C’est quand qu’on est en couple ?

Parfois, j’aime me poser de grandes questions. Du style : c’est quoi le couple ? Ou plutôt : quand est-ce qu’un duo amoureux peut-il être considéré par un couple aux yeux du monde entier ? Non que l’avis des autres soient importants mais ça m’a amusée de réfléchir à la question alors voilà. Puis c’est l’été, on a tous un peu besoin de légèreté.

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Le couple, c’est un sentiment d’amour, ok, ok. Mon mec, c’est ce gars là qui me met des papillons dans le ventre, des étoiles dans les yeux et sa queue dans… Oups, je m’égare. Mais voilà, j’ai décidé que ce gars là était mien. Et avec de la chance, il a décidé la même chose (ce n’est pas si évident). Donc vous voilà cheminant à deux sur les sentiers de la vie, main dans la main, seuls au monde tels des amoureux. Sauf que le monde, lui, il vous voit. Peu importe les inconnus croisés dans la rue qui prendront le moindre baiser pour un signe d’amour alors que nous savons tous qu’un baiser public n’a pas forcément de signification. Je parle de nos amis, nos camarades, ceux qui partagent notre quotidien et connaissent notre prénom. Eux, quand considèrent-ils que nous sommes en couple ?

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Le couple peut prendre une existence officielle de différente façon, selon l’âge des protagonistes. Les réseaux sociaux sont devenus une bonne façon d’indiquer au monde que, l’air de rien, notre coeur n’est plus à prendre. De la version Twitter à la version Facebook. Avec si possible toutes les photos à l’appui histoire de montrer que non, non, c’est pas de la mytho, on n’a pas créé un profil du sexe qui nous attire juste pour faire croire qu’on est ensemble. Evidemment, certaines mauvaises langues se demanderont quel est ce besoin de clamer sur les réseaux sociaux que l’on est en couple. Joie de pisser sur sa propriété amoureuse pour marquer son territoire ou vengeance sur une adolescence ingrate, la question est posée.

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Mais ça, c’est juste pour le cercle le plus éloigné d’amis. Ou les stalkers. Même qu’on s’amuse parfois à poster une photo de nous avec une personne du sexe qui nous intéresse pour, peut-être, faire croire qu’on sort avec (alors que c’est notre cousin… Oui, je sais, y en a qui épousent leur cousin mais c’est pas une majorité !). Parlons maintenant des amis, des vrais, ceux qui n’ont pas besoin de suivre nos aventures sur Facebook ou Twitter pour savoir que nous avons un nouveau partenaire de vie. Le prénom de l’autre fait son apparition dans les conversations, l’idée, petit à petit, qu’on pourrait le présenter. L’autre devient-il notre partenaire officiel aux yeux de nos amis à partir du moment où il prend vie dans les paroles ou au moment où il occupe une chaise lors de nos soirées entre potes ? Souvent, je note que l’autre devient on officiel quand mes amis commencent à utiliser son prénom comme s’il faisait partie de la tribu depuis toujours. Une façon de lui souhaiter la bienvenue, même s’il n’a pas encore posé son charmant fessier sur le canapé des amis.

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Vous allez me dire qu’on s’en fout, que ça ne veut rien dire. Certes mais c’est parfois comme ça qu’on se rend compte que cette nouvelle personne dans notre vie a peut-être une place à prendre. Une place déjà toute faite (du moins chez nos amis. Pour le reste, c’est une autre histoire)

Veux-tu m’épouser ?

Un mariage débute en général par une demande censée être la plus romantique possible, comme on le voit dans les séries et les comédies romantiques.

Pour débuter cette saga de l’été, posons le décor : il y a l’homme, que nous appellerons Jon, en hommage à mon nouveau fantasme Jon Kortajarena. Oui ok, il est peut-être gay mais on s’en fout, c’est un fantasme. Et même s’il était hétéro, je pense que mes chances de terminer un jour avec un mannequin international de 24 ans se calculent en négatif, n’est pas Madonna qui veut. Oui je vous ai pas dit, la saga de l’été ne fera pas l’impasse sur mes digressions habituelles. Bref donc y a Jon, l’homme et Nina, la femme. À l’heure où j’écris ces lignes (16 juin), le mariage homo n’est pas encore légalisé puis je suis toujours pas lesbienne donc on part en version hétéro.

Nina et Jon disais-je. De 1, comment demande-t-on quelqu’un en mariage ? La tradition voudrait que ce soit l’homme qui fasse le grand saut, à coup de belle bague, d’étoiles dans les yeux et de très fines bulles de champagne. Vu mon intérêt personnel actuel pour le mariage, c’est sur que ça risque pas de venir de moi. Bref, comment Jon pourrait-il me demander en mariage en mêlant romantisme et originalité. Non parce que le coup de la bague dans le champagne, c’est hyper éculé et faudra m’expliquer comment on ne peut pas voir une bague dans du champagne… À la limite, dans un verre de vin rouge… Et je ne parle même pas de l’idée saugrenue de planquer la bague dans un gâteau ! On ne joue pas avec la nourriture, la demande risque de se terminer aux urgences et je n’ai pas envie de porter une bague ayant trempé dans un gâteau… Ou pire en cas d’ingestion involontaire…

Quand je parle aux jeunes mariés du XXIe siècle, je constate que la demande tient plus de la négociation aujourd’hui. Du type : »tu sais, je crois que ce serait mieux de se marier ». Que ce soit pour les impôts ou pour faire plaisir à une famille traditionaliste, au choix. Évidemment, ça peut juste être par amour. Après tout, on peut décider des tas de choses par amour : vivre ensemble, faire un enfant, partir à deux faire un tour du monde, que sais-je encore ? Finalement, le mariage s’inscrit bien dans cette logique.

Sauf que la demande en mariage fait partie de la mythologie du couple. En général, quand vous annoncez la nouvelle, après les félicitations, hiiiii et quelques larmes d’emotions selon la sensibilité de vos interlocuteurs, vient la question : « comment il a fait sa demande ? » (il, toujours). « Oh bah, on se brossait les dents, il n’y avait plus de dentifrice donc je lui en ai sorti un du placard et là, il m’a dit « chérie, je t’aime, marions-nous ! ».

Manque de romantisme ? Je vous rappelle que le Jon et la Nina de cette histoire s’aiment donc à qui sert ce romantisme ? À l’auditoire en manque de belles histoires ? Car là est la vérité : on nous parle de belles déclaration, de bague cachée pour une surprise merveilleuse. Sauf que je connais un couple, le mec s’était amusé à cacher la bague sous l’oreiller… Ils ont passé une heure à la retrouver.

Non, les demandes en mariage de mon entourage ont rarement été d’un romantisme niais. La plus belle que j’ai entendue ? Celle spontanée après une bonne soirée en amoureux où cette union paraissait soudain comme une évidence. Une demande sans bague, sans calcul. Au fond, n’est-ce pas la plus magique ?

Quoi que celle de Monica et Chandler n’était pas mal non plus mais une question me taraude : pourquoi les Américains ont toujours 30 kilos de bougies chez eux ?

Ah et pour ceux qui ne connaissent pas Jon, une petite vidéo :

L’amour n’est-il qu’une question d’ego ?

Récemment, j’ai dû me replonger dans les archives de ce blog pour un déménagement à la mano (over-blog bloque les aspirateurs de site, impossible de constituer une archive xml, je suis pas maso pour rien) et je suis un peu amusée par mes premiers écrits. J’en ai fait du chemin en 5 ans. Mais en relisant ces articles, je me pose une question : l’amour n’est-il pas, finalement, qu’une question d’ego ?


Qu’est-ce que l’amour ? Bonjour la question tarte. Mais c’est vrai, qu’est-ce qu’on intellectualise tout aussi. L’humain reste un animal et il ne semble pas programmé pour être monogame, contrairement à d’autres animaux, on est censés courir après le meilleur reproducteur ou la meilleure génitrice. Et pourtant, on nous a appris que la polygamie et le libertinage, c’est mal, que l’amour, ça rime forcément avec toujours. Même, il est amusant de noter que l’idéal de beauté féminine (extrême minceur) est plutôt opposé au modèle de la génitrice, tout en rondeur. Quoi que faut voir, peut-être que si on faisait des études, on constaterait que les femmes d’une grande minceur sont plus des maîtresses que des mères et les femmes plus girondes des mères que des maîtresses. Enfin, si je prends l’exemple de mon entourage… Ben y a rien du tout à déduire, en fait, la silhouette de mes amies ne semble pas avoir une influence sur leur place dans le cœur ou le lit des hommes…


Bref, il me semble qu’on en a perdu nos bas instincts animaux de reproduction et qu’on a remplacé ça par l’amour, l’amouuuuuuuur. Ce truc qui inspire les poètes, les écrivains, les chanteurs, les peintres… en somme les artistes avec plus ou moins de bonheur. On célèbre l’amour, on le pleure, il est l’ingrédient principal de la plupart des intrigues. Mais en relisant mes vieilles histoires de cœur et de cul, un ingrédient revient souvent, toujours : l’ego. L’amour n’est-il qu’une satisfaction de l’ego ? Une expression d’orgueil. Dans mon passé, plus un mec me disait non, plus je le voulais. Fuis-moi, je te suis ? Non, une volonté de réparer un affront.


Samedi, lors de l’anniversaire de So Long, elle a prononcé la phrase suivante, concernant la séduction. En fait, c’est une phrase à sortir pour éconduire quelqu’un : « il faut avoir les moyens de ses ambitions ». Bon, évidemment, ça nous a fait rire.  Mais au-delà de la vanne, je me demande si, finalement, on ne touche pas précisément du doigt l’un des ingrédients essentiels de l’amour. Un peu le chocolat dans le moelleux au chocolat, l’amande dans le macaron, le fromage dans la raclette (je suis incroyablement glamour). J’aime me poser la question de nos attirances amoureuses. Pourquoi lui me plaît et pas lui ou lui ? Pourquoi je plais à lui et pas à lui ou lui ? Pour ma part, je sais que j’ai besoin d’une certaine admiration pour le monsieur, de le regarder avec des étoiles dans les yeux pendant qu’il me parle de quelque chose, de préférence d’un truc auquel je ne connais rien. Oui, j’ai pas envie de m’acoquiner avec un mécréant à mes yeux. Le critère n’est pas l’argent ou le pouvoir (le mec qui bosse dans la finance qui fait partie de mes amants à contacter en cas d’envie n’est clairement pas mon chouchou) mais bien la connaissance et la passion. Et donc si ces mecs là me rendent dingue, est-ce pour ce qu’ils sont ou l’image flatteuse de moi qu’ils me renvoient. Genre « oh yeah, ce mec là, il est à moi, quelle belle prise ! ».


Je ne sais pas bien mais il me semble que dans l’amour, il y a de l’orgueil. Ce qui me fait assez flipper vu que ça fait un bon moment que je n’ai pas été amoureuse, juste quelques coups de cœur. Est-ce que je dois en déduire que j’ai plus d’ego ou d’orgueil ? A moins que j’ai placé mon orgueil sur un autre plan, comme le boulot ?

Sinon, en 2010, j’ai décidé de ne plus intellectualiser l’amour, pour voir… Histoire de vivre mes coups de cœur plutôt que de les analyser.

I wanna meet a man

L’autre jour, je glandais chez moi parce que je suis en vacances et j’ai droit. A un moment, je tombe sur « un gars, une fille » sur France 4 et là, c’est sûr : je veux un mec ! Un rien qu’à moi que je pourrai appeler chéri et qui m’appellera ma puce (ou comme il veut, on s’en fout).


Je regarde les événements de ma petite vie : je n’ai pas été amoureuse (mais vraiment, vraiment) depuis mai… Bordel, c’est pas brillant. Mais bon, entre mon petit cœur brisé qu’il a fallu réparer et le boulot, j’ai pas eu le temps de tomber amoureuse. Surtout que quand on bosse chez soi, niveau rencontres, c’est plus que limité. Donc maintenant que mon cœur est rafistolé et que mon avenir professionnel semble stable pour les six prochains mois, il est temps un peu de m’occuper de mes amours. Moi aussi, je veux un mec mais un rien qu’à moi ! Et un qui vit sur Paris, histoire de vivre le quotidien. Je veux une vie plus pépère ! Je veux dire « Ce soir ? Ah non, je peux pas, je vois mon roudoudou d’amour ! » (je précise que j’ai jamais appelé un mec comme ça, c’est pour rire). Je veux avoir l’air neuneu quand je parle de lui et qu’on me taquine « ouah, Nina, elle est amoureuse ! ». Je veux que toutes les étoiles du ciel soient dans mes yeux quand je parle de lui… Oui, l’amour rend nunuche donc je mets un max de petits cœurs, petites fleurs dans cet article.

Je veux passer des soirées peinardes chez lui. M’enrouler dans son peignoir parce que j’adore piquer les affaires de mon mec, je nage dedans, on dirait que j’ai rétréci au lavage (déjà que…). Je m’allongerai, l’air de rien, sur son canapé pendant qu’il est sur son ordi pour travailler (ou qu’il lit ou qu’il fait une grille de sudoku, on s’en fout), je prendrai un air détaché et me plongerai dans la lecture d’un magazine ou d’un roman. Puis il viendra vers moi, s’allongera par-dessus moi, il glissera sa main le long de mon corps et krzt krzt krzt (désolée, la scène suivante étant susceptible d’heurter la sensibilité des plus jeunes, elle a été cryptée). On passerait la nuit à discuter de tout et de rien dans le noir, à choisir le prénom de nos futurs enfants pour rigoler, à débattre de la vie, de tout et de rien, de rigoler jusqu’à ce qu’il dise « Bon, Nina, faut se lever, demain, ça suffit, là ! » et moi, je chouinerais : « Mais j’ai pas sommeil et puis c’est moche comme prénom Marie-Hortense, ma fille ne s’appellera pas comme ça ! ». Puis je me collerai à lui pour le câlin du soir, je m’assoupirai un peu dans ses bras avant de retourner de mon côté du lit car je m’endors rarement dans les bras d’un homme (en plus, quand je le fais, je lui bave sur l’épaule donc pas bonne idée).

Je veux lui présenter Gauthier. Parce qu’un mec homophobe n’a aucun avenir avec moi, c’est clair. On ira tous les trois dans un bar ou ailleurs pour discuter de tout et de rien, Gauthier l’allumera un peu mais je ne dirai rien, au contraire : je rirai. Oui parce que Gauthier, il aime bien asticoter (à défaut d’astiquer) mes mecs, surtout quand ce sont de mignons petits bruns à lunettes qui parlent en mettant leur main sur sa cuisse. Il aime bien leur promettre les ultimes outrages et si mon mec est bien (oui parce que des fois, je me trompe), il rira et rentrera dans son jeu. Tant qu’ils ne passent pas aux actes, moi, ça me va très bien. Puis je le présenterai à mes autres amis, attendant avec impatience leur avis sur le bonhomme. Oh, je sais qu’ils ne diront jamais du mal de l’homme que j’aiiiiiiiime, même si c’est un fieffé crétin parce que je suis amoureuse donc aveugle et que je les écouterai pas. Quand je sortais avec Arnaud, je l’ai présenté à Gauthier et Anne, aucun des deux ne l’a senti mais ils ne m’ont rien dit. Par contre, ils ne m’ont pas menti en disant qu’il était « formidaaaaaaaaaable », ils se sont contentés de n’émettre aucun avis sur la question.

Je veux me sentir belle parce que lui, il m’aime et que c’est tout ce qui compte. Je veux lui raconter mes journées le soir, qu’il me raconte les siennes. J’ai envie de sourire à chaque fois que mon portable sonne et que je vois son nom apparaître. Et puis j’ai envie de l’embrasser dans le métro, de lui tenir la main dans la rue, de poser ma tête sur son épaule quand nous sommes assis côte à côté, juste pour faire râler les célibataires aigris qui voudraient en faire autant.

Bref, j’ai envie d’un mec qui me fasse vibrer, que les lendemains avec lui soient toujours rassurants. Et même qu’on me trouve chiante à en parler tout le temps, qu’on me dise de changer de disque ! Ah, le peton !

Fidélité avant le couple ?

A partir de quand est-on engagé avec une personne ? A partir du premier baiser ou à partir des premières tentatives de drague ? La question peut paraître curieuse mais pourtant, il est bon de se la poser.

 

L’autre jour, je discutais avec Zoé sur MSN et j’essayais tant bien que mal de la conseiller sur sa vie sentimentale. Je me sens pas du tout experte en la matière mais des fois, quand on est pris dans une situation, on ne voit rien donc rien ne vaut un regard extérieur. Donc pour résumer la situation Zoé est en attente : cet homme qui n’est pas (encore) le sien, elle le veut mais monsieur tarde à venir. Le problème c’est que plus elle attend, plus elle est sous pression et ce que je crains, c’est qu’elle lui explose à la figure. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas un couple et que monsieur ne lui doit rien. Donc, ne sachant plus comment faire, je lui conseille de vivre sa vie de célibataire : s’il doit venir, il viendra, en attendant… Donc, l’autre soir, je la pousse à sortir avec le charmant Ludovic (son plan M, aussi) et ses,potes car on ne sait jamais. Pour la convaincre, je viens même avec elle, moi qui ne connaît rien au foot, si ce n’est ce que je voyais dans Olive et Tom. Résultat : bah rien mais au moins, Zoé a envisagé la possibilité que, éventuellement on ne sait jamais, il pourrait se passer quelque chose avec Ludovic (qui est un garçon bizarre mais très gentil).

Ceci étant, les filles, quand elles sont amoureuses, elles ne voient plus que l’objet de leur amour, les autres mecs peuvent aller se faire foutre. Zoé, elle verrait même pas Brad Pitt si elle le croisait dans la rue (sauf si elle est avec moi parce que je me jetterais sur lui !). Et le pire, c’est que je la comprends. Ado, j’étais la pro de la fidélité au mec dont j’étais amoureuse alors que lui ne savait même pas que j’existais… Mais j’allais pas sortir avec un autre mec alors que je ne voulais que lui ! Non mais imaginez que monsieur sait que j’existe et qu’il n’ose pas faire le premier pas et là, il me voit me faire lécher la pilule par un autre mec, je vais ruiner toutes mes chances ! Oui, ado, j’étais une extrémiste de l’amour et totalement naïve-idéaliste. Combien de mecs j’ai repoussé à cause du beau mec là-bas ! (enfin, combien, pas tant que ça, mais quand même…).

En grandissant, les choses ont un peu évolué. Prenons ma relation avec Arnaud, surtout la période pré-couple. Je sais que je lui plais, il sait qu’il me plaît, on sortira ensemble quand il reviendra de ses vacances. Mais pendant que monsieur se faisait dorer la face à la
plage, je n’ai pas été des plus sages. Après tout, nous n’étions pas ensemble et je ne lui devais rien (et réciproquement). Pourtant, je n’avais qu’une trouille, c’est qu’il tombe sur le blog et apprenne que sa dulcinée avait partagé sa couche avec d’autres mecs que lui, en attendant… Culpabilité mal placée ? Je ne sais pas.

Récemment, Anne nous a raconté que l’objet de son désir avait fauté avec une autre avant de se tourner vers elle (ils sortent ensemble, je cafte). Peut-elle lui reprocher ? Bon, techniquement, elle peut lui reprocher d’avoir été un second choix, ça oui, mais pour le reste… Après tout, tant qu’on n’est pas un couple, se doit-on fidélité ? A partir du moment où on n’est pas un couple, qui suis-je pour faire une scène à ce mec qui a profité de son statut de célibataire ?

Je pense que tout dépend des sentiments que l’on a avec le monsieur en question. Quand je suis vraiment attirée par un mec, je ne vois pas les autres donc la question ne se pose pas. Avec Arnaud, j’étais dans une phase intense de brouette… Et je ne me sentais pas amoureuse de lui, même s’il m’attirait. Peut-être y avait-il le fait aussi que je savais que c’était du tout-cuit et, du coup, je voulais profiter de mes derniers jours en tant que célibataire. Car quand j’ai des doutes sur la finalité de mon plan drague, je suis beaucoup
moins « volage ». Exemple, avec sieur Julien. Donc voilà, je le rencontre, je le veux, je veux qu’il soit le père de mes enfants (non, là, je déconne). Or les choses n’avancent pas vite et voilà que monsieur Benoît vient frapper à ma porte. Je cède, je cède pas ? Après tout, je suis célibataire, je fais ce que je veux. Finalement, je le laisse venir mais j’ai comme un arrière-goût de culpabilité.

Après tout, engager son cœur, est-ce s’engager, soi ? C’est discutable et je pense que cela dépend de chacun. Quand je suis amoureuse (avec un petit a), je suis tellement obsédée par le mec qui occupe mes pensées qui les occupe même pendant les soirées pleines de charmants célibataires (quoi qu’en ce moment, mes soirées sont certes pleines de célibataires mais pas charmants). Dès que j’ai deux minutes pour rêvasser, je me branche sur le canal « objet de mes désirs » et j’imagine ce que nous pourrions faire si nous étions ensemble, nos deux corps qui se touchent, qui se mélangent, raaaaaaaaaah ! Bon, il dégage ce mec célibataire qui me trouble dans ma rêverie ? Il voit pas que les étoiles dans mes yeux ne lui sont pas destinées ?

Et pourtant, si je conseille à Zoé de vivre sa vie de célibataire en attendant, ce n’est pas pour dévier sa route de celle de M. Zoé (parce que je reste obscurément convaincue qu’ils finiront ensemble, même si je ne peux l’expliquer) que pour la « détendre ». Oui, quand on attend un mec, on devient vite monomaniaque, comme je l’expliquais. Le danger ? La morosité si monsieur ne vient pas. Plus on pense à lui, plus on s’accroche et la chute risque d’être plus dure le jour où on comprendra que monsieur ne viendra jamais. Sortir avec un autre, c’est se préserver. Mais un autre problème est soulevé là : sortir avec un mec « en attendant », c’est risquer de blesser le mec en question le jour où monsieur viendra. Que tout ceci est compliqué, quand même. La solution serait alors d’avoir un petit plan
brouette en attendant mais faut être honnête : un plan brouette n’a jamais occupé mes pensées suffisamment pour oublier « l’objet de mes désirs », bien au contraire. Après, non seulement je culpabilise mais en plus, je me dis que j’aurais préféré dormir dans les bras de chouchou plutôt que dans ceux de ce plan brouette dont je me fous royalement

En fait, j’ai beau dire et beau faire, je suis une fidèle avant l’heure et, quelque part, ça m’énerve. Mais j’ai la trouille de faire fuir chouchou pour une nuit de galipettes qui ne le regarde pas. Certes, je ne lui dois rien et je fais ce que je veux tant qu’on ne sort pas ensemble mais il occupe tellement mes pensées que je me sens infidèle quand j’agis de la sorte. Pourtant, ma propre expérience m’a démontré que sortir avec un mec quelques jours avant de conclure avec un autre n’était pas négatif en soi. En effet, quelques
jours avant de sortir avec Guillaume 1er, j’avais mélangé ma langue toute la soirée avec un mec en boîte (celui qui faisait 2 mètres). Evidemment, le lundi, à peine arrivé à la fac, Gauthier se sent obligé de le lui raconter. Bon, Gaugau, il n’avait pas compris ce qui allait se passer et moi non plus, honnêtement. Ben, Guillaume, il a rigolé de l’anecdote et quelques jours plus tard, on entamait une relation de 4 ans et demi. Comme quoi…

Alors, voilà. « L’infidélité » avant le couple peut être salvatrice dans le sens où ça peut nous permettre de décompresser. Ca nous évite
par exemple d’exploser à la figure de chouchou : « bordel de merde, t’attends le déluge pour sortir avec moi ou quoi ? ». Ceci étant, le pas n’est pas toujours facile à franchir et ça peut faire plus de mal que de bien.