mec, site que je méprise assez car j’ai énormément de mal avec la vision ultra machiste du truc : “homme : balance ton salaire et tes possessions, femme : balance ta culotte et tes pratiques sexuelles”. Et ça veut se faire passer pour “féministe” après, laisse-moi me marrer ! On dirait que ça a été conçu par Hugh Hefner mais passons. Elle cale quelques rencards à des hommes et c’est festival : entre les fachos assumés (!!) et les “salut, je m’appelle Antoine et je viens d’acheter un 70m² dans le Marais et toi ?”, les bonnes soirées sont rares. Oui parce que curieusement, elle s’est tapée un bon paquet de “salut, je viens d’acheter un appart” alors qu’elle ne demandait rien sur le sujet vu qu’elle s’en fout. Du coup, je me pose la question : est-ce que draguer avec son patrimoine, ça marche vraiment ?

pretty woman, l'histoire d'amour entre un mec riche et une prostituée

Oui, bon, des fois, ça a l’air de marcher mais c’est un FILM

Jeudi soir, Katel a donc rencontré Rémi. Elle m’en parle un peu avant en mode “il a l’air intéressant, il va à des conférences d’économie et tout”. Moi, en bonne gauchiste, je comprends “il va à des conférences sur Marx, l’économie collaborative, partagée, les alternatives économiques…”. Je m’imaginais déjà des sorties à 4 avec des “débats” enflammés autour d’un verre de vin sur comment on devrait révolutionner l’économie pour permettre un meilleur partage du gâteau… Sauf que non. Rémi va sans doute à des conférences “quels meilleurs placements pour votre argent en trop” et le mec lui a parlé d’argent toute la soirée, ennui total. Bye bye Rémi et nos soirées à 4… On garde notre vin pour un meilleur candidat.

verres_de_vin_apero

En fait, je ne comprends pas. Evidemment, le site en lui-même semble faire SUBTILEMENT comprendre que tu choperas plus facilement une femme avec un écran plat et un lit king size (spoiler : NON) mais franchement, tu crois que ça marche comme ça, Jean-Pognon ? Tu as du fric, tu pourrais offrir de belles choses à l’élue de ton coeur… Heu ok mais du coup, est-ce que tu as vraiment envie de mettre ça dans la balance, limite de ne mettre QUE ça dans la balance, dès le départ ? Non parce que s’il le faut, Rémi est un sportif accompli, un musicien de talent, un dessinateur remarquable ou un poète exceptionnel… Mais ça, on ne le saura jamais, on saura juste qu’il est propriétaire de 3 apparts… Du coup, une vraie question s’impose : la femme qui sortira avec Rémi le fera-t-elle pour ce qu’il est ou pour ce qu’il a ? Rémi semble croire que les femmes sont vénales et paraît s’en accommoder… Sauf que peut-il réellement être heureux si sa moitié s’intéresse plus à son compte en banque qu’à lui ? Sérieusement ?

femme vénale

Alors peut-être que j’évolue trop au milieu des gauchistes mais, messieurs, arrêtez de lire des conneries de sites de drague car je vous le dis de suite : parler de fric, c’est chiant. Penser que c’est votre meilleure carte en matière de séduction vous élimine automatiquement. Parce que, clairement, le message que vous nous envoyez est problématique :

  • je n’ai rien d’autres à t’offrir que de l’argent, je suis le mec le plus intéressant du monde
  • De toute façon, les femmes, c’est bien tout ce qui vous intéresse, non ?
lèvres en diamant

Chercher « bling bling » sur Google images est toujours une expérience… étrange

Rémi, le conseil a voté, vous êtes éliminé.

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Ces livres qui nous prennent pour des lapereaux

Parce que les lapereaux, c’est trop mignon, j’y ferai référence régulièrement, le tout accompagné de la photo idoine, même quand je parle littérature.

Petit lapereau absolument trop mignon

(je mettrai des loutres et des pandas roux aussi)

Des pandas roux jouent dans la neige

Une loutre très mignonne

Samedi, 17h, 2 jeunes fous décident de se rendre à la FNAC pour quelques achats de Noël. Lui doit trouver des cadeaux pour sa soeur, son beau-frère, ses neveux et sa cousine de 18 ans dont il ne sait à peu près rien, je dois trouver un cadeau pour Anne. Et d’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : Victor m’avait suggéré d’offrir à mon amie mes deux films de Wes Anderson préférés (on est en pleine période Anderson) (La vie aquatique et Grand Budapest Hotel si vous vous posiez la question) mais je me suis retrouvée un peu con entre le rayon DVD et le rayon Blue-ray : je sais pas du tout ce que possède ma pote comme appareil, si tant est qu’elle soit équipée (moi, je le suis pas, par exemple). Mais je m’égare.

J'ai moins aimé la famille Tenenbaum même si ce film m'a totalement réconciliée avec Gwyneth Paltrow et c'était franchement pas gagné

J’ai moins aimé la famille Tenenbaum même si ce film m’a totalement réconciliée avec Gwyneth Paltrow et c’était franchement pas gagné

Je remplis donc mes bras de livres… pour moi, comme d’habitude. Mais bon, est-ce ma faute si la FNAC met sous mon nez des livres que j’avais pile sur ma liste d’ouvrages à lire en 2016 ? Puis suis-je vraiment censée résister au plaisir de lire les nouvelles aventures du Prof Moustache qui me permettent de rire et d’apprendre des trucs ? Déjà, j’ai rien pris dans le rayon loisirs créatifs, le rayon que je devrais rebaptiser “achète un livre cher que tu n’ouvriras jamais parce que tu n’as jamais le temps pour ça”, alors hein… Bref. Parmi les ouvrages étalés partout, j’en repère un qui commence à me faire monter la moutarde au nez : “les perles du bon coin”. Pardon ? Tu veux dire qu’une maison d’édition et des “auteurs” peu scrupuleux ont passé des heures à trouver des annonces drôles ou ridicules et se font du fric sur le dos des pauvres personnes ayant posté leur petite prose? Mais plus loin, je trouve l’exemple le plus ultime de foutage de gueule : des hommes et des chatons, le livre. Heu… pardon mais niveau droits photos, ça s’est passé comment ? Non parce que bon, j’ai trouvé le tumblr rigolo 5 mn mais de là à en faire un livre… Respectez-vous, un peu.lapereau adorable

Jon Kortajarena

Moi je vous ai fait « un Jon Kortajarena, un lapereau »

 

Déjà, à l’époque des VDM les livres/BD, j’avais salement tiqué. Sans aller jusqu’à pleurer sur les arbres morts et cracher à la gueule du monde de l’édition, il y a quand même une malhonnêteté intellectuelle qui a du mal à passer. Oui, l’idée d’un site comme VDM ou les perles de ce que vous voulez se fassent du beurre sans avoir écrit une seule ligne de texte, ça me défrise légèrement. Oui, l’idée du site était bonne, ça, je nie pas du tout mais contente toi de mettre de la pub sur ton site plutôt que de récupérer des écrits d’autres personnes pour te faire du fric. Bon, après, moi, j’ai jamais publié sur VDM (oui, le site me fait rire mais non, je ressens pas le besoin de jeter mes mésaventures en pâture pour 3 secondes de gloire et, in fine, beaucoup de bashing) donc je me sens pas spoliée à ce niveau là mais….

littérature au rabais

Au moins, ça fait bosser des illustrateurs, c’est toujours ça de pris

Mais il est possible qu’un ami ou membre de ma famille ne sachant trop que m’offrir se dise “ah ben Nina, elle est souvent sur Internet, ça pourrait lui plaire ce livre” ou “Nina, elle aime les animaux mignons et les mecs sexy, ce livre est fait pour elle”. Parce que oui, c’est un cadeau facile pour les gens qu’on connaît moyennement mais ça ne se fait pas de zapper un cadeau parce que “oh bah je savais pas ce que tu voulais alors j’ai rien pris”. Au pire, achète moi une pochette de jeux à gratter, ça me permettra de me rendre compte que j’ai pas de chance au jeu.

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Mais n’entretenons pas ce système. On gueule sur les livres de piètre qualité édités mais eux, au moins, sont écrits par leur auteur (ou un nègre mais au moins par quelqu’un qui sait quand il écrit qu’il va y avoir une vente dessus), il y a un effort créatif, même s’il est raté à l’arrivée. Et si vous ne savez pas quoi offrir, allez plutôt traîner au rayon photo, il y a toujours un joli livre qui fera un cadeau parfait.

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C’est quand qu’on va où ?

Allez, les amis, c’est parti, on a décidé que cette année, on partait en vacances, youpi ! Mais là, faut répondre à trois questions essentielles :

– où

– quand

– comment 

Aujourd’hui, penchons nous sur le quand qui semble être la question la plus facile à résoudre mais ERREUR ! A partir du moment où tu quittes les études, le choix des vacances devient une lutte de tous les instants. Et quand t’es chômeur, tu pars pas ou avec l’angoisse de partir au mauvais moment.

Juillet et août : un butin de 9 semaines à se partager et personne ne va se faire de cadeaux, autant le dire. Pour te ramener du café de la machine, t’aider à réparer l’imprimante qui ne marche jamais, répondre à ton téléphone, il y aura toujours quelqu’un (enfin, normalement) mais pour céder un jour de vacances, là, il ne faut pas y compter. L’attribution des vacances se fait selon une logique de priorité, un peu comme les places dans le bus : plus t’es jeune, valide et pas enceinte, moins tu as de chances de t’asseoir. Et bien
les vacances, c’est pareil : moins t’as d’ancienneté et d’enfants, moins t’as ton mot à dire dans le partage des congés. D’ailleurs, si tu n’as ni enfant ni mari, tes vacances, tu les prends en septembre ce qui, depuis quelques années, est quand même le mois le plus agréable de l’année, même s’il fait nuit plus tôt qu’en juillet. 

Cette année, je devais combattre avec Simon et Ioulia. Dans l’ordre hiérarchique : Simon puis Ioulia et moi à égalité. En fait, comme j’ai le statut cadre, normalement, je suis avant Ioulia mais mon statut, il ne sert pas à grand-chose, juste à faire joli. Simon posant la semaine de fin juillet et la première d’août, Ioulia et moi devons nous partager la fin du butin. Je prends les semaines du 07 et 14 juillet, Ioulia du 21 et du 28. Donc si t’as bien suivi, y en a une qui se retrouve seule la semaine du 28 au taf… Heureusement
qu’on a une stagiaire, ça va être drôle à deux. Mais à l’arrivée, tout le monde a les vacances qu’il voulait, youpi ! 

Mais si j’ai de la chance, ce n’est pas le cas de tout le monde. En général, dès que vous ouvrez la bouche sur le sujet, ça fuse : « non mais avec mes enfants, tu comprends… », « on veut réserver à tel endroit et c’est vraiment cette semaine qui coûte le moins cher… », « oui mais on va chez ses parents et c’est le seul moment où toute la famille peut y être, surtout que c’est l’anniversaire de pépé ». Pour peu que certains aient la bonne idée de se marier, ce qui arrive souvent en été ou, pire, d’accoucher, c’est carrément un casse tête chinois. Alors on peut jouer au « m’en fous, je ne ferai aucune concession » mais vu qu’on continue à travailler avec ces personnes le reste
de l’année, mieux vaut faire quelques concessions. Sinon, pour Noël, vous pouvez vous brosser. 

Donc, si vous avez une date de vacances très précise à prendre, commencer à en parler dès janvier pour être sûr de l’avoir. Après, chacun ses préférences. Je suis juillettiste depuis ma plus tendre enfance, sans doute parce qu’en août, il y a décidément trop de monde et le monde, j’en mange suffisamment à Paris pour pas en plus le retrouver à la plage. A moins bien sûr de choisir une destination peu prisée en été. 

Demain, on verra donc où on peut partir en vacances.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

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Noël, ça pue des pieds

 J-1, voire H- pas beaucoup : on est le 24 et là bientôt, c’est Noël. Je vais pas me fendre d’un brillant article vu que je sais que vous avez autre chose à faire que de me lire aujourd’hui donc comme je suis une nana subversive et wild, je vais vous parler… bé de Noël.

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La semaine dernière, je lis l’édito d’Alix Girod de l’Ain dans Elle qui dit en somme : « ils m’énervent les rabats joie anti Noël, moi, j’aime ça ». Et bien moi,
tout pareil, give me five Alix ! En fait, Noël se passe en deux phases pour moi.

Phase 1 : les courses. Ah oui alors là, je mentirais si je disais que j’adore ça car je déteste. Surtout que cette année, je n’étais plus chômeuse, si vous suivez, donc je ne pouvais pas faire les courses en journée, je devais y aller… le samedi. Paf, dans mes dents ! Donc deux samedi d’affilée, le 08 et le 15, me voici à arpenter les rues parisiennes pour trouver ce que je veux. Pour la première expédition, je me dote d’un soutien psychologique : ma sœur. Comme ça, on fait les cadeaux pour les parents, Anthony et voilà. Sauf que le truc, c’est que je peux pas acheter les cadeaux de ma sœur alors qu’elle est là, voilà pourquoi je suis de corvée à nouveau le week-end suivant. D’ailleurs, je pense que c’est là que j’ai chopé ma crève. Alors déjà, à la base, j’aime pas la foule mais à Noël, je sens que tout le monde est excédé par son voisin, on se dépêche de prendre en rayon ce que l’on veut pour pas que le connard ou la connasse à côté le prenne avant nous et qu’il n’y en ait plus. Après, faut faire la queue et là, tout le monde se guette : le premier qui double a perdu. Samedi 22, je vais faire une
course de dernière minute pour Anne dans ma ville natale. Oui, je pouvais pas l’acheter à Paris car c’était un truc en verre et je voulais pas le casser. Dans le magasin, je croise par deux fois une femme qui pue mais un truc monstrueux. Ma sœur me dit de faire la queue donc je me plante au milieu et là, Alice arrive « non mais Nina, la fin de la queue, c’est là-bas, t’es en train de doubler tout le monde, là ». J’étais en toute bonne foi mais le pire c’est que je suis même pas sûre que les gens se soient rendus compte de mon incrustation. Bon je retourne à la fin d’une des queues et remercie le ciel de voir la femme qui pue aller à l’autre parce que ça, vraiment j’aurais pas supporté.

 Bref, les courses, c’est chiant et encore, quand on sait ce qu’on veut, ça va. Mais quand, en plus, on va dans les magasins à l’aveuglette, là, c’est carrément du suicide. Alors, oui, vu que je déteste la foule, les bousculades et les queues à la caisse (surtout si y a des gens qui puent), les courses de Noël, je déteste. Oui, le côté mercantile, c’est nul, blablabla.
 

Mais, phase 2 : le jour J. Enfin, du moins, dans ma famille. Pour l’occasion, on est là tous ensemble, à ouvrir les paquets. La veille, on a fait un réveillon tranquille à manger des toasts qu’on a fait collégialement en regardant des vidéos marrantes. Le jour de Noël, à midi, ma grand mère vient manger, parfois avec ma tante. C’est en gros une journée où toutes les tensions sont évacuées, on se fait tous des cadeaux, on rigole, on mange, on discute. Bref, c’est juste une bonne journée de félicité familiale.

Alors j’emmerde la mode du « Noël, c’est que mercantile, trop Sarkozyste ». Oui, Sarkozyste, c’est un peu l’insulte suprême du moment (enfin, pour les gens de gauche), c’est ce qu’on vous balance dès qu’on n’est pas d’accord avec vous. « Non mais toi, t’es qu’un(e) Sarkozyste refoulée ». A croire qu’à gauche, on ne peut que suivre un dogme unique et si tu le suis pas, t’es donc sarkozyste. Moi, Noël, je le fêtais déjà sous Mitterrand. J’ai de très bons souvenirs de l’époque où je croyais encore au Père Noël et même d’après. Quand je faisais des cadeaux à 50 francs pour tout le monde (à l’époque, c’était possible) puis les complots avec Alice pour trouver des cadeaux communs au parents. Ce que j’aime dans Noël, c’est quand on offre le cadeau qu’on s’est creusé à trouver et qu’on découvre qu’on a touché juste. Alors oui, rien que pour ce moment où tout va bien et où tout le monde est heureux, ben, moi, j’aime Noël. Et je ne
bouderai pas mon plaisir à cause de trois grincheux qui ne peuvent pas s’empêcher de trouver à redire à tout, parce que c’est mercantile, parce que le Père Noël est rouge à cause de coca. Moi, je m’en fous, c’est la fête de famille ou personne en particulier n’est à l’honneur. Et puis j’aime faire le sapin, manger à m’en éclater la panse en arrosant le tout de champagne en écoutant ma
grand-mère raconter la même histoire pour la vingtième fois. De toute façon, c’est pas comme si j’étais du genre à ne pas profiter de ces moments parfaits. Parce que, ouais, Noël en est un. Pour une fois qu’on a un motif d’être contents, autant en profiter.

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Marine teste pour vous : le Golden Boy

Par Marine

Le Golden Boy marche au strass paillettes. Ceux de son monde. Comprendre anorexique/bien sapée/qui fait bien en public.
J’ai rencontré le Golden Boy en période faste, je venais de perdre 5 kgs.

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La mise en bouche
Tu rencontres le Golden Boy en soirée. Son domaine de chasse privilégié est le seven-to-one, mais il étend ses capacités à toutes les boîtes de nuit, ainsi qu’aux amies d’amis, lors des dîners.
J’ai rencontré le mien dans le dernier cas de figure. Comment attirer l’attention du Golden Boy? Sois mondaine, parle fort, mais ponctue tes phrases de légers gloussements pour ne pas faire trop rentre-dedans (après tout, c’est une fille qu’il recherche, pas un pote de bar pour la Coupe du Monde de rugby), circule entre les convives, virevolte, et dans un battement de cils, fais comprendre que tu es intéressée. Sans plus. Car le Golden Boy fonctionne au date. Il veut du rendement, mais si tout se joue le premier soir, c’est trop facile pour lui, le goût du défi n’y est
pas, l’envie est trop vite assouvie. Or toi, tu veux une histoire avec le Golden Boy (ou pas). Donc tu lui donnes ton numéro, tu attends qu’il te rappelle, tu le fais patienter : ça s’appelle se donner de la valeur ajoutée, c’est essentiel pour le Golden Boy. Chez lui, la maxime « A ne désire B que si B est désiré par C » n’a jamais été plus vraie. Le rendez-vous fixé, à toi de jouer. Des petites choses à savoir sur le Golden Boy, tout de même.

Les points positifs :
– il alimente seul la conversation, il a le contact facile, il te mettra à l’aise, te posera des questions, répondra aux tiennes, bref, en l’espace d’une heure, c’est la meilleure amie dont tu avais toujours rêvé, mais dans un corps d’homme, avec les hormones qui vont avec. Et, gros plus par rapport à la meilleure amie (nonobstant la masculinité), il ne t’abreuve pas de doutes existentiels, mais plutôt d’anecdotes marrantes. Le rêve.
– il roule en BMW (et même si tu sais que c’est mal d’être superficiel, tu ne peux pas t’empêcher de penser à Tom Cruise dans la Firme) (d’autant plus que mon Golden Boy n’était pas beaucoup plus grand et avait le même genre d’yeux)
– il est beau, il a le regard franc, il soigne son allure et dans le fond, tu es super fière d’être pendue au bras d’un mec aussi beau, aussi classe, aussi sexy… eeeeeh salope! t’arrêtes de mater le cul de mon homme, toi, oui???
– il est riche il T’INVITE, et non par machisme : c’est normal, s’il gagne plus que toi, que lui mette un peu plus la main au portefeuille
– il prend les devants, mène la danse, fait des compliments avec une grande spontanéité, veut t’offrir des cadeaux, ne voit que toi, te prend en photo sur son portable (oui bon, j’y peux rien,c’est le monde moderne)… en 4 mots, tu te sens belle. Tu es séduite. Tu aimes être séduite.

Les points négatifs :
– se méfier des contrefaçons : ça a l’air d’un Golden Boy, ça parle comme un Golden Boy, ça a 2 portables et un Blackberry comme un Golden Boy (c’est kéké comme un Golden Boy)… mais ça porte une chemise Yves Dorsey (vous savez le stand au milieu de la Gare Montparnasse, entre le métro et les Grandes Lignes?). Bon, n’est pas Patrick Bateman qui veut. L’intérêt, c’est qu’on a moins de chances de vous retrouver découpée en morceaux dans une benne à ordures. L’inconvénient, c’est que de la chemise Yves Dorsey au rencard à l’Indiana Café d’Opéra, il n’y a qu’un pas.
– Opéra, justement. L’ensemble du quartier. C’est celui qu’il préfère.
– il est consumériste. Parfois sans discernement (voir le premier point de cette rubrique). La culture? Pas le temps. La politique, la société? Ouais ouais… il regarde Zone Interdite et Capital, quoi…
– il cause il cause … c’est tout ce qu’il sait faire… quoique… passée la période d’essai, la conversation, essentiellement centrée autour de lui, tourne un peu à vide. Et les monts et les merveilles, tu les attends encore.
– il est bavard, certes… sauf au pieu. Et il est pressé. Pas de période de découverte. Pas de réflexion sur les attentes de sa partenaire. Il pourrait t’enculer à sec, ce serait aussi bien pour lui (si vous me permettez d’être vulgaire)
– il n’a pas le temps. Pour toi. Il te le fera comprendre au moment de la rupture, d’ailleurs. Entre son boulot, le judo, ses seven-to-one… Il n’a que les week-ends pour se détendre devant sa Wii en fumant des clopes et en bouffant des pizzas… Tu n’as pas ta place dans ce schéma.

Le SAV :
Il faut rester ami avec le Golden Boy, et ce pour 3 raisons
– il ne s’encombre pas de sentiments superflus, il te quitte, il te quitte. C’est simple et carré. Il te fera pas espérer si y a pas lieu. Un mec franc et sain (au moins dans la rupture). Ceci étant, tu pourras toujours l’exhiber comme un trophée (je sais c’est mal, mais quand-même)
– il se fait chier à sa pause déjeuner (voire pendant qu’il bosse). Par conséquent, il sera toujours d’une compagnie fort appréciable quand toi, tu es cloué au lit malade, et que personne n’est dispo sur MSN ou par téléphone.
– le Golden Boy, même après la rupture, saura rester un conseiller bancaire (et un traducteur bancaire) d’exception.

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Ah si j’étais riche

 Un bonheur ne vient jamais seul ! Comme si trouver un boulot ne suffisait pas, je viens de gagner une grosse somme d’argent ! Je suis même passée dans un journal, regardez !
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Bon, évidemment, ceux qui ont lu ont vu le fake, je suis pas Suisse ! C’est une campagne amusante mise en place par le journal Suisse 24h. En voyant ça, ça m’a fait penser au jeu classique que j’ai avec ma sœur ou des copains : et si tu gagnais une grosse somme d’argent, tu en ferais quoi ? En juillet 2005, Alice (ma sœur) et Nina font les soldes aux Halles. Au déjeuner, Alice me rappelle qu’il y a une super cagnotte à Euromillions et elle veut savoir ce que j’en ferais.

« Alors, je m’achète une maison puis je donne des sous à papa et maman, à mamie, aux tantes puis à toi aussi.

– C’est tout ?
– Heu… »

Il est vrai que je ne joue pas ou très peu à ce genre de jeu donc je ne m’amuse pas à imaginer ce que je ferais avec un tel magot. Et comme je réponds jamais aux mails de tous ces Africains qui veulent me filer un peu de leur fortune pour service rendu, je vais pas avoir un gros gain de sous comme ça, tout à coup, sans raison.

N’étant cependant pas dénuée d’imagination (n’est-ce pas !), je peux imaginer que je joue ET que je gagne. Là, tout est permis. Commençons par le commencement : un bien immobilier. Non parce que être vraiment chez soi, c’est cool aussi. Et comme je suis pétée de tune, j’aurai un appart à Paris dans un quartier hypra chic genre St Germain les Prés pour faire ma bobo et une maison à la campagne pour le week-end histoire de changer d’air quand j’en ai envie. Ensuite, j’aurai une super garde robe et je prendrai des séances powerplate. Quitte à avoir plein de tunes, autant en profiter.

Niveau boulot ? Non, je ne deviendrais pas jet setteuse sans emploi. J’ai suffisamment souffert de mon inactivité professionnelle pour pas y retourner aussi sec. Donc je pense garder mon emploi actuel, histoire d’accumuler de l’expérience et peut-être qu’après, je créerai mon propre journal. En attendant, je mets des sous dans un compte épargne à cet effet, histoire de pas tout dépenser en attendant. Puis j’irai voir Lucie en Guadeloupe, avec tous les sous que j’ai, je peux prendre l’avion en business class !

Bon maintenant que j’ai dépensé des sous pour moi, forcément, j’en ferai profiter mes proches. Bon, mes parents sont pas dans le besoin mais ils m’ont élevée et entretenue pendant 27 ans, normal que je leur en rende, ils pourront se payer un sublime voyage, par exemple, ou ce qu’ils veulent. Après tout, une fois l’argent donné, je n’ai plus mon mot à dire dessus. Ma sœur aussi aura un tribut substantiel. Son mec et elle gagnent pas trop mal leur vie mais normal de partager (encore). Ils pourraient s’acheter un appart, par exemple. Evidemment, j’en donnerais aussi à ma mamie maternelle qui survit avec une retrait de 300 euros à peu près et aux sœurs de ma maman (mes tantes, donc), qui ne roulent pas sur l’or. Côté paternel, ma grand-mère a plus d’argent qu’elle ne peut en dépenser et je n’ai pas vu mon oncle (frère de mon père) depuis au moins 5 ans donc bon… Après, j’organiserais une énorme fête sur péniche avec mes amis, je ferais des cadeaux à ceux que j’aime le plus (ou je leur donnerais des sous selon leurs besoins). Evidemment, mes amis apparus juste après mon gain ne font pas partie de ma liste des gens qui bénéficieront de mes sous. Je n’aime pas du tout qu’on me prenne pour une conne.

Enfin, tout cet argent me tombant du ciel, il est totalement naturel que j’investisse dans l’humanitaire. Idéalement, j’aimerais parrainer un enfant du tiers monde pour lui assurer une éducation et une vie correctes. C’est un projet qui me tient à cœur et dans lequel je compte me lancer quand je pourrai (pas de suite de suite, mon salaire n’étant pas non plus mirobolant) donc là j’aurais des sous, j’hésiterai pas une seule seconde. Après, il faut voir quelles associations me parlent le plus, il y a beaucoup de gens à aider en France, aussi. Mais j’avoue que je ne sais pas laquelle, il y en a tant. Je crois que grâce au métier de mes parents, je donnerais plus facilement aux associations qui embellissent la vie des enfants hospitalisés pour des maladies graves.

Quoi qu’il en soit, tout cet argent qui me tomberait dessus, comme ça, j’avoue que quelque part, je ne trouverais pas ça très juste, mon seul mérite étant de trouver une bonne combinaison de chiffres complètement au pif. Et puis l’argent m’angoisse un peu, je crois que mon compte en banque qui se retrouve crédité de millions d’euros, je fais une syncope (ma banquière
aussi, je pense). J’aurais peur de trop dépenser et mal. Non parce que je connais la valeur de l’argent et fête et paillettes, c’est cool mais vu que cet argent ne vient pas de la sueur de mon front mais de l’encre de mon stylo, je crois que je serais incapable d’en jouir de façon totalement égoïste et superficielle sans culpabiliser. Et oui, passer 15 ans dans un bahut catho, ça laisse des traces.

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Noël, ça pue

Souviens-toi, lecteur, comme c’était cool Noël quand on était petits. Noël, c’était le sapin et la crèche faits par papa-maman, et des cadeaux apportés par un vieux monsieur qui fait le tour de la Terre super trop vite sur son traîneau tiré par des rennes. Ouais, logique : quitte à inventer un personnage qui vole dans le ciel, on prend des rennes, animaux non volants, pour traîner son traîneau, tant qu’à y être. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi des rennes, ce serait sympa.

Bon, bref, au début, Noël, c’était bien. Puis, il y a 19 ans (bim, dans ma gueule !), j’appris un jour de je sais pas quel mois qu’il n’y avait pas plus de vieux monsieur qui vole dans les airs sur son traîneau et passe par les cheminées que de petite souris amatrice de mes dents et qui me file de la tune ou de cloches qui volent en crachant du chocolat. Ouais, ok, en y repensant 30 secondes, c’est clair que c’était pas crédible. Bon, pendant quelques années, encore, j’ai eu droit à de vrais Noëls de gosse, puisque je n’avais pas d’argent de poche et que ma sœur croyait encore au Père Noël mais est arrivé le Noël où il fallut faire des cadeaux. Les acheter. Aller dans des boutiques pleines de gens aussi pressés et excédés que moi pour trouver LE truc qui fera plaisir. Alors ne vous méprenez pas, j’adore faire des cadeaux, avoir des idées et tout. Par exemple, cette année, j’ai eu une idée super top pour Yohann, mon presque frère, mais comme je le soupçonne un peu de lire ce blog, je vous le dirai après Noël, pour pas gâcher la surprise.

En général, on agit ainsi : Alice, Yohann et moi, on fait le cadeau des parents, Yohann et moi celui de ma sœur, Alice et Yohann le mien, Alice et moi celui de Yohann, j’en fais aussi un aussi à Anthony, le copain de ma sœur, à Anne, ma meilleure amie depuis toujours et à mon chéri quand j’en ai un. Bon, donc, tout cumulé, ça fait facile une dizaine de trucs à acheter. Alors, il y a deux types de cadeaux, les « on sait ce qu’on veut et c’est cool » et les « bon, on va traîner dans les magasins, des fois que l’inspiration soit cachée sous une assiette ». Cette année, globalement, coup de bol, on a été dans le premier cas, ce qui fait que j’ai commencé mes achats hier à 10h39 et que je les termine demain vers 17h. Et encore, il me manque juste un truc pas essentiel sinon, j’ai tout. Mais ce fut galère. Déjà, hier, j’ai entrepris d’aller à la FNAC pour acheter une tablette graphique pour mon papa. Bon, j’avais bien mes lunettes sur le nez mais comme j’étais pressée (j’allais voir Anne après) et qu’il y avait du monde (non mais c’est pas un endroit pour téléphoner, la FNAC, surtout que les gens qui font ça, ils s’arrêtent toujours pile devant le rayon qui m’intéressent !), je vais voir direct le vendeur. C’est hallucinant la côte que j’ai auprès des vendeurs FNAC, quand même. Par exemple, l’autre jour, alors que j’étais avec un pote, je me suis faite dragouiller, c’était marrant. Je venais de passer une folle nuit de passion (mais vous saurez pas avec qui parce qu’il est tout timide. Mais je place quand même le fait que j’ai eu deux nuits de folle passion la semaine dernière et toc !) avec un charmant jeune homme donc j’étais très guillerette. J’aborde le vendeur photo pour lui demander où je peux trouver un stylet pour retoucher les photos « Non, ça n’existe pas, ça, mademoiselle, ça doit être une tablette graphique que vous cherchez ». Bon, je rougis un peu, je le remercie et lance une blague sur l’affluence, genre « y a du monde, aujourd’hui, mais que se passe-t-il ? Ahahah ! Y a une remise de 50% sur tout le magasin ?

– Si c’est le cas, je vous invite. Juste, vous, mademoiselle. »

Sympa pour le pote qui m’accompagnait, tiens ! Un autre m’avait fait ça quand j’étais avec Gauthier, je lui avais fait remarquer après coup : « Non mais il est gonflé, t’aurais pu être mon mec !

– Nina, j’ai acheté le calendrier des Dieux du Stade, le Gay Vinci Code et un DVD de Mylène Farmer ! »
Ah ok…

Don, revenons en à mon vendeur FNAC, d’hier : ma tablette, elle n’y est plus, y a la version à 60 euros, soit le double de celle que je veux. Ben nan ! Pas grave, je la trouve à une autre FNAC. Pareil pour le scrabble de ma sœur (oui, ma sœur voulait un scrabble…), je vais dans un magasin de jouets, je pleure sur les playmobils (et là, je réalise que ça fait plus de 10 ans que j’en ai pas achetés et que ceux que j’avais n’existent plus) et je ne trouve que la version deluxe du dit jeu : 60 euros ! Bon, ok, on va aller ailleurs.

Bon, maintenant que les achats sont faits, reste le plus pénible : les papiers cadeaux. Je suis nullissime en la matière donc, cette année, j’ai décidé de cacher ma nullité en faisant des papiers cadeaux originaux : à la place des rubans, je vais mettre des bas et des chaussettes pour rappeler un peu le côté « on met les cadeaux dans les chaussettes ». Je suis trop fun comme fille, y a pas à dire ! Je vous mettrai une photo plus tard si vous voulez.

Bref, depuis deux jours, je touche plus pied par terre, je suis épuisée, agacée par la foule, par les gens qui savent pas conduire, ceux qui ne trouvent pas leur carte bleue à la caisse, ceux qui payent en liquide, ceux qui demandent des trucs à la con au vendeur à qui je veux, moi aussi, poser des questions, ceux qui essaient de me gruger (mais qui n’y arrivent pas)… Et en plus, tout le monde me saoule avec les gens de Noël, la pub Kinder est encore plus affreuse que les années précédentes… Et pour couronner le tout, chaque année, on a une catastrophe de Noël. Ca aurait pu être ma journée merdique de lundi mais y a pire : Anthony est coincé sur Paris, il pourra pas redescendre. Ma sœur est donc totalement déprimée, je sais même pas si je lui emballe ses cadeaux ou pas…

Je vous le dis : Noël, ça pue (mais lundi, quand j’aurai eu mes cadeaux, ça ira mieux !)

 

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