Quand le bashing est sexiste

Depuis quelques années maintenant, se moquer plus ou moins subtilement des blogueuses mode et beauté est un sport dont certain-e-s ne semblent jamais se lasser. Traquant les demoiselles dans leur moindre faits et gestes (jusque sur AirBnB), essayant de deviner si elles sont toujours avec leur mec ou si elles ont grossi ou maigri. Quoi qu’elles fassent, de toute façon, il y aura toujours matière à critiquer. Ok, c’est le jeu quand on s’expose (non, le coup du AirBnB est flippant, certain-e-s devraient sincèrement consulter) mais il y a un vrai souci derrière…

Upset Teenage Girl With Friends Gossiping In Background

Si vous êtes un minimum connecté, vous devez avoir entendu parler d’EnjoyPhoenix, cette jeune youtubeuse beauté d’une vingtaine d’années qui a été éditée en début d’année et qui participe désormais à Danse avec les stars. Alors je vais être honnête : je ne regarde pas ses vidéos. J’en ai maté une, ça ne m’a pas passionnée. Parce que je n’ai plus 20 ans donc les histoires de lycée*, ça ne me parle plus et je ne trouve pas intéressant de mater un tuto beauté si je n’ai pas le besoin spécifique de me faire un chignon ou un smoky eye. De la même façon que je ne lis pas les blogs mode et/ou beauté ni les pages consacrées à ces sujets dans les mags féminins parce que ça ne me parle pas. Chacun sa came. Mais je défends cette fille bec et ongles sur les réseaux sociaux quand on la descend. Pourquoi ? Parce que le principal reproche qu’on adresse à cette jeune fille, c’est d’être futile… And so what ?

l-autobronzant-pour-les-nulles_w780

Sur Youtube et les blogs, on a largement le choix des sujets. Parmi les vidéos que j’aime mater : le joueur du grenier, un mec qui joue aux vieux jeux vidéos moisis en vociférant. Je ne suis pas vraiment une gameuse, très loin de là mais je vous jure que quand vous passez une journée un peu chiante mais que vous n’avez pas le droit d’insulter les gens, écouter un mec proférer toutes les insultes qui vous brûlent les lèvres, ça fait du bien. Le joueur du grenier bénéficie d’une belle équipe rédactionnelle intégrant entre autre Karim Debbache pour qui je voue un véritable culte. Mais si je dois être honnête, il n’y a pas de différence en soi entre Joueur du grenier et Enjoy Phoenix : le sujet de base est futile. Sauf que l’un parle d’un truc plutôt attribué aux mecs et l’autre d’un truc de filles. Et qui va donc s’en prendre plein la gueule sur la futilité de son oeuvre?

jeux-videos-moches

On s’est beaucoup indigné qu’elle publie un livre “tuer des arbres pour de telles conneries, quand même”. Mais c’est quoi le souci ? Il est vrai qu’une jeune fille de 20 ans qui publie une autobiographie, ça me fait toujours un peu rire vu que sa vie est plus largement devant que derrière elle (enfin, je le lui souhaite, en tout cas). Mais j’ai entendu beaucoup moins d’indignation à la sortie de l’autobiographie de Justin Bieber, si je dois comparer une jeune personne écrivant sa vie. Je n’ai pas entendu d’avalanche d’insultes à la sortie de la bio de Ribéry. Le foot, c’est moins futile que le maquillage, apparemment, les arbres sont tués pour une plus noble cause, ouf. Et je parle de Ribéry mais j’aurais pu évoquer Anelka ou Dugarry.

Où ça, aussi
Ou ça, aussi…

Alors effectivement, je n’achèterai pas le bouquin d’EnjoyPhoenix (ni les biographies sus nommées) pour me faire un avis parce que je ne pense pas que ce soit ça l’intéressant. Mais je suis désolée, je ne vois pas pourquoi les arbres seraient plus massacrés pour elle que pour d’autres blogueurs mâles qui ont sorti des livres. Je ne vous ai pas bien entendu hurler sur les arbres tués pour les affiches du film ou des spectacles de Norman, les DVD sur lesquels sont gravés ce film (alors que c’est polluant). Pourtant, entre Norman et EnjoyPhoenix, je ne vois pas plus d’utilité à l’un qu’à l’autre. J’irai même plus loin : je trouve beaucoup moins dangereux d’imprimer la vie de cette demoiselle que des romans comme Fifty Shades of grey qui t’apprend que l’amour, c’est trop bien quand on est soumise à un gros connard pervers narcissique tendance psychopathe.

fifty-shades-of-grey-on-set-4

Tiens, cette photo m’évoque ça :

une-pipe-un-pull

Bref, ce qu’on balance à la gueule d’EnjoyPhoenix aujourd’hui, c’est un peu ce qu’on balançait à la gueule des blogueuses mode d’hier car au fond, ce qu’on leur reproche, c’est d’être superficielles. Oui et ? Leur passion,  c’est la mode ou le maquillage ? Pourquoi c’est mal ? Elles ne font pas des vlogs où elles chassent des animaux en voie de disparition. Surtout que leur passion leur a permis d’apprendre à maîtriser la photo et ou la vidéo. Ce que je suis assez peu capable de faire (photos, ça va mais vidéo…) avec mes passions moins “superficielles”. Si je prends des Betty ou des Garance Doré, on peut se foutre de leur gueule autant qu’on veut mais elles ont fait autre chose qu’aimer la mode, elles ont monté des businesses à part entière. Futiles et superficielles ? Ca, c’est vous qui le dites.

Salut, je suis la meuf qui gagne en un mois ce que tu gagnes en un an. Bisous
Salut, je suis la meuf qui gagne en un mois ce que tu gagnes en un an. Bisous

Le pire, c’est qu’on me répond toujours que non, ça n’a rien à voir avec le sexisme… Encore beaucoup de boulot pour faire ouvrir les yeux, quand même. Non parce qu’on a complètement le droit de critiquer le travail de ces demoiselles mais dans les faits, j’ai toujours vu des attaques sur Marie (EnjoyPhoenix), jamais de critiques un tant soit peu constructives sur son travail. Mais bon, je comprends, c’est toujours plus facile de suivre le troupeau que de s’arrêter pour réfléchir 5 mn.

Ah sinon, dans le genre critique d’un mec qui a quand même un peu lu l’article, qui est un peu mordante mais qui me fait rire :

Et encore mieux, sur la superficialité (avec toujours Masculin Singulier)

*Non, à 20 ans, elle n’est plus au lycée, ce sont de vieilles vidéos

JF/JH cherche JH/JF

Choisis ton camp camarade !

Bon voilà, vous en avez fini avec la partie Gestapo du site de rencontre, vous êtes désormais à poil devant le grand Dieu Dating qui sait presque tout de vous. Même la taille de votre sexe turgescent sur certains sites, m’est avis. Seulement, vous n’êtes pas que des croix dans des cases prédéfinies par le site, non, vous avez aussi une personnalité propre. Et ça tombe bien, le site a prévu une zone où vous pouvez laisser libre court à votre prose. Attention, cassage de gueule imminent.

la-terrible-chute-de-david-beckham
Les doigts suspendus au dessus du clavier, vous voilà prêts à rédiger votre annonce. Bon, ok, mais je dis quoi. Si vous cherchez un plan cul, pas de prise de tête, autant le lancer de suite et chacun fait ce qu’il en veut. Par contre, si vous cherchez l’amour, ça devient de suite plus compliqué. Parce que faut arriver à être drôle, spirituel et original en quelques lignes… Sauf que finalement, si vous êtes sur un site où vous pouvez indifféremment voir hommes et femmes, vous verrez que votre originalité est vraiment toute relative.
ils-ne-manquent-pas-d-originalité
Nous avons donc plusieurs possibilités. Peut-être devrait-on se contenter de la vérité crue, sans flonflon ni vanne « salut, je cherche quelqu’un pour une belle relation. Rien ne vaut le réel, rencontrons-nous ! » Direct, efficace… mais peut-être un peu froid, un peu « psychopathe » su les bords. Même si nous cherchons, in fine, tous au moins à précipiter la rencontre (une trop longue relation virtuelle n’est que rarement une bonne chose, ne serait-ce que parce qu’à un moment, tu risques de louper le coche), une petite blagounette ne serait pas malvenue : la rencontre n’est jamais quelque chose de dramatique même si c’est toujours un peu stressant. Cherchons l’amour mais cherchons le avec un peu de légèreté.
dandelion
(c) Sarah Purpleface
Alors tentons l’humour. Oui, c’est bien, ça l’humour. Sauf que ce truc là, c’est carrément pas universel. Entre l’humour potache à carrément beauf tendance « sexiste mais non je rigole-euh » à l’humour tellement 20e degré que personne n’a jamais compris ce que pouvait bien signifier ce trait d’esprit (même après explication), ça fait flop. On peut aussi rester dans de la valeur sûre en sortant une vieille blague des familles mais là encore, à part provoquer quelques levage de yeux au ciel et vous coller une étiquette « gros-se relou-e », la manoeuvre me paraît risquée.
cauet-menibus
Alors quoi ? Pas de vanne, pas de sérieux, on fait quoi ? Reste la voie du nihilisme, le classique « je sais pas ce que je fous sur ce site / je ne joue pas le jeu parce que ça me saoule qu’on dise tous la même chose… ». Bonne nouvelle, ça peut fonctionner… une fois. Rares sont les proies qui retomberont dans le panneau pseudo nihilisto-provocateur plusieurs fois.
why-so-serious-nihilisme
En fin de compte, l’annonce, c’est comme le reste : autant ne pas tenter d’être un-e autre, ça ne marchera pas. Et puis, pas de panique, les 3/4 s’arrêteront à vos photos et à votre questionnaire donc vous pouvez rédiger une annonce en forme de Kamoulox que ça passera crème. Une annonce en Kamoulox, tiens, en voici une idée…
kamoulox
Ah et dernier conseil, plus spécifiquement pour ces demoiselles : une de mes amies a glissé une vanne relative à la taille de ses pieds dans son annonce… et se ramasse tous les fétichistes des pieds qui traînent. Si vous ne voulez pas attirer une certaine catégorie de personnes, surtout, faites attention à bien laisser la porte verrouillée !
Bruxelles 530
La semaine prochaine, nous allons nous balader sur les fiches des autres, on l’a bien mérité. Youpi !

C’est le point Desproges

Ce que j’aime sur Internet, c’est que tu peux trouver de nouveaux points tous les jours, à l’instar du Point Godwin. Sur ce blog, nous avions déjà identifié

– le point Alonso : à un moment du débat, quand ton contradicteur ne sait plus quoi dire, il attaquera la qualité de ta vie sexuelle (forcément insatisfaisante).
– le point Sarkozy/Hollande : ce moment du débat (ça peut être d’entrée de jeu) où quelqu’un énonce très sincèrement que tout ce qui se passe, c’est la faute du Président. Même les crashes d’avion et la pluie.
– le point “valeurs judéo chrétiennes” : ce moment du débat où l’un des participants estime que tu peux pas le comprendre car tu es corrompu par les valeurs judéo chrétiennes.
– le point “tupperware” : ce moment du débat où l’un des 2 participants, réalisant qu’il ne pourra pas convaincre l’autre, décrète qu’il est juste trop stupide pour comprendre (car lui seul a la vérité).
Aujourd’hui, parlons donc du point Desproges.

desproges

Desproges a dit “On peut rire de tout mais pas avec tout le monde”. Moi, à la base, je l’aime plutôt bien Desproges, sa verve et sa plume virevoltent avec un talent particulièrement rare. Rare. Copions ici la définition du Larousse : “Qui se rencontre peu souvent, qui n’est pas commun”. J’insiste un peu dessus, vous verrez pourquoi. Donc Desproges a dit ça et pour le coup, je lui en veux un peu même si, bon, à l’époque, Internet n’existait pas et il ne se rendait pas compte qu’il venait d’ouvrir la boîte de Pandore *tadaaaaaaam*. Quoi qu’encore, je parle d’Internet mais ça marche aussi sur la presse, nous allons voir ça tout à l’heure dans 30 secondes. Quel est donc ce point Desproges ? C’est quand tu trouves un contenu quand même pas mal sexiste/homophobe/raciste (choisis ton camp) et qu’on te répond que c’est de l’humour, du second degré. Quand tu insistes pour dire que ça reste déplacé et que l’humour ne justifie pas tout (surtout quand on manque de talent), tu finis toujours par te prendre un “tu captes pas le second degré, pffff ! Décidément, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde”. Et c’est le point Desproges !

desproges-2

Prenons 3 cas récents
– 1 : Guillaume Pley qui impose des baisers à des filles non consentantes. Bon là, on a eu un festival avec le point Alonso au milieu (oui, trouver pas super cool d’embrasser des filles contre leur gré signifie forcément qu’on est mal baisés, oui, oui). Non mais humour, second degré, si tu comprends pas, c’est que tu es abrutiiiiiiiiii (et mal baisé donc). Non mais c’est vrai, le coup des trois questions pourries, je me suis pissée dessus de rire, je me le suis repassé en boucle pour me faire les abdos sans efforts, ohlala huhu, trop drôle ! Bref.

guillaume-pley-baiser-force

– 2 : Causette le mag et son hilarant “55 raisons de ne pas aller aux putes” qui t’explique tranquille que les putes, c’est toutes des étrangères ou presque, qu’il y en a même qui ont des bites et puis d’abord, si tu as envie de te taper une meuf qui n’a pas envie de toi, viole la, ça coûtera moins cher (oh mais on rigooooooooole). Evidemment, quand les gens s’indignent, ils font “non mais roh, vous n’avez pas compris, c’est de l’humour, de l’antiphrase, blablabla. Bon,ok, plus de la moitié de la rédaction voulait pas le publier mais franchement, faut rigoler quoi!”. Oui, le viol est un sujet vraiment fendard hihihi. Faudra juste m’expliquer à quel moment violer une fille est une bonne façon de dénoncer le fait que les prostituées n’ont pas forcément envie de coucher avec leur client et que non, non, l’arrêt de la prostitution ne fera pas augmenter le nombre de viol.

causette-appel-au-viol

– 3 : un détail pour le coup mais juste pour faire un exemple de plus. Cet semaine, je tombe sur un article navrant de Topito qui, sous prétexte de dénoncer les clichés contenus dans la scène post coïtale de Nico et José des Mystères de l’Amour (ouiiiiiiiii !) nous explique que si, si, on le savait bien qu’il était pédé, José, il jouait un instrument de pédé, le synthétiseur (comme Indochine… Pas vu le rapport non plus), il avait les cheveux longs et il se battait trop comme une fiotte. Et en plus, il se tapait la fille la plus moche (bim, un peu de sexisme au passage, jugeons le physique des filles qu’aucun hétéro ne voudrait se taper…). Y a même une vanne sur le jus de kiwi que j’ai pas comprise et une url à base de douleur anale de grande classe. Quand j’ai osé parlé de relents homophobes, je vous dis pas le seau d’insultes que je me suis prise sur la tête, que j’étais bien trop con et que j’étais bien la seule à pas comprendre et tiens, je te copie/colle la définition d’ironie parce que t’es vraiment trop stupide, trop premier degré… Bref.

humour-de-merce

Là où je veux en venir, c’est que ça commence à salement me déranger que, sous prétexte d’humour, de second degré, on sorte les plus belles vannes racistes, homophobes, putophobes… et qu’on va même t’encourager à embrasser des filles qui n’ont rien demandé voire carrément à les violer. Lolilol les enfants, qu’est-ce qu’on se marre ! Ah oui, la provoc, ça peut avoir du bon, oui, le politiquement correct, c’est chiant. Sauf que j’en reviens à Desproges : la fonction poil à gratter n’est pas si facile à tenir. Comme je disais plus haut en insistant, Desproges avait un talent rare, une capacité à provoquer, à flirter avec la limite sans la dépasser. Là, on est tellement dans la course au buzz (de merde), à la tentative de se faire (un peu) voir qu’on y va franco de porc. Avec la bonne ambiance qu’il y a en ce moment, est-ce qu’on a vraiment besoin d’en rajouter une couche ? Est-ce qu’on n’en a pas assez pris dans la gueule avec les “débats” dégueulasses du Mariage pour tous ? La vendetta contre les Roms ? On doit vraiment s’en remettre une lichette ?

homophobie

Non parce qu’à ce niveau là, on y va :
“On devrait foutre tous les Roms dans un bateau et le faire couler. Lol !” ou “On devrait foutre tous les Roms dans une pièce et y foutre le feu, ahahah!” ou tiens, “les pédés, ils devraient même pas avoir le droit de voter. Les mecs, ils achètent volontairement les CD de Mylène Farmer, ça vous montre à quel point ces mecs sont des malades !”. Et puis tiens, un peu de sexisme “Non mais on le sait quel est le meilleur atout des femmes pour avoir une augmente, hein, hein, HEIN !!”. Ah oui, y a pas à dire, on est bien, là. Vive l’humour, vive le second degré !

Si la femme a toujours raison, l’homme a toujours tort

Par Enzo

Vive la parité, vive les féministes. Je me lasse de vivre dans un monde ultra-sexiste. Pourtant en étudiant dans un domaine ultra-féminin, je pensais être au bon endroit. Mais non, des fois je me dis que les femmes sont les pires machos. L’endoctrinement marche très bien. J’ai parfois l’impression d’être plus féministe que mes camarades. Enfin je dis camarades mais c’est partout autour de moi. C’est fatigant d’un certain coté.

Un exemple parmi tant d’autres. Le désir masculin.
Il doit être toujours prêt, toujours au garde à vous. Tout autre état est pris pour de la faiblesse, pour de la traîtrise. Une baisse de « tension » pendant l’acte amoureux lors d’une concentration sur les caresses manuelles (qui est ce qui milite pour les préliminaires ?) ? Réaction choquée « Mais ?! » puis blessante « Tu ne m’aimes plus… ». Bien sûr, j’aime avec ma bite. Les hommes sont comme cela il parait. S’ils ne bandent pas continuellement, ils ne désirent pas, ils n’aiment pas. Par contre quand une femme ne mouille pas, c’est simplement l’homme qui n’est pas doué ou ne fait pas ce qu’il faut. Logique. J’oublie toujours mes leçons sexistes que je n’arrive(rais ?) jamais à intégrer. Les femmes aiment les chaussures, les hommes les voitures. Enfin un truc comme cela je crois.

Je n’ai pas envie ? C’est ma faute. Je dois être coupable, je ne la désire plus, je ne l’aime plus.
Elle n’a pas envie ? C’est ma faute. Je ne dois pas l’exciter assez, je dois pas être assez doué.
Je viens trop vite ? C’est ma faute. Je ne me contrôle pas assez, je ne dois pas être un bon coup.
Je ne viens pas assez vite ? C’est ma faute. Je ne suis plus assez excité, je dois être lassé d’elle, je suis un monstre.

J’écris cela ? C’est ma faute. Je n’ai aucune pudeur, je ne pense pas aux sentiments des autres.