Courrier des cœurs, réponse à Yannick

Cette semaine, Yannick nous a posé la question suivante : « Salut. J’ai un petit problème. J’ai 24 ans et je suis encore puceau. Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ? Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>. Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ? »

 La cellule Love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons :

 Enzo : « Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ? » En même temps, si tu avais fait ça à 16ans, tu aurais été
grillé tout autant ? Plus généralement, vu les niveaux disparates en matière de prouesses sexuelles, il n’est pas obligatoire que tu sois grillé pour peu que tu sois bien informé (documentaires, etc). « Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>. » Vaste question. Comme précédemment, voir les documentaires. Puis tout oublier et laisser parler son coeur et son instinct animal.
« Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ? » Alors là, il faut éviter les documentaires trop romancés et extravertis (un cri n’est pas égal forcément à un plaisir). Et faire baisser la pression (facile à dire je sais). Vois ça comme un « Docteur Maboul » en mode expert : sois attentif aux réactions (respiration, yeux (on devient photophobe avec le plaisir), …) et agis en conséquence.
Hypothèse. Action. Analyse de la réaction. Nouvelle hypothèse avec de nouveaux paramètres qui prennent en compte l’analyse précédente. Dégrossis juste un peu le travail en te documentant pour apprendre de l’expérience des autres (exemple: Coup de poing dans les cotes > ne pas tester)

Keira : .. Que dire ?

Déjà, le point important si tu es sur le point d’enfin passer à l’action avec une fille que tu aimes (pas dans le cas du coup d’un
soir donc…), il faut qu’elle soit au courant de ta situation. Parce que si tu te foires, elle va juste croire que tu es nul et puis c’est tout. Tandis que si tu n’es pas au top lors de ta première fois officielle, et bien elle va t’aider.

Il ne faut pas croire que tout s’apprend d’un coup. C’est comme embrasser pour la première fois, au début tu ne sais pas trop comment
gérer le roulage de pelle ou alors le baiser mignon, c’est avec le temps et l’expérience que tu apprends à doser.

Ne te met pas la pression, ça ne sert à rien. Ne sois pas en panique, les premières fois c’est toujours délicat.

Quant à « bien faire l’amour ». Là aussi cela dépendra énormément des attentes de ta partenaire. Tout ce que je peux te conseiller c’est
d’y aller en douceur au début, parce que si tu bourines comme un malade sans avoir chauffé un peu la demoiselle, tu risques de ne pas avoir l’occasion de recommencer une seconde fois. (oui, ça peut faire mal !)

Enfin… les cris ne sont en effet pas toujours des signes de plaisir. Il faut être à l’écoute. Et observer les réactions.

Et comme le disais mon camarade masculin, il y a plein de moyen pour se documenter. Maintenant, les manuels théoriques c’est bien,
mais rien ne vaut la pratique pour s’améliorer dans cet art très particulier qu’est le sexe.

Bon courage en tout cas !

Petite Cervoise : pareil « … que dire ? »

J’ai 24 ans et je suis encore puceau.

=> Note pour les lecteurs de moins de 20 ans : ne laissez pas passer l’occasion de tester, avant de souffler vos 20 bougies. Sachez
qu’à cet âge là, les filles non plus ne savent pas faire grand chose et vous serez donc tout à fait pardonnés.
A 24 ans, je pense que ça doit plaire aux MILF, voir aux Cougar. Surtout aux Cougar.

Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ?

=> L’injustice de la vie fait que non, justement. Une fille se fera certainement griller -physiologie oblige-, mais pour un homme
le scénario peut varier. Soit ça se passe bien, l’instinct prend le dessus et la dame apprécie. Soit ça se passe pas très bien, et elle peut penser soit que tu es un mauvais coup, soit que tu n’as pas énormément d’expérience (à 24 ans, ça peut arriver aussi)

Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>.

=> Mon coeur, même à 45 ans, certains n’ont pas encore compris.

Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ?

=> Le meilleur moyen de savoir, c’est si elle y donne suite ou pas. Si tu aperçois un texto où elle écrit « LOL sors moi de là » à sa
meilleure copine, il est possible qu’elle n’aie pas totalement apprécié. Le mieux est de lui consacrer du temps, être attentif à ses réactions, ne pas TROP trainer non plus là où on pense qu’il est bien de s’attarder… parfois la technique du miroir est payante (reproduire les mêmes gestes de l’autre)
Voila.
=> Voila.

Nina : Vaste question que nous nous sommes tous posés, sans que l’âge entre en ligne de mire, finalement. Parce que nous sommes
clairement dans une société qui valorise « l’étalon » ou « la geisha », ceux qui maîtrisent le plaisir comme des rois. Sauf que dans les faits, il faut bien comprendre que le bon coup de l’un peut être le coup foireux de l’autre. En clair si je te donne une recette du comment bien faire l’amour, c’est une recette qui marchera sur moi, point barre. Perso, si tu as des affinités particulières avec celle qui va te déflorer, dis lui franchement et transforme ça en jeu « comme je sais pas faire, je veux que tu m’apprennes, dis moi ce que je dois faire ». Sans faire trop le boulet non plus mais qu’elle t’invite à la caresser là ou là, tu t’appliques, tu lui demandes si elle aime ou pas (pas toutes les 2 secondes non plus). Et si tu veux pas lui dire, tu peux tenter direct le scénario du « jeune élève et de sa prof qui l’initie aux joies du sexe » mais pas dit qu’un scénar dès la première coucherie emballe la demoiselle. Maintenant, juste un dernier mot : dédramatise ! Etre encore puceau à 24 ans, c’est pas grave, tu n’es pas du tout une exception. Et au pire, si ta prestation n’est pas terrible, tu ne pourras que t’améliorer.

PS à Petite Cervoise : ma perte de virginité est passée pour ma part inaperçue 🙂 (même si j’étais raide comme un piquet)

Voilà, si toi aussi, tu as une question à nous poser, n’hésite plus, un petit comm, un petit mail [nina.bartoldi(a)gmail.com], un message facebook ou twitter et c’est parti !

La révélation du matin

Le matin et moi, c’est une histoire compliquée, torturée. J’appartiens à la race dite des noctambules. A mon époque chômagère (néologisme mon amour), je ne connaissais pas le matin, je me couchais à 6h pour me lever à 14h, profitant de la nuit pour écrire. J’ai l’inspiration nocturne, pour le boulot et les loisirs, c’est ainsi.


Le matin, je ne l’aime pas trop trop et pourtant… Et pourtant, c’est un des moments où je suis le plus efficace. Mes plages d’efficacité sont 8h30-12h puis 18h-2h du mat. Dans mes années étudiantes, c’était dans ces créneaux que j’abattais le plus de boulot, l’après-midi ne servant qu’à la sieste et à la traînasserie. Je sais pas si vous avez remarqué mais,c’est fou comme on peut perdre du temps à traîner. « Bon, je m’y mets… Je vérifie juste mes mails. Bon… je vais me faire un café et on y va… Ah, le café me donne envie de pipi… Mais après, j’y vais… Oh, un article intéressant… Je le lis et promis, je m’y mets ». Le matin, j’ai pas envie de quitter mon lit et pourtant, quand je me lève et que je bosse bien le matin, j’ai l’impression d’avoir réussi ma journée.


Mais le matin est souvent aussi source de révélation, de décision. De quoi ? Oui, des fois, le matin, j’ai des révélations, des intimes convictions, des certitudes sorties de nulle part. Un exemple (idiot) : dans ma prime jeunesse, après avoir découvert le sexe et le stupre dans les bras de Pierre le pervers, mes règles ont du retard. Panique à bord. Pendant 40 jours, point de marée rouge alors forcément, je finis par me faire des films quand, un matin, en me réveillant, je me suis dit « non, je suis pas enceinte ». De la même façon, un exemple moins physiologique : en me levant un matin, j’ai su que je serais prise à mon master de journalisme et j’ai eu raison quelques jours plus tard. Comme quoi… Et ce matin, en me levant, j’ai senti que j’allais vers le positif.


La rentrée a été un peu ardue (et encore, y a des trucs que je peux pas vous raconter touchant au boulot, c’est pas triste) et ma vie privée plutôt glauque. Disons qu’en fréquentant le délicat adopteunmec, j’ai découvert que pas mal de mecs confondaient « fille ouverte et aventureuse » avec « pute gratuite ». Hier soir, après un rendez-vous glauque qui aurait pu me faire profondément déprimer s’il n’avait pas été à ce point risible et ridicule, je décide d’effacer ma fiche. Ras le bol des crétins, des goujats, des mecs qui ont des comptes à régler avec les femmes. Oh, j’ai sans doute bien des torts, le premier étant d’avoir transigé à ma règle qui consistait à ne pas rencontrer d’hommes ne sachant écrire correctement. A peu près correctement, finalement, c’est pas encore assez.  C’est fou que de cliquer sur un simple bouton m’a soulagée. Comme la fois où j’ai décidé d’arrêter de boire plus que de raison. J’ai déjà l’impression d’être quelqu’un d’un peu meilleure.


Ce matin, en me levant, j’étais contente, de bonne humeur et en forme. Alors même qu’il commence à faire sombre quand le réveil sonne. La new moi a bel et bien été livrée. J’ai bouffé du lion, je suis motivée. Peut-être que la reprise du sport joue aussi un rôle, je sais pas. Je m’en fous de la cause, ce qui compte ici est la conséquence : rentabilisons 2009, les derniers mois seront consacrés à moi, moi et encore moi.  Et un peu mes amis, aussi. Je vais me chouchouter, ne plus courir le gueux (dans le sens propre du terme pour le coup), laisser faire la vie. Après tout, qu’est-ce qui est plus sexy qu’une fille bien dans ses bakets ? Bah rien !


Sinon, hier soir, j’ai vu ce petit film ci, ça m’a bien émue aussi. Un rapport ? Je sais pas mais j’ai envie de le partager


Le parfum

Par Marine

C’est bientôt Noël, ça ne vous aura pas échappé. Sinon, je vous conseille une rapide incursion sur les Champs Elysées, ce sera très clair dans votre tête. Avec l’aimable concours de Vingtenaires Inc., Marine teste pour vous un parfum, A-Men, la version pour hommes de Angel, de Thierry Mugler. L’offrirez-vous à Noël?

« C’est en puisant dans ses souvenirs d’enfance que Thierry Mugler a trouvé l’inspiration pour « Angel« , son premier parfum. Dans cette fragrance est cristallisée toute la magie de l’imaginaire du créateur : senteurs de fêtes foraines, odeurs de barbe à papa, ambiance des goûters organisés par sa grand-mère… » Effectivement, grand-mère; on tient le bon bout, je crois…

Je reconnais les qualités indéniables de Thierry Mugler dans certains domaines : la bouteille est très belle, la campagne de pub, éthérée à souhait mais si seulement le parfum avait pu l’être aussi… Quand je sens Angel, je ne pense pas à un ange évanescent mais à ma prof d’histoire-géo de première, celle qui disait « objurgations » au lieu d’avertissement. Angel, c’est pour moi la première fois qu’un ange est associé à une sorcière.

Remarquez, je suis pas un bon public au départ, je supporte pas le parfum. C’est physiologique. Ca me donne des nausées. Quand je vais dans une parfumerie, j’y reste 10 minutes montre en main, en apnée, et je ressors avec une furieuse envie de rendre à l’humanité ma salade croutons-gésiers du midi. Petite biographie parfumée. Ma mère est prof. Comme tous les profs elle adoooore le parfum surtout si il sent fort. Tout y est passé, Rive Gauche, Amarige, Poison, … Angel. Le seul qu’elle a pas aimé, c’est Champs Elysées, normal, il avait une odeur légère. Moi, c’était mon préféré. Vous l’aurez compris, j’ai eu une enfance difficile. A cinq ans, on m’offre Céleste, le parfum Babar (j’ai encore le flacon chez moi). Il sert surtout à la déco. A 12 ans, je suis dans ma période « Eau Jeune », il y a un top model dans la pub Démon, j’acquiers le parfum. Le flacon est presque plein aujourd’hui. Finalement les parfums bon marché, c’est pas du tout une économie, on s’en lasse trop vite, on n’en veut plus au bout d’un mois. A 14-15 ans, victime de la mode, je veux et j’exige CK One. Pour être comme Kate Moss? Le mystère reste entier.Toujours est-il que celui-là, je le mets… pour me coller une migraine tous les soirs. Au bout de quelques mois (on n’est pas sérieux quand on a 17 ans) j’abandonne la bataille. En gros, le choix est simple : ou je mets le parfum sur mes vêtements, et là, complètement absorbé par le tissu, impossible qu’il s’évapore, et moi j’y ai droit avec intensité toute la journée, c’est horrible j’en ai des papillons dans l’intestin grêle en fin de journée (glamour is not a crime). Ou je le mets sur ma peau et là c’est génial, je fais virer tous les parfums, je pourrais me mettre un très évanescent très subtil J’Adore de Dior, au bout d’une heure, on dirait une contrefaçon achetée sur le marché de Casablanca un 27 juillet à l’heure la plus chaude. C’est bien simple ça a l’odeur de l’alcool à 90. Comprenez qu’au départ, la nature ne m’a pas gâtée. Comprenez qu’un homme qui se parfume trop, en plus de trouver ça louche (mais … mais… il se lave pas ou quoi?), je suis assez vite indisposée. Comprenez que j’ai assez peu de chances de conclure avec un homme si je sais qu’au bout d’une demi-heure je vais devoir faire des exercices de respiration pour rester en forme.

Revenons à  A-men. Avant lui, Angel. Le pari initial était donc de créer un parfum à l' »odeur de fête foraine ». Pari gagné. Une fête foraine, c’est des enfants qui rient, de la barbe à papa, des animaux rieurs, des attractions sympa. Mais une fête foraine, c’est également des ordures partout par terre, des ânes qui chient, des gens qui font la queue pour la grande roue (et développent une sudation supérieure à la normale) et des forains à l’hygiène assez peu conventionnelle.En deux mots, ça pue. Jusqu’ici, on est d’accord (si vous êtes pas d’accord, le navigateur « Marques-pages » est juste au-dessus de cette page, vous pouvez changer de site, il n’est pas trop tard). Des fois, un cri du coeur permet à quantité d’esprits de s’unir. Vous êtes nombreux, chers lecteurs, à être de mon avis sur Angel. Toutefois, on m’a demandé : et A-men? Qu’en penses-tu, Marine? Premier a priori mitigé. D’une part, le traumatisme d’Angel. D’autre part, le nom est très bien trouvé. Il garde la tonalité mystique, et il joue avec le côté Angel au masculin, j’aime bien. Il a une réputation aussi. Sur ces pages, il a l’air d’avoir du succès, on me le vend comme aphrodisiaque, entre autres… Puis, comme je suis consciente que j’ai une mission à remplir, je m’y colle. Samedi dernier. En pleines courses de noël. Je me rends à mon concessionnaire de parfums le plus proche. Je prends une grande bouffée d’air avant de rentrer. Je me dirige vers le rayon hommes d’un pas ferme et décidé, prête à tout envoyer valser sur mon passage. Je prends un testeur. Je prends A-men. Je vaporise sur le testeur. Je cherche la sortie la plus proche, je frôle l’apoplexie (oui bah essayez de trouver un parfum pour homme dans un concessionnaire de parfum un samedi après-midi en période de Noël pour voir)…
Bon, je sens l’affaire. Première impression, c’est boisé. Donc je pourrais dire A-men, ça fend du bois. Mais ça vous avancerait peu. Disons que oui, c’est viril. Deuxième impression, une heure après, c’est chocolaté (ça doit être l’aphrodisiaque, ça)… du coup c’est un peu écoeurant, mais c’est l’effet dit « testeur ». Au final, il n’est pas désagréable, rassurez-vous messieurs, il ne m’a pas provoqué les haut-le-coeur de son confrère « pour femmes » et ça sent bon. Mais je dirais pas que c’est la révolution olfactive non plus. Donc, lecteur, à acheter et à porter si tu veux compléter ton apparence d’homme qui en impose le matin à la Défense. A porter si tu veux draguer en soirée sur les Grands Boulevards, sans doute. C’est le genre de parfum qui se porte sur costard. A offrir, lecteuse, à ton père/frère, parce que ça sent bon, et que tu les vois pas exactement tous les jours non plus (sympa pour la belle-doche, elle va se taper les migraines à parfum). Mais attention, petite mise en garde, pas à ton mec, parce que c’est quand-même un peu entêtant. Ou alors à ton mec, si vous vivez pas ensemble. Comme quoi l’achat d’un parfum, c’est aussi l’occasion de redéfinir l’intensité de ta relation à tes proches, et ça aussi, c’est la magie de Noël. Finalement, à tout prendre, moi, en parfum pour hom
mes, je préfère le Mâle, de Jean-Paul Gaultier. Celui-là, oui, il me rend toute frémissante.

Physiologique ou psychosomatique ?

Il y a quelques temps, je vous parlais sur ce blog de ma terreur de la grossesse et du déni de grossesse. Et ben voilà, force est de constater que mes règles ont dix jours de retard. D’abord paniquée, je réfléchis : je n’ai pas eu de sexe depuis quasiment deux mois et j’ai eu mes règles entre temps. Mais ça me suffit pas, donc je continue à cogiter. Ces 9 derniers mois (oui, les dénis de grossesse ne durent pas trois ans), j’ai eu 5 partenaires, ça nous ferait 5 candidats potentiels à la maternité. Bon, l’un d’entre eux n’a jamais joui en moi, on l’élimine, n’en reste que 4.

– Candidat 1, période non féconde (juste après mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 2, période non féconde (juste avant mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 3, période non féconde (juste avant mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 4, période non féconde (juste après mes règles), aucune capote explosée déclarée

Quand je dis juste avant ou juste après, c’est vraiment une question de jour. Quant à la capote déchirée, en général, quand ça arrive, on le sait. Monsieur se retire et lâche un « hé merde » explicite en regardant les lambeaux de latex parant son pénis. Donc même si la capote avait un petit trou qu’on n’a pas vu, M. Ogino m’expliquerait que je ne risque rien.

Ceci étant, je continue de cogiter (bon, ok, ça m’occupe). Et si j’accouchais un jour ? Bon, candidat 1 sera éliminé en février (oui, grossesse, toujours neuf mois), candidat 2 en avril, candidat 3 et 4 en juin. Bon, sauf accouchement prématuré, la naissance du petit pourrait donner un indice du bébé. Mais si c’était un prématuré, comment savoir qui est le papa ? Bon, s’il est un peu bronzé, c’est candidat 4, aucun doute, le seul qui n’est pas Européen pur jus. S’il a les yeux marrons, ce sera candidat 1 ou 4, les yeux verts ou bleus, candidat 2 ou 3. Ma vie ressemble aux Feux de l’Amour, des fois.

Bon, en fait, je pensais ça jeudi soir alors que je m’endormais et ça m’amusait un peu, en fait. Parce que je le sais que je suis pas enceinte. Oui, si on excepte ce petit retard, je n’ai aucun autre symptôme : mes seins n’ont pas grossi (Dieu merci, ma mère faisait quand même du 120 pendant sa grossesse), je n’ai pas vomi depuis ma cuite d’août, je n’ai pas grossi un poil et j’ai pas la ligne brune sur le ventre. Oui parce que les femmes enceintes ont une ligne brune verticale sur le bidou. Toi aussi, cultive-toi sur les vingtenaires (pour une fois que je peux faire ma merdeuse sur du médical). Et puis j’ai pas les hormones en furie, je n’ai pas d’envies étranges, tout va bien.  Mais pourquoi ce retard ? Je vois deux raisons majeures :

– psychosomatique : j’ai parlé de déni de grossesse et pif, paf, je me fais une petite grossesse nerveuse ou équivalent. Ce qui m’inquiète sur ma propre santé mentale, je commence à me demander si je devrais pas aller dans un endroit où une gentille personne m’allonge sur un canapé et me demande de lui raconter mon enfance.

– physiologique : bon, jeune, j’avais un cycle long (35 jours). Depuis un ou deux ans, j’ai du 28 jours ou à peu près mais j’ai jamais été régulière comme une horloge. Et puis, en plus, en ce moment, je fais un régime et même si j’ai pas perdu 10 kg en trois jours, ça peut jouer aussi. Parce que mine de rien, les règles, c’est très aléatoire : une contrariété et paf, elles peuvent débarquer. Non mais les filles combien d’entre vous ont eu leurs règles pendant les exams ? Moi, ce fut à peu près systématique (notamment brevet et bac, je me souviens bien).

Bref, pour ce samedi, je t’offre un article intime et pas forcément hyper glam’… Mais ça fait partie de la vie aussi.