Mais un bébé n’est pas un jouet [bordel]

Je sais pourquoi je regarde de moins en moins la télé : ça me fait peur et ça menace grandement tout mes schémas de pensée. En somme, si je veux rester dans monde bisounoursiste basé sur la justice de la vie, je dois arrêter de lire les articles sur Secret Story ou regarder le prime quand je glande le vendredi soir. Quoique je me rends compte que les vendredis se passent rarement à la maison, tiens.

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Mais vendredi, j’y étais et j’ai cru avoir pris de violentes drogues tellement j’hallucinais. En cause le couple Sennamelie, devenu chiant comme la pluie. Maintenant que la prod les a poussés à se « marier » (Dieu merci pour de faux), ça s’emballe et voilà que miss décibel 2010 arrête la pilule. Et que même, comme elle a faim, elle se pense enceinte. C’est là que mon monde s’écroule. Dans le pays magique de Nina, les spermes et les ovules sont plus intelligents que leurs propriétaires et ne fusionnent pas si futur fœtus doit récupérer une vie de merde. Cette croyance est héritée d’une ancienne copine, Valérie. Pendant 5 ans, elle a cherché à avoir un enfant de son compagnon, sachant qu’ils avaient tous deux un enfant d’une première union. Oui, je sais, on pourrait croire qu’éventuellement, monsieur n’était pas le père biologique de son premier né mais ils ont passé tous les tests. Quelques FIV plus tard, toujours rien. Puis
un jour, Valérie a rencontré un autre homme, largué le sien, perdu une trentaine de kilos et a eu cette phrase : »tu vois, si j’ai pas réussi à faire un gosse avec lui, c’était pas pour rien. » Moi, je trouvais ça cool comme concept. Même si à coté, ma cousine folle à lier a eu 3 gosses (l’ainé a menacé son petit frère avec un couteau et frappe sa mère à 6 ans…), la mère de Vicky nous parle de ses cas sociaux fertiles dont ce couple qui a accouché de jumelles… Toutes les 2 mortes rapidement dans d’etranges accidents domestiques. Sans parler de ce que je lis sur les forums. Et encore, je ne regarde pas Confessions intimes.

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Dans mon monde magique, j’aime croire à une justice. Une justice de la vie qui empêcherait les fécondations dans les couples incapables d’offrir le bonheur à leur gosse. Évidemment, mon enfance a été un conte de fée, mes parents ont été, à mes yeux, parfaits, un juste milieu entre permissivité et autorité (les parents, je ne vous remercierai jamais assez de ne pas avoir cédé à mes caprices sur l’idée d’avoir une télé dans ma chambre). Et en plus, comme ils travaillaient avec des horaires difficiles, j’ai pu réaliser très tôt que je n’aurai pas à choisir entre une vie de travailleuse et une vie de mère si la question se posait. Heureusement, j’aurais tout misé sur le second point, je me ferais un peu chier actuellement…

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Oui je suis donc extrêmement intolérante sur le sujet et c’est très certainement ce qui explique que mon horloge biologique est aux abonnées absentes : je n’ai pas la stabilité minimale à offrir à un enfant alors je n’en fais pas, mathématique. Évidemment qu’on ne sait jamais comment les choses vont évoluer, si Paul et Jeanne, les heureux parents, auront toute leur vie le désir de rester ensemble par amour et non par nécessité ou habitude. Et je ne dis pas qu’il faut rester ensemble « pour les enfants », une famille où tout le monde se fait la gueule n’est pas un bon terreau fertile pour nos jeunes pousses. Je ne dis même pas qu’il faut forcément un Paul ET une Jeanne dans l’affaire. Certaines familles monoparentales ou homoparentales sont bien plus aptes à offrir du bonheur à leur enfant qu’une famille hétéroparentale, soyons clairs sur ce point. Mais il faut quand même comprendre qu’un enfant n’est pas un jouet : une fois qu’il est là, faut l’assumer. Ca coûte cher (500 € le landau premier prix, je ne parle pas des couches, c’est du vol…) et surtout, une fois qu’il est là, votre vie ne sera plus la même. Car un bébé met en moyenne un trimestre à faire ses nuits… si vous avez de la chance. Et tant qu’il ne les fait pas, il se réveille en moyenne toutes les 3h. Une fois que ceci est maîtrisé, il va falloir lui apprendre des milliers de choses comme marcher, par exemple. Et une fois le bébé mobile, on rigole trop à le surveiller pour pas qu’il marche là où il ne faut pas… Puis faut l’éveiller, l’éduquer. Bien sûr que l’on fait des erreurs, tous les pédopsychiatres vous le diront, il n’y a pas de parents parfaits. Mais bon, quand j’entends certaines gamines de 16-18 ans expliquer le plus sérieusement du monde qu’elles rêêêêêvent d’être enceinte, j’ai envie de les prendre par les épaules et les secouer très fort en leur criant dessus « mais tu sais ce que c’est un bébé pour de vrai ? Tu sais les responsabilités que ça implique ? ». Je me souviens par exemple y a quelques années avoir vu un reportage sur une petite pétasse de 20 ans, maman, qui larguait sans complexe bébé le samedi soir à son grand-père pour aller choper en boîte. Je sais qu’à sa place, ma mère m’aurait ramené par la peau du cul et m’aurait rendu ma progéniture « tu l’as voulu, tu gères ». Non parce qu’entre adultes, si ça nous amuse de nous faire du mal, ok, mais un gosse n’a rien demandé lui… Et je n’aborderai pas aujourd’hui le cas des nanas qui utilisent leur utérus fertile pour retenir un mec, ça méritera un article en entier, je pense.

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Pourtant, dans Secret Story, ils ont fait un truc bien (pour une fois) : pour calmer les ardeurs de nos mariés et sans doute parce qu’ils se rendent compte qu’ils les ont poussé un peu loin, ils leur ont filé un vilain bébé en plastique qui fait tout comme un vrai (sauf vomir) : il pleure, il mange et fait pipi. Waouh ! Il n’empêche qu’on devrait filer ça à tous ceux et celles qui envisagent de se reproduire. Je suis sûre que ça nous ferait quelques malheureux en moins.

Touche pas cette capote, tu vas attraper le sida

Y a des fois, je me demande si je vis bien sur la même planète que les autres et si j’entends bien ce que j’entends. Je force peut-être un peu trop sur le coton tige, c’est pas possible autrement. Notre ami le Pape est en goguette, grand bien lui en fasse, mais voilà que soudain, il ouvre la bouche et dit : « l’utilisation du préservatif en Afrique ne règlera pas le problème du sida, il l’aggrave ». Allo ? Allo ? Y a un pilote dans l’avion ?

Alors il est certes vrai que l’abstinence, c’est le nec plus ultra de la prévention contre le SIDA. A condition bien sûr que l’abstinent n’ait pas l’idée saugrenue de naître d’une mère séropositive  ou d’aller se frotter à la seringue d’un autre. Les gens sont joueurs des fois. Ceci étant dit, la capote, ça reste quand même bien fiable même si parfois, ça se déchire et comme dirait ma blogueuse djeunz qui, hélas, n’écrit plus : « tu peux etre cool et sexy a la fois mais baizé c encore plus debile si tu suce c pire si tu te fais enculer alors la tu es dans une erde mais le pire dans tout sa c’est que si tu baize et que le preservatif éclate sa jte jure tu vas kiffé mais faudrait pas etre mére à 14,15,16,17;mais plutôt à18,19,20,21,22etc…. ». Voilà comme ça, ça restera sur ce blog à vie. Ceci étant dit, si on sait s’en servir, ça se déchire rarement (pour ma part, j’en compte deux sur je ne sais combien d’utilisées).

Vous allez me dire que le Pape, y a plus grand monde qui l’écoute et ceux qui le font pratiquent la virginité avant le mariage, tout ça. Non ben je ne suis pas d’accord. Je trouve dramatique qu’un homme médiatique tienne de tels propos, même si c’est essentiellement pour prêcher pour sa paroisse et qu’on sent bien la mauvaise foi. Deux jeux de mots dans une seule phrase, c’est violent. C’est dans ces moments là que je vomis la religion. Pas le fait de croire, ça, je dirais que ça ne me regarde pas et chacun sa spiritualité mais les dogmes. Déjà, y a un truc que je ne comprends pas. Comment un Dieu si miséricordieux nous impose-t-il des règles aussi drastiques, pour commencer ? Hein ? Bref, on n’est pas là pour avoir un débat théologique, ça importe peu dans cette histoire, au fond. Ce que je trouve gravissime, c’est le discours, la culpabilisation permanente du sexe (coucher, c’est le mal et tu seras puni, c’est comme ça et pas autrement). Evidemment que ce que dit le Pape ne m’empêchera pas de coucher avec capote (voire sans si je me mets en couple après le test adéquat mais ce n’est pas la question). Je ne donne pas foi à tout ce qu’il dit, surtout que mon catholicisme, je l’ai un peu oublié.

Mais quand même, un homme disposant d’une quelconque autorité peut-il réellement dire de telles sornettes ? Est-ce que ce n’est pas un crime de proférer une telle connerie monumentale ? Un homme politique aurait dit ça, il aurait été poussé rapidement vers la sortie (appelée « élections européennes »). Là, le Pape dit ça, les gens disent « ohlala, pas bien » mais le mec reste investi de son autorité. Mais au fond, y a quand même un truc qui me fait marrer (jaune) : on n’arrête pas de cracher sur l’Islam en la présentant comme une religion arriérée mais franchement, le christianisme, avec son « le préservatif aggrave l’épidémie du sida » ou « excommunions ceux qui ont avorté la petite fille de 9 ans enceinte suite aux viols répétés de son oncle », c’est pas mieux. C’est une honte, vraiment. Surtout que même si en France, on est un peu moins sous la coupe des religieux chrétiens, il n’en reste pas moins que dans de nombreux pays,  les dires du personnel religieux reste parole d’évangile. Et là, j’ai peur.

Conclusion : si vous n’avez pas envie de choisir la voie de l’abstinence (je ne vous en veux pas, moi-même, je ne le fais pas), les capotes, c’est le top.

Et on va lire cet article de Charles Mouloud sur le sujet. Je crois que j’aime de plus en plus Rue 89.

Once upon a time in the West…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs


En me relisant, je pense avoir été sévère avec moi-même lors de mon article précédent. 
Célibataire, oui. Désespérée, non. En fait, tellement habituée au célibat qu’il ne fait plus problème. C’est la vie, et c’est de sa faute dirait l’autre.
Bref. Je ne vais pas gloser indéfiniment sur les affres de la vie de célibataire, sur ses bonheurs et ses malheurs, etc. En fait, je crois que j’ai insisté sur cet état de fait pour pouvoir prendre 
la mesure du changement qui s’est opéré sur ces quelques derniers mois.

Il était une fois il y a un certain temps sur un certain continent… La jeune célibataire somme toute assez sereine que j’étais se réjouissait d’aller dîner avec son ami Nico et des amis à lui.
– Ah Marine, mais mes potes t’ont trop aimée. T’as fait forte impression!! J’en suis sûr!
– … (sourire flatté)
– Toi, t’en as pensé quoi? Benoît, par exemple?
– Benoît? Oh il est mignon, hein (très mignon).

Ca c’est la version niaise. Mais chez moi, ça ne marche pas comme ça. Point d’yeux qui se rencontrent, d’élégance feutrée dans un restaurant japonais, en toute délicatesse.

Ca ne marche pas comme ça.
Chez moi, ça doit prendre un tour burlesque.
A vrai dire, tout a commencé à cause de mes vêtements. Ce sont mes vêtements qui expliquent mon attitude face aux hommes, aussi loin que je me souvienne. Jusqu’à 15 ans, ma mère m’a habillée. Or j’ai un problème avec l’autorité : je la suis. Alors ma mère me disait toujours « Montre pas ton nombril, c’est vulgaire ». Ben oui, mais c’était la mode, les t-shirt courts. C’était dommage. Et brimer des instincts de pouffe c’est péché. Alors du coup, je montrais pas mon nombril.
Puis est venu le temps des études. Une vraie allumeuse, mes amis. Subséquemment habillée. Produisant les effets subséquents, également.  Mais il y a un certain temps, sur un certain continent, alors que je me promenais dans la rue, je me disais « tiens je me mettrais bien pouffe ». Mais montrer son nombril c’est vulgaire. Ma mère me
l’a toujours dit, quand j’étais ado. Alors j’ai mis une robe. Courte. Comme ça on voyait mes jambes. Pas toutes, le bas était couvert par des bottes. J’étais contente.

Et j’ai donc retrouvé Benoît, mon copain. Oh il l’était pas à cette heure là. C’était H-2 avant qu’il le soit. Quand il m’a embrassée, dans un bar à bières (j’ai toujours fait les choses avec classe, je vous dis), il m’a littéralement soulevé la robe. Sans doute qu’il voulait voir mon nombril.

N’empêche, j’aurais pas dû écouter maman. Montrer son nombril, c’est vulgaire. Mais montrer sa culotte, c’est pire. Et brimer des instincts de pouffe, c’est péché.

Alors j’ai eu honte. Les gens dans le bar ont applaudi. Et moi je voulais me cacher le visage. J’aurais dû commencer par me cacher le nombril et la culotte.

Ainsi commençait mon initiation au non-célibat… et croyez-moi, y avait du boulot.
To be continued…