Rupture de stress

Semaine dernière, ce fut fort en stress. Sans trop en dévoiler, nous devions mettre en ligne une application Facebook et je jonglais entre le client qui appportait trois milliards de modifications et le prestataire qui développait ladite application. Le problème, c’est que j’arrivais très en aval de cette application donc je ne maîtrisais que peu les paramètres. D’où le bordel.

Mercredi soir, 21 heures, je décide de rentrer chez moi face au silence assourdissant du prestataire qui m’avait promis mon appli à 19h. Je suis cassée, de mauvaise humeur, j’en peux plus, j’ai un peu envie d’hurler sur quelqu’un. Sauf que bon, à part mon chat, j’ai personne sur qui me défouler et la pauvre bête n’y est pour rien. Après une telle journée, je suis tellement épuisée que j’en ai même pas sommeil, j’essaie de profiter de cette énergie pour avancer sur des trucs.

Jeudi matin, je me lève et là, paf, me voilà sereine. Peut-être étaient-ce les prémices de mon vilain rhume ou alors j’étais l’heureuse victime de ce que j’appelle “la rupture du stress”. Mon corps, y a des fois où il en a marre d’être maltraité. Parce que j’enchaîne les semaines tendues et que je me repose pas forcément le week-end. Alors il commence à me faire vibrer la paupière pour me dire que ça va pas trop mais je l’écoute pas trop. Tiens, je mange du chocolat, ça te calmera paupière puis tais-toi, je pars en vacances dans peu. Sauf que mon corps, il vit au présent, il s’en fout de la promesse de vacances futures. Donc voyant la pression monter, monter, monter, il a évacué tout le stress, un peu comme on évacue la vapeur d’une cocotte-minute. Non, là, mon cerveau n’a pas voulu gérer donc il a tout relâché.

Jeudi, je suis arrivée au boulot tranquille. Un petit rendez-vous étrange où on se rend compte qu’en fait, c’était à ma soeur qu’elle voulait parler et pas à moi, puis je reprends mon dossier compliqué. Qui ne fonctionne pas mieux et tandis que je m’escrime à le régler, ma to do list n’avance pas alors que la deadline, elle, court vers moi en criant : “mercredi soir, tout doit être terminé !”. Mais tant pis. Je ferai de mon mieux et advienne que pourra. J’ai déjà annulé ma séance de sport avec Anaïs, je n’annulerai pas mes vacances de toute façon. Dans cette affaire, je ne peux me remettre en cause, j’ai travaillé du mieux que je peux, j’ai essayé de récupérer les balles que l’on me lançait un peu n’importe comment pour jongler avec. A un moment, tu peux plus gérer. Mais à côté de ça, tu gères d’autres applications sans faillir. Quand celle-ci n’apparaissait toujours pas, j’ai réussi sur une autre à coordonner la création du design, écrire et déposer un règlement et mettre en ligne une autre application dans les temps. Comme mon stress est tout rompu, je préfère retenir ce point positif. Je suis carrée, j’ai mon rétroplanning. Ce n’est que quand je n’ai pas les cartes en main que ça foire.

Prétention, quand tu nous tiens. Mais du coup, ça fait du bien de respirer, de ne plus s’angoisser. Après tout, à un moment, faut savoir admettre qu’on ne pourra pas tout faire, même avec la meilleure volonté du monde. Et c’est pas en s’angoissant qu’on fera du bon boulot.

L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

armband-for-ipod

Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

facebook-iphone.jpg

Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


autisme.jpg

Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

hilton-iphone.jpg

Demain, je fais un régime sans Iphone !

Qui veut m’épouser ?

« Elle est bonne à marier ! ». Ok, cette expression m’énerve à un point hallucinant puisque je pense que ne pas être une parfaite ménagère fait de moi une femme idéale, j’ai plein d’autres qualités. J’en avais déjà parlé. Mais hier, j’ai un peu atteint le summum de mes talents en arts ménagers. Oui, ce blog raconte ma vie en ce moment, désolée.



En fait, en ce moment, je mène une vie légèrement dissolue faite de fêtes, alcool, restos et même de sexe donc forcément, je fais de super économies de gaz en ne mettant plus les pieds dans la cuisine que pour faire du café et donner à manger au chat parce que quand même. Je me prépare aussi mon pique nique du midi mais pas tous les jours, ça dépend de mon taux d’alcoolémie au réveil. Oui parce que la vieillesse aidant, j’ai découvert que 3 mojitos avalés avant 1h du mat et malgré un McDo derrière, le lendemain matin, je tangue encore.  Je vieillis, je vous dis. Bref, même si la cuisine de mon nouvel appart est top, j’y vais plus.



Hier soir, rentrant pas trop tard de ma séance de sport, je me dis que je testerais bien le truc que j’ai acheté, un espèce de steack au boulgour, sarrazin et comté. Oui, j’aime les sensations fortes.  Donc j’ouvre le truc et déjà, je m’étonne un peu de l’odeur de chocolat qui s’en dégage car ça n’a aucune raison de sentir ça. Bon bref, je mets le steack dans la poele et je retourne sur MSN discuter avec Vicky, ça donne à peu près ça :

Nina : C’est bizarre, je cuisine un truc à base de boulgour, sarrazin et comté, ça sent le chocolat, c’est concept

Vicky : Heu ? Ah oui, c’est sympa

Nina : Ah tiens, c’est concept, ça a pris feu

Vicky : Hein ? Quoi ?

Nina : Non mais ça a l’air bon sous le carbonisé quand même.

Vicky : Mais attends, tu veux dire qu’il y avait des flammes ?

Nina : Ben ouais.


Oui, hier soir, j’ai mis le feu à ma cuisine. Enfin, juste à la poele. Et comme je rentrais de quasi 2h de sport, j’ai pas paniqué, j’avais plus la force, je me suis contentée de couper le feu et souffler dans la poele. Mon self control m’épate. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ma mère est légèrement coupable de m’avoir porté la poisse : je dois régler mon assurance habitation car je ne suis plus couverte depuis le 05 (j’ai des soucis avec la paperasse) et elle me fait « non mais tu comprends, si tu mets le feu à l’immeuble, on est totalement ruinés ! ». Et bien, on a eu chaud.




 Mais comme je suis pas rancunière, j’ai retenté l’expérience ce matin pour mon déjeuner du midi (je ne mange pas de steack végétarien au petit déj quand même). Et je n’ai mis le feu à rien. Je progresse. Peut-être qu’un jour, je serai même motivée pour faire de la vraie cuisine, autre que des trucs quasi prêts qui ne me demandent que 2 mn de préparation mais au vu de mon emploi du temps, 2 mn, c’est déjà beaucoup.



Demain, je vous parlerai plomberie, on va rigoler.