Premier baiser, échangé…

Sur une plage, en été -hé. Ma merdophagie est sans limites.

Nous avions laissé nos jeunes prétendants amoureux autour du verre de tous les dangers. Dieu merci pour eux, tout se passe bien et leur attirance est renforcée par cette petite conversation censément anodine. Mais l’heure tourne et il serait temps de rentrer.

Et on se retrouve plantés là, une tension érotique à couper au couteau. Elle sourit à pleine dent, l’oeil brillant, se tordant les mains malgré elle. Lui penche un peu la tête, ne sachant trop que faire de ses bras, se passant du coup la main dans les cheveux pour se donner une contenance. Tout l’univers sait qu’ils ont envie de s’embrasser mais eux hésitent encore à se jeter à l’eau. Et s’ils avaient mal interprété les signes ?

Le premier baiser à une importance relatives aux espoirs que l’on place dans la relation naissante. En clair le premier baiser avec une one shot ne restera pas dans nos mémoires tant il n’est qu’un préliminaire parmi tant d’autre, une donnée technique. Embrasse-t-il bien ? O-N rayez la mention inutile, fin de l’histoire.

Le premier baiser amoureux, lui, est unique, il fait partie intégrante de l’histoire du couple, la conclusion de la belle histoire du premier rendez-vous. Il est tout à fait possible que ce premier baiser soit un prélude à une nuit endiablée mais ça, ça ne se raconte qu’à un public choisi. Souvenez-vous dans quel état de transe l’attente de ce premier baiser vous plonge. Autour de vous, il n’existe plus rien, votre cœur s’emballe et vos boyaux se tordent, votre respiration est suspendue. Un état quasi douloureux dont le seul remède est ce fameux baiser désormais imminent.

Et quelle explosion des sens quand vos lèvres se rencontrent enfin, que vos langues se lient et se délient dans un ballet voluptueux, vos doigts effleurent timidement la peau brûlante et frémissante de l’autre, se glissent dans ses cheveux. Tout votre corps vibre et jouit de ce baiser tant désiré.

Quoi qu’on en dise, le décor importe peu. Ce mythique premier baiser fait fi des détails, il sera magique qu’il ait lieu sur le Pont des Arts (j’aime les clichés), sur le quai du métro, dans l’obscurité d’une chambre ou sur une aire d’autoroute (et pourquoi pas !). L’objet de votre désir se mêle enfin à vous, il y a tant de promesses dans ce premier baiser… Au fond, peu importe où, peu importe comment, vous l’attendiez, il ne peut être que parfait.

Mais je parlais de prélude tout à l’heure, ce premier baiser peut être le début d’une nuit torride. Peu importe que nos héros couchent ensemble ou non le premier soir, la prochaine étape est, bien entendu, le partage de la couche…

Ca, c’est contre nature

(Avertissement : si j’ai passé un bac L, c’est pas pour rien, je ne suis pas très scientifique comme fille)

L’autre jour, je discutais avec une amie des relations amoureuses car elle était dans une situation compliquée. Pour la faire courte : elle avait rencontré un mec génial avec qui tout allait bien sauf un point : le monsieur était libertin. Or ma pote a bien voulu fermer les yeux sur ce point jusqu’à ce que la vérité éclate : elle, elle est exclusive, c’est sa nature. Du coup, je me suis mise à réfléchir un peu : sommes-nous, en tant qu’humains naturellement monogames ou polygames ? Et bien j’ai pas trouvé la réponse.

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De façon générale, on aime tout justifier par notre nature animale. C’est vrai, on a beau avoir un cerveau et intellectualiser ce que l’on peut, on reste en prise avec des besoins fondamentaux : manger, boire, dormir, déféquer, baiser. La nature nous ayant donné des orgasmes et du plaisir, on ne baise pas que dans un but purement procréatif mais hé, on n’est pas les seuls, pour commencer. Je vous jure que la fois où j’ai vu mon chat se masturber sur le sac d’une copine que j’hébergeais, je vous jure qu’on n’est pas les seuls (et ce fut très gênant quand même). Bref, finalement, est-ce que le contre-nature existe ? Je doute.

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Prenons le cas de la polygamie pour commencer. Argument : « les animaux ne sont pas fidèles ». Et bien je dirais que ça dépend. Certains animaux se choisissent un partenaire pour la vie (non mais regardez la marche de l’Empereur, c’est super en plus. Je l’ai vu avec mes parents, on a vécu très intensément le truc du genre « oh non, le bébé va se faire manger par le gros oiseau tout moche ! »). Donc pas de généralité, les animaux peuvent avoir un ou plusieurs partenaires, vivre dans une tribu ou en solitaire… En poussant la réflexion, je me suis demandée quand était née cette histoire de couple. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, on avait déjà des couples dans la Grèce Antique par exemple mais « l’infidélité » était parfaitement institutionnalisée mais « l’infidélité » était essentiellement homosexuelle. Mais pourquoi à un moment, le mâle et la femelle humain ont décidé de se mettre par deux au moins pour créer une mini tribu de lien de sang. Sommes-nous alors programmés pour vivre en famille avec un nombre de partenaires reproducteurs réduits, quitte à prendre son plaisir ailleurs ?

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Autre exemple que je trouve encore plus intéressant : l’homosexualité. Argument type : l’homosexualité, c’est contre-nature, les animaux ne sont pas pédés, eux. Hiiiiiiin ! Mauvaise réponse. L’homosexualité animale existe. Je ne vous raconterai pas ce que faisaient les deux chiennes de mes tantes entre elles, par exemple mais j’ai vu de mes yeux vu… Non, les animaux de ma famille ne sont pas déviants ! Mais une fois de plus, force est de constater que les animaux nous donnent des arguments dans les deux sens et que quoi
qu’il en soit, rien ne paraît ici contre nature puisque les animaux s’adonnent à des plaisirs homosexuels.

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Donc… Donc la conclusion est simple : la nature ne nous apporte aucune réponse. Nous arrivons après des millénaires de mélange savant entre inné et acquis, entre besoin et envie. J’ai envie d’aller un peu loin, là, attention, ça va faire mal. Considérant que pendant longtemps, la femme a eu besoin d’un mâle protecteur pour lui permettre, à sa progéniture et à elle de survivre. Mélange d’inné et d’acquis, aujourd’hui, une femme et un homme ont besoin l’un de l’autre dans l’inconscient collectif. Sauuuuf qu’aujourd’hui, en tant que faible femme, je peux survivre seule et en toute sécurité, je pourvois à mes propres besoins, sauf bien sûr le volet reproducteur. Sauf que nous avons le choix…

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Et si finalement, l’évolution du mix inné/acquis donnait ENFIN le pouvoir aux femmes ?

Je vous ai dit que j’avais pas eu de vacances depuis Noël et que je flirte avec le burn out ? Non parce que là, j’ai totalement conscience que cet article est parti sur un grand n’importe quoi . Mais allez, je l’assume.