Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

Cette année, il m’est arrivé un truc incroyable (je sais, on est le 2 février mais 2014 s’annonce déjà pleine de promesses, espérons qu’elles soient tenues): je suis allée au cinéma de moi-même et j’ai même tanné mes collègues pour y aller. Même si j’ai fait la gueule en payant mes 11,50 la place, me voici le cul posé dans une salle de cinéma pour découvrir Yves Saint Laurent.
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Pour resituer dans le contexte, je suis une fan de l’univers Saint Laurent, de sa délicatesse, de son élégance, de son audace, de sa curiosité qui l’a mené à tester tous les styles, toutes les extravagances. Si j’avais du fric, je serais une femme Saint Laurent. Mais bon, pour le moment, je reste une femme H&M… Donc des attentes, j’en avais mais pas qu’un peu. Moteur, action !
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Balayons le sujet des acteurs : ils sont bons. Pierre Niney reprend à la perfection le phrasé particulier de Saint Laurent, Guillaume Gallienne est irréprochable, Charlotte Le Bon surprenante (j’en étais restée à la fille rigolote mais assez lourde à l’accent québécois improbable de Canal, ça aide à être surprise). Bémol sur Marie de Villepin qui ne sert pas à grand chose dans le film et qui doit avoir 4 répliques en tout et pour tout donc difficile de mesurer son talent. Bref, les acteurs, c’est dit, Niney « ouahou, super, on dirait Saint Laurent », c’est dit, passons à la suite.
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Il faut savoir que j’ai une grande méfiance dans les biopics ou plutôt les hagiographies. D’abord parce que c’est souvent chiant, long et que je ne peux jamais m’empêcher de me demander où s’arrête la vraie histoire et où commence la fiction. Par exemple, dans ce film, Saint-Laurent est déclaré maniaco-dépressif, j’ai pas trouvé d’éléments là dessus. Pareil, quelques scènes se passent dans le dos de Saint Laurent, on se demande ce qui est vrai ou non. Genre : Bergé s’est-il vraiment sauté Victoire, l’égérie de Saint Laurent ? Donc y a toujours ce petit souci et là, c’est assez violent car si ce film s’appelle « Yves Saint Laurent », le vrai titre devrait être « Yves Saint Laurent vu par Pierre Bergé qui a contrôlé la moindre virgule du scénario voire l’a écrit lui-même ». Car dans les faits, c’est ça. D’abord, Bergé est le narrateur de l’histoire, ça vous pose de suite le truc. Alors évidemment, on se pose la question de ce qui est réel et de ce qui est « arrangé » : Bergé était-il cet homme dévoué pour son artiste maudit ou était-il d’une telle jalousie maladive qu’il l’empêchait de vivre ? Alors comme il nous est impossible de savoir, prenons de la hauteur et examinons cette histoire comme s’il s’agissait de l’histoire d’amour entre deux hommes dont un est un couturier célèbre et l’autre son pygmalion.
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Il est vrai que l’histoire est belle, que l’on envie parfois Saint Laurent, l’angoissé chronique, soutenu par son cher et tendre, on se dit qu’on aimerait bien un tel amour pour nous épauler dans les moments les plus intenses, ceux où on joue nos vies ou à peu près. Et puis surgit l’infect Saint Laurent, le drogué fouteur de merde et infidèle qui ne peut s’empêcher de se détruire, de se livrer à la débauche, encouragé par ses amies Betty et Loulou de La Falaise. Là, j’avoue m’être parfois ennuyée. Les parties à Marrakech sont longues et ne servent in fine pas à grand chose. Le personnage de Betty Catroux ne sert strictement à rien, elle est juste un indice pour nous dire que ça va dégénérer, on la voit rouler des pelles à des femmes histoire de… de je ne sais pas quoi, en fait. Karl Lagerfeld nous fait aussi pas mal d’apparition comme le bouffon teuton, le semi raté de la bande. A la limite, ça sert de référence pour comprendre où en était la mode « Lagerfeld, il préfère le prêt à porter, il pense que la haute couture est morte ». Tout ça nous rend Bergé immensément sympathique, le pauvre, qu’est-ce qu’il souffre par amour, ohlala. Et une petite voix dans la tête revient : où est la vérité ?
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Bref, ce qui est un peu troublant dans ce film, c’est son inégalité. Entre scènes poignantes, les sublimes scènes de défilé et les ennuyeuses scènes de débauche qui ne servent qu’à démontrer que Saint Laurent n’était pas un saint et que Bergé a beaucoup souffert. La mode passe trop souvent au second plan et le film s’arrête à la fin des années 70 en zappant des moments essentiels et les futures égéries de Saint Laurent. J’aurais aimé que l’on voit la fin de son dernier défilé, quand Deneuve lui chante « ma plus belle histoire d’amour » et qu’il est au bord des larmes, ça me fout la chair de poule à chaque fois. Une sensation de demi déception qui ne donne qu’une envie : voir l’autre film sur Saint Laurent de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel qui sortira en octobre histoire de comparer les points de vue.

Curieusement, je ne prends pas trop ça pour un compliment

Les hommes sont parfois des êtres étranges. Les femmes aussi, évidemment mais nous sommes toujours dans le cadre de la semaine du sexe et je n’ai jamais couché avec une femme donc on les exclut de l’article, vous pourrez en parler en comms, messieurs, si vous voulez.

Donc, les hommes, je disais. Parfois, je suis étonnée par le sens de l’à propos et leur délicatesse à des moments où ce n’est pas le moment. Prenons par exemple un garçon que nous appellerons Thierry. Suite à une partie de jambes en l’air, le jeune homme me recontacte sur MSN et ça donne en gros :

Lui : Tu vas bien ?

Moi : Oui

Lui : On baise ?

Moi : Non, pas le temps.

Bon y avait plus de chair quand même mais en gros, lui était chaud bouillant, moi froide crevée. Oui, mon nouveau boulot est TRES prenant (mais je ne me plains pas, j’aime bien). Donc la conversation alternant les « et tu deviens quoi ? On baise ? », j’ai multiplié les non, il était clair que je n’étais pas dans le trip et là, attention : « c’était bien la dernière fois, tu [fffffffff] drôlement bien, on sent bien que c’est ton truc ». Bon, je vais me pincer le haut du nez là. Oui, le monsieur voulait me faire un compliment mais ce genre de déclaration, hors contexte torride, je sais pas pourquoi mais ça ne me flatte pas plus que ça. Voire pas du tout, en fait.

Autre cas, je discute avec un mec hautement hot sur MSN mais il est important de signaler qu’au début, le mec ne sait pas à quoi je ressemble. Il veut me voir là de suite à tout prix mais je refuse. Non que j’ai pas envie de le voir mais je suis en indisponibilité technique et pour pousser le vice, je lui explique même que pas de bol,  mes règles avaient en plus 15 jours de retard (nouveau boulot = stress quand même = mon corps me le fait payer). Je suis d’un glamour quand je m’y mets… Et là, le mec insiste pour qu’on se voit, « non, j’ai mes règles, c’est dégueu, pas agréable, laisse tomber » et il me sort : « j’ai envie de toi ». Rappelons qu’il n’avait pas vu ma tête et que je discourais sur mes règles depuis 10 bonnes minutes. Alors soit ce mec est un vampire, soit il a pas vu de femme à poil depuis une éternité. Pourtant, au vu de sa photo , c’est un magnifique lot. Mais bon, tout ça pour dire que là encore, le « j’ai envie de toi » ne m’a pas flatté une demi nano seconde. 

Mais pourquoi ils nous disent parfois ce genre de choses ? Autant dans le feu de l’action, ça ne me gêne pas du tout parce que voilà, c’est le contexte donc là ok. Quoi que faut pas que ça fasse « dans les films pornos que je regarde, le mec dit « han t’aimes ça, salope ! » donc je vais dire pareil » parce qu’au mieux, je vais exploser de rire, au pire, je vais me demander sur quel tocard je suis encore tombé. Faut que ça soit naturel et si vous ne dites rien, personne ne vous en voudra (comme si c’était le moment de faire des discours). Mais là, dans une conversation pas du tout hot, c’est juste… incongru. J’ai des talents de [ffffff] ? Ouais bah cool, ravie que ça t’ait plu mais je me serais passée
de cette déclaration. J’avais bien remarqué que ça t’avais plu, j’étais là, aussi…


Alors j’imagine qu’il existe aussi nombre de filles qui ratent les moments X et vous sortent de nulle part des « haaaaaaaaan, j’ai envie de ta grosse queue toute dure, là » alors que vous étiez en train de lui raconter que vous aviez eu quelques soucis sur un dossier… J’en suis même absolument persuadée, en fait.

Alors mesdames, messieurs, soyons des êtres de bon goût : ce genre de phrases,  on apprend à les sortir au moment adéquat parce que sinon, ça me donne juste envie de dire : « T’as qu’à le dire que t’en as rien à foutre de ce que je raconte. » Puis je ne trouve pas ça hyper respectueux. Si je dis non, ce n’est pas pour me faire désirer et faire mon effarouchée, c’est juste que j’ai pas envie parce que je suis fatiguée ou en pleine marée rouge (ahem) donc merci de changer de sujet.

Non mais…

Courrier des cœurs, réponse à Annie

Cette semaine, Annie nous a posé la question suivante : « J’ai une question bizarre mais je ne sais pas quoi penser. Je sors
depuis quelques temps avec un homme mais on n’a pas vraiment de relations intimes. On se voit toutes les trois semaines, à peu près alors qu’on vit dans la même ville, il ne répond quasiment jamais à mes coups de fils, textos ou mails. Mais quand on se voit, il est tout câlin, il me parle de nous deux, de notre avenir, fait des projets… Mais entre, pas grand chose. Alors en fait, je me demande si je suis réellement en couple avec lui ou si je suis une maîtresse. Qu’en pensez vous?
 »

La cellule love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Bon alors je vais essayé d’être diplomate… En fait non j’y arrive pas. Il y a de fortes chances pour que tu sois sa maîtresse et qu’il ait une femme dans sa vie. Il faut que tu prennes ton courage à 2 mains et que tu lui fasse dire clairement ce qu’il attend de
toi.

Summer : J’en suis pas si sure parce que si tu étais sa maitresse il répondrait à tes mails au moins je pense, il ferait en sorte d’entretenir le truc caché. Qu’entends tu par « pas vraiment de relations intimes »? simplement pas de  complicité ou pas de relation tout court?
Que tu sois ou non sa maitresse c’est une situation qui ne te convient pas. A ta place je mettrais les choses à plat avec lui, comme le dis Tatiana. Une bonne discussion s’impose.

Diane : Mmmm…comment dire cela élegamment et avec délicatesse…. je pense que ce charmant spécimen te prend pour une
conne. Tu n »es pas forcément une maitresse, il peut très bien vouloir tripoter une fille de temps en temps sans plus, et sans être forcément en couple. Et si vous vous ne vous voyez que toutes les trois semaines alors que vous habitez dans la même ville + que môsieur ne daigne pas répondre à tes textos, on peut oublier le terme de couple. Par contre, ce qui est étrange, ce n’est pas qu’il soit
tout calin et parle de votre avenir (le baratin pour emballer les filles, c’est vieux comme le monde), c’est qu’il n’y ai « pas vraiment de relations intimes ». Si par cela tu entends qu’il ne veut pas apparemment coucher avec toi, alors là c’est carrément louche vu son comportement, mais si tu entends plutot cela au sens « il veut pas trop me voir, il répond pas à mes messages », alors oui,
je confirme, visiblement il te prend pour une conne. Mais le plus  sûr moyen de le savoir étant tout de même de le confronter à ses conneries et de lui poser la question toi même… Et s’il s’avère que c’est bien un connard digne de ce nom, le laisser tremper dans sa connerie tout seul et aller voir ailleurs si il y est pas.

Keira : Que dire… Il y un un truc génial qui a été créé par l’homme, au cas tu ne serai pas au courant : le langage.
Et justement, ça sert à discuter.
Or, si tu as des questions à poser à ton mec, ça va énormément te servir.
Parce que là ta situation est tellement floue et mal expliquée que je ne vois pas d’autre chose à dire que : parle-lui et tu verra bien !
Un peu de courage bon sang !

Bobby : Mais, dis-moi, ça te plaît, ces moments ? (sans parler de l’avenir et des projets, juste des moments présents, de votre
complicité) Parce que si ça te plaît comme ça, as-tu vraiment besoin de clarifier les choses ? (au risque de perdre des instants qui peut-être te rendent heureuse) Si ça se trouve, tu n’as pas si perdue que ça. Tu as juste besoin de faire évoluer la situation vers autre chose, vers du sérieux (d’où les projets). Sinon, pour ma part, même pas besoin de dialogue pour comprendre où vous en êtes : vous n’êtes pas un couple mais deux personnes qui se retrouvent de temps en temps, plus comme des amis que comme des amants. Le dialogue, il te permettra de voir si ce monsieur est prêt, comme tu as l’air de le souhaiter, à ce que vous vous considériez comme un « vrai » couple.

Lucas : Un couple c’est un peu l’essence même de la relation de confiance.
Alors tu le prends entre 4zyeux et tu lui poses la question. S’il tergiverse tu l’envoies chier. Je te rappelle que les terrasses de café et Meetic et PCC et tout ça c’est pas fait pour les chiens. Voire que si tu n’as pas d’idées Nina est ta copine et t’as fait un p’tit guide pratique « Où Draguer ». D’autes questions ?

Voilà, si toi aussi, t’as une question cruciale ou pas à nous poser, fais nous signe par comm, mail, facebook, twitter… C’est pas comme si c’était difficile de nous trouver !

Et de 28

Aujourd’hui, en ce jour du 6 avril, sacrifions à la tradition annuelle et souhaitons ensemble un joyeux anniversaire à ma personne A 3. 1, 2, 3 :

JOYEUX ANNIVERSAIRE MOI !

 

Alors voilà, une année s’achève et une nouvelle commence. Si je me fie à l’histoire de la vie, en général, il se passe des choses au moment de mon anniversaire.
L’an dernier par exemple, ce fut une période très dense. Fin mars, ma grand-mère avait fait son accident cérébral bizarre puis j’avais passé un entretien pour un poste absolument génial mais pas du tout junior donc je n’osais y croire.  La réponse devait arriver le 5 ou le 6 avril. 6 avril 2007, un vendredi, je me lève tôt puisque je n’ai pas reçu de réponse le 5. Boîte mail ? Rien. Coup de fil : « bonjour, madame chargée de comm de la mairie de loin en banlieue, on vous propose un entretien ». Ouais un entretien ! Fin de matinée, E. me fait parvenir une annonce pour un poste d’animatrice de communauté, je décroche un nouvel entretien. Pas mal, pas mal. Dans la foulée, j’apprends que j’ai pas le poste pour lequel j’attendais une
réponse mais au fond, je m’en doutais. A l’arrivée, vous le savez, j’ai décroché le poste d’animatrice de communauté, un CDI qui plus est !

Ensuite, tout s’est enchaîné. 6 mois plus tard, je changeais de taf pour un poste chez TGGP. Voilà, j’ai galéré un an et demi et tout à coup, tout devient merveilleux, on vient même me chercher. Donc mes 27 ans ont été marqué par le boulot. Côté vie privée, l’année fut globalement calme. Côté amour, rien de bien notable, l’année fut surtout marquée par Gabriel qui ne fut jamais mon petit ami mais je l’aime bien quand même. Il y a eu le beau Gaëtan aussi mais ça n’a pas duré. Pour le reste, y a quand même le semi Russe qui reste collector avec sa délicatesse et son romantisme inné (mais si, le mec qui me propose gentiment de me défoncer dans sa voiture ou mes escaliers alors que j’habite au rez-de-chaussée). Plutôt tranquille.
Après, niveau famille, ma mère a enfin réglé son problème de genou et son lupus semble résorbé, mon père est assez fatigué en ce moment, j’espère que ça va passer. Ma sœur a ses hauts et ses bas aussi, mais globalement, on va tous bien. Et puis, y a mes amis, ma girlie team notamment. Je pense que mes 27 ans sont surtout marqués par de bonnes soirées entre nous, des soirées chouchoutage, papotage, refaisage du monde… Enfin, mes 27 ans resteront l’âge où j’ai enfin osé devenir brune.

Alors, maintenant, faut voir ce que je veux pour mes 28 ans. Niveau boulot, c’est bon,je suis servie, je vais pas à nouveau changer. La stabilité peut être mon amie
et mes ambitions se situent au niveau d’une évolution interne. J’ambitionne très franchement de suivre une formation continue à la rentrée 2009 pour progresser mais c’est loin et je ne sais pas trop encore vers quelle branche me diriger. Est-ce que ça veut dire que je vais abandonner le journalisme ? Et bien, en fait, je travaille avec des rédactions et c’est vrai que le pôle comm et marketing m’intéressent plus, désormais. La vie n’est jamais un chemin tout tracé, pas si mal.

Pour le reste ? Un nouvel appart, c’est mon gros dossier, faut vraiment que je m’y mette. Maintenant que je suis une grande fille qui travaille, il me faut un vrai appart de grande fille avec une chambre à part dans lequel y aura un vrai lit. Miam ! Evidemment, que ma famille aille bien et mes amis aussi. J’ai envie de bonne nouvelle en cascade, de réussite pour les uns et les autres, d’avoir 150 raisons de boire un coup à la santé de l’un ou de l’autre. Ouais, ça me plaît, ça. Et mes amours ? Ben, quand je saurai ce que je veux, je pense que ça ira déjà mieux parce qu’en ce moment, je sais pas trop. Sans doute parce qu’en ce moment, je m’en fous un peu.

Maintenant, le mois d’avril est toujours riche en surprise pour moi, on verra ce que ça donne, vu que je n’attends plus grand-chose. Quoi qu’il en soit, j’ai bien
envie que mes 28 ans ressemblent à ce début d’année 2008 : sérénité au programme !

Allez, zou, je déménage !

Décidément, ce début d’année 2008 est marqué par le sceau du déménagement. D’abord celui du boulot qui aura donc lieu le 25, ce qui me permettra de travailler à la maison.
Maintenant, je peux donc me pencher sur mon déménagement à moi vu que je sais où je vais bosser.

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Pourquoi déménager, vous allez me demander. Pour plusieurs raisons : a) je prends chaque année 20 à 30 euros de loyer en plus donc je devrais arriver à un 650 euros TTC pour un studio en rez-de-chaussée côté rue. Pour le même prix voire un peu plus, j’aurai un T2. Et pour moi, un T2, ça va enfin être un appart d’adulte avec une vraie chambre dans laquelle je vais mettre un vrai lit. Au départ, je visais un Paris intra muros mais vu que je vais bosser dans un quartier ultra cher, je pense partir en petite couronne, mais plus à Plumes sur Berges, j’ai une idée d’une autre
ville. Mais surtout, surtout, je veux être proche métro ou bus mais je ne veux plus prendre le train, plus jamais. Mais je veux quand même rester dans le même secteur, là où ma sœur vit aussi histoire qu’on reste pas loin. Là, c’est vrai qu’à 15 mn à pied, c’est quand même idéal.

 

Maintenant que la décision est prise, va falloir se bouger le cucul et des milliers de questions se posent. D’abord le préavis : il est de deux mois, je le lance maintenant ou
j’attends de trouver ? Bon, prudente, j’ai prévu d’utiliser mon RTT du jour pour courir les agences. Enfin normalement car là, je suis dans un état lamentale, je me suis bloquée le cou et je marche comme une mémé, j’ai mal partout. Là, franchement, ça me fait un peu chier d’avoir mal partout pour mon RTT, je comptais pas rester au lit toute la journée, au départ. Bon, bref, l’idée est d’aller dans une agence immobilière et de demander à la personne en face des conseils à ce sujet.

Ensuite, y a la question du coût et là, ça fait peur. Voilà en gros le calcul de base : frais d’agence (environ un loyer)+ le premier loyer + la caution + un vrai lit + une
étagère digne de ce nom. Bon, ma grand-mère m’a promis 1000 euros « le jour où je m’installerai », sachant que ça fera 10 ans en septembre que je vis seule… Donc bon, j’ai ça, les restes de ma caution (vu comme mon proprio est très près de ses sous, je doute d’en récupérer même la moitié) et je vais demander comme cadeau d’anniversaire une petite participation déménagement. A la limite, ils m’offriront mon lit.

Alors maintenant, certains vont me dire « mais dis donc,pourquoi t’achètes pas ? ». Parce que d’abord, je suis célibataire donc si je dois acheter, ce sera soit en couple, soit dans quelques années, quand j’aurai renoncé à l’idée d’être casable. En attendant, je mets des sous sur mon PEL. Là, avec ce que j’ai, je pense pouvoir m’acheter les chiottes. Et
c’est quand même important, quoi ! A une époque, j’avais pris un grand délire avec Vicky et Summer : « tu vois, j’achète des toilettes dans le Marais, je les rends publique et je
me fais une tune monstre ! ». Non parce que nous, les filles, nous sommes délicates. Jamais mais alors jamais je n’irai me soulager dans des sanisettes alors si on me propose des
toilettes clean nettoyées par des vrais gens et pas des jets automatiques qui en foutent partout. Donc bon, en attendant, j’épargne, j’épargne, c’est toujours ça de pris. Bon, je n’aurai jamais les moyens d’acheter un appart sans prêt mais quand je sauterai le pas, j’aurai plus de fonds et un meilleur salaire, selon la logique de l’augmentation annuelle. Surtout que je compte évoluer, bien entendu. Mais là n’est pas le sujet !

 

J’aime bien avoir des projets dans la vie, ça fait avancer. 2007, c’était le boulot, ça, c’est fait (et deux fois, même) donc 2008, ce sera un appart de grande fille avec une chambre à part et un vrai lit. En attendant, là, je vais rejoindre le mien. Et vu mon état, je vous jure que le vrai lit, là, j’en rêve. Surtout que je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai rangé
ma minerve.

La liste de la fille qui part

Et voilà, j’ai officiellement fini mon contrat, je débute le nouveau lundi, c’est dingue.


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– Cher Bradou. Décidément, je n’arrive pas à te voir. La première fois, j’ai dû annuler à cause de la grève des trains car rentrer chez moi vers 23h30 quand il n’y a plus de train, c’est moins facile. Nous avions donc à nouveau rendez-vous ce soir. Comme je suis timide, j’étais venue accompagnée de Lo. Même que pour être honnête, c’est elle qui avait eu l’idée. Donc ce soir, on fait la queue au ciné. Arrivée à la caisse, la guichetière prend son micro « la séance pour le film « l’assassinat de Jesse James… » est complète ! ». Méééééééééééé ! Du coup, excuse-nous mais on s’est consolées avec George Clooney. Mmmmm, il est so sex ce George quand même.

– Dernière journée de taf, je suis cafardeuse. A midi, je paie mon pot, normal, c’est champagne ! Au bout de 3 verres, malgré le café et le biscuit petit déj chocolat orange de taillefine (trop trop bon), je suis pétée. Je m’extasie sur le signe astrologique de Guillaume, lui expliquant que d’après mes expériences, les scorpions sont des amants hors pair. Bon du coup, je fais une entorse à mon régime, je vais manger autre chose que mon éternelle soupe parce que ça va pas suffire. Surtout que j’ai 150 choses à finir, à montrer à Yohann 2 mon remplaçant. Evidemment, pour finir en beauté, j’ai un chat VIP de 18 à 19h. Bon ben 19h, je range mon bureau. Une fois rangé mon pot de café lyophilisé, mes sachets de thés et de soupe (j’avais fini mes taillefines), il ne reste plus rien de moi. On est peu de choses. Je fais le bisou à tout le monde et rejoins Yohann1, Philippe et Sébastien qui jouent aux fléchettes pour dire au revoir. Et je
me fais embarquer pour une ultime partie que je perds lamentablement. Bon, j’ai ordre de repasser sinon Guillaume m’a menacé de filer mon numéro à bloggeur chieur ultime.

– J’ai repris le tricot mais la reprise fut un peu dure, je compte trois merveilleux trous dans mon échantillon… On dira que c’est concept.

– Vendredi, la secrétaire m’appelle pour me faire signer ma fin de contrat et me donner mon dernier chèque. Pif, 300 euros de plus par rapport à d’habitude, héhéhé !

– Si tu n’as pas de personnalité, crée ta bimbo ! Pour arriver au niveau suivant, je dois faire plein de défis. Pour ceux qui ne connaissent pas, « défier » une
bimbo, c’est en gros faire un espèce de match et celle qui est fringuée le plus cher gagne. Or cette semaine, ils ont sorti une nouvelle tenue Halloween. Du coup, toutes les nanas ont fringué leur bimbo pareil. Du coup, je leur éclate la tête à chaque fois. Mouahahahahah !

– Dans la série « la fille hyper attentive à ses voisins », suite du couple qui a un bébé et qui vit dans l’appart mitoyen du mien. Un soir, je rentre, je remarque un
truc bizarre sur leur boîte aux lettres : ah, y a plus de nom dessus ! Ces gens sont d’une discrétion quand même : ils font un bébé, ils déménagent et je les entends même pas faire tout ça. Et leur remplaçant a eu la délicatesse d’emménager le week-end où j’étais chez mes parents. Ce qui n’est pas le cas des enfants de mon voisin « kilétrobomépaaimable » et sa femme. Après la charmante Anna qui gueulait tout le temps, son petit frère Guillaume prend le relais. L’autre jour, j’entends un gamin qui gueule dans la rue. Tiens, il passe sous ma fenêtre. Tiens, il rentre dans l’immeuble. Tiens, il monte les escaliers. Tiens, il a pas de bouton stop.

– Ce qui est bien quand on forme quelqu’un, c’est qu’on peut jouer les esclavagistes, un peu. Du genre « bon, Yohann, je vais faire des courses pour le pot, tu viens avec moi pour m’aider à porter les sacs ? ». J’adore.

– « Bon, Nina, mi novembre, on va lancer les bons points sur telle plateforme de blog alors il faudra qu’on lance un article sur le sujet, tout ça, tout ça. – Guillaume, je pars vendredi… – Ah oui, c’est vrai… Yohann, mi novembre, on lance les bons points sur telle plateforme de blog ». Un autre jour : « Guillaume, viens voir, j’ai un cas à te soumettre – Oh oui, soumets-moi ! ». Hier, Yohann(1) : « Tiens, Nina, je t’ai choisi des fléchettes, tu vas voir, elles sont bien ! – Ah super merci ! – Ouais, enfin, je sais pas si tu fais bien de me faire confiance ! – Ouais, je suis naïve des fois ! – Oui, j’avais remarqué ! ». Ils vont me manqueeeeeeeer !

– Je suis attendue lundi « à partir de » 9h30 à mon nouveau taf.

– Cette semaine, pas de clip mais un mini film d’animation qui évoquera des souvenirs à tous les proprios de chat (d’ailleurs, Kenya est en train de me regarder d’un air atterré quand je rigole devant).

Quand le chat est reveillé via Koreus

Once upon a time in the West…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs


En me relisant, je pense avoir été sévère avec moi-même lors de mon article précédent. 
Célibataire, oui. Désespérée, non. En fait, tellement habituée au célibat qu’il ne fait plus problème. C’est la vie, et c’est de sa faute dirait l’autre.
Bref. Je ne vais pas gloser indéfiniment sur les affres de la vie de célibataire, sur ses bonheurs et ses malheurs, etc. En fait, je crois que j’ai insisté sur cet état de fait pour pouvoir prendre 
la mesure du changement qui s’est opéré sur ces quelques derniers mois.

Il était une fois il y a un certain temps sur un certain continent… La jeune célibataire somme toute assez sereine que j’étais se réjouissait d’aller dîner avec son ami Nico et des amis à lui.
– Ah Marine, mais mes potes t’ont trop aimée. T’as fait forte impression!! J’en suis sûr!
– … (sourire flatté)
– Toi, t’en as pensé quoi? Benoît, par exemple?
– Benoît? Oh il est mignon, hein (très mignon).

Ca c’est la version niaise. Mais chez moi, ça ne marche pas comme ça. Point d’yeux qui se rencontrent, d’élégance feutrée dans un restaurant japonais, en toute délicatesse.

Ca ne marche pas comme ça.
Chez moi, ça doit prendre un tour burlesque.
A vrai dire, tout a commencé à cause de mes vêtements. Ce sont mes vêtements qui expliquent mon attitude face aux hommes, aussi loin que je me souvienne. Jusqu’à 15 ans, ma mère m’a habillée. Or j’ai un problème avec l’autorité : je la suis. Alors ma mère me disait toujours « Montre pas ton nombril, c’est vulgaire ». Ben oui, mais c’était la mode, les t-shirt courts. C’était dommage. Et brimer des instincts de pouffe c’est péché. Alors du coup, je montrais pas mon nombril.
Puis est venu le temps des études. Une vraie allumeuse, mes amis. Subséquemment habillée. Produisant les effets subséquents, également.  Mais il y a un certain temps, sur un certain continent, alors que je me promenais dans la rue, je me disais « tiens je me mettrais bien pouffe ». Mais montrer son nombril c’est vulgaire. Ma mère me
l’a toujours dit, quand j’étais ado. Alors j’ai mis une robe. Courte. Comme ça on voyait mes jambes. Pas toutes, le bas était couvert par des bottes. J’étais contente.

Et j’ai donc retrouvé Benoît, mon copain. Oh il l’était pas à cette heure là. C’était H-2 avant qu’il le soit. Quand il m’a embrassée, dans un bar à bières (j’ai toujours fait les choses avec classe, je vous dis), il m’a littéralement soulevé la robe. Sans doute qu’il voulait voir mon nombril.

N’empêche, j’aurais pas dû écouter maman. Montrer son nombril, c’est vulgaire. Mais montrer sa culotte, c’est pire. Et brimer des instincts de pouffe, c’est péché.

Alors j’ai eu honte. Les gens dans le bar ont applaudi. Et moi je voulais me cacher le visage. J’aurais dû commencer par me cacher le nombril et la culotte.

Ainsi commençait mon initiation au non-célibat… et croyez-moi, y avait du boulot.
To be continued…

 

Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

Vive la tortilla vol. 2

Par Tatiana
 

Vous en rêviez ? Voici la suite de mes aventures mexicaines… Bon oui y a encore un peu de mon ex mais je vous assure on y arrive au Mexique ça va venir.

 mexique

Dans l’avion après 7h de vol. Je suis un peu naze et je me suis enfilée déjà quelques films. Tout à l’heure au duty free j’ai craqué je me suis achetée du parfum, un Lolita Lempicka pour enfant qui sent bon la vanille. C’est ma thérapie anti-rupture. A chaque fois que je me fais larguer, j’aime dépenser mon argent pour me sentir plus légère. Malheureusement le mal ne part pas en même temps que les euros sur ma carte bleue. Bref, j’ai de la chance car je suis toute seule sur les trois sièges et je peux m’étaler à volonté. La nourriture est comme d’habitude pas top, mais j’ai résister aux glaces à volonté (je suis une femme forte). Notre trajet n’est pas celui qu’ils prennent car on ne passe pas par le Groenland mais par l’océan. Je ne préfère même pas savoir pourquoi. J’angoisse un peu d’arriver à Mexico car ne parlant pas beaucoup espagnol, j’espère ne pas avoir de problème. Déjà j’ai super peur de me perdre dans l’aéroport (merci mon ex qui m’a raconter que eux ils s’étaient perdus) et je sais que là bas vaut mieux pas trop se fier aux autorités. J’ai très très envie de dormir mais dès que je déscotche de la TV je cogite et j’ai les larmes qui me montent tout de suite aux yeux. En plus je crois que ma nouvelle pilule me détraque car même avant j’avais tout le temps des sautes d’humeur. Hier l’enfer de la douche glacée. Tellement j’avais peur de ne pas me contrôler je me suis mise à un mètre de lui. Et lui, il m’a dit des trucs salauds en plus l’enfoiré ! J’avais déjà pas beaucoup dormi cette nuit et du coup j’enchaîne sur une nuit blanche.

 

Voilà, j’ai atterri à Mexico City alias DF pour Districto Federal (abréviation à retenir pour le reste des événements). J’avais super peur de me paumer dans l’aéroport, mais non. Je suis tombée sur des gens sympas qui m’ont bien aidée, dont un vieux qui m’a taper la discute pendant que j’attendais mon vol. Faut dire qu’en tant que fille avec la peau et les yeux clairs en plus ça aide. Le vieux, bon il ne me voulait rien de spécial à part peut être me caser avec son fils mais rien de méchant. Par contre j’ai pu très vite me rendre compte du machisme de là-bas car quand je lui ai dit que j’étais partie toute seule en laissant mon mec en France, il a un peu halluciné. Mais bon il m’a laissé son portable pour que j’appelle ma copine donc ça c’était bien. Je monte dans mon 2e vol, le dernier ce coup-ci. Il est 21h ici et 4h du matin à Paris. Je suis la seule étrangère sur le vol, aussi à l’arrivée je ne comprends pas pourquoi mes bagages ne sont pas avec les autres. Un homme de la douane vient me chercher et me dit que mes bagages sont à côté. Je commence à flipper un peu et espère qu’il ne va pas me chercher des emmerdes. Finalement ça se passe bien. Les douanes sont un peu flippantes là-bas car ils regardent ton sac au rayon X et tu dois appuyer sur un bouton : lumière verte c’est bon, lumière rouge aïe. Comme Marie n’était pas là le gars des douanes me propose d’aller l’appeler (décidément ils sont vraiment sympas avec les nanas ici), mais elle arrive juste à ce moment là. Je suis tellement naze et complètement à l’ouest devant ce changement radical d’ambiance et de climat car il fait très bon dehors. Je me sens encore plus perdue qu’à Paris et mon coup de blues du moment ne m’aide pas vraiment. Marie dans sa délicatesse habituelle commence à tout critiquer. Oui j’adore cette fille, c’est mon amie après tout, mais elle a le défaut de ne pas être très diplomate quand elle critique quelque chose. J’avoue que je comprendrais pourquoi elle est dans cet état plus tard. Mais à ce moment là ça me donne plutôt envie de repartir aussi sec.

 

Cette nuit j’ai dormi 5h et le réveil était très dur…6 millième dessous. Ce débile d’ex m’ayant parlé de son voyage au Mexique ben ca va pas maintenant que je suis ici. J’arrête pas de penser à lui et à ce qu’il m’a dit. Vous savez dans ces moments la vous faites « lecture-retour arrière-lecture… »

 

On est le 12 avril et je commence à m’habituer peu à peu. Il y a un soleil radieux dehors on se croirait au mois de juillet, et je suis en tongs !!! J’ai rejoint Marie à la fac où elle donne cours pour aller sur internet histoire de rassurer tout le monde. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vois que mister m’a envoyé un mail pour me souhaiter un bon voyage et qu’il me l’a envoyé direct en arrivant au taf le mardi. Par contre ca va pas m’aider à passer à autre chose c’est sûr… Aujourd’hui c’est visite de la ville et shopping. Je me mets en mode touriste et je flashe tout ce qui bouge. Je m’achète une jupe et un haut : ben oui faut bien que je sois équipée pour aller sous les tropiques. 😉 La 3e fille qui part avec nous nous rejoint : Mathilde. Dès que je la vois je la sens bien la fille, je suis sûre que notre voyage va bien se passer. Elle se prend pas la tête, et chose que j’apprécie est plutôt grande gueule avec un fort caractère. On continue donc notre après-m’ visite avec le palais du gouverneur et le reste. Puis, le soir on va manger dans un restau dont la spécialité est un plat de frites avec une sauce bizarre très bonne et très calorique. C’est un peu écœurant mais tellement bon… En allant au restau, on passe devant la rue où va se passer la feria. La feria d’Aguascalientes est la plus grande du Mexique, il parait que c’est un sacré événement. Elle dure un mois entier et se déroule à l’occasion de Pâques. Oui, parce que là-bas pour fêter Pâques ils se mettent tous minables les gens. Je trouve ça plutôt drôle. Alors chaque année ils refont toutes les façades de la rue et mettent des restau en plus, des bars et des boites. Le seul truc nul c’est qu’après ils enlèvent tout et refont l’année d’après. Tout ça parce que le gouverneur a une entreprise de bâtiments. Bonjour la perte d’argent ! Bref, le truc ressemble à un décor de Disney.

 Avec la chaleur et le décalage horaire je suis complètement morte à 20h, je dors sur la table…Je pense que cette nuit je vais bien dormir.
 
 On est jeudi 13 et effectivement j’ai bien dormi. Enfin, j’ai mieux dormi. Notre programme du jour est fichu car on avait complètement zappé le jeudi saint, et ici jeudi et vendredi sont fériés, mais pas le lundi. Du coup, pas moyen d’aller à la laverie, de changer mon argent ou de faire des courses. On est cloitrées à la maison. Après une séance photos et CV on mange et on glande. Le soir, Mathilde nous rejoint pour aller dans un bar qui of course est fermé aussi ! On se rabat sur un autre, pas mal aussi. On s’installe près du bar et il y a des écrans TV tout le long. Faut que je vous raconte quand même quelques trucs typiques de là-bas. Ce pays est très américanisé et par exemple cette marque de soda tant connue dans le monde est présente partout : sur les murs, même les panneaux de la route. On dirait que c’est une divinité locale. Ensuite niveau nourriture, on peut trouver de l’huile d’olive en spray par exemple. Les Mexicains ont des traits assez durs enfin surtout les hommes. Ils ont l’air méchants et vous regarde de travers soit en tant que femme, soit en tant qu’étrangère. Bon là bien sûr c’est mon ressenti et c’est pour cette ville. N’allez pas croire que je fais une généralité sur tous les habitants de ce pays. C’est marrant mais les filles ont le look espagnol, très strass et paillettes. Ce soir c’est le premier jour de la feria…

Sodomy is not a crime

(© Mister Big)
 
S’il est une pratique sexuelle qui soulève débat, c’est bien la sodomie. Cet article ne se veut ni un plaidoyer ni un pamphlet, seulement une réflexion pour comprendre :
pourquoi c’est encore tabou ?
 
Commençons par une anecdote (histoire de rigoler). Il était une fois notre amie Anne, que tout le monde connaît. Un jour, elle était au resto universitaire en train de déjeuner quand son ex amie nymphomane particulièrement vulgaire (à mon goût) arriva, et après avoir dit bonjour, elle se mit à hurler : « Putain, j’ai testé la sodomie, hier, c’est gé-nial ! ». Et voilà comment foutre la honte à cette pauvre Anne qui déjeunait avec des amis qui ne connaissaient pas notre amie nympho. Quand Anne m’a raconté ça, j’ai surtout été surprise que cette demoiselle ne découvre que si tard la sodomie, dans la mesure où elle avait couché avec la moitié du campus.
 
D’après mes quelques expériences et le témoignage des hommes de ma connaissance, beaucoup de jeunes femmes ont du mal à accepter la sodomie. Pourquoi ? Plusieurs arguments. Tout d’abord, c’est sale. Alors, certes, c’est de ce côté que sortent nos déjections mais de l’autre côté, tous les mois, on évacue les débris du nid organique que notre corps a fabriqué pour un fœtus qui n’est pas venu… Mais quand même, cet argument reste et au-delà de la simple « saleté » physique, je pense que beaucoup de filles y voient une saleté « morale ». Ce n’est pas fait pour ça. C’est contre nature… Et la fellation, c’est naturel, peut-être ? En effet, si on considère que le « naturel » signifie : « coït dans le but de procréer », comme le font les animaux, le pénis ne doit visiter que le vagin de la demoiselle et encore en période de fécondité (donc pendant 2,3 jours par mois). Il ne doit pas se perdre dans une bouche, une main, un anus, entre les seins, non, non, non ! Je veux pas présumer mais je pense que beaucoup de filles qui mettent en avant la « saleté » de l’acte en pensant « contre nature » n’ont rien contre ne petite fellation ou un petit cunni (oui, ça aussi, ça me paraît pas très naturel, hein !). Honnêtement, ça ne me paraît pas sale à partir du moment où la personne concernée à une hygiène normale. Parce qu’après tout, si c’est sale par derrière, je ne suis pas sûre que ce soit plus propre par devant.
 
Autre argument qui revient régulièrement : « ça fait mal ». Effectivement, ça peut être le cas, surtout si le partenaire y va comme un bourrin. Ça ne sert à rien de forcer, ça finira par entrer donc allez-y en délicatesse, messieurs ! Souvent y a un problème de lubrification, il existe des gels exprès pour qu’on peut même acheter au supermarché (si, si). D’ailleurs, si vous utilisez une capote, merci de toujours mettre du gel, ça évitera que la capote se déchire.
 
Je me souviens, ado, j’écoutais Lovin’ fun (oui, je sais, j’étais une pintade, ado) et une dame avait appelé pour parler de sodomie en disant : « attention à bien lubrifier si vous voulez pas rester coincés ». Elle avait parlé de couples arrivant aux urgences emboîtés l’un dans l’autre et incapables de se sortir de là. Réalité ou légende urbaine ? Je ne sais mais ça m’a fait rire, j’avoue (que je suis méchante, quand même !). Avant de connaître, la sodomie me révulsait, je trouvais ça bizarre, déviant comme pratique. Et puis, j’ai découvert malgré moi. Je n’ai franchement pas aimé ça la première fois, sans doute parce que je n’avais pas donné mon accord pour, le monsieur s’est promené par là sans penser que je n’avais jamais pratiqué. Peu importe. Depuis, je suis plus ouverte sur cette pratique et ça, de suite, ça excite les hommes. A l’époque où j’étais sur meetic et que j’arrangeais des nuits torrides avec des inconnus, une question qui revenait régulièrement : « et la sodomie tu pratiques ? ». Il suffisait de dire oui pour qu’ils soient tout émoustillés. Sauf que ce n’est pas parce que je dis que je l’ai déjà fait que je le fais systématiquement, j’aime pas les coïts réglés comme du papier à musique, de toute façon.
 
Ce qui est amusant, c’est que certaines filles utilisent la pratique de la sodomie pour marquer leur émancipation sexuelle, comme la demoiselle évoquée plus haut. « Je suis
sodomisée donc je suis libérée ». Et c‘est vrai que les hommes s’affolent dès qu’une fille dit ça. Personnellement, à moins qu’on me pose la question, je ne le crie pas sur tous les toits. Ce n’est pas une question que j’ai honte ou que je n’assume pas, juste que je ne vois pas l’intérêt de le dire. Il faut vraiment que ça fasse partie de la conversation, je me vois pas dire au milieu d’une discussion sur la politique intérieure : « moi, j’adore la sodomie ! ». D’une part, ça risque de jeter un blanc, d’autre part, je crois que si on donne déjà à son futur partenaire la liste de ce qu’on aime ou ce qu’on n’aime pas, il n’y a plus d’intérêt. En outre, il y a des filles très libérées sexuellement qui n’aiment pas la sodomie. Et d’autres qui aiment ça mais qui ne sont pas des coups fabuleux donc il ne sert à rien de généraliser.
 
Il me semble que la sodomie est un peu moins taboue depuis quelques années, même si ce n’est pas encore accepté partout. Il y a des pays où c’est illégal et même dans certains Etats américains comme le Texas. Ainsi, deux homosexuels se sont retrouvés emprisonnés pour acte sodomite. Et là, je me dis qu’il y a un réel problème : qu’est-ce que ça peut faire que deux adultes consentants fassent l’amour en pratiquant la sodomie ? Est-ce que cela nous regarde ? Je suis convaincue que ce qui se passe dans les chambres doit rester privé, la loi n’a rien à y faire à partir du moment où les deux personnes sont adultes et parfaitement consentantes. Certes, la sodomie n’est pas un moyen de procréer mais à partir du moment où les deux partenaires trouvent du plaisir, il n’y a aucun mal et je ne vois pas en quoi cette pratique est déviante. Elle me paraît, par exemple, moins choquante qu’un sado-masochisme poussé… Mais de toute façon, en matière de sexe, je crois que chacun a ses propres limites, ce qui le choque et ce qui lui paraît normal.
 
A présent que la sodomie commence à entrer dans les mœurs, quel sera le prochain tabou ? Pour moi, il s’agit de la « feuille de rose » (soit un léchage de notre petit trou). C’est fou comme les hommes sont motivés pour nous visiter par là mais pour nous lécher, y a personne ! Je comprends qu’on puisse hésiter mais après tout, soit la demoiselle est propre et y a pas de soucis, soit elle ne l’est pas mais dans ce cas, le cunnilingus aussi se retrouve proscrit… Quant au coït, à chacun de voir…
 
Quoi qu’il en soit, chacun est assez grand pour pratiquer ou non la sodomie, elle n’est pas un crime, comme dirait Mister Big, arrêtons d’y voir un signe de perversion. Après tout, des gens très bien la pratiquent !