C’est quand qu’on est vieille fille ?

Hier soir, comme sans doute nombre de jeunes femmes désoeuvrées et cafardeuses du dimanche soir, j’ai regardé Bridget Jones. Bon, ok, je n’étais pas vraiment cafardeuse mais c’est un peu pour grossir le trait (en vrai, je n’ai même pas mangé de glace à même le pot, pour dire). Je voyais donc les pérégrinations de Bridget et je me suis posée une question dramatique : « mais c’est à partir de quand qu’on devient vieille fille ? »


Alors résumons un peu. Suis-je déjà tombé le nez le premier dans un pot de Haagen dasz. Oui. Et même sans raison valable de type rupture amoureuse. Ai-je déjà noyé mon chagrin dans de la vodka ? Non, en général, c’est du rhum. Est-ce que je me remets au sport à la moindre petite déception amoureuse, pensant que mon gros cul est la cause de tous mes malheurs ? Carrément.

Oh merde, sur le papier, ça s’annonce déjà mal. Sauf que moi, je ne suis pas résolue à trouver LE mâle qui comblera tous mes désirs, tombant amoureuse du premier tocard venu, sachant très bien que ça ne va pas le faire parce que c’est objectivement un connard mais subjectivement, je suis sûre que je vais le changer. C’est cela ouiiiiiiiiiii…

Alors est-ce que le côté vieille fille est lié à un célibat mal assumé ? Et va-t-il de pair avec une horloge interne en plein boom qui ne comprend pas encore qu’on n’ait pas procréé ? Dans ce cas, youpi, je ne suis pas encore vieille fille, tout va bien. Et puis le côté vieille fille n’inclut-il pas une question d’âge aussi ? On ne saurait être vieille fille avant au moins 30 ans, sauf exceptions. Donc je considère que, non, je ne suis pas une exception et que ma mère ayant eu la bonne idée de m’accoucher en 1980, j’échappe pour l’heure au titre de vieille fille.

Mais si l’âge n’entre pas en ligne de compte et si la vieille fillerie est plus liée à une attitude ? Réfléchissons un peu. Pour moi, une vieille fille, c’est une nana qui fait « vieille » genre qui se tient recroquevillée avec un gilet sur les épaules, la nana qui envoie clairement un message « mon kiff dans la vie, c’est de boire ma tisane à 21h30. Sortir ? Pourquoi faire ? ». Ah non, de ce point de vue là, je ne suis pas vieille fille. Mais si on suit ce cliché, Bridget non plus… Et si vieille fille, c’est envoyer un message aux hommes comme quoi on n’a pas forcément envie de leur faire une place dans notre vie ? Dans le film (j’ai lu le livre il y a 10 ans, j’en ai un faible souvenir), Bridget se fait traiter de vieille fille après une discussion où elle semble tout faire pour dégoûter un mec. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai pas vraiment le temps d’avoir un mec, à moins qu’il ait la gentillesse de m’attendre (ou de me rejoindre) tranquillement à la maison après une soirée se terminant plus ou moins tard. Il est sûr que de loin, je dois lancer un message « pas dispo, pas dispo, pas dispo » qui clignote en gros. Alors là, oui, je suis une vieille fille.

A moins que… Et c’est là que je crois tenir le truc, dans ma dernière hypothèse. Etre vieille fille n’est pas question d’âge, de disponibilité ou de tisane (en plus, pardon mais en hiver, ma petite tisane avant d’aller me coucher, je l’aime) mais de faiblesse face au célibat. Si on reprend cette scène ou Bridget passe pour une vieille fille, son problème saute aux yeux : elle a 32 ans et la présence d’un homme la rend nerveuse quoi qu’il arrive. Parce qu’elle a une pression, la sensation d’être à la limite de la date de péremption et ça la rend vulnérable, peu sûre d’elle et godiche. Et ça, oui, ça, c’est être vieille fille.

Bon, et bien, je vais aller me faire ma tisane, moi.

NB : C’est moi ou l’affiche des JO de Moscou est terriblement phallique ?

Courrier des cœurs, réponse à Isa la Belle

Cette semaine (enfin, à quelques près), Isa la Belle nous a posé la question suivante : « Si les beaux mecs sortent toujours avec des moches, moi, je suis belle et les mecs ne sortent jamais avec moi car ils préfèrent les moches. Comment les séduire? »

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Essaie la modestie, ca peut marcher!

Jane : Je peux pas répondre, j’suis moche.

Lucas : Teu teu teu. Je vais encore me faire taxer de suffisance et de prétention et de vanité mais je m’en contrefous…
Ma belle, le pb c’est que nous les mecs devant une nana canon on est perplexe : Pourquoi est-elle célibataire ? Serait-ce une grosse teubé ? Quid Juris ?
Au delà de cette question, on a aussi besoin d’être en confiance et face à une beauté on se demande si on sera à la hauteur. Alors on ne cherche pas à draguer en se disant qu’elle est necessairement exigeante et/ou en couple.
Et puis c’est à toi aussi de trouver l’équilibre entre aguicheuse et timorée, image de salope et de saint nitouche.
Sinon, rappelle-toi ce que chantait Dominique Walter.. (lien Daily Motion)
« C’est facile et ça n’engage à rien, les petits boudins.
Ca ne sait pas dire non, c’est ça qu’j’aime bien, chez les p’tits boudins »

Keira : Mmmh, en voilà une question digne d’un personnage de Gossip Girl.

Que dire ? Agis moins en nenette pleine de prétention et peut-être que ça t’aidera !

Les mecs ne sont pas cons non plus, s’ils voient une nana super belle qui regarde tout le monde de haut et une autre nana moyenne qui est sympa, le choix est vite fait. Après si tu veux juste un plan cul tu m’as l’air d’avoir l’attitude parfaite pour les décrocher à volonté, mais ne t’étonne pas si on ne te rappelle pas.

Enzo : Je ne sais pas si je peux dire que je suis d’accord avec Lucas car je ne vois pas vraiment sa position. En tout cas je
pense ne jamais m’être posé la question « pourquoi est-elle célibataire ? ».

Je serais plutôt de l’avis de Summer. Tu poses des hypothèses comme des faits. Je serais plutôt tenté par l’hypothèse « les mecs ne sortent jamais avec toi car ils préfèrent les filles intelligentes ». La question n’est pas moche/beau. La question possible serait « est ce que ta beauté (annoncée) est-elle largement contre-balancée par ta connerie ? » 

Tatiana : Je peux pas répondre j’ai le même problème…

Diane : Mmmh pour ma part, j’ai tendance à trouver beaux les gens qui ne disent/savent pas l’être, donc bon, ça renverse et règle même le problème: tu te dis belle, donc tu es moche, donc les mecs vont te courir après. Problème résolu.

Petite Cervoise : Bon, d’abord la beauté est toute relative.
Moi je trouve que Michel Denisot est beau et tout le monde ne semble pas de mon avis, donc je te conseillerais d’abord de relativiser (oui, ta mamie te trouvera toujours la plus jolie).
Ensuite, pour ces messieurs, il m’est déjà arrivé de me demander, en voyant passer un couple d’inconnus dans la rue, pourquoi un type aussi beau était avec le tromblon qui l’accompagnait.
La réponse de mauvaise foi est que le mec en question est ainsi sûr d’être LE beau du couple.
La réponse de bonne foi est que la fille doit être très sympa, intelligente (voir bonne sous la couette).
Mais ce qui m’interpelle dans ta question, c’est un peu le coté cour d’école : pourquoi tu veux absolument sortir avec un mec beau ?
Est-ce ton premier critère avant l’humour, le charisme, l’intelligence, la richesse, la belle voiture, l’appartement de 150 m²… bref tous ces critères autrement plus importants ?

Nina : Oh mon petit, il ne faut pas toujours pleurer sur la vie et son injustice, il faut agir. En un, tu vas au coiffeur et tu te fais massacrer la tignasse. En deux, tu oublies toute notion d’hygiène et d’épilation, une douche par semaine pour pas attraper trop de saloperies et ça ira très bien. En trois, revend toute ta garde robe et va zieuter la Redoute, page tablier. Ne porte que ça et toi aussi, tu seras une moche qui peut sortir avec tous les beaux mecs. Pense à mettre des crocs, aussi, aux pieds, un peu à la Roselyne Bachelot. Là, tu seras parée à faire tomber les mecs.

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite plus, on répond vraiment à tout ! Mail me (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou commente !

Tenter l’’aventure amoureuse

(Article écrit y a quelques temps…)
 L’amour est en soit quelque chose de compliqué, personne ne me contredira. A presque 26 ans, c’est pas qu’on commence à me demander quand est-ce que je vais ramener un homme à la maison mais pas loin… Enfin, mes parents ne me foutent pas la pression, ma mère ayant compris que j’étais quelqu’un qui « naviguait ». Pour ma part, je dirais plutôt que je tente l’histoire, quitte à me planter.
 

L’autre jour, je discutais avec Tatiana sur MSN de nos situations amoureuses respectives (enfin surtout de la sienne parce que moi, j’ai pas grand-chose à en dire) et elle m’expliquait qu’elle ne regrettait pas son choix. « Je sais que ça ne durera pas mais au moins, j’aurai tenté et j’aurais vécu une belle histoire. » Et bien, je trouve que la demoiselle a bien raison. Si je regarde mon propre passé amoureux, je me suis entêtée à vivre des histoires impossibles : avec un trentenaire parisien et obsédé alors que je n’était même pas vingtenaire, toulousaine et une oie blanche, avec un gars avec qui je n’avais pas grand-chose en commun, avec un gars qui vivait loin de moi… Oui, mais voilà : je lui plais, il me plaît, pourquoi je ne tenterais pas ? Le mur est au bout, je le vois gros comme une maison et je sais que je vais me le prendre. Mais en attendant, que la balade est grisante.

Beaucoup de filles de mon âge cherchent « le bon », celui avec qui ça ne pourra que marcher tant il est parfait. Mais quelle erreur, à mon avis ! D’abord, il est
censé être comment « le bon » ? Je m’étais amusée il y a quelques temps à commander au Père Noël mon homme idéal (il m’a bien oubliée, cet enfoiré) mais trouver un homme qui correspond parfaitement à nos critères est utopiste. Bien sûr, nous voulons toutes un homme qui nous correspond tant sur le plan physique que sur la personnalité mais il faut bien comprendre que chaque homme a ses défauts. Tant mieux quelque part, je me sentirais pas à la hauteur d’un homme parfait… Déjà que je me sens rarement à la hauteur des hommes imparfaits, imaginez l’angoisse. Mais même si cet homme est imparfait et qu’il me semble qu’il n’y aura pas d’avenir ensemble, pourquoi ne pas tenter ? De un, rien ne me dit que ça ne durera pas, finalement. De deux, même si ça ne dure pas, n’avons-nous pas le droit de vivre une belle histoire, même si elle ne peut être qu’éphémère dès le départ ?

Certaines histoires d’amour sont condamnées à peine elles ont commencé : distance, manque de temps pour se voir, l’un des deux n’est pas libre… On peut multiplier les hypothèses à l’infini. Oui, l’amour, c’est quelque chose de très compliqué, n’est-ce pas ? Donc on voit le mur au bout du chemin, on le sait qu’il n’y a aucun moyen de l’éviter. Doit-on éviter de partir à toute vitesse dedans ou fermer les yeux en attendant qu’il arrive ? Ou plutôt profiter de chaque sensation avant le crash, la vitesse, le vent qui nous caresse le visage,
le paysage qui défile… Bon, je le concède, ma métaphore n’est pas merveilleuse mais c’est pour faire comprendre l’idée. Après tout, qu’a-t-on à perdre ? Rien, si ce n’est une belle histoire.

Le problème, c’est que beaucoup de vingtenaires veulent trouver le bon, comme s’il y avait une date limite de péremption : vite, vite, casons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Je trouve ça un peu curieux et un peu suicidaire comme comportement. On va refuser les avances d’un jeune homme car il ne nous paraît pas idéal et se jeter au cou du gars qui nous semble parfait. Et si ça ne marche pas, on fait quoi ? On déprime pendant 107 ans ? Par ailleurs, comment peut-on commencer une relation en pensant sincèrement que c’est pour la
vie ? Dire à un mec que lui et moi c’est pour la vie, c’est mentir, quelque part, parce que je n’en sais rien. Oui, aujourd’hui, on s’aime et tout est rose, mais demain ?

Actuellement, j’ai envie de me caser, avoir une vraie relation qui dure plus d’une nuit. Mais je ne vais pas pour autant refuser tous les prétendants avec qui ça risque de ne pas coller sur le long terme parce que si je savais exactement quel mec il me fallait, je ne serais pas célibataire (logique). Ensuite, si j’ai plus envie de plans cul, si une belle histoire qui s’annonce éphémère se profile, la refuserai-je ? Non, je ne pense pas. Je lui plais, il me plaît, allons-y gaiement ! Au moins, sur mon lit de mort, je n’aurai presque aucun regret.

Si je regarde dans mon entourage, très peu de filles sont tombées sur le bon de suite. Surtout que je n’ai que 26 ans et que mes amis en ont rarement plus. Donc pourquoi se mettre la pression à tout prix, pourquoi chercher celui qui sera forcément le père de notre progéniture ?  D’ailleurs, qui nous dit que ma progéniture aura le même père ? Bon, ce serait plus pratique et moins compliqué à gérer mais les familles recomposées existent, on ne peut pas le nier. Même, après ma rupture avec Guillaume 1er, je me suis soudain imaginée avec ma
petite tribu (j’insiste sur le petite) sans papa parce que je ne suis plus avec aucun d’entre eux mener ça d’une main de maître. Bon, très honnêtement, j’espère que j’aurai un compagnon pour m’aider dans cette tâche parce que je me vois pas du tout maman célibataire.

Aimer, c’est tenter. Je crois que sans ça, la vie ne mérite pas d’être vécue. Après tout, si y a bien un domaine où il faut oser, c’est celui-là.