Mais je vous aime pas !

Par PinkLady

Petite présentation des Playmo stories pour ceux qui ne connaissent pas : je prends des playmos, je les photoshope et ça fait une histoire. J’ai choisi quelques vieilles histoires mais promis, des nouvelles arrivent bientôt ! Oui !

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Message de Nina : J’ai créé la page Facebook des Vingtenaires, j’ai pas tout tout fini par rapport à ce que je veux faire mais voilà, c’est là : Les vingtenaires

En attendant…

Bon, j’avais prévu un super article aujourd’hui sur la peoplisation de la politique mais au vu de mon week-end, j’ai pas eu le temps de l’écrire (j’ai pas non plus eu le temps de faire mon rameur). Et puis en plus, là, je dois bouger car j’ai une conférence. Oui, le dimanche, moi, je bosse, j’ai rendez-vous avec Jack Lang (le pire, c’est que c’est vrai) alors en attendant que je daigne pondre mon article, je vous mets un questionnaire à la con, et puis n’oubliez pas nos petits prétendants vingtenaires!

Cap ou pas cap de dire  » Je t’aime  » à quelqu’un que tu n’aimes pas ?
Je l’ai fait, c’était idiot mais j’étais jeune. Maintenant, j’ai du mal à le dire avant d’être sûre.

Cap ou pas cap de dire à toutes les personnes devant toi, ce que tu penses vraiment d’eux ?
Pas cap. Je suis trop gentille, des trucs blesseraient des gens inutilement donc autant s’abstenir. Mais bon, je suis pas hypocrite non plus, quand j’en ai marre, je le dis. Et des fois, ça fait du bien de dire ses quatre vérités à une personne qui s’est placée toute seule sur son piédestal.

Cap ou pas cap de laisser partir la personne que tu aimes pour qu’elle soit vraiment heureuse ?
J’aurais pas cru mais cap. De toute façon, quand la personne a décidé de partir, que peut-on faire ? On sera jamais heureux dans ces conditions.

Cap ou pas cap d’aimer quelqu’un sans l’avoir vu ?
Ben cap, j’aurais pas cru. Mais j’ai vu des photos, avant, ça compte ?

Cap de ne jamais dire jamais ?
Pas cap. Mais après, je rajoute « enfin, il ne faut jamais dire fontaine… ». Parce que les jamais d’hier sont parfois des « peut-être » aujourd’hui voire des « finalement, c’était pas si terrible ».

Cap ou pas cap de dire au monde entier que tu l’emmerdes ?
Pas cap car tout le monde ne peut pas m’emmerder en même temps donc ça sert à rien de faire des dégâts collatéraux

 Cap ou pas cap de partir maintenant avec celui que tu aimes au bout du monde ?
Cap mais je n’ai pas d’engagements à long termes pour le moment, c’est facile. Mais si je l’aime, je serai pas capable de l’abandonner.

Cap ou pas cap de partir sans te retourner ?
Pas cap. Y a trop de gens que j’aime.

Cap ou pas cap de passer toute une vie sans dire « je t’aime » ?
Ben, pas cap, je l’ai déjà dit (et sincèrement, en plus)

 Cap ou pas cap de courir dans la neige à 5 heures du matin parce que tu as fait un pari avec ton amoureux ?
Cap, je suppose. Mais je pense pas sortir avec un mec qui me demande ça…

Cap ou pas cap de laisser sur le blog de quelqu’un 45 commentaires à toi tout seul juste pour son sourire ?
Probablement cap. Déjà que je le fais sans son sourire ! 😉

Cap ou pas cap de faire plein de bisous aux gens qui t’énervent le plus dans le monde ?
Pas cap, je déteste toucher les gens qui me saoulent. Rien que leur faire la bise, ça me coûte

Cap ou pas cap de déclarer ton amour en public ?
Cap et archi cap. Quand j’aime, je le hurle sur les toits. Pourquoi le cacher ?

Cap ou pas cap de n’aimer qu’une personne toute la vie ?
Heu… J’en ai aimé plusieurs, quand même. Peu mais plusieurs. Cap si on parle d’amour au sens amoureux du terme. Pas cap si on parle d’amour sous toutes ses formes, j’ai beaucoup d’amour à donner (à un homme, mes amis, ma famille)

Cap ou pas cap de faire rire quelqu’un quand il a mal ?
Cap mais j’ai pas fait exprès. J’ai fait pleurer ma sœur qui venait de se faire opérer de l’appendicite, je m’en suis voulue, après.

 Cap ou pas cap d’aller en sous-vêtements à tes examens ?
Pas cap et j’en vois pas l’intérêt. En plus, ça pèle dans les amphis.

Cap ou pas cap de tout quitter par amour ?
Si « tout » signifie abandonner ma famille et mes amis, pas cap. Si c’est ma vie actuelle, cap. Mais bon, c’est facile, je finis bientôt mon stage ! 😉 Ceci étant, je veux pas dépendre totalement de mon amour non plus.

Cap ou pas cap de construire ta vie tout seul ?
Ben cap parce que si je suis seule, ce serait bien triste de rater sa vie. On n’a pas besoin d’une moitié pour être!

Cap ou pas cap de passer des journées seule à rêver?
Cap, très cap, trop cap. C’est pas bon pour mon rendement.

Cap ou pas cap d’aimer sans jamais pleurer ?
Pas cap. Je pleure souvent, je suis une émotive. Quand Guillaume 1er m’a dit qu’il m’aimait, j’ai fondu en larmes en plein resto ce qui l’a pas mis à l’aise.

Cap ou pas cap de dire à ton meilleur ami d’enfance que tu l’aimes depuis le premier jour ?
Cap, cap. Elle le sait, de toute façon.

Cap ou pas cap de l’attendre même quand il n’y a aucun espoir ?
Hélas cap et je me trouve très bête dans ces cas-là. Mais bon, l’amour a ses raisons, blablabla. Jusqu’à ce que mon cœur soit subtilisé par quelqu’un d’autre.

Cap ou pas cap de résister à la tentation ?
Cap, a priori. Mais je préfère ne pas être totalement affirmative, on ne sait jamais.

Cap ou pas cap de rester un(e) simple ami(e) ?
On parle des exs, là ? Cap, je le fais avec Guillaume 1er sans soucis. Je vois pas pourquoi on pourrait pas rester amis après une rupture s’il n’y a pas eu de coup de pute.

Cap ou pas cap de ne dire rien que la vérité ?
Pas cap, je suis une menteuse sur certains trucs mais je mens plus par omission qu’autre chose (surtout que ça se voit quand je mens)

Cap de faire la tête toute une vie ?
Pas cap, je pardonne toujours, si ça en vaut la peine. Je ne suis pas rancunière.

 Cap ou pas cap de jamais dire je ne sais pas ?
Pas cap, je sais pas tout ! Vaut mieux dire honnêtement qu’on sait pas plutôt que se prendre la honte quand on vous demande la définition d’un mot que vous connaissez pas.

Cap ou pas cap de refiler ce questionnaire à quelqu’un?
Pas cap, ceux qui veulent le font, point ! 😉

Ne pas coucher le premier soir : le défi ?

Un vendredi soir de février, à Toulouse, petites heures de la nuit, je suis en boîte avec Lucie, nous sommes un peu éméchées (enfin, c’est un doux euphémisme me concernant, je suis morte poule). Après s’être dit 100 fois que nous nous aimions, que nous étions merveilleuses et que nous étions fières de l’autre, nous voilà à parler des hommes et là, Lucie me fait une suggestion : et si la prochaine fois, j’attendais avant de sauter le pas ?

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Suggestion intéressante qui mérite réflexion. Jusqu’à présent, je n’ai jamais attendu, sauf avec Arnaud (et pas par choix) et, à l’arrivée, ça ne m’a pas porté bonheur. Ici, la question n’est pas celle du bien ou du mal de coucher le premier soir, mon avis sur la question n’a absolument pas changé sur le sujet. Je reste persuadée qu’un connard reste un connard, qu’on lui cède dès le départ ou un peu plus tard. A la limite, retarder la brouette avec un type qui ne veut que me sauter ne retardera que l’échéance : s’il ne veut que ça, il me larguera dès qu’il aura eu ce qu’il voulait, au bout d’une nuit, d’une semaine ou d’un mois, rien ne changera. Si tous les mecs qui acceptent d’attendre un peu pour consommer étaient tous des mecs bien, ça se saurait.

L’idée n’est pas là. Ce que me suggérait Lucie, c’était plutôt de créer une intimité avec la personne, d’apprendre à se connaître avant de consommer. Ne pas coucher le premier soir n’interdit pas l’érotisme, à mon sens, bien au contraire. Découvrir le corps de l’autre à fond, ce qui le fait réagir, ce qui lui plaît, ce qui me plaît, en voilà un défi intéressant. Dormir ensemble, l’un contre l’autre, nus comme des vers, se caresser sans aller jusqu’au bout… Pourquoi ne tenterais-je pas le coup ? Après tout, pourquoi ne pas pousser le jeu érotique jusqu’à attendre pour le coït ? Il arrivera quand il arrivera, pas non plus la peine de le programmer. En amour, pas de calculs, on va pas se dire : on passe trois nuits ensemble et la quatrième, brouette !
 

En fait, le principe serait le suivant : plutôt que de tout donner de suite, on fait monter la pression, on se découvre, on se chauffe, on s’excite… puis on refait baisser la tension pour mieux savourer les prochains jeux érotiques, le tout jusqu’à ce qu’on en puisse plus. C’est un peu comme un feu d’artifice : ça part fort puis tout à coup, on a droit à trois fusées merdiques avec une voix qui nous raconte l’histoire de la révolution puis à nouveau de belles explosions, un truc pourri et enfin, le bouquet final qui nous émerveille.

 Effectivement, cette perspective me séduit mais je me pose une question corollaire : en suis-je capable ? Question qui peut paraître surprenante mais franchement, quand je suis lancée, j’ai du mal à m’arrêter. Est-ce que terminer des câlins coquins par une nuit sans sexe n’est-il pas trop frustrant pour moi ? Si je regarde mon passé sexuel, je n’ai jamais su résister à la tentation de la brouette immédiate, je n’ai jamais fait l’effort d’ailleurs. Le problème, c’est que les baisers et les caresses me rendent complètement folles, mes hormones sont au plafond et je serais totalement incapable d’arrêter les ébats à ce point pour « me préserver ». Mais si c’était le monsieur qui disait stop ?
 

Bon, allez, hop, imaginons. Me voilà avec Sagamore, mon nouveau petit ami, nous nous sommes échangés notre premier baiser sur le pont St Michel (oui ben quoi, j’imagine ce que je veux) et nous voilà à l’intimité de son appartement ou du mien. Ca dépendra où est domicilié Sagamore, on dira. Donc nous voilà chez lui, nous sommes en train d’échanger nos fluides salivaires sur le canapé (voire pire, sur le lit), nos mains sont très baladeuses, je commence à pousser des gémissement et des soupirs d’excitation et là, Sagamore me fait : « écoute, chérie, j’ai envie d’attendre un peu pour passer à la vitesse supérieure. » Et alors là, je fais quoi ? Ben, j’en sais rien. Selon le ton qu’il adopte, faudrait voir à ce que je sois pas vexée… Mais bon, si c’est dit avec une voix suave et des yeux qui me dévorent… Ok, j’accepte.

En fait, la dernière fois, avec Alex, il était question de ne rien faire le premier soir pour des questions que nous qualifierons de techniques. Bon, ça fait un peu un mois qu’on crève d’envie de se voir donc forcément, une fois chez moi, on commence à s’embrasser et à se dévêtir un peu. C’est qu’il fait chaud au mois de mai à Paris… Donc, au bout d’une heure de frottis-frotta intensifs, les questions techniques sont passées tellement au second plan qu’on les a oubliées et qu’on a passé une bonne partie de la nuit à faire l’amour. Bon, de un, je regrette pas, de deux, Alex ne venant pas de Paris, il fallait profiter au maximum du temps qu’on avait ensemble. Mais bon, une fois de plus, je n’ai su résister à la tentation… Oui, bon, ok, je n’ai pas fait le moindre effort pour résister, pas le moindre petit « non » n’a été susurré.

Ça aussi, ça joue, le contexte : si le monsieur n’habite pas sur Paris et qu’on se voit peu, je vais pas retarder les échéances. Ça fait un peu un mois (ou plus) qu’on se parle sur MSN ou autre, on a eu le temps de se découvrir un peu. Pas physiquement, certes, mais un peu quand même. Alors comme on a pas le temps, on va pas s’amuser à le perdre.

Il y a des fois, ça me fait halluciner ma propre incapacité à résister à l’appel de la chair. Je ne me définis pas du tout comme une obsédée sexuelle, je pense avoir une sexualité normale avec mes fantasmes, mes trucs préférés, les trucs que j’aime pas (non, personne ne me touchera les pieds !), des périodes d’abstinence plus ou moins courte ou plus ou moins longues selon les périodes. Et ben j’en suis pas morte alors pourquoi dès qu’un mec me pelote un peu, j’arrive pas à résister, il faut aller à tout prix jusqu’au bout ? D’un autre côté, pourquoi se torturer ? Si je veux pas coucher avec un mec le premier soir, j’ai qu’à éviter de le ramener chez moi ou de le suivre chez lui, ce sera plus simple.