Où trouver l’homme ? Episode 31 : au cybercafé

(Cher lecteur, je te rappelle que l’histoire qui suit est une fiction donc prenons tout ça avec humour)

A la recherche du prince charmant 

Comme un malheur n’arrive jamais seul, après le décès de mon pc, mon imprimante a décidé qu’imprimer est beaucoup trop commun donc elle a arrêté de le faire [totalement véridique, j’en suis à deux pc et une imprimante morts en 2009]. Or il y a des moment dans la vie où on a absolument besoin d’imprimer donc après avoir démonté, remonté, nettoyé mon imprimante, force est de constater qu’elle refuse toujours d’imprimer. C’est où le cybercafé le plus proche ?

Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends, avec tes gros écrans et ton imprimante qui marche. La tête dans le pâté, je prends une demi heure de consommation, insère la clé USB dans le port dédié et c’est parti, j’imprime. En attendant que mes 150 pages soient imprimées, je bâille un peu aux corneilles, je surfote sur le net. Faudra un jour m’expliquer pourquoi quand je me connecte à 8h30 à twitter, y a aucun message et quand j’y retourne à 10h, j’ai trois pages de messages en attente. La privation twittérienne est-elle si pénible? L’avantage du cybercafé le matin par rapport au reste de la journée, c’est qu’on n’a pas les ados accros à Counter Strike, WoW, Warhammer et qui beuglent de leur voix en pleine mue dans un casque micro alors que leur coéquipier est juste à côté. Il n’y a pas non plus le mec qui pue un mélange de transpiration et de graillon. En fait, le cybercafé le matin est peuplé de gens qui sont de passage sur Paris et qui consultent le net en attendant ou de gens qui sont là avant d’aller travailler. Des accros du net puissance mille. Le caissier est sympa, c’est un cybercafé ouvert en permanence, je suppose qu’il termine sa nuit.

Un mec s’installe à côté de moi. Mmm, pas mal ! Je quitte vite fait la page de mon blog et file sur Le Monde histoire de passer pour une intello ou du moins, une fille qui s’intéresse au monde. Etape 2, je m’étire en mettant bien en avant mes seins et en laissant mes mains retomber dans ma chevelure à la fin du mouvement pour un geste très sexy. Des années d’entraînement. Ah, il me regarde, je lui adresse un petit sourire mais il n’a pas trop l’air de percuter. Bon, allons y lourdement, direction Deezer pour mettre de la musique et faire « oups, c’est parti tout seul ». J’appuie à toute vitesse sur des boutons… Sauf que ma playlist ne contient que de la musique qui remue bien pour avoir la pêche au bureau. Genre Britney Spears qui womanise oh you’re a womanizer. Je me précipite pour couper en adressant un sourire gêné à mon voisin. Gênée, oui, c’est le mot. Bon, il a certes conscience de mon existence mais je ne suis pas sûre que je m’y suis prise de la meilleure des façons qui soit.

 

Alors que je bredouille une excuse qui peut faire office de premier pas, le caissier m’interpelle : « vos copies sont prêtes! ». Temps restant sur mon forfait : 3 mn. Le temps que je récupère mes copies, que je les classe, ce sera fini. La mort dans l’âme, je me lève et vais récupérer mes copies. Une fois rangées dans ma chemise magique (avec des intercalaires!), je retourne ranger mes affaires. Bon, je joue ma dernière carte, j’enfile mon manteau, mon écharpe qui sent la fille et j’adresse un au revoir sonore à mon voisin… Qui daigne à peine me jeter un oeil avant de reprendre son surf.

Non mais on lui a jamais appris la politesse à celui là ? Pouf, j’ai rien perdu. De mauvaise foi ? Pfiou, si peu

Bon, sinon, bref retour à la réalité pour que nous exultions ensemble : grâce aux conseils avisés de Ralphy, mon pc portable qui était mort est rené de ses cendres. En fait, j’avais légèrement renversé un mug de café dessus et ensuite, il me faisait des trucs rigolos genre écrire à l’envers. En fait, il est possible que la touche « début » ait été bloquée. Alors après démontage nettoyage du clavier, mon pc a ressuscité et je suis heureuse, youpi. Maintenant, je reformate le pc central et tout ira pour le mieux. Sauf l’imprimante.

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 3)

Leçon du jour : est-on plus populaire quand on est gentil ou méchant ?

L’autre soir, je surfais de blogs en blogs quand je suis tombée sur celui de Nemo7 et Everland. Sur les dernières planches, le personnage fait de la pub pour son blog mais il change de tactique. Au lieu de poster un « j’adore ce que vous faites », il tente un « rien à foutre de ta vie ». Bon, dans sa BD, il reçoit plein de mails d’insultes en retour. Mais la question m’interpelle.

Donc, tu as suivi tous mes conseils précédents parce que je suis un peu ton grand gourou. Mais malgré tout, ça ne décolle pas des masses. Tu as beau lécher tellement de cul que tu as des ampoules à la langue, tu laisses des comms tout partout à base de « t’es trop drôle », « tu me fais trop marrer », « tu es tellement trop talentueux »… D’ailleurs, si vous vous ennuyez, lisez les comms de certains blogs, vous remarquerez que certains sont très doués en la matière (mais pas ici, je n’ai que des lecteurs de qualité, slurp !). Bon, le problème, c’est que ce genre de comm creux et extatiques, je l’ai déjà dit, ça attire pas les lecteurs sur son propre blog. Alors si on faisait les méchants ?

Y a quelques temps, un blogueur est venu ici s’énerver un peu et a renvoyé sur son propre blog où pas mal de mes lecteurs/commentateurs habituels s’en sont pris à lui, défendant les vingtenaires. Bon, honnêtement, c’est tombé sur un article que j’ai pas écrit donc j’ai un peu suivi de loin, le jeune homme a ensuite présenté ses excuses, pas de souci, pas de rancune. Mais je suis un peu curieuse de savoir ce que ça a donné niveau statistique du côté de chez Jack (si t’es là, t’as le droit de répondre, of course !). J’avoue que quand je lis des commentaires (pas qu’ici), j’ai tendance à plus facilement cliquer sur les liens des gens qui sont un peu caustiques plutôt que les comms qui viennent du pays de Candy. Sauf que bon, si vous jouez cette technique, va falloir aller jusqu’au bout. Comme dans la Guerre des Etoiles, vous allez devenir Dark Vador, passer du côté obscur de la force. Ceci étant, si tu es le sosie d’Hayden Christensen,
je passerai outre ta méchanceté et je serai folle amoureuse de toi. Bref, ton rôle, faut le jouer tout le temps. Parce qu’on a tous plus ou moins un rôle. Moi, apparemment, je suis la râleuse bobo snob amazone et princesse romantique (rien que ça). Pas forcément méchante, pas toujours sympa. Enfin, une personne normale, quoi.

Toi, tu es wild et subversif, tu deviens l’orangina rouge de la blogosphère. Tu critiques tout et tout le monde mais autant les comms « tu es trop super, cool, cool », ça attire pas, les comms « t’es trop nul, ça pue », non plus. Descends mais de façon argumentée. Dis tout haut ce que les gens pensent tout bas mais sans insulter ou taper sous la ceinture. Non parce que ça craint, on dit pas aux gens qu’ils sont moches s’ils mettent leur photo,c’est minable, ça. Surtout que si tu retournes sur les mêmes blogs pour les critiquer, faut que tu sois cohérent. En gros, tu es le méchant qui au fond aime bien et critique pour faire évoluer. Parce que si tu es juste bête et méchant, tu seras classé « troll » et basta. Par
contre, la méchanceté est un art qui est difficile à maîtriser car souvent voient dans la méchanceté du génie et du 2e degré. Je me souviens à une époque, un blogueur que j’adorais et qui a disparu de la blogosphère (et qui veut oublier cette aventure, c’est pour ça que je donne pas son pseudo) était parti à fond dans le cynisme et la provoc, parodiant certains blogs. Ben tout le monde a applaudi des deux mains, à base de « oh oh, t’es trop drôle ». Bon, bé raté. Mais bon, y en a qui lèchent tes bottes quoi que tu dises donc bon. Des fois, je me demande même s’il lisent ce qu’on écrit…

Donc être méchant, c’est une stratégie mais tu constates que c’est coton, quand même… Puis c’est fatigant de pas être aimé. En plus, à l’instar d’Orangina rouge, tu risques de susciter plus la pitié que la colère… Parce que moi, les méchants méchants, je trouve qu’ils versent rapidement dans la critique stupide et en dessous de la ceinture. Et du coup, personne ne va voir leur blog, si ce n’est pour les insulter. Pas glop, pas glop.

Finalement, l’idéal, c’est encore de rester soi même. Pas trop fayot, pas trop méchant, normal, quoi.