Sexy smoke

Résumé des épisodes précédents : motivé à l’idée de trouver l’amour, vous avez choisi de vous inscrire sur un site de rencontre. Mais avant d’accéder à la liste des célibataires avides de vous rencontrer, vous devez franchir un certain nombre d’épreuves : trouver un pseudo, les bonnes photos, répondre à des questions bien indiscrètes sur votre taille, votre poids, votre profession et vos revenus, vos loisirs, votre éventuelle descendance… Et ca continue, vous vous demandez si Meetic, c’est pas la vitrine officielle des RG, à force. Maintenant, examinons la question suivante : tabac, drogue, alcool. Oh oh…
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Est-ce que je bois ? Est-ce que je fume ? Des cigarettes qui font rire ? Evidemment, je connais la réponse mais dois-je mettre en avant dès le départ que je taquine de temps en temps la bouteille parce que, sincèrement, un Daiquiri ou un Chinon, ça fait plaisir. Mais bon après, je bois quasi jamais toute seule (sauf un petit grog de temps en temps quand il fait froid et un petit verre de Martini après une très dure journée mais en ce moment, ça va, mes journées sont plus douces et le vrai froid toujours aux abonnés absents alors bon…). Non parce que bon, je suis certainement une légère alcoolique mondaine comme nous le sommes tous mais pas de quoi s’inquiéter non plus, hein… Et la cigarette ? Dois-je annoncer clairement la couleur ? Sachant que bon, si je peux faire semblant de pas fumer pendant quelques rendez-vous, à un moment, ça va plus être tenable.
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Certains décident donc de l’assumer et l’affichent dès la photo de profil : azy que je me mets une photo de moi visiblement torché, une bouteille à la main ou noyé dans un fog cancérigène. Et là, je me dis que c’est quand même un peu too much. Oh oui, les volutes de fumée bleue, c’est sexy, c’est mystérieux, un peu comme James Dean à l’époque… A l’époque où on n’avait pas la notion de cancer du poumon et tabagisme passif. Puis pardon mais ta sexy fumée bleue, t’es prié de la laisser hors de chez moi, ça pue. Quant à ton alcoolisme, ça me gêne pas tant que tu restes à « joyeux luron ». Là, rien qu’à voir ta photo, le curseur est plus entre « gros lourdingue » et « a vomi dans tes toilettes ». Quant à la drogue : pour la partie cigarette qui fait rire, cf phrases sur le tabagisme ci dessus (on fume pas dans mon appart, sauf à la fenêtre, et c’est non négociable) et pour les drogues plus dures, passé un certain âge, je trouve ça un peu ridicule en fait.

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Bon, alors, on assume ou pas ? Vous avez envie d’arrêter la picole et la clope ? Profitez-en pour affirmer sur votre fiche que non, vous n’avez pas ces vices. Mais soyez bien sûr de votre coup. C’est toujours pareil avec les mensonges : le plus dur, c’est pas de les dire mais de les tenir.

Une semaine en-rhum-ée pleine de punch

Double jeu de mot foireux en titre mais rendons la responsabilité à chacun d’entre eux : l’en-rhum-ée, c’est ma sœur et pleine de punch, c’est mon papa. On est les rois du calembour chez les Bartoldi.

Qui dit Martinique dit rhum. Ca tombe bien, je suis une vraie rhumomane, je l’aime autant que la vodka et que le champagne. Alors forcément, en Martinique, ça y va : au déjeuner, au repas et en after, vive le rhum, qu’il soit planteur, petit vieux, en punch ou même en daiquiri (bien que la Piña Colada de l’hôtel soit très bonne, je n’en ai pas pris). Sauf que voilà : depuis deux ans que je ne bois quasi plus, mon corps n’a pas été content du tout.





Ca a commencé par mon ventre. Bizarre, ai-je remarqué dans la glace, il a gonflé. Alors au début, j’ai mis ça sur le compte de la chaleur mais aujourd’hui, il n’a pas trop trop diminué et là, je comprends bien qu’il manifeste contre la prise excessive d’alcool, produit extrêmement sucré, rappelons le. Avoir nagé avec application dans la mer, à contre courant, n’a pas permis de compenser. Pour le moment, mes pantalons ne disent trop rien mais je le sens bien qu’il va falloir reprendre intensément le sport pour éliminer tout ça. C’est ça l’alcool : 5 minutes de plaisir, 2h de sport pour éliminer. Alors imaginez à deux ou trois verres par jour pendant une semaine ce qui m’attend.

Et mon corps ne s’est pas contenté de gonfler du bidou, il s’est vengé de façon violente le jeudi soir : il m’a rendue malade. Dîner tranquille (et relativement pas bon, l’hôtel n’était pas doué en cuisine), petit digestif rhumé dans la chambre parentale, tout va bien. Je me couche, écris trois lignes ou à peu près, lis un peu puis j’éteins. Je somnole un peu mais soudain, je suis prise de mal de ventre. Pensant à une indigestion ou une turista, je vais aux toilettes mais rien de probant. Mon ventre est littéralement dur comme du
bois. Et là, je sens ma trachée qui se consume sous l’effet de l’alcool. Je vous jure, j’ai la tuyauterie en feu. Bon, mon corps déborde de rhum, je ne vois qu’une solution pour le purger.

Alors j’aimerais quand même savoir comment font les demoiselles (et messieurs ?) qui ont des soucis alimentaires et se font vomir, je n’y suis pas arrivée. Alors je suis allée me coucher avec ma tranchée cramée en buvant de l’eau pour éliminer. Le lendemain, je n’ai bu que deux rhums, je suis raisonnable.



Et encore, j’ai été dans les raisonnables de la famille avec Alice. Nous avons fait une excursion en catamaran où l’équipage mettait à disposition du planteur dès le départ (9h du mat) et je n’ai bu le premier qu’au déjeuner. J’en ai pris un autre dans l’après-midi que je n’ai pas fini (qui me l’a piqué ?) et un autre vers 17h que je n’ai pas fini non plus (mais qui me vole mes cocktails ?). Par contre, mes parents ont bien tapé dedans ce qui m’a permis de voir mon papa en état d’ébriété (un inédit) et ma maman aussi (un peu moins inédit). Je fus certes grise mais je suis toujours restée digne, je crois.

En attendant, je crois que ma bouteille de rhum vieux ramenée dans mes bagages va rester au frais quelques temps. Et celle de rhum blanc que j’ai ramenée, c’est le prix pour le 45 000e comm. Je vous gâte, y a pas à dire !

I’m singin in the list, just singin in the list

MétéoFrance de mes fesses, il devait faire beau aujourd’hui, tu m’expliques !

– Je suis la voisine idéale du genre « ah, oui, j’ai des voisins mais je les vois jamais ». Ainsi, la semaine dernière, je croise le couple qui partage l’appart mitoyen au mien. Et découvre qu’ils ont un bébé. Je savais même pas qu’elle avait été enceinte, moi ! Du coup, je comprends mieux les cris de bébés que je peux entendre parfois, je trouvais que la gamine de 2 ans des voisins devait être vraiment attardée pour chialer comme ça.

singing-in-the-rain

– Je suis une maîtresse étalon. Non, je parle pas (trop) de sexe. Vendredi dernier, soirée forum. A un moment un des convives que l’on remarque par sa grande taille explique que sa copine est petite et que du coup, quand ils prennent une douche, son engin se retrouve pile entre ses seins. Vicky estime que ça mérite vérification donc elle m’appelle (j’avais pas entendu la conversation) et me positionne, debout, à côté du jeune homme. Pas convainquant. « Ah mais attends, j’ai mes talons ». Je descends de mon perchoir et là, tout le monde explose de rire. Merci les gars, je vous en veux pas du tout… (grml grml)

 – Nina le dico vivant est de retour. « Ninaaaaaaaaaaa ! » « Ouiiiiiiiiii ? » Rémi arrive à mon bureau. « Tu peux venir s’il te plaît ? Y a Benjamin, il me croit pas quand je dis que les accents aigus, ce sont ceux qui montent et les accents graves ceux qui descendent ». Et me voici donc dans l’ancien bureau de Gonzague devenu celui de Benjamin à expliquer que oui, Rémi a raison et que y a un petit Robert juste là.
 

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu un boulet accroché à mes basques. Hier soir, je rentre après une soirée un peu arrosée (en fait, c’est surtout le Daïquiri quasi cul sec qui m’a tuée), je me pose tout au bout du quai de mon train pour fumer sans déranger personne et là, un mec commence à me rôder autour et finit par m’adresser la parole. « Pardon, y a pas un autre train pour Plume sur Berges avant celui-ci ? ». Hé merde. Je lui réponds gentiment que non, c’est le dernier et qu’en plus, il est omnibus puis je vais m’asseoir. J’ouvre mon
bouquin, je commence à lire et le voilà qui s’assoit en face de moi « rebonsoir », « rebonsoir ». « Ah mais il est vraiment tard ce train, blablablabla ». Bon, ok,
je sens que je suis pas prête de finir mon livre. Et voilà que le mec me raconte sa vie, qu’il est en instance de divorce de sa 2e femme, 4 enfants (mmm, tu me fais rêver là), qu’il a
bossé à Montpellier, passé par Toulouse, blablablablablablabla. Je peux pas en placer une mais je peux pas non plus me replonger dans mon bouquin (j’ai essayé). Arrivée à Plume sur Berges, je suis bien obligée de descendre. Heureusement, arrivée devant ma rue, je lâche un « moi, je vais par là » « ah ben ok, j’espère qu’on se recroisera et qu’on aura le temps de faire plus ample connaissance… ». Ben pas moi.

– A la question « Gabriel et Nina sont-ils en couple ?», je déclare officiellement que c’est non. Ou alors, il a de drôles de mœurs mais ça fait une semaine qu’il est rentré de vacances et qu’il vient pas me parler quand on est sur MSN donc voilà. Donc maintenant s’annonce un match fantastique « orgueil contre hormones ». Qui va l’emporter ?

– Lundi, chaussures fermées à talon, temps gris. Mardi, baskets avec chaussettes (beuuuuuh), temps gris. Mercredi, chaussures d’été ouvertes qui montrent mes ongles vernis : pluie. Je veux pas dire mais je pense qu’il y a une conspiration divine quelque part, là.

– Samedi : soirée chez So Long, dimanche et lundi : soirées chez Vicky (mais super softs), mercredi : verre avec un charmant jeune homme. Oui, verre au singulier car véritablement infect. Je pense que le mec m’a servi un truc de bain de bouche, sans même un glaçon ni rondelle d’orange. Vendredi : soirée forum again. Cette semaine, j’ai donc réussi à rester deux soirs chez moi, youhou !

 – Sans doute plein d’autres choses mais en ce moment, j’ai pas le temps de l’écrire en temps réel ma liste donc j’oublie !