Moi, Audrey, 27 ans, vit seule avec mon chat

(Intro de Nina : Audrey est donc un personnage fictionnel, une sorte de Carrie Bradshaw sauf que je vais faire en sorte que vous n’ayiez pas envie de lui coller des tartes. Comme je débute l’expérience, n’hésitez pas à me donner votre avis, même négatif. Mais on me le dit gentiment quand même, hein. Puis sinon, j’avais la flemme de vous écrire un article de Noël et je vous saoulerai de mes bilans et bonnes résolutions un peu plus tard. De rien)

J’ai longtemps cru que la vie était d’une linéarité à toute épreuve. La route est belle et dégagée et dès que tu es sur une ligne droite, t’appuies sur le champignon en laissant tes cheveux se balader au vent. Mais, alors que j’étais sur ma belle lancée, sans que je comprenne rien, un arbre a surgi sur la route et je m’y suis plantée avec force.
Ile de Ré-versailles 583
Cet arbre, c’est Benoît. Mon ex. J’ai mis 4 mois à l’appeler ex et non plus « mon copain ». Ca s’est passé un soir fin avril, c’était un mardi, on revenait d’une semaine de vacances au Pays Basque qui ne s’était pas très bien passées. Benoît s’était montré particulièrement taciturne mais j’ai cru que c’était lié au mauvais temps qui nous avait cloué dans l’appart qu’on avait loué une bonne partie du séjour, à mater tous les DVD qu’on avait pu louer à la borne voisine. J’avais suggéré une autre activité à réaliser en duo, plutôt sans vêtements mais il n’était curieusement pas très motivé. Ce mardi soir là, il arriva, la mine déconfite et me dit « Audrey, faut qu’on parle ». Comme une grosse truffe, je n’ai pas vu le coup venir, j’étais toujours sur ma route dégagée. « Je crois qu’il faudrait qu’on se sépare ». Voiture écrabouillée contre l’arbre, moteur fumant, enjoliveurs qui vivent désormais leur propre vie sur cette belle route qui n’est désormais plus mienne. Voilà, il voulait qu’on se sépare. Ce n’était pas de ma faute et je ne méritais pas ça. Mon cher, si je  le méritais pas, suffisait de pas me larguer, c’était pas bien compliqué ! Non mais ça m’énerve, ces ruptures en caresses dans le sens du poil. Je m’en fous de tes fadaises sur le fait que je suis incroyable et que je mérite le meilleur et autres merdes prémâchées par tous les films ou séries comprenant une scène de rupture. De toute façon, mon cerveau a buggé suite au mot « sépare » donc pour le reste, ça te donne bonne conscience à toi mais moi, j’ai toujours autant envie de vomir. J’entends au loin tes vagues explications sur le fait que tu ne le sens plus, que tu ne sais plus, que tu es perdu mais que tu as trouvé que c’était la meilleur issue. Je t’entends comme si j’étais sous l’eau, j’essaie de comprendre et, de façon étrange, je suis envahie de pensées pragmatiques. Comment va-t-on faire pour l’appart ? Notre nid d’amour dont le bail est paraphé de nos deux signatures ? Oui, je suis sous le choc, mon cerveau s’accroche aux menus détails pour ne pas voir ma vie en train de s’effondrer. 4 ans d’amour qui se stoppent en une phrase, la violence.

Quarrel between men and women

Et puis le mensonge. Si Benoît me quittait, ce n’était pas simplement car il ne m’aimait plus, c’est surtout qu’il en aimait une autre. Enfin, aimer… Comme dirait ma copine Souria, il l’aimait surtout avec sa bite. L’autre, la rivale, finit par avoir un prénom. Aurélie. Il m’avait trompée (car oui, il avait d’abord testé la marchandise pendant quelques mois avant de la choisir) avec une fille avec un prénom si banal que ça me donnait envie de pleurer. Je l’avais repérée dans ses amis Facebook, toujours à liker toutes les inepties qu’il postait, ses photos de kéké absolu, d’abruti notoire, de « mais comment j’ai pu être amoureuse de ce type là. Ah ben quand on dit que l’amour est aveugle. Mais c’est qui cette sale pétasse qui n’arrête pas de liker et commenter ses statuts ? Elle est moche et trop conne en plus ». Il faut savoir que si l’amour rend aveugle, le désamour rend particulièrement hargneux.

hargne
Bref, mon ancienne vie s’est arrêtée il y a 9 mois et un jour, j’ai dû accoucher d’une nouvelle moi et ça s’est pas vraiment fait dans la joie et la bonne humeur. Parce que le deuil d’une rupture unilatérale, c’est une belle saloperie. Heureusement, j’ai mes copines. Et de gros besoins en sommeil. Je suis Audrey, j’ai 27 ans et depuis 9 mois, je vis seule avec un chat, symbole de ma nouvelle vie.

C’est le point Desproges

Ce que j’aime sur Internet, c’est que tu peux trouver de nouveaux points tous les jours, à l’instar du Point Godwin. Sur ce blog, nous avions déjà identifié

– le point Alonso : à un moment du débat, quand ton contradicteur ne sait plus quoi dire, il attaquera la qualité de ta vie sexuelle (forcément insatisfaisante).
– le point Sarkozy/Hollande : ce moment du débat (ça peut être d’entrée de jeu) où quelqu’un énonce très sincèrement que tout ce qui se passe, c’est la faute du Président. Même les crashes d’avion et la pluie.
– le point “valeurs judéo chrétiennes” : ce moment du débat où l’un des participants estime que tu peux pas le comprendre car tu es corrompu par les valeurs judéo chrétiennes.
– le point “tupperware” : ce moment du débat où l’un des 2 participants, réalisant qu’il ne pourra pas convaincre l’autre, décrète qu’il est juste trop stupide pour comprendre (car lui seul a la vérité).
Aujourd’hui, parlons donc du point Desproges.

desproges

Desproges a dit “On peut rire de tout mais pas avec tout le monde”. Moi, à la base, je l’aime plutôt bien Desproges, sa verve et sa plume virevoltent avec un talent particulièrement rare. Rare. Copions ici la définition du Larousse : “Qui se rencontre peu souvent, qui n’est pas commun”. J’insiste un peu dessus, vous verrez pourquoi. Donc Desproges a dit ça et pour le coup, je lui en veux un peu même si, bon, à l’époque, Internet n’existait pas et il ne se rendait pas compte qu’il venait d’ouvrir la boîte de Pandore *tadaaaaaaam*. Quoi qu’encore, je parle d’Internet mais ça marche aussi sur la presse, nous allons voir ça tout à l’heure dans 30 secondes. Quel est donc ce point Desproges ? C’est quand tu trouves un contenu quand même pas mal sexiste/homophobe/raciste (choisis ton camp) et qu’on te répond que c’est de l’humour, du second degré. Quand tu insistes pour dire que ça reste déplacé et que l’humour ne justifie pas tout (surtout quand on manque de talent), tu finis toujours par te prendre un “tu captes pas le second degré, pffff ! Décidément, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde”. Et c’est le point Desproges !

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Prenons 3 cas récents
– 1 : Guillaume Pley qui impose des baisers à des filles non consentantes. Bon là, on a eu un festival avec le point Alonso au milieu (oui, trouver pas super cool d’embrasser des filles contre leur gré signifie forcément qu’on est mal baisés, oui, oui). Non mais humour, second degré, si tu comprends pas, c’est que tu es abrutiiiiiiiiii (et mal baisé donc). Non mais c’est vrai, le coup des trois questions pourries, je me suis pissée dessus de rire, je me le suis repassé en boucle pour me faire les abdos sans efforts, ohlala huhu, trop drôle ! Bref.

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– 2 : Causette le mag et son hilarant “55 raisons de ne pas aller aux putes” qui t’explique tranquille que les putes, c’est toutes des étrangères ou presque, qu’il y en a même qui ont des bites et puis d’abord, si tu as envie de te taper une meuf qui n’a pas envie de toi, viole la, ça coûtera moins cher (oh mais on rigooooooooole). Evidemment, quand les gens s’indignent, ils font “non mais roh, vous n’avez pas compris, c’est de l’humour, de l’antiphrase, blablabla. Bon,ok, plus de la moitié de la rédaction voulait pas le publier mais franchement, faut rigoler quoi!”. Oui, le viol est un sujet vraiment fendard hihihi. Faudra juste m’expliquer à quel moment violer une fille est une bonne façon de dénoncer le fait que les prostituées n’ont pas forcément envie de coucher avec leur client et que non, non, l’arrêt de la prostitution ne fera pas augmenter le nombre de viol.

causette-appel-au-viol

– 3 : un détail pour le coup mais juste pour faire un exemple de plus. Cet semaine, je tombe sur un article navrant de Topito qui, sous prétexte de dénoncer les clichés contenus dans la scène post coïtale de Nico et José des Mystères de l’Amour (ouiiiiiiiii !) nous explique que si, si, on le savait bien qu’il était pédé, José, il jouait un instrument de pédé, le synthétiseur (comme Indochine… Pas vu le rapport non plus), il avait les cheveux longs et il se battait trop comme une fiotte. Et en plus, il se tapait la fille la plus moche (bim, un peu de sexisme au passage, jugeons le physique des filles qu’aucun hétéro ne voudrait se taper…). Y a même une vanne sur le jus de kiwi que j’ai pas comprise et une url à base de douleur anale de grande classe. Quand j’ai osé parlé de relents homophobes, je vous dis pas le seau d’insultes que je me suis prise sur la tête, que j’étais bien trop con et que j’étais bien la seule à pas comprendre et tiens, je te copie/colle la définition d’ironie parce que t’es vraiment trop stupide, trop premier degré… Bref.

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Là où je veux en venir, c’est que ça commence à salement me déranger que, sous prétexte d’humour, de second degré, on sorte les plus belles vannes racistes, homophobes, putophobes… et qu’on va même t’encourager à embrasser des filles qui n’ont rien demandé voire carrément à les violer. Lolilol les enfants, qu’est-ce qu’on se marre ! Ah oui, la provoc, ça peut avoir du bon, oui, le politiquement correct, c’est chiant. Sauf que j’en reviens à Desproges : la fonction poil à gratter n’est pas si facile à tenir. Comme je disais plus haut en insistant, Desproges avait un talent rare, une capacité à provoquer, à flirter avec la limite sans la dépasser. Là, on est tellement dans la course au buzz (de merde), à la tentative de se faire (un peu) voir qu’on y va franco de porc. Avec la bonne ambiance qu’il y a en ce moment, est-ce qu’on a vraiment besoin d’en rajouter une couche ? Est-ce qu’on n’en a pas assez pris dans la gueule avec les “débats” dégueulasses du Mariage pour tous ? La vendetta contre les Roms ? On doit vraiment s’en remettre une lichette ?

homophobie

Non parce qu’à ce niveau là, on y va :
“On devrait foutre tous les Roms dans un bateau et le faire couler. Lol !” ou “On devrait foutre tous les Roms dans une pièce et y foutre le feu, ahahah!” ou tiens, “les pédés, ils devraient même pas avoir le droit de voter. Les mecs, ils achètent volontairement les CD de Mylène Farmer, ça vous montre à quel point ces mecs sont des malades !”. Et puis tiens, un peu de sexisme “Non mais on le sait quel est le meilleur atout des femmes pour avoir une augmente, hein, hein, HEIN !!”. Ah oui, y a pas à dire, on est bien, là. Vive l’humour, vive le second degré !

Laisse-moi t’aimer toute une nuit

Laisse-moi, laisse-moi t’aimeeeer-yeaaaaaah !

Revenons en à nos amoureux qui ont échangé leur premier baiser. Logiquement, ils glissent vers l’étape suivante : la première nuit. Note de l’auteur : la première nuit peut avoir lieu en journée, inutile d’attendre la lune pour montrer la vôtre.

La première fois avec l’autre, moment à la fois excitant et terrifiant. Tandis que les mains glissent sous nos tissus à la recherche d’une peau nue, des milliards de pensées se bousculent dans nos têtes.

– mon corps nu sera-t-il à la hauteur de ses attentes ? Alors déjà faut arrêter avec ça. De 1, aucune fringue ne fait perdre 10 kg ou ne fait gagner 3 tailles de bonnet, on est adultes, on arrête de rêver ! Et puis si la personne fuit pour un bourrelet ou un os saillant, partez drapés dans votre dignité en vous disant que cet(te) abruti(e) vous a fait gagner du temps en réagissant ainsi dès le départ.

– est-ce qu’il y a tout ce qu’il faut là où il faut ? Question plus typiquement féminine car nos formes sont déjà exposées. Certes, la taille ne compte pas mais quand même un peu. Dans les 2 sens, une bite de cheval peut faire fuir…

-mais surtout, et c’est là l’essentiel, allons nous être charnellement compatibles ?

Partons du principe que la première nuit ne sera jamais, en terme technique, la meilleure avec votre partenaire. L’envie exacerbée par l’attente, l’explosion des hormones permet de masquer les maladresses de 2 individus qui se découvrent, tâtonnent, n’osent pas toujours explorer certaines zones de prime abord… À moins de s’être tout détaillé avant mais quelle tristesse, pulvériser ainsi les délices de la découverte coquine.

L’amour est aussi une question de peau, de rythme, de sueur et de foutre qui se mêlent, se marient. L’alchimie ne s’invente pas. Et si ça ne le faisait pas ? Et si je n’aimais pas l’odeur de sa peau, sa façon de me toucher, si je me mets à espérer que ça se termine vite, que je n’aime pas sa façon de jouir ? Et si cette histoire que j’espérais magique se terminait en eau de boudin ?

La première nuit tient parfois du miracle. Comment deux êtres se laissent aller à leurs instincts pour tenter de créer quelque chose, comment ils essaient de se donner du plaisir en agissant sans réfléchir sur un corps inconnu. Comment on donne et on prends du plaisir sans avoir le temps d’y penser vraiment.

Le premier baiser comme la première nuit sont ces parenthèses enchantées où, embrasés par le feu de la passion, on ne peut pas se poser des questions, le cerveau trop occupé à réagir à différents stimulis simultanés. Les corps se consument, s’abandonnant enfin à ce désir monté en puissance par l’attente.

Toi et moi, c’est maintenant.

Où le plaisir féminin serait secondaire

Pour ceux qui avaient autre chose à faire que de lire mon article de la veille (je vous en veux pas, c’est bien d’avoir une vie bien remplie), je vous fais un petit résumé.

« Previously on Vingtenaires dot com” (je me la pète série US)

Nina est allée à une réunion sextoy dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille. Phrases entendues prononcées par la vendeuse qui était aussi coach amoureuse (je veux faire ça) : “non mais le gloss, il est fait pour son plaisir à lui, pas le vôtre. C’est pas grave si c’est désagréable pour vous”, “les filles, faut mettre de la lingerie sexy sinon vous allez finir cocue” et mon préféré : “faut jamais dire non à un mec. Moi quand le mien a envie et pas moi, il a droit à son quickie ou son tenga. C’est important de pas le frustrer”. EN filigrane : la sexualité et les envies de ton mec priment, ta gueule et enlève ton string über sex histoire qu’il puisse assouvir son envie.

Evidemment, ça m’a agacée et je n’étais pas trop la seule puisque ma voisine de canapé a glissé suite à la troisième phrase “oui ou alors il peut juste me respecter”. J’avoue qu’à partir de là, j’étais fermement décidée à ne rien acheter, légèrement estomaquée par ce que je ressentais en filigrane : faites-vous plaisir toute seule mais quand votre mec est là, soumettez-vous. Mais mademoiselle, je me soumets si je veux.

La sexualité féminine est souvent remise en question dans ses limites. Une femme qui ose dire qu’elle n’aime pas la fellation et/ou la sodomie : mais quelle connasse frigide et castratrice ! Plus spécifiquement pour le premier. La sodomie, encore, ok mais ne pas pratiquer la fellation, t’es sérieuse ? Pourtant, selon mes statistiques personnelles, 100% des mecs ne pratiquent pas le cunnilingus et ça n’a pas l’air de choquer les gens. Par la même, quand une femme dit non à une pratique sexuelle, elle peut subir un véritable chantage affectif de la part de son partenaire (indélicat) de type “mais tu ne peux pas savoir si tu n’aimes pas si tu n’essaies pas” ou “allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir”. Alors pour la première, en effet, on ne peut pas savoir si on n’essaie pas mais je te garantis qu’une pratique sexuelle exécutée sans envie ne me donnera pas vraiment envie de recommencer. Et puis je pense me connaître assez pour savoir de quoi j’ai envie ou non. Ca ne veut pas dire qu’un non est éternel et immuable, on change, on évolue. Mais le fait de ne pas avoir envie de m’adonner à une pratique ou à une autre est mon droit le plus fondamental. Je m’en fous de pas décrocher le prix de la fille la plus chaude de l’année juste parce qu’un truc ne m’a pas tentée.

Ce qui me sidère un peu dans tout ça, c’est la négation totale de ce que je vais appeler le cercle vertueux du plaisir et de l’excitation. Alors je vais parler en mon nom propre mais je ne pense pas du tout être une exception en la matière. Perso, quand je suis au lit avec un mec (mais ça marche aussi sur la table basse ou où vous voulez), mon plaisir et mon excitations sont certes activées par nos gestes mais aussi par le fait de constater que lui-même prend son pied. Plus il est excité, plus je le suis, plus il prend son pied, plus je le prendrai aussi. A condition bien sûr de me sentir impliquée dans l’histoire, hein, parce que s’il tripe tout seul, je risque de m’ennuyer. Il me semble que pas mal de mecs adorent faire décoller leur partenaire et que ça les met dans des états d’excitation incroyable. Cercle vertueux du plaisir et de l’excitation, donc. La sexualité à deux se fait… à deux justement (mais ça marche aussi à trois ou plus, faites ce que vous voulez). L’autisme sexuel est d’un ennui… “Bon écoute, chéri, tu y vas, tu fais ce que tu veux de ton côté, moi je gère le mien”. A ce niveau là, que chacun se masturbe de son côté du lit et on n’en parle plus.

Sauf que j’ai la sensation (à tort ?) que la sexualité de la femme reste toujours la moins importante de l’histoire. Par exemple, prenez n’importe quel magazine féminin et l’article sexo du moment “il a envie, pas moi, que faire ?”. Heu ben éventuellement lui dire ? Non, on prétend avoir une migraine, ses règles… Mais le désir, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Pourquoi tu as peur de simplement dire non à ton mec sans lui sortir une excuse éculée ? C’est un droit de pas être chaude H24. De la même façon, combien d’articles sur “il veut tester un nouveau truc, je lui dis quoi ?”. Réponse du magazine : sois pas coincée ma fille, crée de bonnes conditions et ça glissera tout seul. Heu ? On peut pas admettre qu’on n’a pas envie de tout tester tout le temps ? Ah oui mais attention, si t’es pas gentille, il finira par aller voir ailleurs (souvenez vous du mec en couple qui vient vous butiner parce que sa copine est nulle au pieu). Ah oui ? Ben qu’il y aille ce triple abruti et qu’il ne revienne pas, bon débarras ! Le sexe de couple se fait à deux, je rappelle, s’il n’est pas satisfait, c’est peut-être aussi son problème tout autant que le mien.

Bref, tout ça pour dire que les envies des hommes ne sont pas plus importantes que celle des femmes. Dire non n’est pas le premier pas vers une rupture… Sauf si le mec est un triple abruti donc et je le répète : dans ce cas, bon débarras ! Ma sexualité m’appartient, on peut certes faire preuve de souplesse (si j’ose dire) mais faudrait voir à pas se forcer non plus. Surtout qu’en général, quand la libido n’est plus là, c’est qu’il y a un problème plus profond et ce serait sympa de pas l’occulter. Et je mets des strings sexy si je veux !

Raconte-moi une histoire…

Par Lucas

Il est une famille de français moyens que toute la France connait pour l’avoir croisée au moins une fois depuis l’an 2000 (bientôt dix ans…). Laissez-moi vous présenter les deux principales figures. Et ne me dites pas que vous ne les reconnaissez pas…

 Cette famille,

elle n’a pas fait une émission de télé réalité,

elle n’a rien de spécial
elle n’a pas participé à un jeu à la con,
pas été éventrée par un pater familias pour faire les choux gras de la gutter press.


Elle est comme la mienne,
comme la votre,
comme tous les français
et on suit la vie de cette tribu comme un feuilleton.
En moyenne 170 épisodes par ans.

D’abord il y a les enfants,  Juliette et Thibaud.
Et puis leur grand-mère, qui se fout de la gueule de son gendre en permanence.
Lequel gendre s’appelle Philippe,
marié à Mathilde, une nana qui a un sacré caractère.
Sympa pour Philippe, après une journée de travail avec son collègue, Régis, qui a la voix de Homer Simpson : « j’te dérange paaaaas Philippe ? »

Pour les apatrides qui nous lisent,
pour les ermites et les associaux qui n’écoutent jamais la radio,
je vous parle d’une série de pubs pour les centres Leclerc crée en 2000 par l’agence Lollipop Music.

C’est tout un univers qui a été créé, une sorte de mini feuilleton pour chaque pub.
Un dialogue entre deux protagonistes qui échangent des infos sur un produit Leclerc après une intro funky qui « catche » l’oreille (voix nasillarde, ton surpris, etc).
Ils sont forts chez Leclerc.
Ils ont commencé en France avant tout le monde : ca s’appelle le story telling.

Pas moyen d’y échapper !
Mieux que les Feux de l’Amour !
Tous les pubeux surfent là-dessus en ce moment ! Regardez dans les magazines, on voit partout des images « Isabelle 12 ans, aime boucou ceci »
Entre autres…
Et pour revenir à Leclerc,

On a suivi l’accouchement de Mathilde sur RFM,
on a vu grandir Thibaud sur Nostalgie,
on a entendu Régis emmerder Philippe sur Oui FM (Philippe va-t-il un jour craquer ?),  etc. tout est interchamgeable : ils sont partout, on ne peut pas les louper, et c’est un vrai feuilleton
qui déclenche chez nous une empathie et une sympathie.
Parce qu’on a tous  en  nous quelque chose de Tennessee un peu de Mathilde et Philippe.
Sitcom.
Mine de rien, j’ai beau trouver ca niais, ça fait du bien dans le paysage pubeux d’entendre ces p’tits moments plus ou moins rigolos. Bon, bien sûr, ya toujours le message essentiel, avec les tickets Leclerc, les réductions, tout ça. Et puis la chute finale avec un peu d’humour.
Bingo…

Avec mon snobisme, hérité de mes parents, j’avoue que j’ai été longtemps fermé à ca.
Par exemple, j’ai envie de balancer ma radio par la baie vitrée chaque fois que j’entends l’équivalent de ce story telling chez Super U avec Daniel Prevost et sa voix à claque.
Mais pas avec Mathilde et Philippe.

En fait avec Daniel, j’ai le sentiment aigu que je suis pris pour un con.
Qu’on fait semblant de me raconter une histoire tout en glissant la promo du jour.
Avec Philippe et Mathilde vous allez me dir que c’est pareil mais je le ressens moins.
Je suis moins là à chercher quel produit ils vont défendre. Ya quelques chose en plus sympa, même si ça n’enlève pas mon sentiment de malaise, à chaque fois…
Idem pour les pubs EDF GDF dans les magazines. Avant on avait parfois des personnalités ou des sportifs soutenus par EDF. Là  on nous présente la photo d’une nana. Inconnue. A qui on doit s’attacher car cette personne c’est moi, c’est toi : elle est censée résonner en chacun d’entre nous.

Ca m’agace qu’on utilise de tels ressorts et qu’on me prenne ouvertement pour un abruti… Qu’on me scande à tout va que la Carte Leclerc c’est super. Mais d’un autre coté je me dis que ces pubs doivent resonnner dans plein de foyers. C’est vrai qu’elles sont loin des pubs de mon enfance à la télé où une nana se faisait alapaguer par un vendeur ds un rayon pour tester un produit « ah mais c’est vrai qu’il est bon ». Triple orgasme, double salto arrière.
Connaaaaaaaaasse.

Mais il y a pire…
Au delà du story telling,
je fais un aparté…
Car ça me démange.
Car j’ai envie d’empaler un rédac chef chaque fois que je vois qu’on nous prend pour des cons avec un publi-redac dans les magazines, là où les pubeux nous présentent des produits  sous la forme d’un article. Avec un titre et un agencement comparable à la maquette du journal et la complicité de la revue.
Gniiiiiiiii !!!

Et je suis perplexe.
Est-ce que ça vous donne plus envie de consommer, vous ?
Est-ce que le message passe mieux s’il est moins sur un schéma connu ?
Moi j’avoue que les produits me passent au dessus du nez.
En même temps je ne suis pas allé dans un Leclerc depuis des lustres. Je pense que je serai toujours éberlué devant un linéaire de 3 mètres sur 2 avec 150 références de chips différentes (ici mes potes marketeux ressortent de leur tiroir la poupée vaudou à mon effigie)

Le pire c’est que cette logique prise par les publicitaires s’inscrit dans la nature humaine. On aime bien se faire raconter des histoires, on aime bien être emporté hors de notre monde, quelques minutes. Les spécialistes des campagnes politiques pensent que la raison pour laquelle Kerry n’a pas été élu face à Bush c’est qu’il n’avait pas LA bonne histoire pour rallier à lui tous les zelecteurs… Faire rêver, faire associer. Permettre aux gens en face de se retrouver : dans la pub il s’agit toujours plus ou moins de rassurer. Rappeler vous « Travailler plus pour… gagner plus ». Moi ca m’inquiète un peu ces stratagèmes.
.
Je me dis que si ca se trouve on va arriver à un monde où tout sera story tellin’. Des histoires racontées par des pontifes et en face de ça des opposants pour rappeler la vérité. Relisez La Ferme des animaux et 1984, relisez le Meilleur des Mondes : c’est un peu boucou ça… Tiens une citation de Mister Orwell qui s’applique autant à la politique qu’à la pub,

«Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.»

Courrier des cœurs, réponse à Elina

Cette semaine, Elina nous a posé la question suivante : « Je vous explique le topo : je connais un mec depuis plusieurs années (en tout 6 ans mais on ne se parle que depuis 3 ans), et notre relation a toujours été très ambiguë (depuis 3 ans donc). Dés le début, je savais que l’on se plaisait mutuellement et, étant célibataire à cette époque, j’aimais plutôt pas mal tous ses sous-entendus, ses façons détournées de toujours venir vers moi, à côté de moi en cours, m’envoyer des messages pour me demander de venir sur MSN le soir même pour qu’on discute etc… Bref, tout se passait bien. Mais, ça c’était avant le drame bien entendu… J’apprends par hasard, au bout
d’environ 5 mois d’ambigüité, qu’il est toujours avec sa copine de lycée, ça fait donc environ 2 ans je crois à l’époque. Ouch, ça fait mal. Comment un mec qui est tout le temps avec moi peut être avec une autre nana ?! Ca m’a fait un sacré choc. Et j’ai eu beau essayer de me résigner, rien à faire, je revenais toujours vers lui.

Et il y a environ 4 mois, après une dispute débile que j’avais provoquée, il me dit qu’il veut qu’on soit ensemble, par sms. Après quelques jours, on se voit et, ce qui devait arriver arriva, on s’est donc mis ensemble. Ca a duré 3 mois, pendant ces 3 mois, on ne s’est pas beaucoup vu (je travaille les weeks end, lui la semaine) et je me suis très souvent prise la tête pour lui à cause de ça d’ailleurs, mais, dés qu’on se revoyait, j’oubliai tout et c’était génial. 1 engueulade en 3 mois, j’ai trouvé ça plutôt pas mal ! Mais, juste avant son départ en vacances, il me largue sur MSN sans beaucoup d’explications, à part un « Je suis un con », oui merci je l’avais compris.

J’ai mis pas mal de temps à m’en remettre parce que j’étais pas mal attachée à lui et son attitude m’a fait beaucoup de peine. Bref, maintenant ça va mieux. On se reparle quasi-normalement mais on ne s’est pas encore revu. J’aimerais lui proposer un truc pour que les choses s’améliorent mais je ne sais pas si ça va vraiment améliorer les choses. J’aimerais bien que notre relation soit plus tournée vers une « amitié améliorée », je pense que vous connaissez le concept. Je ne veux pas le perdre en tant qu’ami mais je sais
parfaitement que ça ne sera jamais comme avant, donc autant tenter l’expérience non ?

Alors j’aimerais avoir votre avis sur cette histoire d’amitié améliorée. Et aussi j’aimerais savoir comment lui parler de cette idée, comment aborder le sujet ? »




La cellule love and sex des vingtenaires s’est penchée sur cette question complexe, voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Bon déjà y’a un truc que tu ne dis pas, pourquoi il t’a larguée? Parce que c’est quand même la question clé pour t’aider selon moi a essayé de concilier en amitié arrangée. Est ce parce qu’il était encore avec sa copine et qu’il a eu des remords ? Et si oui est ce que tu le savais ou non? Ou juste parce qu’il ne le sentait pas finalement cette histoire et qu’après presque 3 ans avec sa copine il a envie de voir un peu ailleurs ce qui se passe sans se recaser direct? Bref en fonction ça risque de peser dans la balance selon moi. Tout d’abord parce que le foutage de gueule flagrant j’ai beaucoup de mal personnellement à passer l’éponge. Donc s’il était encore avec elle et que tu ne le savais pas, je dis sincèrement comme je le pense, casse toi ce mec il mérite même pas que tu t’occupes de lui.
Si en revanche c’est un autre cas, je peux comprendre que tu es envie d’arranger les choses, mais j’espère que tu ne le fais pas parce que tu as encore des sentiments pour lui, parce que si c’est le cas, c’est du masochisme et ce n’est ni bon pour toi ni bon pour lui et ça risque plus d’envenimer les choses que de les arranger. Maintenant je ne suis pas la spécialiste des amitiés arrangées, je suis plutôt celle qui rejette même totalement cette idée parce que je me dis pourquoi faire? J’ai peut être tord mais ça m’évite quand même de me retrouver dans des situations délicates.
Après si ta question est comment faire pour le récupérer, là par contre je pourrais peut être quelque chose pour toi. ^_^

Diane : Ma chère demoiselle,

Mon principal conseil, au vu de votre situation, est tout simplement de vous éloigner le plus loin possible de ce qui m’a tout l’air d’être un gros pignouf, pour ne pas dire connard.

Parce que, d’après ce que j’ai compris et pour résumer les choses, en gros:

1/il t’a draguée alors qu’il était avec une autre (et comme tu le dis, comme il était tt le temps avec toi, il avait pas l’air de s’en préoccuper beaucoup de sa chère et tendre… et quand un homme est connard avec une autre, il le sera aussi avec toi)

2/Ensuite monsieur te largue (peut-être déçu par les joies de l’adultère) sur MSN (grande classe) et d’une façon ô combien lâche et éculée bien familière aux hommes qui consiste dans le fameux et pervers « j’suis un connarrrrrd, jte mériitee passss tu es formidaaaable snirfle » (et en général, il louche déjà sur le cul d’une autre à ce moment là)

Donc, vu que vouloir avoir un tel abruti pour ami me semble peu probable, ce qui me semble davantage probable, c’est que tu aies toujours des sentiments pour l’abruti en question. Et là je dis: attention à la spirale destructrice. Même si à l’instant là ta capacité de jugement est altérée par tes hormones, c’est là qu’il faut lutter contre ses mauvaises pulsions, tenter de prendre un peu de recul histoire de réaliser le trouduc qu’on a devant soi, et ainsi éviter avec soin une nouvelle déconfiture. (à la fraise, c’est meilleur)

Tatiana : Oui moi je crois aussi que ton truc de « je veux le garder comme ami amélioré » c’est de la mauvaise foi et que tu veux encore être avec lui. Allez avoue ! On t’as percée à jour. En plus moi je reste convaincue que pour les amitiés améliorées mieux vaut  prendre quelqu’un avec qui tu n’as jamais été car sinon c’est le bordel. 

Nina : Je suis du genre à essayer tant que faire se peut de rester en bons termes avec mes exs, certains sont restés mes amis, d’autres pas, pas par fâcherie mais parce que c’est la vie, nos routes se sont séparées. Je comprends ton envie d’amitié mais là, je sens qu’il y a un os. Ce garçon n’est pas très respectueux ni avec toi ni avec son ex : il t’a allumée alors qu’il n’était pas disponible et ne fait même pas l’effort de te quitter en face à face et là je dis aïe. Il est possible que ce garçon ait des choses à régler mais c’est à lui de le faire, pas à toi. Quant au concept du amélioré, si tu parles de sexe, là, je hurle : « NON ! ». Parce que si tu continues à coucher avec lui, la blessure ne se refermera pas et même, elle s’infectera. Sors de ton côté, rencontre d’autres hommes, ne te focalise plus. Après, un café de temps en temps, pourquoi pas mais ferme la porte pour une relation intime.

Si toi aussi, tu as une question sérieuse ou rigolote à nous poser, n’hésite plus, commente, maile (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke moi.

Courrier des lecteurs : réponse à Laure

Cette semaine, Laure nous a soumis la question suivante : « Ma question : je sors avec un mec depuis quelques mois et je l’aime mais il m’a trompée plusieurs fois et je sais pas quoi faire. Je lui ai promis de ne pas le tromper mais je l’aime, je veux pas le quitter ! Au
secours! 
»



La cellule Love and sex des vingtenaires (feat Enzo) s’est pris la tête sur cet épineux problème et voici ce qu’on en pense.

Marine : Nan mais ça va pas bien, oui?
Comment faire reculer la condition de la femme en deux secondes : lui il peut me tromper parce que je l’aime trop pour le quitter, mais moi je lui ai promis de pas le tromper… Sache que les femmes serpillères n’ont jamais fait et ne feront jamais rêver les hommes. Comment dire ça autrement : tu es une roue de secours pour lui. Il reviendra toujours vers toi, c’est vrai, car tu es flatteuse pour lui : tu es à ses pieds et tu bronches pas. Il te garde pour le moment faute de mieux mais il te jettera sans ménagement dès qu’il trouvera une nana qu’il aura pas envie de tromper/qui lui tiendra tête un minibout. De deux choses l’une : ou tu as un minimum d’amour propre et tu mets fin à ça tout de suite (même si c’est dur, même si tu pleures, même si blablabla… les larmes ne feront qu’être plus nombreuses si tu t’enlises là-dedans), ou bien tu lui proposes un couple libre. En en assumant les conséquences. Il ira voir ailleurs, tu iras voir ailleurs si
l’envie t’en prend, vous ne vous rendrez pas de comptes là-dessus et vous construirez une harmonie de la sorte. Est-ce faisable/viable? J’en sais rien. Mais de toutes façons, ne te leurre pas: s’il t’a déjà trompée, plusieurs fois de surcroît, et qu’en plus tu t’écrases, il n’y a aucune raison a priori pour qu’il ne récidive pas, et peu de chances qu’il t’aime de la façon dont toi tu l’aimes. C’est une relation déséquilibrée et le déséquilibre crée l’échec.

Bobby : « je lui ai promis de pas le tromper mais je l’aime » > Bon, déjà, ça me parait un peu confus. On va mettre ça sur le compte d’un
trouble profond causé par les élans de curiosité passagère de monsieur. Pour ma part, c’est NON. Dans un couple, on est DEUX, pas deux plus quelques extras. Si on met sur la table dès le début qu’on peut aller voir ailleurs, ok, on peut même décider ensemble de ne
pas se le dire et que si on le fait c’est pas la fin du monde. Perso, c’est pas mon truc, mais pourquoi pas. J’ai du mal avec le « oui mais tu comprends avec toi y a des sentiments alors qu’avec elle c’est juste sexuel ».
Pour moi si on est en couple, on fonctionne à deux, comme une machine à deux rouages, et si il a besoin d’aller voir ailleurs, c’est que la machine ne fonctionne pas. Je dis pas qu’il faut casser la machine et rompre aussitôt, surtout si tu l’aimes, ça sert à rien d’être aussi expéditive. Par contre, comme toute machine, un couple, ça se répare. On se dit les choses avec franchise, avec sympathie, avec complicité. Si y a une incompréhension vraiment trop forte, ben oui, dans ce cas, change de mec. Il est peut être pas assez mûr, il a peut être pas assez essayé de partenaires sexuels dans sa vie, il cherche de l’expérience, ou bien tu l’attires pas assez, et dans ce cas il a rien à faire avec toi.
En tout cas, l’idée de le tromper par vengeance me parait pas très appropriée ni très digne. (vous devez me trouver réac’ mais en ce moment je me fais draguer que par des mecs en couples et y a rien de tel pour me saouler)

Bastien : La première question que nous nous poserions, nous, humble rédacteurs, a la lecture de ta requête serait « tu veux donc savoir si on te conseille de le larguer ou de rester avec malgré les à cotés ». Et bien non, ça n’est pas apparemment le conseil demandé vue que la réponse se trouve dans la question initiale, je cite « je veux pas le quitter ! ».
Dans ce cas analysons les autres alternatives:
-Le priver de sexe: est ce bien tenable ?
-Le priver de copains: pour se retrouver célibataire il n’y a pas mieux.
-Ne plus s’épiler, se maquiller, se laver pendant une période indéterminée: ce serait le pousser encore plus au crime.
-Un violent coup de genou dans les couilles: ça soulage mais je ne te le conseille pas, par empathie masculine.

Sans vouloir faire mon récurent, pourquoi cette notion de fidélité au coeur du couple ? S’il a des sentiments pour toi et qu’il couche -également- avec toi tout n’est il pas bon ? Si en plus on ajoute les violons à la mode « je ne veux que son bonheur » alors amen, il a tout compris ! Pour finir je préciserais que n’étant ni en couple ni adepte de la fidélité je ne peux pas trop te conseiller. Je serais même du genre a imiter ton bonhomme donc mes conseils te seront bien peu utiles…

Lucas : Pour moi ya pas photo et la réponse sera simplissime. une nana qui me trompe je préfère mettre fin à la relation même si ça va être dur et que je vais en chier.

Voili,voilou. Je ne crois pas avoir besoin de développer.

Tatiana : Nan mais c’est quoi ce mec « fais ce que je dis mais pas ce que je fais ». Avant de répondre faut juste que je m’énerve 2 secondes sur le monsieur que s’il me lit j’ai envie de lui dire que c’est qu’un gros con égoïste. Pour lui c’est rassurant d’être avec toi car il a bien compris que de toute façon tu n’es pas prête de le quitter peu importe ce qu’il te fera endurer. Donc  comme certaines personnes qui n’aiment ps rester seules, il préfère rester avec toi mais c’est une très mauvaise raison et c’est très égoiste de sa part car il ne pense pas à ton bonheur. Tu mérites quelqu’un qui ne te trompe pas à tout bout de champs, nan ?

Après effectivement si toi tu conçois la possibilité d’un couple libre alors c’est peut être ta solution. Mais il n’a pas à t’imposer quoi que ce soit si lui il ne suit pas les mêmes règles.

Jane : Ceci est une réponse à haute teneur en girl power. Comment dire ça poliment: CASSE TOI? Non mais faut vraiment qu’on le dise pour que tu le réalises? Amour propre, tu connais? « Non mais c’est toi que j’aime, même si je vais voir ailleurs, tu m’attends et tu bouges pas… » Et en attendant, si tu veux bien faire le repassage… Donc on se reprend en main, on fait un sourire, on le traite d’abruti fini incapable de penser autrement qu’avec sa b***, on tourne les talons la tête haute, et on lui souhaite de trouver le bonheur
avec ses autres poulettes. Et on attend d’être hors de vue pour s’effondrer. En n’oubliant pas qu’on se remet d’un chagrin d’amour. mais que l’amour propre, c’est plus dur à récupérer une fois qu’il a été bien piétiné!

Summer : Moi aussi tu m’aimes bien lectrice je suis sûre, alors je voudrais 100 balles et un mars! Comment ça non? Pff je suis déçue tu ne m’aimes pas tant que ça alors.
C’est grosso merdouille le genre de réponse que tu penses qu’il te fera quand tu lui diras stop, et là que dire si ce n’est que manifestement c’est lui qui ne t’aime pas tant que ça puisqu’il se permet d’aller voir ailleurs. La vérité c’est que quand tu lui diras stop, il n’aura peut être même pas de réaction, il ira voir la suivante tout simplement. Sans vouloir te donner une leçon que tu connais déjà sinon tu ne poserais pas la question, j’aimerais juste que tu réfléchisse sur l’éventualité d’un quelconque avenir avec lui. Te sens tu prête à être un numéro sur la liste de toutes celles qu’il doit honorer?

Enzo : Si j’étais joueur, je dirais que je ne vois pas où se situe le problème vu la manière dont tu évoques ton cas… Mais ce serait un peu
(très) méchant ! Tu ne sais pas quoi faire ? Selon la manière dont tu exposes le problème, tu n’as qu’une solution : rester avec lui !
Je t’aurai bien conseiller de le quitter vu que la situation dans laquelle tu es semble te faire du mal (mais que tu acceptes par ton manque de réaction). Mais « tu ne veux pas le quitter ». Comme il n’y a strictement aucune raison qu’il change (à part une castration accidentelle), ton problème semble insoluble si tu ne veux pas accepter la solution finale. Et puis c’est quoi cette histoire de pas le tromper alors que lui le fait ?! Une demande de sa part (ce qui montrerai qu’il a encore moins de respect pour toi alors qu’il ne semble pas en avoir énormément déjà) ou une envie masochiste de ta part ?
Bref, c’est le serpent qui se mord la queue :
– il me fait du mal, que dois-je faire ?
– défend-toi et/ou quitte-le
– mais je l’aime, je ne peux pas !
– ben te défend pas et ne le quitte pas alors !
– mais il me fait du mal, que dois-je faire ? Etc etc etc

Nina : Je crois que tu souffres de ce qu’on appelle communément du syndrome de bonne poire. Alors déjà, je ne comprends pas pourquoi tu t’es engagée à être fidèle et pas lui. Tu es la reine du harem? Dans un couple, les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde, question d’équilibre.

Alors,maintenant, je vais être franche : si la situation te fait souffrir, faudrait peut-être commencer par lui dire au monsieur. Si à partir de là, il n’est pas capable de faire ce que tu lui demandes, c’est qu’il ne te respecte pas. Et un mec qui ne respecte pas sa copine ne la mérite pas, c’est mathématique. Alors j’entends déjà le « mais je l’ai-meuhhhh! ». Je te répondrai : « commence par t’aimer toi et plaque ce boulet, tu ne t’en sentiras que mieux ».

Enfin, l’idée du tromper pour se venger, je pense pas que ça arrange quoi que ce soit puisqu’à l’heure actuelle, sans vouloir être méchante, je pense que ce garçon ne t’aime pas.

Si tu as une question love and sex et que tu as besoin de nos lumières, surtout, n’hésite pas, nos clavier frétillent à l’idée de te répondre

The wall of fuckin’ connards

Approchez, approchez, Mesdames et messieurs, voici le fameux wall of fuckin connards ! Sur ce mur vous trouverez inscrits tous les noms des connards qui ont traversé nos vies. Y êtes-vous ? A votre avis ?

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En ce moment, c’est notre nouvelle expression avec Vicky : « lui, on peut officiellement le rajouter au wall of fuckin’ connard », un poil plus constructif que « tous des connards », vous en conviendrez. Ouais mais ça sert à quoi. A deux choses : à refermer le dossier « connard du jour » et à en parler à ses cops pour qu’elles confirment que monsieur est un connard qui mérite sa place sur le mur. C’est pas moi qui suis trop dure, c’est lui qui se comporte comme le pire des abrutis. Ouf !

Maintenant, la question que je me pose « doit-on dire au connard qu’il en est un ». Bah oui, le mec se conduit comme le pire des goujats mais si on lui dit pas
qu’il le fait, il va peut-être pas capter à quel point son attitude le met en lice pour le titre de connard du mois. Voire de l’année. Ben ouais, si on part du principe que dit ne dit mot consent, si je dis rien, c’est que j’approuve son attitude. Du moins, je ne la désapprouve pas. Donc il faut se rebeller et leur dire ; « t’es juste un gros con ».

En général, je suis assez du genre « il ne vaut pas la peine que tu perdes 2 mn pour lui » parce que c’est souvent ce que je pense. Un connard ne mérite pas qu’une divine princesse comme moi ne perde encore plus de temps avec lui. Seulement, voilà, sait-il seulement qu’il est un connard ? Oui, la question paraît incongrue mais je la pose ! Imaginons le goujat type, pro de la bise post coïtale ou du on s’appelle (toujours post coïtal) suivi d’un silence assourdissant. Voire les 2 mais là, je sais pas si on peut cumuler. Ah si, on peut, maintenant que j’y pense, j’en ai croisé au moins un comme ça, du genre, je te baise, je te bise, je t’efface de MSN. Limite, ça me démange de donner son nom mais non, je l’ai déjà jeté par mail, restons classe, quand même. Donc revenons en à note fuckin’ connard qui a joué la carte de la bise post coït ou du silence radio. Si on lui dit rien, pour lui, c’est qu’il n’y a pas de problème. Ok, je t’ai baisée, c’est pas une raison pour s’embrasser pour se dire au revoir, c’est pas grave. Bon, t’étais juste un coup comme ça, tu vas pas non plus me faire une crise si je te rappelle pas. Ben si, justement, jeune homme. Il faut être classe de bout en bout, même pour un plan cul, histoire de ne pas gâcher le plaisir. Ben oui, quoi ! Quand on passe une douce nuit dans les bras d’un garçon charmant, ça fait chier qu’il se transforme en fuckin connard une fois le jour levé. C’est Cendrillon à l’envers en gros. Du coup, ça gâche les souvenirs, c’est très con. Oui parce qu’on peut aussi avoir un bon souvenir d’un one shot. Après, je demande pas la lune, juste être traitée avec le respect qui m’est dû. A la limite, tu veux pas me rappeler, tu le dis cash mais tu me promets pas de rester en contact si tu veux pas le faire.

 

Donc je me dis qu’il faut leur donner le bénéfice du doute : ils se rendent peut-être pas compte qu’ils ont mal agi, ils peuvent penser que tout était clair dès le
départ et tout ça. Ouais, ok, je m’illusionne pas mal mais il ne faut jurer de rien. Donc je milite aujourd’hui pour éradiquer les comportements connards en les dénonçant, on peut même filer les noms entre nous, histoire que le connard soit arrêté dans son élan. Faudra un jour que je fasse la liste des comportements typiques du connard pour que plus personne ne se comporte de la sorte.
Luttons camarades !

PS : Article déclinable en version féminine, vous pouvez, vous aussi, faire votre wall of fuckin’ connasses.

PS encore : Si tu t’amuses à regarder les prénoms de mon wall et que tu y reconnais le tien alors que je t’ai parlé hier soir sur MSN, c’est parce que c’est pas toi, en fait, le connard en question (oui, c’est un ps très privé, je pardon).

La perfection est glabre

Grosso modo, il existe deux catégorie de femmes : les célibataires (y compris les amoureuses en attente) et les maquées (y compris les femmes mariées). Zoé et moi sommes des célibataires, elle très en attente de M. Zoé qui vient mais qui se presse pas quand même (je te lui foutrais un coup de pied au cul pour qu’il avance plus vite, moi !). Samedi, Zoé reçoit un texto de M. Zoé : « tu es chez toi ? ». Zoé étant un individu de sexe féminin normalement constituée, elle interprète ce message comme un « dis, je peux venir ? » légitime. « Oui », répondit-elle, ajoutant un petit plus voulant dire : je t’attends avec plaisir.

beautiful legs in spa 

Mais là, panique : son épilation laisse à désirer. Au secours ! Opération : éradiquons la toison. Résultat, voici notre Zoé zéro poils délicatement vêtue d’une nuisette sexy en diable. Bon, hélas, M. Zoé ne viendra pas, nous apprîmes plus tard que ce message était destiné à sa mère. M. Zoé, confondre sa mère et sa future moitié, je ne trouve pas ça bien, faut arrêter la drogue. Bon, du coup, avec Zoé, nous avons épilogué lundi sur la « malédiction du poil ». Si elle s’était pas épilée, il serait venu. C’est typiquement féminin, ça aussi : si on s’avance trop sur ce qui n’est pas acquis, on ne l’aura pas. Il est vrai qu’il m’est arrivé quelque fois d’aller à un rendez-vous parfaitement épilée dans l’espoir de…et rien. Par contre, il m’est aussi arrivé d’aller un rendez-vous avec une épilation un peu douteuse (pas de forêt vierge, tout de même, faut pas déconner) et bam, brouette. Foutue malédiction du poil.

 

Bon, au-delà de ce joyeux délire Zoé-Nina (oui, c’est un délire, on ne pense pas vraiment que les poils épilés se liguent contre nous pour nous empêcher de conclure), nous avons
réfléchi à cette triste réalité : célibataires, on doit toujours être nickel, « au cas où ». Par exemple, je ne vais jamais à une soirée mal épilée, on ne sait jamais… Oui, j’aurais très bien pu conclure avec ce beau et grand Marocain à la soirée costumée où personne n’était déguisé (véridique) s’il n’était pas parti se coucher avec les poules (ce qui est dangereux à l’heure actuelle). Je lui avais parlé pendant au moins 20 minutes les yeux dans les yeux en me cambrant un max pour mettre en avant ce qui se remarque déjà le mieux. Bon, en plus, j’étais saoule donc je faisais plus du tout dans la finesse. Peut-être qu’à la prochaine soirée, il y aura un beau Brad et qu’à force de se parler avec le langage de la langue, on aura envie de s’explorer mutuellement dans le secret d’une chambre. Non parce que même si les probabilités sont faibles (je sors soit dans le milieu gay, soit avec les camarades de promo de M. Gauthier qui sont physiquement… pas du tout mon genre), j’ai pas envie de me payer la honte. Parce que soit je suis sobre et je refuse, expliquant à Brad que je peux pas parce que mes poils ont eu droit à un sursis, soit je suis saoule et j’oublie la douce pelouse qui recouvre mes jambes et je pète la honte.

 

Certains me diront : mais on s’en fout de vos poils. Ben nous, non. On se doit d’être l’incarnation de la perfection en permanence. Je veux bien être celle qui a de la cellulite, celle qui n’a ni tatouage ni piercing, celle qui a les pieds grecs, celle qui a des pieds bizarres mais je ne serais jamais « la poilue »… Du moins les six premiers mois de couple après, on autorise à quelques poils de survivre. De la même façon, je n’irai jamais à une soirée avec mes vieux sous-vêtements. Ceux-là, je les mets pour la maison ou pour aller au supermarché mais c’est tout. Je ne veux pas non plus être celle qui a une culotte trouée. Par ailleurs, mes sous-vêtements sont toujours coordonnés parce que c’est plus joli, on imagine volontiers la fille qui passe du temps à choisir ses dessous, soigneusement rangés, le matin, et pas la souillon qui tire une culotte et un sous-tif d’un magma de tissus et qui enfile ça sans se poser de questions. Non mais sans rire : dans les films pornos, le livreur de pizza ne tombe que sur des nymphomanes totalement épilées, jamais y a de poil suspect (sauf dans les films « velues et cochonnes »).

 

Le pire quand on est célibataire, c’est quand on a un rendez-vous galant. Brad nous a invitée à boire un verre, c’est peut-être juste amical mais ne sait-on jamais, préparons-nous. Et c’est parti : on épile, on gomme, on hydrate, on nourrit, on lave, on sèche, on brosse, on pare, on parfume… Les princesses sont de sortie. Parce qu’on veut que Brad, il soit tellement ébloui par nous, avec ou sans vêtements, qu’on ne laisse rien au hasard, quitte à s’épiler les trois poils qui restent avec la pince à épiler car tout doit être ni-ckel ! Bon, ceci étant dit, c’est agréable de se bichonner puis là, y a quand même une perspective, on n’est pas trop prises au dépourvu. Sauf si Brad décide de passer nous prendre une heure à l’avance chez nous, là, c’est la cata intégrale. Messieurs, c’est très incorrect d’arriver en avance, sachez-le. Moi, je sonne toujours deux minutes après l’heure dite pour pas faire trop la fille « pile à l’heure , j’ai attendu la demi pile pile pour sonner ».

 

Comme me fait remarquer Zoé, tout ceci n’est pas très juste : quand on doit être célibataire, on doit être aussi parfaite qu’une fille en couple alors qu’on ne partage notre
couche, ni rien d’autre d’ailleurs, avec un homme. Moi, quand je suis célibataire, ça m’emmerde de passer mon temps à m’épiler parce que quand je constate que c’est plus très net, je pense : « à quoi bon, personne n’en profite, de toute façon ». Mais je le fais quand même, ne sait-on jamais… Alors que justement, les poils de célibataire devraient pouvoir avoir une espérance de vie plus longue, on devrait pouvoir mettre nos vieilles culottes et nos bas filés, gardant ceux intacts pour notre fut Brad. Mais voilà, une fille à poils, ça le fait pas. Imaginez qu’on rencontre un homme dans la rue avec nos poils, notre culotte trouée qui poche aux fesses, nos soutien-gorge sans baleine (oui, parce que des fois, elles s’évadent seules) et nos bas troués. Imaginez qu’on conclue. Bon, ça me paraît très improbable d’aller forniquer dans l’heure qui suit avec un mec rencontré dans la rue mais nous sommes dans une logique de l’absurde. La même qui m’a fait dire à Anne que s’il le fallait Bataille et Fontaine lisaient du Kant et du Hegel sur leur plateau mais qu’on pouvait pas savoir puisqu’on regardait pas. Bref, nous voilà dans une chambre avec ce délicieux inconnu qui plonge la main dans notre culotte et nous sort un charmant : « ben c’est la forêt vierge là-dedans » ou un : « ah non, je te fais pas de cunni, y a trop de poils ». Pourtant, ça te gêne pas que je me retrouve avec un poil coincé entre les dents après une fellation, abruti ! Bref, vous avez compris le topo.

 

Mais c’est fatigant d’être parfaites tout le temps, toujours prêtes, « au cas où ». Je ne suis pas une fille négligée et je ne veux pas qu’un homme ait cette fausse image de moi, juste parce que mon épilation n’est pas du matin et que j’ai pas les moyens de me racheter des dessous tout neufs tous les mois. Un jour, je serai pétée de tunes et je me ferai une épilation définitive mais en attendant…

 

Voilà quelque part le drame de la femme : célibataire, faut toujours être parfaite « au cas où », genre au cas où M. Zoé préviendrait 10 minutes à l’avance qu’il débarque (tout à fait son genre, en plus, un délice de spontanéité, ce garçon.) ou que mon Brad frappe à la porte parce que je vois pas pourquoi ça pourrait pas arriver ! Ensuite, une fois nos M. Zoé et Brad attrapés, faut encore être parfaites car nous partageons notre couche avec eux. On peut mettre de côté nos vieux pyjamas en pilou-pilou, notre chemise de nuit avec des oursons et/ou des chats dessus, notre bas de pyjama qui n’a plus d’élastique et qui laisse entrevoir une bonne partie de notre (charmant) fessier. Alors que ces messieurs ne s’épilent pas et nous sortent très rapidement leurs vieux boxers fanés ou leurs chaussettes aérées. C’est injuste mais c’est comme ça. Comme dirait les Robins des bois : « être sexy en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé ». Comme c’est bien résumé !