Triangle amoureux au sommet

François et Ségolène se sont aimés et ont eu quatre enfants. Puis un jour, François a voulu quitter Ségolène pour Valérie mais Ségolène lui a demandé de rester encore un peu, pour faire bonne figure pendant les élections où elle se présentait. Une fois la défaite de Ségolène officielle, François s’envola dans les bras de Valérie, laissant son ancienne compagne affronter seule son échec. Puis François tenta à son tour de devenir Président, Ségolène décida de participer à ses côtés, fidèlement, espérant un geste de gratitude. François lui promit : si elle était élue, il lui offrirait le perchoir. Décision difficile pour Valérie qui ne digère pas la proximité de François et de son ex. Ivre de colère, elle le clame publiquement : son soutien va à l’adversaire de Ségolène, créant une crise familiale sans précédent.

Un résumé d’une storyline de Plus belle la vie ? Non, juste un raccourci de la vie privée de notre Président et des deux femmes de sa vie : Ségolène qui est et restera la mère de ses 4 enfants et Valérie, sa nouvelle compagne que tout le monde déteste déjà. Moi même, j’avoue que je ne l’ai jamais vraiment portée dans mon coeur et ce bien avant cette navrante histoire de tweet. Sans raison particulière, juste une sensation de la femme qui se prend pour la Reine qui m’agaçait légèrement lors des primaires puis des présidentielles. La future Première Dame ne me plaisait guère mais peu importe, je n’allais pas changer mon vote pour elle. Après tout, à quoi ça sert une première dame à part s’accrocher au bras de son compagnon lors des visites diplomatiques à Obama ou à la Reine d’Angleterre ou à prêter son nom à deux ou trois actions caritatives. C’est vrai, depuis Carla, reconnaissons-lui au moins ça, la première dame poursuit sa carrière et Valérie ne compte pas lâcher le stylo. Ok, bien. Mais après ?

Donc je n’aimais guère Valérie et ses airs de reine despotique mais peu m’importait. Je n’ai jamais vraiment apprécié Ségolène non plus et je ne me sentais pas de devoir choisir un camp, les affaires matrimoniales de notre Président ne m’intéressent pas. Et puis le tweet. Soyons clairs, j’ai toujours eu du mal avec le système de parachutage, cette sensation qu’on prend les électeurs pour des cons histoire de placer ses potes, non… Je vous rappelle que j’ai vécu quelques années à Toulouse, sous le municipat de Philippe Douste-Blazy, sublime parachuté qui a toujours prétendu qu’il ne quitterait jamais Toulouse…Et qui est partie en courant au quai d’Orsay dès que l’on lui en a ouvert la porte. J’avais pas voté pour lui (de fait, j’ai jamais voté à Toulouse, j’étais restée citoyenne de ma ville natale) mais qu’on ne me parle plus de parachutage… Alors, Ségolène à la Rochelle, forcément, ça m’a pas plu. Mais il y a une chose qui me déplaît encore plus : l’étalage nauséabond des culottes sales de l’Elysée. Tu es jalouse de l’ex de ton mec, Valérie ? On peut comprendre, c’est humain après tout. Sauf que si tu fais une scène à ton mec en public, peu importe que tu aies raison ou tort, c’est toi qui passera pour la mégère hystérique. Et quand la mégère hystérique est au sommet de l’Etat, ça suscite du commentaire.

Et puis si ça en était resté là… Mais non, le jeune Thomas, qui se sent pousser des ailes depuis le 6 mai, prend la parole, parle de la vie privée de son père en disant que son père n’aime pas que l’on parle de sa vie privée et te traite plus bas que terre. Tu as touché à sa mère, tu n’es plus la bienvenue dans la famille. Un drame matrimonial commun en somme, il n’est jamais aisé d’être la dernière venue, la nouvelle copine. Les enfants de ton mec n’auront toujours qu’une seule mère, tu ne peux rien faire contre ça et t’attaquer publiquement à elle était la pire des erreurs à commettre. Que l’on soit Première Dame ou simple citoyenne dont le nom n’a jamais été imprimé sur un papier journal.

Et maintenant, la France retient son souffle. François ne dit rien et laisse passer l’orage mais il se murmure qu’il a été furieux contre toi. De là à rejouer le drame Cécilia de 2007, il n’y aurait qu’un pas.

Je me demande si François choisirait une actrice, chanteuse… comme nouvelle compagne… Si oui, moi, je vote Valérie Lemercier !

Concentre-toi

Lecteur, je dois aujourd’hui t’avouer un de mes pires travers, un défaut qui m’agace et me rend souvent inefficace : ma concentration relative due à une forte propension à la serendipité et à la multi activité.

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Prenons un dimanche après-midi de ma convalescence par exemple. Début d’après-midi, lecture du Nouvel Obs, un dossier spécial sexe et politique, sujet on ne peut plus original qui avait fait l’objet d’un dossier spécial il y a moins de 2 mois dans le même magazine. En même temps, la télé était allumée sur le grand prix de Formule 1 sur lequel je jetais un œil en commentant (mais pas trop car mon père piquait du nez). Après retour sur l’ordinateur où j’ai 3 fenêtres ouvertes. Une pour le déménagement du blog, une pour mes mails et réseaux sociaux, la troisième pour le boulot. Et je passe de l’une à l’autre : recherche d’une photo pour un article, taggage et tri de tweets évoquant un de nos clients, réponse au mail d’Anaïs. Tiens, j’ai une idée d’article, écrivons le ! Résultat : dans la multitude, une tâche finit par se glisser dans l’angle mort de ma mémoire vive et soudain, quand je reviens sur l’onglet, je me rends compte que
ça fait 30 mn qu’une tâche n’a pas avancée. 

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On se retrouve ainsi avec le cas typique du mail entamé et oublié d’envoyer, la phrase arrêtée en plein milieu (va raccrocher les wagons après ça). De fait, je suis la cliente idéale pour la procrastination et la sérendipité. Quand je dois chercher des blogs pour une opération, il suffit que je découvre une photo ou une vidéo qui me plaît bien et je tombe dans une faille spatio-temporelle de 30 minutes. Et ça m’agace.

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Pourtant, je suis tout à fait capable d’être concentrée au point d’oublier mon environnement, d’entendre la musique sans l’écouter car je suis à fond dans ce que je fais, ne pas faire attention à l’heure. Typiquement, par moment, en fin de journée au boulot, je lève la tête et découvre que des gens sont partis, je leur ai même souhaité une bonne soirée sans m’en rendre compte… Ouhla, tout va bien… Je ne souffre pas d’hyperactivité dans le sens clinique du terme, je suis tout à fait capable de rédiger des dissertations sur 4 heures donc pourquoi je me disperse aussi facilement ? Ben parce que je suis trop sollicitée et trop spontanée. Une idée me traverse la tête, je la mets de suite en application. Genre je commence 4 articles en même temps, je vais de suite faire une recherche google parce que là, tout à coup, j’ai envie de voir combien va me coûter le week-end à Venise, un livre sur la pâte fimo, des cours de chant, le tarif
du centre nautique à côté du boulot… Et du coup, le mail où j’étais en train d’envoyer un doc pour le boulot va rester ouvert pendant 30 mn avant que je finisse de l’envoyer.

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C’est pas toujours forcément de ma faute. Je suis une grande impatiente. Je dois toujours tromper mon impatience donc typiquement, pendant que mon mail charge la pièce jointe, je vais faire autre chose. Et oublier mon mail. En voulant rentabiliser quelques secondes d’attente, je peux perdre 30 mn. Bravo !

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Alors j’essaie de m’organiser contre ça, me donner de petits objectifs : tant que j’ai pas fini ça, je ne fais rien d’autre. Si la tâche s’annonce fastidieuse, je la divise. Step by step (hou baby) comme on dit. Par exemple, moin histoire de taggage de tweet, c’est chiant. Donc je divise les tweets en tranches de 4h : je tague de 0 à 4h, une pausounette. De 4 à 8, une pausounette… Ben ça me permet d’avancer finalement plus vite et d’être plus attentive car on a vite fait de taguer de façon un peu trop automatique. 

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Bon, c’est pas tout ça mais j’ai encore 10 onglets d’ouverts, des powerpoints, des excels, des words… En fait, c’est pas de concentration dont j’ai besoin, c’est d’organisation !