Téléphone-moiiii (crush téléphonique)

Quelque part en novembre, Amy, Missblabla et votre dévouée papotent boulot quand surgit dans le cas du « correspondant qui a une voix qui ruine la culotte ». Vous voyez très bien de quoi je parle !

Dans nos métiers de bureau, nous avons deux outils pour communiquer : Internet et le téléphone. On passe donc du temps accroché à notre combiné à discutailler avec nos collègues, clients ou prestas. Enfin, discutailler, je m’entends, on est plus dans le « ouais, salut c’est Nina, ça va ? Au sujet du dossier machin… ». Chaleur ! Mais dans tous ces contacts vocaux se cache celui qui fera l’amour à ton conduit auditif, dont la voix grave et vibrante fera monter ta température de quelques degrés. La phrase « tu peux m’envoyer les spés tech » n’aura jamais été aussi torride.

Et te voilà à minauder au téléphone, à palpiter de joie dès que tu vois le numéro magique s’afficher et tomber dans un pot de nutella format familial dès que le dossier machin est réglé et qu’il ne t’appellera plus. Parce qu’on est entre pro et les pros ne s’appellent pas juste pour s’entendre, on a du travail. Et en plus, c’est même pas une relation exclusive, tu le sais qu’il en appelle d’autres, qu’il leur susurre des histoires de bugs, devis et autres deadlines.

Mais attention ! Derrière la voix charmante se planque parfois une arnaque. Vous l’avez fantasmé, prêté un physique qui ferait passer Henry Cavill pour un thon puis un jour, vos chemins se croisent et comment dire… Votre culotte reste au sec et votre sang se glace : c’est donc lui, le prince de mes désirs les plus secrets ? C’est impossible ! Il est si… Pas du tout comme j’imaginais. Cas concret, y a 5 ans, j’étais en contact avec un mec qui avait une voix raaaaaaaaah ! Mais en vrai, ça donnait coupe brosse et chaîne à gros maillons entremêlée dans une toison bien fournie… Ouais non…

Et là, on s’est toutes comprises. La voix d’or ne fait pas toujours le mec charmant, c’est même assez souvent l’inverse. Mais peu importe le flacon, du moment qu’on a l’ivresse… De l’ouïe.

L’ambition, c’est pas tout dans la vie

Mon cher moi d’avant,

Ca faisait longtemps que j’avais pas pris ma plume virtuelle pour t’écrire. Tu as désormais 15 ans et tu assistes à ton premier forum des métiers. Pendant longtemps, à chaque fois qu’on te demandait ce que tu souhaitais faire dans la vie, tu répondais selon ton humeur du jour : prof d’allemand (ahah, tu as toujours été mauvaise), archéologue, prof
d’hist et géo (t’étais pas si loin), coiffeuse, assistante sociale, chanteuse avec guitare. Ah sur ce point, laisse tomber, 16 ans plus tard, tu n’as toujours pas appris à en jouer. Mais à 15 ans, suite à ce forum des métiers, tu te décides : tu seras journaliste.


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Je vais pas faire durer le suspense bien longtemps : ça n’arrivera pas. Une petite chronique dans un journal people mais rien de plus. Pleure pas, tu feras autre chose (et tu seras par conséquent mieux payée, en fait). Tu vas pénétrer dans l’univers magique de la comm-marketing. Sans jamais l’avoir étudié, je sais mais tu apprendras que rien ne vaut
l’école du terrain tu sais. Tu seras community manager mais tu ne sais pas ce que c’est, ça n’existe pas encore. Déjà, à 15 ans, tu n’es pas connectée à Internet, tu sais que ça existe mais tu as du mal à comprendre ce que c’est précisément. Tu le découvriras bien assez tôt (et tu seras complètement accro, c’est moche un peu).

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Pourquoi je te raconte ça ? Pour t’apporter un peu d’insouciance ma fille, tu vas un peu en manquer de 20 à 25 ans, pensant que réussir était tout dans la vie. Et bé non. Déjà, la réussite, c’est subjectif. Mais écoute la vieille que je suis. Longtemps, j’ai cru qu’il fallait aller vite et haut, aucune alternative. J’ai donc voulu courir pour tout faire vite. J’ai toujours eu cette urgence de vivre, je me calme que depuis très récemment, t’as pas fini de galoper ma fille. Tu vas avoir une vie professionnelle intense sauf que tu vas avoir du mal à comprendre qu’il ne faut pas courir dans les escaliers; chaque marche compte. Dans chacun de mes précédents boulots, à peine installée sur une marche, je me questionnais déjà sur la suivante.


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Et puis je suis arrivée dans ma nouvelle boîte. Où je bosse sous les ordres de gens plus jeunes que moi. Sur le coup, je me suis posée la question, je t’avoue : aurais-je un peu raté ma vie ? Bon, ok, à 31 ans, c’est un peu chaud de se condamner. Puis j’ai réfléchi : de 1, j’ai des expériences diverses et variées qui me servent quoi qu’il arrive. De 2, pour une fille qui n’a fait aucune étude dans le marketing, je m’en sors très bien. Tu m’entendrais parler, on dirait que j’ai fait ça toute ma vie. De 3, j’en ai marre de courir. Je comprends ENFIN que c’est pas l’essentiel. Là, je suis bien dans mon job, je me fous de l’échelon supérieur parce que là, je ne cherche pas à aller plus haut, je cherche d’abord à stabiliser. Parce que grimper en courant un immeuble branlant, c’est risquer de se casser quelques dents. Et si mon dentiste m’aime bien, il me coûte cher quand même. Il faut prendre le temps, ma fille. Et ne pas placer ses oeufs dans le même panier. L’ambition, c’est important mais ta vie ne se résume pas à ton statut professionnel. Tu as aussi des amis, des amours, une famille, des
activités. 

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Alors écoute moi, jeune fille et note ce que je te dis. Oui, tu peux le faire avec ton stylo turquoise. Tu dois avoir une ambition, une seule dans la vie, le secret de tout : arriver à l’équilibre. En somme avoir un boulot qui te plaît mais ne pas arrêter de vivre pour autant. Parce que même si tu travailles bien et que tu aimes ton taf, il y a des jours où ça coince, où la loi de Murphy te moisit tout ton dossier. Et ce jour là, tu as besoin de souffler, de passer une soirée à te détendre en bonne compagnie, à te défouler dans un bassin… Bref, la vie professionnelle, c’est comme la vie amoureuse, c’est pas rose tous les jours non plus. Alors ne mise pas tout dessus, tu finiras en nervous breakdown.

Courrier des cœurs, réponse à Juliette

Cette semaine, Juliette nous a posé la question suivante :

« Bonjour les vingtenaires ! Alors voilà ma situation : je sors avec un garçon depuis plusieurs mois. Pendant les premiers pas, on n’a pas fait l’amour car j’étais vierge et je ne voulais pas précipiter les choses. Maintenant, au bout de 4 mois, on a fini par le faire. Sauf que maintenant, on ne se voit que chez lui et à chaque fois,on fait l’amour. Moi j’aime bien mais des fois, j’aimerais faire autre chose, sortir au cinéma… C’est pas facile de se voir car on n’a pas les mêmes horaires mais quand même, depuis qu’on fait l’amour, j’ai l’impression qu’on ne fait plus que ça. Qu’en pensez-vous »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Bobby : Ma chère, tu as de la chance d’avoir un petit ami, car vue la façon dont vous autres, femelles du troisième millénaire, traitez les pauvres hommes que nous sommes, tu devrais t’estimer heureuse qu’il existe encore des mâles hétérosexuels en mesure de vous culbuter par plaisir, et non par pure nécessité de procréation. Alors prend ton pied et profite, car bientôt les garçons seront las de vos caprices et vous laisseront tomber, et on recréera des ovules artificiels pour pouvoir sexer tranquilles
sans se soucier de vous, pendant que vous irez au cinéma entre copines.
Désolé si ma réponse n’aide pas, mais j’avais envie de faire dans le mordant, pour une fois.

Enzo : Il a quatre mois à rattraper, c’est peut-être pour cela. Plus sérieusement, que répond-t’il lorsque tu proposes des activités extérieures ? Qui ne sont aucunement incompatibles avec le sexe, non pas qu’il faut absolument les cumuler (sexe au ciné) mais l’un après l’autre bien sûr. Bref il n’y a pas beaucoup d’explications à ce comportement, si vous arrivez à trouver du temps pour faire l’amour avec des horaires incompatibles, vous pouvez arriver à trouver du temps pour faire autre chose. Je ne vois qu’une explication (sous réserve que tu lui ai vraiment fait part de ta volonté de diversifier vos activités) : il est possible qu’il ne soit avec toi que pour cela. Tu as voulu attendre 4 mois pour être sûre ? Il a fait semblant pendant 4 mois. Il est possible aussi qu’il t’ait trompé pour patienter si longtemps. C’est pessimiste je sais mais voyons les choses factuellement : depuis cet acte, vous ne vous voyez plus que chez lui et vous ne faites que ça. Si tu ne lui as pas fait savoir que tu avais
d’autres passions dans la vie, fais le et tu verras si je dis vrai selon sa réaction (toutes proportions gardées, s’il a attendu 4 mois pour te faire craquer, il aura un seuil de tolérance aux activités diverses pour continuer à coucher avec toi et pourra aller au ciné de temps en temps sûrement). Si tu lui a déjà dit et qu’il ne change en rien, il y a de fortes chances pour que j’ai vu juste. C’est pas grave, tu es tombé sur un humain de mauvaise qualité, ça arrive. Tu  apprécieras d’autant plus les humains honorables que tu rencontreras après. N’hésite pas à recontacter la cellule de crise « love & sex » des vingtenaires si tu veux savoir comment le larguer en lui faisant le plus de mal possible.

Lucas : tu lui dis en face ce que tu viens de nous écrire. Une fois, deux fois, et s’il ne réagit pas, c’est qu’il te considère comme un jouet et basta. A toi de le larguer et d’oublier son nom et l’affection que tu avais pour lui. tu mérites surement mieux qu’être considérée que comme un vagin, don’t you ?

Tatiana : Alors tu dis que t’as chopé une infection et que tu peux plus faire l’amour et tu vois comment il réagit.

Diane : Lui homme = ouga bouga = milliards de petits spermatozoides à placer= crac boum hue le plus souvent possible.
Toi pas homme = mon vagin n’est pas une autoroute
Solution= …..polygamie ou compromis.
CQFD

Jane : Avec tout le respect que je vous dois les copains, je suis horrifiée à la lecture de vos réponses.
Vraiment.
Tu nous dit que c’était la première fois pour toi, statistiquement tu dois donc être dans la tranche la plus jeune des vingtenaires. L’âge où l’on n’est que fougue et hormone, et où la sexualité est une vaste découverte. Vous avez attendu, les hormones, tout ça, il se peut tout simplement qu’il apprécie de sexer avec toi et qu’il considère que les galipettes à chaque fois que vous vous voyez sont un bon moyen de partager de l’intimité, un moment rien qu’à vous. Ça ne veut pas dire que c’est un obsédé qui va te tromper si tu lui dis que tu aimerais aller au ciné au lieu de se sauter dessus immédiatement. Ça ne veut pas dire non plus que si tu lui dis que tu n’as pas envie un jour, tu dois te justifier ou lui dire qu’il peut aller voir ailleurs si sa frustration face à un refus est insurmontable.
Après je vais peut-être me faire traiter de douce utopiste castratrice qui mènera l’humanité à son extinction en me voilant ainsi la face, face à de sinistres réalités biologiques, mais il me semblait que le sexe étant une composante d’une relation, pas le point central. Donc oui, tu peux avoir ton caractère, vouloir faire d’autres choses que du sexe frénétique sans pour autant qu’il te lâche. Et sans flipper qu’il te quitte pour ça.

Summer : Je suis assez d’accord avec Jane, vos réponses sont horribles. Je pense aussi que c’est une personne jeune et qui commence à peine sa vie amoureuse et qui se posent plein de questions idiotes comme toutes personnes qui commence une histoire de couple.
Pour répondre à la lectrice je lui dirais juste qu’il faut qu’elle essaie le NON. Tout simplement. Ce n’est pas parce que tu l’as fait attendre 4 mois que tu n’as plus le droit de dire non.
N’oublie jamais d’être en accord avec toi-même et ce que tu désires. Si ton mec ne comprend pas ça c’est qu’il manque une chose essentielle dans votre couple le respect de l’autre. Et si c’est le cas, tu n’auras pas perdu grand chose!

Keira : Alors je vais sans doute passer pour l’obsédée de service dans toute cette histoire mais quelque chose m’interpelle énormément dans tout ça…

Parce que d’après mes souvenirs, une fois les deux ou trois premières fois assez désagréables qui suivent le dépucelage, après c’est la découverte et l’éclate totale. Donc on en redemande sans cesse.

Enfin pour moi c’est comme cela que ça s’est passé. Et pour la plupart de mes amies aussi.

Donc dans mon esprit d’obsédée, c’est plutôt la fille que je ne comprend pas dans cette histoire.

Le ciné on y retourne logiquement au bout d’environ 3 mois, une fois qu’on a exploré toutes les possibilités sexuelles variées et
trouvé ce qu’on apprécie le plus en couple. Une fois les bases en place, on peut recommencer à faire autre chose que copuler parce que justement, on sait que côté sexe, on est sur la même longueur d’onde.

Et il est possible que dans ton cas ces 3 mois s’allongent parce que justement, tu l’as fait attendre 4 mois !

Enfin ce n’est que mon avis de femelle, si tu veux celui d’une femme, adresse-toi à quelqu’un de moins frustré.

Donc, mon conseil : parle-lui, ou alors mens en disant que tu es irritée à force de faire la chose et que tu as besoin de quelques jours de repos. Ce mensonge est cool parce que c’est tout à fait crédible et qu’ensuite, ça ne veut pas dire que tu le repousses indéfiniment non plus. Et ensuite, ça va permettre de restreindre la fréquence des ébats.

Mais encore une fois, je ne te comprends pas. 🙂

Nina : Mouais. Bon, alors, déjà, je retiens des réponses de mes collègues mâles que ne pas coucher le premier soir ne préserve pas des connards, on peut même les faire poireauter 4 mois et tomber sur un sale type. Petit moment de triomphe personnel : ah ! Qu’est-ce que je disais ? Bon, bref,revenons en à Juliette.
Bon, tu me sembles assez jeune donc je vais te révéler le secret de la réussite d’un couple : la communication. As-tu déjà signalé à ton mec que tu aimerais faire autre chose de vos soirées ? Si la réponse est non, si tu ne protestes pas quand il te donne rendez-vous chez lui, comment peut-il deviner que tu as envie d’autre chose ? Pour moi, tant que tu ne lui a
pas proposé un autre type de soirée, il n’y a pas anguille sous roche. Surtout que j’imagine qu’en 4 mois, tu as dû rencontrer ses amis… Donc je crois juste qu’il s’agit d’un non dit, d’un petit malentendu. Après, s’il refuse de faire autre chose, là, effectivement, ça va être plus compliqué.

Voilà, si toi aussi, petit lecteur, tu as une question love and sex à nous poser, tu n’hésites plus, par comm, mel (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebook,
twitter…

Les femmes d’aujourd’hui en veulent !

Hier, c’était la journée de la femme, événement passé globalement inaperçu parce que tu comprends, en France, les femmes ne sont pas malheureuses, y a pas de raison, à quand une journée de l’homme, blablabla.  Comme la St Valentin est le jour où l’on se moque des amoureux, la journée de la femme est celle où tous les machos trouvent très drôles de nous rabaisser. Ahahah… Ahem.

Pour l’occasion, Accenture s’est un peu penché sur la place des femmes en entreprise, en voilà une bonne idée. Je vous livre les chiffres en vrac :

– Une femme cadre sur deux (46%) trouve que son responsable ne lui donne pas assez de responsabilités en rapport à ses compétences et qualités professionnelles. Je confirme, c’est même pour ça que j’ai démissionné (entre autres).

– Les femmes sont particulièrement volontaristes : si 59% d’entre elles estiment avoir très bien réussi leur vie et parmi elles, plus de 80% prennent des initiatives, réclament des tâches plus complexes et n’hésitent pas à sortir de leur « zone de confort » pour progresser dans leur carrière.

– Quelques chiffres encore :  78% acquièrent de nouvelles compétences pour passer à l’échelon supérieur, 76% aspirent à de nouvelles fonctions, 68% sont prêtes à voyager pour leurs projets professionnels et 65% réclament régulièrement de nouvelles missions.

L’étude montre en outre que les femmes privilégient la quête de nouvelles responsabilités alors que les hommes quémandent plus volontiers des augmentations. Donc si on en croit cette étude, les femmes ne rechignent pas à la tâche, du moment que l’échelon suivant est en vue. Je sais pas pour vous mais pour moi, c’est TOTALEMENT mon cas. Je suis une carriériste pur jus même si ce mot a une dimension péjorative qui ne me correspond pas. Je n’ai pas les dents qui rayent le parquet, je ne marche pas sur les cadavres de mes collaborateurs, je me contente d’avancer en cherchant des jobs où je m’éclate. Il est vrai qu’à choisir, je préfère un salaire moindre avec le peps dès le réveil (ou à peu près, je ne suis pas du matin) qu’un métier super bien payé qui m’amène tout droit à la dépression.


Ceci étant dit, on a beau être plus motivées, prêtes à se bouger le popotin pour être performantes, aller au-delà de nos simples attributions, que voit-on au dessus de notre échelle sociale ? Le plafond de verre, le fameux ! Ce qui fait qu’en 2008, les femmes gagnaient encore 20% de moins que les hommes. Alors évidemment, on va dire qu’après tout, c’est notre faute, on préfère travailler plus que gagner plus, on se démerde mal aussi. Le peu de femmes chefs d’entreprise ? Ohlala, ça ne veut rien dire, arrêtons de tout stigmatiser, c’est parce que vous ne savez pas vous imposer, blablabla. Tu parles ! Plutôt que de me lancer dans une bataille de chiffres à qui on fait dire ce que l’on veut, je me contente des faits. Chez TGGP, les responsables féminines sont dans les secteurs RH, presse féminine (et bah tiens), communication. Mais dans l’organigramme général, dans les hautes sphères, ça pue la testostérone.

Dans ma première boîte, le chef était effectivement une femme mais si j’ai bien compris, la boîte était un cadeau de papa.  Non qu’elle ne soit pas compétente mais du coup, je me pose la question : aurait-elle pu arriver à un poste dirigeant sans papa ? Hein ?


Alors quelle suite ? On démontre par A+B que les femmes sont globalement plus efficaces et volontaires que les hommes au travail, est-ce qu’on va enfin atomiser ce vilain plafond de verre ?


En attendant, le 08 mars fera la joie de tous les anti féministes qui n’ont pas compris encore qu’en France, même si on n’est pas à plaindre, c’est pas pour autant qu’il faut se la fermer et laisser les choses en l’état. De toute façon, je vomirai ad eternam la politique du « ta gueule, y a pire ailleurs ».

 

Merci à Amélie et Burson-Marsteller pour ces infos !


Choisis bien tes mots

Pendant la recherche d’emploi, Internet reste un de nos outils les plus efficaces, pour peu qu’on sache s’en servir et qu’on ne fasse pas trop n’importe quoi avec (car n’oublions pas que le recruteur fouille). Par exemple, on peut consulter les annonces de l’ANPE en
ligne
ainsi que d’autres sites de recherche d’emploi comme monster, keljob, cadremplois, categorynet (mais attention, ce sont des reprises d’annonces donc un peu moins fraîches), talents, apec… ainsi que celles d’agences interim mais je reviendrai une autre fois sur ces dernières.


Donc face à nous, un moteur de recherche prié de fouiller pour nous les annonces parce qu’on n’a pas non plus que ça à faire, faut candidater. Oui mais vois-tu, le moteur de recherche n’est pas toujours ton ami. Tu découvriras (ou tu l’as déjà fait) au cours de tes recherches que les annonces qui sortent ne correspondent pas toujours à ce que tu attends et que le moteur passe à côté d’annonces qui t’iraient bien mais dont l’intitulé ne correspond pas à ce que tu as rentré.


Concrètement, quand je cherchais du boulot, je tapais « rédactrice ». Sur monster, son truc, c’était de me sortir des pages et des pages d’annonces pour rédactrice juridique. Je n’ai pas compris exactement de quoi il retournait mais ça n’a rien à voir avec mes compétences, c’est sûr et certain. Par contre, à aucun moment, je n’aurais eu l’idée de taper animatrice de communauté vu que je ne savais pas que ça existait pour commencer et que je n’aurais pas pensé que ça ait un rapport avec moi. Pourtant, ce fut mon premier CDI. Maintenant, je suis community manager, c’est à peu près pareil mais ça parle à plus de gens, ça fait moins « c’est moi qui annonce les numéros au loto de la paroisse le dimanche ». Par ailleurs, avec ma formation, j’aurais pu être intéressée par des annonce pour rédacteurs, journalistes mais aussi assistants de communication voire attaché de presse selon le niveau requis.


Bref, il va falloir que tu prennes une demi-journée et que tu épluches les sites à fond pour noter tous les intitulés qui te concernent de près ou de loin. De façon générale, j’aurais tendance à penser que l’économie de temps n’est pas toujours un bienfait. Oui, tu vas gagner du temps en ciblant les annonces qui semblent te concerner directement mais si tu passes à côté d’une annonce qui te correspond plus, ces 5 minutes de gagnées le sont-elles vraiment ? D’autant qu’en se laissant guider par ce moteur de recherche, ne ferme-t-on pas la porte à des possibilités qu’on n’avait pas envisagées ? Pendant longtemps, je n’ai pas pensé à la voie communication et pourtant, mon premier CDD (avec DRH choupinou), c’était assistante de comm. Et même aujourd’hui, je crois que la suite de ma carrière s’orientera plus vers elle que vers le journalisme mais pour le moment, je ne bouge pas puis ce n’est pas le sujet. Au bout d’un certain temps de recherche, il faut envisager d’ouvrir un peu les perspectives, tout en restant dans le raisonnable. Non, on ne va pas répondre à cette annonce pour un biochimiste quand on a un master pro ethnologie. Il faut rester dans le domaine de nos compétences mais ce n’est pas parce que sur votre diplôme, il y a marqué un domaine ou métier spécifique qu’il ne faut pas aller voir ce qu’on trouve chez les métiers proches, on peut avoir des surprises.


Idéalement, n’hésitez pas à demander conseil à votre conseiller ANPE/APEC, c’est son métier de vous guider. Il faut juste espérer qu’il connaisse un minimum votre secteur d’activité.

Les lofteurs vs les bloggeurs

Là, de prime abord, ce titre est effrayant, inquiétant et surréaliste mais oui, je te confirme, il y a un lien entre les lofteurs et autres « stars » et les bloggeurs, du moins ceux qui s’affirment influents. Je ne vais pas me défouler sur cette notion aujourd’hui, ce n’est pas trop le sujet, quoi que…

Alors, quel est donc le point commun entre ces deux entités. Bon, déjà, il y a le fait qu’on ne connaît jamais vraiment leur vrai nom. Par exemple, il y a Loana du loft et Nina des vingtenaires, des gens qu’on appelle par leur pseudo mais dont personne ne connaît le vrai nom, finalement. Mais en fait, ce n’est pas tant ça le point commun que je voulais évoquer parce que ça ne ferait pas un article à part entière mais plutôt le phénomène de « je suis célèbre… dans ma tête ». J’ai eu l’occasion de croiser un lofteur dans une soirée,
j’en avais parlé à  l’époque, celui qui fornique dans une piscine et le mec se sentait plus péter. Se rend-il qu’il est juste un gros naze dont plus personne ne se souvient ou presque ? Que si on ne m’avait pas dit « hé, c’est machin », je me serais dit au mieux « tiens mais ce mec me dit quelque chose, j’ai dû le croiser quelque part » mais pas plus.

Et bien le bloggeur « influent », c’est pareil. Au départ, le blog était un petit espace de parole avec une personne qui écrit pour raconter sa vie, se créer une vitrine professionnelle, etc. Aujourd’hui, pour pas mal, le but est de choper des cadeaux à la louche, être invité aux soirées ultra VIP, jouer à mort le racolage et le « buzz » pour attirer le visiteur, tout ça, tout ça. Le bloggeur, comme le lofteur, se pense important et célèbre et que même qu’il a le pouvoir de dégommer une marque, un film ou une personne. Par exemple, si moi, je te dis qu’un film est nul, forcément, tu vas me croire et ne pas y aller. Mais si je te dis qu’un film est bien, tu vas y aller. C’est pour ça que je trouve normal que les marques me brossent dans le sens du poil et que si elles font un faux pas, je vais les assassiner car j’ai le pouvoir.

Ce que j’aime surtout, c’est la sensation d’être célèbre. Les blogs les plus lus font en moyenne 10 000 visiteurs uniques par jour donc un certain pourcentage vient de google. En gros, il arrive régulièrement que des gens lisent votre blog sans savoir qui vous êtes et sans forcément lire ce que vous avez dit en dehors de l’article qui les intéressait. Alors c’est sûr que si je dis que l’appareil photo XY est tout pourri et que je suis bien placée sur google, le consommateur qui hésite à l’acheter tombera sur mon avis en premier ou pas loin. Mais
s’il se contente de mon avis sans en consulter d’autres, il n’est pas bien malin.

Mais le must, quand même, ce sont les guerres entre bloggeurs. C’est un peu à qui tapera le plus fort, à qui va virtuellement assassiner qui… Alors nous sommes supposés lire tout le monde sinon tu ne comprends pas les piques limite private jokes qui font rire tous les commentateurs sauf toi car tu ne comprends pas qui est visé par « j’aime toutes les tortues sauf celles qui sont attirées par le turquoise alors que ça leur va pas du tout ». C’est comme les guéguerres des lofteurs et assimilés qui essayaient de se discréditer les uns
les autres pour gagner sauf que le bloggeur, il ne gagne rien. Au mieux, il fait baisser les stats de sa cible mais en général, c’est l’effet inverse que cela produit. En gros, le bloggeur met en scène ses disputes en espérant que ça va fasciner tout le monde car tu comprends, il est une célébrité, on aime quand ça saigne.

Mais surtout le bloggeur est un peu un ringard comme les lofteurs. Parce qu’il veut tellement exister qu’il y a de quoi se moquer de lui, de ses crises existentielles parce qu’il n’a pas été invité à telle ou telle soirée ou parce que telle marque l’a snobée, sa volonté de soigner la forme plus que le fond, parler du dernier album de Madonna juste parce que ça va ramener du clic alors qu’il déteste Madonna. Les outils marketings, les tuyaux, on finit toujours par les connaître, c’est pas si compliqué. Mais vendre son âme pour une notoriété fantasmée, ce n’est pas forcément mieux que de se faire filmer toute la journée pour une émission de téléréalité. Surtout que sorti du milieu des bloggeurs, nous ne sommes plus personne. D’ailleurs, si tu n’évolue pas dans le milieu pub-market-comm voire journalisme parisien, c’est à peu près certain que quand tu commences ta phrase par « j’ai déjeuné avec tel bloggeur la semaine dernière et tout », on ne sache pas du tout de qui tu parles.

PS : Un autre article sur le sujet que j’ai bien aimé

Et de 28

Aujourd’hui, en ce jour du 6 avril, sacrifions à la tradition annuelle et souhaitons ensemble un joyeux anniversaire à ma personne A 3. 1, 2, 3 :

JOYEUX ANNIVERSAIRE MOI !

 

Alors voilà, une année s’achève et une nouvelle commence. Si je me fie à l’histoire de la vie, en général, il se passe des choses au moment de mon anniversaire.
L’an dernier par exemple, ce fut une période très dense. Fin mars, ma grand-mère avait fait son accident cérébral bizarre puis j’avais passé un entretien pour un poste absolument génial mais pas du tout junior donc je n’osais y croire.  La réponse devait arriver le 5 ou le 6 avril. 6 avril 2007, un vendredi, je me lève tôt puisque je n’ai pas reçu de réponse le 5. Boîte mail ? Rien. Coup de fil : « bonjour, madame chargée de comm de la mairie de loin en banlieue, on vous propose un entretien ». Ouais un entretien ! Fin de matinée, E. me fait parvenir une annonce pour un poste d’animatrice de communauté, je décroche un nouvel entretien. Pas mal, pas mal. Dans la foulée, j’apprends que j’ai pas le poste pour lequel j’attendais une
réponse mais au fond, je m’en doutais. A l’arrivée, vous le savez, j’ai décroché le poste d’animatrice de communauté, un CDI qui plus est !

Ensuite, tout s’est enchaîné. 6 mois plus tard, je changeais de taf pour un poste chez TGGP. Voilà, j’ai galéré un an et demi et tout à coup, tout devient merveilleux, on vient même me chercher. Donc mes 27 ans ont été marqué par le boulot. Côté vie privée, l’année fut globalement calme. Côté amour, rien de bien notable, l’année fut surtout marquée par Gabriel qui ne fut jamais mon petit ami mais je l’aime bien quand même. Il y a eu le beau Gaëtan aussi mais ça n’a pas duré. Pour le reste, y a quand même le semi Russe qui reste collector avec sa délicatesse et son romantisme inné (mais si, le mec qui me propose gentiment de me défoncer dans sa voiture ou mes escaliers alors que j’habite au rez-de-chaussée). Plutôt tranquille.
Après, niveau famille, ma mère a enfin réglé son problème de genou et son lupus semble résorbé, mon père est assez fatigué en ce moment, j’espère que ça va passer. Ma sœur a ses hauts et ses bas aussi, mais globalement, on va tous bien. Et puis, y a mes amis, ma girlie team notamment. Je pense que mes 27 ans sont surtout marqués par de bonnes soirées entre nous, des soirées chouchoutage, papotage, refaisage du monde… Enfin, mes 27 ans resteront l’âge où j’ai enfin osé devenir brune.

Alors, maintenant, faut voir ce que je veux pour mes 28 ans. Niveau boulot, c’est bon,je suis servie, je vais pas à nouveau changer. La stabilité peut être mon amie
et mes ambitions se situent au niveau d’une évolution interne. J’ambitionne très franchement de suivre une formation continue à la rentrée 2009 pour progresser mais c’est loin et je ne sais pas trop encore vers quelle branche me diriger. Est-ce que ça veut dire que je vais abandonner le journalisme ? Et bien, en fait, je travaille avec des rédactions et c’est vrai que le pôle comm et marketing m’intéressent plus, désormais. La vie n’est jamais un chemin tout tracé, pas si mal.

Pour le reste ? Un nouvel appart, c’est mon gros dossier, faut vraiment que je m’y mette. Maintenant que je suis une grande fille qui travaille, il me faut un vrai appart de grande fille avec une chambre à part dans lequel y aura un vrai lit. Miam ! Evidemment, que ma famille aille bien et mes amis aussi. J’ai envie de bonne nouvelle en cascade, de réussite pour les uns et les autres, d’avoir 150 raisons de boire un coup à la santé de l’un ou de l’autre. Ouais, ça me plaît, ça. Et mes amours ? Ben, quand je saurai ce que je veux, je pense que ça ira déjà mieux parce qu’en ce moment, je sais pas trop. Sans doute parce qu’en ce moment, je m’en fous un peu.

Maintenant, le mois d’avril est toujours riche en surprise pour moi, on verra ce que ça donne, vu que je n’attends plus grand-chose. Quoi qu’il en soit, j’ai bien
envie que mes 28 ans ressemblent à ce début d’année 2008 : sérénité au programme !

Mon propre patron

(Article écrit il y a donc un an, il me semble que je parle d’un magazine qui n’existe plus, en fait…)

 Il y a un an, j’étais donc une chômeuse, pour ceux qui seraient pas au courant. Alors ce qui est bien dans ce cas-là, c’est que tout le monde vous regarde d’un air navré, un
peu gêné. Cancéreux en phase terminale ou chômeur, même panier. Mais ce qui est bien, c’est que chômeur, on peut toujours guérir et tout le monde va vous dire comment. Bon, c’est gentil mais oui, des CV, j’en ai envoyés (tu me prends pour une idiote ou quoi ?). Oui, je lis les annonces (tu me prends pour une idiote ou quoi ?). Mais la suggestion qui m’agace le plus, c’est sans nul doute : « et pourquoi tu crées pas ton propre journal ? ». Ah ben oui, et moi qui ne savais pas quoi faire des lingots d’or cachés sous mon lit, ça tombe
bien !


Quand on regarde mon CV, on peut constater que j’étais certes assez expérimentée pour mon âge… Mais assez expérimentée ne veut pas dire que je peux créer mon journal demain. Moi, je sais écrire. Mais je ne sais pas gérer un budget (je suis à découvert presque tous les mois), je bidouille en comm, je peux manager une équipe mais une petite équipe. Je n’y connais rien en matière de publicité ou de distribution, je n’ai aucune idée du prix d’un journal, d’une page de pub, du nombre de salariés à embaucher pour un journal lambda, sans parler des frais d’impression. Et puis j’ai pas les moyens de faire des études de marché vraiment poussées.

Pourtant, des idées de journaux, j’en ai. Mais bon, je suis un peu une usine à idées, ça ne veut pas dire qu’elles soient bonnes. Ma première idée, c’était de faire un journal
d’éditoriaux de droite ET de gauche. Partant du constat que les gens ne lisent qu’un quotidien (de droite ou de gauche, aucun journal n’est apolitique, soyons sérieux !), offrons-leur deux lectures de l’actualité. Parce que là, selon que vous lisez le Figaro ou Libé, vous n’aurez pas les mêmes articles. Cet été, je faisais des revues de presse et c’était marrant la différence de traitement, notamment sur le CPE. Donc mon journal proposerait des analyses de l’actu par des éditorialistes de droite et de gauche, histoire de travailler l’esprit critique !

Sinon, j’avais eu une idée de journal féminin axé culture et actualité. Comme toutes les femmes, je lis la presse féminine, je ne m’en cache absolument pas. Mais des fois, je suis
un peu agacée par le manque d’article d’actualité ou de culture approfondie. Les femmes ne sont pas des idiotes, elles lisent aussi le Nouvel Obs ou L’Express. Pourquoi n’aurait-on pas droit à un deux en un ? Y a des féminins qui tendent vers ça, genre Jasmin. Sauf que Jasmin, il s’adresse aux trentenaires +, moi, je n’y suis pas encore. J’ai envie d’un journal qui me parle de futilités, d’articles psycho-socio à base de « faites votre propre bonheur » ou je ne sais mais qui me parle aussi du Darfour ou de la situation des femmes au Kirghizstan. Déjà, rien que la condition des femmes dans le monde, on pourrait en faire un mag à part entière. Mais bon, c’est vrai que ça peut choquer de lire un article sur les femmes traitées comme des moins que rien et ensuite, un article où on nous présente des sacs à 1500 euros. Peut-être que des études de marché démontreraient que les femmes préfèrent dissocier lecture plaisir et lecture culture, je ne sais pas… Comme quoi, mon idée de génie est peut-être une idée totalement stupide.

Bref, créer un journal, ce n’est pas un jeu ! Alors le prochain qui me sort cet argument, je lui demande de me faire une présentation détaillée d’un journal qu’il créerait, avec concept général, sommaire prévisionnel, public visé, argument ventes, annonceurs potentiellement intéressés… Ca le calmera.

Bonus : La gestion de l’échec

(article écrit il y a de cela un an, quand j’étais en recherche d’emploi sur un blog que j’avais crée à cet effet. S’il ne répond pas tout à fait à la problématique que j’aborde aujourd’hui, je le trouve intéressant car écrit à chaud et très révélateur de mes tourments à l’époque).
 
Il y a un truc pénible quand on cherche un emploi : les désillusions. Ce mois-ci, j’en ai eu pas mal, entre l’entretien qui se passe à la perfection et le boulot qui me passe sous le nez d’un rien, un entretien bidon qui n’a servi qu’à me faire perdre un après-midi. La semaine dernière, j’ai été contactée par le Journal de l’Internaute qui était intéressé par ma candidature mais fallait que j’écrive un article pour qu’ils voient. J’ai donc envoyé. J’ai pas été prise.
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Lundi, 11h30, la nouvelle tombe. Un coup de fil de 2 minutes 30 maxi. Ce ne sera pas moi mais un(e) autre. Encore. Là, j’avoue que j’ai pas pu m’empêcher de repenser au film Le Couperet de Costa Gavras. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, je résume : un chômeur (José Garcia), tue tous ceux qui ont un niveau équivalent au sien et pourraient lui subtiliser le poste qu’il vise. N’étant pas psychopathe, je ne tuerai personne mais des fois, se dire qu’on était deux sur un poste et que c’est l’autre qui l’a eu, ça déprime. Premier réflexe : retourner sous la couette voir si j’y suis et entamer la traditionnelle « pourquoi mais pourquoi ? Je suis une sombre m****, la lie de la race humaine, personne ne m’aime, même pas mon chat ».

Bon, rassurez-vous, c’est bon, j’ai fini ma déprime, j’ai pas non plus que ça à faire. C’est vrai que plus les refus s’accumulent, plus j’ai tendance à me demander pourquoi je
persiste, me persuadant de façon ridicule et stérile que non, je trouverai jamais de boulot dans ce milieu. Parce qu’à ce niveau là, autant plier boutique et chercher dans une autre branche.

Mais comment gérer ces non à répétition sans perdre confiance en soi et en ses compétences ? Bon, moi, j’ai ma cellule « t’arrêtes de râler, oui ? » composée de ma sœur et de mes amies et de lecteurs de mon autre blog, toujours en pleine expansion (pas trop compris ce qu’il s’est passé la semaine dernière, un média a dû en parler sans que je sache) qui me trouvent si brillante, talentueuse, drôle et tout ça. Oui, là, c’est le paragraphe où j’ai oublié ma modestie. Bref, tout le monde me dit « qu’il n’y a pas de raisons » que je trouve pas de boulot parce que je le vaux bien. Moi, j’ai des doutes quand même des fois. Mais je continue.

Parce que si je fais pas journaliste, je vais faire quoi ? Je ne sais faire que ça et je ne veux faire que ça. Ou de la comm à la limite mais ça va de pair, pour moi. Mais
pour le reste… Je peux faire des jobs alimentaires comme caissière, guichetière à la Poste (déjà fait), téléprospectrice ou serveuse (quoi que non, je casserais trop d’assiettes). Mais sans vouloir me montrer méprisante, j’aurais du mal à avaler le fait que j’ai fait 7 ans d’études pour finir par faire un boulot où seul le niveau bac est exigé. Cette année, en juin, je fêterai les 9 ans de mon bac, me dire que j’ai passé 9 ans à étudier et galérer pour rien… Non, ça ne passerait pas. Et puis, il y a tellement d’investissement que je ne peux pas tout laisser tomber du jour au lendemain. Mes parents qui m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, mes amis et ma sœur qui me reboostent quand je suis en bas de la pente. Sans parler de MON investissement personnel, les kilos d’articles rédigés de ma jolie plume qui s’accumulent dans mon press book. Tout ça pour rien ? Hors de question.

Ma déception, j’essaie de la transformer en énergie. Tu n’as pas voulu de moi ? Et bien, c’est pas grave, tu sais pas ce que tu rates. Je deviendrai une grande journaliste et
je te rirai au nez. Bon, c’est pas tout ça mais je dois candidater, moi.

Grève

Pas d’article aujourd’hui parce qu’il est 12h35, que je voulais publier mon article y a plus de 12h et que j’ai pas pu. Que j’ai voulu publier mon article en arrivant au boulot à 10 et j’ai pas pu non plus. Donc je vais pas griller un article pour une demi journée, tant pis.

 

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Au vu des performances d’over-blog à l’heure actuelle, je me pose la question d’un éventuel déménagement. J’ai acheté mon nom de domaine donc il ne restera plus qu’à le transférer. La solution idéale serait un site free avec un moteur dotclear mais j’avoue que j’aurais besoin de coup de main et pour le graphisme et pour maîtriser dotclear parce que je connais pas et j’avoue ne pas du tout avoir le temps de me fabriquer un joli design.

Over-blog était super pratique mais je constate que je ne peux plus publier des articles quand je le souhaite et je peux même plus répondre aux commentaires sans me choper une migraine. Leur
version V2 est un vrai scandale. A mon taf, on devait lancer la version 1.2 de notre plateforme ado, elle était pas prête, on l’a pas fait. Sauf que comme on l’a pas annoncé y a presque un an, notre nouvelle plateforme, personne n’a vu qu’elle avait été reculée et personne ne se plaint. Oui, la comm est un métier qui ne s’improvise pas.

Enfin, c’est pas leur faute, ce sont les serveurs qui plantent. Tous les jours. C’est vraiment fragile ces bêtes là.


(oui, je suis énervée)