Ah oui, c’est Noël…

Ambiance étrange. Noël est dans moins d’une semaine maintenant et je ne percute pas 30 secondes. Est-ce dû à mon âge, au climat ambiant qui tient plus d’une fin d’octobre que d’un mois de décembre, le fait que c’est la crise et que tout le monde déprime, le fait que ma grand-mère ne verra sans doute pas 2012 ? Sans doute un peu de tout. C’est clair, cette année, Noël, j’y suis pas.

J’espère secrètement que ce n’est pas une question d’âge, j’ai envie d’être à nouveau touchée par la magie de Noël sans nécessairement me reproduire. Noel, c’est la famille, le triturage de neurones pour trouver le(s) cadeau(x) qui fera plaisir. Je sais que ça peut paraitre bizarre mais les cadeaux sont importants pour moi, ils prouvent que tu connais une personne… C’est pour ça que je déteste faire des listes. Je me souviens, une année, j’avais été un peu déçue quand j’avais ouvert les cadeaux que m’offraient Guillaume 1er car il s’était contenté d’appeler ma mère pour savoir ce que je lui avais commandé vu que je ne lui avais rien dit à lui. Les plus beaux cadeaux sont ceux auxquels tu ne t’attends pas, ceux qui te montrent que la personne a acheté ce cadeau pour toi. Comme l’Ex qui m’a offert deux anthologies de nouvelles russes l’an dernier, j’etais super touchée. Ou les tableaux faits par ma maman, je sais que j’en aurai un cette année aussi, une aquarelle de Venise qu’elle a faite et que je trouve chouette. Et qui me donne envie de me mettre à l’aquarelle. J’en suis plus à une envie d’activité près.

Mais cette année, je sais pas, le coeur n’y est pas. Je me suis appliquée à trouver des cadeaux qui feront plaisir à tous mais je n’y pense pas vraiment. Pour mes parente, un beau voyage (enfin, un week-end prolongé à Londres), des cadeaux Amazon pour ma soeur et son mari. J’aurais aimé offrir du fait main mais la seule qui aura un cadeau made by moi, ce sera mini Emma parce que lui tricoter chaussons, paletot et bonnet, c’est facile, c’est un bébé… L’an prochain, j’essaierai. L’an prochain, peut-être que je serai dans le mood, que j’aurai envie de décorer un peu mon chez moi. Là, comme je suis pas dans le trip, toute la niaiserie christmatique m’épuise, jez trouve ridicule que toutes les marques essaient de communiquer dessus, y compris celles qui n’ont rien à voir (non mais est-ce quelqu’un offre du Coca à Noël ?) . Je suis à côté, je ne crois pas en la magie de Noël cette année. Parce que je suis même pas sûre que le 25, on sera pas en pleine veillée funéraire. Comment voulez-vous que je pense sérieusement aux cadeaux et à la fête ?

2011, une année de merde jusqu’au bout.

PS : Cet article n’a pas pour but de récolter de gentils commentaires où les gens sont désolés pour moi rapport à ma grand-mère. Ca fait un mois que je me prépare au pire et vu qu’il n’arrive pas, ça devient un peu irréel en fait… Et j’en viens même à croire qu’elle sera encore là après les fêtes même si dans les faits, elle est déjà pas mal partie.

Tatatan, super tata !

Avant d’aller plus loin dans cet article, précisons une chose : si un jour un de mes neveux/nièces a le malheur de m’appeler “tata” et pas “tatie”, je l’abandonne sur le bord de l’autoroute.

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A présent que j’ai un beau-frère de façon on ne peut plus officielle, il va falloir que je me prépare : je vais devenir tatie tôt ou tard. Oui, je sais, y a pas besoin d’être mariés pour faire des enfants mais ma soeur voulait qu’il en soit ainsi parce que “tu comprends, il est pompier, c’est un métier à risque, il vaut mieux que nos enfants soient nés dans le cadre du mariage”. Oui, oui, comme tu veux. Mais voilà, la bague au doigt est passée et comme dit mon beau-frère (je m’en lasse pas de l’appeler comme ça) “il va falloir envoyer la soudure”. Et là, je suis toute émoustillée… A l’idée d’être tatie, hein, la fabrication du petit, je ne veux pas trop savoir, c’est ma soeur, merde !

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Vous allez me dire “toi qui n’aimes pas les enfants, tu as envie d’être tatie ?”. Oui et même que je m’entraîne dur. Par exemple, suite à l’enterrement de vie de jeune fille, le dimanche, on a fait un petit gueuleton à la maison avec les survivants. Parmi les convives, la filleule de ma soeur, Louise, 2 ans et demi au compteur. Petite star du groupe, elle mène tout le monde à la baguette. A un moment, elle vient me tendre un livre pour que je lui lise, elle s’installe sur mes genoux et me fait des bisous hiiiiii ! Mais les enfants sont des sales petits cons petits démons versatiles, lors du mariage, elle ne s’est intéressée à moi que le samedi, elle tend les bras vers moi, je lui dis “tu veux me faire un bisou”, elle me dit non et tire sur ma voilette. Ah les enfants. Quoi que le vendredi, nous avons ce dialogue :

“ C’est quoi ça ? en montrant mes béquilles.

– Ce sont mes béquilles.

– Pourquoi tu as ça ?

– Parce que je me suis fait mal à ma jambe.

– Tu me montres ?

– Non, c’est vilain.

– Ah. Et ben moi, j’ai pas mal!” et zou, elle se barre

Heureusement, le dimanche, quand les adultes rangeaient ou jouaient aux boules (ben oui), j’ai eu ma revanche, si j’ose dire. Une petite fille que je ne connaissais pas est venue me voir à un moment et ne m’a plus quittée, mangeant ses bonbons nonchalamment appuyée contre moi. Elle était toute mignonne, Louise venait parfois la voir et me tendait mes béquilles pour que j’aille marcher avec elle (Louise est objectivement très intelligente et éveillée).

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La petite fille, Emma, me tenait cependant des discours étranges, j’ai rien compris mais j’ai bien fait semblant. En fait, cette fillette semble traumatisée par une histoire de ballon crevé, je suppose qu’elle parlait des ballons en baudruche du vendredi soir chez Anthony qui éclataient soit à la chaleur soit avec des plaisantins jouant avec des clopes (j’ai toujours trouvé ça con mais passons). “Non mais les gens, ils me crèvent toujours mes ballons. Pourquoi ils crèvent les ballons ? Réfléchissons. Il me faut la carte mais elle est dans mon sac à dos et je l’ai pas. Réfléchissons. Il faut aller chercher des ballons dans la forêt des rêves bleus et dans le ciel avec les arcs-en-ciel. Tu sais comment on fait ?”. Heu… Bon, je suppose que les histoires de sac à dos et de carte, c’est du Dora mais j’ai senti que j’avais encore du mal avec les bambins.

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Surtout que ma mère, elle m’encourage vachement ! “Oh ben Nina, tu fais des progrès dis donc. Quoi que toi, ce sont les bébés ton problème”. Mamaaaaaaaaaan ! Dieu merci, 2011 se révélant très fertile, je vais pouvoir m’entraîner avec quelques bébés à venir de mon entourage (non mais faut pas prendre mal l’entraîner, hein !). Sauf que bon, un bébé, ça fait pas des masses des trucs donc j’ai décidé de devenir une sorte de tatie fashion et de leur confectionner des petites choses de mes blanches mains. Si, si. Alors j’ai acheté du tissu mais ma machine à coudre (et mon tissu) est à Paris et celle de ma mère à l’étage. Or avec ma patte folle, j’évite les escaliers. Du coup, c’est pas grave : la floppée des bébés de mon entourage étant programmés en décembre, je me suis commandée un kit tricot héhé. Faudrait que je me mette aussi au crochet, je crois que c’est mieux pour les chaussons et les gants (oui des gants, les bébés, ça
se gratte et ça se griffe le visage, j’ai hyper révisé mon sujet).

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Ahlala… Je sens que mes futurs neveux, nièces et assimilés vont avoir une tatie gâteau qui va en faire des petits êtres résolument fashion. Ou pas parce que j’ai pas encore commencé mes oeuvres. Plus tard, je leur expliquerai que le sexe, c’est pas sale mais pour le moment, laissons les naître. Voire être conçus.