Ca, c’est contre nature

(Avertissement : si j’ai passé un bac L, c’est pas pour rien, je ne suis pas très scientifique comme fille)

L’autre jour, je discutais avec une amie des relations amoureuses car elle était dans une situation compliquée. Pour la faire courte : elle avait rencontré un mec génial avec qui tout allait bien sauf un point : le monsieur était libertin. Or ma pote a bien voulu fermer les yeux sur ce point jusqu’à ce que la vérité éclate : elle, elle est exclusive, c’est sa nature. Du coup, je me suis mise à réfléchir un peu : sommes-nous, en tant qu’humains naturellement monogames ou polygames ? Et bien j’ai pas trouvé la réponse.

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De façon générale, on aime tout justifier par notre nature animale. C’est vrai, on a beau avoir un cerveau et intellectualiser ce que l’on peut, on reste en prise avec des besoins fondamentaux : manger, boire, dormir, déféquer, baiser. La nature nous ayant donné des orgasmes et du plaisir, on ne baise pas que dans un but purement procréatif mais hé, on n’est pas les seuls, pour commencer. Je vous jure que la fois où j’ai vu mon chat se masturber sur le sac d’une copine que j’hébergeais, je vous jure qu’on n’est pas les seuls (et ce fut très gênant quand même). Bref, finalement, est-ce que le contre-nature existe ? Je doute.

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Prenons le cas de la polygamie pour commencer. Argument : « les animaux ne sont pas fidèles ». Et bien je dirais que ça dépend. Certains animaux se choisissent un partenaire pour la vie (non mais regardez la marche de l’Empereur, c’est super en plus. Je l’ai vu avec mes parents, on a vécu très intensément le truc du genre « oh non, le bébé va se faire manger par le gros oiseau tout moche ! »). Donc pas de généralité, les animaux peuvent avoir un ou plusieurs partenaires, vivre dans une tribu ou en solitaire… En poussant la réflexion, je me suis demandée quand était née cette histoire de couple. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, on avait déjà des couples dans la Grèce Antique par exemple mais « l’infidélité » était parfaitement institutionnalisée mais « l’infidélité » était essentiellement homosexuelle. Mais pourquoi à un moment, le mâle et la femelle humain ont décidé de se mettre par deux au moins pour créer une mini tribu de lien de sang. Sommes-nous alors programmés pour vivre en famille avec un nombre de partenaires reproducteurs réduits, quitte à prendre son plaisir ailleurs ?

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Autre exemple que je trouve encore plus intéressant : l’homosexualité. Argument type : l’homosexualité, c’est contre-nature, les animaux ne sont pas pédés, eux. Hiiiiiiin ! Mauvaise réponse. L’homosexualité animale existe. Je ne vous raconterai pas ce que faisaient les deux chiennes de mes tantes entre elles, par exemple mais j’ai vu de mes yeux vu… Non, les animaux de ma famille ne sont pas déviants ! Mais une fois de plus, force est de constater que les animaux nous donnent des arguments dans les deux sens et que quoi
qu’il en soit, rien ne paraît ici contre nature puisque les animaux s’adonnent à des plaisirs homosexuels.

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Donc… Donc la conclusion est simple : la nature ne nous apporte aucune réponse. Nous arrivons après des millénaires de mélange savant entre inné et acquis, entre besoin et envie. J’ai envie d’aller un peu loin, là, attention, ça va faire mal. Considérant que pendant longtemps, la femme a eu besoin d’un mâle protecteur pour lui permettre, à sa progéniture et à elle de survivre. Mélange d’inné et d’acquis, aujourd’hui, une femme et un homme ont besoin l’un de l’autre dans l’inconscient collectif. Sauuuuf qu’aujourd’hui, en tant que faible femme, je peux survivre seule et en toute sécurité, je pourvois à mes propres besoins, sauf bien sûr le volet reproducteur. Sauf que nous avons le choix…

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Et si finalement, l’évolution du mix inné/acquis donnait ENFIN le pouvoir aux femmes ?

Je vous ai dit que j’avais pas eu de vacances depuis Noël et que je flirte avec le burn out ? Non parce que là, j’ai totalement conscience que cet article est parti sur un grand n’importe quoi . Mais allez, je l’assume.

T’as des capotes?

Il y a des fois dans la vie où j’aime me poser des questions sans grand intérêt et faire des articles sur le sujet. Mais bon, la vie est trop courte pour ne se poser que des questions existentielles. Donc grande question du jour : de l’homme ou de la femme, qui doit fournir les capotes ?

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Commençons par une anecdote personnelle. Mardi soir, sur MSN, un jeune homme vient me parler, nous l’appellerons Gabriel. Nous avions dîné ensemble y a 3 semaines et il ne s’était rien passé et je pensais ne jamais avoir de nouvelles du monsieur. Or, mardi, le voilà qui réapparaît, chaud bouillant genre « bon, il serait temps de transformer l’essai, là. » Bon, honnêtement, j’ai rien compris, je le pensais pas du tout intéressé par ma personne, comme quoi, je suis toujours aussi douée en psychologie masculine. Donc une heure plus
tard, le voilà chez moi et après une bonne heure de papote, on s’effeuille sur mon canapé. La brouette pointant le bout de son nez, le voilà qui part à fouiller la poche de sa veste pour choper des capotes. Alors que moi, j’en ai et que j’ai toujours pas pu tester ma super capote Durex. Mais on fera avec la sienne.

 

J’ai remarqué que dans la plupart des cas, les mecs prévoient toujours des munitions, si j’ose dire, même quand ils viennent à mon domicile. Non parce que j’en ai des capotes, moi. Pas 150 000 mais j’en ai. J’en parlais justement à Summer qui m’expliquait que pour elle, c’était plutôt bon signe que les messieurs viennent avec leur capote, ça veut dire qu’ils se protègent. Mouais… J’avoue que quand j’ai un rencard avec un mec, j’amène pas forcément mes capotes parce que, déjà, je suis pas forcément sûre que ça finisse dans un lit puis en plus, je pars du principe que celui qui invite pourvoit à ce genre de choses. Et si y a pas de capotes, tant pis, on attendra la fois suivante. Puis au pire, y a suffisamment de distributeurs dans Paris pour régler le problème.

 

Bien sûr, il y a la question des capotes XL. Récemment, j’ai passé un moment délicieusement intime avec un monsieur très très bien équipé mais il n’avait pas pensé à prendre son matériel mais, Dieu merci, moi, j’en avais. Parce que bon, les capotes de cette taille là, on pense pas toujours à en acheter, ne péchons pas par optimisme. Non puis si on sort une capote XL à un monsieur normalement équipé, il peut mal le prendre.

Mais à travers tout ça, ce qui m’interroge, c’est « une fille n’est-elle pas censée se préoccuper de ce genre de questions ? ». Bon, pour certaines, on peut

les imaginer angéliques donc pas équipées pour une brouette sauvage. Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression que dans l’inconscient collectif, les mecs sont censés pourvoir les capotes. Parce que c’est sur eux qu’elle se met ? Oui, je sais, y a des préservatifs féminins mais le jour où un mec me sort un préservatif féminin, je crois que je serai sur le cul. En plus, c’est moche, on dirait une poche plastique, on a connu plus glamour mais là n’est pas la question. Donc, comme c’est sur le pénis de monsieur qu’on va le placer, c’est à lui de s’en préoccuper ? Je crois que ça nous ramène à une conception procréative du sexe, je m’explique. En gros, c’est à la fille de gérer sa fertilité en prenant (ou pas) la pilule. Le monsieur est prié de gérer son éjaculation, s’il pouvait le faire dans un capuchon en latex, ce serait super, merci.

Alors oui, c’est sur eux qu’on va mettre la capote, tout ça mais de l’autre côté du pénis, y a quand même moi. Moi qui ne veux surtout pas me retrouver enceinte ni choper une MST. Donc je me sens concernée par la chose, quand même. Si je convie un jeune homme à passer chez moi en ayant une idée derrière la tête, c’est normal que j’ai des préservatifs, je ne vois pas
comment je pourrais m’en foutre.

Bref, dans l’idéal, je trouve pas mal que les deux y pensent, le débat n’étant plus « capote ou pas » mais « les tiennes ou les miennes ? ». Je pense que chacun d’entre nous, homme ou femme, doit y penser. Ca évitera de se retrouver tout dépités quand, à l’heure de mettre le capuchon, on se rend compte que personne n’en a.