Les politiques ne sont pas Julien Courbet

Je le confesse : j’ai des penchants masochistes. De type lire encore des commentaires sur des articles d’actualité. Quand bien même je ne le ferai pas, j’ai droit aux fulgurances de mec contacts Facebook ou Twitter. Et des fois, je lève les yeux au ciel et je me pince le haut du nez. C’est pas possible d’être aussi cons… Parce que, mesdames, messieurs, le politique n’a pas pour mission de régler vos petits problèmes particuliers.

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Mise en situation : prenez un gouvernement lambda, de droite ou de gauche, on s’en fout. Comme tout gouvernement, il va faire des lois, c’est son rôle. Gouvernement annonce donc sa nouvelle loi et forcément, forcément, quelque part dans l’Hexagone, un Français se sent lésé. Sortez les violons, c’est parti pour une longue litanie « gouvernement de merde, moi, cette loi me va pas. Ce gouvernement fait tout pour [choisir la catégorie socio-demo adéquate]. Et moi, il fait quoi pour moi ? ». Rien. Parce que le gouvernement, son taf, c’est pas de régler les problèmes particuliers de chaque citoyens mais tenter de préserver le bien commun (vision certes très idyllique de la politique mais je vais pas commencer à nuancer ça ici sous peine de vous pondre un article de 10 pages qui fera chier tout le monde).

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Je suis toujours amusée de constater que dans chaque débat (pseudo) politique, chacun débute son argumentation par un « oui mais moi… ». Donc parce que toi, tu n’y trouves pas ton compte, tu souhaiterais que personne ne bénéficie d’une loi qui pourrait améliorer le quotidien d’autres personnes (au pluriel) ? Reprenons le « débat » sur l’autoentreprise menée par un exilé fiscal qui n’est même pas autoentrepreneur. Disons le franchement : ce statut est merdique. On fout sous le même intitulé des gens générant un chiffre d’affaires inférieur à 1000 € et des gens ramassant jusqu’à 32000 € de CA. Bref d’un revenu argent de poche à une véritable source de revenus. L’autoentreprise n’est pas un cadeau pour les petits revenus qui pourraient faire de leur marotte un métier. Non, c’est un cadeau aux entreprises qui se retrouvent avec une masse salariale disponible sur laquelle il n’aura à payer aucune charge sociale, celle-ci incombant désormais au salarié précaire. Mais l’autoentreprise, c’est génial ! Je suis mon propre chef et j’ai dégagé un bénéfice net de 2000 € en un an, hihihi. Bon, pour terminer sur ce paragraphe (je suis hors sujet), je trouve ce système pratique pour se faire un peu d’argent de poche quand on décide de vendre le fruit de ses travaux manuels ou de son écriture mais ça manque salement de garde-fous et faudra bien un jour se pencher sur cette usine à gaz pour discipliner un peu tout ça (et envisager une sorte de statut où l’on peut monter un petit truc pour gagner un peu d’argent de poche sans appeler ça crânement et faussement « entreprise »). Bref, quand le gouvernement a souhaité donner un coup de pied dans la fourmilière, énorme levée de boucliers chez les autoentrepreneurs de mes réseaux sociaux à base de « moi, ça me,permet de gagner de l’argent », « moi, je veux pas passer en SARL »…. À la fin, tu avais l’impression de lire les complaintes des rois du Pétrole et qu’on allait ruiner la France à les empêcher de gagner leurs quelques milliers d’euros. Peu importe l’intérêt global, passer en SARL les faisait chier, fin du débat.

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Mais le gouvernement, c’est pas Julien Courbet. Jean-Marc Ayrault va pas appeler la petite PME à côté de chez toi pour que tu trouves du boulot, Arnaud Montebourg n’appellera pas le promoteur immobilier véreux qui ne t’a pas livré la maison de tes rêves et Benoît Hamon ne viendra pas voir ton voisin pour tenter de vous réconcilier. Quoi que ça, y a Stéphane Plaza et Karine Lemarchand qui le faisaient à une époque (ils méritaient un césar pour leur prestation de personne impliquée dans un conflit dont ils n’avaient, de fait, rien à foutre). Le gouvernement a pour mission de faire voter des lois pour atteindre un équilibre entre les citoyens, lutter contre les inégalités, les discriminations. À l’occasion, ils aideront un citoyen qui a publiquement fait appel à eux pour la beauté du geste (et surtout de l’image) mais ce n’est pas leur rôle. Alors oui, Citoyen, toi, t’es pas content parce que, toi, tu te sens lésé ou tu considères qu’il y a une loi plus importante que celle actuellement votée et qui ne te concerne pas (« argument » lu 30 fois durant le débat pour le mariage pour tous. J’ai surtout aimé les gens de droite conspuant le temps gaspillé sur ce débat, oubliant que ça a été si long grâce à la pluie d’amendements et de rappels au règlement des députes… De droite justement). Au moins, le citoyen lésé fera la joie du JT de 13h qui fera un petit reportage sur lui…

Mission : taxi

Y a des fois où j’ai de violentes envies de meurtre. Exemple vendredi soir. Contexte : soirée entre filles, l’alcool coule à flot histoire de noyer une semaine chiante. On rit, on boit, tout va bien.

Jusqu’à l’heure fatidique de 2h du matin où on décolle du bar. Ne reste que la Reine Zenobie, Zananine et moi. Zaza (désolée pour le surnom) et moi habitant toutes les deux à Plumes sur Berges, nous décidons de rentrer ensemble en taxi. Nous n’avions pas mesuré l’ampleur de la tâche !

Premier taxi de libre : le temps de faire un bisou à Zeze (je suis équitable dans les surnoms pourris), on nous le vole. Pas de soucis, on va en trouver un autre. Ah, une lumière verte : ah, il se fait capturer par une connasse. Putaiiiiiin ! Bon, y a trop de monde, faut bouger. Remontons vers République. Là, un de libre ! « Bonsoir, nous souhaitons aller à Plumes sur Berges. » Le mec nous fait non et se barre. Pardon ? Bien, c’est illégal mec ! Trop tard, il est parti.

Place de la République, c’est la guerre, des filles en talons aiguilles gesticulent au milieu de la route, je dis à Zaza qu’on doit pas rester là. Oh un taxi libre ! Plumes sur Berges ? Non. 2ème…C’est toujours illégal mais il en a toujours rien à foutre. Oh une station de taxi avec peu de gens qui attendent ! Tu m’étonnes : les taxis sont interceptés 10m avant. Ok, bougeons. Un taxi libre ! Je vous le donne en mille : non. Pas grave, un autre là. Et toujours pas ! Putain, y en a qui en ont de la chance de pouvoir refuser de faire leur taf…

Arrivées Porte St Martin, on commence à en avoir marre, j’ai en une de faire pipi et je hais violemment les taxis. Un autre nous passe sous le nez, alpagué. MARRE ! Je vois au loin la lueur verte d’un taxi libre. Il est à 50 mètres, jamais il n’arrive jusqu’à nous… 40, 30, 20,10… Personne ne l’a alpagué. Et il veut bien nous ramener. Victoire ! 3h et quelques, me voici enfin dans mon home sweet home. Et surtout dans mes wc sweet wc.

Et ça me rend dingue. Qu’on galère à trouver un taxi à 2h du matin un vendredi passe encore, le métro vient de s’arrêter. Ok. Mais que 4 chauffeurs de taxi, QUATRE aient refusé de nous embarquer parce qu’on part en banlieue (banlieue attenante à Paris, y a le métro qui y va et la criminalité est anecdotique… Enfin, selon mes statistiques personnelles), ça me met hors de moi, surtout qu’ils n’ont pas le droit de nous refuser. Qu’on est 2 filles de moins d’1m60 seules dans Paris à 2h du matin et que j’ai beau ne jamais penser à l’idée de me faire agresser, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Y a quand même un mec qui m’a touchée le visage en passant, tranquille…

Alors oui, je sais, financièrement parlant, c’est moins intéressant pour eux. Sauf que dans un bar, on vous refusera pas parce que vous prenez juste un café et pas un cocktail à 10 €. J’ai pas le droit de négliger un client parce qu’il rapporte moins qu’un autre, je dois m’occuper de tous… Quelle est donc cette profession où on peut se payer le luxe de refuser des clients, alors même que la loi leur impose le contraire. Surtout que nous n’étions pas saoules (on a eu tout le temps de désaouler) et que nous nous tenions tout à fait correctement.

La prochaine fois, je note toutes les plaques de ces connards.

Courrier des cœurs : réponse à Pink Lady

PinkLady nous a soumis la question suivante : je suis à un dîner avec un mec qui me
plaît trop, dois-je me montrer vraiment entreprenante ou les femmes entreprenantes (mais vraiment) effraient-elles les hommes?

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La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici les réponses :

 

Jane : Ici, tout est question du sens d’entreprenante. Entreprenante dans le style « je fais comprendre habilement que tu me plais » ou dans le style « Au restau
j’escalade la table en te disant que je te veux »?
Mettons nous dans la position inverse. Etre draguée par un homme entreprenant. Préfères-tu quelqu’un qui te charmera subtilement en te faisant comprendre que tu lui plais, ou un bourrin qui arrive avec ses gros sabots?
Et bien un homme, c’est tout pareil. Une amazone de l’extrême qui lui saute dessus, ça peut l’effrayer. Voui voui. Et le faire fuir, loin, très loin, à une époque où les femmes étaient de petites choses délicates qu’il fallait doucement séduire sans trop effaroucher (et là, des années de féminisme s’écroulent) Ou la séduction n’était pas de l’attaque.
Alors que diable, un peu de finesse et de subtilité! Inutile d’être trop directe et agressive, laissons agir le légendaire charme féminin et aux hommes des cavernes la drague 38 tonnes!

Marine : Bon, là en gros, tu demandes comment être une équilibriste et les principes de la communication non-verbale. L’idée est la suivante, je pense : si tu fais rien de rien, tu n’envoies aucun signal, donc gênant, c’est certain.
En revanche, il y a signaux et signaux. Sur ce point, je pense qu’il faut en donner un minimum. Etre habillée sexy (mais pas vulgaire), être souriante, rire à ses blagues et s’intéresser à sa vie, et évoquer au passage que tu n’as personne pour l’instant dans ta vie, c’est à mon avis suffisant. Si tu vas plus loin dans le langage des signes, ce sera trop gagné pour lui, et du coup, moins d’enjeu, moins de séduction possible. Il est possible que vous passiez la nuit ensemble, mais tu seras cantonnée au rôle de la fille facile, ou même de « la nana folle de lui », celle qui lui flatte l’ego mais dont finalement il n’a trop rien à foutre. L’idée n’est pas de le faire languir bêtement ou de faire la pouffe qui se fait désirer, mais de maintenir un rapport de force équilibré, pour ne pas court-circuiter le jeu de la séduction.
 

Nina : Je vais dire que, globalement, ça dépend. Je pense que ce n’est pas mal qu’une femme montre son attirance à un homme, qu’elle ne lui laisse pas faire tout le travail. Mais tout est question de limite et de ce que tu veux avec le monsieur. Si tu te vautres sur ses genoux, il va penser que tu n’en veux qu’à son corps, tirer son coup et ciao. En plus, les mecs, comme les filles, ne sont pas toujours ravis de se faire sauter dessus, même si tu leur sautes pas physiquement dessus. La subtilité est notre amie en toute circonstance. La classe aussi. Suggère discrètement, tu verras s’il saisit la perche ou pas. S’il ne comprend pas, c’est qu’il ne veut pas ou est limité de la tête. Ou handicapé affectif. Dans tous les cas, laisse tomber.

Summer : Bien sur tu as appris depuis ta plus tendre enfance que l’homme propose, la femme dispose. Sauf que comme tu as sans doute pu le remarquer, les hommes qui proposent en général 1) ne te plaisent pas 2) sont des bourreaux des coeurs avérés ou 3) sont des mecs qui te croisent dans la rue et qui te sifflent, façon à eux bien particulière de dire que tu es jolie! ( non je ne dirais pas bonne!)
Alors sur ce constat, il faut agir, et pour répondre à ta question je dis oui action! Mais attention, entre être entreprenante et vraiment entreprenante, y’a des subtilités. Je sais qu’il arrive bien souvent que les subtilités soient incomprises par l’autre sexe faute de parler le même langage et que tu n’as qu’une envie lui sauter dessus, mais si tu le fais, tu regretteras au choix d’avoir filer tes bas pour lui mettre le grappin dessus ou de ne pas être seule avec lui à ce stupide diner parce que ce que tu as en tête se passe de toute évidence de spectateurs.  Donc entreprenante, ok, mais point trop n’en faut comme tu l’auras compris. Alors que faire, et là tout se joue dans la stratégie. Le plan: toujours garder un oeil sur lui, histoire d’être en pôle position pour être à coté de lui au moment de passer à table, je dis bien à coté et pas en face parce que les effleurements sont quand même beaucoup plus faciles, garder un oeil sur les alentours afin d’évincer toutes concurrentes éventuelles et pour cela il te faut les repérer au préalable et enfin faire en sorte de retenir son attention: regard, robe ultra sexy, discussions enflammées etc…
Et puis s’il n’a toujours pas compris, lui glisser à la fin du repas que tu serais ravie de continuer cette si passionnante discussion en prenant un verre avec lui, seuls. Si là, il ne comprend pas alors laisse tomber il est soit idiot soit maqué.

Tatiana : Réponse brève claire et précise : avec les hommes pas besoin d’être très entreprenante pour qu’ils comprennent le message. Quelques signaux bien
placés (petits rires, je me caresse les cheveux, regards…). S’il capte pas 2 solutions : c’est un handicapé de l’amour ou il fait genre il voit rien car il ne veut rien avec toi.

Bastien : Faut il se montrer entreprenante ? Tout d’abord précisons une chose, je ne pourrais couvrir qu’une partie de la réponse. Pour ce qui est de ce faire du mâle un joujou de pieu je suis dans la capacité de répondre mais pour ce qui est de s’en faire un joujou de salon genre pied sous la table et matage des experts les bras l’un dans l’autre la je passe mon tour, c’est pas mon rayon.
Quels sont les raisons qui pourraient pousser un monsieur a rentrer dans sa coquille suite a des avances quelques peu marquées ? Un micropénis ? Une envie que la relation ne soit pas que sexuelle ? Une croyance religieuse ? Une connerie naturelle ? Dans tous les cas si vous perdez le type vous ne perdez pas grand chose mesdames. Mais par contre si vous gagnez, oulah si vous gagnez, laissez moi vous dire que vous aller vous retrouver entourée de saint Pierre & confrères du 7e divin étage plus vite qu’il ne faut pour dire « baise moi ». C’est avec les miss entreprenantes que les mecs se lâchent réellement sexuellement. Jamais vous ne titillerez l’anus d’un type a qui vous avez commencé par parler voyage en Italie. Ne tentez pas le sexe en public avec un mister qui vous offre des fleurs oblitérées « plaisir d’offrir ». Ne comptez pas sur une révision du kama sutra avec un monsieur qui vous raconte que belle maman n’a pas sorti le chien aujourd’hui. Pour l’éclate totale n’hésitez pas a balancer le grand jeu, le cheminement intellectuel masculin est on ne peut plus simple, « elle tente ça, elle peut tout tenter, si je couche avec elle il faut s’attendre a tout » (c’est comme ça que je me suis retrouver avec des bouts de peau en moins sur le cou par exemple)
Autrement dit tout dépend de ce que vous recherchez, si vous êtes vous même plutôt casanière dans la manipulation du tintoin impérial alors rien ne sert de se mettre a lécher langoureusement votre fourchette à chaque bouchées. Par contre si vous avec vos menottes dans votre sac, entre le lubri et les capotes, la allez y de l’oeillade chaude comme une baraque a frite.

Bobby : Aucune idée, je suis gay. Si tu veux que je te conseille, il existe des endroits sympas et pas trop chers où tu peux te faire amputer les seins, déclitoriser, et greffer un pénis (masculin, féminin, ça tient finalement à peu de choses : quelques coups de ciseaux, des hormones et hop, le tour est oué).
Après quoi je serai ravi de t’expliquer pourquoi les hommes entreprenants sont effrayants pour les autres hommes…

 

Enzo : Chère demoiselle,
En lisant ta question, je ne sais si je dois crier au scandale ou simplement te donner une fessée ! Alors que la journée de la femme a eu lieu il y a une semaine à peine en plus !
Mais peut-être que ma réaction épidermique est dû à un malentendu. Je me demande ce que tu appelles « vraiment entreprenantes ». Parce que je pense qu’un homme « vraiment entreprenant » effrait également les femmes (sauf celles qui sont convaincues d’avance).
Car en tant qu’humain, quelles questions se pose t’on en face d’un autre être humain vraiment entreprenant ?
– pour être aussi motivé(e), il/elle est peut-être simplement terriblement en manque
– pour être aussi motivé(e), il/elle n’aime peut-être qu’une image fantasmée de soi
– pour être aussi motivé(e), il/elle ne semble pas faire attention à ce que l’on veut soi-même
Bref, les raisons s’orientent vers la perception que l’on a de soi et la psychologie complexe. Pour revenir au schéma de ta question, peut-être qu’être trop entreprenante aura un effet
contre-productif, sauf si l’homme en question est mégalomaniaque (« je suis si irrésistible ») ou en manque. S’il est sensible (comme la plupart des hommes), il se demandera « est-ce qu’elle m’aime vraiment ou est-ce qu’elle réagit simplement à ses instincts et ne pense qu’à son bon-plaisir, tout en reniant ma qualité d’individu pensant ? ». Mais il y a une autre question : pourquoi souhaite tu être « vraiment entreprenante » ? Par envie ou parce que tu penses que cela peut faire pencher son avis en ta faveur ?
Mon conseil est d’être toi-même et de respecter cet homme comme tu souhaiterais qu’on te respecte.
Et n’oublie pas de t’abonner encore à Jeune&Jo… euh aux Vingtenaires pour plein de bons conseils chaque samedi !
Amicalement,
Dr Enzo, féministe masculiniste.

Lucas : Une femme entreprenante c’est souvent une nana qui cherche mais ne trouve pas celui qui lui va. Cela ne va pas m’effrayer mais déclencher un sourire roublard.
La tradition implicite veut que ce soit les hommes qui lancent l’action et que les femmes soient passives. Les hommes semblent avoir plus d’appétit sexuel que les femmes ou tout du moins ils le déguisent rarement. Pour autant, si une nana veut « se faire » un mec je ne vois pas où est le problème ! Même en observateur, cela me ferait sourire benoîtement de contempler la tactique d’approche et la perplexité du mec en face ! Cela me fera énormément plaisir aussi car je trouve qu’il y a une grande absente dans la drague. Cette grande absente c’est tout bêtement… la sensualité !
Car il faut l’avouer,
Si on est la target d’une femme entreprenante, le jeu est vraiment des plus mystérieux. On a constamment le cul entre deux chaises à se demander
« Est-ce qu’elle me chauffe à mort seulement pour jouer avec moi et faire sa chaudasse ? Vais-je me faire envoyer chier si je me montre calin ».
voire au contraire,
« Est-ce qu’elle est vraiment sous mon charme et elle prend les choses en main vu ma passivité initiale ? »
Et là, même le mec le plus sensible aura du mal à trancher !
Pour autant, souvent, la nana entreprenante est une chanteuse d’Axelle Red qui s’ignore
J’aime j’aime tes yeux j’aime
Ton odeur
Tous tes gestes
En douceur,
Lentement dirigés,
Sensualité…

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 3)

Leçon du jour : est-on plus populaire quand on est gentil ou méchant ?

L’autre soir, je surfais de blogs en blogs quand je suis tombée sur celui de Nemo7 et Everland. Sur les dernières planches, le personnage fait de la pub pour son blog mais il change de tactique. Au lieu de poster un « j’adore ce que vous faites », il tente un « rien à foutre de ta vie ». Bon, dans sa BD, il reçoit plein de mails d’insultes en retour. Mais la question m’interpelle.

Donc, tu as suivi tous mes conseils précédents parce que je suis un peu ton grand gourou. Mais malgré tout, ça ne décolle pas des masses. Tu as beau lécher tellement de cul que tu as des ampoules à la langue, tu laisses des comms tout partout à base de « t’es trop drôle », « tu me fais trop marrer », « tu es tellement trop talentueux »… D’ailleurs, si vous vous ennuyez, lisez les comms de certains blogs, vous remarquerez que certains sont très doués en la matière (mais pas ici, je n’ai que des lecteurs de qualité, slurp !). Bon, le problème, c’est que ce genre de comm creux et extatiques, je l’ai déjà dit, ça attire pas les lecteurs sur son propre blog. Alors si on faisait les méchants ?

Y a quelques temps, un blogueur est venu ici s’énerver un peu et a renvoyé sur son propre blog où pas mal de mes lecteurs/commentateurs habituels s’en sont pris à lui, défendant les vingtenaires. Bon, honnêtement, c’est tombé sur un article que j’ai pas écrit donc j’ai un peu suivi de loin, le jeune homme a ensuite présenté ses excuses, pas de souci, pas de rancune. Mais je suis un peu curieuse de savoir ce que ça a donné niveau statistique du côté de chez Jack (si t’es là, t’as le droit de répondre, of course !). J’avoue que quand je lis des commentaires (pas qu’ici), j’ai tendance à plus facilement cliquer sur les liens des gens qui sont un peu caustiques plutôt que les comms qui viennent du pays de Candy. Sauf que bon, si vous jouez cette technique, va falloir aller jusqu’au bout. Comme dans la Guerre des Etoiles, vous allez devenir Dark Vador, passer du côté obscur de la force. Ceci étant, si tu es le sosie d’Hayden Christensen,
je passerai outre ta méchanceté et je serai folle amoureuse de toi. Bref, ton rôle, faut le jouer tout le temps. Parce qu’on a tous plus ou moins un rôle. Moi, apparemment, je suis la râleuse bobo snob amazone et princesse romantique (rien que ça). Pas forcément méchante, pas toujours sympa. Enfin, une personne normale, quoi.

Toi, tu es wild et subversif, tu deviens l’orangina rouge de la blogosphère. Tu critiques tout et tout le monde mais autant les comms « tu es trop super, cool, cool », ça attire pas, les comms « t’es trop nul, ça pue », non plus. Descends mais de façon argumentée. Dis tout haut ce que les gens pensent tout bas mais sans insulter ou taper sous la ceinture. Non parce que ça craint, on dit pas aux gens qu’ils sont moches s’ils mettent leur photo,c’est minable, ça. Surtout que si tu retournes sur les mêmes blogs pour les critiquer, faut que tu sois cohérent. En gros, tu es le méchant qui au fond aime bien et critique pour faire évoluer. Parce que si tu es juste bête et méchant, tu seras classé « troll » et basta. Par
contre, la méchanceté est un art qui est difficile à maîtriser car souvent voient dans la méchanceté du génie et du 2e degré. Je me souviens à une époque, un blogueur que j’adorais et qui a disparu de la blogosphère (et qui veut oublier cette aventure, c’est pour ça que je donne pas son pseudo) était parti à fond dans le cynisme et la provoc, parodiant certains blogs. Ben tout le monde a applaudi des deux mains, à base de « oh oh, t’es trop drôle ». Bon, bé raté. Mais bon, y en a qui lèchent tes bottes quoi que tu dises donc bon. Des fois, je me demande même s’il lisent ce qu’on écrit…

Donc être méchant, c’est une stratégie mais tu constates que c’est coton, quand même… Puis c’est fatigant de pas être aimé. En plus, à l’instar d’Orangina rouge, tu risques de susciter plus la pitié que la colère… Parce que moi, les méchants méchants, je trouve qu’ils versent rapidement dans la critique stupide et en dessous de la ceinture. Et du coup, personne ne va voir leur blog, si ce n’est pour les insulter. Pas glop, pas glop.

Finalement, l’idéal, c’est encore de rester soi même. Pas trop fayot, pas trop méchant, normal, quoi.

Les au revoirs

Il y a un moment particulier que je déteste dans toute relation amoureuse : le moment où l’on doit se séparer. Je parle pas de rupture, non, mais bien du moment où chacun doit vaquer à ses occupations de son côté. Y a pas à dire, ça me fout franchement mal à l’aise.

 

De façon générale, je suis pas douée pour les aux revoirs. En gros, je ne sais jamais quand il faut quitter une personne. Si on part trop tôt, on passe pour une personne limite malpolie qui ne fait aucun effort pour cacher son ennui. Si on part trop tard, on passe pour le squatteur de service qui veut pas se retrouver tout seul chez lui. Heureusement, dans les grandes villes où je n’ai pas de voiture, les transports en commun imposent leurs horaires. Oui, je vous aime mais je préfère rentrer en métro qu’en taxi, on se revoit plus tard !

En amour (avec un petit ou un grand a), c’est encore pire, du moins à mes yeux. Je me souviens quand je sortais avec Arnaud, qui se levait à 6h du matin pour rentrer chez lui se doucher et se changer avant de partir au boulot. 6h, réveil sonne, 6h10, il est temps de se dire au revoir (oui, c’était un rapide mais pas dans tous les domaines, heureusement pour moi). Moi, totalement dans le pâté, je me forçais à me réveiller pour lui donner un baiser de départ mais je me demandais si j’étais pas trop froide. Pareil quand Alex est venu vivre quelques jours chez moi. Là, la situation était inversée puisque c’est moi qui partais travailler alors qu’il restait à la maison (quel couple moderne !). Donc je m’extirpais péniblement du lit, allais me préparer puis juste avant de partir, je le couvrais de baisers histoire de lui faire comprendre que je le quittais à regret mais pas trop quand même pour pas passer pour une folle hystérique.
Mais bon, j’avoue que j’aime pas quitter mon chéri (même si je ne supporterais pas de vivre 24h/24 avec sans rapidement péter les plombs, une de mes nombreuses contradictions). Je me souviens avec Guillaume, on se séparait de moins en moins vu qu’on vivait quasiment ensemble sur la fin mais c’était très ritualisé : trois baisers parce que « jamais deux sans trois » (oui, je sais mais quand on est amoureux, on peut parfois être très con). Par contre, le matin, monsieur se réveillait pas. Je me levais, je partais dans la salle de bain me préparer, je déjeunais, il dormait du sommeil du juste. Mais du coup, au moment de partir, dilemme : je le réveille pour lui dire au revoir ou je le laisse dormir ? Bon, je le réveillais car je trouvais ça triste de partir sans lui faire un bisou même si je revenais le midi.

Autre au revoir que je déteste viscéralement : ceux sur le quai de la gare. Comme tu le sais, lecteur, je suis un peu la pro des relations à distance donc les adieux sur le quai d’une gare, je connais. Avec Guillaume 2, je me souviens, on restait ensemble jusqu’à ce que le train parte. Sauf qu’entre la fermeture des portes et le départ effectif du train, il se passe une ou deux minutes pendant lesquelles on se sent très con. Je restais plantée sur mon quai à rien faire, n’osant me tirer pour pas passer pour la nana qui n’en a rien à foutre. Avec Pierre le pervers et Alex, récemment, ce fut différent. En gros « pars, ça sert à rien d’attendre que le train s’en aille et même, j’aime pas ça. »Donc après un ultime baiser, je me retrouve seule et j’hésite : je pars vraiment ou pas ? Bah, s’il me l’a demandé…

C’est sans doute un peu bizarre que je me pose des questions à ce sujet. Comme dirait le charmant jeune homme avec qui j’ai passé mon dimanche après-midi, c’est une question de convention. C’est vrai que, perso, quand je quitte mon chéri, j’ai tendance à l’embrasser comme une folle histoire de « faire le plein », si j’ose dire, histoire de pouvoir passer la journée sans être en manque. Mais voilà, cette avalanche de baisers n’est-elle pas « excessive » ? Pourtant, c’est amusant, je ne suis pas forcément très attentive à la façon dont
les mecs me disent au revoir. Je comprends pas pourquoi ce moment me fout à ce point mal à l’aise. Le « pire », je crois, c’était avec Guillaume III. On passe notre dernière soirée ensemble, je peux pas rester dormir donc je dois rentrer chez mes parents mais j’ose pas trop partir, je veux pas passer pour une sauvage (surtout qu’on passait une super soirée et que j’avais pas forcément envie de partir). Disons que je ne veux surtout pas envoyer le message « bon ben merci pour toutes ces brouettes, c’était sympa, rappelons-nous à l’occasion » parce que c’était pas ça.

 Bref, en fait, j’ai peur d’envoyer un message incontrôlé soit un « en fait, tu me fais chier, casse toi » ou un « je t’aiiiiiiiiiiime, marions-nous et ne nous

séparons plus jamais ». Psychopathe, moi ? Non, si peu !

Cogito ego sucum © Larouquine

Par Gauthier

 

« Je pense donc je suce », merci Larouquine pour cette nouvelle maxime qui manquait tant à ma vie de débauche…

Je dois ici m’excuser publiquement, oui en effet j’ai encore vécu dans le péché toute cette semaine. Je vous ai récemment pondu un article sur l’alcoolisme, pourquoi tout d’un coup me suis-je interroger sur l’alcool et sa dépendance alors que je bois comme un trou depuis des années ? Parce que j’étais en panne d’inspiration ? Non bien au contraire, je suis en surdose d’inspiration.

Je vous explique mon cas en quelques lignes. Samedi soir, je me retrouve à l’anniversaire d’une copine de ma promo. Forcement on boit comme des trous avec la Nina. Et on échoue (plus totalement attribué) dans notre club favori. Là il est déjà quelque chose comme 4h30 du matin. Pour vous donner une idée de notre état de délabrement mental, on a engagé une discussion sérieuse dans le taxi. Oui pour paraître pas trop saouls et pour éviter de devoir aller du 17e au 1er arrondissement à pied, il faut savoir donner le change dans un taxi, donc la discut’ ça donne ça :

– J’achète trop de revues, j’ai pas le temps de tout lire, c’est la honte quand même !

– Oui ben moi c’est pas mieux, et dire que je suis journaliste !

– Comment ils font pour les droits d’auteurs dans Courrier International ? Non parce que ça doit poser des problèmes quand même !

– Ben écoutes, je me suis jamais posé la question, mais maintenant que tu m’en parles, il faut que je me renseigne…

Ben du coup le chauffeur il ne nous a pas parlé, ET TOC ! Bon passé ce grand moment de solitude intellectuelle, nous voilà donc dans notre club. « TAVERNIER À BOIRE !!!!! ». Et ça picole, ça picole, ça picole… Là mon regard se pose sur la foule, et que vois-je ? Mon mec…

Ah oui je vous ai pas dit, j’ai un mec. Alors pour faire vite, l’américain en partance, j’étais très malheureux, donc j’ai décidé pour faire passer ma douleur de me prendre une béquille. Qu’est-ce qu’une béquille ? Ben le mec de transition, le mec dont tu n’as rien à foutre, mais qui te permet d’avoir une vie sexuelle et des câlins et des mots gentils, mais toi, donc, tu t’en fous royal !
Donc mon mec est visible (enfin autant que je peux voir) à l’horizon. Je titube jusqu’à lui, je l’embrasse bruyamment, et je repars dans mon coin. Il me fait comprendre qu’il aimerait me présenter des gens (il me reste 3g de sang dans l’alcool à ce moment-là). J’acquiesce. Et il me dit la chose de la façon suivante :

–         Gauthier, je te présente ma sœur Fabien !

–         Ah… Z’êtes sœurs ? Yen a une des deux qui est mieux réussie quand même !

Je fais un clin d’œil et je m’éclipse en hurlant de rire. Alors que s’est-il passé dans ma tête tordue ? Ben mon mec (mignon) me présente un autre mec (moche), en parlant au féminin (je déteste que mon mec fasse ça, si j’aime les hommes c’est pour une raison bien précise). Alors moi voulant faire de l’humour, je lâche cette petite phrase rigolote. Mais si c’est drôle, avouez… Nan ?

Bref la « sœur » a très mal pris la chose, mon mec n’en parlons pas. Mais moi je me rends pas compte de suite, et je continue à descendre joyeusement des vodkas sunrise avec Nina. Le patron nous présente un « hétéro » qui en fait se retrouve à violer un mec moins de 15 min après contre le miroir. Bref la soirée se déroule sans encombre. Jusqu’à ce que mon mec réapparaisse.

« Gauthier, ton mec te demande » me dit le barman. Je me déplace donc pour rejoindre l’élu de mon cœur, tout sourire (autant que je puisse l’être en tout cas). Et là je me rends compte que lui il sourit pas du tout… Oupsssss !!!! Et je m’en suis pris plein la gueule comme quoi j’ai pas été correct et bla bla bla… Il me demande de m’excuser auprès de la « sœur », je m’exécute, mais apparemment ça se voyait beaucoup que j’étais un poil hypocrite. Donc je ne fais qu’envenimer les choses.

Je retourne à ma Nina qui se retrouve attaquée lâchement par un hétéro qui lui parle en la regardant droit dans le décolleté (mais moumour c’était indécent ce que tu portais, c’est normal que ce brave garçon nous ait payé pleins de verres !). Et donc on boit à l’œil ! Merci moumour. Au bout de quelques verres, et des quelques tapes aux fesses de ma part pour le barman, je retourne voir mon cher et tendre. Et là que vois-je, que découvris-je, que découvra-je ? Mon abruti de mec dans les bras d’un autre, à se bécoter joyeusement ! Donc mon sang ne fait qu’un tour, et la suite de la soirée est censurée…

En gros je suis parti avec pertes et fracas…
 

Le lendemain, je reçois un charmant texto de mon doudou « il fo kon parl dier soir ». Z’avez pas compris ? Arf oui j’ai oublié de préciser, il est gentil, mais un peu jeune, un peu bac – 12 et bilingue langage sms. Moi je finis par traduire qu’il veut parler de notre rencontre de la veille. Là c’est la panique, j’appelle Nina et je lui demande ce qu’il s’est passé. Oui je n’ai aucun souvenir !!!! Moumour c’est ma boite noire 😉

Donc je laisse traîner un peu, il se trouve que cette semaine c’est la dernière semaine de cours de ma vie. Et j’ai un devoir important à rendre. Donc je me mets à fond là-dedans, espérant que l’autre il m’oublie un peu, ou qu’il me largue (ce qui m’arrangerait beaucoup !). Finalement il ne lâche pas le morceau, et il décide de prendre le taureau par les cornes (moi). Et je me retrouve à avoir une discussion philosophique, un poil ésotérique avec doudou d’amour. Et là j’en ai pris plein la gueule : je suis hautain, mal élevé, j’en ai rien à foutre de sa gueule, je ne mérite pas qu’il soit malheureux pour moi, bla bla bla bla. Moi tout ce que j’ai répondu c’est « je ne me souviens pas, j’étais bourré » et « je ne m’excuserais pas pour quelque chose que j’ai fait sous le coup de l’alcool, je ne suis pas responsable ». On a fini par casser (oh joie !), et là il me dit « mais je trouve ça dommage, ça aurait pu être bien nous deux… »

La naïveté humaine m’émeut au plus haut point… Ce garçon est formidable de naïveté ! Suis-je un monstre ? Oui complètement… Et alors ?