Tout ça ne nous dit pas quand…

On veut se marier, c’est une bien belle intention mais voilà, il faut choisir une date. Comme Météo France ne nous donne pas la couleur du ciel un ou deux ans à l’avance, va falloir miser sur la chance et un choix judicieux de date. Parce que mariage pluvieux, mariage heureux… Mon cul ouais ! Quand t’as de la boue jusqu’aux genoux et que ta robe blanche est désormais un massacre, c’est pas un dicton à la con qui va te consoler.

Pour limiter les risques, la plupart des couples ont la bonne idée de choisir juillet et août comme ça, le soleil est là. Bonne idée sur le papier mais :
– la plupart des gens prenant leurs congés en juillet et août et ça ne leur fera pas forcément plaisir de passer deux ou trois jours de moins à la Grande Motte pour venir assister à la célébration de votre bonheur.
– en été, il fait chaud, oui, mais par le jeu joyeux de l’évaporation, des nuages et du cycle de la nature, en été, il peut pleuvoir. Fort. Très fort. Avec orage et tout. Moi, j’aime bien les orages dans l’absolu mais je suis pas sûre que ce soit le cas de tous les invités. Spécifiquement celles en petites robes bretelles minuscules qui se les gèle méchamment.
– à propos de chaleur, en juillet/août, ça peut être torride… Un peu trop. Les invités, desséchés au bout de tout le cérémonial risquent de se jeter sur le vin d’honneur. Or selon la formule mathématique des soirées d’été, chaleur+alcool = ivresse. Or l’alcool ne rend pas toujours fin et spirituel… Bien au contraire.
– tout le monde de mariant en juillet/août, ça peut être vite la galère pour trouver une salle. Sans parler du fait que vos invités peuvent aussi être conviés à une autre noce. Oui, ça m’est arrivé…

Je suis plus favorable à un mariage de printemps ou d’automne. Surtout si on reprend mes délires de mariage en forêt : au printemps, on est en pleine renaissance de la vie et en automne, la nature s’embrase… Est-ce que c’est pas un peu magnifique ? Alors disons on pourrait sélectionner avril, mai, juin et septembre. On est large.

Sauf que nous revoilà avec les histoires de congés. Avril, mai, c’est Pâques, l’ascension, les 1 et 8 mai… D’un côté, ça fait un week-end de trois ou quatre jours, donc bien pratique pour faire la fête mais on n’est à jamais à l’abri de boudeurs qui auraient préféré partir en week-end à l’étranger ou Dieu seul sait où…

Oui sauf qu’à vouloir arranger tout le monde, on ne s’en sort plus. Parce que tu comprends, les ponts, les rtt, le bac ou le brevet, la rentrée des classes… Oui ben pardon mais moi, je me marie et ça n’arrive qu’une fois dans la vie (normalement). Alors pardon mais ton week-end à Amsterdam, Zagreb ou St Petersbourg, il attendra. Parce que le musée de l’Ermitage, tu peux le visiter tous les jours alors qu’assister à la célébration de mon bonheur matrimonial, non, c’est qu’une fois dans la vie (toujours normalement).

Alors juin ou septembre ? Juin, les jours sont plus longs, c’est juste avant l’été, le beau temps revient… Quoi que les dernières années nous ont démontré que le beau temps préférait poser ses valises en septembre puis les gens sont encore bronzés donc plus beaux et ravis de ce petit week-end au goût de vacances. Ouais, septembre, c’est cool. Au pire, les gens prendront leurs bottes en caoutchouc. C’est cool un mariage en bottes en caoutchouc !

On ne pleure jamais avec la famille Parmentier

Hier, dimanche de Pâques, mamie Parmentier et tante n°2 sont à la maison. Bon, pour la suite de l’article et pour sa parfaite compréhension, à partir de maintenant, tante n°2 s’appellera Nicole.

Nicole, c’est un phénomène, genre la nana qui plane à 3000 et forcément, son étourderie la perdra. Alors en ce jour férié ou toi, lecteur, t’es pas là, florilège du best of Nicole.

Nicole fait du jogging

Nicole et sa copine (elles sont pas lesbiennes, je précise) sont en vacances à Collioure, dans les Pyrénées Orientales (c’est mignon tout plein). Un matin, elles décident d’aller faire du jogging au bord des falaises qui surplombent la ville. Les voilà donc en train de courir quand tout à coup, des militaires surgissent de nulle part et les encerclent, mitraillette aux poings. Evidemment, les deux demoiselles sont mortes de trouille « ne nous tueeeeeeeeeeez pas ! » « Mesdames, vous n’avez pas le droit d’être ici, c’est le terrain d’entraînement du GIGN ! ». Ah ?

Nicole prend la voiture

Un soir, Nicole prend la voiture pour rentrer chez elle, jusque là tout va bien. Mais arrivé à domicile, horreur, elle ne trouve plus son sac ! Mais pourtant, elle l’avait en sortant du boulot… Et là, elle se souvient : elle l’a posé sur le toit pour ouvrir la voiture… et ne l’a pas récupéré. Et selon la loi de la vitesse, de la gravité et surtout de la lose, un sac posé sur un toit de voiture sans être attaché n’y reste pas. Paniquée, elle refait le trajet inverse. Le sac n’étant pas fermé, elle retrouve tout éparpillé un peu partout. Résultat ? Elle a tout récupéré sauf sa carte bleue écrabouillée par une autre voiture au moment où elle la repérait.

Nicole prend le train

Elle prend souvent le train vu qu’elle travaille à la SNCF. Oui, j’ai de la famille dans cette entreprise qui veut mon malheur et même que si tu veux tout savoir, je suis arrière petite fille, petite fille et nièce de cheminot. Evidemment, une fois sortie du train, elle se rend compte qu’elle a oublié son portefeuille dedans avec toutes les cartes et compagnie. Résultat : quelqu’un l’a ramené aux objets trouvés avec tout dedans.

Nicole fait un relevé de compte

Histoire arrivée y a 15 jours. Nicole va au distributeur faire un relevé de compte, ce qu’elle ne fait jamais en temps normal. Elle récupère son ticket et se barre. SAUF QUE quand tu fais un relevé au distributeur, il te donne ton ticket avant ta carte, des fois que t’aies envie de combler ou creuser ton découvert. Donc tu l’as compris, elle a oublié sa carte dans la machine. Elle fait opposition, jusque là, tout va bien. Quoi que ça commence bien… Le problème, c’est qu’elle doit aller en Andorre donc elle demande aux gens qui lui ont fait des commandes de lui donner l’argent en liquide, elle se démerde pour en récupérer à la banque et c’est parti. Comme elle y est en séminaire et que ça s’éternise, le temps de shopping est assez réduit et pendant qu’elle récupère ses achats, son collègue la speede. Oui, tu le sens venir : elle a oublie son porte monnaie sur le comptoir avec ses cartes et 300 euros en liquide. Quand elle s’en aperçoit, elle est déjà en route pour Toulouse. Comme elle a une facture du magasin, son collègue appelle et oui, le porte monnaie est là. Bon, elle doit partir en vacances avec ma cousine la semaine suivante dans les Pyrénées, elle profitera pour le récupérer. Ben, je vous le donne en mille : le porte monnaie, elle l’a récupéré… plein.

Voilà, comme quoi, on peut être étourdi et avoir quand même de la chance. Parce que finalement, les seules sales histoires que Nicole a eues, genre se faire voler sa carte bleue avec le système de sabot marseillais ou se faire cramer au 3e degré par son airbag (non, je n’exagère pas, sa bretelle de sous-tif en a fondu), ce n’est jamais de sa faute. Mais ses étourderies, moi, je les adore !

La semaine prochaine, on démarrera une nouvelle série le lundi sur l’enfer de la mode ! Suspense, suspense ! En attendant, entre deux crises de foie, je rappelle un truc rapport aux séries : si tu les trouves trop méga top et que t’as envie d’en parler sur ton blog, n’hésite pas à mettre une des bannières. Celle de la prochaine série sera bientôt dispo et elle sera mieux car faite par Tatiana qui a un peu fait une école de graphisme. Alors que moi, tu l’auras noté, pas du tout !

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Y a quelqu’’un qui m’’a dit… que… tu m’’aimais zencorezzzzzzzz…

Dimanche de Pâques, à l’heure où les enfants cherchent du chocolat dans le jardin, de quoi vous parler ? J’aurais pu vous raconter les Pâques de mon enfance, photo à l’appui mais en fait, ça, je le ferai soit demain, soit jamais. Non, aujourd’hui, je vais vous parler musique… Si on peut appeler ça comme ça.

 

Imaginez que vous êtes un artiste musical, que vous galérez comme un malade pour approcher les maisons de disque parce que, bon, c’est un peu un univers impitoyable, tout ça. Vous avez fait 30 maquettes, courrez les festivals, les cafés concerts et tout ça. A côté de vous passe une pouffe qui ne sait pas chanter, a appris trois accords à la guitare vite fait et hop, elle vend je sais pas combien de millions de disque. La différence ? Quand vous, vous vous appelez Jean(ne) Dupont, elle, elle s’appelle Carla Bruni. Bon, je préviens de suite, je honnis Carla Bruni. Le fait qu’elle ne sache pas chanter (mais alors vraiment pas), déjà, c’est discutable mais les textes sont à la hauteur de sa voix : nullissimes. Oui, je suis pas objective mais moi, Carla, j’entends une de ses chansons, je me sens profondément dépressive. N’allez pas croire que je vénère les chanteuses à voix, je suis fan de Camille, Emilie Simon ou Adrienne Pauly (elle est top, elle, elle me fout trop la patate). Mais Carla, non, c’est au-dessus de mes forces.

 

Je stigmatise Carla mais combien de célébrités se sont payés le luxe de sortir un album, capitalisant plus sur leur nom que sur un hypothétique talent ? Allons visiter les bacs virtuels de la FNAC (oui, j’ai pas de FNAC à moins de 50 km de chez mes parents). Emmanuelle Seigner, Carla Bruni, Yvan Le Bolloch (je sais pas l’écrire), Gérard Darmon, Charlotte Gainsbourg, Elie Semoun, Victoria Abril… Et ça, c’est juste ceux qui me passent par la tête. Sans parler des fils de… Bon, là, je vois déjà les comms « non mais vas-y, tu critiques mais moi, j’aime bien l’album de machin et t’en ferais pas autant, toi ! ». Ok mais déjà, j’aurais pas l’idée de faire un disque alors que c’est pas mon métier. Et puis « Nina
Bartoldi », c’est pas (encore) bankable comme nom. Et mon vrai nom, encore pire. Donc y a pas un Benjamin Biolay, un Pascal Obispo ou une Zazie qui vont m’écrire un album. Quoi que je serais bien emmerdée s’ils le faisaient… Bref, personne ne miserait un kopeck sur ma personne, ni artistes, ni maisons de disque.

 

Là, j’entends la foule huer : « non mais tu sais chanter au moins ? ». Heu… Parce que tous les gens sus-cités savent eux ? Imaginons que je sois célèbre
mais pas chanteuse, genre je deviens la comique à la mode avec mon one woman show qui tue. Je suis un peu la people incontournable, on prend des photos de George et moi en train de se rouler des pelles, un peu le cauchemar, quoi. Un jour, mon agent m’appelle (oui, une célébrité, ça a un agent, c’est comme ça). « Bon Nina, t’es au top, on va faire un disque.

– Mais je suis pas chanteuse, moi…

– C’est pas grave ! Tu crois qu’il sait chanter Elie Semoun ?

– Ahahah !

– Bon, alors, y a Benjamin Biolay et Carla Bruni qui sont ok pour t’écrire des chansons.

– Ouais mais je les aime pas. On pourrait pas demander à Jorane plutôt ?

– Qui ?
– Une violoncelliste québécoise.
– Elle est connue ?
– Pas particulièrement.
– Alors non. »

Oui, je sais, j’exagère mais ça m’agace comme des gens qui sont aussi doués pour le gens que moi pour l’athlétisme sortent des CD parce que leur nom est connu. Si ça les amuse de chanter, qu’ils s’achètent du matériel karaoké et qu’ils laissent la place à de vrais artistes.

Et je parle de la musique pour pas parler des livres parce que là, ça rime à n’importe quoi. Mimi Mathy sort un bouquin pour raconter sa love story avec son mari, Loana et sa vie, Pamela Anderson et sa vie, Charlotte Valandrey et son combat contre le SIDA… Non mais sans déconner, qu’est-ce qu’on en a à foutre ? D’abord, c’est même pas eux qui les écrivent et ensuite, on passe à côté de mecs méga talentueux avec des idées géniales mais dont le script prend la poussière chez les éditeurs.
 

Alors, évidemment, vous allez me dire « ben oui, c’est dégueulasse, c’est le système ». Une Mélissa Theriau a plus de chances de présenter Capital que Mireille Meunier, brillante journaliste mais pas forcément très jolie, une Mimi Mathy aura un rendez-vous chez l’éditeur et un producteur de disque prêtera une oreille attentive à Carla Bruni. Mais moi, Carla, je lui prêterai pas mes oreilles, pour ce qu’elle en fait !

C’’est la saison des marrons !

C’est l’automne, il pèle et les vendeurs de marrons chauds fleurissent aux quatre coins de Paris. Mais c’est pas du tout le sujet de l’article du jour. Pourtant, je me souviens quand j’étais petite, y avait un marronnier dans la cour de l’école et je rentrais chez moi avec mon sac plein de marrons parce que c’est joli, c’est tout lisse, c’est tout doux. Mais passons sur les marrons, parlons plutôt marronniers.

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Quand on est journaliste, on entend très vite ce mot mais qu’est-ce ? Pour ceux qui ne savent pas, j’explique : ce sont des sujets d’actu froide qu’on ressort chaque année à la même époque. Par exemple, les marronniers de Noël, on a les courses, les queues dans les magasins, quel type de sapin faut acheter, la dinde aux marron… niers ! (mouarfffff !). Je tiens à préciser que j’écris cet article alors que je suis totalement sobre. Je reprends. Donc, les marronniers, ce sont les sujets incontournables de l’année. Et mine de rien, c’est super pratique parce que ça vous remplit un journal en un rien de temps. Le nouvel an, les soldes, les vacances d’hiver, l’arrivée du printemps, Pâques, le bac, les vacances d’été, les crèmes solaires, la plage, le prix des resto au bord de la plage, les destinations à la mode, la rentrée, le mondial de l’auto, les feuilles qui tombent, les impôts et hop, Noël… Le marronnier des journalistes, c’est comme les sapins, y a toujours des feuilles dessus.

 

Quel que soit le média, on vous impose chaque année le même discours mais le pire, c’est qu’on réécrit les articles. Enfin, quand je dis on, je parle surtout des stagiaires, ce
que, à la limite, je peux comprendre. Non mais imaginez le journaliste qui fait chaque année le même sujet pendant 15 ans, y a de quoi devenir dingue. Là, j’entends déjà les objections : « vous n’avez pas qu’à changer de sujets ! ». Pas faux. C’est vrai qu’on voit tellement les mêmes reportages chaque année que si on remontait les images des années précédentes, personne ne s’en rendrait compte. Ouais, l’image des bonnes femmes rentrant en courant aux Galeries Lafayette, c’est rigolo (ou pitoyable, au choix), on peut faire un reportage d’1mn 30, voire même 2 mn ! Sur un journal de 20 minutes, ça laisse songeur…Mais bon, comment couvrir les soldes autrement ? On peut multiplier les angles mais vu qu’on les fait tous en même temps chaque année, l’année suivante, on est obligé de recommencer l’exercice. Mais le pire, c’est que les téléspectateurs/lecteurs ne s’en plaignent même pas ! Par exemple, chaque année, dans les magazines féminins, le grand classique du printemps : « perdez 3 kg avant l’été ». Et paf, chaque année, ça marche du tonnerre ! Bon, il est vrai qu’on nous propose chaque fois un régime différent selon la mode. Mais bon, si le régime de l’année précédente a marché, pourquoi en essayer un nouveau ?

 

Après, il y a les marronniers que l’on peut ressortir quand on a un trou dans l’actu, genre les petites astuces quotidiennes pour économiser l’électricité, la protection de
l’environnement, la sécurité routière et puis tout ça. Enfin, tout ce que l’on trouve dans le sommaire de Capital ou Zone interdite… Ah, j’ai oublié la jet set, aussi, ça marche d’enfer, ça ! Ca, c’est le genre de sujets super pratique. Petite mise en situation : je prépare un reportage sur le port de la ceinture par les Français. Mais le jour de sa diffusion, une guerre éclate donc on a pas la place pour mon petit reportage. Deux mois plus tard, y a plus rien à dire sur la guerre et il faut combler les vides… Et ben, on va ressortir mon truc sur la ceinture ! Dans un journal, ça passera sans problème. A la télé, on fera attention à couper les plans où on voit de la neige parce que de la neige en avril, c’est assez rare, et le tour est joué ! Intemporel, on vous dit.

 

Evidemment, ça pose la question de la qualité de l’information. On le sait que c’est Noël, c’est pas la peine de nous montrer les gens en train d’acheter les cadeaux, on y est
allés dans la journée et on a bien vu la cohue ! D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : vendredi dans mon supermarché, il vendait déjà des chocolats de Noël, ça m’a super déprimée. Fin de la parenthèse. C’est comme le sempiternel reportage sur le plus jeune candidat au bac et le plus vieux. Ouais super, une gamine de 13 ans qui passe le bac, c’est… heu… non, on s’en fout. Y en a un(e) chaque année ! Mais c’est tellement facile à faire et ça permet de finir le journal sur une note de bonne humeur et de futilité. Après, vous pouvez partir bosser le cœur léger ou préparer la sieste que vous ferez immanquablement devant Derrick ou les Feux de l’Amour. Quoi que ces deux séries ont un générique hyper stressant qui vous réveillent à la fin de l’épisode… Evidemment, ce serait mieux de terminer le journal par une petite note culturelle, parler d’une expo, d’un livre ou d’un film. Mais les journalistes prennent un peu les gens pour des cons : la culture, ils s’en foutent, ils préfèrent voir les gens se battre pour un T-shirt en solde, c’est plus marrant. En cas d’actu pauvre, on peut même vous en faire tout une série de reportages pour tout remplir. Ben ouais, c’est pas notre faute s’il n’y a pas toujours des guerres ou des coupes du monde. En plus, maintenant que la France se met à perdre contre l’Ecosse, ça va être dur de s’extasier pendant 20 minutes sur la formidaaaaaaaaaaable équipe de France.

 

Mais bon, faire un JT de 20 mn ou remplir un journal, c’est pas tous les jours faciles non plus et les marronniers, au fond, on les aime bien. Enfin, surtout les stagiaires, ça
leur donne du boulot. Ils attendront un vrai poste pour traiter des vrais sujets.

Vive la tortilla vol. 2

Par Tatiana
 

Vous en rêviez ? Voici la suite de mes aventures mexicaines… Bon oui y a encore un peu de mon ex mais je vous assure on y arrive au Mexique ça va venir.

 mexique

Dans l’avion après 7h de vol. Je suis un peu naze et je me suis enfilée déjà quelques films. Tout à l’heure au duty free j’ai craqué je me suis achetée du parfum, un Lolita Lempicka pour enfant qui sent bon la vanille. C’est ma thérapie anti-rupture. A chaque fois que je me fais larguer, j’aime dépenser mon argent pour me sentir plus légère. Malheureusement le mal ne part pas en même temps que les euros sur ma carte bleue. Bref, j’ai de la chance car je suis toute seule sur les trois sièges et je peux m’étaler à volonté. La nourriture est comme d’habitude pas top, mais j’ai résister aux glaces à volonté (je suis une femme forte). Notre trajet n’est pas celui qu’ils prennent car on ne passe pas par le Groenland mais par l’océan. Je ne préfère même pas savoir pourquoi. J’angoisse un peu d’arriver à Mexico car ne parlant pas beaucoup espagnol, j’espère ne pas avoir de problème. Déjà j’ai super peur de me perdre dans l’aéroport (merci mon ex qui m’a raconter que eux ils s’étaient perdus) et je sais que là bas vaut mieux pas trop se fier aux autorités. J’ai très très envie de dormir mais dès que je déscotche de la TV je cogite et j’ai les larmes qui me montent tout de suite aux yeux. En plus je crois que ma nouvelle pilule me détraque car même avant j’avais tout le temps des sautes d’humeur. Hier l’enfer de la douche glacée. Tellement j’avais peur de ne pas me contrôler je me suis mise à un mètre de lui. Et lui, il m’a dit des trucs salauds en plus l’enfoiré ! J’avais déjà pas beaucoup dormi cette nuit et du coup j’enchaîne sur une nuit blanche.

 

Voilà, j’ai atterri à Mexico City alias DF pour Districto Federal (abréviation à retenir pour le reste des événements). J’avais super peur de me paumer dans l’aéroport, mais non. Je suis tombée sur des gens sympas qui m’ont bien aidée, dont un vieux qui m’a taper la discute pendant que j’attendais mon vol. Faut dire qu’en tant que fille avec la peau et les yeux clairs en plus ça aide. Le vieux, bon il ne me voulait rien de spécial à part peut être me caser avec son fils mais rien de méchant. Par contre j’ai pu très vite me rendre compte du machisme de là-bas car quand je lui ai dit que j’étais partie toute seule en laissant mon mec en France, il a un peu halluciné. Mais bon il m’a laissé son portable pour que j’appelle ma copine donc ça c’était bien. Je monte dans mon 2e vol, le dernier ce coup-ci. Il est 21h ici et 4h du matin à Paris. Je suis la seule étrangère sur le vol, aussi à l’arrivée je ne comprends pas pourquoi mes bagages ne sont pas avec les autres. Un homme de la douane vient me chercher et me dit que mes bagages sont à côté. Je commence à flipper un peu et espère qu’il ne va pas me chercher des emmerdes. Finalement ça se passe bien. Les douanes sont un peu flippantes là-bas car ils regardent ton sac au rayon X et tu dois appuyer sur un bouton : lumière verte c’est bon, lumière rouge aïe. Comme Marie n’était pas là le gars des douanes me propose d’aller l’appeler (décidément ils sont vraiment sympas avec les nanas ici), mais elle arrive juste à ce moment là. Je suis tellement naze et complètement à l’ouest devant ce changement radical d’ambiance et de climat car il fait très bon dehors. Je me sens encore plus perdue qu’à Paris et mon coup de blues du moment ne m’aide pas vraiment. Marie dans sa délicatesse habituelle commence à tout critiquer. Oui j’adore cette fille, c’est mon amie après tout, mais elle a le défaut de ne pas être très diplomate quand elle critique quelque chose. J’avoue que je comprendrais pourquoi elle est dans cet état plus tard. Mais à ce moment là ça me donne plutôt envie de repartir aussi sec.

 

Cette nuit j’ai dormi 5h et le réveil était très dur…6 millième dessous. Ce débile d’ex m’ayant parlé de son voyage au Mexique ben ca va pas maintenant que je suis ici. J’arrête pas de penser à lui et à ce qu’il m’a dit. Vous savez dans ces moments la vous faites « lecture-retour arrière-lecture… »

 

On est le 12 avril et je commence à m’habituer peu à peu. Il y a un soleil radieux dehors on se croirait au mois de juillet, et je suis en tongs !!! J’ai rejoint Marie à la fac où elle donne cours pour aller sur internet histoire de rassurer tout le monde. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vois que mister m’a envoyé un mail pour me souhaiter un bon voyage et qu’il me l’a envoyé direct en arrivant au taf le mardi. Par contre ca va pas m’aider à passer à autre chose c’est sûr… Aujourd’hui c’est visite de la ville et shopping. Je me mets en mode touriste et je flashe tout ce qui bouge. Je m’achète une jupe et un haut : ben oui faut bien que je sois équipée pour aller sous les tropiques. 😉 La 3e fille qui part avec nous nous rejoint : Mathilde. Dès que je la vois je la sens bien la fille, je suis sûre que notre voyage va bien se passer. Elle se prend pas la tête, et chose que j’apprécie est plutôt grande gueule avec un fort caractère. On continue donc notre après-m’ visite avec le palais du gouverneur et le reste. Puis, le soir on va manger dans un restau dont la spécialité est un plat de frites avec une sauce bizarre très bonne et très calorique. C’est un peu écœurant mais tellement bon… En allant au restau, on passe devant la rue où va se passer la feria. La feria d’Aguascalientes est la plus grande du Mexique, il parait que c’est un sacré événement. Elle dure un mois entier et se déroule à l’occasion de Pâques. Oui, parce que là-bas pour fêter Pâques ils se mettent tous minables les gens. Je trouve ça plutôt drôle. Alors chaque année ils refont toutes les façades de la rue et mettent des restau en plus, des bars et des boites. Le seul truc nul c’est qu’après ils enlèvent tout et refont l’année d’après. Tout ça parce que le gouverneur a une entreprise de bâtiments. Bonjour la perte d’argent ! Bref, le truc ressemble à un décor de Disney.

 Avec la chaleur et le décalage horaire je suis complètement morte à 20h, je dors sur la table…Je pense que cette nuit je vais bien dormir.
 
 On est jeudi 13 et effectivement j’ai bien dormi. Enfin, j’ai mieux dormi. Notre programme du jour est fichu car on avait complètement zappé le jeudi saint, et ici jeudi et vendredi sont fériés, mais pas le lundi. Du coup, pas moyen d’aller à la laverie, de changer mon argent ou de faire des courses. On est cloitrées à la maison. Après une séance photos et CV on mange et on glande. Le soir, Mathilde nous rejoint pour aller dans un bar qui of course est fermé aussi ! On se rabat sur un autre, pas mal aussi. On s’installe près du bar et il y a des écrans TV tout le long. Faut que je vous raconte quand même quelques trucs typiques de là-bas. Ce pays est très américanisé et par exemple cette marque de soda tant connue dans le monde est présente partout : sur les murs, même les panneaux de la route. On dirait que c’est une divinité locale. Ensuite niveau nourriture, on peut trouver de l’huile d’olive en spray par exemple. Les Mexicains ont des traits assez durs enfin surtout les hommes. Ils ont l’air méchants et vous regarde de travers soit en tant que femme, soit en tant qu’étrangère. Bon là bien sûr c’est mon ressenti et c’est pour cette ville. N’allez pas croire que je fais une généralité sur tous les habitants de ce pays. C’est marrant mais les filles ont le look espagnol, très strass et paillettes. Ce soir c’est le premier jour de la feria…