Le Président honni

Vendredi est sorti une nouvelle bande-annonce, je vous la mets :

L’ayant retwittée sur Twitter, on m’a demandé plusieurs fois s’il s’agissait d’un poisson d’avril mais non, le film la Conquête va bel et bien sortir dans nos salles, le 11 mai très précisément. Et moi, j’avoue que je compte aller le voir. Pourquoi ? Parce qu’un film sur un président en exercice clairement nommé, ça me semble assez inédit et que ça me
titille sacrément. Même si la bande-annonce me fait un peu peur, j’avoue, on dirait presque un épisode géant des Guignols sans personnages en latex. Mais quand même, faut que je voie ça.

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Pourtant, plus le temps passe et plus je suis étonnée de cette perpétuelle frénésie anti-Sarkozyste. Depuis que je suis en âge d’avoir une quelconque opinion politique, je trouve quand même que Sarko est un président médiocre, un mécréant. J’ai du mal à croire qu’il sera réélu en 2012 (faut que je lise mon Nouvel Obs à ce sujet) et je me dis que dans quelques années, son empreinte sur l’Histoire française restera assez légère. Ce sera juste le Président honni, celui sans doute le plus attaqué, caricaturé, moqué, dénoncé… J’avoue qu’en 4 ans, j’ai été surprise plus d’une fois par son comportement. Non que j’attendais quelque chose de lui mais je ne m’attendais pas à ça. Le mariage avec Carla (au passage, Cécilia a l’air canon dans le film), les “casse toi pauv con”, son “viens me le dire en face” racaillou, son français plus qu’aléatoire… C’est amusant quelque part, nombre de politiques sont des voyous cachés sous un vernis de bonne éducation, lui, c’est un vrai voyou avec le phrasé qui va avec. Peut-être est-ce une stratégie cherchant à se rapprocher de la France d’en bas mais perso, j’ai tendance à me méfier d’un mec qui parle comme dans Confessions Intimes. Le Président de la République est un peu censé être le premier d’entre nous, notre meilleur ambassadeur à l’étranger et là, comment dire ? Il doit quand même bien passer pour un sous Berlusconi. Oui parce qu’on n’a pas encore droit au teint orange de vieux beau et nos histoires de prostituées mineures concernent des footballeurs, pas des politiques (sauf Dominique Ambiel mais c’était pas le Président, ni même le Premier Ministre).

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A dire vrai, même si j’ai envie de voir ce film par réelle curiosité, je n’en comprends pas le but. De ce que je perçois de la bande-annonce, je pressens une simple histoire à peine revisitée plaçant Sarkozy dans le rôle de mini bouffon hystérique, Chirac et ses bons mots, De Villepin (flippant de ressemblance) très sourcilleux… Un épisode géant des
Guignols. Et revient la question du pourquoi. Est-ce que Sarkozy mérite tant d’attention ? Je n’ai pas la sensation d’un film tellement à charge finalement, juste un film finalement assez comique qui ne sert pas à grand chose. Je veux dire à côté d’un Berlusconi ou d’un Poutine que je trouve pour le coup particulièrement fascinants (pas nécessairement dans le sens positif du terme, hein, mais dans ce qu’ils représentent), Sarkozy me paraît petit bras. Si j’ai raison quant à son avenir, il va vite sombrer dans l’oubli, ce film avec. Ce sera un peu un Giscard bis dont ne restera que quelques gimmicks. Quoi que Giscard, son “au revoir” pouvait être drôle, les “casse toi pauv’ con” restera à jamais la manifestation d’une agressivité de mauvais aloi. Bien sûr, ça nous arrive à tous de nous énerver face à une “agression” gratuite un jour de mauvaise humeur sauf que 1) nous ne sommes pas Président de la République et 2) nous ne sommes pas filmés. Ca me paraît un peu la base d’être attentifs à ce qu’on dit quand les caméras sont allumées, surtout quand on est un Président peu apprécié des médias. En même temps, c’est tellement Sarkozy, ça, tu sens bien le mec sanguin, toujours dans la réaction et jamais dans la réflexion. Ca aussi, c’est fascinant, cette capacité à perdre son self control en 2 secondes chrono…

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Bref, en fin de compte, je ne trouve pas Sarko particulièrement charismatique même si je peux comprendre ce qui a motivé le film car effectivement, la conquête du pouvoir par notre Nico national reste un cas d’école. Finalement, je crois que si on devait placer la magnificence de Sarkozy dans l’histoire, ce serait finalement lors du 2e mandat de Chirac.
J’ai un peu la sensation d’un mec un peu feignant, finalement : il a voulu le pouvoir et depuis qu’il l’a, il s’est dégonflé comme un ballon. Son objectif : obtenir le pouvoir mais pas forcément le conserver. Même si j’étais de droite, je n’aurais plus confiance en lui. Et je n’invente rien, là, prenons le cas de ma maman, électrice très à droite : “non mais moi, je ne vote pas pour Sarko en 2012, ni pour Villepin!”. Oui, elle en veut beaucoup à Villepin. Moi, lui, je le vois mieux en ambassadeur finalement mais c’est pas le sujet. Les gens de droite que je connais sont tous déçus de Sarkozy, mon presque frère est passé à gauche depuis mais c’est plutôt une exception, la plupart penche plus vers la droite de la droite. 

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Sarkozy feu de paille ? C’est ce que je pressens. Dans un an, on verra si j’avais raison ou tort, tant de choses peuvent se passer d’ici là…

PS : Il est supra bordélique cet article.

Le mystère du baiser post coïtal

Parfois, dans la vie, il m’arrive de rencontrer des hommes avec qui je couche (pas avec tous, évidemment). Suite à une folle partie de jambe en l’air (qui peut se décliner au pluriel d’ailleurs), arrive le moment de se séparer parce que la vie continue en dehors du lit, tout de même. Et en général, au moment de se quitter, on s’embrasse pour se dire au revoir. J’ai déjà traité de la bise post coïtale, on n’en reparlera pas ici.


Bref, un baiser avant de se quitter. Et bien je suis toujours aussi nulle pour en déduire quoi que ce soit. Le baiser post coïtal est-il un élément qu’il est impossible à analyser. Si je liste quelques hommes dans ma vie, je me souviens de quelques baisers d’au revoir assez passionnés qui laissent penser que le monsieur en veut plus… et je n’ai plus jamais de nouvelles.




De l’autre côté, j’ai le baiser poli déposé vite fait sur les lèvres. Je me souviens de la première fois que Gabriel est venu chez moi. D’abord, il n’a pas voulu rester dormir (à l’époque, j’aimais pas quand ils partaient juste après) puis le baiser fut… poli. Amical mais pas chaleureux. Je l’ai regardé partir en me disant en mon for intérieur : « celui là, je ne le reverrai jamais ». Et bien j’avais tort.



Alors le baiser chaleureux est-il un signe d’adieu et un baiser poli un signe d’à bientôt ? Ben non, ça ne marche pas non plus. Si je prends le cas de Guillaume IV, chacun de ses baisers d’au revoir étaient très, très chaleureux. Alors que d’autres ont eu des baisers d’adieu qui voulaient bien dire ce qu’ils voulaient dire : « bon, on va en rester là, hein, te fais pas de film ! ».




Evidemment, la question est : « au fond, la réponse à la question du va-t-on se revoir est-elle si importante ? ». C’est vrai que le one shot n’est pas un crime même si parfois, j’aurais bien retenté l’aventure, juste parce que c’était bien (de mon côté bien sûr, on ne peut jamais savoir de l’autre côté malgré des compliments parfois échappés). Franchement, pour moi, le sexe n’est pas une simple question de technique mais d’alchimie avant tout et je ne l’ai pas avec tous les hommes (heureusement, j’ai presque envie de dire) alors quand l’alchimie est là, je suis toujours un peu déçue si ça ne poursuit pas. Et puis ça m’éviterait de me demander si je dois relancer ou si un silence radio de plus d’une semaine est suffisamment éloquent. Ouais mais si moi je me dis ça et que lui aussi, s’il le faut, on avait tous les deux envie de se revoir et on passe à côté. Ceci étant, le dernier one shot- baiser tout tendre et chaleureux, ça fait trois semaines qu’il a pas répondu à mon mail de proposition de 2e prise donc j’ose supposer qu’on en restera là (ou qu’il reviendra un jour où ça le
grattera dans le boxer).




Et pour brouiller encore plus les pistes, nous avons le « à bientôt ! » qui veut dire « je dis ça par réflexe mais en fait, je t’efface dès que
je rentre de MSN et je jette ton numéro alors n’y compte pas trop quand même ».  C’est pas comme si on était entre adultes consentants et que je peux tout à fait comprendre qu’une partie de jambe en l’air n’est pas une demande en mariage…

Bref, un jour, je saurai peut-être voir et lire les signes pour comprendre si un à bientôt veut dire ce qu’il veut dire ou son exact contraire. Ou alors je rentrerai dans un couvent comme ça, ça m’épargnera ces petits jeux de dupe qui sont parfois un peu fatigants, trop stratégisant pour moi (ne pas rappeler avant 72h, ça fait désespérée, gna gna gna). De toute façon, j’en ai toujours fait qu’à ma tête et 72h pour une impatiente comme moi, c’est une éternité un peu trop longue. Mais bon, il est vrai qu’on peut difficilement sortir un
« bon, écoute, c’était bien sympa mais on en reste là, hein. Salut! ». Mais je ne désespère pas de trouver la clé !

Où trouver l’homme ? Episode 31 : au cybercafé

(Cher lecteur, je te rappelle que l’histoire qui suit est une fiction donc prenons tout ça avec humour)

A la recherche du prince charmant 

Comme un malheur n’arrive jamais seul, après le décès de mon pc, mon imprimante a décidé qu’imprimer est beaucoup trop commun donc elle a arrêté de le faire [totalement véridique, j’en suis à deux pc et une imprimante morts en 2009]. Or il y a des moment dans la vie où on a absolument besoin d’imprimer donc après avoir démonté, remonté, nettoyé mon imprimante, force est de constater qu’elle refuse toujours d’imprimer. C’est où le cybercafé le plus proche ?

Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends, avec tes gros écrans et ton imprimante qui marche. La tête dans le pâté, je prends une demi heure de consommation, insère la clé USB dans le port dédié et c’est parti, j’imprime. En attendant que mes 150 pages soient imprimées, je bâille un peu aux corneilles, je surfote sur le net. Faudra un jour m’expliquer pourquoi quand je me connecte à 8h30 à twitter, y a aucun message et quand j’y retourne à 10h, j’ai trois pages de messages en attente. La privation twittérienne est-elle si pénible? L’avantage du cybercafé le matin par rapport au reste de la journée, c’est qu’on n’a pas les ados accros à Counter Strike, WoW, Warhammer et qui beuglent de leur voix en pleine mue dans un casque micro alors que leur coéquipier est juste à côté. Il n’y a pas non plus le mec qui pue un mélange de transpiration et de graillon. En fait, le cybercafé le matin est peuplé de gens qui sont de passage sur Paris et qui consultent le net en attendant ou de gens qui sont là avant d’aller travailler. Des accros du net puissance mille. Le caissier est sympa, c’est un cybercafé ouvert en permanence, je suppose qu’il termine sa nuit.

Un mec s’installe à côté de moi. Mmm, pas mal ! Je quitte vite fait la page de mon blog et file sur Le Monde histoire de passer pour une intello ou du moins, une fille qui s’intéresse au monde. Etape 2, je m’étire en mettant bien en avant mes seins et en laissant mes mains retomber dans ma chevelure à la fin du mouvement pour un geste très sexy. Des années d’entraînement. Ah, il me regarde, je lui adresse un petit sourire mais il n’a pas trop l’air de percuter. Bon, allons y lourdement, direction Deezer pour mettre de la musique et faire « oups, c’est parti tout seul ». J’appuie à toute vitesse sur des boutons… Sauf que ma playlist ne contient que de la musique qui remue bien pour avoir la pêche au bureau. Genre Britney Spears qui womanise oh you’re a womanizer. Je me précipite pour couper en adressant un sourire gêné à mon voisin. Gênée, oui, c’est le mot. Bon, il a certes conscience de mon existence mais je ne suis pas sûre que je m’y suis prise de la meilleure des façons qui soit.

 

Alors que je bredouille une excuse qui peut faire office de premier pas, le caissier m’interpelle : « vos copies sont prêtes! ». Temps restant sur mon forfait : 3 mn. Le temps que je récupère mes copies, que je les classe, ce sera fini. La mort dans l’âme, je me lève et vais récupérer mes copies. Une fois rangées dans ma chemise magique (avec des intercalaires!), je retourne ranger mes affaires. Bon, je joue ma dernière carte, j’enfile mon manteau, mon écharpe qui sent la fille et j’adresse un au revoir sonore à mon voisin… Qui daigne à peine me jeter un oeil avant de reprendre son surf.

Non mais on lui a jamais appris la politesse à celui là ? Pouf, j’ai rien perdu. De mauvaise foi ? Pfiou, si peu

Bon, sinon, bref retour à la réalité pour que nous exultions ensemble : grâce aux conseils avisés de Ralphy, mon pc portable qui était mort est rené de ses cendres. En fait, j’avais légèrement renversé un mug de café dessus et ensuite, il me faisait des trucs rigolos genre écrire à l’envers. En fait, il est possible que la touche « début » ait été bloquée. Alors après démontage nettoyage du clavier, mon pc a ressuscité et je suis heureuse, youpi. Maintenant, je reformate le pc central et tout ira pour le mieux. Sauf l’imprimante.

Les au revoirs

Il y a un moment particulier que je déteste dans toute relation amoureuse : le moment où l’on doit se séparer. Je parle pas de rupture, non, mais bien du moment où chacun doit vaquer à ses occupations de son côté. Y a pas à dire, ça me fout franchement mal à l’aise.

 

De façon générale, je suis pas douée pour les aux revoirs. En gros, je ne sais jamais quand il faut quitter une personne. Si on part trop tôt, on passe pour une personne limite malpolie qui ne fait aucun effort pour cacher son ennui. Si on part trop tard, on passe pour le squatteur de service qui veut pas se retrouver tout seul chez lui. Heureusement, dans les grandes villes où je n’ai pas de voiture, les transports en commun imposent leurs horaires. Oui, je vous aime mais je préfère rentrer en métro qu’en taxi, on se revoit plus tard !

En amour (avec un petit ou un grand a), c’est encore pire, du moins à mes yeux. Je me souviens quand je sortais avec Arnaud, qui se levait à 6h du matin pour rentrer chez lui se doucher et se changer avant de partir au boulot. 6h, réveil sonne, 6h10, il est temps de se dire au revoir (oui, c’était un rapide mais pas dans tous les domaines, heureusement pour moi). Moi, totalement dans le pâté, je me forçais à me réveiller pour lui donner un baiser de départ mais je me demandais si j’étais pas trop froide. Pareil quand Alex est venu vivre quelques jours chez moi. Là, la situation était inversée puisque c’est moi qui partais travailler alors qu’il restait à la maison (quel couple moderne !). Donc je m’extirpais péniblement du lit, allais me préparer puis juste avant de partir, je le couvrais de baisers histoire de lui faire comprendre que je le quittais à regret mais pas trop quand même pour pas passer pour une folle hystérique.
Mais bon, j’avoue que j’aime pas quitter mon chéri (même si je ne supporterais pas de vivre 24h/24 avec sans rapidement péter les plombs, une de mes nombreuses contradictions). Je me souviens avec Guillaume, on se séparait de moins en moins vu qu’on vivait quasiment ensemble sur la fin mais c’était très ritualisé : trois baisers parce que « jamais deux sans trois » (oui, je sais mais quand on est amoureux, on peut parfois être très con). Par contre, le matin, monsieur se réveillait pas. Je me levais, je partais dans la salle de bain me préparer, je déjeunais, il dormait du sommeil du juste. Mais du coup, au moment de partir, dilemme : je le réveille pour lui dire au revoir ou je le laisse dormir ? Bon, je le réveillais car je trouvais ça triste de partir sans lui faire un bisou même si je revenais le midi.

Autre au revoir que je déteste viscéralement : ceux sur le quai de la gare. Comme tu le sais, lecteur, je suis un peu la pro des relations à distance donc les adieux sur le quai d’une gare, je connais. Avec Guillaume 2, je me souviens, on restait ensemble jusqu’à ce que le train parte. Sauf qu’entre la fermeture des portes et le départ effectif du train, il se passe une ou deux minutes pendant lesquelles on se sent très con. Je restais plantée sur mon quai à rien faire, n’osant me tirer pour pas passer pour la nana qui n’en a rien à foutre. Avec Pierre le pervers et Alex, récemment, ce fut différent. En gros « pars, ça sert à rien d’attendre que le train s’en aille et même, j’aime pas ça. »Donc après un ultime baiser, je me retrouve seule et j’hésite : je pars vraiment ou pas ? Bah, s’il me l’a demandé…

C’est sans doute un peu bizarre que je me pose des questions à ce sujet. Comme dirait le charmant jeune homme avec qui j’ai passé mon dimanche après-midi, c’est une question de convention. C’est vrai que, perso, quand je quitte mon chéri, j’ai tendance à l’embrasser comme une folle histoire de « faire le plein », si j’ose dire, histoire de pouvoir passer la journée sans être en manque. Mais voilà, cette avalanche de baisers n’est-elle pas « excessive » ? Pourtant, c’est amusant, je ne suis pas forcément très attentive à la façon dont
les mecs me disent au revoir. Je comprends pas pourquoi ce moment me fout à ce point mal à l’aise. Le « pire », je crois, c’était avec Guillaume III. On passe notre dernière soirée ensemble, je peux pas rester dormir donc je dois rentrer chez mes parents mais j’ose pas trop partir, je veux pas passer pour une sauvage (surtout qu’on passait une super soirée et que j’avais pas forcément envie de partir). Disons que je ne veux surtout pas envoyer le message « bon ben merci pour toutes ces brouettes, c’était sympa, rappelons-nous à l’occasion » parce que c’était pas ça.

 Bref, en fait, j’ai peur d’envoyer un message incontrôlé soit un « en fait, tu me fais chier, casse toi » ou un « je t’aiiiiiiiiiiime, marions-nous et ne nous

séparons plus jamais ». Psychopathe, moi ? Non, si peu !

4e semaine à la vingtenaire academy

Une fois de plus, un candidat ne m’a pas rendu sa copie et se retrouve donc éliminé. Au revoir Lucas 22!

On continue cette semaine avec les articles sur les « murs ». Bon, ben, c’est pas forcément drôle mais un vingtenaire n’a pas toujours la vie rose.

Pour découvrir la prose de vos candidats préférés, allez là :

http://vingtenaire.academy.over-blog.com

Il n’’y a pas tromperie sur la marchandise

Qui suis-je ? Il y a pas mal de temps, j’avais écrit un article sur les blogs où je posais l’hypothèse suivante : qui te prouve que je suis bien une jeune femme de 25 ans ? Les lecteurs ont répondu qu’ils avaient peu de doutes sur la question. Pour autant, Nina est-elle moi ou un personnage qui ne me ressemble pas ? Nina, c’est moi, ou plutôt une partie de moi puisque je parle peu ici de mes orientations professionnelles, de mes études, de nombre de mes passions… Ici apparaît surtout ma vie amoureuse, comme pour la plupart des vingtenaires.
 
La semaine dernière, j’expliquais en réponse à un commentaire que j’avais attribué le prix du « plus connard » à Raphaël car je ne comprenais pas son soudain silence radio et pourquoi il avait décidé de m’ignorer. Si j’étais allée lire son blog, j’aurais eu une explication… Et quelle explication ! Au départ, j’ai cru que son soudain silence était dû à une fille, une de ses lectrices (ou plutôt adoratrice) à qui il fallait cacher qu’on avait couché ensemble car elle était très jalouse de moi et pensait (à juste titre) que si Raphaël et moi nous nous rencontrions, il y aurait brouette. La demoiselle a lu l’article que j’ai écrit sur lui, elle l’a reconnu mais il a réussi à l’embobiner, je me demande bien comment. Mais là, j’aurais compris : je trouvais ça con de me reprocher d’avoir couché avec lui (d’autant que c’est lui qui est venu vers moi) mais bon, si c’est pour une fille, ça se comprend.
 
Et bien non, ça n’a rien à voir : le monsieur se plaint, il y a eu tromperie sur la marchandise : je ne suis pas la bimbo blonde que je prétends être (et je suis une gamine, aussi, super). Déjà, me reprocher ma « non-blondeur » indique un haut niveau de maturité. De plus, je n’ai jamais prétendu être une bimbo, bien au contraire ! Je déteste ce mot et ce qu’il représente. Mais ce cher Raphaël s’est arrêté à ce qui l’arrangeait : j’ai expliqué plusieurs fois que j’étais en réalité châtain clair et pas blonde. Cet adjectif, « blonde », est plus une private joke avec Gauthier qu’autre chose, ça fait 7 ans qu’il me répète que : « si, tu es blonde ! ». Par ailleurs, si j’ai un côté amazone, j’ai dévoilé ma fragilité à plusieurs reprise dans ce blog, et ceci dès le départ. S’il avait lu « la femme conquérante des années 2000 », un de mes tous premiers articles, il aurait vu que je n’étais pas une bimbo, loin de là. Je peux paraître dure et sans cœur mais les lecteurs assidus de mon blog et, surtout, mes amis, savent bien que ma carapace cache un cœur énorme. A peine ce blog entamé, je tombais sur le charme du fragile Julien et aujourd’hui, je ne parle que d’Arnaud. Ce n’est pas parce que je suis en couple et monogame que ma vie sexuelle est moins passionnante, loin de là. La différence, c’est qu’au lieu de réaliser des fantasmes avec des inconnus ou peu connus, je le fais avec Arnaud. Le sexe en couple ne se résume pas à un simple missionnaire le jeudi soir à 22h38…
 
Très classe, il n’a pas précisé qui j’étais… C’est sûr, une « blonde » qui tient un blog dont il a enlevé le lien et qui ne vient plus poster sur son blog, personne n’a compris qu’il s’agissait de moi, il a su dissimuler mon identité avec élégance…
 
Je pense surtout qu’il n’a pas apprécié de voir que je ne l’adulais pas puisqu’il a commencé à me critiquer le jour où je lui ai dit : « gare à tes fesses, mon blog va dépasser le tien ! ». Il a l’humour sélectif : il a le droit de casser les autres mais nous, nous devons le vénérer et fermer notre gueule.
 
Car Raphaël est fort : en trois rencontres (dont la dernière qui était une pure brouette), il a réussi là où mes amis ont échoués : lui a compris que je n’étais pas celle que je prétends être. Tous les jours, Gauthier ou Anne (qui me connaît depuis toujours) lisent ce blog et jamais ils ne m’ont dit : il y a trop d’écarts entre celle que tu es et celle que tu prétends être. Les articles que j’écris ici, c’est souvent le condensé de mes conversations avec mes amis. J’aime le sexe, ce n’est pas pour autant que j’ai couché avec la terre entière. Je n’ai pas eu beaucoup d’amants dans ma vie, j’ai quand même passé plus de quatre ans avec la même personne donc forcément… Depuis que je suis à Paris, je n’ai eu que 6 amants sur bientôt 6 mois, c’est franchement pas exceptionnel. Ceci étant, le nombre d’amants ne permet pas d’évaluer la qualité « sexuelle » d’une personne, si j’ose dire : mon premier amant m’a initié à énormément de choses, par exemple. Parallèlement, on peut avoir couché avec 50 mecs et être « nulle » au lit. Je ne suis pas une tombeuse (je ne l’ai jamais prétendu), je suis une charmeuse. J’aime plaire même si ça ne va pas au-delà du simple jeu. Parfois, je me retrouve prise à mon propre piège et je me retrouve face à des hommes qui attendent plus de moi qu’une simple soirée à discuter. Instant délicat à négocier : dire au revoir de façon ferme et définitive en évitant toute tentative de baiser de la part du jeune homme.
 
 
Mes amis mâles sont pour la plupart homosexuels et nous jouons à un vrai jeu de séduction ensemble, nous nous faisons souvent des « mmmmmm, toi ! », on parle de sexe crûment et sans détour, on se touche, on s’embrasse. J’agis de la même façon avec mes camarades hétérosexuels et même avec les filles, quand ce sont de bonnes amies. J’ai récemment joué ce jeu avec Banana (« viens, on va se prendre en photo nues ! »)  et je pense qu’elle a compris qu’il s’agissait d’un jeu. Je joue le même jeu avec nombre de lecteurs du blog de Nicolin comme Archi, Cédric, Nono ou Loui, parfois Zak, mais je sais bien qu’ils ne prennent pas mes propos au premier degré, c’est plus une marque d’affection envers des garçons que je trouve sympathique qu’autre chose. De la même façon, j’ai vanté la beauté de Sab ou de Ush en faisant mon « dragueur relou » sans qu’elles le prennent de travers. Quelque part, c’est sincère : elles sont belles, je vais pas le nier par jalousie ou par hétérosexualisme (« non, non, je suis pas lesbienne, je ne trouve aucune femme belle ! »).
 
J’ai d’ailleurs rencontré de nombreux lecteurs de ce blog : Sab, Agnès, Papaiya, Laxigue, Tink, Ush, Aurélie, Reno et Nicolin himself, j’ai des contacts privilégiés avec Nico et je dois rencontrer Ced bientôt. Personne ne m’a dit que j’étais « décevante » ou « surprenante » par rapport à l’image que je renvoie de moi sur le net, beaucoup ont réussi à me cerner sans difficulté, notamment Agnès et Sab ou plus hallucinant encore, Banana (on ne s’est encore jamais vues). Oui, j’aime jouer et j’aime le sexe : quand je suis célibataire, je pars en chasse, et si il y a alchimie avec un gars, je fonce. De l’autre côté, je ne suis pas non plus un « trou », je ne couche pas avec tous les mecs qui se présentent : je n’y peux rien si je n’ai pas envie de tout le monde. En juin, je suis allée au restaurant avec Aurélien, un jeune copain de Louis et Arnaud (que je ne connaissais pas à l’époque). On a beaucoup parlé sur le net et je l’ai trouvé charmant mais pas attirant : il me faisait beaucoup penser à mon jeune cousin avec qui je parlais beaucoup sur MSN il y a quelques temps. La rencontre a eu lieu, nous avons passé une très bonne soirée au restaurant mais il ne s’est absolument rien passé. Un mois plus tard, je rencontrais Arnaud et là, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait.
 
C’est facile de retenir d’une personne que ce qui nous arrange et de les façonner à leur image. Croire que j’ai effacé son lien de mon blog juste par « vengeance », c’est plus aisé, ça évite de se remettre en question. Ce ne fut pas par vengeance mais sa soudaine façon de m’ignorer sans explication m’a déplu, je me suis dit que ce garçon n’en valait pas la peine, je l’ai remplacé par un blog qui paraît plus intéressant et fait par un garçon bien moins égocentrique. D’ailleurs, s’il était moins nombriliste, il aurait remarqué que je ne commentais plus d’autres blogs où j’allais très régulièrement autrefois. Je suis Nina mais pas que ça, effectivement, ma vie ne se limite pas à mes histoires de cœur.  Je suis peste, impatiente, parfois orgueilleuse, têtue, rigolote et rigoleuse, passionnée, curieuse, gaffeuse, enflammée, étourdie, tendre, parfois naïve, joueuse, aventurière « du bout du monde », fidèle (autant en amour qu’en amitié), loyale, exigeante, exaspérante…
 
Mais ça me paraissait clair, non ?