Il me faut une copine spéciale « plan à 3 »

Parfois certains trucs m’agacent un peu chez les hommes et en premier lieu cette espèce de tenace légende urbaine comme quoi toute fille un tant soit peu open a forcément une copine dispo pour un plan à 3. Ah je savais qu’il me manquait quelqu’un pour obtenir un paysage amical parfait !

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Au début, ça fait sourire mais au bout d’un moment, ça devient limite lourd surtout quand tu le rabâches trois fois au même que NON tes copines n’ont pas envie de venir jouer avec nous, même si c’est son anniversaire et que ça lui ferait plaisir comme cadeau. Moi, ce qui me ferait plaisir, c’est un appareil Leica, tu me le payes ?

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Là, on en vient à plusieurs points. Une fois de plus, la bisexualité féminine semble aller de soi dans l’imaginaire masculin. Oui, il serait possible de ne pas toucher l’autre fille pendant l’acte mais on se ferait un peu chier quand même. Mais bon, ça, ça me dérange pas en soi, le jeune homme exprime un fantasme, je suis libre de souhaiter le réaliser avec lui ou non. Là où ça me titille, c’est quand ils semblent ne pas comprendre que je n’ai pas envie de coucher avec mes amies. Comme avec Vicky, j’en avais parlé lors de notre coloc de la vacuité. Pourtant on s’est déjà vues nues, on a dormi des centaines de fois ensemble, on nous décrit même comme un couple. Mais coucher ensemble me paraitrait affreusement incestueux.

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Je sais que je peux avoir un coté psychorigide dans la gestion de mes relations mais c’est ainsi. Quelqu’un que je classe dans la catégorie « amitié » ne passera jamais dans la case « amant(e) » même s’il est passé par la case « cible repérée ». Car l’amitié comme l’amour, ça se construit et je ne range pas quelqu’un dans le bac amitié des le premier regard non plus, il faut qu’il gagne ma confiance. Il ou elle, je veux dire. En plus, mon agenda étant ce qu’il est, je n’ai pas extrêmement de temps libre non plus donc mes soirées, je les donne à qui les mérite. Ca fait très prétentieux ce que je suis en train de dire, là, non ? Si.

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Et puis pardon mais quid de la nouveauté ? Je veux bien être arrangeante mais bon, si je dois toujours ressortir ma vieille copine de plan à 3, ne serait-ce pas un peu triste ? J’irais même plus loin. Imaginons que j’ai une copine de plan à 3 que nous appellerons Anaïs juste parce que j’aime bien ce prénom (j’ai failli dire Alice mais c’est un peu le prénom que je file à ma soeur ici donc ça fait de suite malsain alors que ce n’était pas mon but). Donc voilà, dès qu’un monsieur énonce le désir de mêler deux corps féminins au sien, nous voici au rendez-vous. Si bien qu’en fin de compte, on peut se demander si un couple n’est pas en train de naître entre Anaïs et moi et qu’on s’offre de temps en temps le luxe d’un beau pénis en chair et en sang (et pas en os). Alors ok, pourquoi pas mais tout ça ne me semble pas clair. Si Anaïs est ma copine de plan à 3, ce n’est pas ma petite amie. Et que suis-je pour elle ? Est-on réellement sûre que pour l’une comme pour l’autre, les choses sont claires ? Non parce que ce n’est pas anodin non plus à gérer. De toute façon, je ne suis pas sûre que sexe et amitié fasse bon ménage quelle que soit la configuration. Non mais c’est vrai, qui dit que cette histoire de plan à trois n’est pas une bonne façon pour l’une ou l’autre d’assouvir son amour pour sa camarade en faisant passer ça pour de la pure jouissance ?

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Et puis merde un peu. C’est son fantasme, ce serait à moi de me bouger les fesses pour le réaliser ? Bah tiens. Il peut demander, hein, j’ai peut-être ça sous la main mais si tel n’est pas le cas, il peut pas chercher de son côté aussi ? C’est quoi ce macho qui attend qu’on lui livre des femmes toutes prêtes à se faire dévorer sans lever le petit doigt. En plus, je ne veux pas dire mais trouver une fille célibataire open comme ça au pied levé, c’est pas vraiment facile. Autant un mec, c’est sans soucis ou à peu près(allez fureter sur certains forums, y en a qui sont partant pour à peu près tout) autant trouver une fille célibataire open, c’est pas si simple, surtout quand c’est une femme qui cherche. Parce que les femmes lesbiennes ne cherchent pas de couples hétéros et que, souvent, les femmes qui sont motivées pour un plan à 3 sont déjà en couple et cherchent justement une troisième (pour leur propre plaisir ou celui de leur mec mais ça, c’est un autre débat).

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Enfin, il me semble que souvent, le trip « je couche parfois avec mon pote » est souvent condamné à base de « non mais fais gaffe, tu vas tomber amoureux, c’est risqué, faut pas », blablabla. Je me trompe ? Je n’en ai pas l’impression. Or ce qui est « mal » entre un ami et une amie devient tout à coup normal entre une amie et une amie ? Pourquoi ? Par hétéronormisme ? Ben ouais, on peut coucher entre femmes juste pour le fun, y a forcément pas d’amour entre. Vu qu’elles couchent aussi avec un mec, elles sont forcément hétérosexuelles, hein. Et puis la marmotte, tout ça…

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Bref, tout ça pour dire que quand je réponds « non » à la question « as-tu une copine qui veut jouer avec nous », c’est pas juste pour faire chier mon monde alors c’est pas la peine de me redemander toutes les heures non plus. 

But, ils ont changé… en pire

Je me présente, Nina, 28 ans, j’ai un pouvoir que personne ne m’envie. Dès que j’ai affaire à une enseigne, que ce soit la sncf, la ratp, free ou but, le pire arrive toujours. J’ai fini par dire que je suis parano, je me dis parfois qu’il faut un peu que je fasse confiance aux élements mais à chaque fois, la vie me prouve que j’avais raison de sentir que ça
allait merder. Au passage, les 8% qui avaient répondu que la merde allait concerner le lit ont gagné.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 01 novembre, Vicky m’emmène gentiment au But de Nanterre pour que j’aille acheter le cadeau d’anniversaire de mes parents pour mes 28 ans : un sommier et un matelas. On teste différents matelas, je les trouve globalement trop mou, j’aime les lits durs. Enfin, je trouve mon bonheur, un Bultex délicieusement ferme mais pas trop quand même, mes lombaires chantent déjà d’aise. Le vendeur étant occupé, on s’étale sur le matelas et on papote. Ce lit, mon vieux, il est terrible.



Une vendeuse passe et nous demande amusée si elle peut nous aider. Alors, de bonne humeur, je réponds : « oui, nous serions intéressées par ce lit, on aimerait donc l’acheter ». Oui, le « on » et le « nous » sont totalement volontaires. La fille m’explique que le lit n’est plus disponible mais qu’il ne devrait pas tarder à revenir. J’hésite une nano seconde mais suite aux conseils de Lucie, j’avais choisi But car leur livraison n’est pas chère. On remplit le formulaire « mademoiselle, je suppose ? » dit-elle en me faisant un clin d’œil. Ahah, on rigole. Elle met le 02 décembre en date de livraison mais me rassure, je l’aurai certainement avant. Je vais à la caisse, fai fièrement un chèque de 612 euros et jubile à l’idée de ce futur lit.


Et je le savais que ça allait merder. Mercredi 10 décembre, n’ayant toujours aucune nouvelle de But, je finis par appeler. « Bonjour, voilà, j’ai acheté un lit et j’attends de le recevoir, je m’inquiète un peu… » Sans un mot, la standardiste me passe le service literie. Notons que là, on est au top de l’amabilité, ça va être pire après. Le monsieur de la literie me répond que oui, mon lit est là en stock mais qu’on m’a pas appelé parce que y a des soucis informatiques. Les soucis informatiques chez But, c’est un peu comme un incident matériel à la SNCF, c’est un peu le terme générique qui signifie « ça a merdé sans qu’on sache bien pourquoi alors on met tout sur le dos de l’informatique ». Il me dit de rappeler l’accueil pour prendre un rendez-vous, je m’exécute.

« Oui alors on n’a pas de rendez-vous avant mardi.

– Ah, ok… Et vous pouvez livrer à partir de quelle heure ?

– 8h ?

– Et les plages de livraison, c’est quoi ?

– 8h-19h.

– Pardon ? Vous plaisantez ? Je vais pas prendre un RTT pour ça…

– J’ai rien d’autre à vous proposer. »

Bon, je raccroche en lui disant que je vais voir, ma sœur me propose de demander à Anthony d’attendre chez moi mais j’en ai marre de demander des trucs à Anthony, Alice, Vicky… Pour ne citer que les trois que j’ai le plus emmerdé avec ce déménagement.

Vendredi, je me lève de très mauvaise humeur. Disons que depuis la mort de ma mamie, je dors très mal et je suis très tendue donc ça arrive régulièrement que je me lève très énervée avec une envie de taper sur quelqu’un. Vendredi, je suis donc très énervée et décidée à faire livrer mon lit quand je veux. Parce que le problème, c’est que je pars vendredi 19 décembre en province pour une semaine de congés donc si je dois attendre un samedi pour me faire livrer, on tombe le 03 janvier. Donc j’appelle. J’explique à la standardiste que dans la mesure où ils n’ont pas été foutus de m’appeler pour m’informer que mon lit était arrivé, à eux de se démerder pour me le livrer quand je veux. Paniquée, elle me passe un responsable et là, c’est du grandiose. Je lui explique mon souci, exigeant d’être livrée un matin entre 8 et 10h car après, je pars en congés.

« Mais vous n’aurez qu’à vous faire livrer votre lit après vos congés. Ohlala, y a plus grave dans la vie ! ».

Quoi ? J’ai bien entendu ? Non mais il se permet en plus de me balancer ça sur un ton méprisant ? J’explose : « Non mais ça va pas de parler comme ça à vos clients ? Ca fait un mois et demi que j’ai acheté ce putain de lit, j’ai payé quasiment le prix d’un loyer et vous n’êtes même pas foutus de m’appeler pour me prévenir qu’il est arrivé !

– Mais bien sûr que si, on vous aurait appelée…

– Ben la preuve que non ! »

Bref, à force de gueuler, il me promet de mettre mon nom en premier sur la liste des livraisons le mercredi matin. Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va encore merder, sans doute parce que le responsable s’est limite foutu de ma gueule tout du long de la conversation.


Mardi, hier donc, coup de fil à 15h : « bonjour, c’est le monsieur de la livraison, je serai chez vous entre 11 et 14h ». Mais PUTAIN. En majuscule. J’explique une nouvelle fois mon cas au livreur et celui-ci me propose de m’appeler une heure avant pour que j’aie le temps de retourner chez moi du boulot. Simon, me sentant proche de la crise de nerfs, me propose de rester travailler à la maison jusqu’à livraison puisqu’avec les grèves de la SNCF (oui, je les cumule), je vais perdre un temps fou.

18h15, téléphone. « Oui, bonjour, c’est le monsieur de chez But (pas le même, le premier avait un accent pied noir, celui-ci était plus asiatique), y a un souci avec votre commande : votre sommier a des lattes cassées. Alors je vous livre le matelas maintenant et le sommier plus tard ou tout en même temps ». Je déteste déjà ce lit.


Donc on résume : mon lit que j’attends désespérément depuis un mois et demi est dans la réserve depuis on ne sait quand, j’ai fait le scandale de l’année vendredi pour pouvoir être livrée en premier, engagement qu’avait pris le responsable et qui n’a pas été tenu et pendant tout ce temps, personne n’a pu voir que le sommier était pété ? Bon,

je sens que je vais rédiger une lettre d’une amabilité fantastique à la RH de But et je vais même réclamer un geste commercial mais big le geste commercial. Non parce que j’ai besoin d’un meuble de salle de bain et d’un meuble d’entrée. Mais après, je vous jure que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette enseigne de ma vie. Déjà, y a une demi douzaine d’années, j’avais acheté chez eux une commode. En la montant, j’ai découvert qu’il manquait tous les côtés des tiroirs. ON m’avait dit que But avait changé, c’est vrai… C’est encore pire.

Allez, zou, je déménage !

Décidément, ce début d’année 2008 est marqué par le sceau du déménagement. D’abord celui du boulot qui aura donc lieu le 25, ce qui me permettra de travailler à la maison.
Maintenant, je peux donc me pencher sur mon déménagement à moi vu que je sais où je vais bosser.

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Pourquoi déménager, vous allez me demander. Pour plusieurs raisons : a) je prends chaque année 20 à 30 euros de loyer en plus donc je devrais arriver à un 650 euros TTC pour un studio en rez-de-chaussée côté rue. Pour le même prix voire un peu plus, j’aurai un T2. Et pour moi, un T2, ça va enfin être un appart d’adulte avec une vraie chambre dans laquelle je vais mettre un vrai lit. Au départ, je visais un Paris intra muros mais vu que je vais bosser dans un quartier ultra cher, je pense partir en petite couronne, mais plus à Plumes sur Berges, j’ai une idée d’une autre
ville. Mais surtout, surtout, je veux être proche métro ou bus mais je ne veux plus prendre le train, plus jamais. Mais je veux quand même rester dans le même secteur, là où ma sœur vit aussi histoire qu’on reste pas loin. Là, c’est vrai qu’à 15 mn à pied, c’est quand même idéal.

 

Maintenant que la décision est prise, va falloir se bouger le cucul et des milliers de questions se posent. D’abord le préavis : il est de deux mois, je le lance maintenant ou
j’attends de trouver ? Bon, prudente, j’ai prévu d’utiliser mon RTT du jour pour courir les agences. Enfin normalement car là, je suis dans un état lamentale, je me suis bloquée le cou et je marche comme une mémé, j’ai mal partout. Là, franchement, ça me fait un peu chier d’avoir mal partout pour mon RTT, je comptais pas rester au lit toute la journée, au départ. Bon, bref, l’idée est d’aller dans une agence immobilière et de demander à la personne en face des conseils à ce sujet.

Ensuite, y a la question du coût et là, ça fait peur. Voilà en gros le calcul de base : frais d’agence (environ un loyer)+ le premier loyer + la caution + un vrai lit + une
étagère digne de ce nom. Bon, ma grand-mère m’a promis 1000 euros « le jour où je m’installerai », sachant que ça fera 10 ans en septembre que je vis seule… Donc bon, j’ai ça, les restes de ma caution (vu comme mon proprio est très près de ses sous, je doute d’en récupérer même la moitié) et je vais demander comme cadeau d’anniversaire une petite participation déménagement. A la limite, ils m’offriront mon lit.

Alors maintenant, certains vont me dire « mais dis donc,pourquoi t’achètes pas ? ». Parce que d’abord, je suis célibataire donc si je dois acheter, ce sera soit en couple, soit dans quelques années, quand j’aurai renoncé à l’idée d’être casable. En attendant, je mets des sous sur mon PEL. Là, avec ce que j’ai, je pense pouvoir m’acheter les chiottes. Et
c’est quand même important, quoi ! A une époque, j’avais pris un grand délire avec Vicky et Summer : « tu vois, j’achète des toilettes dans le Marais, je les rends publique et je
me fais une tune monstre ! ». Non parce que nous, les filles, nous sommes délicates. Jamais mais alors jamais je n’irai me soulager dans des sanisettes alors si on me propose des
toilettes clean nettoyées par des vrais gens et pas des jets automatiques qui en foutent partout. Donc bon, en attendant, j’épargne, j’épargne, c’est toujours ça de pris. Bon, je n’aurai jamais les moyens d’acheter un appart sans prêt mais quand je sauterai le pas, j’aurai plus de fonds et un meilleur salaire, selon la logique de l’augmentation annuelle. Surtout que je compte évoluer, bien entendu. Mais là n’est pas le sujet !

 

J’aime bien avoir des projets dans la vie, ça fait avancer. 2007, c’était le boulot, ça, c’est fait (et deux fois, même) donc 2008, ce sera un appart de grande fille avec une chambre à part et un vrai lit. En attendant, là, je vais rejoindre le mien. Et vu mon état, je vous jure que le vrai lit, là, j’en rêve. Surtout que je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai rangé
ma minerve.

Dans mon oeœuf de Pâques, il y avait une liste

Je sais pas si vous vous rendez compte mais c’est casse couille de trouver un titre différent pour la même chose toutes les semaines ! 



– Je suis allée chez le coiffeur mercredi. Coupe jolie mais j’ai les cheveux oranges, là, ça le fait pas trop, il me semble.

– J’ai acheté de nouvelles chaussures vendredi dernier, j’étais contente parce qu’elles me faisaient pas mal au pied. Mais en fait, mercredi soir, on s’est baladées avec miss Vicky et jeudi, j’ai couru toute la journée avec donc en fait, si, elles me font mal mes nouvelles chaussures à talon.

– Du coup, j’ai mal au dos, si un jeune homme super mignon veut me masser, qu’il ne se prive pas

– J’ai les cheveux oranges

– J’ai été bien gâtée pour mon annif, je suis notamment totalement méga fan du sautoir que ma grand-mère m’a offert, faudra que je lui demande où elle l’a achetée pour m’en faire une collection. Sinon Anne m’a offert un sac génial, je le quitte plus. En plus, il est orange donc assorti à mes cheveux. J’ai eu un t-shirt de la même couleur, aussi…

– Bon, maintenant que j’ai acheté le super amincisseur L’Oréal avec la roulette, là, je me mets au régime. Parce que j’ai pas payé 15 euros ce foutu truc pour me gaver de chocolat et autres cochonneries. Même quand Vicky qu’est des fois une connasse (mais non, je rigole, pas taper !) arrête pas de me parler chocolat dans ses mails. La garce !

– J’ai les cheveux oranges
 

– Si je décroche un boulot dans les prochains jours, je m’achète la sublime robe rouge vue chez Mango à 54.90. Et si je gagne au loto, je rachète toutes les robes des filles à la vanille. Ah, on m’objecte en fond de salle que je joue jamais au loto. Fuckin’ world !

– Avec Wanadoo, c’est top, je dois renvoyer trois fois un mail pour qu’il passe et quand il passe pas, je le sais deux jours plus tard, quand le mail me revient. Messagerie de merde !

– J’ai les cheveux oranges
 

– Monoprix doit arrêter de vendre ses pana cotta parce que j’ai dit que j’étais au régime.

– Moi, je vais voter avec une machine électronique m’informe ma mairie (en m’envoyant ma carte d’électrice). Ok mais ça me plait pas trop : y a plus d’isoloirs et tout le monde va voir pour qui je vais voter. Je ne cache pas mes opinions et tout le monde ici sait pour qui je vais voter mais bon, j’ai pas envie que tout le quartier le sache. Je ne veux pas être « la fille de gauche qui a le chat qui fait le peep show ». « La fille qui a le chat qui fait le peep show », ça me suffit.

– J’ai ressorti ma veste d’été, celle où y a mon badge « 100 £ per hour » et une rose orange symbolisant un pays de l’est. Une rose assortie à mes cheveux.

– Je vous ai dit que j’avais les cheveux oranges ?
 
Quelle semaine, je l’ai même pas vue passer.

Le dilemme du savon

Aujourd’hui, c’est férié, certains d’entre vous seront à la mer ou en vadrouille parce qu’il fait beau. Devais-je donc m’abstenir d’écrire sous ce prétexte fallacieux que la plupart d’entre vous ne seraient pas là, oubliant ceux qui jetteront un œil par ici, espérant un nouvel épisode des tribulations de Nina ? (oui, j’aime penser que votre vie tourne autour de moi). Naaaaaaaaaaan !

 

Ceci étant, qui dit jour férié dit article léger. J’aurais bien fait une BD mais j’ai pas mon matériel (mouahahah !). J’aurais bien fait une photo de mon maquillage mais j’ai pas tout chez mes parents. J’aurais bien fait une photo de ma nouvelle coupe mais c’est demain que je vais chez le coiffeur. Bon, j’ai pris une photo de mes cadeaux d’annif mais bon…

 

Alors aujourd’hui, j’ai décidé en mon âme et conscience de faire un post de pouffe. La vraie pouffe, celle, superficielle, qui se pomponne et tout ça. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un terrible dilemme que je vis tous les jours. Le dilemme du savon.

 

En tant que fille, je fais attention au savon que je choisis. Il doit sentir bon et faire la peau douce et la nourrir, la protéger. Non parce qu’une peau, c’est fragile, quoi. Alors je suis sous ma douche (lalalala), je suis mouillée et voici l’heure de se savonner. Qu’avons-nous actuellement en rayon ? Un Dove classique, sent bon le savon et rend la peau bien hydratée. Sinon, j’ai deux Bourgeois, un aux billes de bambou pour raffermir la peau (été oblige) et un aux extraits de gingembre pour exciter les hommes (hihihi). Ensuite, j’ai aussi un savon lush qui sent bon le savon et un savon Nuxe qui donne des orgasmes à ma peau. Alors lequel choisir ? Tout dépend de ce que je vais faire après ma douche. Si rendez-vous galant, on va mettre le truc au gingembre, sinon, c’est selon mes humeurs.

 

Sortie de la douche, une fois séchée, il est (encore) temps de m’occuper de ma peau. Alors que vais-je lui faire ? J’ai le choix entre mon hydratant Mixa Bébé, mon hydratant auto bronzant Dove et mon huile précieuse Nuxe. Bon, alors, j’ai mis de l’hydratant hier, je pourrais mettre de la Nuxe aujourd’hui ou alors la garder pour quand j’aurai ouverture parce que ça fait la peau tout douce ? Avec quelle odeur je veux dormir ? Avec quel savon ça se marie le mieux ? De quoi à besoin ma peau ? De couleur ou de douceur ou les deux ?

 

Bon sang, être une fille, c’est difficile. Alors, certes, je pourrais arrêter d’acheter savons et hydratants mais je suis une fille. En plus, cette semaine, faut que je m’achète le nouvel amincissant L’Oréal avec le truc qui fait rouler/palper !

Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

Qui est Nina ?

Après un an et des brouettes de blog, il était temps de se poser la question ! En fait, pour moi, la réponse était claire : c’était une certaine partie de moi. Pas forcément la meilleure mais une partie. L’autre jour, je discutais avec un jeune homme qui ne connaissait pas Nina donc, dans la conversation, j’en viens à parler du blog. Il le lit et en substance, il me dit : « autant, toi, je t’adore, autant avec Nina, j’ai du mal. »

Je tombe des nues. Hein ? De quoi ? Mais quelle est la différence ? Donc il m’explique, il détaille et là, je réalise que Nina peut être très éloignée de mon moi profond par moment. Et aussi qu’en un an, j’ai bien changé. Exit l’étudiante insouciante et mangeuse d’hommes. Quoi que déjà, le côté mangeuse d’hommes était très relatif, je suis une petite joueuse comparée à d’autres. Mais bon, je m’en fous, je ne couche pas pour faire du chiffre. Depuis fin octobre, je n’ai partagé mes nuits qu’avec deux hommes pour qui j’ai eu des sentiments. Pendant 4 mois, je fus abstinente, par volonté et pas par obligation. Les brouettes sans lendemain, j’en ai marre. Ce butinage m’a valu quelques claques bien méritées. Je ne regrette rien, ceci dit, mais tout ça est derrière moi. De ce point de vue, j’ai vraiment changé. Le sexe, c’est bien mais c’est encore mieux quand c’est fait avec la bonne personne. C’est comme la nourriture : le McDo, ça nourrit, mais ça vaut pas des pâtes aux truffes. Et moi, j’ai suffisamment mangé de McDo pour n’avoir désormais envie que de pâtes aux truffes. Si je veux du sexe, je décroche mon tel et j’appelle Laurent l’obsédé, toujours prêt à me rendre service en la matière. Sauf que si je l’ai pas rappelé depuis octobre, c’est pas pour rien.

Nina est libérée ? Heu… Ça dépend ce que l’on entend par là. Dans la mesure où je ne considère pas le sexe comme un tabou, pourquoi pas ? Ceci étant, j’ai mes limites, elles ne sont certes pas celles que la morale essaie de nous imposer genre pas coucher le premier soir, pas coucher avant le mariage, certaines pratiques sont saaaaaaaaales. Ma seule limite est, finalement, de pouvoir me lever le matin et de pouvoir me regarder dans une glace sans être dégoûtée par la fille que j’y vois. Si on se réfère à tout ce qu’il faut faire pour être libérée mode Elsa Linux, je suis une sale puritaine. J’ai jamais tenté le lesbianisme, je suis jamais allée dans un club sado maso pour me faire prendre par une foule d’inconnus, je me suis jamais faite prendre en étant accrochée à une porte, me suis jamais faite sodomisée par mon boss, jamais une collègue ne m’a offerte comme cadeau d’anniversaire à son mari qui trouve amusant de mettre sa montre en cockring (j’espère pour lui que c’était pas les montres à bracelet élastique, ça peut faire mal aux poils), je me suis jamais photocopié le sexe… Oui bon, on va arrêter la liste là. Très franchement, je m’en porte très bien merci. Je ne suis pas un objet et je n’ai pas envie de faire pas mal de choses dans cette liste, je vois pas pourquoi je me forcerais. Si être libérée, c’est devoir absolument tout tester, je préfère être puritaine, merci. Parfois, quand je vois certains comportements, je me dis que c’est pathétique. D’un autre côté, je me rends compte que les aventuriers (ou aventurières) du sexe s’en servent souvent pour combler quelque chose. Si l’été dernier, ça a été autant la fête du string de mon côté, c’était pour combler une certaine solitude et aussi tester mon pouvoir de séduction auprès des hommes. Depuis, j’ai compris que n’importe quel thon pouvait se taper des mecs si elle voulait donc mon truc servait à rien. Et, comme par hasard, depuis que Gauthier est sur Paris, je me suis calmée. Coïncidence ?

Nina est trash ? Non, je crois pas. Directe dans ses propos, oui. Autant appeler un chat, un chat, un pénis, ça reste un pénis, quelle que soit la métaphore qu’on utilise. Evidemment, j’évite des mots moches comme bite ou chatte. Ces mots ne me plaisent pas, je vais pas les employer ! De la même façon, j’essaie de ne pas faire dans le vulgaire. Le « putain, il m’a explosé la chatte », ça peut être marrant entre amis dans un certain contexte mais il ne faut point en abuser. D’abord, on n’explose pas ma chatte, on la traite avec délicatesse, non mais ! A quoi ça sert que Rogé Cavailles il se décarcasse, sinon ? J’ai certes un côté gentiment trashouille avec ma cravache et mes menottes mais c’est plus pour rigoler qu’autre chose, je n’ai jamais cravaché personne, sauf sur demande. Et c’était à la gay pride donc ça compte pas. Il est vrai que je peux facilement parler des pornos (ou érotiques) que j’ai vus, raconter ma virée au sex shop ou parler sexe dans la rue mais je ne me considère pas trash pour autant. C’est juste que je ne fais pas une montagne du sexe, c’est un sujet comme un autre. Par contre, j’évite de trop en raconter, surtout à des personnes qui me connaissent peu. D’ailleurs, vous aurez noté que, sur ce blog, j’ai beaucoup parlé de mes plans culs mais très peu de mes mecs, finalement. On sait qu’ils sont là mais ce que l’on fait dans l’intimité de notre chambre, ça reste secret. Honnêtement, j’ai pas envie de le partager. Et puis les gens qui racontent leur vie sexuelle en détail, je trouve ça un peu chiant. T’as fait ça 10 fois pendant le week-end, y compris sur le buffet de grand-mère ? Heu… Tu me passes le sel, s’il te plaît ? Ma liberté de ton vient sans doute de ma culture gay où on se demande sans fioriture des nouvelles de nos vies sexuelles, qu’on parle sexe sans tabous mais de façon assez construite. Les trois quart des articles présentés ici ne sont finalement qu’une synthèse de nos discussions. Mais bon, on parle aussi d’autre chose !

Nina est une femme des années 2000 que rien ne peut atteindre ? Alors, là, c’est archifaux. Je pense avoir pleuré plus ces 7 derniers mois que pendant le reste de ma vie. Non, j’exagère mais qu’est-ce que ça n’allait pas ! Il y eut d’abord mon chômage. Ça, je l’ai salement vécu, faut dire ce qui est. Je crois que pour la première fois de ma vie, j’ai flirté avec la dépression, je me sentais une sombre merde. Je me levais de plus en plus tard, je traînais toute la journée, toujours prête à pleurer pour le moindre truc. Là, ça va mieux, même si je suis pas encore sortie de l’auberge. Ils me prennent en stage jusqu’en octobre puis après, j’ai un gros boulot à faire qui m’amènera quasiment jusqu’au printemps et pour la suite, j’ai une idée sur laquelle je dois travailler. L’optimisme est enfin revenu, il me semble apercevoir le bout du tunnel. J’ai aussi été très malheureuse suite à ma dernière rupture que j’ai à peine évoquée sur ce blog. Pourquoi ? Peut-être parce que ça me touchait trop. Certainement parce que je ne voulais pas qu’on le juge. Déjà, en parler, ça aurait été dévoiler une partie de la vie du jeune homme et, là, je crois que je n’avais pas à faire ça. Ensuite, j’avais peur qu’il se prenne des volées de « connard », « pauvre type » ou autre donc j’ai préféré m’abstenir. Mes ex, y a que moi qui ai le droit de les insulter. Et Gaugau aussi mais lui, c’est pas pareil : vu que c’est toujours lui qui me ramasse en larmes au téléphone, ça lui donne quelque prérogatives. Et puis, de toute façon, l’histoire était suffisamment compliquée pour pas y ajouter d’autres personnes ne connaissant pas la situation.

Mais je ne parle pas non plus de mes petits bonheurs. Des moments partagés en amoureux, des rigolades parce que Kenya fait la nouille (ce qui est très naturel chez elle), nos délires avec Gaugau ou autre, des petits instants de bonheur fugaces qui ne donnent plus rien une fois écrits. Et puis des choses que je n’a même pas envie de partager parce que je peux être égoïste, aussi, et que c’est trop beau pour être écrit.

Enfin, Nina n’est pas une pintade même si, des fois, j’aime bien faire dans le superficiel. Ça m’amuse d’écrire des articles sur les soaps opéras, de faire ma Guy Carlier en critiquant certaines émissions de merde. Même si j’ai pas regardé la Star Ac ou la nouvelle star juste pour critiquer, faut pas déconner non plus. Parce que je ne suis pas toujours sérieuse dans la vie et que j’aime bien me prendre un gros délire. Ça n’empêche pas que, des fois, je réfléchis à la société qui m’entoure, que j’ai des opinions politiques, je suis l’actualité et quand je vois ce qu’il se passe dans le monde, j’ai envie de baisser les bras. Mais je n’en parle pas ici. Juste parce que ça ne correspond pas à la ligne éditoriale et que je n’ai pas forcément envie de débattre de certains sujets ici.

Bref, je me rends compte que, parfois, le blog est un prisme déformant qui peut donner une fausse image de ma personne. Je suis bien plus complexe que Nina, il y a des choses que je ne dis pas, par choix ou pas. Bref, toute ma vie n’est pas ici et ceux qui s’arrêtent à « Nina » ratent bien des choses de ma personne !

A partir de maintenant, je mettrai un peu de musique sur les articles, si j’en ai envie, un peu à la manière de Yojik. Aujourd’hui, la the nana de Léo Ferré, le garçon qui m’a inspiré cet article sait pourquoi.

J’’aime pas le dimanche

Au septième jour, comme il s’était bien décarcassé, Dieu décida d’arrêter là sa création et décida d’aller se reposer. Bon ok, créer le monde en 6 jours, c’est balèze, il avait bien le droit à une petite sieste. Mais voilà, le dimanche, du coup, c’est le jour du rien, le non-jour de la semaine. Et je l’aime pas.

Petite, les heures du dimanches qui s’égrenaient à une vitesse folle me faisaient penser à un ultimatum : bientôt la fin du week-end ! Il est 16h, tu dînes à 20, il te reste 4 heures pour faire tes devoirs… Bon, d’abord, je goûte. Puis après cette sacro-sainte pause (comme si j’avais interrompu mes devoirs pour ça, tiens, je les avais même pas commencés !) à base de
chocapic tout en feuilletant un magazine, je retourne dans ma chambre où je fais semblant de bosser, sauf quand j’ai un devoir à rendre. Dimanche 20 heures, devoirs rarement faits mais c’est pas grave. Moi, j’étais la rebelle du primaire, du collège et du lycée : jamais je ne faisais mes devoirs mais j’avais toujours de bonnes notes. Dégueulasse hein ? Reste que le dimanche, je n’aime pas ça, devoirs ou pas devoirs. Et encore, les devoirs, ça occupe…
Oui car que faire un dimanche ? Du shopping ? Ben non, les magasins sont fermés. Aller chez le coiffeur, l’esthéticienne, le docteur, l’agence immobilière, la banque ou je sais pas quoi ? Non, ils sont tous fermés. Oui, ils travaillent en même temps que nous, logique, me direz-vous. Tout ça, faut le faire le samedi. Bon, s’il fait beau et que nous sommes à une période de l’année où il fait bon, on peut aller se promener, prendre la voiture pour partir au fin fond du département ou chausser les baskets pour déambuler dans la forêt voisine. Mais, curieusement, le dimanche, il pleut souvent. Alors on glande, on ne regarde pas la télé car il n’y a rien. Vidéo-Gag, ça fait 15 ans que ça passe et se farcir les présentateurs entre les gags, c’est d’un pénible… D’ailleurs, ils ont bien fait de remplacer Bernard Montiel par M. Météo, j’ai pas vu la différence, ils récitent tous les deux de façon pénible et ennuyeuse leur texte. Là, y a une blonde en plus qui doit feindre l’enthousiasme mais c’est pas trop ça. Le public, maintenant, ce sont des enfants mais je me demande s’ils ont pas recyclé les images du public du Club Dorothée. Sinon, y a le maillon faible, rapidement lourd, 7 à 8, émission ni racoleuse, ni voyeuriste, Drucker qui roupille sur un canapé tandis que ses chroniqueurs font de l’auto-promo à fond. Par exemple, Philippe Geluck, personne qui m’énerve, il faut l’avouer : « oui alors M. l’invité, je vous ai fait un dessin du chat, vous savez, ma BD dont le volume 8 vient de sortir ! ». Bon, Geluck sort sa blague, souvent nulle et Drucker, à la fin, il fait le récapitulatif : « notre invité, Bidule, qui sort un film au cinéma le 7 janvier, Philippe Geluck dont le volume 8 du chat vient de sortir, vous pouvez retrouver Anne Roumanoff tous les soirs à une salle de spectacle et Jean-Pierre Coffe dans sa cuisine. » Soyons franc, cette émission résume parfaitement les ambiances de dimanche : c’est mou, c’est chiant, c’est morose. Et en plus, j’ai l’impression que le montage accentue encore cette impression.
Le dimanche, c’est se coller le nez à la fenêtre et regarder la pluie qui tombe. C’est soupirer quand on allume la lampe à 18 h car la nuit tombe : week-end déjà fini, on repart sur une nouvelle semaine. Ce n’est pas tant la perspective de cette nouvelle semaine qui commence qui me mine que celle de la semaine qui se termine. Cette semaine, j’aurais voulu finir mon roman, raté. Cette semaine, j’aurais voulu finir mes devoirs, raté. Cette semaine, j’aurais voulu appeler la mairie pour savoir comment je peux avoir le RMI, raté. Cette semaine, j’aurais voulu qu’il m’appelle pour me dire de le rejoindre chez lui, raté. Bref, les dimanches, c’est l’heure du mini bilan de la semaine : tout ce qui devait être fait et ne l’a pas été, ça fout la trouille. Et puis, y a le terrible constat : que s’est-il passé cette semaine ? Rien. Pas d’appel pour du boulot, pas de charmant jeune homme pour me consoler, Brad et Angelina sont toujours ensemble et Kenya ne sait toujours pas faire la vaisselle (ça m’arrangerait).Des fois, le dimanche soir, à l’heure du bilan, j’ai comme une boule à la gorge… Et à la télé, y a que des trucs pour me démoraliser encore plus, des émissions sur des meurtres, des crashs d’avions, des scandales, des ci, des là… Tous pas beaux, tous malhonnête, l’homme est un fruit pourri. Si, des fois, y a
Urgences. Cette série est un peu particulière pour moi puisque quand j’étais au lycée, on la regardait tous à la maison, papa, maman, Alice et moi. Plus tard s’est agrégé Guillaume 1er qui adorait. Je l’ai ensuite regardée avec Arnaud et Guillaume II. Et seule. Je me souviens de mon premier urgence seule, j’étais triste : le lendemain, je commençais la fac et je pensais au reste de ma famille qui regardait ça collégialement. Et moi, toute seule dans mon coin. En plus, Urgences, maintenant, c’est chiant. J’ai même plus le beau George Clooney pour faire passer mon cafard, j’ai plus qu’à aller me coucher.
Des fois, le dimanche, c’est repas de famille : ça égaie, mais c’est pire au niveau « sentiment qu’on n’a pas vu passer le week-end ». On apérote (hop, une coupette de champagne), on déjeune mais pas qu’un peu : entrée, deuxième entrée, des fois, plat, fromage, dessert, re-champagne, café. Comme aujourd’hui, un peu. Ma mamie et ma tatie sont venues, nous avons mangé joyeusement et pendant le café, alors que ma sœur et mon père avaient fui, ma grand-mère, pompette, raconte à quel point ma mère était une vilaine peste petite et ses sœurs, guère mieux. Moi, je
suis pleine à craquer et le champagne fait des bulles dans mes yeux. Ca pique, la meilleure façon de les soulager, c’est de les fermer. Oui, d’ordinaire, moi, le dimanche, à midi, je dors, je ne mange pas. Donc le repas s’éternise, ma tête s’appesantit et le temps qu’on finisse, qu’on débarrasse et tout ça, c’est 17 heures. Qu’as-tu fait de ton dimanche ? Bah, j’ai mangé.
J’aime pas le dimanche. En plus, dans ma famille, ils décèdent toujours un dimanche. Mon grand-père (je n’étais pas née), mon autre grand-père, mon oncle, ma tante… Ils ont tous trépassé un dimanche, c’est comme ça. Quand le téléphone sonne un dimanche et que mon père n’est pas de garde (ce qui arrive relativement rarement, il faut l’avouer), ma mère a un peu peur. Je me souviens la dernière fois que quelqu’un est mort dans ma famille : un dimanche ensoleillé, tout va bien, on déjeune tranquillement à trois (ma sœur étant à Londres) quand le coup de fil retentit. On abandonne tout sur place et, depuis, on n’a jamais plus mangé de poisson aux petits légumes.
Le dimanche, c’est aussi le jour où je me sens sale. Comme je sors pas, je fais le minimum d’effort : en jogging, un coup de brosse histoire d’éviter les nœuds et pas de maquillage (pourquoi faire ? Séduire George Clooney à travers la télé ?). Je traîne, je glande et le soir, je me sens cra-cra. Alors que je n’ai rien fait de physique ou salissant (parce que quand je le
fais, je me lave, du coup). C’est juste parce que je suis en négligée et que je ne suis pas si habituée que ça à ne pas être parée. Et qu’en plus, j’aime même pas ça, être en jogging parce que ça fait sac à patates et je me sens moche.
Un nouveau dimanche se termine. Cette semaine, j’ai eu une hypothétique proposition de stage (à suivre), j’ai appelé un beau garçon et papoté une heure avec lui, j’ai eu une idée fantastique, j’ai eu des cadeaux d’anniversaire tout plein. Mais les gens m’ont pris une taille (voire deux pour certains vêtements) en trop sur les fringues (pas vexant du tout), j’ai bouffé comme dix en culpabilisant parce que si on me prend des tailles en trop sur les fringues, c’est que je dois ressembler à une baleine. Brad est toujours avec Angelina (oui, ma mère lit Voici donc j’ai pu le
constater), Kenya roupille au lieu de faire la vaisselle et j’ai fait un rêve cette nuit qui m’a rendue tristoune et perplexe pour la journée.
Foutu dimanche !

Samantha

Par Gauthier, Banana et Nina
Gauthier : Lecteur adoré chéri, Nina s’évertue tous les dimanches à te pondre un article « du dimanche ». Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1/ le dimanche il y a moins de lecteurs, donc l’article se doit d’être léger, et oui lecteur qui nous lit le lundi pendant que t’es payé pour bosser, on pense à toi, le dimanche c’est light.
2/ le dimanche suit logiquement le samedi soir, donc la Nina elle est en descente d’alcool donc elle peut plus réfléchir… Donc c’est léger… à toi de faire le lien…
OUPSSSS!!
 
Mais aujourd’hui il y a une nouveauté, c’est Gauthier qui écrit l’article du dimanche. Et là lecteur tu es heureux, je le sens…
 
Alors aujourd’hui on va parler de Samantha. Non pas Samantha de Sex and the city, on va parler de Samantha de France 2. Tu as forcément vu cette mini série qui est diffusée le samedi soir sur la chaîne de France Télévision la moins novatrice du paf ! Si tu ne connais pas flagelle-toi 500 fois en répétant « je ne mérite pas de vivre ! ».
 
Petit renvoi, je suis fan de cette mini série depuis que ça passe, et j’avais promis à mes amis Toulousains de faire une soirée à thème. A savoir, que des couples « Samantha et Chantal » et tout ça pour mon anniversaire. Je suis fan, j’avoue… Mais ça c’est pas fait, par manque de temps, manque de motivation, manque de tout… Donc je suis resté sur ma faim, et Nina aussi. Donc je suis né en mai, et il y a 15 jours (donc en octobre !!!!), Nina m’offre ENFIN mon cadeau d’anniversaire : le dvd de Samantha !!!!!!! Les filles les plus Oups…*
 
Que dire sur Samantha ? Ben tout simplement que c’est ma vie ! Je suis blonde, je ne suis entouré que de blondes, je ne vis que pour les blondes… Donc je me retrouve forcément ! Petit exemple au hasard :
– Chantal on fait quoi maintenant ? (elles sont dans un club de gym)
– Danse rythmique, abdos fessiers, barres abdominales, bar restaurant…
Elles répètent ensemble « bar restaurant !!!!! », voilà c’est ma vie, ma vision de la vie… Si c’est pas de la positive attitude ça ? Bon si vous ne connaissez
pas le dvd, je vous invite intentionnellement à le regarder chez moi pendant une soirée dédiée, ça fait trop de bien…
 
Le problème actuel : je suis saoul, je ne sais plus quoi raconter… Océane m’appelle, je vous abandonne…
 
Nina : Nina reprend la parole
Bon, Samantha, moi, je connaissais pas, j’ai autre chose à foutre le samedi que regarder la télé ! Donc un soir, le moumour me fait : « moumour, je fais mon
anniversaire sur le thème « Chantal et Samantha », ça te dit, » Moi : « Qui ça ???? » Du coup, il m’envoie sur le site de Fr2 et je découvre l’univers de
Samantha, je rigole très fort, j’adore, je suis fan ! Donc, je ferai Samantha, Lucie Chantal, tout va bien ! Puis finalement, ça se fait pas. Dommage, je voulais m’acheter une bague à pompon !
 
Bon, qu’est-ce que j’aime chez Samantha, Sa coiffure ! J’aime cette espèce de frange psychédélique à la symétrie inédite… J’aime sa naïveté, Voltaire ne l’aurait pas reniée, elle est digne de Candide, elle découvre le monde à travers ses yeux de blonde, c’est beau, c’est émouvant ! Samantha est drôle, elle vit dans un monde à part si merveilleux, si rose…
N’empêche que si je pouvais vivre dans sa maison, je ne dirais pas non !
 
Ce que j’aime chez Samantha, aussi, c’est l’acteur qui joue Chantal : en homme, il est quand même sacrément choupinou. Lecteur, si tu es l’acteur qui joue Chantal dans Samantha et que tu as envie de paraître dans mon blog, envoie-moi un mail, on va s’arranger .
 
Mon gag préféré de Samantha … Il y en a plusieurs, j’aime bien les sketches dans la salle de gym parce que l’acteur qui joue Samantha est en débardeur…Qu’il est miam miam ! Oui, bon, forcément, un brun aux yeux verts, ça me parle de suite… J’adore l’épisode où Samantha et Chantal appellent les pompiers parce que le sauna est plein de fumée et Chantal fait : « Au secours s’il-vous-plaît ! » ; Sinon, l’épisode qui m’a le plus parlé, c’est quand Samantha dresse son chat, Médor : elle essaie de dresser son chat qui ne bouge jamais donc quand elle montre à Chantal, elle fait : « Médor, pas bouger ! Médor, tu vois ce bâton, (elle le jette), ne va pas le chercher ! ». Sauf que moi , si je jette un bâton à Kenya, elle va le chercher !
 
Bref, Samantha, c’est que du bonheur !!!! Bon, je suis saoule et ne parviens plus à construire ma pensée, je cède la parole à miss Banana parce que, là, je suis plus en état de dire quoi que ce soit, on chante « tu es blonde, tu es belle » en s’extasiant sur la taille du pénis de M. Big…
 
Banana : P***** de b***** de m*****. Je suis complètement chiffon, se dit Banana. Et je parle à la troisième personne.
Samantha, je regrette de ne pas connaître mieux . Je suis tombée dessus deux-trois fois par erreur, et j’adore. Samantha, c’est la brune décolorée par excellence, un modèle de blonditude, les yeux grands ouverts sur un monde qui l’étonne chaque jour – en réalité, un émerveillement presque philosophique- , l’innocence des petites filles modèles de la comtesse de Ségur (cet article
du dimanche multiplie, contrairement à la démarche initiale de Nina, mais la vodka aidant, les références littéraires), un goût prononcé pour la mode (oui, mais de quelle année ?), une histoire d’amitié à-la-vie-à-la-mort avec sa copine Chantal.
En fait, Samantha, elle ose dire toutes les conneries qu’on assume pas, les remarques à la con « je disais ça pour rigoler, hein, qu’est ce que tu crois » (en riant jaune), les secrets de beauté partagés avec notre meilleure amie dans la salle de bain. Pour conclure, vive Samantha, elle déchire la race de sa mère. Et ressers-moi un verre.
* c’est sur la quatrième de couverture du dvd (ça se dit quatrième de couverture pour un dvd ? Pffff de toute façon je m’en fous…)