La positive attitude est de retour

(Sous titre : arrête de râler Nina)

Je pense que même le lecteur le moins attentif aura remarqué que par chez moi, en ce moment, c’est pas trop la grande forme. Faut dire que je suis dans ces fameuses périodes que je déteste où une lose peut en cacher une autre donc à force, je ne trouve plus ça très drôle et ça finit par me miner. Rajoutons ça à la fin officielle de l’été (légitime certes), mon moral est dans les chaussettes.


Faut dire que la semaine dernière n’a pas été de tout repos : des dossiers extrêmement compliqués à ficeler avec des changements de demande de clients toutes les deux minutes, un rhume qui a commencé jeudi, jour où en saisissant mon jean qui gisait dans mon sac de sport, je l’ai découvert trempé. Bouteille d’eau renversée ? Non, chatte pisseuse. J’ai compris le message, j’ai viré le toit de sa litière. Ah et quand je dis chatte pisseuse, évidemment que je parle de Kenya, je ne pisse pas sur mes affaires, hein ! Donc mauvaise humeur

jeudi (surtout que j’avais un petit souci de machine à laver pour changer, Anthony l’a réparée mais j’ai quand même dû aller à la laverie entre temps parce que la pisse de chat, c’est infect), vendredi, tonus aux abonnés absents, remplacé par une jolie rivière de morve s’écoulant de mon nez tandis que ma voix n’avait plus à rien à envier à Macha Béranger. Dieu ait son âme (à Macha, pas à ma voix). Puis si samedi, ça allait mieux, Dame Nature m’a fait un beau cadeau dimanche. Et me voilà pliée en deux sur mon lit, une bouillote bouillante sur le ventre à maudire les spermatozoïdes Y de mon papa qui n’ont pas été capables de remporter la course.  Super rentable le week-end en somme.


Et puis, j’en ai eu marre. Stop à la complainte ! C’est vrai que l’an dernier, j’étais en plein déménagement et l’année d’avant en plein changement de taf. Cette année, rien, nada, aucun changement majeur en vie. Mais évidemment, il faut être réaliste. Mais ce n’est pas parce que je n’ambitionne pas de déménager et de changer de taf que je dois me laisser aller, non, non, non. L’arrivée des jours courts et moches n’est certes pas l’idée la plus motivante de l’année mais voilà, on est partie pour la partie météorologiquement maussade de l’année, faut faire avec. Tout n’est question finalement que de point de vue. C’est vrai que la lose qui s’accumule, ça finit par ne plus faire rire mais à côté de ça, j’ai quand même une vie pas dégueulasse, pas de soucis majeurs et même des petites nouvelles qui font chaud au cœur donc pourquoi ne pas les mettre par-dessus tout le reste ? Par-dessus les clients tatillons, les bugs à répétition, les ovaires en pleine protestation, les reins qui tirent, ma gorge qui brûle, mon nez qui coule et le temps gris. Tout est relatif, toujours.


Alors je me reprends en main. D’abord, comme me l’a suggéré Isadora, j’arrive plus tôt au boulot et de 9 à 9h30, je m’occupe juste de mes affaires (blog, articles…). Puis je vais au sport le plus souvent possible, la mélancolie se dissout dans la sueur, c’est testé et approuvé. Je me bichonne aussi, je me remets au cappucino que j’adore, un petit carré de chocolat pour le magnésium. Ah et je me gave aussi de fruits et de légumes, je ne compte pas tomber malade tous les trois jours cet hiver. La Nina qui se laisse un peu aller, je ne l’aime pas. D’ailleurs, c’est pas compliqué, après un week-end à macérer dans ma crasse et mon pyjama, une vraie douche, un masque facial, un masque capillaire, je me sens renaître.


Nina Automne hiver 2009-2010, c’est parti !

I’m singin in the list, just singin in the list

MétéoFrance de mes fesses, il devait faire beau aujourd’hui, tu m’expliques !

– Je suis la voisine idéale du genre « ah, oui, j’ai des voisins mais je les vois jamais ». Ainsi, la semaine dernière, je croise le couple qui partage l’appart mitoyen au mien. Et découvre qu’ils ont un bébé. Je savais même pas qu’elle avait été enceinte, moi ! Du coup, je comprends mieux les cris de bébés que je peux entendre parfois, je trouvais que la gamine de 2 ans des voisins devait être vraiment attardée pour chialer comme ça.

singing-in-the-rain

– Je suis une maîtresse étalon. Non, je parle pas (trop) de sexe. Vendredi dernier, soirée forum. A un moment un des convives que l’on remarque par sa grande taille explique que sa copine est petite et que du coup, quand ils prennent une douche, son engin se retrouve pile entre ses seins. Vicky estime que ça mérite vérification donc elle m’appelle (j’avais pas entendu la conversation) et me positionne, debout, à côté du jeune homme. Pas convainquant. « Ah mais attends, j’ai mes talons ». Je descends de mon perchoir et là, tout le monde explose de rire. Merci les gars, je vous en veux pas du tout… (grml grml)

 – Nina le dico vivant est de retour. « Ninaaaaaaaaaaa ! » « Ouiiiiiiiiii ? » Rémi arrive à mon bureau. « Tu peux venir s’il te plaît ? Y a Benjamin, il me croit pas quand je dis que les accents aigus, ce sont ceux qui montent et les accents graves ceux qui descendent ». Et me voici donc dans l’ancien bureau de Gonzague devenu celui de Benjamin à expliquer que oui, Rémi a raison et que y a un petit Robert juste là.
 

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu un boulet accroché à mes basques. Hier soir, je rentre après une soirée un peu arrosée (en fait, c’est surtout le Daïquiri quasi cul sec qui m’a tuée), je me pose tout au bout du quai de mon train pour fumer sans déranger personne et là, un mec commence à me rôder autour et finit par m’adresser la parole. « Pardon, y a pas un autre train pour Plume sur Berges avant celui-ci ? ». Hé merde. Je lui réponds gentiment que non, c’est le dernier et qu’en plus, il est omnibus puis je vais m’asseoir. J’ouvre mon
bouquin, je commence à lire et le voilà qui s’assoit en face de moi « rebonsoir », « rebonsoir ». « Ah mais il est vraiment tard ce train, blablablabla ». Bon, ok,
je sens que je suis pas prête de finir mon livre. Et voilà que le mec me raconte sa vie, qu’il est en instance de divorce de sa 2e femme, 4 enfants (mmm, tu me fais rêver là), qu’il a
bossé à Montpellier, passé par Toulouse, blablablablablablabla. Je peux pas en placer une mais je peux pas non plus me replonger dans mon bouquin (j’ai essayé). Arrivée à Plume sur Berges, je suis bien obligée de descendre. Heureusement, arrivée devant ma rue, je lâche un « moi, je vais par là » « ah ben ok, j’espère qu’on se recroisera et qu’on aura le temps de faire plus ample connaissance… ». Ben pas moi.

– A la question « Gabriel et Nina sont-ils en couple ?», je déclare officiellement que c’est non. Ou alors, il a de drôles de mœurs mais ça fait une semaine qu’il est rentré de vacances et qu’il vient pas me parler quand on est sur MSN donc voilà. Donc maintenant s’annonce un match fantastique « orgueil contre hormones ». Qui va l’emporter ?

– Lundi, chaussures fermées à talon, temps gris. Mardi, baskets avec chaussettes (beuuuuuh), temps gris. Mercredi, chaussures d’été ouvertes qui montrent mes ongles vernis : pluie. Je veux pas dire mais je pense qu’il y a une conspiration divine quelque part, là.

– Samedi : soirée chez So Long, dimanche et lundi : soirées chez Vicky (mais super softs), mercredi : verre avec un charmant jeune homme. Oui, verre au singulier car véritablement infect. Je pense que le mec m’a servi un truc de bain de bouche, sans même un glaçon ni rondelle d’orange. Vendredi : soirée forum again. Cette semaine, j’ai donc réussi à rester deux soirs chez moi, youhou !

 – Sans doute plein d’autres choses mais en ce moment, j’ai pas le temps de l’écrire en temps réel ma liste donc j’oublie !