Liste de la fille qui a un calendrier de l’Avent

J’en avais jamais trop eu, c’est un collègue qui nous l’a offert. Tout ça pour dire que je cours tête baissée vers Noël en espérant glisser en 2012 sans plus de dommages, j’en ai eu assez, merci.

– Petite soirée anniversaire, je m’habille un peu sex des fois que (raté, tous les célibataires avaient un vagin et une préférence pour les mâles quoi qu’il en soit), j’enfile mes chaussures à talons pas mises depuis longtemps. Arrivée chez ma pote, je finis par les virer tellement j’ai mal. Il faut savoir que depuis mon accident, mon pied gauche s’est un peu affaissé de n’avoir pas marché pendant quelques semaines donc les talons, je supporte plus. Retour vers 1h du matin, le seul train qui part me laisse à une gare à 15 mn à pied de chez moi. Bien. Je le prends, je commence à marcher dans la rue pour rejoindre chez moi. Au comble de la douleur, je finis par enlever mes bottines. Je remercie le ciel d’avoir eu la présence d’esprit de mettre des chaussettes en plus de mes collants.


– Tirage de cartes par ma copine Anna : je vais rencontrer le big Love et être tellement heureuse que ça va créer plein de jalousies mais attention, M. va être muté. Rah mais même dans les tirages de cartes, ma vie est compliquée !


– PC du bureau, on m’a invitée à en réclamer un via le service de maintenance informatique. J’ai donc ouvert un ticket… Il a été fermé en résolu alors que j’ai toujours ma rougne. Bon ben je vais le rouvrir.

– Des fois, dans la vie, tu as le choix. Comme celui de balancer le mail d’une personne pour qui tu n’as aucune estime sans le lire et lui laisser l’illusion qu’elle a eu le dernier mot. Ou alors, tu le lis, tu t’énerves et tu t’enfonces dans un débat sans fond. Pour avoir testé plusieurs fois la première solution, je vous la conseille.


– Il y a 15 jours, j’ai commandé un parfum sur Marionnaud (parce que sur Sephora, ils ne font pas cette marque online), on m’annonce qu’il sera livré dans deux ou trois jours. Au bout d’une semaine, je n’ai toujours rien reçu donc je vérifie sur le site et là, je lis à propos de ma commande “reçue-complète”. Je heu quoi ? Je le confesse, j’ai parfum un peu cher, 80 € le flacon donc forcément, je commence un peu à m’énerver sur leur site et les réseaux sociaux et au bout de 15 jours, révélation : en fait, mon colis était abandonné quelque part dans l’entrepôt. Je sais pas pourquoi je m’obstine à commander quoi que ce soit sur Internet vu que je tombe toujours sur le colis oublié dans un recoin.


– Des fois, tu décides d’être honnête et tu cherches à télécharger des séries en VO sur iTunes pour les regarder sur ton iPad. Sauf qu’en fait, le catalogue est riquiqui, je voulais Spartacus et Borgias, moi… Alors, bon, je fais quoi ? Je télécharge ?

– Il m’arrive toujours de folles aventures. Par exemple, vendredi dernier, j’ai un rendez-vous client avec Lise. Elle m’appelle pour me prévenir qu’elle sera en retard et m’encourage à monter chez le client avant elle. Sauf que pas de bol, la boîte est au 5e et on m’annonce l’ascenseur en panne. Bon ben je vais monter à pied. Sauf qu’évidemment, arrivé au 5e, je me retrouve face à une porte close. Je toque à la porte, rien… Bon… Je vais donc envoyer un mail à la cliente. Le temps que je l’écrive, Lise me rappelle “je suis arrivée, il marche l’ascenseur”. Oui seul le plafonnier ne marchait pas… On dira que 5 étages à pied, c’est bon pour mon genou.

– Je suis une délinquante. J’ai pris une place dans un idtgv mais ma gare n’est officiellement pas desservie. Le train s’y arrête mais je n’ai pas le droit de descendre. Je vais le faire quand même. Je demande au contrôleur qui me dit “si vous vous faites contrôler à la descente, c’est 35 € d’amende”. Bon, je vais tenter. Et je suis descendue sans encombre.

– Au retour, par contre, je me fais choper par un contrôleur beaucoup moins compréhensif qui m’aboie dessus. Forcément, je lui réponds sur le même ton en lui faisant remarquer que le train s’arrêtant en gare, je ne vois pas bien où est le problème. Comme il continue de s’énerver, je lui réponds qu’il est obtus. “Ne m’insultez pas mademoiselle!”. C’est pas une insulte mais c’est ma faute aussi, faudrait que j’utilise des mots plus simples… Ceci étant dit 35 € parce que je ne respecte pas le trajet initial (mon trajet est moins long que si je partais de Toulouse), ils se touchent grave à la SNCF.

Ma vie est foooolle… Non, en ce moment, c’est un peu calme plat et ça fait du bien en fait.

L’échelle des sentiments

Oui, je sais, je parle beaucoup trop d’amour depuis quelques temps mais phase de rémission oblige, ça laisse tout le loisir de réfléchir à l’Amour. Et notamment à la notion d’échelle des sentiments. Même si en fait, ce n’est pas si clair pour moi.

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Dans ma vie, j’ai eu la chance d’aimer plusieurs hommes. Avec un petit ou un grand A, c’est là que je veux en venir. Avec un petit a, le premier niveau, c’est le crush que je décrirais comme une pulsion primaire à base de « haaaan, je le veux ! ». Je suis très forte en la matière, une amie m’a même dit un jour « mais tu tombes amoureuse tout le temps, c’est pas possible! ». Ouais, pas faux… Le FILF de l’open space, la pétillante Jade, le mignon petit brun croisé en soirée, l’uber sexy mec de la plongée venu pour un baptême et jamais plus croisé après… C’est frais, ça permet de rêvasser 5 mn.

 

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Ensuite, il y a ce que j’appelle l’affection. Non seulement mon crush m’attire mais en plus, y a comme un truc, I got a feeling comme diraient les incontournables et pourtant insupportables Black Eyed Peas. Oui, il y a ce petit plus qui fait qu’on apprécie la personne, qu’on a hâte de la revoir, d’être auprès d’elle. On croit la voir partout, on va au Sephora pulvériser son parfum sur un échantillon en papier pour le renifler dès qu’on a envie d’un shoot de rêverie. Ses bras sont la nouvelle place to be et vous envisagez de nombreux moments à deux.

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Ensuite y a le degré je suis amoureuse. L’objet de mon affection me l’a bien rendue et je m’éveille parfois dans ses bras, apaisée et souriante. Je l’ai dans la peau, je pense à lui à peu près tout le temps, il me manque à peine j’ai fermé la porte, je ne pense qu’à le retrouver, mon corps s’enflamme dès que je pense à lui. C’est doux, c’est obsédant, je suis à mort sous l’effet de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. Mes yeux brûlent de le voir, ma peau de se frotter contre la sienne, mon sexe… Vous pouvez imaginer aisément. Dès que je pense à lui, je peux presque sentir mes terminaisons nerveuses dessiner ses baisers sur ma peau.

 

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Mais ce n’est pas le stade ultime, le stade suivant, c’est l’amour. Il peut être passionnel ou plus raisonnable par rapport à l’étape précédente, selon l’évolution du couple mais il y a une composante supplémentaire : l’envie de se projeter dans l’avenir avec lui. Globalement, j’ai connu ce sentiment trois fois dans ma vie. C’est peu ou beaucoup, selon à qui je pourrais me comparer mais je trouve les comparaisons dans cette matière très stérile. J’ai cru à trois reprises avoir trouvé le bon, pouvoir lâcher ma carapace et parler du lendemain et surlendemain comme si ça coulait de source. De mon point de vue, j’ai de la chance. Parce que l’avoir vécu trois fois, c’est se rendre compte qu’on peut vivre ça une quatrième fois au moins. Ca me prouve aussi que si je me trompe, je peux recommencer plus tard. J’avoue que l’amour fait peur mais c’est grisant. On se rend compte que c’est une audace, un pari sans doute insensé. Cependant aucun investissement dans quelque domaine que ce soit n’est sûr de toute façon. Il faut oser et la seule chose sur laquelle on peut se baser en matière d’amour, c’est la force de ses sentiments. Peut-être que je vais me planter, oui, seul l’avenir le dira mais en attendant, puisque je l’aime, arrêtons de se demander si ça va durer, personne ne peut répondre. Aimer, c’est accepter de ne pas savoir et de faire confiance. C’est dire un jour “oui, je lâche mon appart, je fais un saut dans le vide, on verra bien”. C’est se dire qu’on l’aime et qu’on va tracer notre route à deux, pour voir jusqu’où on va.

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L’avantage d’avoir grimpé l’échelle au moins une fois, c’est qu’on connaît globalement la route, même si elle change et évolue selon le partenaire puisqu’aucune histoire ne se ressemble. On ne sait pas combien de temps on restera sur un échelon et si on passera au suivant. Mais on sait que c’est possible, c’est déjà ça.

L’importance de la lose en période de crise

Moi, la lose, c’est un peu mon sujet favori, même que je mets deux o au lieu de un pour bien accentuer le truc. Bon, peu importe, cet article ne traitera pas d’orthographe anglais
mais bien de la loooooooooooose, ces petites choses bêtes et méchantes qui nous arrivent.


La lose, c’est ma vie. Genre samedi, je fais une machine, tout se passe bien. A priori. J’ouvre le hublot et sloush, un tsunami. Au bout de trente seconde, je me dis que mettre un seau sous ce
flot peut être une bonne idée. Blonde un jour, blonde toujours. Bref, je récupère le flux restant, je serpille, je pleure sur MSN avec Vicky à base de « put[biiiiip] de bord[biiiiiiip] de machine
de merde [biiiiiiiiip] ». Oups, j’ai raté mon bip. Bref, je râle un bon coup et j’oublie parce que bon, je suis attendue à Sephora par la demoiselle sus-nommée pour un « comme c’est trop joli ce
maquillage ! ».

La même scène mettons deux ou trois mois plus tôt. Quand j’étais au chômage, quoi. Que ce serait-il passé ? Peut-être que je me serais assise devant ma cascade improvisée et je me serais mise à pleurer. Parce que trop c’est trop et que si la machine elle-même me fait remarquer que ma vie de chômeuse est pourrie, je vais pas tenir.

Il y a quelques années, je lisais le livre « Pourquoi ? » de Philippe Vandel qui recense des questions marrantes. Parmi elles : « pourquoi quand on cherche un annuaire à la Poste, celui qu’on voulait est toujours le dernier ? ». Bon question désuète, certes mais la réponse que je vais vous donner dans quelques instants marche aussi pour : « pourquoi le pantalon de mes rêves n’est plus disponible qu’en 32 et 44 ? », « pourquoi je me prends tous les feux rouges », « pourquoi c’est toujours quand on est en retard que notre train l’est aussi ? ». En fait, la question est mauvaise. Par exemple, si je suis en retard et que mon train n’arrive pas, ce qui va me faire arriver encore plus à la bourre, je vais m’énerver, trépigner, injurier mentalement la SNCF et tous ses travailleurs qui sont pas foutus de faire arriver les trains à l’heure… Donc ça va me rester en mémoire. Si, quand je suis à la bourre, le train est à l’heure, je ne noterai pas cette information. En gros, quand tout se passe bien, on fait pas gaffe, quand ça génère une contrariété, on le retient et on râle.

La lose, c’est un peu pareil. Quand tout va bien ou à peu près dans ma vie, que les oiseaux cuicui, les papillons frout frout et tout ça, les petites contrariétés glissent sur moi. Ahah, qu’elle est taquine ma machine à se transformer en fontaine. Ohoh, mon train est en retard, c’est deux minutes de rab pour lire. Hihi, la plate forme de blog pour ado marche plus, je vais en profiter pour fumer une clope (oui, je sais, c’est mal, tout ça). Mais si je suis de mauvais poil et en mauvaise période, ma machine, je l’explose à coup de pied (enfin, c’est plutôt mon pied que j’explose), j’ai envie de casser la figure du conducteur de train et putain bordel de merde de plateforme qui marche jamais. Et donc, toutes ces immeeeeeeeeeenses contrariétés accumulées, arrive le moment où je chiale. Parce qu’en plus, il y a un effet d’accumulation. On rumine, on rumine, on intériorise ce qui va pas et soudain, ça pète sans qu’on sache pourquoi. J’en parlais par exemple à Anne à mon retour en province pour mon anniversaire, elle m’expliquait qu’elle, un jour, elle s’était mise à pleurer parce qu’elle n’arrivait pas à se coiffer correctement. Le problème n’était pas tant la coiffure mais c’était la goutte d’eau en trop.

Bien sûr, tous ces problèmes sont insignifiants me direz vous. Vous avez raison. J’ai la santé, je suis jeune, belle (les fleurs sont pas chères), beaucoup de gens aimeraient être à ma place. Bien sûr qu’il faut savoir relativiser son « malheur » quand on voit qu’à côté, une personne a tel ou tel problème. Sauf qu’il faut aussi savoir lâcher les vannes. Y a pire ailleurs, y a toujours pire ailleurs mais merde, des fois, ces petites contrariétés nous pèsent, reconnaissons-le. Oui, ça m’a fait chier que ma machine crache toute cette eau et je suis allée m’en plaindre à Vicky. Une fois ma litanie injurieuse terminée, ça allait mieux. Pas de quoi en chier une pendule à treize coups mais bon, ça va mieux en le disant.

Bref, tout ça pour dire que, oui, la lose, c’est chiant et si on a envie de râler, de gémir un peu, de pousser un bon « meeeeeeeeeeeerde » bruyant et rageur, faisons le sans honte aucune. Et si on se met à pleurer pour une broutille, ce n’est pas qu’on est folle ou dépressive, c’est normaaaaaaaaaaal. Et d’ailleurs, si vous voulez vider votre sac, j’ai trouvé un site rigolo qui, je sens, va beaucoup me servir les prochains jours, mes amis slaves me causant pas mal d’énervement en ce moment.

Un peu de douceur dans ce monde de brute !

Par Summer

Bon je culpabilise à mort de pas avoir écrit un article depuis des plombes, moi qui m’étais promis d’essayer d’en écrire un au moins toutes les semaines c’est plutôt loupé. Bref, je fais mon mea culpa. Pitié, ne me lapidez pas !! Patronne soit clémente avec moi. Pitié pitié !!

J’ai quand même pensé à vous, bon un peu seulement j’avoue, et ça faisait un moment que je voulais réagir sur l’article bichonnage de Nina. Et oui, les filles ont la peau toute douce à force de tartine de crème en tout genre mais maintenant qu’elle vient de lever le secret, sur le fait que cette qualité ne nous soit malheureusement pas innée, il est temps de rendre justice, parce qu’après tout je ne vois pas pourquoi les hommes n’auraient pas le droit eux aussi d’avoir la peau douce et le poil soyeux !

Alors toi aussi lectrice, apprend à bichonner ton homme et toi lecteur, apprend à être « so sweet daaaarlinggggg !!!!! »

La mauvaise nouvelle c’est que là aussi il va falloir un budget, alors y’en a pour toutes les bourses et pour tous les goûts des produits de beauté spécial nounours ! si si.


Du plus select que l’on trouve sur les rayons de Sephora, au plus conventionnels mais tout aussi efficaces que l’on trouve à la superette du coin. Parce que qu’on se le dise, prendre soin de soi n’est plus depuis longtemps l’apanage des femmes uniquement. Et rayon homme, on trouve de quoi faire pour être tout beau et tout doux de la tête aux pieds. On trouve même du maquillage camouflage
d’imperfection et tout, ça rigole plus !! Même ton shampoing préféré lecteur peut avoir des vertus orgasmiques, ah non, c’est pas pour vous ça je confonds, euh pour vous y’a l’anti-pelliculaire et celui pour la prévention de la chute de vos si soyeux cheveux. Mwai, de ce coté y’a encore du boulot, faudra que j’en parle à la fameuse marque qui le vaut bien.

Mais passons à l’indispensable : la crème !! Pas de secret, pour vous aussi c’est elle qui fera de vous de jolis bébés joufflus !! Sauf que voilà, il est formellement interdit d’utiliser la même crème pour le corps et pour le visage !! D’autant plus qu’avec les rasages multiples, votre peau est 10 fois plus fragile, et c’est pas l’after shave, qui arrange grand chose, croyez moi même si ça sent divinement bon.

Alors l’homme riche choisira l’Emulsion Hydratante Réparatrice de Dior, l’homme moyennement riche, l’Actif Hydratant de Biotherm et le plus humble, l’Hydra Energetic de L’Oreal parce qu’il le vaut bien !  

A noter que tous ces produits se déclinent comme pour les femmes en version, je prépare ma peau avant l’été et je montre que je bronze dans le jardin le WE, comprendre avec autobronzant. Mais bon, comme pour les femmes l’autobronzant, même si la tentation est là, on oublie radicalement l’hiver. C’est pas que la couleur orange n’est pas à la mode mais quand même.

Après, j’ai pris le pari que vous étiez tous de jeunes garnements alors je ne parle pas des anti-rides, mais sachez pour plus tard ou pour les plus inquiets que ça existe tout autant !!

Une fois qu’on a investi dans sa crème spécial visage de jour, on peut pousser le vice à acheter le complément de nuit, mais bon, si je dis ça après on va m’accuser de vouloir relancer la consommation. Mais c’est pour votre bien les enfants !! Si si. Quand votre chérie est toute collante à coté de vous avec sa crème de nuit, vous avez vous aussi une arme de vengeance et puis la colle, ça rapproche non ? En réalité c’est juste pour que, quand vous vous levez le matin, vous ayez déjà une peau toute belle pour accueillir comme il se doit les soins que vous allez lui donner le matin. Je vous jure que votre chef ne verra pas que vous avez la gueule de bois ! Donc la crème de nuit, c’est pas si mal comme investissement non ?

Enfin, et ça c’est la bonne nouvelle, la crème hydratante pour le corps, vous pouvez utiliser celle de votre chérie et mieux que ça, lui demander de vous tartinez partout mais alors partout. Ou comment obtenir un massage l’air de rien. Mais attention, on lui pique que si c’est pas une crème anti-cellulite, parce que 1) les mecs n’ont pas de cellulite,( la vie est injuste) et 2) ces crèmes là coûte trop cher pour que votre moitié ne vous fasse pas regretter d’avoir fini le tube ! donc on se contente de la crème classique, voire autobronzante si vous voulez pousser le vice mais c’est tout !!

Voilà, sur ce, j’attends toujours de voir un mec faire tout ça, je vais peut être tester sur le mien prochainement ! je suis pas sûre d’arriver à lui faire adopter le principe de la crème de nuit, mais je pense pouvoir arriver à le tartiner sans problème. Ah décidément, faut vraiment tout faire !!

Les jingles bêlent

Vendredi 23 décembre, 17h30, je pose le nœud-nœud frisé sur un paquet cadeau : ouais, j’ai enfin fini ! Ah non, il manque le super cadeau de mon papa que j’ai oublié d’acheter : un peigne. Oui parce que mon père, quand on lui demande ce qu’il veut pour Noël, il nous répond : « ah je voudrais bien un peigne de poche parce que j’aime bien me recoiffer de temps en temps »… C’est du beau cadeau, ça !
 
 
En général, j’adore le jour de Noël mais qu’est-ce que je déteste la prise de tête pré-fête ! Première étape : trouvons l’idée du cadeau. Bonjour le brainstorming ! Pour mes parents, je suis secondée de ma sœur et de mon presque frère mais lui, ça dépend des fois. Donc début décembre, Alice et moi nous nous mettons en mode : « on offre quoi à papa et maman ? ». Alors, pour ma mère, en général, ce n’est pas très difficile : une statue africaine (quoi que plus maintenant), un CD de musique lounge ou de n’importe quoi (sauf rap, là, je la tuerais ou pire, du raï), des beaux vêtements, des bijoux, de la déco… Enfin tout, tant que ça n’a pas de rapport avec la technologie. Mais pour mon père, quelle galère ! Il ne fume pas, il ne boit pas, il ne lit que peu (surtout des magazines d’actu), ne va jamais au ciné, regarde peu la télé… Ses passions : son métier, sa famille, le rugby. Mais il aime pas les livres sur le rugby et on va pas lui offrir une nouvelle blouse ou un nouveau stéthoscope… J’essaie de convaincre Alice de lui offrir un petit enfant mais non.
 
Une idée?
Cette année, c’est la cata : dès qu’on a une idée, on se rend compte que ça va pas. Commençons par ma maman : des places pour le concert de Julien Clerc. En effet, on pensait que son dernier album était un best of mais non… Du coup, on renonce (et on a bien fait, ma maman n’aime pas son nouvel album). J’erre, solitaire, dans les rayons, je ne trouve rien, mais alors rien, pas l’ombre d’une idée. Finalement, ma sœur découvre que Laurent Gerra fait un nouveau spectacle, et deux billets pour M. Gerra, emballé, c’est pesé. Sinon, elle veut un pantalon d’intérieur en « velours ». Ma sœur : « t’inquiète, je vais à H&M ce week-end ! ». Finalement, elle trouve pas, la mission m’échoit. Jeudi matin, je pars donc amener ma maman à l’hôpital (elle y travaille) puis Kenya au véto puis direction la Halle aux vêtements : il est 8h45, ça ouvre à 9h30, tout va bien. J’y retourne donc une heure plus tard, je trouve pas. Je vais au Leclerc, je trouve pas. Y a un joli pantalon d’intérieur Dim mais pas en velours. Je vais à LMV, je trouve pas. Je vais à Etam : du pantalon en velours, y a, mais
du rose barbie, du vert fluo ou du rouge orangé pas beau… J’atterris à Monoprix et là, en appelant Alice, elle me fait : « bon ben tant pis pour le velours ! ». Arghhhh, elle m’aurait dit ça plus tôt, j’aurais pris celui du Leclerc ! Donc quelle est la cruche qui se retrouve à aller au Leclerc un vendredi 23 décembre à 14h30 ? Moi ! Naturellement, j’aurais pu y aller ce matin mais ma mère ayant pris la voiture… Ben non, je pouvais pas ! Sinon, mercredi, je lui avais déjà acheté un ouvrage fort intéressant : « Internet pour les nuls ». Sauf qu’au centre culturel du Leclerc (oui, je sais, j’y vais tout le temps), ils donnent pas de poche et qui c’est qui se retrouve avec un livre pour sa maman à la main alors que celle-ci vient me chercher car j’ai pas de voiture ? Donc je le fourre dans mon sac. Sauf que le lendemain, en revenant donc au Leclerc, en sortant, j’ai fait bip… Oui, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi ils démagnétisent jamais correctement ce qu’on achète ! Bon, pour ma maman, c’est fait !
 
Pour mon papa… Naturellement, un peigne, c’est nul comme cadeau. Donc on se creuse la tête, que lui offrir ? Surtout qu’un mois avant, c’est son anniversaire, youpi ! Un DVD Trivial Poursuit ? Super, il ne s’en servira jamais ! Des vêtements, c’était son cadeau d’anniversaire alors quoi ? Bon, finalement, on se décide pour une webcam. En fait, l’idée c’est d’acheter quatre webcam : une pour mes parents, une pour Yohann mon presque frère, une pour Alice et une pour moi. Comme ça, on sera tous les quatre à pouvoir se voir. Bon, naturellement, je bloquerai tout le temps mes parents sur MSN, le temps de changer de pseudo au besoin. Je suis pas sûre qu’ils captent un truc du genre : « Quelle brouette de feu cette nuit » mais un « Aïe, j’ai bobo la tête, l’alcool cé pas bo, l’alcool cé pas bien », si…Donc, c’est parti pour la webcam, Alice me dit qu’il y en a des pas chères au Leclerc. Donc mercredi, j’y vais. Je regarde : premier prix avec microphone intégré : 35 euros, à peu près. J’en prends 4 et le vendeur me fait : « ah non, vous m’avez détruit tout mon beau rayon », en déconnant. Je continue mon chemin et appelle ma sœur pour lui demander des infos pour un cadeau pour son tendre Anthony et là, en lui parlant des webcams, elle râle : « non mais attends, 35 euros, c’est super cher, je comprends pas…Attends, je te rappelle ». Bip ! Bip ! « J’en ai trouvé à 20 euros à côté de chez moi, je m’en charge. » Ok ! Je sors de là et retrouve ma mère qui fait la gueule : non mais elle va pas se trimballer avec 4 webcams (ma mère ne sait absolument pas à quoi ça peut ressembler, au passage) dans le train ! Je lui ai dit : « certes, ça m’emmerde aussi mais ça fait quand même 60 euros d’économie ! ». Mais bon, mercredi, ma mère était d’une humeur massacrante, de toute façon.
 
Après, il y a le cadeau pour les hommes de la famille, à savoir Anthony et Yohann. Pour le premier, en désespoir de cause, je lui ai offert un livre sur la pêche, sa passion (chacun son truc…). Ma mère avait pensé à une boite à outils mais le gentil vendeur de castorama (rien à en tirer, ma mère m’a cassé le coup direct en disant : « bonjour, je cherche un cadeau pour le copain de ma fille »…avec moi à côté !) lui a fait remarquer qu’offrir une boîte à outils à un mec, c’est comme offrir un fer à repasser à une femme… Du coup, elle lui a payé une montre de course qui mesure les battements de cœur et je sais pas quoi car il s’entraîne dur pour devenir pompier de Paris (et c’est pas facile !). Pour Yohann, grosse panne d’idée, Alice est avec moi sur le coup. Le problème étant que Yohann était au fond du trou début décembre, en pleine dépression donc que lui offrir ? Il ne faut surtout pas se planter. Au début, j’avais pensé à deux passeports pour Disney, histoire qu’il se détende un peu mais il y a peu, il voulait tout plaquer pour aller vivre dans une ferme, donc non. Des vêtements, trop classique. Des livres ou des CD, mais lesquels ? Des lampes, on lui en a déjà offerte une pour son anniversaire, un beau stylo, il écrit pas… Bon, finalement, ce sera un immense bougeoir (plus grand que moi), le livre de Yann Arthus Bertrand et une petite sacoche pour sortir (on y met un paquet de clopes et un portable, c’est tout).
 
Pour ma sœur, là, c’est facile. J’aime bien faire des cadeaux à ma sœur : c’est l’occasion de lui montrer que je l’aime bien quand même, même si on est pas proche. Après un Palm trouvé à moindre prix sur ebay, j’ai eu une idée : des savons en forme de carrés de chocolat dont parle Cosmo. Vu que ma sœur est perpétuellement au régime, voilà du chocolat qu’elle peut consommer à volonté ! Je me rends donc chez Sephora mais y en a plus, pas plus que du sublime éventail rose de chez Chantal Thomas. Je fais tous les Sephora qui se dressent sur mon passage, rien, rien, rien. Donc à la place, je lui achète des « sucres effervescents » pour le bain, des berlingots pour le bain aussi et des trucs du genre et je mets ça dans une jolie boîte ! Bon, en emballant la boîte tout à l’heure, je l’ai ouvert : eurk, ça pue le magasin de parfum, là dedans ! Ben oui, toutes ces odeurs délicieuses qui se mélangent, c’est un peu trop fort…
 
Je vais commettre un meurtre!
Mais le plus chiant dans ces périodes, c’est pas de trouver les cadeaux, c’est de les acheter. Je suis profondément misanthrope et agoraphobe : je déteste l’homme quand il se déplace en troupeau. Parce que, déjà, en temps normal, y a toujours un lourdingue qui marche à deux à l’heure devant vous et qui ne marche même pas droit, ce qui fait que chaque dépassement se termine en collision : « non mais vous pouvez pas faire attention ! » Et toi, tu peux pas passer la seconde et tenir ta droite ? Mais à Noël, ils sont tous dehors ! Par exemple, j’ai eu droit à la bonne femme qui téléphone devant un rayon, pile devant ce que je voulais donc je me pose poliment à côté : « excusez-moi…excusez-moi… » Bon, ben tant pis, je bouscule, elle avait qu’à appeler ailleurs. Non mais ça m’horripile cet égoïsme ! J’ai beau exprimer le fait qu’elle me dérange de façon polie, elle feint de ne me voir ni ne m’entendre… Et ils sont tous comme ça ! Donc faire mes courses de Noël, ça me rend généralement de mauvaise humeur parce que non seulement je ne trouve pas ce que je veux mais en plus, je peux mesurer la connerie de l’individu en société. Moi, je ne demande qu’une chose : en finir au plus vite.
 
Outre ces courses horripilantes (d’autant que quoi qu’on fasse, on a toujours un cadeau de dernière minute à faire, genre un peigne…), ce que je déteste, c’est l’emballage cadeau. Je suis nulle pour faire les paquets, c’est désespérant. Chaque année, on se moque de moi : « ahahah, il est trop bizarre ce paquet, il y a du scotch partout, c’est de Nina, ça ! » Oui ben l’an prochain, je les cacherai dans la maison comme ça, y aura quand même la surprise mais pas de paquet. Faut dire aussi que les papiers cadeaux sont de plus en plus merdiques, l’an prochain, j’achète du papier kraft ! Donc, cet après-midi, atelier emballage, je perds trois fois le ciseau par minute, j’ai pas coupé assez de papier donc je rajoute une chute pour pas que ça se voit, je frise le ruban (ça, ça m’amuse), je coupe, je scotche, je soupire. Le livre de Yohann, y a le prix inscrit sur la couverture. Mais qu’ils sont chiants les éditeurs à faire ça ! Surtout ce livre là, c’est clairement pour un cadeau ! Donc un coup de marqueur pour cacher le prix. On emballe, on écrit les initiales sur le paquet, on met sur
le côté… Ai-je bien enlevé le prix ? Merde, au moment où j’écris cette phrase, j’ai un doute sur le cadeau d’Alice, je crois que j’ai laissé le prix sur la boîte. L’an dernier, ma mère, très en forme, avait laissé le prix sur tous mes cadeaux ou presque… Hum ! A un moment, j’ai une idée : et si j’utilisais les chutes de papier cadeau pour faire des faux bonbons pour mettre dans la boîte d’Alice pour accentuer le côté « gourmandises » ? Je vais chercher des boules dans le jardin, j’en fais un…deux… Non, c’est une mauvaise idée.
 
Voilà, ce soir, j’ai presque fini, sauf mon peigne, et c’est tant mieux. J’ai passé la semaine à faire ces foutus courses. En plus, en général, cette période pré-fête est particulièrement tendue chez moi, tout le monde ayant un cadeau de dernière minute à faire, etc. Heureusement, on se réconcilie tous devant le sapin quand on ouvre les cadeaux… Mais ça, j’en parlerai dimanche.