Le pied

Par Bobby

Le pied (du latin pedem, accusatif de pes, pedis) est une partie du membre inférieur humain et en constitue son extrémité distale. Il
sert à l’homme à se soutenir debout (station verticale) et à marcher. Il a un rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur. Il est relié à la jambe par la cheville.

Le pied comprend 26 os – soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette – 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent au cerveau de commander leurs mouvements. De plus, sa plante est, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses.
Enfin, c’est, avec les aisselles et la paume des mains, la zone contenant le plus de glandes sudoripares.

Il supporte tout le poids du corps sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids total lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm.

Mais trêve d’introductions wikipédiesques, et place à mon article : je veux vous parler du pied en tant que zone érogène.

Parce que Nina, elle, elle se gêne pas pour parler de pratiques sexuelles qui m’horrifient (telle qu’insérer sa langue dans un vagin), alors moi aussi je vais m’y mettre, même si la podophilie n’est pas super répandue.

A la base, le fait de trouver les pieds d’un garçon beaux, voire même carrément bandants, j’assume pas tellement. Parce que beaucoup de gens trouvent ça « sale ». Bon, ok, un pied, ça macère dans une chaussette (et dans une chaussure) toute la journée, et, comme le précisait l’exergue, ça transpire à mort.

Mais je vous propose l’expérience suivante : comparez un sexe masculin, un sexe féminin, un anus, et un pied après 24h sans passer par la case sale de bain : je pense que le plus propre, ça reste le pied.

En fait, ce qui me plaît dans cette partie du corps, c’est exactement la même chose que ce que j’aime dans les mains : il faut que ce soit grand, le plus grand possible. Un mec avec des mains immenses et qui chausse du 46, je jouis instantanément, rien à qu’à le mater. Ca pue la virilité, en gros.


Ensuite, c’est pas juste psychologique. Pour celui ou celle qui reçoit des caresses sur les pieds, y a un plaisir physique non négligeable, parce que c’est une partie du corps hyper sensible. OK, d’abord, ça chatouille, mais ça, c’est souvent parce qu’on est stressé, j’ai remarqué. Si on se détend, si on s’abandonne à l’autre (pire que le jeu de la bouteille ivre pour tester la confiance qu’on a envers son partenaire !), on peut ressentir des sensations extrêmement intenses, voire même davantage que lors d’une fellation (ou d’un cunnilingus ? je sais pas, on m’en a jamais fait et c’est pas prêt d’arriver).

Alors n’hésitez plus, foncez ! Sucez les orteils de votre complice de couette !

Vous m’en direz des nouvelles…

Brouetter ou faire l’’amour ?

L’autre jour, j’étais dans les bras d’Alex à récupérer de nos ébats et à baver sur son épaule (oui, je suis glamour en toutes circonstances) quand j’ai prononcé le mot « brouette » dans la conversation. « Ah non, n’utilise pas ce mot ! On brouette pas, on fait l’amour ! ». Et, effectivement, c’est pas la même chose.

Tout n’est certes question de mots mais la nuance a son importance. Je « classe » les hommes qui ont traversé ma route selon s’ils sont juste plan cul ou plus. Le plus désignant de l’affection, de la tendresse et/ou de l’amour. Est-ce que ça change quelque chose dans la pratique ? Non. Il est assez courant qu’une sexualité de couple soit assez sage.


Pourquoi ? C’est sans doute à cause de la dualité « mère ou pute ». Faut être honnête : une fille qui couche le premier soir, c’est une fille facile, une garce, une salope (enfin, tu choisis lecteur), pas une nana prête à s’engager et, à la longue, à se reproduire. Ca évolue quand même un peu mais c’est pas ça. Donc une fille qui accepte de se faire attacher au lit, qui adore jouer au plombier et à la cliente nympho ou qui ne rechigne pas à écarter les cuisses ailleurs que dans un lit, ça ne peut pas être la mère des futurs enfants de certains messieurs, nan.

 

Une fois, on en parlait avec Gauthier de la sexualité de couple. En voilà un sujet intéressant, je trouve. Etre en couple, ça veut dire faire l’amour tous les soirs ? Ben moi, je suis contre. Si on en a envie, on le fait, si on n’en a pas envie, on le fait pas. C’est comme le chocolat : si on en mange tous les jours, de façon habituelle et rituelle, on apprécie moins. Je suis vraiment la reine des métaphores pourries… Moi, le chocolat, j’en mange quand j’en ai envie (sauf en période de régime mais c’est pour poursuivre dans la métaphore) pas juste pour
le principe d’en avaler un carré par jour. Ben le sexe en couple, c’est pareil. Je déteste l’expression « devoir conjugal » ! Le sexe, c’est pas un devoir, c’est du plaisir ! Bon, évidemment, si y a pas de sexe pendant trois mois, on peut commencer à s’inquiéter mais sinon…

 

Bon, revenons à nos brouettes. On a souvent l’image d’une sexualité de couple plutôt sage. Genre le missionnaire le jeudi soir à 22h37. Je trouve ça franchement triste et ça me fait frémir. Je n’aime pas les choses ritualisées. Par ailleurs, pourquoi on ne pourrait pas s’autoriser les mêmes délires qu’avec un partenaire de brouette ? Bon, certes, dans le cas d’un couple qui chercherait à assurer une descendante, une pipe jusqu’au boutiste ou une sodomie n’aide pas à atteindre ce but tant recherché mais en dehors de ça… Parce que faut être honnête, le sexe quand y a de l’amour entre les deux partenaires, c’est le nirvana. Après, je ne me prive pas d’une levrette ou encore plus « subversif » avec mon petit ami, sous prétexte qu’il est peut-être-on-ne-sait-jamais le futur père de ma progéniture. Non mais vous croyez que vos parents ne se sont jamais adonnés à une petite levrette transversale ou pire ? Enfin, sauf mes
parents qui sont vierges, comme tout le monde sait.

 

Donc la différence entre brouetter et faire l’amour ne réside pas dans la technique ou des positions moins « classiques », on dira. Non, pour moi, la brouette c’est quand y a pas de sentiments, pas d’implication émotionnelle. « J’y ai mis ma bite mais pas mes sentiments », comme dirait Mister Big. Là, il n’y a un plaisir que physique. Oh, ça n’empêche pas les gestes affectueux. Le câlin post coïtal, j’y tiens, ne serait-ce que pour reprendre mes esprits. Mais là encore, y a câlin post brouette qui est plus « de toute façon, suis pas
capable de faire autre chose pour le moment, détendons-nous » et le câlin post amour qui est plus « Seigneur, que le temps s’arrête, je suis si bien dans tes bras, je pourrais y passer la nuit ».

 

Autre différence, à mon sens : l’abandon. Je ne parle pas tant d’abandon physique. Pendant une brouette, je me « contrôle » pas, je m’abandonne physiquement mais c’est moins un partage. Quand je brouette, je me donne physiquement. Quand je fais l’amour, je me donne corps et âme. Je sais pas si c’est très clair. Déjà, quand je fais l’amour, j’adore regarder mon partenaire dans les yeux, si la position le permet, je trouve ça extrêmement excitant. Alors que quand je brouette, j’avoue que je m’en fous un peu. Parce que la différence majeure ici est que l’on peut brouetter avec n’importe qui (enfin, à partir du moment où il nous plaît, faut pas déconner non plus) alors que ce n’est pas le cas pour l’amour. En plus, ça permet de meilleures conversation post câlin post coïtal (ouais, je sais, ça fait beaucoup de post). Par exemple, avec Alex, on s’était lancés dans une sublime analyse de la femme dans la mythologie. Bon,
certes, ça paraît curieux et je sais plus comment on en est arrivés là mais y avait un lien logique. Avec un plan brouette, c’est con mais sorti d’un « ah, c’était bien », j’ai pas grand-chose à dire. Sans doute parce que ces gens là ne sont pas impliqués dans ma vie, que j’ai pas forcément envie de leur parler de ce que je fais ou pense et qu’il n’y a que le sexe qui nous relie. Sauf rares exceptions, en fait, mes conversation post brouettes étaient soit inexistantes soit totalement vides. Pourtant, je suis une grande bavarde, toujours quelque chose à dire !

 

Bref, entre la brouette et l’amour, la différence n’est pas dans les pratiques (huhuhu, non, j’ai eu des séances de sexe amoureux plus que cochonnes, huhuhuhu) mais bien dans les sentiments qu’on y met. Et faire l’amour, c’est quand même 100 000 fois mieux.

De la nécessité (ou non) de ne pas coucher le premier soir

En feuilletant mon magazine féminin d’un œil morne, commençant à glisser vers une agréable sieste, je découvris la phrase suivante : « si vous voulez que votre relation dure, ne couchez pas le premier soir ». Pourquoi donc ? Cette phrase mérite réflexion et j’ai cherché à comprendre en quoi c’était mal de s’adonner au plaisir physique dès le premier soir.

Flash back : 2 février 2000. Après une semaine à essayer de se trouver un moment tranquille, je ramène ce jeune homme chez moi. Au bout de 10 minutes, nos langues font connaissances et c’est parti pour une séance de pelotage qui s’est terminé en coït endiablé. On a partagé le même chemin pendant 4 ans et demi… Victoire, elle, a frôlé le mariage avec un gars avec qui elle avait brouetté le premier soir. Suite à mon article sur la philosophie de la brouette, une lectrice, Ellys, a confirmé que ce genre de principes ne voulait rien dire puisque, je la cite : «Quant à la durée de vie des couples qui s’explorent le premier soir, avec mon dernier en date, nous venons de fêter nos 6 ans de vie commune et nos 4 ans de mariage ;p Comme quoi, les stats à la con, ben ça reste des stats à la con… » Merci Ellys !


Je peux diviser mes amis en deux grands groupes : ceux qui ont des principes en matière de sexe et ceux qui n’en ont pas. Je fais partie de la deuxième catégorie mais ça ne veut pas dire que je suis prête à tout en matière de sexe. Juste que je ne m’impose aucun délai. Je me souviens d’une conversation hallucinante avec Anne, il y a quelque temps. Elle sortait avec un Allemand, Tobias (on en reparlera) et au bout de quelques jours, les voilà partis à réviser leur anatomie. Pas le premier soir, hein ! Alors qu’Anne évoquait le sujet, elle se plaignait qu’à peine la brouette terminée, il se précipitait sous la douche car il devait ensuite sortie à son cours de capoera où je ne sais où (j’ai une mauvaise opinion du monsieur, ça doit se sentir…). Nina-le-sens-pratique répondit aussitôt : « Ben, va sous la douche avec lui, ce sera ça de gagné ! »
et là, sa réponse me sidéra : « Mais non, ça va pas, c’est trop tôt pour qu’on prenne une douche ensemble ! ». A partir du moment a visité la partie la plus intime de ma personne, je pense que je peux prendre une douche avec lui. De la même façon, il était hors de question de pratiquer la fellation avant une certaine période…Ah ? Suite à la rupture avec mon ex, j’ai vécu (subi ?) une longue période d’abstinence, entamée avant la rupture, d’ailleurs. Un jour, je discutais avec Lucie qui était à peu près dans la même situation que moi : après une longue relation, nous voici célibataires. Et là, nous nous sommes posées de grandes questions existentielles : qu’est-il convenable de faire, ou non, la première fois avec un monsieur ? En effet, au bout d’un certain temps avec un partenaire, on ne se pose plus aucune question, on agit, on sait ce qu’il aime ou pas, il sait ce que nous aimons ou pas… En fait, la question se posait surtout par rapport à la fellation : est-il convenable de s’y adonner dès le premier soir ou pas ? A présent que j’ai retrouvé une vie sexuelle, j’ai compris qu’il était tout à fait convenable et fortement apprécié de s’adonner à cette douce caresse (si on en a envie, évidemment, faudrait voir à pas se forcer, non plus). Mais la première fois, quand doit-elle intervenir ? Je discutais l’autre soir avec Clara au téléphone, alors que la fièvre commençait à faire son œuvre sur ma personne, et elle se réjouissait de
l’avancement du dossier « Arnaud ». Mais là, elle me servit une sentence terrible : « Cette fois, Nina, tu ne fais rien le premier soir ! » Je lui demandai le pourquoi d’une telle attitude et elle me répondit : « mais pour te faire désirer, faut pas leur céder de suite
 » Et mon désir à moi ? Comme je lui disais que je n’avais pas l’intention de freiner les ardeurs de monsieur si elles se manifestaient, elle fit la moue puis décréta : « oui, remarque, vous êtes déjà sortis deux fois ensemble ». D’où ma question : quand doit-on considérer que c’est le premier soir ?

Doit-on compter à partir du premier baiser ou de la première fois où nos regards se sont croisés ? Personnellement, je ne suis plus une adolescente et quand je me retrouve seule avec un homme qui joue aux amygdales avec sa langue tandis que ses mains m’explorent, j’ai du mal à arrêter le pelotage pour dire : « Ah non, pas le premier soir, chéri ! ». J’ai lu dans un (mauvais) magazine féminin que les relations amoureuses étaient extrêmement codées aux Etats-Unis : pas de baiser lors du premier rendez-vous. Pour vous situer le niveau de ce magazine, il nous conseille de chanter du Céline Dion si on veut draguer un Québécois… Non mais tous les Québécois n’aiment pas Céline Dion et Garou (heureusement) ! Pour en revenir aux Américains, je me souviens d’un épisode d’Ally McBeal où la demoiselle paniquait comme une adolescente car elle allait à son troisième rendez-vous avec un monsieur : « celui où on s’embrasse ». Je trouve cette extrême codification bien navrante : si on en a envie avant, on y va, on se pose pas de questions, et puis c’est tout.
Concernant la coucherie le premier soir, je ne cherche pas à plaider ma cause mais la conversation avec Clara m’a fait réfléchir (malgré ou grâce à ma fièvre) : on ne parle que du désir masculin mais jamais du désir féminin. En gros, les magazines voudraient nous faire croire que nous « cédons » aux demandes des hommes car, pour notre part, le sexe nous déplaît et qu’on vivrait très bien sans. En résumé : si je ne couche pas le premier soir, c’est uniquement pour emmerder monsieur, je n’en avais pas envie de toute façon. Quelle erreur ! J’ai une théorie qui dit que la plupart des
journalistes officiant dans les magazines féminins sont de vilaines frustrées qui veulent ruiner notre vie sexuelle car elles n’en ont pas/plus. Quand un homme me touche, ça me donne envie d’aller plus loin, je ne vois pas pourquoi je me briderais juste pour suivre des principes qui ne sont pas les miens. Certain(e)s me répondront que céder trop tôt peut être une erreur stratégique : comment savoir si un homme est avec moi pour mes fesses ou pour mon intelligence ? Et bien, si j’attends quinze jours avant de céder, la problématique sera la même : il aura tiré son coup, il reviendra si c’est bien, partira si ça lui plaît pas. Sauf qu’on s’attache plus au bout de 15 jours qu’au bout d’une soirée, ça fait plus mal…Autant être fixée de suite.


Pour en revenir aux gâteries « à ne pas faire la première fois », là, encore, l’effet miroir fonctionne : je ne lui fais pas de fellation ? Il ne se fendra pas d’un cunni. Ce n’est pas une question de donnant/donnant (la plupart des filles aiment fellationner, la plupart des hommes aiment cunnilinguer), c’est juste que si on se la joue frigide, le monsieur n’osera pas se lâcher. Toujours se brider pour suivre une morale imposée, quel ennui !