Mise au point (puisqu’il en faut une)

Décidément, cette semaine, je passe mon temps à devoir expliquer des choses tellement basiques que je me demande ce qui n’est pas clair dans ce que je dis. Alors voilà : ici, vous
êtes sur notre blog, celui d’une bande de potes qui prend sur son temps libre pour vous écrire des articles, ceci gratuitement. Donc la base serait de respecter un peu ses auteurs mais déjà, là, on arrive dans l’incroyable, pour certains. Qu’est-ce qu’un blog ? C’est comme un salon privé : vous y êtes les bienvenus tant que vous vous essuyez les pieds et que vous respectez vos hôtes. Ici, ce n’est pas la foire : tu te conduis mal, tu sors. J’ai dû récemment modérer les commentaires à cause de ça, la modération n’est pas prête de sauter vu que certains pensent qu’ici, c’est un défouloir.

Dans les faits, ça en est un. Le mien. Le nôtre, celui des vingtenaires. Pas le vôtre. Ici, vous êtes tenus de nous respecter car on vous accueille sur notre espace. Ce n’est pas parce que c’est du virtuel que vous devez mettre vos pieds crottés sur la table. Je passe ma journée à me faire insulter par des bloggeurs qui n’ont pas compris que le client avait aussi des devoirs, en premier lieu, le respect. Il est hors de question que je doive subir ça le soir aussi. J’ai fermé le forum parce que les gens étaient incapable de suivre 3 règles simples et qu’à chaque fois qu’on faisait une
remarque de modération, ça partait au « si tu me rappelles à l’ordre, c’est que tu me détestes ». Non, j’en ai rien à foutre de ta gueule, tu fais ce qu’on te dit ou tu pars. Je suis pas payée pour tenir le forum donc qu’on soit 10 ou 100, c’est pareil donc les gens incapables de comprendre les règles de base (les mêmes que sur n’importe quel forum), dehors. Je suis méchante ? Absolument pas, juste que je veux avoir la paix chez moi, ça me paraît pas difficile à comprendre.

Les vingtenaires, c’est mon bébé, un projet que je mène depuis 2 ans et quelques qui m’a ouvert quelques portes, mine de rien. On essaie tous autant qu’on est d’instaurer une relation entre vous et nous. Le problème, c’est que ça ne va que dans un sens : nous producteurs, vous consommateurs. On fait un concours, on vous demande de le faire sérieusement et on nous dit qu’on se la joue, qu’on se prend trop au sérieux ? On s’est plantées et excusées mais trop tard, le procès est lancé, on n’est que des connes merdeuses et prétentieuses, au moins. Alors oui, quand on lance un truc, on a envie que ça marche et que ceux qui nous suivent jouent le jeu. Quand j’ai lancé la vingtenaire academy, plus de la moitié des candidats a laissé tomber en cours de route, seuls deux se sont excusés de ça dont un qui ne pouvait plus participer car son net était tombé en rade. A côté de ça, on a Lucas, qui a gagné, donc, et qui s’excuse dès qu’il peut pas me rendre un article par semaine « parce que, tu comprends, je te le dois à toi mais aussi à ceux qui on perdu face à moi ». Un exemple pour pas mal d’entre vous. Alors oui, le lot est plutôt modeste, désolée de pas gagner 4500 euros net par mois pour vous offrir des ipods, peut-être que vous seriez plus motivés et que vous nous cracheriez moins à la gueule à la première occasion.

Alors, maintenant, ce blog va devenir un simple egotrip. Enfin, de mon côté en tout cas. Je n’essaierai plus de vous solliciter, j’ai bien compris que ça vous fatigait trop. Apparemment, participer sérieusement à un concours, c’est juste un truc de filles. Maintenant, si t’es pas content, je t’invite à cliquer sur la petite croix en haut à
droite. Il y a suffisamment de blogs sur le net et de sites en tout genre pour que tu viennes pas perdre ton temps ici, non ? Moi, en tant que personne normale, je ne lis pas les blogs qui me saoulent ou ceux de personnes que je n’apprécie pas, même pour vérifier qu’elles ne disent pas du mal de moi (pour ce que j’en ai à faire, de toute façon…). Vous ne me connaissez pas, pour la plupart, tant mieux ou tant pis, c’est selon. Si vous pensez que je suis une connasse, soit. Mais dans ce cas, partez au lieu de m’emmerder, je ne vous demande rien. Cette semaine, sur le blog de
Laurel, un truc m’a interpelée : elle explique qu’elle a un peu peur d’aller au festiblog car elle a peur de tomber sur les tontons, un groupe de détracteurs virulents et pas toujours fins qui tapent notamment sur son physique. Ca m’a révoltée. Je ne suis pas toujours d’accord avec Laurel et y a des moments où elle est très maladroite mais alors ? Je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle dessine, je passe mon chemin, des blogs BD, c’est pas ce qui manque. Me moquer de son physique ? Non seulement ça n’a rien à voir dans l’histoire mais en plus, je la trouve très jolie, moi, Laurel et il paraît qu’elle est encore mieux en vrai, dixit Dulcinée.
Bon, évidemment, elle, elle vend des albums par milliers, elle a réussi sa vie donc ça suscite la jalousie mais elle n’a pas à subir ça. Aucun bloggeur n’a à subir ça. Au cas où vous n’auriez pas remarqué, il y a quelqu’un derrière l’écran avec une vraie sensibilité et les coups, à force, ça fait mal.

Bref, tout ça pour dire que j’en ai marre de voir mon plaisir gâché par une poignée d’acharnés. Je voudrais juste avoir la paix dans mon coin de blogosphère, pouvoir continuer à écrire mes délires parce que j’en ai besoin, sans que ça me force à m’engueuler, m’expliquer, me justifier. Maintenant, les comms servant à m’agresser ou à foutre le bordel ne seront plus validés. Si je vous plais pas, vous partez. Si je vous plais, vous respectez certaines règles et limites. Ca me paraît pas compliqué et pourtant, je suis obligée de le (re)dire, c’est épuisant, à force. J’écris d’abord pour
moi mais aussi pour mes amis car ça nous amuse de nous lire les uns les autres.

C’est si difficile à comprendre?? Il me semble pas.

La terreur de la maternité

Dans la vie, j’ai des phobies, comme tout le monde. J’ai peur de l’avion, des serpents, de finir seule et aigrie comme ma grand-mère paternelle (parce que curieusement, plus t’es aigrie, plus t’es méchante et plus t’es seule), de la mort des gens que j’aime… et de la maternité. Ouais, avoir un bébé, ça me fout la trouille et grave.

Première trouille : le déni de grossesse. Etre enceinte sans m’en rendre compte et arriver un jour à l’hôpital avec de supers crampes au bide « Aaaaaaaah, je crois que j’ai l’appendicite !

– Non, mademoiselle, vous êtes en train d’accoucher.
– Mais, je suis pas enceinte !
– Si et vous venez de perdre les eaux. »

Bon, ok, le déni de grossesse, c’est très rare mais bon, quand j’ai une vie sexuelle avec capote (ben ouais, n’encourageons pas le sort), je suis contente d’avoir mes règles et si elles sont plus courtes que d’habitude, je flippe. Même que j’ai l’impression d’avoir plus de seins que d’habitude (déjà que…). Même qu’en juillet, Gauthier m’a fait une réflexion sur mon opulente poitrine à base de « dis donc moumour, ils sont énormes tes seins aujourd’hui ! ». Et là, la machine à flip est en marche. Bon alors, j’ai pas eu de sexe depuis mai, j’ai eu mes règles depuis mais elles étaient un peu courtes, non ? D’un autre côté, avec Alex (puisque c’était de lui dont il s’agissait), on n’a jamais sauté l’étape capote, celles-ci n’ont jamais craquées et puis en plus, j’étais dans une période non décisive de mon cycle. Bon, ben non, je dois pas être enceinte.

Ma terreur de la maternité est joyeusement entretenue par la télé. Oui, oui, la télé. Entre les émissions sur les dénis de grossesse (bordel !), les multiples messages sur les dangers domestiques, sur tout ce qui peut tuer mon futur bébé. Nom de Dieu ! Il faut faire attention à la table à langer (genre j’aurais la bonne idée de le laisser là tout seul parce qu’un bébé, c’est bien connu, une fois posé, ça bouge plus), aux prises électriques parce qu’un bébé, il voit des trous, il faut qu’il mette les doigts dedans et ses narines, il a déjà testé, aux cacahuètes parce qu’il va forcément s’étouffer avec, la casserole d’eau chaude qu’il va forcément se renverser dessus… Oui parce qu’un bébé, faut le savoir, ça n’est pas indépendant et ça se surveille comme le lait sur le feu… Qu’il ne faut pas laisser à sa portée pour pas qu’il se le renverse dessus, donc.

Alors imaginons. Avec Sagamore, on s’aime et on décide de se reproduire, youpi ! Sauf que ce qu’il ne savait pas, Sagamore, c’est que j’ai chopé un foutu gêne de « mère juive ». Je sais pas d’où il sort mais je l’ai. Déjà, quand je laisse mon chat tout seul, je culpabilise alors j’imagine le cauchemar avec mon enfant, la chair de ma chair, ce petit bout que j’ai porté 9 mois dans mon ventre. Déjà, enceinte, je serai une terroriste. Le premier qui fume à moins de 100 mètres de moi, je lui explose la tête ! Comme j’irai chez une diététicienne pour manger comme il faut pour avoir un beau bébé tout parfait donc je ne dînerai plus chez les gens parce qu’ils ont foutu une lichette de rhum dans le gâteau et ont OSE faire une daube au vin. Non mais tu veux que mon fœtus se tape une cirrhose ? Et alors qu’on ne touche pas trop mon bide parce que mon fœtus, il a besoin d’être protégé et tu crois que tu peux toucher son cocon avec tes mains pleines de microbes ? Tu veux le tuer ?

Et puis après, je vais accoucher et là, ce sera pire. Parce que jusque là, mon bébé, il était dans mon ventre donc je pouvais le surveiller en permanence et personne d’autre que moi était en contact direct avec lui. Mais là, il est exposé au monde et à ses horreurs ! Il est soumis aux microbes, à la pollution, aux « areuh ! areuh ! » débilitants des gens qui essaient de communiquer avec lui. Et puis tous ces gens qui n’arrêtent pas de le prendre dans leurs bras, aaaaaaaaaah ! Vous êtes propres au moins ? Non parce que c’est fragile un bébé, faudrait pas lui filer une cochonnerie, quoi… Et ça va être de pire en pire parce qu’en grandissant, il va devenir mobile, il va vouloir mettre ses doigts partout, dans son nez, la prise électrique ou le mixeur ! Il mangera tout ce qui lui tombera sous la main : ses pieds, son playmo spécial petits enfants, la pilule de maman… Je rigole pas ! Moi, petite, j’ai trouvé un spasfon par terre, c’est un médicament rose de la forme d’un smarties. Donc je l’ai mangé. Si je m’en souviens encore aujourd’hui, c’est que le goût dégueu du médicament au lieu du délicat choco fondant m’a profondément traumatisée.

Et puis après, il ira à l’école et ce sera le début de la fin ! Les autres enfants vont me le prendre mon petit, il ira jouer chez des gens et regardera des films érotiques chez eux. Rigolez pas, c’est arrivé à mon voisin, ma sœur lui a montré un film érotique alors qu’ils étaient encore en maternelle (mais mes parents sont de très bons parents en dehors de ça). Et puis après, il va arriver au collège mon petit et il voudra faire du scooter et même qu’après, il commencera à mélanger sa langue avec d’autres gens ! (oui, je n’exclus pas la possibilité que mon fils soit éventuellement pédé, ne soyons pas sectaire). Et la mononucléose, il y pense ? En plus, si l’autre a un appareil dentaire, ça peut lui abîmer la bouche et lui donner des aphtes. Et puis, après, ce sera encore pire ! Il voudra faire du sexe ! Oh bordel, je vais lui expliquer que trois capotes valent mieux qu’une, on ne sait jamais… Non parce que je voudrais pas qu’une MST abîme mon petit, quoi… 

Bon, évidemment, là, j’exagère (au cas où vous auriez pas compris) mais c’est vrai que l’idée d’être mère, ça me donne surtout envie de pleurer parce qu’un gamin, c’est tout petit, tout fragile et si je me plante, c’est lui qui paiera les pots cassés. En conséquence : jeune fille névrosée et totalement flippé cherche mec pouvant assumer le rôle de père et de mère. Si déjà père d’enfants majeurs, je prends.

Faut-il être chieuse pour avoir (et garder) un homme ?

Dimanche après-midi, deux membres éminents de la cellule « tous des connards » se réunissent dans un salon de thé parisien. Là, ça taille des costards sévère (bon, je
vous rassure, certains d’entre vous ont été épargnés, ils se reconnaîtront), je pense que Tatiana et moi avons dû passer pour les aigries de service. Dommage, y avait un brun qui avait l’air mignon au fond de la salle. Enfin, sans mes lunettes, avec ma vue de myope, il avait l’air mignon.

Après le couplet « non mais quels connards ! », on enchaîne sur « mais qu’a-t-on fait pour mériter ça ? ». Non parce qu’objectivement, nous ne sommes pas des nanas chiantes. Je laisse Tatiana se présenter de ce point de vue en comm. Pour ma part, je suis assez indépendante donc hors de question de voir le mec tous les jours, de l’appeler 10 fois par jour ou autre. De toute façon, j’aime pas le téléphone. Je m’adapte au planning de monsieur (ce qui n’est pas toujours une mince affaire), je fais pas une scène quand il est pas dispo, je comprends quand ça va pas et j’insiste pas. Et si c’était là, l’erreur ? De pas faire chier, justement ?

Pendant 4 ans et demi, j’ai vécu une liaison sans nuages avec Guillaume 1er et pour moi, la réussite de ce couple tenait au fait qu’on pouvait sortir l’un sans l’autre. Il aimait les jeux de rôles, moi non, j’allais pas l’empêcher d’en faire non plus. Il avait le droit de sortir sans me rendre des comptes et tout allait pour le mieux. Donc j’ai pris l’habitude de pas être chieuse avec les mecs, de pas leur faire de scènes quand ils peuvent pas me voir. Même les ruptures, je fais pas chier. La dernière en date, je voulais vraiment pas qu’on se sépare mais les circonstances étaient particulières (je peux pas les expliquer parce que c’est sa vie et voilà) mais j’ai compris que ça servait à rien de s’obstiner, je n’arriverai pas à
changer la donne. Donc je ne joue pas la chieuse, je pleure dans mon coin et je me résigne.

Alors voilà, constat : à force d’être trop gentille, les mecs en abusent. Y a qu’à voir ma dernière « histoire » en date. A coup de « oui, je comprends », je me suis pris trois lapins dans la tronche en un mois. Bien fait pour moi ? Ben, oui, sans doute. J’aurais été plus ferme dès le départ, les choses auraient été claires. Soit on se serait vus de suite, soit jamais et ça aurait évité la déception et la vexation. Et puis ça évite de s’attacher aussi, tout le monde aurait gagné du temps. D’où notre conclusion : « on n’est pas assez chieuses ».

Partons du constat que les mecs cherchent tous une nana qui peut potentiellement les prendre en main. Ok, c’est un odieux cliché, je le concède. Mais si les nanas préfèrent les
connards, les mecs ne préfèrent-ils pas les chieuses ? Bon, sans en faire trop, je pense qu’une fille qui fouille dans le portable de son mec pour lire ses textos ou autre, ça, c’est
insupportable. De toute façon, je pourrai jamais faire ça, il faut aussi faire confiance sinon, on avance pas. Non, quand je dis qu’il faut être chieuse, je parle de s’imposer. On devait se
voir et tu me sors une excuse ? Ben non, je comprends pas. On avait dit qu’on devait se voir, on se voit, point. Sinon, je prends mon téléphone et je l’agonis d’insulte. Non mais c’est vrai, quoi : se faire marcher sur les pieds, ça ne sert à rien alors autant voir l’inverse ce que ça donne.

Le problème, c’est que c’est pas dans ma nature. Je n’aime pas le conflit, je n’aime pas me prendre la tête surtout que quand ça devient violent, je me mets soit à être très méchante, soit à pleurer. Donc c’est pas terrible comme stratégie, on dit d’être chieuse, pas hystérique. Mais si on mate un peu les mecs, ils vont filer droit non ? Sans jouer les
maîtresses SM, un peu d’autorité ne leur feront pas de mal. Voire même, ça les reposera, ils seront contents d’avoir une deuxième « maman » à domicile. Plus de décisions à prendre,
c’est madame qui décide. On se voit quand ? Je peux sortir avec mes potes ? Non, bon, tant pis.

Bon, le problème, c’est que c’est pas naturel, chez moi. J’agis selon le principe du « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. » Je ne supporterais pas qu’un mec soit chieur. Bon, moi, j’honore toujours mes rendez-vous, quand on me dit « tel endroit, telle heure », j’y suis et même à l’heure, en plus. Mais bon, j’aime bien ma petite indépendance, de pouvoir faire ce que je veux quand je veux sans rendre des comptes. Non parce qu’il faut se rendre compte que si je sors aujourd’hui avec un mec, j’ai vécu 26 ans sans lui, je me suis constitué un réseau de relations et je vais pas couper les ponts du jour au lendemain parce que monsieur m’impose son agenda. Et puis quoi encore ? Donc, comment puis-je
décemment être chieuse alors que je supporterais pas que monsieur le soit ? Non parce que parti comme ça, ça deviendrait du « on sort jamais l’un sans l’autre » et je devrais
systématiquement voir ses copains, y compris ceux que je ne supporte pas.

Enfin, depuis quand faire preuve de souplesse est un défaut ? Si un mec a un empêchement, je vais pas foutre une bombe chez lui (bon, c’est sûr que pour le coup, il viendra
plus à mes rencards après). Le problème, c’est que quand on donne la main, les messieurs prennent le bras. « Bon, elle s’est pas offusquée la première fois, elle dira rien cette fois-ci
encore ». Ben, si, je dis ! Parce que ma gentillesse et ma souplesse n’est pas synonyme de manque total d’ego. Un mec qui annule systématiquement, c’est hyper vexant. Dans le genre « je me sens une toute petite merde », on fait difficilement mieux. Alors que si j’avais dit de suite : « ramène tes fesses, je veux pas savoir ! » ben peut-être que ça aurait marché. L’histoire ne le dira pas. Mais bon, note pour moi-même : la prochaine fois, ne pas se laisser marcher sur les pieds, ça évitera les lapins.