L’hôte pas hot

Par Bobby

Bon, y a des fois où Bobby la bidouille, il est un peu con.

Ca faisait un bail qu’il discutait avec Albin (j’ai pris ce pseudo pour lui parce que ça commence comme albinos ; je dis pas que Albin est albinos, mais il est aussi diaphane qu’un lapin blanc aux yeux rouges) sur internet, et quand Albin débarque à Paris et demande un asile, Bobby la bidouille se dit « chouette, je l’héberge chez moi, comme ça j’ai un morceau de viande à consommer dans mon lit à volonté ». Ok, ok, je suis vraiment un pourri sur ce coup. Que les puritains lecteurs se rassurent, Bobby fut sévèrement puni.

Albin est gay, pas trop mal foutu (de loin), et fait des études à peu près intéressantes. En gros, potentiellement baisable, et potentiellement on peut discuter ensemble après le coït. Potentiellement.

Sauf que en vrai, ben Albin, il a pas du tout envie de Bobby la bidouille. Il dort SUR la couette et non pas dessous, quitte à se cailler le cul à mort. Ok, bon, Bobby le prend mal, c’est un peu normal, ce genre de vent étant difficile à digérer, même s’il vient d’un Albin un brin crétin.

Bref, après tout, ce serait de la prostitution, donc si il veut pas forniquer, c’est pas un drame. Par contre, l’absence totale de sympathie, de complicité, de savoir-vivre, ça, c’est pas cool. Je demande pas grand chose, mais pouvoir rigoler avec le gars qui squatte sous mon toit pendant 5 jours, ça serait la moindre des choses, je trouve. Quand
j’essaye de faire de l’humour, il répond pas. Quand j’essaye de lui parler, ça l’intéresse pas. Il hausse les sourcils et se tait, puis se plaint de Paris, des gens, de la vie. Ben ouais, si t’es pas content, casse toi. Personne t’oblige à venir à la capitale si t’aime pas les métropoles.

Alors non, lecteur, je refuse de te laisser croire que Bobby est moche, pas drôle et chiant à mourir. C’est tout la faute à ce trouduc d’Albin, même que. Même que là, il est à deux mètres de moi,alors que j’écris cet article, na. Il sait pas comment je le descends, mais c’est jouissif.

Moralité : ne plus héberger un mec qu’on connaît peu juste dans l’idée de pouvoir se le taper, parce que si ça marche pas, on s’emmerde.

Courrier des lecteurs : réponse à Laure

Cette semaine, Laure nous a soumis la question suivante : « Ma question : je sors avec un mec depuis quelques mois et je l’aime mais il m’a trompée plusieurs fois et je sais pas quoi faire. Je lui ai promis de ne pas le tromper mais je l’aime, je veux pas le quitter ! Au
secours! 
»



La cellule Love and sex des vingtenaires (feat Enzo) s’est pris la tête sur cet épineux problème et voici ce qu’on en pense.

Marine : Nan mais ça va pas bien, oui?
Comment faire reculer la condition de la femme en deux secondes : lui il peut me tromper parce que je l’aime trop pour le quitter, mais moi je lui ai promis de pas le tromper… Sache que les femmes serpillères n’ont jamais fait et ne feront jamais rêver les hommes. Comment dire ça autrement : tu es une roue de secours pour lui. Il reviendra toujours vers toi, c’est vrai, car tu es flatteuse pour lui : tu es à ses pieds et tu bronches pas. Il te garde pour le moment faute de mieux mais il te jettera sans ménagement dès qu’il trouvera une nana qu’il aura pas envie de tromper/qui lui tiendra tête un minibout. De deux choses l’une : ou tu as un minimum d’amour propre et tu mets fin à ça tout de suite (même si c’est dur, même si tu pleures, même si blablabla… les larmes ne feront qu’être plus nombreuses si tu t’enlises là-dedans), ou bien tu lui proposes un couple libre. En en assumant les conséquences. Il ira voir ailleurs, tu iras voir ailleurs si
l’envie t’en prend, vous ne vous rendrez pas de comptes là-dessus et vous construirez une harmonie de la sorte. Est-ce faisable/viable? J’en sais rien. Mais de toutes façons, ne te leurre pas: s’il t’a déjà trompée, plusieurs fois de surcroît, et qu’en plus tu t’écrases, il n’y a aucune raison a priori pour qu’il ne récidive pas, et peu de chances qu’il t’aime de la façon dont toi tu l’aimes. C’est une relation déséquilibrée et le déséquilibre crée l’échec.

Bobby : « je lui ai promis de pas le tromper mais je l’aime » > Bon, déjà, ça me parait un peu confus. On va mettre ça sur le compte d’un
trouble profond causé par les élans de curiosité passagère de monsieur. Pour ma part, c’est NON. Dans un couple, on est DEUX, pas deux plus quelques extras. Si on met sur la table dès le début qu’on peut aller voir ailleurs, ok, on peut même décider ensemble de ne
pas se le dire et que si on le fait c’est pas la fin du monde. Perso, c’est pas mon truc, mais pourquoi pas. J’ai du mal avec le « oui mais tu comprends avec toi y a des sentiments alors qu’avec elle c’est juste sexuel ».
Pour moi si on est en couple, on fonctionne à deux, comme une machine à deux rouages, et si il a besoin d’aller voir ailleurs, c’est que la machine ne fonctionne pas. Je dis pas qu’il faut casser la machine et rompre aussitôt, surtout si tu l’aimes, ça sert à rien d’être aussi expéditive. Par contre, comme toute machine, un couple, ça se répare. On se dit les choses avec franchise, avec sympathie, avec complicité. Si y a une incompréhension vraiment trop forte, ben oui, dans ce cas, change de mec. Il est peut être pas assez mûr, il a peut être pas assez essayé de partenaires sexuels dans sa vie, il cherche de l’expérience, ou bien tu l’attires pas assez, et dans ce cas il a rien à faire avec toi.
En tout cas, l’idée de le tromper par vengeance me parait pas très appropriée ni très digne. (vous devez me trouver réac’ mais en ce moment je me fais draguer que par des mecs en couples et y a rien de tel pour me saouler)

Bastien : La première question que nous nous poserions, nous, humble rédacteurs, a la lecture de ta requête serait « tu veux donc savoir si on te conseille de le larguer ou de rester avec malgré les à cotés ». Et bien non, ça n’est pas apparemment le conseil demandé vue que la réponse se trouve dans la question initiale, je cite « je veux pas le quitter ! ».
Dans ce cas analysons les autres alternatives:
-Le priver de sexe: est ce bien tenable ?
-Le priver de copains: pour se retrouver célibataire il n’y a pas mieux.
-Ne plus s’épiler, se maquiller, se laver pendant une période indéterminée: ce serait le pousser encore plus au crime.
-Un violent coup de genou dans les couilles: ça soulage mais je ne te le conseille pas, par empathie masculine.

Sans vouloir faire mon récurent, pourquoi cette notion de fidélité au coeur du couple ? S’il a des sentiments pour toi et qu’il couche -également- avec toi tout n’est il pas bon ? Si en plus on ajoute les violons à la mode « je ne veux que son bonheur » alors amen, il a tout compris ! Pour finir je préciserais que n’étant ni en couple ni adepte de la fidélité je ne peux pas trop te conseiller. Je serais même du genre a imiter ton bonhomme donc mes conseils te seront bien peu utiles…

Lucas : Pour moi ya pas photo et la réponse sera simplissime. une nana qui me trompe je préfère mettre fin à la relation même si ça va être dur et que je vais en chier.

Voili,voilou. Je ne crois pas avoir besoin de développer.

Tatiana : Nan mais c’est quoi ce mec « fais ce que je dis mais pas ce que je fais ». Avant de répondre faut juste que je m’énerve 2 secondes sur le monsieur que s’il me lit j’ai envie de lui dire que c’est qu’un gros con égoïste. Pour lui c’est rassurant d’être avec toi car il a bien compris que de toute façon tu n’es pas prête de le quitter peu importe ce qu’il te fera endurer. Donc  comme certaines personnes qui n’aiment ps rester seules, il préfère rester avec toi mais c’est une très mauvaise raison et c’est très égoiste de sa part car il ne pense pas à ton bonheur. Tu mérites quelqu’un qui ne te trompe pas à tout bout de champs, nan ?

Après effectivement si toi tu conçois la possibilité d’un couple libre alors c’est peut être ta solution. Mais il n’a pas à t’imposer quoi que ce soit si lui il ne suit pas les mêmes règles.

Jane : Ceci est une réponse à haute teneur en girl power. Comment dire ça poliment: CASSE TOI? Non mais faut vraiment qu’on le dise pour que tu le réalises? Amour propre, tu connais? « Non mais c’est toi que j’aime, même si je vais voir ailleurs, tu m’attends et tu bouges pas… » Et en attendant, si tu veux bien faire le repassage… Donc on se reprend en main, on fait un sourire, on le traite d’abruti fini incapable de penser autrement qu’avec sa b***, on tourne les talons la tête haute, et on lui souhaite de trouver le bonheur
avec ses autres poulettes. Et on attend d’être hors de vue pour s’effondrer. En n’oubliant pas qu’on se remet d’un chagrin d’amour. mais que l’amour propre, c’est plus dur à récupérer une fois qu’il a été bien piétiné!

Summer : Moi aussi tu m’aimes bien lectrice je suis sûre, alors je voudrais 100 balles et un mars! Comment ça non? Pff je suis déçue tu ne m’aimes pas tant que ça alors.
C’est grosso merdouille le genre de réponse que tu penses qu’il te fera quand tu lui diras stop, et là que dire si ce n’est que manifestement c’est lui qui ne t’aime pas tant que ça puisqu’il se permet d’aller voir ailleurs. La vérité c’est que quand tu lui diras stop, il n’aura peut être même pas de réaction, il ira voir la suivante tout simplement. Sans vouloir te donner une leçon que tu connais déjà sinon tu ne poserais pas la question, j’aimerais juste que tu réfléchisse sur l’éventualité d’un quelconque avenir avec lui. Te sens tu prête à être un numéro sur la liste de toutes celles qu’il doit honorer?

Enzo : Si j’étais joueur, je dirais que je ne vois pas où se situe le problème vu la manière dont tu évoques ton cas… Mais ce serait un peu
(très) méchant ! Tu ne sais pas quoi faire ? Selon la manière dont tu exposes le problème, tu n’as qu’une solution : rester avec lui !
Je t’aurai bien conseiller de le quitter vu que la situation dans laquelle tu es semble te faire du mal (mais que tu acceptes par ton manque de réaction). Mais « tu ne veux pas le quitter ». Comme il n’y a strictement aucune raison qu’il change (à part une castration accidentelle), ton problème semble insoluble si tu ne veux pas accepter la solution finale. Et puis c’est quoi cette histoire de pas le tromper alors que lui le fait ?! Une demande de sa part (ce qui montrerai qu’il a encore moins de respect pour toi alors qu’il ne semble pas en avoir énormément déjà) ou une envie masochiste de ta part ?
Bref, c’est le serpent qui se mord la queue :
– il me fait du mal, que dois-je faire ?
– défend-toi et/ou quitte-le
– mais je l’aime, je ne peux pas !
– ben te défend pas et ne le quitte pas alors !
– mais il me fait du mal, que dois-je faire ? Etc etc etc

Nina : Je crois que tu souffres de ce qu’on appelle communément du syndrome de bonne poire. Alors déjà, je ne comprends pas pourquoi tu t’es engagée à être fidèle et pas lui. Tu es la reine du harem? Dans un couple, les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde, question d’équilibre.

Alors,maintenant, je vais être franche : si la situation te fait souffrir, faudrait peut-être commencer par lui dire au monsieur. Si à partir de là, il n’est pas capable de faire ce que tu lui demandes, c’est qu’il ne te respecte pas. Et un mec qui ne respecte pas sa copine ne la mérite pas, c’est mathématique. Alors j’entends déjà le « mais je l’ai-meuhhhh! ». Je te répondrai : « commence par t’aimer toi et plaque ce boulet, tu ne t’en sentiras que mieux ».

Enfin, l’idée du tromper pour se venger, je pense pas que ça arrange quoi que ce soit puisqu’à l’heure actuelle, sans vouloir être méchante, je pense que ce garçon ne t’aime pas.

Si tu as une question love and sex et que tu as besoin de nos lumières, surtout, n’hésite pas, nos clavier frétillent à l’idée de te répondre

Les au revoirs

Il y a un moment particulier que je déteste dans toute relation amoureuse : le moment où l’on doit se séparer. Je parle pas de rupture, non, mais bien du moment où chacun doit vaquer à ses occupations de son côté. Y a pas à dire, ça me fout franchement mal à l’aise.

 

De façon générale, je suis pas douée pour les aux revoirs. En gros, je ne sais jamais quand il faut quitter une personne. Si on part trop tôt, on passe pour une personne limite malpolie qui ne fait aucun effort pour cacher son ennui. Si on part trop tard, on passe pour le squatteur de service qui veut pas se retrouver tout seul chez lui. Heureusement, dans les grandes villes où je n’ai pas de voiture, les transports en commun imposent leurs horaires. Oui, je vous aime mais je préfère rentrer en métro qu’en taxi, on se revoit plus tard !

En amour (avec un petit ou un grand a), c’est encore pire, du moins à mes yeux. Je me souviens quand je sortais avec Arnaud, qui se levait à 6h du matin pour rentrer chez lui se doucher et se changer avant de partir au boulot. 6h, réveil sonne, 6h10, il est temps de se dire au revoir (oui, c’était un rapide mais pas dans tous les domaines, heureusement pour moi). Moi, totalement dans le pâté, je me forçais à me réveiller pour lui donner un baiser de départ mais je me demandais si j’étais pas trop froide. Pareil quand Alex est venu vivre quelques jours chez moi. Là, la situation était inversée puisque c’est moi qui partais travailler alors qu’il restait à la maison (quel couple moderne !). Donc je m’extirpais péniblement du lit, allais me préparer puis juste avant de partir, je le couvrais de baisers histoire de lui faire comprendre que je le quittais à regret mais pas trop quand même pour pas passer pour une folle hystérique.
Mais bon, j’avoue que j’aime pas quitter mon chéri (même si je ne supporterais pas de vivre 24h/24 avec sans rapidement péter les plombs, une de mes nombreuses contradictions). Je me souviens avec Guillaume, on se séparait de moins en moins vu qu’on vivait quasiment ensemble sur la fin mais c’était très ritualisé : trois baisers parce que « jamais deux sans trois » (oui, je sais mais quand on est amoureux, on peut parfois être très con). Par contre, le matin, monsieur se réveillait pas. Je me levais, je partais dans la salle de bain me préparer, je déjeunais, il dormait du sommeil du juste. Mais du coup, au moment de partir, dilemme : je le réveille pour lui dire au revoir ou je le laisse dormir ? Bon, je le réveillais car je trouvais ça triste de partir sans lui faire un bisou même si je revenais le midi.

Autre au revoir que je déteste viscéralement : ceux sur le quai de la gare. Comme tu le sais, lecteur, je suis un peu la pro des relations à distance donc les adieux sur le quai d’une gare, je connais. Avec Guillaume 2, je me souviens, on restait ensemble jusqu’à ce que le train parte. Sauf qu’entre la fermeture des portes et le départ effectif du train, il se passe une ou deux minutes pendant lesquelles on se sent très con. Je restais plantée sur mon quai à rien faire, n’osant me tirer pour pas passer pour la nana qui n’en a rien à foutre. Avec Pierre le pervers et Alex, récemment, ce fut différent. En gros « pars, ça sert à rien d’attendre que le train s’en aille et même, j’aime pas ça. »Donc après un ultime baiser, je me retrouve seule et j’hésite : je pars vraiment ou pas ? Bah, s’il me l’a demandé…

C’est sans doute un peu bizarre que je me pose des questions à ce sujet. Comme dirait le charmant jeune homme avec qui j’ai passé mon dimanche après-midi, c’est une question de convention. C’est vrai que, perso, quand je quitte mon chéri, j’ai tendance à l’embrasser comme une folle histoire de « faire le plein », si j’ose dire, histoire de pouvoir passer la journée sans être en manque. Mais voilà, cette avalanche de baisers n’est-elle pas « excessive » ? Pourtant, c’est amusant, je ne suis pas forcément très attentive à la façon dont
les mecs me disent au revoir. Je comprends pas pourquoi ce moment me fout à ce point mal à l’aise. Le « pire », je crois, c’était avec Guillaume III. On passe notre dernière soirée ensemble, je peux pas rester dormir donc je dois rentrer chez mes parents mais j’ose pas trop partir, je veux pas passer pour une sauvage (surtout qu’on passait une super soirée et que j’avais pas forcément envie de partir). Disons que je ne veux surtout pas envoyer le message « bon ben merci pour toutes ces brouettes, c’était sympa, rappelons-nous à l’occasion » parce que c’était pas ça.

 Bref, en fait, j’ai peur d’envoyer un message incontrôlé soit un « en fait, tu me fais chier, casse toi » ou un « je t’aiiiiiiiiiiime, marions-nous et ne nous

séparons plus jamais ». Psychopathe, moi ? Non, si peu !

Le boulot, des fois, c’’est rigolo

Bon, aujourd’hui, j’ai envie de parler boulot mais promis, je vous embêterai pas avec mes revues de presse ou autre. Non, aujourd’hui, je vais vous dévoiler un peu les coulisses de l’asso parce que, finalement, c’est super intéressant.
fun-travail

Ca fait maintenant deux mois que j’ai commencé, j’aurais dû être à mi-chemin de mon contrat (putain, déjà !) mais finalement, ils veulent me garder jusqu’à fin septembre. Bon, j’ai un projet très important juste derrière mais ça va coller donc je dis oui. Parce que la rentrée va être très importante pour l’asso et on ne peut pas se rater. Parce que je crois en elle et je pense que bientôt, on sera connus. Parce qu’ils ont des idées de comm génialissimes qui ne pourront que marcher. Bref, au bout de deux mois, je me dis que j’ai clairement fait le bon choix.

Bref, je cesse là ma déclaration d’amour surtout que personne de l’asso ne lit ce blog donc ça sert à rien d’insister. Qui sont les gens avec qui je travaille ? Des trentenaires ou pas loin avec des boulots de rêve, sortant tous de grandes écoles genre HEC ou CELSA, ils vivent dans de grands apparts dans Paris. Bref, je suis la prolo de service. Nous sommes environ une quinzaine mais il y en a quelques uns que je n’ai pas encore rencontrés. En gros, ceux que je fréquente le plus, ce sont Simon et Michel, président et vice-président, Karima et Flora, qui bossent dans la comm et Isabelle, qui nous prépare de petits événementiels. On se fait souvent des réunions pour déjeuner ou le soir pour travailler, parfois le week-end puisque toutes ces personnes travaillent. Bon, en gros, on est une asso sérieuse mais c’est pas pour autant qu’on est sinistre, on va d’ailleurs essayer de « djeuniser » le site, on dira parce que pour l’heure, si le site est très joli, il fait un peu trop laboratoire d’université.

Forcément, comme nous sommes des humains, y a des moments où on part en vrille et où on commence à délirer sur n’importe quoi. Genre on se moque de Michel qui a parlé de « compagne présidentielle » dans le communiqué de presse parce que c’est 8h et qu’on est fatigués.

Samedi, on a eu une réunion et j’ai bien aimé parce que ça faisait plus déj entre potes. Chacun a amené à manger, on a préparé une grosse salade. A un moment, on a rigolé : Karima, Flora et moi préparions la salade tandis que Simon fumait sa clope et on a commencé à délirer sur la répartition sexuelle des tâches dans l’asso. On parle pas mal de nos vies, Simon et Michel s’intéressent pas mal à mon projet post stage, Karima nous parle de son groupe de musique, Flora me raconte sa vie sentimentale au bout de cinq minutes de déjeuner (j’adore comme les gens me font spontanément confiance). Isabelle ne parle que de cul, tout le temps. Elle doit aimer ça, elle, elle n’a que ça à la bouche (sans aucun mauvais jeu de mot). Elle est toujours un peu excitée et fait toujours partir les conversations en vrille mais bon, elle a de très bonnes idées de comm, on a des opérations en prévision qui, si elles marchent, vont faire une pub incroyable à l’association. Mais c’est totalement interdit d’en parler, même à nos conjoints respectifs. Bon, traduction pour moi : t’en parles même pas à Gauthier. Enfin, bref, Isa, elle a un peu des soucis de thyroïde à mon avis mais passons.

Donc les réunions ressemblent de plus à plus à une bouffe entre potes qui discutent sérieusement qu’à de vraies réunions de boulot. Bon, moi, je reste assez calme, surtout quand les conversations glissent sur « ah ouais, j’ai croisé Jean-Claude aujourd’hui ! » parce que je le connais pas, moi. Ils ont plein de potes en commun donc, forcément, y a des blagues qui m’échappent. Mais bon, en laissant traîner mes oreilles, j’apprends des choses sur les uns et les autres, l’existence de la copine italienne de Simon, la non vie sexuelle de Michel (apparemment, il serait un peu coincé), l’amour désespéré de Karima pour un homme marié, la (longue) liste des exs d’Isa… Puis comme ces gens sont dans les hautes sphères, j’apprends du croustillant aussi. Enfin, bref, c’est riche en enseignement ces réunions.

Après, il y a quelques anecdotes. Par exemple, samedi, Karima, Flora et Isa ont commencé à chanter la chanson de Cauet et de chercher les paroles, Simon et moi nous sentions particulièrement largués. Parce que je savais même pas qu’il y avait autre chose que « Zidane il va marquer », dedans. On cherche à citer les joueurs de l’équipe de base, moi, j’en connais aucun donc je joue même plus. Isa m’explique que Pires et July (orthographe?) n’ont pas été sélectionnés par ils ont couché avec Estelle Denis, c’est à dire Mme Domenech herself. Ah ben je comprends enfin les blagues des Guignols sur le sujet !

Autre anecdote, la meilleure. Lundi, j’ai rendez-vous avec Simon et Gabrielle, chargée de comm, pour déjeuner. On doit parler du dossier de presse que je suis chargée de faire. On se retrouve, on s’installe en terrasse, on parle boulot, société, tout va bien… Soudain, à la table d’à côté, la serveuse s’énerve et commence à rembarquer la salade d’une cliente en lui disant de se casser. La cliente essaie de récupérer sa salade et comme elle n’y arrive pas, elle jette son assiette de frites à la figure de la serveuse avant d’essayer de la castagner. Son copain, genre armoire à glace, la retient, on se lève pour pas se prendre de coups puisque les couverts ont déjà valsés quand une autre serveuse surgit du resto en brandissant une chaise pour la jeter à la figure de la cliente. Bon, Simon arrive à l’intercepter. Tout ce petit monde s’engueule joyeusement, les serveuses accusant les clients de s’être montrés insultants, les clients d’avoir attendu trois plombes pour être servis. On nous prend à témoin mais on n’a rien vu, nous. Bon, finalement, les clients se cassent et pendant quelques minutes, on se retrouve comme des cons à rien dire. On essaie de comprendre à qui sont les portables et les lunettes qui ont atterri sur notre table, chacun récupère son bien.

« Ben, c’est violent des nanas qui se castagnent
– Ouais.
– On va demander l’addition. »
Le boulot, y a des jours où c’est vraiment rigolo.

La fille de Caramail

Par Archi
L’histoire se déroule en 2 temps.
 
Tout commence il y a quelques années (7 ans pour être exact), en plein été, alors que j’étais encore dans la fleur de l’age , avant que la vieillesse ne frappe à ma porte.
 
J’avais rencontré sur Cara (un de mes lieux de chasse à l’époque … moi je n’aime pas meetic car faut payer …) une fille super sympa. Gentille, drôle, touchante. Bref une perle. Seul hic, elle vivait toujours avec son ex (appart commun) et dans une ville situé a plus de 200 km. Mais rien ne m’arrête (suis je prêt à tout pour coucher ?? mais qui a dit que je voulais forcement qu’un plan cul hein .. j’étais aussi à la recherche d’une fille pour faire un bout de chemin ensemble … ouiii j’étais naïf ). Donc on s’ajoute dans la liste d’ami(e)s ( ça permettais de savoir quand la personne étais connectée ) .. Msn n’étais pas encore aussi répandu !!! On parle des heures et des heures, le courant passe vraiment bien . Mais on n’a pas l’intention de faire le trajet pour le moment, elle sans voiture et moi j’ai une poubelle qui n’aime pas trop les longues distance (quoi le train ?? ouais mais on étais tout les deux fauchés alors c’étais une bonne excuse …). Mais on échange tout de même nos numéros de téléphone. On ne sait jamais.
 
Le temps passe on se croise toujours sur Cara mais on a chacun repris nos petites activités (rentrée pour elle et moi) et on se parle moins. Je la perds même complètement de vue. Et puis mi-octobre, soit 3 mois après notre rencontre virtuelle, mon téléphone sonne, très surpris je ne connais pas l’appelant. C’est elle, elle me dit qu’elle est sur Marseille pour voir un ami et qu’elle serait ravie de me rencontrer. Ni Une ni deux je saute dans ma poubelle et pars la rejoindre en ville. On passe un très bon moment au bord de l’eau, les vagues caressant nos pieds (belle journée mais trop froid cependant pour tremper plus que les pieds) et le soleil se reflétant sur ses beaux cheveux … (j’en fait trop !!! ). Arrive la fin du temps impartis, elle doit rejoindre son ami. Je garde un bon souvenir de ces quelques heures passé ensemble.
 
Bah il est ou le plan lose là ?? C’est nul ce que tu nous racontes … t’es un loser avec ton histoire …Ohh attendez la suite, vous allez mieux comprendre.
 
Une année entière s’écoule sans qu’on se redonne de nouvelles. Ouais j’avais rencontré quelqu’un peu de temps après et elle avait quitté l’appart de son ex, donc plus d’ordi. C’est le mois d’août, je reviens en train de chez mes parents. Le cœur et l’esprit léger, l’été me réussit toujours. Mon téléphone sonne et devinez qui c’est … Ben oui, c’est ma charmante rencontre de l’année dernière … Figurez vous qu’elle descend sur Marseille et qu’elle aimerait beaucoup me revoir. Signe du destin, elle est dans le même train que moi … Impensable, que dis-je, inimaginable …Et pourtant véridique. Je me dis que Dieu fait bien les choses. On se retrouve dans un compartiment, et on taille la bavette … Il s’en est passé des choses en un an. Nous voila arrivés au terminus, je suis chargé donc je veux rentrer chez moi pour me débarrasser de mes valises. Elle me dit que c’est l’occasion pour elle de se changer et de prendre une douche (il fait chaud l’été chez nous … dans le sud). Oki on y va …
 
Et c’est là que tout bascule.
 
Elle est allumeuse comme jamais, elle quitte ses fringues devant moi sans aucune gêne ( non que cela ne me gêne mais je n’avais pas été habitué à cela de sa part ), et va prendre la douche. Evidemment elle m’appelle pour lui porter une serviette … Elle est très charmante avec ses cheveux mouillés (comment ça vous me croyez pas quand je dit que j’ai regardé que son visage …) mais je suis quand même assez surpris de son changement de comportement. Elle enroule la serviette autour de sa … taille, laissant sa poitrine plus que généreuse à ma vue (fracture net de l’œil droit). Bon Ok Archi, là je crois que c’est clair, elle est OPEN.
 
Je tente une première approche pour lui déposer un baiser sur la bouche, mais elle esquive habillement en prétextant qu’elle va se sécher… Ahh, bon oki, j’ai peut-être pas compris les signes ou j’ai été trop rapide … Jeunesse fougueuse … Elle se change et là voila pas avec un décolleté tellement plongeant que je peux voir son nombril, un jean tellement serré que j’ai peur de me prendre les pressions dans la gueule quand elle bouge… Humm comprends pas moi. Elle redevient très allumeuse, se penchant souvent pour me montrer toute la profondeur de son décolleté ou son string. Je dois avouer ne pas trop savoir que faire. On s’assoie finalement sur mon lit et on papote, elle passe régulièrement sa main sur ma cuisse, frôle très souvent mon sexe …
 
Bon oki, elle est sèche là ( non promis je ferai pas de jeu de mot ) alors je me jette … je pose ma main sur sa cuisse, elle ne dit rien, on continue a papoter, nos corps se rapprochent, je tente un baiser dans le cou .. oki ça passe , vas y Archi , vas y … je remonte et là … elle me met le doigt sur la bouche et me dit  » dit ça te dérange pas que je dorme chez toi ce soir !!!  » Rohh putain, là c’est dans la poche, je ne réponds pas mais tente une nouvelle fois un bisous … Putain, la voilà qui se relève, me donnant un coup d’épaule dans la mâchoire ( 3 vents + un coup d’épaule ) et me rajoutant  » t’inquiète je dormirai sur le canapé  » …
 
Quoi quoi !!! J’ai raté des épisodes là … Comprends plus rien moi. Alors je lui pose franchement la question :  » ça fait 3 fois que j’essaye de t’embrasser et tu me repousses alors que tu m’allumes a mort. Pourquoi ?  » Et là le coup de grâce,  » je te trouve super charmant, t’es gentil, mais franchement, je me sens pas avec toi …  » Rohh l’uppercut …mon cœur léger se brise en petits morceaux et mon esprit s’embrume (pourquoi tant de méchanceté d’un coup snif snif). Pas l’habitude de me prendre des vents moi. Je suis un peu KO, alors je lui propose de mater la télé en se sustentant. Histoire de reprendre mes idées.
 
Et là c’est l’éclair de génie, toutes les conversations qu’on a eues ensemble s’assemblent, le brouillard se lève et je comprends tout. Ce qu’elle appelait dans nos conversations les Plan A, Plan B, Plan C (comment ça vous doutiez de ma bonne foi sur le fait que je recherchais une femme pour la vie ! !) … ne sont que des plans d’hébergement et pas des plan cul. La première fois qu’on s’est vus, j’ai servi de bouche trou en attendant son ami (alias le Plan B). Le plan A l’avait sûrement lâchée entre temps. Ahh non alors, hors de question qu’on me prenne pour une bille, je ne servirai pas d’hôtel à une pique assiette qui croit qu’en m’allumant elle obtiendra ce qu’elle veut. T’es pas tombé sur le bon gars ma vieille.
 
J’aurais pu lui dire franchement « casse toi  » mais pour une raison que 7 ans après je ne comprends toujours pas, je suis parti dans un délire total. Il faut que je trouve le moyen de me débarrasser d’elle en douceur. Faut faire ça en plusieurs étapes, je commence donc par lui dire que j’ai besoin de faire les courses. C’est plausible … On va à la voiture, je vais pour démarrer et là je prétexte avoir oublié un truc. Je sors vite, histoire de pas lui laisser le temps de me rejoindre et j’appelle un copain, pour que celui ci me rappelle et que je puisse inventer un truc urgent qui nécessite ma présence illico. Putain le con est sur répondeur … Merde Merde Merde … Vite, le copain suivant … Putain, ça répond pas … Merde où ils sont tous … c’est la lose, je peux pas trop m’absenter elle va se demander ce qui se passe … Vite Vite Vite, allez n’importe quel numéro … rahh c’est celui de mon ex … tant pis … faut que je sorte de ce traquenard. J’explique rapidement la situation. Mon ex merveilleuse, me dit qu’elle va se faire passer pour un employeur qui veux me voir pour me proposer un job … Nickel chrome, j’ai justement dit que je cherchais du boulot …Bon ouf, ça se profile bien. Je ressors de chez moi, retourne à la voiture, fait comme si de rien n’était, et on part faire les courses.
 
Le téléphone ne sonne pas … grr, j’attends j’attends… J’ai l’œil figé sur ce putain de tel … Je le regarde toutes les 30 secondes … à tel point que j’ai failli tuer une mamie avec mon caddie. Putain ça sonne, ouuf, c’est mon ex, elle joue le jeu de la recruteuse au téléphone pour que l’échange téléphonique semble naturel. Mais la lose continue, la conversation s’arrête net (j’apprendrai plus tard que son portable n’avait plus de batterie … rahh la conne) … Merde je fais quoi ! ! ! ! Bon allez je continue a parler dans le vent … Et là moi même je me suis rendu compte que j’étais pas crédible … J’explique donc à ma charmante allumeuse pique assiette qui tape l’incruste que j’ai décroché un entretien d’embauche et que je doit monter sur Aix illico presto. C’est pas la porte a côté, une petite heure de route, plus l’entretien et tout et tout, donc que je vais pas pouvoir passer l’après-m’ avec elle, et que je suis désolé … J’espère de tout mon cœur qu’elle va dire oki, je passe au plan E (oui j’étais le plan D…) mais non elle me dit, c’est pas grave je t’accompagne…
 
NOOOOOOOOOOON … putain je me suis encore plus mis dans la merde là. Bon j’arrive plus à réfléchir, donc on boucle les courses et on rentre chez moi. Obligé de me changer, de me mettre en costard par 40° à l’ombre pour jouer le jeu a mort .J’ai toujours pas trouvé d’excuse pour m’en débarrasser définitivement. On monte donc sur Aix .. putain, Archi réfléchis, vite vite … Et là tant pis je joue le tout pour le tout. Je lui sors que si elle m’attend dans la voiture, je vais être stressé car je vais la savoir là, seule, à cuire au soleil sur un parking et que je serai pas à l’aise lors de l’entretien. Et que ce job est ultra important.  » Tu vois comment ça me travaille depuis le coup de fil  »  tu parles je cherchais à m’en débarrasser donc j’étais plongé dans mes pensées).
 
La fille ne se démonte pas et me dit qu’elle en profitera pour affiner son bronzage. » Non mais je ne joue pas là, je suis un hyper anxieux, ça le fera pas, je suis désolé mais on va se quitter là  » Résignée devant tant d’efforts, elle abdique … Mais putain, faut redescendre sur Marseille chercher son sac … puis remonter sur Aix pour mon faux entretien. Car évidemment, une fois son sac récupéré, elle veut quand même monter sur Aix. (En fait le plan E habite sur Aix, et donc elle va sûrement le mettre au pied du mur).
 
Je la dépose là ou elle le désire, et là elle me dit que c’est dommage car en costard je suis craquant et que finalement j’aurais eu une chance cette nuit …Et avant de partir, elle m’embrasse sur la bouche. Putain l’instant d’une seconde je me dit que j’ai déconné … et puis me revient en tête sa phrase  » je me sens pas avec toi  » qui est lourde de sens pour moi et ne laisse pas de place au doute.
 
Voilà une journée que je me rappellerai longtemps. Car une pour une des rares fois dans ma vie ou je ne suis pas franc, je me débrouille comme un pied pour monter un bobard. Si avant cette histoire j’étais plutôt direct, depuis je le suis carrément, fini les détours pour dire les choses. Même si ça fait mal, je préfère dire non que de laisser croire que.