Les apôtres du good fucking

Des fois, je l’avoue, je fais des choses mauvaises pour ma zénitude (déjà très relative) et au détour d’un lien Internet, je tombe sur un article… Et je vais en lire les commentaires. Déjà les articles politiques, j’ai à peu près envie de frapper tout le monde mais j’ai trouvé pire repère : les articles et forums sexo.

Je me suis déjà énervée sur le désormais médiocre rue69. C’est comme à l’image du site qui l’héberge, une déception sans cesse renouvelée, surtout si on compare à ce que c’était au début. Dans cette antre auto proclamée du sexe sans tabou, chacun vient parler de sa vie sexuelle (trash ou prude), le tout entrecoupé de quelques articles de « fond ». Comme cet article sur la nouvelle mode en matière de porno : faire éjaculer des actrices. Et là, des commentateurs mâles viennent gentiment arroser de leur condescendance les oies blanches qui passent à côté de cette expérience éjaculatoire : vous ne savez vraiment pas ce que vous ratez. Ca y est, je suis énervée.

De 1, chacun fait ce qu’il veut de son cul, il n’y a pas de plaisir universel. T’aimes pas la pipe, le cunni, la sodomie ou le sucotage d’orteils ? Et bien passe-t-en, rien n’est obligatoire. Au contraire, tu adores ça ? Jouis en mon ami. Mais ne viens pas juger ceux qui souhaitent s’en passer. Moi, par exemple, j’adore le café et je n ‘ai pas pitié de ceux qui n’aiment pas ça, hein. De 2, j’aimerais savoir depuis quand les hommes s’expriment avec tant de certitude sur la sexualité des femmes. Tu prétends que l’éjaculation féminine est le signe d’un orgasme massif ? Et bien foi d’individu à vagin parlant cul avec d’autres individus à vagin, c’est faux.

2007 ou 2008, je suis community manager sur des forums sur les braises desquels je souffle pour tenter de redonner vie. Seule conversation un peu vivante : les femmes fontaine. Un homme me traite limite de frigide car j’explique que je vois pas l’intérêt d’éjaculer vu que j’ai des orgasmes sans ça. Mais non, lui, cet individu qui ne m’a jamais fréquentée ni même croisée sait mieux que moi qu’en fait, je jouis pas sinon, j’éjaculerais. Un apôtre du good fucking pur et dur.

Au fond, l’éjaculation féminine reste un trip très masculin « parce que comme ça on sait si vous jouissez ou pas ». Alors va falloir revoir ta bible de la baise mon petit fucker : chez les hommes, déjà, l’éjaculation n’est pas l’orgasme, ce sont des phénomènes souvent concomitants mais ils ne sont pas la même chose. Pourquoi ce serait différent chez la femme ? Et puis si t’étais un peu plus attentif à ce qu’il se passe autour de ta bite, t’aurais pas besoin que ta femme gicle pour savoir…

C’est un peu comme le point G, ça obsède surtout les hommes. Moi, j’ai pas envie qu’on me livre avec un mode d’emploi : »tu vois, tu titilles là et pof ! ». Parce que là où ces apôtres du good fucking semblent obsédés par technique et performance, moi, je veux partage, complicité et aussi plaisir. Et là, pas besoin d’appuyer sur un bouton pour me faire décoller.

Bref, la seule bonne sexualité, c’est celle qui nous convient, qu’elle soit SM-fessée, prude ou torride. Pourquoi ça pose un problème que les gens ne se plient pas à votre façon de jouir. Une fois de plus, les apôtres du good fucking n’ont pas compris que leur avis, on s’en contrefout. Quoi que je serais psy, je me pencherais sérieusement sur leur cas : un tel besoin de prouver son expertise, ça cache forcément quelque chose…

Où le plaisir féminin serait secondaire

Pour ceux qui avaient autre chose à faire que de lire mon article de la veille (je vous en veux pas, c’est bien d’avoir une vie bien remplie), je vous fais un petit résumé.

« Previously on Vingtenaires dot com” (je me la pète série US)

Nina est allée à une réunion sextoy dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille. Phrases entendues prononcées par la vendeuse qui était aussi coach amoureuse (je veux faire ça) : “non mais le gloss, il est fait pour son plaisir à lui, pas le vôtre. C’est pas grave si c’est désagréable pour vous”, “les filles, faut mettre de la lingerie sexy sinon vous allez finir cocue” et mon préféré : “faut jamais dire non à un mec. Moi quand le mien a envie et pas moi, il a droit à son quickie ou son tenga. C’est important de pas le frustrer”. EN filigrane : la sexualité et les envies de ton mec priment, ta gueule et enlève ton string über sex histoire qu’il puisse assouvir son envie.

Evidemment, ça m’a agacée et je n’étais pas trop la seule puisque ma voisine de canapé a glissé suite à la troisième phrase “oui ou alors il peut juste me respecter”. J’avoue qu’à partir de là, j’étais fermement décidée à ne rien acheter, légèrement estomaquée par ce que je ressentais en filigrane : faites-vous plaisir toute seule mais quand votre mec est là, soumettez-vous. Mais mademoiselle, je me soumets si je veux.

La sexualité féminine est souvent remise en question dans ses limites. Une femme qui ose dire qu’elle n’aime pas la fellation et/ou la sodomie : mais quelle connasse frigide et castratrice ! Plus spécifiquement pour le premier. La sodomie, encore, ok mais ne pas pratiquer la fellation, t’es sérieuse ? Pourtant, selon mes statistiques personnelles, 100% des mecs ne pratiquent pas le cunnilingus et ça n’a pas l’air de choquer les gens. Par la même, quand une femme dit non à une pratique sexuelle, elle peut subir un véritable chantage affectif de la part de son partenaire (indélicat) de type “mais tu ne peux pas savoir si tu n’aimes pas si tu n’essaies pas” ou “allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir”. Alors pour la première, en effet, on ne peut pas savoir si on n’essaie pas mais je te garantis qu’une pratique sexuelle exécutée sans envie ne me donnera pas vraiment envie de recommencer. Et puis je pense me connaître assez pour savoir de quoi j’ai envie ou non. Ca ne veut pas dire qu’un non est éternel et immuable, on change, on évolue. Mais le fait de ne pas avoir envie de m’adonner à une pratique ou à une autre est mon droit le plus fondamental. Je m’en fous de pas décrocher le prix de la fille la plus chaude de l’année juste parce qu’un truc ne m’a pas tentée.

Ce qui me sidère un peu dans tout ça, c’est la négation totale de ce que je vais appeler le cercle vertueux du plaisir et de l’excitation. Alors je vais parler en mon nom propre mais je ne pense pas du tout être une exception en la matière. Perso, quand je suis au lit avec un mec (mais ça marche aussi sur la table basse ou où vous voulez), mon plaisir et mon excitations sont certes activées par nos gestes mais aussi par le fait de constater que lui-même prend son pied. Plus il est excité, plus je le suis, plus il prend son pied, plus je le prendrai aussi. A condition bien sûr de me sentir impliquée dans l’histoire, hein, parce que s’il tripe tout seul, je risque de m’ennuyer. Il me semble que pas mal de mecs adorent faire décoller leur partenaire et que ça les met dans des états d’excitation incroyable. Cercle vertueux du plaisir et de l’excitation, donc. La sexualité à deux se fait… à deux justement (mais ça marche aussi à trois ou plus, faites ce que vous voulez). L’autisme sexuel est d’un ennui… “Bon écoute, chéri, tu y vas, tu fais ce que tu veux de ton côté, moi je gère le mien”. A ce niveau là, que chacun se masturbe de son côté du lit et on n’en parle plus.

Sauf que j’ai la sensation (à tort ?) que la sexualité de la femme reste toujours la moins importante de l’histoire. Par exemple, prenez n’importe quel magazine féminin et l’article sexo du moment “il a envie, pas moi, que faire ?”. Heu ben éventuellement lui dire ? Non, on prétend avoir une migraine, ses règles… Mais le désir, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Pourquoi tu as peur de simplement dire non à ton mec sans lui sortir une excuse éculée ? C’est un droit de pas être chaude H24. De la même façon, combien d’articles sur “il veut tester un nouveau truc, je lui dis quoi ?”. Réponse du magazine : sois pas coincée ma fille, crée de bonnes conditions et ça glissera tout seul. Heu ? On peut pas admettre qu’on n’a pas envie de tout tester tout le temps ? Ah oui mais attention, si t’es pas gentille, il finira par aller voir ailleurs (souvenez vous du mec en couple qui vient vous butiner parce que sa copine est nulle au pieu). Ah oui ? Ben qu’il y aille ce triple abruti et qu’il ne revienne pas, bon débarras ! Le sexe de couple se fait à deux, je rappelle, s’il n’est pas satisfait, c’est peut-être aussi son problème tout autant que le mien.

Bref, tout ça pour dire que les envies des hommes ne sont pas plus importantes que celle des femmes. Dire non n’est pas le premier pas vers une rupture… Sauf si le mec est un triple abruti donc et je le répète : dans ce cas, bon débarras ! Ma sexualité m’appartient, on peut certes faire preuve de souplesse (si j’ose dire) mais faudrait voir à pas se forcer non plus. Surtout qu’en général, quand la libido n’est plus là, c’est qu’il y a un problème plus profond et ce serait sympa de pas l’occulter. Et je mets des strings sexy si je veux !

Résister a la pression sociale pour affirmer ses choix……ou pas ?

Par Saez

[Aujourd’hui, on accueille Saez, 24 ans, qui vit près de Lyon. On est poli, on lui réserve un accueil chaleureux !]

Pression sociale, le mot est lancé, car c’est bien d’elle que je vais vous parler aujourd’hui.

Késako ?

Expression a la mode pourrait-on dire, la pression sociale est l’influence qu’exerce un groupe d’individus sur chacun de ses membres. Cela a pour conséquence un changement des comportements et croyances d’une personne, même minime. Par ex : si parmi l’ensemble des personnes qui ont 30 ans on retrouve 75% de personnes mariés, alors, ces personnes auront tendance a influencer, a « peser » sur les choix de vie des 25% de célibataires.

La pression sociale…..c’est le mal ?

Sans aller jusqu’à dire que « l’enfer c’est les autres », ce qui serait bien trop simpliste, on trouve quand même ce regard des autres, cet critique de l’originalité, de l’autre, parfois trop pénible a supporter ! Deux alternatives s’offrent a nous : nous soumettre a la masse c’est à dire aller jusqu’à nier nos valeurs, nôtre personnalité sur l’autel du conformisme où, autre
possibilité, être reconnu pour ce que l’on est même si on s’estime différent des autres, affirmer ses choix sans violence, en faisant preuve d’assertivité, assumer sa part d’originalité dans ce monde (de brute ?). Néanmoins, il faut reconnaître que dans certains cas la pression sociale est bénéfique quand elle n’est non pas motivé par la peur (du regard des autres, de la solitude etc) mais au contraire poussé par l’idée de donner le meilleur de soi (dans le milieu de la compétition, l’idée du dépassement de soi), dans ce cas, et, si elle ne nous est pas excessive, elle pourra jouer le rôle de « booster ».

Oui mais moi dans mes relations je fais quoi ?

On peut dire que le verrou du  » les moeurs nous interdisent et ci et ça « , cette répression du désir, a bel et bien volé en éclat ces dernières décennies mais une autre forme de contrainte est demeurée en place : la pression sociale et son cortège de questions, de curiosité sur vôtre personne au moment des repas de midi (les fameux :  » encore seule ?  » ou  » l’enfant tu nous le fait quand ? « ). Dans le fond nous sommes libres, libre d’avoir plusieurs partenaires, libre de coucher le premier soir, libre de…..(bon vous avez compris ?) mais dans tout ça il ne faudrait pas confondre liberté et désir, plus de liberté entraîne moins de désir (et donc de plaisir, a long terme j’entend). L’idée force c’est de ne pas oublier le plaisir du voyage quand on est arrivé a destination, prendre son temps dans une relation, et, en même temps, de ne pas croire que la débauche nous rend plus libre, plus heureux, elle nous oppresse (omnibulé par le fait de repousser sans cesses ses limites), autrement….

Je terminerais cet article par une phrase tiré d’un livre : Je t’aime la vie  ,  que j’apprécie vraiment :

 » En affirmant ce que l’on est et en restant intransigeant sur ce que l’on veut, peut-être ferons nous fuir ceux qui nous voudraient différents ; Mais ainsi nous donnerons-nous l’opportunité de nous aimer tel que l’on est  » (Catherine Bensaid 2004)

 

Ca, c’est contre nature

(Avertissement : si j’ai passé un bac L, c’est pas pour rien, je ne suis pas très scientifique comme fille)

L’autre jour, je discutais avec une amie des relations amoureuses car elle était dans une situation compliquée. Pour la faire courte : elle avait rencontré un mec génial avec qui tout allait bien sauf un point : le monsieur était libertin. Or ma pote a bien voulu fermer les yeux sur ce point jusqu’à ce que la vérité éclate : elle, elle est exclusive, c’est sa nature. Du coup, je me suis mise à réfléchir un peu : sommes-nous, en tant qu’humains naturellement monogames ou polygames ? Et bien j’ai pas trouvé la réponse.

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De façon générale, on aime tout justifier par notre nature animale. C’est vrai, on a beau avoir un cerveau et intellectualiser ce que l’on peut, on reste en prise avec des besoins fondamentaux : manger, boire, dormir, déféquer, baiser. La nature nous ayant donné des orgasmes et du plaisir, on ne baise pas que dans un but purement procréatif mais hé, on n’est pas les seuls, pour commencer. Je vous jure que la fois où j’ai vu mon chat se masturber sur le sac d’une copine que j’hébergeais, je vous jure qu’on n’est pas les seuls (et ce fut très gênant quand même). Bref, finalement, est-ce que le contre-nature existe ? Je doute.

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Prenons le cas de la polygamie pour commencer. Argument : « les animaux ne sont pas fidèles ». Et bien je dirais que ça dépend. Certains animaux se choisissent un partenaire pour la vie (non mais regardez la marche de l’Empereur, c’est super en plus. Je l’ai vu avec mes parents, on a vécu très intensément le truc du genre « oh non, le bébé va se faire manger par le gros oiseau tout moche ! »). Donc pas de généralité, les animaux peuvent avoir un ou plusieurs partenaires, vivre dans une tribu ou en solitaire… En poussant la réflexion, je me suis demandée quand était née cette histoire de couple. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, on avait déjà des couples dans la Grèce Antique par exemple mais « l’infidélité » était parfaitement institutionnalisée mais « l’infidélité » était essentiellement homosexuelle. Mais pourquoi à un moment, le mâle et la femelle humain ont décidé de se mettre par deux au moins pour créer une mini tribu de lien de sang. Sommes-nous alors programmés pour vivre en famille avec un nombre de partenaires reproducteurs réduits, quitte à prendre son plaisir ailleurs ?

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Autre exemple que je trouve encore plus intéressant : l’homosexualité. Argument type : l’homosexualité, c’est contre-nature, les animaux ne sont pas pédés, eux. Hiiiiiiin ! Mauvaise réponse. L’homosexualité animale existe. Je ne vous raconterai pas ce que faisaient les deux chiennes de mes tantes entre elles, par exemple mais j’ai vu de mes yeux vu… Non, les animaux de ma famille ne sont pas déviants ! Mais une fois de plus, force est de constater que les animaux nous donnent des arguments dans les deux sens et que quoi
qu’il en soit, rien ne paraît ici contre nature puisque les animaux s’adonnent à des plaisirs homosexuels.

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Donc… Donc la conclusion est simple : la nature ne nous apporte aucune réponse. Nous arrivons après des millénaires de mélange savant entre inné et acquis, entre besoin et envie. J’ai envie d’aller un peu loin, là, attention, ça va faire mal. Considérant que pendant longtemps, la femme a eu besoin d’un mâle protecteur pour lui permettre, à sa progéniture et à elle de survivre. Mélange d’inné et d’acquis, aujourd’hui, une femme et un homme ont besoin l’un de l’autre dans l’inconscient collectif. Sauuuuf qu’aujourd’hui, en tant que faible femme, je peux survivre seule et en toute sécurité, je pourvois à mes propres besoins, sauf bien sûr le volet reproducteur. Sauf que nous avons le choix…

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Et si finalement, l’évolution du mix inné/acquis donnait ENFIN le pouvoir aux femmes ?

Je vous ai dit que j’avais pas eu de vacances depuis Noël et que je flirte avec le burn out ? Non parce que là, j’ai totalement conscience que cet article est parti sur un grand n’importe quoi . Mais allez, je l’assume.

L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

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Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

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Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


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Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

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Demain, je fais un régime sans Iphone !

Courrier des cœurs, réponse à Yannick

Cette semaine, Yannick nous a posé la question suivante : « Salut. J’ai un petit problème. J’ai 24 ans et je suis encore puceau. Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ? Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>. Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ? »

 La cellule Love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons :

 Enzo : « Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ? » En même temps, si tu avais fait ça à 16ans, tu aurais été
grillé tout autant ? Plus généralement, vu les niveaux disparates en matière de prouesses sexuelles, il n’est pas obligatoire que tu sois grillé pour peu que tu sois bien informé (documentaires, etc). « Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>. » Vaste question. Comme précédemment, voir les documentaires. Puis tout oublier et laisser parler son coeur et son instinct animal.
« Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ? » Alors là, il faut éviter les documentaires trop romancés et extravertis (un cri n’est pas égal forcément à un plaisir). Et faire baisser la pression (facile à dire je sais). Vois ça comme un « Docteur Maboul » en mode expert : sois attentif aux réactions (respiration, yeux (on devient photophobe avec le plaisir), …) et agis en conséquence.
Hypothèse. Action. Analyse de la réaction. Nouvelle hypothèse avec de nouveaux paramètres qui prennent en compte l’analyse précédente. Dégrossis juste un peu le travail en te documentant pour apprendre de l’expérience des autres (exemple: Coup de poing dans les cotes > ne pas tester)

Keira : .. Que dire ?

Déjà, le point important si tu es sur le point d’enfin passer à l’action avec une fille que tu aimes (pas dans le cas du coup d’un
soir donc…), il faut qu’elle soit au courant de ta situation. Parce que si tu te foires, elle va juste croire que tu es nul et puis c’est tout. Tandis que si tu n’es pas au top lors de ta première fois officielle, et bien elle va t’aider.

Il ne faut pas croire que tout s’apprend d’un coup. C’est comme embrasser pour la première fois, au début tu ne sais pas trop comment
gérer le roulage de pelle ou alors le baiser mignon, c’est avec le temps et l’expérience que tu apprends à doser.

Ne te met pas la pression, ça ne sert à rien. Ne sois pas en panique, les premières fois c’est toujours délicat.

Quant à « bien faire l’amour ». Là aussi cela dépendra énormément des attentes de ta partenaire. Tout ce que je peux te conseiller c’est
d’y aller en douceur au début, parce que si tu bourines comme un malade sans avoir chauffé un peu la demoiselle, tu risques de ne pas avoir l’occasion de recommencer une seconde fois. (oui, ça peut faire mal !)

Enfin… les cris ne sont en effet pas toujours des signes de plaisir. Il faut être à l’écoute. Et observer les réactions.

Et comme le disais mon camarade masculin, il y a plein de moyen pour se documenter. Maintenant, les manuels théoriques c’est bien,
mais rien ne vaut la pratique pour s’améliorer dans cet art très particulier qu’est le sexe.

Bon courage en tout cas !

Petite Cervoise : pareil « … que dire ? »

J’ai 24 ans et je suis encore puceau.

=> Note pour les lecteurs de moins de 20 ans : ne laissez pas passer l’occasion de tester, avant de souffler vos 20 bougies. Sachez
qu’à cet âge là, les filles non plus ne savent pas faire grand chose et vous serez donc tout à fait pardonnés.
A 24 ans, je pense que ça doit plaire aux MILF, voir aux Cougar. Surtout aux Cougar.

Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ?

=> L’injustice de la vie fait que non, justement. Une fille se fera certainement griller -physiologie oblige-, mais pour un homme
le scénario peut varier. Soit ça se passe bien, l’instinct prend le dessus et la dame apprécie. Soit ça se passe pas très bien, et elle peut penser soit que tu es un mauvais coup, soit que tu n’as pas énormément d’expérience (à 24 ans, ça peut arriver aussi)

Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>.

=> Mon coeur, même à 45 ans, certains n’ont pas encore compris.

Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ?

=> Le meilleur moyen de savoir, c’est si elle y donne suite ou pas. Si tu aperçois un texto où elle écrit « LOL sors moi de là » à sa
meilleure copine, il est possible qu’elle n’aie pas totalement apprécié. Le mieux est de lui consacrer du temps, être attentif à ses réactions, ne pas TROP trainer non plus là où on pense qu’il est bien de s’attarder… parfois la technique du miroir est payante (reproduire les mêmes gestes de l’autre)
Voila.
=> Voila.

Nina : Vaste question que nous nous sommes tous posés, sans que l’âge entre en ligne de mire, finalement. Parce que nous sommes
clairement dans une société qui valorise « l’étalon » ou « la geisha », ceux qui maîtrisent le plaisir comme des rois. Sauf que dans les faits, il faut bien comprendre que le bon coup de l’un peut être le coup foireux de l’autre. En clair si je te donne une recette du comment bien faire l’amour, c’est une recette qui marchera sur moi, point barre. Perso, si tu as des affinités particulières avec celle qui va te déflorer, dis lui franchement et transforme ça en jeu « comme je sais pas faire, je veux que tu m’apprennes, dis moi ce que je dois faire ». Sans faire trop le boulet non plus mais qu’elle t’invite à la caresser là ou là, tu t’appliques, tu lui demandes si elle aime ou pas (pas toutes les 2 secondes non plus). Et si tu veux pas lui dire, tu peux tenter direct le scénario du « jeune élève et de sa prof qui l’initie aux joies du sexe » mais pas dit qu’un scénar dès la première coucherie emballe la demoiselle. Maintenant, juste un dernier mot : dédramatise ! Etre encore puceau à 24 ans, c’est pas grave, tu n’es pas du tout une exception. Et au pire, si ta prestation n’est pas terrible, tu ne pourras que t’améliorer.

PS à Petite Cervoise : ma perte de virginité est passée pour ma part inaperçue 🙂 (même si j’étais raide comme un piquet)

Voilà, si toi aussi, tu as une question à nous poser, n’hésite plus, un petit comm, un petit mail [nina.bartoldi(a)gmail.com], un message facebook ou twitter et c’est parti !

Une semaine en-rhum-ée pleine de punch

Double jeu de mot foireux en titre mais rendons la responsabilité à chacun d’entre eux : l’en-rhum-ée, c’est ma sœur et pleine de punch, c’est mon papa. On est les rois du calembour chez les Bartoldi.

Qui dit Martinique dit rhum. Ca tombe bien, je suis une vraie rhumomane, je l’aime autant que la vodka et que le champagne. Alors forcément, en Martinique, ça y va : au déjeuner, au repas et en after, vive le rhum, qu’il soit planteur, petit vieux, en punch ou même en daiquiri (bien que la Piña Colada de l’hôtel soit très bonne, je n’en ai pas pris). Sauf que voilà : depuis deux ans que je ne bois quasi plus, mon corps n’a pas été content du tout.





Ca a commencé par mon ventre. Bizarre, ai-je remarqué dans la glace, il a gonflé. Alors au début, j’ai mis ça sur le compte de la chaleur mais aujourd’hui, il n’a pas trop trop diminué et là, je comprends bien qu’il manifeste contre la prise excessive d’alcool, produit extrêmement sucré, rappelons le. Avoir nagé avec application dans la mer, à contre courant, n’a pas permis de compenser. Pour le moment, mes pantalons ne disent trop rien mais je le sens bien qu’il va falloir reprendre intensément le sport pour éliminer tout ça. C’est ça l’alcool : 5 minutes de plaisir, 2h de sport pour éliminer. Alors imaginez à deux ou trois verres par jour pendant une semaine ce qui m’attend.

Et mon corps ne s’est pas contenté de gonfler du bidou, il s’est vengé de façon violente le jeudi soir : il m’a rendue malade. Dîner tranquille (et relativement pas bon, l’hôtel n’était pas doué en cuisine), petit digestif rhumé dans la chambre parentale, tout va bien. Je me couche, écris trois lignes ou à peu près, lis un peu puis j’éteins. Je somnole un peu mais soudain, je suis prise de mal de ventre. Pensant à une indigestion ou une turista, je vais aux toilettes mais rien de probant. Mon ventre est littéralement dur comme du
bois. Et là, je sens ma trachée qui se consume sous l’effet de l’alcool. Je vous jure, j’ai la tuyauterie en feu. Bon, mon corps déborde de rhum, je ne vois qu’une solution pour le purger.

Alors j’aimerais quand même savoir comment font les demoiselles (et messieurs ?) qui ont des soucis alimentaires et se font vomir, je n’y suis pas arrivée. Alors je suis allée me coucher avec ma tranchée cramée en buvant de l’eau pour éliminer. Le lendemain, je n’ai bu que deux rhums, je suis raisonnable.



Et encore, j’ai été dans les raisonnables de la famille avec Alice. Nous avons fait une excursion en catamaran où l’équipage mettait à disposition du planteur dès le départ (9h du mat) et je n’ai bu le premier qu’au déjeuner. J’en ai pris un autre dans l’après-midi que je n’ai pas fini (qui me l’a piqué ?) et un autre vers 17h que je n’ai pas fini non plus (mais qui me vole mes cocktails ?). Par contre, mes parents ont bien tapé dedans ce qui m’a permis de voir mon papa en état d’ébriété (un inédit) et ma maman aussi (un peu moins inédit). Je fus certes grise mais je suis toujours restée digne, je crois.

En attendant, je crois que ma bouteille de rhum vieux ramenée dans mes bagages va rester au frais quelques temps. Et celle de rhum blanc que j’ai ramenée, c’est le prix pour le 45 000e comm. Je vous gâte, y a pas à dire !

Mais lâchez-nous, pour voir !

Je suis un paria de la société, un monstre que l’on montre du doigt, un être vil que l’on tente de combattre encore et toujours, qu’on rejette. Oui, je suis une fumeuse. Hou bouh ! Jetez moi vos détritus, allons y gaiement.


Quand je dis que je suis fumeuse, replaçons les choses dans leur contexte : actuellement, je fume entre 0 et 2 cigarettes par jour (sauf en soirées et encore) donc je ne suis plus vraiment une fumeuse. Mais ça m’énerve quand même cette chasse aux sorcière dont on est perpétuellement victime. Test : prenez une cigarette et portez la à votre bouche en indiquant que vous allez fumer. Est-ce qu’un seul d’entre vous a échappé à un « c’est pas bien » ? Est-ce que ça ne vous est jamais arrivé qu’un non-fumeur subtilise la cigarette (non allumée) que vous venez de sortir pour vous empêcher de la fumer ? Ou qu’un autre, zélé, vous retarde dans votre pause clope jusqu’à ce que vous n’en ayez plus envie ? A ces extrémistes du non tabagisme, je dirais : mais mêle-toi de tes fesses !


Comprenons nous bien : je ne parle pas de non fumeurs qui ne veulent pas qu’on fume chez eux, ça, je respecte complètement. Je ne suis pas du genre à imposer ma clope, à cracher ma fumée dans la figure des autres, je fais attention dans la mesure du possible. Mais franchement, si j’ai envie de me lever, d’aller me les geler 5-10 mn sur un trottoir pour un petit plaisir (oui parce que vu mon taux de clope, on peut pas dire que ce soir une dépendance), qu’est-ce que ça peut bien faire ? Qui ça dérange ? Oui, c’est mauvais pour la santé mais le burger ou la bière que t’es en train de t’enfiler, tu crois que c’est mieux ? Je travaille en plein centre de Paris, tu crois vraiment que mes poumons respireraient la joie de vivre même si je fumais pas ? Ca m’agace ces bons samaritains de la santé qui sont incapables de s’occuper de leurs propres affaires. T’es pas ma mère, t’es pas mon mec, lâ-che moi.


On nous a interdit de fumer à l’intérieur des lieux publics ce qui, soyons honnêtes, s’avère être une bonne chose. C’est quand même plus agréable pour tout le monde, soyons honnêtes, même s’il paraît qu’on a tué une exception culturelle française. Mais voilà que les élus verts de Paris aimeraient que les terrasses deviennent non fumeurs parce que l’air est pollué par la clope. Dois-je rappeler qu’on fume sur des terrasses parisiennes, à 3 millimètres de la route et des scooters qui se garent là (et qui polluent encore plus que les voitures) ? Non mais faut arrêter de déconner. Déjà que ça gueule parce que les riverains, ça leur fait du bruit… Ah parce que tous les bars ont ouverts le 01 janvier 2007 ? Ils n’existaient pas avant ? Mais alors puisqu’il faut pas déranger les gens, j’exige que toutes les rues soient piétonnes parce que dans mon ancien appart, j’avais des motos qui partaient tôt du garage d’en face et ça faisait un bruit monstre. Et aussi, j’aurais aimé que le pilage du verre n’ait pas lieu pile devant ma fenêtre tous les vendredi à 8h30 quand j’étais au chômage (parce que curieusement, depuis que je bosse, le pilage a eu lieu à 9h30 puis encore plus tard après mais j’étais partie donc je ne sais pas à quelle heure exactement). Et puis on devrait interdire aux gens de prendre le métro en même temps que moi et imposer aussi aux gens de se laver et parfumer avant de monter dans la rame. Et d’ailleurs, on devrait distribuer des chewing gums sur le quai, ce serait une très bonne idée. Et tant qu’à faire, imposons à tous de manger la bouche fermée, c’est dégueulasse, sinon.


Bref, cette chasse aux sorcières permanente me fatigue. Oui, je fume et alors ? Je respecte ton non tabagisme, respecte mon vice ! Est-ce que je fais chier tous les alcooliques du monde (et Dieu sait qu’il y en a et certains, ça ne se voit pas) ? Est-ce que je fais la morale à ceux qui ne font pas de sport parce que c’est mauvais pour eux, à ceux qui mangent au McDo au moins une fois par semaine, à ceux qui regardent trop la télé, regardent leur écran trop près… Chacun fait ce qu’il veut. La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres comme on dit mais je vois pas pourquoi c’est toujours celle des fumeurs, surtout les fumeurs qui ne font pas chier le monde, qui est toujours menacée. Je fais l’effort de toujours sortir sur le trottoir, de cracher la fumée dans la direction opposée aux non fumeurs, de ne même pas demander si je peux fumer quand je suis chez quelqu’un qui ne fume pas. Alors, merde, ma clope sur le trottoir, laissez la moi.


Sans rapport, une petite BD (4e case) qui peut aller avec la dimension « mêle toi de tes fesses » (même si c’est pas sur la clope). Je ne comprends pas d’où les gens se permettent critiquer le mode de vie de parfaits inconnus.

NB : Si tu as le temps, lis les commentaires de l’article du Figaro. Ce que j’adore les commentaires sur les articles de journaux !

Brouetter ou faire l’’amour ?

L’autre jour, j’étais dans les bras d’Alex à récupérer de nos ébats et à baver sur son épaule (oui, je suis glamour en toutes circonstances) quand j’ai prononcé le mot « brouette » dans la conversation. « Ah non, n’utilise pas ce mot ! On brouette pas, on fait l’amour ! ». Et, effectivement, c’est pas la même chose.

Tout n’est certes question de mots mais la nuance a son importance. Je « classe » les hommes qui ont traversé ma route selon s’ils sont juste plan cul ou plus. Le plus désignant de l’affection, de la tendresse et/ou de l’amour. Est-ce que ça change quelque chose dans la pratique ? Non. Il est assez courant qu’une sexualité de couple soit assez sage.


Pourquoi ? C’est sans doute à cause de la dualité « mère ou pute ». Faut être honnête : une fille qui couche le premier soir, c’est une fille facile, une garce, une salope (enfin, tu choisis lecteur), pas une nana prête à s’engager et, à la longue, à se reproduire. Ca évolue quand même un peu mais c’est pas ça. Donc une fille qui accepte de se faire attacher au lit, qui adore jouer au plombier et à la cliente nympho ou qui ne rechigne pas à écarter les cuisses ailleurs que dans un lit, ça ne peut pas être la mère des futurs enfants de certains messieurs, nan.

 

Une fois, on en parlait avec Gauthier de la sexualité de couple. En voilà un sujet intéressant, je trouve. Etre en couple, ça veut dire faire l’amour tous les soirs ? Ben moi, je suis contre. Si on en a envie, on le fait, si on n’en a pas envie, on le fait pas. C’est comme le chocolat : si on en mange tous les jours, de façon habituelle et rituelle, on apprécie moins. Je suis vraiment la reine des métaphores pourries… Moi, le chocolat, j’en mange quand j’en ai envie (sauf en période de régime mais c’est pour poursuivre dans la métaphore) pas juste pour
le principe d’en avaler un carré par jour. Ben le sexe en couple, c’est pareil. Je déteste l’expression « devoir conjugal » ! Le sexe, c’est pas un devoir, c’est du plaisir ! Bon, évidemment, si y a pas de sexe pendant trois mois, on peut commencer à s’inquiéter mais sinon…

 

Bon, revenons à nos brouettes. On a souvent l’image d’une sexualité de couple plutôt sage. Genre le missionnaire le jeudi soir à 22h37. Je trouve ça franchement triste et ça me fait frémir. Je n’aime pas les choses ritualisées. Par ailleurs, pourquoi on ne pourrait pas s’autoriser les mêmes délires qu’avec un partenaire de brouette ? Bon, certes, dans le cas d’un couple qui chercherait à assurer une descendante, une pipe jusqu’au boutiste ou une sodomie n’aide pas à atteindre ce but tant recherché mais en dehors de ça… Parce que faut être honnête, le sexe quand y a de l’amour entre les deux partenaires, c’est le nirvana. Après, je ne me prive pas d’une levrette ou encore plus « subversif » avec mon petit ami, sous prétexte qu’il est peut-être-on-ne-sait-jamais le futur père de ma progéniture. Non mais vous croyez que vos parents ne se sont jamais adonnés à une petite levrette transversale ou pire ? Enfin, sauf mes
parents qui sont vierges, comme tout le monde sait.

 

Donc la différence entre brouetter et faire l’amour ne réside pas dans la technique ou des positions moins « classiques », on dira. Non, pour moi, la brouette c’est quand y a pas de sentiments, pas d’implication émotionnelle. « J’y ai mis ma bite mais pas mes sentiments », comme dirait Mister Big. Là, il n’y a un plaisir que physique. Oh, ça n’empêche pas les gestes affectueux. Le câlin post coïtal, j’y tiens, ne serait-ce que pour reprendre mes esprits. Mais là encore, y a câlin post brouette qui est plus « de toute façon, suis pas
capable de faire autre chose pour le moment, détendons-nous » et le câlin post amour qui est plus « Seigneur, que le temps s’arrête, je suis si bien dans tes bras, je pourrais y passer la nuit ».

 

Autre différence, à mon sens : l’abandon. Je ne parle pas tant d’abandon physique. Pendant une brouette, je me « contrôle » pas, je m’abandonne physiquement mais c’est moins un partage. Quand je brouette, je me donne physiquement. Quand je fais l’amour, je me donne corps et âme. Je sais pas si c’est très clair. Déjà, quand je fais l’amour, j’adore regarder mon partenaire dans les yeux, si la position le permet, je trouve ça extrêmement excitant. Alors que quand je brouette, j’avoue que je m’en fous un peu. Parce que la différence majeure ici est que l’on peut brouetter avec n’importe qui (enfin, à partir du moment où il nous plaît, faut pas déconner non plus) alors que ce n’est pas le cas pour l’amour. En plus, ça permet de meilleures conversation post câlin post coïtal (ouais, je sais, ça fait beaucoup de post). Par exemple, avec Alex, on s’était lancés dans une sublime analyse de la femme dans la mythologie. Bon,
certes, ça paraît curieux et je sais plus comment on en est arrivés là mais y avait un lien logique. Avec un plan brouette, c’est con mais sorti d’un « ah, c’était bien », j’ai pas grand-chose à dire. Sans doute parce que ces gens là ne sont pas impliqués dans ma vie, que j’ai pas forcément envie de leur parler de ce que je fais ou pense et qu’il n’y a que le sexe qui nous relie. Sauf rares exceptions, en fait, mes conversation post brouettes étaient soit inexistantes soit totalement vides. Pourtant, je suis une grande bavarde, toujours quelque chose à dire !

 

Bref, entre la brouette et l’amour, la différence n’est pas dans les pratiques (huhuhu, non, j’ai eu des séances de sexe amoureux plus que cochonnes, huhuhuhu) mais bien dans les sentiments qu’on y met. Et faire l’amour, c’est quand même 100 000 fois mieux.