J’ai vu la guerre

(Article débuté y a 15 jours après le crash du boeing de la Malaysia, shooté par un missile)

Pendant longtemps, j’ai aimé raconter cette histoire : à chaque début de siècle, dans les années 10-15, on a eu droit à de sales guerres ou de grands bouleversements historiques.* J’aimais faire frémir les gens en expliquant qu’il allait se passer des choses terribles, bientôt, parce que l’histoire se répète… Sauf que quand on lit les journaux, on finit par se demander si ma blagounette n’a pas un fond de vérité.

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Souvenez-vous quand vous étiez au collège et qu’on vous racontait l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand qui entraîna la guerre, le premier domino qui enclencha le jeu des alliances enclenchant la guerre. Et ça nous paraissait couler de source, une machine à rouages bien huilée, il suffisait de tourner la manivelle pour obtenir le mouvement.
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Sauf que c’est toujours plus facile de comprendre l’histoire quand elle est finie. Mais oui mais évidemment que la 1ère Guerre était inévitable, tout comme la 2e, l’enchaînement des faits est limpide. Et là, on y est : un missile tiré par on ne sait qui (j’ai lu des théories parlant d’avions de chasse ukrainiens mais j’ai aussi lu des théories sur le premier avion Malaysia Airlines descendu car il fonçait droit vers une base militaire située vers quelques milliers de km du lieu supposé du crash mais ce doit être un détail. J’ai aussi lu une histoire de force mystérieuse…Bref) sur une frontière où la lutte fait rage. Russie vs Ukraine, la Malaisie, les Pays Bas au milieu. Le Lusitania, version XXIe siècle. Tout ça pue.
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Et pourtant, sommes-nous au bord de la 4e ou 5e guerre Mondiale (les intitulés de guerre mondiale peuvent être accolés à la guerre froide puis à la « guerre des civilisation » ou « guerre contre le terrorisme », je n’entrerai pas dans le débat, tel n’est pas le sujet) ? On y pense forcément, des articles sur le sujet commencent à fleurir et à bien y penser, c’est vrai qu’on entend presque le premier domino tomber, tout ça paraît si évident. Sauf qu’à l’époque, les politiques de l’époque n’avaient pas vu venir le drame et on ne peut pas dire qu’avant le crash, on s’attendait à une telle hécatombe de civils n’ayant rien à voir avec l’histoire. Alors oui, on pourrait débattre du survol de la zone mais pour une guerre qui ressemblait plus à une guérilla jusque là, on ne pouvait pas forcément s’attendre à ce qu’un avion de ligne soit abattu. Même s’il y a eu des cas par le passé.
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La guerre demain ? Dans les 3000 embryons de romans que j’ai débuté, j’ai inventé des tas de débuts de guerres mondiales. Souvent basé sur un conflit qui dégénère ou la lutte contre un dirigeant despotique peu éclairé. Peu importe l’histoire racontée finalement, il y a toujours une idée d’escalade et de chute de dominos déclenchée par un événement premier. Comme l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, finalement. De là à penser que la paix est un équilibre instable… A dire vrai, faut bien être européenne pour s’imaginer en temps de paix. Mais quand nous étions au collège, au lycée, que nous étudions la guerre, ça paraissait toujours lointain : loin dans le temps ou dans des pays très éloignés. Quand la guerre a frappé au coeur de l’Europe**, déjà, ça sentait bizarre, un drôle de goût de métal dans la bouche. Aujourd’hui encore, ça tonne à nos portes.
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Est-on à l’aube d’un nouveau conflit majeur ? Les générations futures étudieront-elles l’année 2014 comme le début évident d’un nouveau conflit majeur qui changera à jamais le visage de l’Occident ?

Qui sait ?

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*1914 : Première Guerre Mondiale
1815 : Les 100 jours de Napoléon avec la fameuse défaite de Waterloo
1715 : Mort de Louis XIV et début de la Régence
1610 : Assassinat d’Henri IV par Ravaillac
1515 : Marignan
1415 : Hazincourt mais bon, là, c’est la guerre de 100 ans donc c’était facile de trouver.
** La guerre en ex Yougoslavie

De la dignité (bordel)

La semaine dernière, j’ai eu la nausée. Aucun rapport avec un éventuel squattage de mon utérus, Gudrun veille. Non, cette violente envie de vomir a été provoquée par nos « amis » politiques et leur gué-guerre du « moi, je suis digne, toi, tu recupères ».

Grande émotion suite aux tueries de Toulouse et Montauban, la foule sentimentale a plaint, pleuré, condamné, lynché. Ce genre de drame est toujours une boîte de Pandore ouverte d’où dégueule des propos antisémites, racistes et/ou xénophobes, choisissez votre camp. Propos legitimé par cette émotion de masse paraît-il. On parle d’un drame survenu dans une région que je connais très bien, j’y ai vécu 25 ans, et j’ai préféré garder le silence. Parce que je ne savais pas d’abord qui était coupable, si la judaïcité des victimes avait une quelconque signification. Puis on a su mettre un nom sur le meurtrier, un mec « d’origine musulmane » (oui, il parait qu’on peut être d’origine d’une religion, c’est le Figaro qui le dit. Comme il paraît, selon Morano, que juif et israélite, c’est pareil). Donc là, on avait le droit du dire du mal des Arabes (même non musulman, le panier est grand). Perso, j’ai tendance à séparer le grain de l’ivraie mais apparemment, c’est une compétence rare.

Déjà, j’avais la bile au bord de la gorge dans ce festival de clichés, d’approximation et de racisme. Et voilà-t-il pas que nos politiques s’y mettent, s’accusant les uns les autres de récupérer le drame pour leur campagne. Palme à celui qui a accusé Hollande de copier Sarko. Tu voulais qu’il dise quoi, du con ? « Bravo au tueur, 4 juifs et 3 arabes en moins, champagne ! » ? Sérieusement ? À peine le drame fini, une vidéo à circulé en provenance apparemment de l’UMP pour dénoncer l’indécence du PS qui a récupéré l’affaire.

Quelque chose s’est rompu en moi, cette puissante envie de vomir comme un tsunami de colère qui voudrait sortir par ma bouche. Vos gueules. VOS PUTAIN DE GUEULE. 7 personnes sont mortes, peu importe leur âge, leur fonction ou leur profession. Il en meurt tous les jours des gens, c’est vrai mais tel n’est pas le débat. Les familles de 7 personnes sont en deuil et personne ne semble vouloir les laisser tranquille, on veut leur avis, on publie les photos de leurs enfants sans autorisation (à vérifier ce point), on agite leurs dépouilles pour attiser la haine, cette haine de l’autre, cet étranger qui nous veut du mal. Vous n’avez pas le droit de faire ça, ça suffit. Assez de vos guerres politiciennes, de vos minables tentatives de manipulation. C’est la faute de la gauche, c’est celle de la droite. Bien alors on y va gaiement : Toulouse, ville de gauche, Montauban, ville de droite. 1 partout, balle au centre, fin de ce débat sans le moindre intérêt.

Parce que s’accuser l’un l’autre, c’est nier que toute société quelle qu’elle soit est victime de violence. Que c’est nier que quoi que tu fasses, tu auras toujours une personne qui sera à un moment en rupture totale, qui passera à l’acte. Un acte fou. Aucune société quelle qu’elle soit ne peut protéger à 100% ses citoyens. Montauban est truffée de caméras de vidéosurveillance sauf qu’elles ne peuvent pas descendre de leur poteau pour aller défendre le quidam. Sans parler de la rapidité de l’acte, aucun système, aucun parti n’aurait pu agir assez vite pour éviter ce genre de tuerie. On parle tout de même d’un geste exceptionnel, imprévisible. C’est un peu comme les accidents d’avion, tu mets le maximum de garde-fou mais vient toujours un moment où y en a un qui crashe car un scénario n’avait pas été envisagé. Enfin, peu importe, je m’égare.

La semaine dernière, j’ai eu honte. Honte de voir les politiciens se rejeter la haine à la figure, tenter de jouer avec nos sentiments pour gagner quelques voix de plus. C’était indigne. Tout simplement.

Qu’il est bon d’être déraisonnable

Comme je l’avais annoncé, l’année 2009 continue son show et je suis tellement en zone de turbulence que je préfèrerais limite le crash une bonne fois pour toute histoire de respirer un peu. Métaphore foireuse, je le concède. Mais bon, vu qu’il reste encore 41 jours que je suis bien obligée de les subir en attendant 2010, je deviens déraisonnable.

Suite à ma période alcoolique d’il y a quelques années, j’avais une certaine aversion pour l’ivresse et ne buvait que de façon occasionnelle. Ce qui me rend d’ailleurs très sensible à l’alcool. Pour peu que je sois fatiguée, un Martini et je ne sais plus comment je m’appelle, pour dire.

Seulement, ces derniers temps, ma consommation d’alcool a pas mal augmenté. Déjà un peu cet été suite à de nombreuses rencontres à caractère sexuel qui impliquent parfois un premier verre. D’ailleurs, il est étonnant de constater que je marche beaucoup plus facilement avec mes chaussures compensées avec 3 mojitos dans le baba. Et que l’alcool me rend excessivement affectueuse ce
qui avait donné une scène hallucinante (et très drôle cet été). J’étais dans un bar avec un jeune homme (j’ai baissé mes exigences en terme d’âge de mes amants, je tape dans le jeune vingtenaire maintenant. Ma propre angoisse de la trentaine ?) quand une dame pas bien plus sobre que moi commence à me parler pendant que le jeune homme paie (6 mojitos, il a la classe). Elle me raconte deux ou trois conneries quand soudain, elle se tourne vers mon compagnon « elle vous regarde avec les yeux de l’amour, elle est très amoureuse de vous, c’est beau ! ». Comment dire ? Le connaissant depuis environ 4h, je vais avoir du mal à être transie d’amour. Par contre, la myopie (et l’alcool) rendant le regard trouble, ça explique des choses.

 

Bref, ma consommation d’alcool en ce moment devient de plus en plus régulière mais j’ai de bonnes raisons (que j’expliquerai un jour, rassurez-vous… ). Et en plus, j’ai ma cops de beuverie, ma chère et tendre Vicky. Un petit exemple de nos vies dépravées du moment.

Un jeudi soir : on se retrouve à Opéra, on découvre un bar trop bien qui a un concept d’happy hour très élastique (c’est-à-dire que s’il s’arrête officiellement à 20h, une commande prise à 20h50 est encore en happy hour). Au bout d’un mojito pour moi et de deux pour elle (elle avait pris de l’avance), on se retrouve dans la rue à rigoler sans bien savoir pourquoi.

Le lendemain soir : on se fait un apéro virtuel : chacune avec sa vodka chez elle (la mienne était à la fraise, je vous conseille), on papote en rigolant et en commençant à mélanger les lettres (voire un peu les mots). Un train demain matin, faut que je me lève à 6h30 ? Ah, oups, c’est vrai !

Mercredi de cette semaine : Après une virée H&M où on a rigolé très fort du rayon déguisement (ah non, pardon, über tendance), on a récupéré une Sweet Ange et retour à notre bar fétiche. Et on a rigolé très fort.

Jeudi (hier) : Mango, re H&M (re-rigolade, on n’avait pas tout bien vu), re notre bar. On est repérées puisqu’en partant, la serveuse a dit « A très vite », ce qui nous a un peu terrorisées. Mais est-ce réellement notre faute si leur basil mojito est juste fameux ?

Et encore, je ne vous parle pas du resto avec Simon et Ioulia avec apéro et vin. Là où je suis franchement déraisonnable, c’est que je suis actuellement sous anxiolytique donc je ne devrais pas boire mais j’avoue que le sérieux, là, je vais m’en passer. Ces soirées sont ma bouée, mon shoot de bonne humeur et c’est juste une question de survie (je pompe des paroles, là, je sais). Et ce week-end, on champ’ un petit coup. Promis, dès que les turbulences se sont calmées, je redeviens sage.

Ah oui, faut aussi que je reprenne un peu mes orgies sexuelles, ça me détendra. (ou pas, j’ai surtout envie de dormir avec toutes ses conneries).

NB : Je sais que ça partira d’un bon sentiment mais ce n’est pas trop la peine de me dire que c’est mal les mélanges anxiolytiques et alcool, je le sais puis j’espère très vite ne plus en avoir besoin (des anxio, j’entends)

NB bis : un clip nase mais vu que j’ai plagié les paroles…

Tiens, j’avais jamais réalisé que ce clip était un peu une vilaine copie de celui des spice girls qui se passait dans le désert…

Grey’’s anatomy vs Urgences

L’autre jour, j’ai lu un article rigolo sur les séries médicales sur Libé, conseillé par Simon. J’ai donc décide de vous donner ma propre version des faits parce que les séries médicales, moi, j’aime bien, j’apprends des trucs. Par exemple, je connais les symptômes de la méningite, ça peut toujours servir…
 
Bon, alors, pour ceux qui n’ont jamais vu, je résume un peu. Urgences, c’est une série qui se passe aux urgences (dingue !) mais aussi un peu en chirurgie… Enfin, au départ, là, des chirurgiens, y en a plus qu’un, le petit frère de Dustin Hoffman, c’est dingue comme il lui ressemble. Alors que Grey’s anatomy, ça se passe direct en chirurgie. Donc c’est des histoires de docteurs, d’internes et d’infirmières qui soignent des gens, il y a parfois des histoires dingues. Urgences, ça se passe au Cook County de Chicago et Grey’s Anatomy à Seattle. Mais on voit pas bien la différence parce qu’il y a des buildings et un lac et que, de toute façon, les deux sont tournés en Californie.
 
La première différence qui saute aux yeux, c’est la propreté. Urgences, c’est le bordel, y a des gens partout, même des violents qui envoient tout promener, les brancards rentrent
à toute vitesse en défonçant la porte battante en hurlant les constantes du patient « Piéton contre voiture, il était inconscient sur les lieux de l’accident, température 37,2°, tension
13,6, plaie ouverte au tibia ! ». Les médecins enfilent à toute vitesse des tabliers en plastique jaunes transparents et des lunettes transparentes qui seraient super pratiques pour peler les oignons. Et puis dans Urgences, ça pisse le sang. Ils sont très doués les médecins pour toucher pile l’artère qui gicle, ils se retrouvent toujours avec du sang sur leur tablier et leurs lunettes, y a toujours des gens qui vomissent, on ouvre les thorax à la sauvage, on taille, on ouvre, on coupe, on piétine du boyau…Alors que dans Grey’s anatomy, c’est tout propre. Bon, on est en chirurgie donc tout est clean, même quand on découpe les corps, ça pisse pas le sang. On voit des organes et tout mais ça ne suinte ni ne saigne. Le plus trash, c’est quand la chirurgienne orthopédique oublie de se laver les mains après avoir fait pipi (tout un épisode sur le sujet).
 
Autre différence : l’ambition. Dans Urgences, il y a peu de médecins ambitieux. En fait, il n’y a que Peter, les autres préfèrent rester aux urgences et refusent les propositions des cliniques privées qui sont un peu le diable parce qu’ils ont à cœur de suivre leurs patients et de sauver des vies. Alors que dans grey’s anatomy, ils sont bouffés par l’ambition et c’est limite pénible. Par exemple, y a Christina, l’asiat’ très moche qui veut faire mieux que tout le monde et pique les patients de ses copains. Ca m’étonne qu’elle se soit pas encore fait éventrer à coup de bistouris, la Christina, je rêve de cette scène ! Et puis dans grey’s anatomy, ce sont tous les meilleurs. Derek est le meilleur neurochirurgien, il est marié avec la meilleure chirurgienne gynécologiste, Addison… Mais bon, malgré tout, ils vivent dans une caravane, ça laisse songeur… Bref, y en a pas un qui fait une connerie alors que dans Urgences, ils n’arrêtent pas. Le docteur Chen oublie un kit d’exploration dans le bide d’un malade, ils tuent tous quelques patients pour erreur médicale, genre Carol l’infirmière qui donne du sang B+ à un patient qui est A et donc, forcément, qui crève. Alors que dans grey’s anatomy, ils se plantent pas. Mais ils insistent pas non plus. Ils laissent souvent leurs patients crever sans trop se forcer alors que dans Urgences, il essaient de sauver les patients, faisant des massages cardiaques pendant une vingtaine de minutes avant qu’un autre médecin intervienne « non mais arrête, son cerveau est mort, ça sert plus à rien ! Heure du décès 16h48. »
 
Par contre, ce que l’on retrouve dans les deux séries, ce sont les accidents spectaculaires, les fusillades, les histoires de gang et tout ça. Bon, alors, moi, j’irai jamais à Chicago parce qu’il y a souvent des crashs, quand même des boeings, des hélicos… Pif, paf, tout ça qui tombent du ciel et des gens à sauver… ou pas. D’ailleurs, la semaine dernière, Largo Winch est mort aux urgences du Cook County… Le grand classique, c’est l’AVP (accident véhicule-piéton), c’est fou le nombre de piétons qui se fait faucher par des voitures pleines de conducteurs en état d’ivresse. Ils aiment bien les empalements, aussi, c’est fou tout ce qui peut traverser un corps sans tuer… Enfin, moi, je comprends pas, les mecs, ils ont une barre de fer qui leur traverse le bide et ils sont conscients. Moi, j’aurais une barre en fer qui me traverse le ventre et que je vois dépasser, je m’évanouis. Sans parler des multiples plaies par balle, le grand classique étant : faisons des radios pour retrouver la balle qui est quelque part dans le corps mais on sait pas où. Dans grey’s anatomy, c’est un missile qu’un patient a dans le bide. Puis y a les maladies super impressionnantes aussi du genre bactérie mangeuse de chair (celle qui a attaqué la jambe de Guillaume Depardieu ou de Lucien Bouchard, ancien Premier Ministre Québécois, j’étale ma science), des cancers, des tumeurs au cerveau, des maladies qui rendent les gens dingues, des cœurs qui marchent plus et qu’il faut remplacer, des fœtus morts nés qu’on ranime, alors même qu’ils
sont tellement petits que Kenya est plus grosse (pourtant, c’est une cro-crotte de même pas deux kilos) et qui sont un peu bleus aussi. Dans Urgences, aussi, y a la blague récurrente de ce qu’on retrouve dans un anus. Dans la première saison, c’est Carter qui subit ce bizutage puis dans la 4e, c’est Lucy, je vous retranscris le dialogue :
« On lui a retiré une carotte de l’anus.
– Mais comment il a avalé une carotte en entier (putain mais quelle niaise !)
– Non, il ne l’a pas avalée…
– Ah ?… Oh ! » (c’est bien petite, apprends la vie)
 
Mais évidemment, ce qui fait le sel de ces séries, c’est l’amour et le cul. Qu’est-ce que ça baise dans les hôpitaux (et dire que mes parents se sont rencontrés à l’hôpital,
damned !). Les docteurs entre eux, docteurs et infirmiers, docteurs et ambulanciers, docteurs et patients… Contrairement aux soap opéras, on trouve pas mal de couples mixtes, surtout dans Urgences, et on retrouve le classique Noir/Asiatique. Alors, c’est soit un truc courant là-bas, soit une des séries a copié sur l’autre parce que moi, à part les parents de Tiger Woods, je connais pas de couple afro-asiatique. Mais le traitement n’est pas le même. Alors que dans Urgences, y a pas mal de cul, quand même, des coups d’un soir dans la salle de garde, dans Grey’s Anatomy, c’est plus gnan-gnan, les histoires d’amour. Nos quatre internes se sont tous tapés leur titulaire à part Izzie qui est un peu conne (elle est blonde) qui se tape un autre interne super choupi mais super odieux (mais je parie qu’on va découvrir qu’il a eu un soucis avec ses parents, ce qui explique que c’est un enfoiré avec les femmes) puis tombe amoureuse d’un patient qui doit se faire greffer un cœur et qui finit par mourir. D’ailleurs, c’est horrible mais j’étais un peu contente qu’il meure parce que sinon, ça aurait été trop guimauve. La différence, aussi, c’est que dans Urgences, s’il y a des couples inter-personnages, y a quand même beaucoup de couples avec des personnages secondaires alors que dans grey’s anatomy, non ou c’est necdotique. Alors forcément, quand vous mettez dans un même service Meredith qui a couché avec Derek, le mari d’Addison puis avec George qui est son colocataire mais qui se fout ensuite avec Cady, celle qui se lave pas les mains, que le chef de service a couché avec la mère de Meredith dans le temps, qu’Izzie a couché avec Alex avant de le plaquer pour son malade qui clamse et que Christina vit avec Burke, le super chirurgien, ben, ça vous fout une ambiance du tonnerre en chirurgie. Mais bon, dans Urgences, c’est compliqué aussi puisqu’Abby (qui est moche et chiante) est l’ex de Luka qui sort avec Sam mais finalement plus et qui retourne avec Abby alors que Carter, qui est l’ex de Susan qui a embrassé Mark, le mari d’Elisabeth ex de Peter qui part avec Cléo, se la tape ensuite mais la quitte pour partir en Afrique retrouver Luka que l’on croyait mort mais en fait non, c’est pas forcément plus simple. Relisez ma phrase, je sais pas si vous avez tout suivi.
Bon ben finalement, je vais regarder Scrubs, au moins, je me marre.

Tenter l’’aventure amoureuse

(Article écrit y a quelques temps…)
 L’amour est en soit quelque chose de compliqué, personne ne me contredira. A presque 26 ans, c’est pas qu’on commence à me demander quand est-ce que je vais ramener un homme à la maison mais pas loin… Enfin, mes parents ne me foutent pas la pression, ma mère ayant compris que j’étais quelqu’un qui « naviguait ». Pour ma part, je dirais plutôt que je tente l’histoire, quitte à me planter.
 

L’autre jour, je discutais avec Tatiana sur MSN de nos situations amoureuses respectives (enfin surtout de la sienne parce que moi, j’ai pas grand-chose à en dire) et elle m’expliquait qu’elle ne regrettait pas son choix. « Je sais que ça ne durera pas mais au moins, j’aurai tenté et j’aurais vécu une belle histoire. » Et bien, je trouve que la demoiselle a bien raison. Si je regarde mon propre passé amoureux, je me suis entêtée à vivre des histoires impossibles : avec un trentenaire parisien et obsédé alors que je n’était même pas vingtenaire, toulousaine et une oie blanche, avec un gars avec qui je n’avais pas grand-chose en commun, avec un gars qui vivait loin de moi… Oui, mais voilà : je lui plais, il me plaît, pourquoi je ne tenterais pas ? Le mur est au bout, je le vois gros comme une maison et je sais que je vais me le prendre. Mais en attendant, que la balade est grisante.

Beaucoup de filles de mon âge cherchent « le bon », celui avec qui ça ne pourra que marcher tant il est parfait. Mais quelle erreur, à mon avis ! D’abord, il est
censé être comment « le bon » ? Je m’étais amusée il y a quelques temps à commander au Père Noël mon homme idéal (il m’a bien oubliée, cet enfoiré) mais trouver un homme qui correspond parfaitement à nos critères est utopiste. Bien sûr, nous voulons toutes un homme qui nous correspond tant sur le plan physique que sur la personnalité mais il faut bien comprendre que chaque homme a ses défauts. Tant mieux quelque part, je me sentirais pas à la hauteur d’un homme parfait… Déjà que je me sens rarement à la hauteur des hommes imparfaits, imaginez l’angoisse. Mais même si cet homme est imparfait et qu’il me semble qu’il n’y aura pas d’avenir ensemble, pourquoi ne pas tenter ? De un, rien ne me dit que ça ne durera pas, finalement. De deux, même si ça ne dure pas, n’avons-nous pas le droit de vivre une belle histoire, même si elle ne peut être qu’éphémère dès le départ ?

Certaines histoires d’amour sont condamnées à peine elles ont commencé : distance, manque de temps pour se voir, l’un des deux n’est pas libre… On peut multiplier les hypothèses à l’infini. Oui, l’amour, c’est quelque chose de très compliqué, n’est-ce pas ? Donc on voit le mur au bout du chemin, on le sait qu’il n’y a aucun moyen de l’éviter. Doit-on éviter de partir à toute vitesse dedans ou fermer les yeux en attendant qu’il arrive ? Ou plutôt profiter de chaque sensation avant le crash, la vitesse, le vent qui nous caresse le visage,
le paysage qui défile… Bon, je le concède, ma métaphore n’est pas merveilleuse mais c’est pour faire comprendre l’idée. Après tout, qu’a-t-on à perdre ? Rien, si ce n’est une belle histoire.

Le problème, c’est que beaucoup de vingtenaires veulent trouver le bon, comme s’il y avait une date limite de péremption : vite, vite, casons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Je trouve ça un peu curieux et un peu suicidaire comme comportement. On va refuser les avances d’un jeune homme car il ne nous paraît pas idéal et se jeter au cou du gars qui nous semble parfait. Et si ça ne marche pas, on fait quoi ? On déprime pendant 107 ans ? Par ailleurs, comment peut-on commencer une relation en pensant sincèrement que c’est pour la
vie ? Dire à un mec que lui et moi c’est pour la vie, c’est mentir, quelque part, parce que je n’en sais rien. Oui, aujourd’hui, on s’aime et tout est rose, mais demain ?

Actuellement, j’ai envie de me caser, avoir une vraie relation qui dure plus d’une nuit. Mais je ne vais pas pour autant refuser tous les prétendants avec qui ça risque de ne pas coller sur le long terme parce que si je savais exactement quel mec il me fallait, je ne serais pas célibataire (logique). Ensuite, si j’ai plus envie de plans cul, si une belle histoire qui s’annonce éphémère se profile, la refuserai-je ? Non, je ne pense pas. Je lui plais, il me plaît, allons-y gaiement ! Au moins, sur mon lit de mort, je n’aurai presque aucun regret.

Si je regarde dans mon entourage, très peu de filles sont tombées sur le bon de suite. Surtout que je n’ai que 26 ans et que mes amis en ont rarement plus. Donc pourquoi se mettre la pression à tout prix, pourquoi chercher celui qui sera forcément le père de notre progéniture ?  D’ailleurs, qui nous dit que ma progéniture aura le même père ? Bon, ce serait plus pratique et moins compliqué à gérer mais les familles recomposées existent, on ne peut pas le nier. Même, après ma rupture avec Guillaume 1er, je me suis soudain imaginée avec ma
petite tribu (j’insiste sur le petite) sans papa parce que je ne suis plus avec aucun d’entre eux mener ça d’une main de maître. Bon, très honnêtement, j’espère que j’aurai un compagnon pour m’aider dans cette tâche parce que je me vois pas du tout maman célibataire.

Aimer, c’est tenter. Je crois que sans ça, la vie ne mérite pas d’être vécue. Après tout, si y a bien un domaine où il faut oser, c’est celui-là.