J’ai testé pour vous la thalasso

Hop, petit crash test thalasso rien que pour vous. Tout à commencé en novembre quand mes parents m’ont annoncé qu’ils offraient une thalasso post natale à ma soeur et au pitchou et qu’ils y allaient aussi. Donc si je voulais me joindre à la tribu… Résumons : une semaine de vacances en famille avec le bébé, des soins et de l’eau… Mais pourquoi refuserais-je ?

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Nous voici donc en thalasso à l’Ile de Ré. On imagine souvent la thalasso comme un truc de vieux et, effectivement, les personnes de moins de 60 ans se comptaient sur les doigts de la main. Quoi que nous avons eu droit à toute une équipe de foot de 2ème division. Même que ma mère était toute émoustillée et m’a glissé « houla, t’as de quoi glisser un ou deux beaux mecs dans ton lit, là, hihi! ». Hashtag malaise. Il y a toujours une célébrité vieillissante en cure, cette semaine, c’était Claude Brasseur qui m’a d’ailleurs jeté un regard courroucé alors que je déambulais avec mes tongs qui couinent dans les couloirs du centre thalasso. Le décor est planté, petit détail des soins dans l’ordre inverse de mes préférences :

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– L’enveloppement aux algues marines ou boue marine. Le topo : vous vous mettez à poil, on vous badigeonne d’algues ou de boue (sur les articulations, la boue), on vous emballe dans du cellophane puis une couverture chauffante et vous macérez 20 mn. Première séance, j’ai souffert : ça gratte mais tu es coincé dans ton truc. Tu as pris des lunettes réfrigérantes posées sur ton nez : elles te brûlent la peau les 10 premières minutes et te coulent ensuite sur le visage les 10 suivantes mais tu peux pas t’essuyer. Niveau détente : aucun. Heureusement, ma mère m’a filé une astuce : demander à laisser les bras hors de l’emballage. Effectivement, ça allait beaucoup mieux et j’ai réussi à me détendre, voire légèrement m’endormir… Mais la mixture continue de puer.

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– Le jet tonique : une dame vous arrose avec un gros tuyau au jet surpuissant. Les jambes, le dos, les bras, le ventre… Et même les pieds. Et bon, moi, les pieds, j’aime pas trop trop qu’on me les touche. Mais le soin fait du bien, même le final à l’eau froide pour booster la circulation (la mienne est pourrie).

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– L’aquagym marine : j’aime très beaucoup l’aquagym, je vais même m’inscrire à la rentrée. Mais je vous rappelle que la moyenne d’âge est plus proche des 70 que des 30 alors forcément, le niveau n’est pas des plus élevé. Ça reste néanmoins amusant même si un peu galère, deux ou trois participants faisant l’essuie glace (durant le cours, ils se déplacent vers leur droite, leur gauche, avancent et reculent, empêchant quiconque de prendre place dans leur sphère élargie). Une petite mise en bouche de ce qui m’attend l’an prochain et une petite vengeance par rapport à mes jeunes années où j’étais nulle en sport. Là, je me sentais habile, gracieuse, tonique, jeune, ferme, mince… Priceless.

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– Le bain massant : vous entrez dans une baignoire qui fait des bulles pendant 15 mn. Des tas de petits jets directionnels vous massent la couane, on a jeté dans l’eau des cristaux marins (qui sentent hyper bon) ou des huiles essentielles aux vertus tonifiantes, relaxantes, amincissantes ou circulatoires. Seul bémol : si je ne me tenais pas très droite, un jet passait entre mon épaule et mon cou, sifflant sous mon oreille et allant s’écraser sur le mur d’en face. Les joies de mesurer moins d’un mètre 60…

bain-massant

Attention, voici le podium de mes soins préférés !

– En troisième position : le modelage sous pluie marine. En gros, on vous allonge sur une table, sous des tuyaux qui font un peu ovni, on allume le tout et pendant que l’eau vous ruisselle dessus telle une douce pluie, une dame vous masse. 2 bémols à ce soin au top : l’eau peut vous couler dans les yeux et ça pique (eau de mer) et la cire utilisée pour le massage laisse un dépôt un peu gras. Mais c’est pour pinailler !

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– En 2ème position : le lit hydromassant. Je veux le même ! Vous vous allongez sur un matelas à eau et des jets passent par en dessous vous masser. Juste parfait. Sauf que ça dure que 15 minutes !

lit-hydromassant

– Et en premier : le modelage relaxant. Soit un massage somme toute assez classique mais j’aime ça, les massages ! Détente tellement assurée que je me suis légèrement endormie le premier jour et je me suis réveillée en sursaut (en criant légèrement) quand la dame à rebaissé la table de massage.

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Conclusion : j’ai surkiffé. Avec une aquagym plus dynamique, ça aurait été carrément parfait. Et ces petite plages de détente m’ont permis de penser à plein de choses. Les projets refourmillent, le signe que je vais bien. Reboostée la Nina !

Bientôt la fin du monde

EDIT : Etant légèrement fatiguée de modérer les commentaires d’islamistes tarés et illettrés qui pensent que je prêche la fin du monde, les commentaires sont désormais fermés. 

Mon calendrier est formel : le 21 décembre approche. Allons-nous tous mourir ? Connaître la fin de notre monde ? Ou juste se réveiller le 22, déçus de n’avoir rien vécu d’incroyable ? Perso, ça m’arrangerait la dernière solution, j’ai un train à prendre…

Curieusement, plus la date approche, moins j’en entends parler. Pourtant, c’est un peu excitant comme concept si on y réfléchit bien. J’étais là le jour où le monde s’est effondré. Bon, si on meurt tous, ça servira pas à grand chose mais il reste toujours le fol espoir de faire partie de quelques survivants. Faudrait pas trop que la planète explose sinon, point de survivants, point d’espoir, ça pue comme histoire. Un grand boum et fin, même pas de quoi faire un film.

Évidemment, reste le scénario d’une incroyable révélation genre Dieu qui descendrait sur Terre pour y apporter (enfin) la paix. Oui parce qu’on sait pas bien ce qu’il a foutu ces quelques centaines de milliers d’années dernières mais il a un peu omis de venir nous dire que se battre en son nom, ça pue. Oui ok, il nous a envoyé un hippie y a 2000 ans qui multipliait les pains et a ressuscité mais ça n’a pas vraiment réglé le problème, bien au contraire. Ceci étant, je trouve l’idée d’une révélation (divine ou non), d’un phénomène qui change tout hyper séduisante. Comme ça, je pourrai dire à mes petits enfants « j’y étais ».

Pourtant, plus on approche du jour J, plus tout ça pue le toc. Pour ma part, ma vie est déjà planifiée au-delà du 21 (genre j’ai un train le 22), je réfléchis ardemment à mes vacances 2013 et même 2014. Oui, je refuse d’arrêter ma vie au 21 décembre parce que merde, j’ai encore trop de choses à faire/voir/vivre. Et je crois que c’est ce qui dégonfle cette belle histoire. Tant que c’était loin, c’était excitant, c’était l’avenir lointain. À présent que ça approche, on se rend compte que la vie, on en reprendrait bien une lichette alors si l’apocalypse pouvait attendre, elle serait bien urbaine.

En attendant, je vais faire ma liste de cadeaux de Noël. Histoire de ne point me trouver dépourvue quand le 22 décembre sera venue.

Plane plus fort !

Autant vous le dire : mon mois d’octobre pue. Un peu normal pour un mois humide où toutes les jolies feuilles jaunes et rousses tombées au sol pourrissent et exhalent une odeur pestilentielle. Automne de merde. Donc fatalement, mon petit corps fragilisé par les coups de la vie (c’te pute) et une humidité record : je suis malade.

Week-end pourri, passons parce que ça m’agace d’avoir dû annuler mes plans alors qu’ils étaient signes d’un moral en hausse. Non, ma déprime, je suis priée de la savourer, option nez qui coule et corps qui tremble. Donc samedi soir, plutôt que de bitcher en joyeuse compagnie, je m’effondre sur mon lit, m’enroule dans ma couette et c’est parti pour une longue nuit que, malgré tout, j’affectionne : la nuit délirante.

Il faut savoir qu’en mode repos, mon cerveau déraille déjà pas mal. Sans doute est-il si heureux de s’ébattre loin de mes réflexions profondes qu’il s’en donne à coeur joie, me racontant des histoires sans queue ni tête. Je sais en général que je suis en train de m’endormir quand ma réflexion m’échappe et devient un joyeux bordel, le délire pré dodo. Mais là, en prime, je suis malade donc entre deux retournements-virage de couettes (ou rapatriement de celle-ci au vu de ma température interne oscillant entre peu et beaucoup trop), mon cerveau pense avoir pris de l’exta et me raconte d’étranges histoires. Samedi, par exemple, vu que je venais de regarder The Tudors, me voici épouse d’Henri VIII. J’ai pas trop situé quelle reine j’étais… Si j’ai bien saisi, je semblais être entre Anne Boleyn et Jeanne Seymour (donc une Reine qui n’a jamais existé). Mais bon, là, je me demande si je suis pas un peu victime de mon nouveau fantasme absolu, j’ai nommé Henry Cavill (gnaaaaaaaaaaa…)

Le week-end passe et je me réveille lundi à 6h30 (je n’arrive plus à dépasser les 6h de sommeil en semaine, quoi que je fasse) et là, c’est reparti pour 1h30 de délire, avec le générique d’Hollywood Girls 2 dans la tête (pour vous dire comme je souffre) et je sais même plus quoi. Au moins, je suis sûre d’une chose, je me suis pas prise pour une Hollywood Girl, ça prouve que je suis pas si atteinte que ça.

Sauf que le lundi, faut être opérationnelle et c’est parti pour la journée coton, celle où tu comprends rien à ce qu’on te dit, celle où tu planes à 100 000 mais que tu te raccroches désespérément à ton powerpoint en espérant ne pas taper trop de conneries dessus (ou du moins que les mots que tu utilises sont les bons) (non parce qu’à la cantine, j’ai pas toujours utilisé les bons mots quand je discourais sur le mariage homo. J’ai des conversations passionnantes… Enfin, je crois, je m’en souviens déjà plus trop).

Et en même temps, cet état de planage a quelque chose de divinement reposant. Rien ne te touche, tu réponds certes avec un délai de retard, tu as du mal à expliquer ce que tu veux dire. Mais tu es impérméable au stress, tu planes. Tu pourrais avoir le feu dans l’open space que tu prendrais ta veste avec un flegme admirable « Ah… Bon, ben je vais rentrer chez moi alors ». Et le tout sans aucun médoc (oui, ok, je me soigne à la juvamine parce que j’avais décrété dans un premier temps que j’avais rien de grave et au bout de 3 jours, je suis pas sûre que ce soit pertinent d’acheter du Fervex vu que le plus gros est passé, NORMALEMENT). Les émotions coulent sur toi mais tu tournes au ralenti, t’as pas le temps de les saisir. Ca offre un peu de repos, c’est pas si mal.

Puis en un sens, c’est assez amusant de voir la journée passer sans bien comprendre le déroulé des heures, en se réveillant de temps en temps pour se dire qu’il est déjà telle heure, taper des powerpoints sans avoir la moindre idée de ce qu’on raconte et de la cohérence des mots employés. Mais on avance. Le pire, c’est que je crois que le résultat n’est pas si mal… Peut-être que la vie me donne une petite astuce : pense moins ma fille, tu réussiras mieux.

En attendant, je vais me coucher. Avec de la chance, mon cerveau me reservira une fournée d’Henry Cavill.

PS : Je jure que j’ai essayé d’écrire un article un peu intelligent mais rien n’est sorti.

Faut-il draguer à la salle de sport ?

Le sport nous offre des possibilités de dragues infinies… Sur le papier. Vous avez fait chou blanc à la piscine ou en lieu et place du bel éphèbe au maillot étriqué, vous barbotiez entre deux pipelettes « nageant » côte à côte pour commenter les derniers potins ou un monsieur d’âge mur faisant du surplace en maillot si lâche qu’il vous dévoilait plus que vous ne vouliez en voir ? Remisez votre maillot et sortez le leggings ! On va à la salle de sport.

Imaginez un beau biceps bandant débandant couvert d’une sueur torride. Ça donne envie non ? Un esprit sain dans un corps sain, tout à fait ce qu’il vous faut ! Cheveux noués pour libérer la nuque, débardeur laissant entrevoir une brassière qui vous fait un pushing up de folie. Au bout de 2 mn de vélo elliptique, vous vous sentez plus mince, plus tonique, tellement irrésistible.

Sauf que la salle de sport, c’est tout sauf glamour, à moins d’accepter de payer un smic par mois l’abonnement . Ne parlons même pas de l’esthétique des machines qui, parfois, effraie. Si, les grosses machines de musculation dont je ne comprends même pas le fonctionnement ont un look à nous promettre claquages et déchirures musculaires. Ne parlons pas non plus de l’éclairage qui n’a rien de tamisé, du béton brut et des gros tuyaux parcourant les murs.

D’abord, la salle de sport, c’est une odeur de sueur. Et même si certaines salles te bombardent ça à coup d’huiles essentielles, tu peux pas rentrer dans une salle de sport sans plisser le nez. Oh, certes, on finit par s’habituer mais la sueur est perverse, elle ne se contentent pas de puer. Parfois, tu es tranquille sur ton vélo, celui avec un vrai siège, quand tu reçois des gouttes. Auraient-ils installés un Brumisateur ? Hé non, c’est le mec qui transpire comme un fou sur la machine derrière toi qui t’asperge de ses sécrétions. Vous continuez à vous sentir sexy ?

Ensuite, la salle de sport est emplie de gens qui n’ont pas envie de parler. Écouteurs vissés dans les oreilles, œil rivé sur les données de la machine (distance, temps restant, pulsations cardiaques…), ils sont certes là pour leur cœur mais eux ne cherchent pas à se le faire prendre, ils veulent juste le muscler. Parler nuit à leur respiration parfaitement calibrée, fait perdre le rythme et si j’avais envie de parler, j’aurais pas pris mes écouteurs.

Mais surtout le pire en salle de sport, c’est le bruit. On n’entend même pas la musique diffusée, on entend les poids des machines de muscu qui s’entrechoquent, les haltères posées lourdement sur le sol, le sauteur à la corde qui mêle bruit de saut et fouet de ladite corde et le plus tonitruant de tous : les mecs qui courent comme des tarés sur leur tapis de course. Ils se laissent tomber si lourdement entre chaque foulée qu’ils semblent être victime d’une attraction particulière leur faisant atteindre les 4 tonnes. Si à tout hasard, vous parvenez à nouer un dialogue avec un mec qui a oublié ses écouteurs, ça donnerait ceci :
« Salut, tu t’appelles comment ?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
– Hein ?
[TAPTAP]
– Moi c’est Nina !
[TAPTAPTAPTAP]
– Bruno
[TAPTAP]
– Pourquoi tu parles d’abdos?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
Pour peu que vous soyiez installés sur les vélos assis et que le taptapeur vous arrose de ses fluides…

Conclusion ? Ne prenez pas un abonnement à la salle de sport juste pour draguer, ça va vous coûter bien des sous pour rien. Alors amis, faisons du sport mais ciblons mieux.

La version où trouver l’homme ?

Trouble jeu de John Polson



Ce qui est intéressant avec les films d’horreur ou assimilés, c’est qu’ils ont tendance à produire 9 fois sur 10 un bon nanard bien juteux. Les films catastrophe aussi. Alors quand jeudi, j’ai découvert Trouble jeu, je me suis laissée aller à le regarder. Et j’ai pas été déçue.

Je vous résume l’histoire : en rentrant de soirée, la maman d’Emily se suicide dans son bain. Son papa (Robert de Niro) et la fillette partent vivre dans une maison au milieu de la forêt pour tenter de se reconstruire mais la fillette, guidée par son ami imaginaire Charlie, devient de plus en plus bizarre. David, le père, essaie de l’aider mais ne sait plus quoi faire face à la fillette qui commence à devenir bien flippante.

On a là tous les atouts du film angoissant : une gamine aux gros yeux cernés qui fait peur (comme la gamine des enfers de mon article, là, tout sarkozysme exclu, bien sûr), une vieille maison isolée dans les bois, un chat qui se fait tuer (pourquoi les chats se font toujours tuer ?), un voisin bizarre, un psy qui suit de loin le drame et se dit que ça pue, une belle qui courtise le jeune veuf… bref, y a un léger côté Simetierre dans ce film (film qui m’a traumatisée étant gosse mais je pense que je serais très déçue en le revoyant). En résumé, ce film ne propose rien de nouveau en soi. Attention, je spoile maintenant. On découvre qu’il n’y a pas de fantômes ou autres mais que le méchant, c’est la double personnalité de De Niro qui a tué sa femme et l’a placée dans le bain, qui a tué le chat et la charmante jeune fille qui draguait sa version « saine ».  Une ficelle grosse comme un camion déjà utilisée moult fois, notamment dansmy bloody valentine ou un téléfilm avec Rebecca de Mornay (comme la majorité des téléfilms ou la femme doit montrer ses nibards) où elle était la proie d’un taré qui tuait son chat (mais merde, arrêtez de tuer les chats !) mais en fait, le taré, c’était son autre moi, youpi. Exactement la même histoire sauf que ça se passait à New York ou Los Angeles et qu’il y avait du sexe avec Antonio Banderas contre un grillage.


Bref, pour un film qui réunit à l’écran Robert de Niro, Famke Jensen (la nana qui me rend lesbienne quand elle veut), Dakota Flemming, la petite prodige d’Hollywood, Elisabeth Shue et Amy Irving, on pouvait s’attendre à quelque chose qui dépote et pas un mauvais copier/coller de films du genre parce que là, ça ne volait pas plus haut que la plupart des téléfilms fantastiques que passe parfois M6 avec des baignoires pleines de sang, tiens, j’avais aussi oublié ce détail récurent des films d’angoisse. Quand je vois ce genre de film, ça me fait toujours un peu mal au cœur de voir que les légendes du cinéma doivent aussi tourner leur lot de merde pour payer les impôts. Quoi qu’en matière de merde, De Niro avait fait tellement fort avec Mon beau-père et moi qu’on pourrait presque voir une rédemption dans Trouble jeu. Ceci étant, la présence de Famke Jensen aurait dû me mettre la puce à l’oreille, elle a quand même une filmographie impressionnante niveau navet comme le très mauvais the faculty où on trouve en deux minutes le nœud de l’intrigue. Par contre, la petite Dakota est impressionnante, elle m’a réellement foutu la trouille… Non, toutes les petites filles de 6 ans ne me font pas peur ! Bref, la petite pourrait aller très loin, si elle ne la joue pas étoile filante à la Macaulay Culkin (quoi qu’il redevient célèbre depuis qu’une rumeur affirme qu’il est le père biologique de Blanket, un des gosses Jackson) ou Haley Joel Osment qui n’est plus un mignon petit garçon mais un post ado particulièrement banal.

Chat vs mec : lequel c’est le mieux ?

Les femmes métrosexuelles sont souvent équipées d’un appendice poilu et miaulant appelé chat. Et non pas chatte, je ne parle pas de ça ! Pourquoi un chat ? Parce que c’est moins chiant qu’un mec et presque plus fidèle. Quoi que… Petit tableau comparatif.
 

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Homme
Chat
Nourriture
Un homme ça bouffe très beaucoup. Quand on a un homme à la maison, pensez à avoir le frigo plein. Ils sont gourmets, ne veulent qu’une marque de pâté mais une fois qu’on a trouvé la bonne, ça suffit à leur bonheur. Ont quand même tendance à boulotter dans notre
assiette.
Hygiène de vie
Un homme, ça se lave tout seul, c’est cool
Un chat, ça se lave tout seul, c’est cool
Poils
Ca dépend de la race mais globalement, perd peu de poils, facile d’entretien Le changement de saison engendre toujours une perte de poils pénible. Il faut aussi les brosser pour évacuer les poils décédés. Et avoir une brosse à vêtement pour éviter
le « oh, toi, tu as un chat, t’as des poils, là ! »
Petits besoins
Un homme est génétiquement capable de tirer la chasse et même d’utiliser canard WC mais rabaisser la lunette est généralement au dessus de ses forces Un chat est un être propre qui fait caca dans sa litière mais il faut la lui changer régulièrement sinon ça sent mauvais. Une litière sale engendre souvent une vengeance de
type « pipi sur le tapis ». Par ailleurs le chat aime pratiquer des fouilles archéologiques à chaque besoin donc gratte des heures et des heures. Normalement, un chat est pudique sauf la
mienne qui aime que je la regarde faire.
Câlins
Pas pendant le foot, connasse. Sinon l’homme aime les câlins sexuels, tout le temps, même quand je dors. Le chat aime les câlins tout le temps, même et surtout quand je dors.
Cris de jouissance
Ah aaaah, aaaaaarghhhhhhhhhhh !!!
Ron ron ron ron
La phrase qui tue
« T’as pas grossi ? » ou « Quoi, on va encore voir ta mère, pfffffff ! »
Miaou miaou !
Tue l’amour
Les chaussettes quand il est nu. Et quand il est habillé aussi. C’est laid des chaussettes
L’haleine fleurant le pâté pour chat.
Avantages
Un homme a vécu sans nous de nombreuses années donc sait faire plein de choses sans qu’on lui tienne la main Un chat fait sa vie et on l’emmerde à lui faire des grout-grout, non mais !
Inconvénients
Ronfle, prend plein de place dans le lit, grogne au réveil vide mon frigo N’a aucun sens des horaires, trouve très drôle de manger mes pieds, mets des poils partout, surtout sur mes fringues, sait pas faire la bouffe, peut pas sortir tout
seul.

Compatibilité homme/chat : très aléatoire comme on peut le voir ici.

Alors chat ou mec ??

Mettre la photo de son ex à poil sur le net, c’’est pas sport

Aujourd’hui, j’ai pas envie de faire un article sérieux parce que là, je viens de finir un article sur la bataille juridique autour de l’avortement au Portugal (aujourd’hui, c’est encore illégal) et que dès que j’ai fini ici, je passe sur le retour des brigades rouges en Italie. Bref, je m’éclate. Donc légèreté est mon amie, parlons de conneries.



L’autre soir, je regardais la navrante émission Paris Dernière présentée par la voix sexyssime de Xavier De Moulins. Non mais sans déconner, une voix pareille qui vous susurre des mots cochons pendant la brouette, rien que ça, ça vous file un orgasme. Bref, c’est pas le sujet. A un moment, il interviewe un mec que je trouve méga choupi de prime abord, genre brun mal rasé mais là, le mec explique qu’il gère plusieurs sites pornos et de suite, je le trouve moins sex. D’ailleurs il filme une nana topless pas belle du tout qui est là pour se venger de
son mec. En gros : « regarde mon corps, tu l’auras plus jamais ». Ouais, super, ça fait trop rêver…

Du coup, je me dis que je pourrais faire un article sur ma superficialité genre « le mec méga choupi, à partir du moment où je sais qu’il fait dans le porno, ça me refroidit un peu » mais étant curieuse, j’ai cherché sur le net pour trouver le lien du site. Et en fait, y en a deux. Celui de notre ami (Milukman, pour ceux qui veulent chercher) d’abord où faut payer pour avoir accès à pas mal de choses, notamment le top moche « vengeance censurée car filles trop moches » (pourquoi tu les publies alors ?). On apprécie l’élégance de la chose. Bon, bref, c’est surtout un site qui permet de retomber sur tous les sites pornos du monsieur, c’est pas très drôle.

 

J’en ai trouvé un autre un peu plus marrant même si, quand même, c’est un peu bof. Des nanas à poil, des maigres, des minces, des normales et des un peu rondelettes (mais pas énormes non plus). Des photos d’une finesse folle. Bon, je regarde et je lis les textes, c’est rigolo. J’ai beaucoup aimé le « je mets pas ta tête car je te respecte ». Ou le « t’es qu’une sale pute, je veux plus voir ta tête de c******* ». Oui, pute, ça passe mais connasse, ne dépassons pas les bornes. Y a aussi ceux, très courageux « comment j’ai pu me taper un thon pareil ? ». Ben, je sais pas mon gars, à toi de nous le dire. Bon, les filles, si vous avez posé à poil pour votre mec et que vous lui avez fait un coup de pute, allez vérifier… Ou si la rupture s’est mal passée parce que bon, on n’a que la version des indélicats. Quoi qu’il en soit, je trouve pas le procédé très correct. Perso, si je fais assez confiance à mon mec pour poser devant lui à poil, j’ai pas envie qu’il s’en serve comme ça. Perso, les photos de mes exs à poil, je les garde pour moi. Remarque, le seul que j’ai à poil dans toute sa superbe, ça lui ferait une sacrée pub parce que mmmmmmm… elle serait ratée, ma vengeance ! Du coup, à partir de maintenant, je suis officiellement traumatisée et je poserai jamais nue pour un mec. Non parce que pour le coup, vous manquez d’élégance messieurs parce que j’ai beau chercher, y a pas l’équivalent masculin… Parce que très franchement, faudrait vraiment qu’un mec me trompe avec ma sœur et ma mère pour que j’en arrive à un tel comportement. Parce que bon, c’est peut-être rigolo de prime abord mais je trouve ça un peu bof comme vengeance. D’abord parce que ça n’a rien d’original. Ensuite, je me dis que certaines choses doivent rester privées. Puis en plus, une fois la colère passée, vous risquez de regretter mais tout le monde aura vu votre ex à poil, peut-être même son boss.

 

Alors si vous avez des envies de vengeance, vengez vous plutôt des pigeons parce que, ça, c’est des sales bêtes. Ca pue, c’est moche, con, ça envahit tout partout, ça salope tout et en plus, ils me font peur. Oui, quand je passe sous un vol de pigeon (parce qu’ils pullulent à ma gare), j’ai toujours peur de me prendre du guano sur la tronche. Parce que tout le monde s’en prend un jour ou l’autre, surtout quand il faut pas. Genre mon père le jour d’un enterrement, pile sur le smoking noir. Ca aura eu le mérite de faire marrer les gens mais bon… Donc voilà, faites comme moi, détestez les pigeons et vengez vous d’eux !

Allez, promis, la prochaine fois, je fais un article plus sérieux.

PS : Ouééééééééé, c’est vraiment la photo de mon ex à poil là, mais j’ai « coupé » l’essentiel… Tant pis pour vous!

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 3)

Leçon du jour : est-on plus populaire quand on est gentil ou méchant ?

L’autre soir, je surfais de blogs en blogs quand je suis tombée sur celui de Nemo7 et Everland. Sur les dernières planches, le personnage fait de la pub pour son blog mais il change de tactique. Au lieu de poster un « j’adore ce que vous faites », il tente un « rien à foutre de ta vie ». Bon, dans sa BD, il reçoit plein de mails d’insultes en retour. Mais la question m’interpelle.

Donc, tu as suivi tous mes conseils précédents parce que je suis un peu ton grand gourou. Mais malgré tout, ça ne décolle pas des masses. Tu as beau lécher tellement de cul que tu as des ampoules à la langue, tu laisses des comms tout partout à base de « t’es trop drôle », « tu me fais trop marrer », « tu es tellement trop talentueux »… D’ailleurs, si vous vous ennuyez, lisez les comms de certains blogs, vous remarquerez que certains sont très doués en la matière (mais pas ici, je n’ai que des lecteurs de qualité, slurp !). Bon, le problème, c’est que ce genre de comm creux et extatiques, je l’ai déjà dit, ça attire pas les lecteurs sur son propre blog. Alors si on faisait les méchants ?

Y a quelques temps, un blogueur est venu ici s’énerver un peu et a renvoyé sur son propre blog où pas mal de mes lecteurs/commentateurs habituels s’en sont pris à lui, défendant les vingtenaires. Bon, honnêtement, c’est tombé sur un article que j’ai pas écrit donc j’ai un peu suivi de loin, le jeune homme a ensuite présenté ses excuses, pas de souci, pas de rancune. Mais je suis un peu curieuse de savoir ce que ça a donné niveau statistique du côté de chez Jack (si t’es là, t’as le droit de répondre, of course !). J’avoue que quand je lis des commentaires (pas qu’ici), j’ai tendance à plus facilement cliquer sur les liens des gens qui sont un peu caustiques plutôt que les comms qui viennent du pays de Candy. Sauf que bon, si vous jouez cette technique, va falloir aller jusqu’au bout. Comme dans la Guerre des Etoiles, vous allez devenir Dark Vador, passer du côté obscur de la force. Ceci étant, si tu es le sosie d’Hayden Christensen,
je passerai outre ta méchanceté et je serai folle amoureuse de toi. Bref, ton rôle, faut le jouer tout le temps. Parce qu’on a tous plus ou moins un rôle. Moi, apparemment, je suis la râleuse bobo snob amazone et princesse romantique (rien que ça). Pas forcément méchante, pas toujours sympa. Enfin, une personne normale, quoi.

Toi, tu es wild et subversif, tu deviens l’orangina rouge de la blogosphère. Tu critiques tout et tout le monde mais autant les comms « tu es trop super, cool, cool », ça attire pas, les comms « t’es trop nul, ça pue », non plus. Descends mais de façon argumentée. Dis tout haut ce que les gens pensent tout bas mais sans insulter ou taper sous la ceinture. Non parce que ça craint, on dit pas aux gens qu’ils sont moches s’ils mettent leur photo,c’est minable, ça. Surtout que si tu retournes sur les mêmes blogs pour les critiquer, faut que tu sois cohérent. En gros, tu es le méchant qui au fond aime bien et critique pour faire évoluer. Parce que si tu es juste bête et méchant, tu seras classé « troll » et basta. Par
contre, la méchanceté est un art qui est difficile à maîtriser car souvent voient dans la méchanceté du génie et du 2e degré. Je me souviens à une époque, un blogueur que j’adorais et qui a disparu de la blogosphère (et qui veut oublier cette aventure, c’est pour ça que je donne pas son pseudo) était parti à fond dans le cynisme et la provoc, parodiant certains blogs. Ben tout le monde a applaudi des deux mains, à base de « oh oh, t’es trop drôle ». Bon, bé raté. Mais bon, y en a qui lèchent tes bottes quoi que tu dises donc bon. Des fois, je me demande même s’il lisent ce qu’on écrit…

Donc être méchant, c’est une stratégie mais tu constates que c’est coton, quand même… Puis c’est fatigant de pas être aimé. En plus, à l’instar d’Orangina rouge, tu risques de susciter plus la pitié que la colère… Parce que moi, les méchants méchants, je trouve qu’ils versent rapidement dans la critique stupide et en dessous de la ceinture. Et du coup, personne ne va voir leur blog, si ce n’est pour les insulter. Pas glop, pas glop.

Finalement, l’idéal, c’est encore de rester soi même. Pas trop fayot, pas trop méchant, normal, quoi.

Haro sur le poil

Deuxième sketch de mon one woman show que peut-être qu’un jour, je le ferai pour de vrai mais faut pas rêver non plus. Spéciale dédicace à Aston!

 

La puberté, c’est une sacrée vacherie, surtout pour les filles. Bon ok, on a les seins qui poussent et on peut jouer à Pamela Anderson mais on a aussi nos règles et surtout, on a des poils qui arrivent. Parce que dans notre pays, une belle fille se doit d’être glabre. Non mais imaginez Adriana Karembeu avec des aisselles velues… De suite, ça le fait plus. D’ailleurs, que fait une fille qui a un rendez-vous galant qui doit se finir par une folle nuit torride ? Elle s’épile ! Et c’est le début des emmerdes.

 

Nous avons à notre disposition plusieurs moyens d’éradiquer le poil. Il y a d’abord la méthode non douloureuse, à savoir le rasoir mais faut voir la tête de notre papounet quand il récupère son rasoir plein de poils qui sont pas à lui. Et puis les poils de filles, c’est comme les poils de mecs, plus on les rase, plus ils repoussent et ça repousse dur. Du coup, on a de vraies brosses à récurer sous les bras ensuite. Dans la même catégorie, on a la crème dépilatoire. Alors, ça, c’est fantastique : rapide, en 10 minutes, c’est fait. Voire même 3 minutes pour les nouvelles qui sont à la pointe de la technologie. Mais y a un souci, et un souci de taille : ça pue. Oui, l’odeur d’ammoniaque sous les bras et même ailleurs, y a mieux pour séduire un homme. Et puis ça repousse vite parce que le poil, il est juste coupé, pas arraché. Normalement, sur la notice, y a marqué de rincer sans savonner. Oui ben vu l’odeur, moi, j’utilise toute ma bouteille de savon parce que bon…

 

Non, l’épilation, la vraie, c’est arracher le poil avec la racine qui va avec. Et là, je peux vous dire que toutes les publicités qui vous garantissent une épilation sans douleur ont été faites par des hommes qui ne se sont jamais épilées. Ou des femmes écolo new age qui militent pour l’intégrité de leur corps. Non, je plaisante, y a des écolos épilées, arrêtons de catégoriser les gens un peu.

 

Je me souviens, quand j’étais ado, ma mère m’amena toute fière chez l’esthéticienne pour la première fois de ma vie. J’en suis ressortie avec les jambes à moitié épilées et la larmouillette à l’œil. Une horreur, une torture. Là, j’ai envisagé sérieusement de vivre dans un monde où mes jambes seraient poilues et mes aisselles hirsutes. Mais la mode et l’esthétique on eut raison de moi, me voilà à pleurer en me faisant le maillot comme toute jeune fille qui se respecte.

 

Ca fait plus de dix ans que je m’épile et j’ai tout testé. D’abord la cire. Alors là, faut souligner un grand progrès puisqu’on est passé d’un truc épais qui pue à une douce cire au thé vert… Mais même si ça sent bon, qu’est-ce que ça fait mal. Non mais c’est pas humain de s’arracher les poils comme ça. En plus, la cire, ça colle, on en fout partout et il faut régulièrement aller la réchauffer sinon, ça ne marche pas. Mais attention, si c’est trop chaud, on se brûle. Oui, l’épilation, c’est le fantasme de tout masochiste qui se respecte.

 

Cependant, l’épilation est un vrai problème de société. Si, si ! On nous sort donc des épilateurs électriques censés être anti-douleur. Bon, déjà, au lieu de mettre de la cire partout, c’est des poils qu’il faut ramasser. Comme si j’avais pas assez de poils avec le chat, je rajoute les miens ! Et ça se glisse partout, cette saloperie ! Plus vous en enlevez, plus il y en a qui viennent. Ils se reproduisent entre eux ou quoi ? Quant à l’aspect anti douleur, on doit pas avoir la même définition. Le Petit Robert, il est d’accord avec moi pourtant, c’est que ça doit pas faire mal. Alors j’en conclus que les larmes qui coulent de mes yeux à chaque poil arraché, c’est juste du psychologique. Mais non, je pleure pas la mort atroce de mes poils, arrachés de mes jambes où ils vivaient peinards !

 

Mais en fait, le problème, c’est l’existence même de ces poils. Non mais on nous bourre le mou avec l’évolution. L’évolution, l’évolution, mon œil ! Parce que vous pouvez me dire à quoi ça nous sert les poils aujourd’hui ? Encore les mecs, ils peuvent s’en servir pour prouver leur virilité et jouer les Aldo Maccione à la plage… Bien que les poils dans le dos, on a fait plus glamour. Mais nous ? Nous ? Franchement, quand je me les enlève, ces foutus poils, ça m’empêche pas de vivre ! Alors pourquoi on les a encore ? Vous allez me dire que c’est comme les dents de sagesse, ça sert à rien mais on les a. Ok, mais les dents de sagesse, on les enlève une fois, pas une fois par mois ! Et encore, quand je dis une fois par mois, je suis gentille parce qu’à la fin du mois, ça recommence à devenir la jungle sous les bras et dans les collants. Si on les a arraché ces foutus poils, c’est bien qu’on en voulait plus. Alors pourquoi ils s’obstinent à revenir ? Ca doit être un coup de Dieu, ça : ça lui a pas suffi de nous imposer les règles pour nous punir du péché original, il nous oblige à pratiquer une dépoilade mensuelle pour bien qu’on comprenne notre douleur. Mais, Dieu, si tu veux, moi, je mange plus de pommes de ma vie, je l’ai bien comprise la leçon ! Tu m’écoutes ? (regarde sous les bras) Ouais, ok, parle à mon cul, ma tête est malade !

 

Bon, c’est pas tout ça les enfants mais j’ai un rendez-vous ce soir… Mais avant, j’ai un tête à tête avec mon épilateur. Ah la vie de femme, c’est pas tous les jours rose !

J’’ai du bol quand même !

Par Gauthier

Il y a de ça une petite quinzaine de jours, je me suis fait voler mon portable « à l’arrachée », rue de Rivoli, un vendredi soir à 22h et quelques. Depuis je suis pas super super à l’aise quand je suis hors de chez moi. Pour rajouter à mon délire de persécution, j’arrête de fumer, donc forcément je suis super irritable et pas bien du tout.

 

Donc autant dire, qu’en ce moment, il vaut mieux que je reste chez moi. Le monde extérieur c’est mal, ça pue, c’est plein de gens que j’ai pas envie de voir/sentir/entendre… Voilà, ça c’est dit !

 

Mais bon, au bout d’un moment j’ai plus grand chose à prétexter, donc je me retrouve coincé, obligé d’aller bouffer chez ma gran’tante. Je l’adore, entendons nous bien, elle cuisine bien, trop, mais bien, et puis ça fait quelques mois qu’on s’est pas vus ! Donc mardi midi, je vais manger chez elle, et je me plonge dans le monde extérieur. Et quelle plongée ! Je me retrouve dans le presque 9-3 avec plein de gens louches partout (c’est encore dans Paris, mais c’est quand même pas trop Paris chez elle, enfin disons que vu de là-bas, les Champs paraissent bien loin !).

 

À l’aller pas de soucis, je trace, j’évite les « t’as pas une clope ? » et autre « t’as pas un euro ? ». Je mange comme un goret, ma tantine me fait mon petit doggy-bag, et je retourne à la civilisation.

 

Sorti du métro, je vise mon iPod sur les oreilles, tout en boutonnant mon manteau. On me suit… « AH NON ÇA VA PAS RECOMMENCER !!!! ». La personne se rapproche de plus en plus, j’enlève els écouteurs de l’iPod et les planque dans mon jean, pour éviter de tenter un éventuel voleur. Je suis à 3 min à pied de chez moi, et là quelqu’un me touche l’épaule…

 

Mon sang se glace, j’entends une voix de femme « Excusez-moi jeune homme ! ». Ouf, c’est une femme, ça devrait bien se passer… Je me retourne et surtout je pense à ne pas sourire…

 

– Je m’excuse de vous aborder comme ça dans la rue, en fait je vous suis depuis un petit moment, mais il ne faut pas avoir peur de moi ! Alors voilà, j’ai 38 ans, je suis femme de ménage, j’habite dans le 20ème, et comme je travaille que le matin, je passe mes après-midi à suivre les gens dans la rue. Et j’aborde que ceux que je sens bien, comme vous quoi !

– (intérieurement) Mais qu’est ce qu’elle va bien pouvoir me demander ?

– Alors voilà, moi j’ai ma fierté hein, c’est très difficile pour moi, et en même temps c’est nouveau, mais c’est nécessaire. Alors je ne vais pas vous embobiner, je n’ai pas d’enfants à charge, j’ai un toit, mais voilà, les loyers sont chers, et mon salaire ne me permet pas de vivre confortablement. Vous savez, il faut manger aussi…

– (toujours intérieurement) Elle sent bon, elle est bien habillé, elle va pas me demander un euro quand même ? Non… Elle va me proposer de la payer pour du sexe ! J’en suis sûr… Putain il est 15h30 et elle racole sur mon boulevard ! Je dream in blue !!!!!

– Alors voilà, ma démarche est simple, et vous avez l’air compréhensif, alors je me suis permis de vous aborder, parce que je vous ai suivi et observé, je pense que vous pourrez m’aider…

– (encore dans ma tête) Je ne peux pas la laisser finir, la pauvre…

– Vous avez l’air gentil…

– (Tout haut cette fois) Je suis désolé, mais je préfère vous couper. Je viens de finir mes études, je cherche un emploi, et comme je ne trouve pas, je suis au RMI. Je vais certainement perdre mon appartement avant la fin de l’année parce que je n’ai pas de quoi vivre correctement… Voyez, je sors d’un repas avec la famille, et j’ai pris un doggy-bag pour améliorer l’ordinaire ! J’aimerais vous aider, mais vous avez tiré le mauvais numéro !

– Mais, c’est horrible, on va vous foutre dehors ?

– Non… mais bon le RMI ne couvre pas le prix de mon loyer donc…

– Mais il ne faut pas vous laisser faire, vous êtes aller à la CAF, à la mairie, à l’ANPE ? Non mais il faut vous battre hein ! Vous laissez pas aller, vous aller y arriver, vous êtes gentil, mignon, intelligent, vous allez réussir ! Ah, moi, voir des jeunes comme vous qui galère ça me désespère ! Et puis je suis sûr que vous avez fait de grandes études ! Vous avez un M2, j’en suis sûr…

– Oui, en sciences politiques… (mais comment elle le sait ?)

– Ah voyez… C’est un scandale, ben écoutez, moi je vous souhaite de réussir, et puis vous allez réussir, je le sais, je le vois !

 

Là, Sainte Nina de l’immaculée sodomie m’appelle ! Merci Nina, merci, tu es rarement aussi bien tombée ! Je me suis donc enfui, prétextant que je devais prendre ce coup de fil…

 

Voilà, je ne saurai jamais ce qu’elle voulait me proposer, j’ai pas eu le cœur de la laisser finir ! Mais en tout cas, j’ai vraiment dû lui faire pitié, parce qu’à la fin j’ai cru qu’elle allait me donner de l’argent… Mais sa technique est bonne, parce que je serais pas dans la merde, je lui filais du fric !

 

Peut-être que je suis trop gentil…

 

En tout cas chère Madame, je ne sais pas si vous avez vraiment besoin d’argent, et je ne le saurai jamais, mais vous méritez qu’on vous en donne !!!!

 

Maintenant j’ai un peu moins peur des gens, mais je suis pas sûr d’en croiser des comme ça à tous les coins de rue 😉