The Terminators de Xavier Puslowski

Parfois, tu te dis que tu as vu les pires navets du monde quand au hasard de tes zappings, tu tombes sur une pépite. Un truc tellement mauvais que quand tu découvres sur allociné qu’il s’agit d’un film et non d’un téléfilm de 3ème zone, t’as envie de crier « Non, tu mens ! ». Et pourtant…

L’histoire : des Terminators de type T5 sont fabriqués sur un vaisseau spatial directement sorti de 2001, odyssée de l’espace (Stanley a dû faire un triple lutz piqué dans sa tombe). Mais les T5 se rebellent et tuent tout le monde. Tout les budgets effets spéciaux ayant été bouffés par le visuel du vaisseau à l’extérieur, le décor de la tuerie est une pièce blanche avec un peu de fumée et du sang très très rouge. Plein partout, avec des bruits mouillés de tripes arrachées et de cerveaux éclatés. Miam.

Pendant ce temps là, dans un village américain de bouseux, la vie s’écoule. Tiffanny la pute demande à Chuck l’homme marié de divorcer pour l’épouser, elle, mais c’est pas possible parce que sa femme Chloé est enceinte. Pendant ce temps là, le shérif bienveillant (joué par le mec qui jouait Cruz dans Santa Barbara. J’ai des références) fait la circulation. Quand tout à coup, un objet tombe du ciel et c’est la merde : les T5 sont dans la place. Massacre total à coup de ketchup, corps explosés à coup de gros guns qui tachent, bouillie de cerveaux fait main. Les T5 sont surpuissants, ils explosent un camion à main nue. Chloé se retrouve dans une ferme avec le shérif et quelques survivants surarmés. Chloé braque un camion (normal) mais un survivor, vieux, décède shooté par un T5. Ah ok, donc dans le gang des survivants, il n’en restera qu’un. Dans la mesure où il nous reste une femme enceinte, un shérif bienveillant, une connasse égoïste, une black et un couard, je suis en haleine : qui va survivre ? Le suspense est à son comble !

Pendant ce temps, Tiffanny la pute entraîne Chuck le queutard dans une usine pour avoir du sexe mais Chuck termine en purée tandis que Tiffanny, couverte du sang de son amant, met sa main devant sa bouche pour étouffer ses sanglots en voyant les T5 massacrer plein de gens dans l’usine.

Pendant ce temps dans le camion, Chloé essaie d’appeler Chuck le ketchup mais il ne répond pas, sans doute parce qu’il est mort. À l’arrière du camion, la connasse arriviste secoue la tête pour simuler les cahots de la route « les T5 se sont retournés contre nous, ça devait arriver! » « oh et on fait quoi, maintenant? » répond le couard qui ne bouge pas d’un millimètre (les cahots sont taquins). Mais trêve de bavardage, un vaisseau volant prend nos amis en chasse et leur tire dessus, Chloé qui conduit prend un petit chemin de terre et va se planter dans un arbre en pleine clairière mais curieusement, le vaisseau qui les suivait sans problème malgré les arbres a disparu. Mais oh non ! La black a été éjectée de la camionnette lors de l’accident et hurle sa mère car sa jambe est cassée. Et pas de bol, un T5 qui traînait dans le coin entend les hurlements et arrive en courant ! Nos amis ont juste le temps de se « cacher » derrière un arbre pour voir le T5 renifler leur van. Blackie hurle « PUTAIN ON FAIT QUOI MAINTENANT ? » mais là, le T5 ne l’entend plus, trop occupé à renifler le van sans doute. Mais ahah, il les retrouve, mini course poursuite et les voilà dans une impasse (en plein air). Alors que tout semble être perdu, un homme sort de nulle part et avec un flingue du futur, il désactive le T5. Parce que le monsieur, il explique qu’il est concepteur de T5, même qu’il connaît le shérif bienveillant mais celui-ci ne se souvient pas de lui. Suspicion.

Arrivés à la ferme, un personnage allume une clope (la connasse ou le couard, je sais plus) et là, le concepteur de T5 crie  » non mais merde, tu vas les attirer avec ta clope, ils ont des détecteurs thermiques ». C’est vrai qu’un T5 ne ressentira pas un groupe de 6 personnes mais une clope, si. Alors ils repartent en courant et revoilà un T5 qui tire et pan, tuée la Blackie (bon, avec sa jambe en moins, on se doutait qu’elle irait pas loin). Oh non ! dit le couard pendant que le concepteur de T5 désactive le terminator. Bon, là, j’ai légèrement décroché, ils montent dans une navette mais se crashent très vite car un T5 a sauté dessus et arraché un truc et la connasse dit : « Oh ben je crois pas qu’on est dans l’espace, là! » (seule réplique à peu près drôle). Donc ils repartent en courant dans une espèce d’usine pour récupérer du carburant pour navette  mais évidemment, l’usine est infestée de T5. Ils récupèrent le carburant, Chloé rebraque un camion selon une technique étrange : pour coupler les fils qui font démarrer le camion, elle se met la tête à l’envers. Oui heu ok…

Ils démarrent et écrasent un T5 au passage. Ah parce que depuis le début du film, ils ont perdu leur capacité à détruire un camion avec leur petit doigt ? Je sais pas vous mais je les trouve pas très fiables ces T5 ! Mais un autre qui traînait sur le toit (ils aiment traîner sur les toits et les murs de séparation) saute dans le camion. Parce que oui, Chloé a eu la bonne idée de voler un camion ouvert à l’arrière. Ah ouais, c’est vrai qu’ils n’ont pas été attaqués 30 fois depuis le début du film, y compris par un vaisseau… Donc le T5 commence à castagner le couard et la connasse restés à l’arrière, ils essaient de s’en débarrasser en lui tirant dessus (ils ont dû tirer une centaine de balles sur les T5 depuis le début du film mais ne veulent pas admettre que ça ne marche pas), Chloé qui regarde la scène depuis la fenêtre crie « non, non ! » mais à aucun moment elle n’a l’idée de prendre le flingue qui les désactive, non. Bref, bagarre, le couard essaie de démonter le T5 à coup de barre en fer et là, la connasse qui était au sol saute sur l’ennemi et ils tombent tous deux du camion. Comme le T5 est pas très content, il arrache les tripes de la connasse qui, logiquement, meurt.

Point survivants : Chloé, le concepteur de T5, le shérif bienveillant et le couard. Ils arrivent dans une nouvelle usine qui contient toutes les navettes mais c’est la fête des T5 ! Ca tire dans tous les sens et le shérif bienveillant est touché mais arrive à rejoindre les autres dans le hangar à navettes. Oh mais qui voilà ? Tiffanny la pute qui ne fait que pleurer. Bon, ok, je serais recouverte du sang de mon amant, je serais pas trop joyeuse. Tout ce petit monde embarque dans le vaisseau et c’est parti pour l’espace, youhou ! Chloé s’approche du shérif et OH MON DIEU ! En guise de blessure, elle découvre des circuits électriques. C’est un Terminator, houlala. Le concepteur des Terminators dit « bah oui, je le savais, même que je t’avais dit que je te connaissais, mec ! ». De là, le shérif bugge.

Mais oh non ! Le vaisseau est attaqué par d’autres pilotés par des T5. Ca dézingue dans l’espace, Chloé prend les commandes de leur fusil et elle descend tous les vaisseaux. Donc des robots hyper expérimentés ne sont pas foutus de descendre une navette mais une pauvre humaine qui n’est jamais monté dans l’appareil fait un carton. Normal. Ils arrivent dans le vaisseau mère et c’est parti pour le grand n’importe quoi. Le shérif qui a un peu repris ses esprits est laissé dans la navette à base de « tu la gardes pour quand on repartira ». Chloé, Tiffanny la pute, le concepteur de T5 et le couard partent donc trouver l’endroit où on désactive les T5. Ils se déplacent au milieu des cadavres, Tiffanny, traumatisée, se planque dans un coin, juste à côté d’un corps, en toute sérénité. Pendant qu’elle pleure, les 3 autres progressent. A un moment, le Couard qui est devenu courageux décide d’aller seul chercher je ne sais plus quoi mais oh non ! Un T5 lui tombe dessus et lui arrache la mâchoire, le tuant sur le coup. Le T5 avance vers nos deux rescapés mais tout à coup, il se désactive.

« Oh non, leur énergie est drainée vers autre chose… de plus grand » dit le concepteur de Terminator. Panique à bord, les deux repartent en courant, paniqués, et voilà-t-il pas qu’ils tombent sur trois super soldats humains en train de nettoyer le vaisseau des T5. Pendant qu’ils papotent, un super Terminator est mis en service, ça va chier. Effectivement, le super Terminator arrive et abat les 3 super soldats et le concepteur de T5, Chloé est un peu mal. Sauf que, tadan, revoici notre shérif bienveillant qui attire le super Terminator et demande à Chloé de fermer une porte. Se faisant, elle ouvre une porte spatiale, le shérif bienveillant et le super Terminator sont donc aspirés dans l’espace. C’était bien la peine de nous intégrer ce super robot, il a tenu 5 minutes…

Mais du coup, pas de bol, les T5 se réactivent et Chloé est paralysée de peur, elle ne bouge plus. Mais qui revoilà ? Tiffanny la pute qui a eu une petite hallucination avec un cadavre qui lui parlait à base de « mais bats toi au lieu de chercher à te suicider avec mon flingue ». Alors Tiffanny arrive et avise d’un boîtier marqué « T5 on/off ». Si… Comme elle n’arrive pas à ouvrir le boîtier, elle tire sur le fil, arrache tout dans un grand déluge d’étincelles et pif pouf, tous les T5 sont désactivés. Chloé et Tiffanny pleurent contre les fils électriques arrachés mais c’est bien foutu, elles s’électrocutent pas. FIN.

Oui, voilà. Est-il la peine que j’en rajoute ? Que je souligne le jeu médiocre des acteurs, tous plus ou moins inconnus au bataillon à part Cruz de Santa Barbara ? Que j’explique à quel point cette histoire est une profonde insulte à la saga des Terminators (oui, moi, j’ai aimé les 1 et 2) ? J’avoue que malgré mon amour de la merdophagie, j’ai vraiment dû faire un effort pour aller jusqu’au bout. Vous vous rendez pas toujours compte à quel point je me sacrifie pour vous.

Le boulot, des fois, c’’est rigolo

Bon, aujourd’hui, j’ai envie de parler boulot mais promis, je vous embêterai pas avec mes revues de presse ou autre. Non, aujourd’hui, je vais vous dévoiler un peu les coulisses de l’asso parce que, finalement, c’est super intéressant.
fun-travail

Ca fait maintenant deux mois que j’ai commencé, j’aurais dû être à mi-chemin de mon contrat (putain, déjà !) mais finalement, ils veulent me garder jusqu’à fin septembre. Bon, j’ai un projet très important juste derrière mais ça va coller donc je dis oui. Parce que la rentrée va être très importante pour l’asso et on ne peut pas se rater. Parce que je crois en elle et je pense que bientôt, on sera connus. Parce qu’ils ont des idées de comm génialissimes qui ne pourront que marcher. Bref, au bout de deux mois, je me dis que j’ai clairement fait le bon choix.

Bref, je cesse là ma déclaration d’amour surtout que personne de l’asso ne lit ce blog donc ça sert à rien d’insister. Qui sont les gens avec qui je travaille ? Des trentenaires ou pas loin avec des boulots de rêve, sortant tous de grandes écoles genre HEC ou CELSA, ils vivent dans de grands apparts dans Paris. Bref, je suis la prolo de service. Nous sommes environ une quinzaine mais il y en a quelques uns que je n’ai pas encore rencontrés. En gros, ceux que je fréquente le plus, ce sont Simon et Michel, président et vice-président, Karima et Flora, qui bossent dans la comm et Isabelle, qui nous prépare de petits événementiels. On se fait souvent des réunions pour déjeuner ou le soir pour travailler, parfois le week-end puisque toutes ces personnes travaillent. Bon, en gros, on est une asso sérieuse mais c’est pas pour autant qu’on est sinistre, on va d’ailleurs essayer de « djeuniser » le site, on dira parce que pour l’heure, si le site est très joli, il fait un peu trop laboratoire d’université.

Forcément, comme nous sommes des humains, y a des moments où on part en vrille et où on commence à délirer sur n’importe quoi. Genre on se moque de Michel qui a parlé de « compagne présidentielle » dans le communiqué de presse parce que c’est 8h et qu’on est fatigués.

Samedi, on a eu une réunion et j’ai bien aimé parce que ça faisait plus déj entre potes. Chacun a amené à manger, on a préparé une grosse salade. A un moment, on a rigolé : Karima, Flora et moi préparions la salade tandis que Simon fumait sa clope et on a commencé à délirer sur la répartition sexuelle des tâches dans l’asso. On parle pas mal de nos vies, Simon et Michel s’intéressent pas mal à mon projet post stage, Karima nous parle de son groupe de musique, Flora me raconte sa vie sentimentale au bout de cinq minutes de déjeuner (j’adore comme les gens me font spontanément confiance). Isabelle ne parle que de cul, tout le temps. Elle doit aimer ça, elle, elle n’a que ça à la bouche (sans aucun mauvais jeu de mot). Elle est toujours un peu excitée et fait toujours partir les conversations en vrille mais bon, elle a de très bonnes idées de comm, on a des opérations en prévision qui, si elles marchent, vont faire une pub incroyable à l’association. Mais c’est totalement interdit d’en parler, même à nos conjoints respectifs. Bon, traduction pour moi : t’en parles même pas à Gauthier. Enfin, bref, Isa, elle a un peu des soucis de thyroïde à mon avis mais passons.

Donc les réunions ressemblent de plus à plus à une bouffe entre potes qui discutent sérieusement qu’à de vraies réunions de boulot. Bon, moi, je reste assez calme, surtout quand les conversations glissent sur « ah ouais, j’ai croisé Jean-Claude aujourd’hui ! » parce que je le connais pas, moi. Ils ont plein de potes en commun donc, forcément, y a des blagues qui m’échappent. Mais bon, en laissant traîner mes oreilles, j’apprends des choses sur les uns et les autres, l’existence de la copine italienne de Simon, la non vie sexuelle de Michel (apparemment, il serait un peu coincé), l’amour désespéré de Karima pour un homme marié, la (longue) liste des exs d’Isa… Puis comme ces gens sont dans les hautes sphères, j’apprends du croustillant aussi. Enfin, bref, c’est riche en enseignement ces réunions.

Après, il y a quelques anecdotes. Par exemple, samedi, Karima, Flora et Isa ont commencé à chanter la chanson de Cauet et de chercher les paroles, Simon et moi nous sentions particulièrement largués. Parce que je savais même pas qu’il y avait autre chose que « Zidane il va marquer », dedans. On cherche à citer les joueurs de l’équipe de base, moi, j’en connais aucun donc je joue même plus. Isa m’explique que Pires et July (orthographe?) n’ont pas été sélectionnés par ils ont couché avec Estelle Denis, c’est à dire Mme Domenech herself. Ah ben je comprends enfin les blagues des Guignols sur le sujet !

Autre anecdote, la meilleure. Lundi, j’ai rendez-vous avec Simon et Gabrielle, chargée de comm, pour déjeuner. On doit parler du dossier de presse que je suis chargée de faire. On se retrouve, on s’installe en terrasse, on parle boulot, société, tout va bien… Soudain, à la table d’à côté, la serveuse s’énerve et commence à rembarquer la salade d’une cliente en lui disant de se casser. La cliente essaie de récupérer sa salade et comme elle n’y arrive pas, elle jette son assiette de frites à la figure de la serveuse avant d’essayer de la castagner. Son copain, genre armoire à glace, la retient, on se lève pour pas se prendre de coups puisque les couverts ont déjà valsés quand une autre serveuse surgit du resto en brandissant une chaise pour la jeter à la figure de la cliente. Bon, Simon arrive à l’intercepter. Tout ce petit monde s’engueule joyeusement, les serveuses accusant les clients de s’être montrés insultants, les clients d’avoir attendu trois plombes pour être servis. On nous prend à témoin mais on n’a rien vu, nous. Bon, finalement, les clients se cassent et pendant quelques minutes, on se retrouve comme des cons à rien dire. On essaie de comprendre à qui sont les portables et les lunettes qui ont atterri sur notre table, chacun récupère son bien.

« Ben, c’est violent des nanas qui se castagnent
– Ouais.
– On va demander l’addition. »
Le boulot, y a des jours où c’est vraiment rigolo.