Le mystère Josh Radnor

Que tout ceux qui ont lu le titre en s’exclamant “qui ?” lèvent la main. Pour ma convalescence, je me suis prévue quelques petites séries à mater comme la saison 6 d’How I met your mother (HIMYM). J’ai d’ailleurs regardé le premier épisode en anglais non sous-titré, j’ai pas ri. Mais en fait, je suis rassurée : de l’avis général, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris, c’est que ce n’est pas drôle. Ouf.

 

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Cette série recèle quand même un sacré mystère, le mystère Josh Radnor, l’interprète de Ted dans la série. Pour vous expliquer pour ceux qui n’ont jamais vu HIMYM, Ted est le héros, celui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, se perdant dans foule d’anecdotes qui font autant d’épisodes. Autour de lui deux hommes, Marshall et Barney, et deux femmes, Lili et Robin. Evidemment, de suite, on retient Lili vu qu’elle est interprétée par Alison Hannigan, la Willow de Buffy. Mais comment expliquer que le héros d’une série est l’acteur masculin le moins connu de celle-ci, justement ? Le vice va même plus loin puisque les premières et deuxièmes saisons tournent autour de l’amour que se portent Ted et Robin, actrice dont je n’ai pas non plus retenu le nom (Cobie Smulders me dit Wikipedia…). Mais comment est-ce possible ? Je crois que nous assistons au fameux phénomène : les faire valoir valent mieux que le(s) personnage(s) principal(aux).

 

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On peut observer ce phénomène dans Friends dans une moindre mesure. La série tourne essentiellement autour du couple Rachel-Ross, les autres ayant pendant les premières saisons des relations plus ou moins éphémères, à l’exception de Richard et Janice. Or au fur et à mesure des saisons, le couple Ross-Rachel s’est effacé au profit de Chandler et Monica. Or au tout début de la série, Chandler, au même titre que Phoebe, ne devait être qu’un personnage limite secondaire. Le public préfère-t-il les faire-valoir, plus riches en répliques cultes ? Il faut dire ce qui est, Ted n’est pas funky, Ross l’est déjà plus et il reste le père des deux poingts frappés l’un contre l’autre pour dire “je t’emmerde”. Ted, il ne dit rien de mémorable, il se contente de tomber amoureux et de réaliser quelques belles preuves d’amour mais après, son personnage n’a pas la folie d’un Barney ou d’un Marshall. En fait, il est un peu chiant. Mais l’acteur est mignon (j’adore
les mecs aux longs cils), ça excuse le truc.

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Le problème, c’est que les scénaristes ont accentué le trait jusqu’à perdre de vue le principe de la série : how I met your mother, comment j’ai rencontré votre mère (I am bilingue, t’as vu ?). Les premières saisons concernaient bel et bien les amours de Ted mais on le perd de plus en plus de vue et, pire, on s’en fout. On veut voir les dingueries de Barney, le couple improbable Marshall-Lili mais Ted, il est chiant, compliqué et on sait qu’il ne rencontrera la mère de ses mioches que lorsque l’on nous annoncera la dernière saison. En espérant que la série puisse avoir une fin, je commence à frémir. Faudra un jour que je vous parle de comment j’envisage le monde des séries télé (monde auquel j’appartiens pas, c’est pour ça que j’envisage ce que je veux). Bref, plus le temps passe, plus on s’en fout de comment il a rencontré cette fille, on veut des fulgurances de Barney, des pétages de plomb entre Lili et Marshall, on veut qu’il se passe des trucs. Et plus ça va, moins c’est le cas. La série aurait-elle perdu son âme au passage ?

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Parce qu’il faut dire ce qui est, on ne se marre plus. Barney a été tué par sa relation avec Robin, demoiselle qui est assez chiante à toujours vivre les mêmes choses (mon travail, les hommes, mon travail, les hommes…), Lili et Marshall deviennent chiants comme la pluie et Ted rêve d’amour sans toutefois réellement faire grand chose pour le trouver. De toute façon, ça ne nous intéresse plus vraiment, on serait ses enfants, on se serait déjà pendus dans le salon tellement son histoire n’en finit pas et que les 9/10e des anecdotes qu’il raconte n’a rien à voir avec le schmiblick. Pauvres petits, votre père est un tocard.

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Alors, doit-on en conclure qu’HIMYM est une série ratée ? En un sens. Je plains quelque part ce pauvre Josh qui pensait décrocher le rôle de sa vie et qui végète finalement dans l’ombre de ses partenaires de série. Mais tu sais, Josh, tu seras peut-être celui qui t’en sortira le mieux. Neil Patrick Harris risque d’être à jamais Barney comme Matt Le Blanc sera à jamais Joey et la suite est bien difficile. D’ailleurs la dernière photo recensée de Matt Leblanc :

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AAAAAAAAAAH !

Oui, Josh, je crois qu’une fois qu’HIMYM sera terminé (bientôt, sans doute), ton physique passe partout se vendra très bien dans les comédies romantiques. D’ailleurs, j’ai appris que tu étais aussi scénariste et réalisateur. Je te vois bien dans le rôle du good boy qui séduit la jeune fille romantique genre Anne Hathaway, oui. Puis tout n’est pas de ta faute. Si on ne retient pas Ted, c’est tout simplement parce que les scénaristes l’ont oublié.

Frappe toi le cœur c’est là qu’est le génie (…?)

Par Diane

Mon cher petit lecteur, aujourd’hui j’ai envie de parler d’amour. Mais comme à chaque fois que c’est le cas, je réalise à quel point c’est difficile de le faire sans avoir l’air niais, ou mièvre, ou d’une banalité absolue. Il n’est rien de plus facile que de parler d’amour, mais rien de plus difficile que d’en bien parler.

Mais malgré cela, les choses tournent dans la tête, elles s’en vont et s’en viennent, elles fermentent et reviennent, alors bon, finalement ce n’est pas si grave, d’être mièvre, ou banal, si ça peut faire plaisir au troupeau de petits mots qui vagabondent dans le cerveau et qui veulent sortir, alors on parle.

Et c’est pour cela qu’aujourd’hui je vais vous parler de l’amoureux.

C’est fascinant, un amoureux(euse).

L’amoureux, c’est celui qui ressent, qui se drogue à l’émotion, la brute, la pure, de celle qui vous fait oublier la guerre la crise le cac 40 et les crises d’herpès. Que m’importe le malheur puisqu’elle m’aime! L’amoureux se sent toujours une âme d’artiste, et l’artiste fait tout ce qu’il peut pour garder son âme d’amoureux. « Frappe toi le coeur c’est là qu’est le génie », comme disait celui qui avait raison: l’amoureux écrit, il chante et s’enivre de toutes ces belles images qui lui sont soudainement offertes.

L’amoureux, c’est celui qui a une foi absolue dans son émotion, et qui accepte comme preuve incontestable de son amour la fièvre qui l’habite (tut tut, pas de jeu de mots) rien qu’à imaginer l’autre.Peu importe si le monde entier y compris sa propre conscience lui montre que tout cela n’est qu’illusion, sa foi n’en sera que plus grande parce qu’il le ressent ainsi. Et une grande et incontestable vérité sortie tout droit des films avec Meg Ryan nous dit qu’il est infiniment plus pur et bon de croire son coeur que sa conscience.

L’amoureux, c’est celui qui n’a pas de mémoire. Regardez cet homme assis sur ce banc vert près de la fontaine. Il y vient depuis plus de trois mois tous les jours, parce que c’est là que le monde s’est écroulé quand elle a prononcé ces quelques mots si douloureux qui se mêlaient au bruit de l’eau qui coule.  Il vient là pour réfléchir, réfléchir pourquoi cette situation s »est répétée une nouvelle fois, pourquoi elles le trompent, pourquoi elles s’en vont, pourquoi il ne voit jamais rien. Et aujourd’hui il se sent plus sage, il se répète qu’on ne l’y prendra plus, qu’il vit désormais dans le monde réel.

Et puis il lève les yeux et voit la fille assise sur le banc de l’autre côté de la fontaine. Il la regarde et se répète ces mots…qui pour ces grands yeux tout aussitôt moururent. Elle est belle, elle a la grâce reptilienne d’une reine égyptienne et un teint d’albâtre à damner un peintre. Un mot d’elle et il devient fou. Après tout, il aime bien sa folie. C’est elle qui lui fait la courte échelle pour grimper aux balcons des filles. La folie est la putain commune à tous les hommes prêts à se prostituer pour un instant d’éternité.

Ce qu’il faut de regrets pour le moindre frisson; n’est ce pas?

Car c’est aussi énervant, un amoureux.

L’amoureux, c’est aussi celui qui ne voit rien, ou qui ne veut pas voir, et qui est prêt à soumettre tout son être et toute son âme sans même y penser, et parfois à les perdre.Les hommes qui furent follement aimés n’étaient pas toujours ceux qui le méritaient le plus, même si la notion de mérite peut paraitre étrange à ce sujet. J’ai toujours ressenti un profond sentiment de colère en voyant follement aimés des hommes aussi cons que mauvais, qui bien souvent en profitaient.

L’amoureux, c’est souvent celui qui est amoureux de l’amour, qu’il incarnera au gré du temps et des rencontres dans des êtres les plus vaporeux et inaccessibles possibles, petits socles malléables où il pourra à loisir imaginer et façonner l’idéal aux courbes félines et aux senteurs d »orient qu’il modèle à ses moments perdus et qui ressemble à ses rêves.

Et c’est pour cela qu’une fois devenu trop réel, l’autre a perdu toute saveur, une fois que l’autre s’est approché, il faut le mettre à distance, pour éloigner cet atroce sentiment qu’avec le réel de l’autre va s’évaporer le parfum de ses rêves.

Opportunisme sportif

Il y a des fois où le comportement de mes congénères m’échappe un peu. Un exemple au hasard : hier soir, coupe du monde de football, finale au sommet entre l’Espagne et les Pays-Bas. Comme nous étions dans la voiture avec Vicky et que nous étions épuisées par 3h de bouchon, nous avons décidé d’écouter la finale à la radio, pour voir. Premier essai, Europe 1 avec un commentateur hystéro, ça donnait à peu près ça :

« Radio : Ahlalalala, Villaaaaaaaaa, Villaaaaaaaaa, Puyoooooooooool, raaaaaaaaaaaah !

– Heu, il a marqué tu crois ?

– Je sais pas, on dirait non ?

– Passe rrrrrrrratée de Villa surrrrr Puyol, la RRRRRRRRoRRRRRa est très offensive

– Ah non. »


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Donc comme on en avait marre de ne rien comprendre aux cris fous furieux du commentateur, nous sommes passées sur RTL pour suivre cette finale et en fin de compte et là, nous avons pris parti pour l’Espagne car ils se prenaient des coups de karaté et que c’était trop injuste. Oui, nous avons des raisons très réfléchies de choisir un chouchou.

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Sauf que voilà, au moment du but espagnol, nous étions au pied de son immeuble. Celui-ci s’est littéralement embrasé, on a entendu des cris de joie. Ah tiens, l’Espagne a dû marquer. Un coup d’oeil au report live de 20 mn (qui était quand même pas mal drôle) me confirme la nouvelle. Ouais ok. Là, ça devient de la pure folie, des gamins sortent dans la rue pour gueuler leur joie, on croise des voitures qui klaxonnent. La nuit, alors que j’essaie de dormir malgré la chaleur et deux chats qui foutent le souk (je garde celle de Vicky), j’entends des gens se mettre à gueuler dans la rue des « olé », « viva España » et autres conneries. A 2h30 du matin, je ne suis pas très motivée à l’idée de partager leur enthousiasme, étrange, hein ? Surtout que je commence un peu ma nouvelle vie aujourd’hui, j’ai besoin de dormir, merci. « Heureusement », il s’agissait des trois saoulards restés jusqu’à la fermeture du bar en face, celui là même où
quand les gens ont trop bu, ils chantent les Beatles. J’ai parfois la sensation que ma vie n’est pas réelle.

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Là, j’ai un peu froncé les sourcils. C’est quoi ce bordel ? Je suis un peu contente que l’Espagne ait gagné mais au fond, je m’en fiche quand même pas mal. Certes, je n’ai aucune origine espagnole (enfin, mon père est Catalan mais Catalan français et je ne parle pas un mot de la langue de Calderòn) mais quand même, d’où vient cette ferveur qui va jusqu’à provoquer des incidents ? En 98, j’ai pu comprendre l’euphorie générale et pour être tout à fait honnête avec vous, j’étais pas mal emmerdée d’avoir passé le 12 juillet 98 chez Rachel qui n’a pas voulu voir le match, dans le fin fond de la campagne où, j’en suis sûre, la 3g ne passe toujours pas. Mais là, faut pas déconner, y a pas tant d’Espagnols que ça en France. Si ? Moi, je vois dans cette légère hystérie collective un opportunisme sportif, ni plus, ni moins. Puisque notre équipe a perdu (lamentablement et on ne sait toujours pas qui est la taupe, d’autant qu’il semble y en
avoir plusieurs, huhu, on se marre), il nous en a fallu une de substitution. Pas l’Italie, nos ennemis jurés en foot et de toute façon, ils n’ont pas passé le premier tour. Dans mon univers où je n’aime pas que ce soit toujours les mêmes qui gagnent, voir le champion du monde et le vice champion en titre se faire dégager au premier tour m’a méchamment fait plaisir, au passage. Bon, alors le Brésil (les censément plus forts) ? L’Argentine (pour Maradona ? Mais je l’aime pas, Maradona) ? L’Angleterre ? Ah non, eux, on ne les aime pas non plus. Enfin, moi si, de façon générale, surtout Colin Firth qui me fait frémir la culotte. L’Allemagne, les autres plus forts ? Ou alors les Espagnols, tiens, nos voisins qui ont aussi un tempérament latin. J’étais en vacances donc j’ai pas lu les médias pendant quasi 15 jours mais j’avais la sensation que les Pays-Bas n’avaient pas trop la côte en France. Bref, on change de favori au fur et à mesure des éliminations et des prévisions de Paul le Poulpe et là, enfin, on a choisi la bonne équipe. Bon, on avait qu’une chance sur deux de se planter. Du coup, après un mondial frustrant à voir notre équipe boire la tasse, perdre ses paris sportifs, enfin, oui, enfin, on a fait le bon choix donc on se lève et on va crier notre joie.

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Après tout, pourquoi pas, allez-vous me dire, y a pas de mal à être joyeux, surtout avec la sinistrose ambiante, bla blabla. Oui, pourquoi pas mais bon, déjà, j’aimerais assez qu’on programme les finales de coupe du monde les samedis soirs pour qu’on puisse dormir le dimanche matin et ne pas pester contre des cris à 2h30 du mat. Mais surtout, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur notre santé. Non mais c’est vrai, quand on en vient à profiter de la moindre occasion pour faire une fête et se mettre minable (comme les mecs du bar en face), c’est qu’on n’a pas trop le moral. Faut dire que quand j’ouvre le journal le matin, j’ai plus envie d’aller me jeter sous le métro que de danser la vie. Entre la crise, l’affaire Woerth-Bettencourt (qui pourrait être assez drôle ceci étant dit), les faits divers meurtriers qu’on nous relate à longueur de journée, les milliers de produits qu’on ne devrait même plus regarder tellement ils sont mauvais pour nous, le fait qu’on va tous mourir bientôt (selon un scientifique spécialisé dans l’évolution des espèces, dans un siècle, l’être humain n’existera plus. You-pi)… Bref, y a pas besoin d’être fin psychologue pour se dire que c’est pas la joie. Alors oui, je trouve les réactions de joie hier assez disproportionnées vi qu’aux dernières nouvelles, nous ne vivons pas en Espagne et que même si on les aime bien, nos voisins ibères, y a peut-être pas de quoi se rouler par terre de joie, boire jusqu’à fermeture du bar et se la jouer Gipsy King sur mon trottoir. A moins qu’on aille vraiment très mal…

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Ou alors juste parce qu’on a la fête dans le sang et que la moindre occasion fait le larron.

Confessions intimes ou comment je deviens sociopathe

Hier soir, j’ai pas passé une super soirée car j’ai dû me battre avec mon pc qui est mort ou à peu près vu qu’il ne veut plus démarrer. Enfin si mais écran bleu, erreur fatale… Je peux juste accéder au mode sans échec. Si quelqu’un peut m’aider, ce serait adorable, merciiiiiiiii.

Donc j’étais énervée et je décide de regarder Confessions intimes pour me « détendre ». J’avoue que je ne suis pas familière du tout avec l’émission, je l’avais jamais regardée en entier je crois. Et après le visionnage qui laissera des traces mémorables dans ma mémoire, je comprends pourquoi : cette émission nous rendra fous et solitaires, y a pas d’autres issues.

Sans vous raconter les épisodes d’hier en détail, on a eu droit à des couples bancaux avec des mecs tyranniques et machistes, un gamin avec un comportement déviant qui inquiète ses parents et une mère abusive. Moi, à la fin de l’émission, j’ai  juste envie de me ligaturer les trompes et de partir dans un couvent histoire de ne plus jamais avoir à faire avec la gent masculine.

Alors, évidemment, tout ça n’est que mise en scène de pauvres gens limite ravis d’avoir un problème pour passer à la télé. Hier soir, y avait même des gens de ma ville natale, j’avais les racines douloureuses, pour le coup. Je comprends les gens du nord qui râlent de voir que la plupart des cas sociaux télévisuels viennent de chez eux. Ou de Nice pour le lot de cagoles. Si visionner un ou deux reportages comme ça, c’est marrant, autant tout une émission, là, j’ai le vertige. Je suis certes très sensible en ce moment, dans tous les sens du terme, mais bon sang, là, j’ai quand même envie de vomir, envie de frapper le connard avec son chien, le connard qui flique sa femme ou la chiante qui est toujours en train de coller son mari « bon, tu t’occupes de moi, dis, dis, hé, hé ! Regarde moi ! Houhou, parle plus à tes potes ! » Mais au secours, sortez moi de là.

A la limite, moi, j’ai la télécommande, un bouton et le cauchemar est terminé mais toutes ces vies sur le même modèle médiocre, ce désir fou de passer à la télé que je ne comprendrai jamais. Quand je vois des caméras dans la rue pour un micro trottoir, je fais un gros détour, laissant les dindes gloussantes (« hiiii, y a la télé ») faire un coucou derrière. Puis je me pose la question de l’utilité de ces émissions. Trouver ma vie plus belle ? Parce que vous pensee que tout cette misère humaine jetée en patûre aux spectateurs me réconforte d’une façon ou d’une autre ? Ouais, super, je me sens plus belle, plus intelligente, je me rends compte que savoir parler en conjugant correctement les verbes n’est pas donné à tout le monde, même ceux qui s’affirment « littré » (ohohoh!), que je n’ai rien en commun avec cette France deschienne… Mais en fait, non, ça me fait peur. Parce qu’au delà de l’aspect « France profonde » qui se donne à fond pour bien passer à la caméra, y a cette sensation que le bonheur est une chose si fragile et qu’il est vraiment trop facile de tomber dans des comportements hallucinants de bêtise sans même s’en rendre compte.

En attendant, j’ai plus envie de me mettre en couple, plus jamais, et ne pas faire d’enfants car soit ils auront des comportements bizarres, soit je les étoufferai par mon côté mère abusive et ils appelleront TF1 pour régler ce conflit (mais quelle idée) et la fille qui fera peur dans le poste télé, ce sera moi.

Nobody puts Baby in a corner

Par Marine

Ca va être greluche. Mais pire.

J’ai un vice. Oh rien de bien grave, je reste l’oie blanche de ce blog qui refuse les kits SM en promo et qui s’offusque du langage cru de Bastien. Mais j’ai un vice. Les peopleries. C’est une drogue, c’est affreux. L’autre jour, Perez H., qui est mon meilleur ami du virtuel après Nina, annonçait une « nouvelle dont on se fout » (c’est la définition officielle de « peoplerie ») : Patrick Swayze est atteint d’un cancer du pancréas, il n’en a plus pour 5 semaines.

Pour la moitié qui s’en fout de Patrick Swayze, pas la peine de lire plus loin. Quoique non, restez mes mignons.
Je m’explique : Patrick Swayze, quelque part, on s’en fout.
Acteur de seconde zone, qui a brillé à la fin des années 80, au début des années 90 pour ses rôles de « minet-à-ado » dans 3 films, en gros :
– Dirty Dancing, rôle d’un mono de danse au muscle saillant, qui se fend d’un petit détournement de mineur entre deux mambos, qui danse en pantalon moulax noir – pour le folklore années 60 – et torse nu. 1987, l’homme objet dans toute sa splendeur.
– Ghost, rôle de l’amoureux qui s’envoie sa meuf en faisant de la poterie tellement qu’il l’aime et qui revient de l’au-delà pour lui redire combien tellement qu’il l’aime. Le muscle saille moins, le jeu est encore plus monolithique, et la sexyness de Patrick tient avant tout à son rôle de golden-boy new-yorkais qui habite TriBeCa dans un loft de FOLIE (rien que de repenser à ce loft j’en mouille ma culotte, voyez-vous). 1992, le lover.
– Point Break, rôle de gourou altermondialiste fan de surf et un brin bad boy (il braque des banques). Là, on salue l’ingéniosité des costumiers d’avoir fait à Patrick une coiffure qui lui tombe sur les yeux, ça évite l’embarras face à l’inexistence de son regard. 1993, l’époque à laquelle on pense encore que surfer, c’est cool, on se pose pas la question de la conversation du gonze.

Visuellement, ça donnait ça :





 

Fugace, la carrière. Mais après ça, combien de nanas ont essayé de s’entraîner à faire « la danse de la fin » de Dirty Dancing dans les boums? Des fois qu’un jour elles croisent Patrick, elles seraient préparées. Combien de mecs ont emballé sur Unchained Melody dans ces mêmes boums? Laissez tomber, si les nanas fermaient les yeux en vous embrassant, c’est parce qu’elles imaginaient Patrick S. et ses bras musclés les soulevant comme des brindilles pour leur faire l’amour fougueusement dans un loft de 200 m2 sur TriBeCa.
Bref, tout ça pour dire à quel point ces personnes avec lesquelles on a grandi mentalement en viennent à prendre un peu de place dans nos coeurs. Pas forcément beaucoup, hein. Quand c’est beaucoup, ça s’appelle être fan. Quand c’est trop, ça s’appelle être psychopathe. Mais sans tomber dans le fanatisme ou la folie, ce sont des personnes (personnages?) qui ont compté. Quelque part, on les a oubliées, remisées dans le coin « niaiseries adolescentes » de notre cerveau, ce coin qu’on dépoussière avec nostalgie de temps à autre (souvent pour moi). Mais par ailleurs, quand on les perd définitivement, sans avoir la même tristesse que quand on perd un proche, on se rend compte que c’est un repère de notre enfance/adolescence qui s’en va. Et grandir, des fois, c’est chiant.

Alors oui, la maladie de Patrick Swayze, on s’en fout, c’est certes cruel mais pas forcément plus que ce qui a touché Chantal Sébire, après tout. Mais Patrick Swayze, j’ai dû m’endormir un paquet de fois en rêvant à lui quand j’avais 12 ans. Je ne parle donc pas de l’alcoolo fumeur compulsif au visage ravagé qu’on voit aujourd’hui, mais bien d’un Johnny Castle ou d’un Sam Whitman. Ca en fait presque un proche, un ami de la famille – celle qui est dans ma tête. En somme, la mort annoncée d’un fantasme d’adolescente, c’est aussi nous rappeler que tempus fugit, et ça c’est vachement triste, des fois.

Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

Plan de quartier

Par Bobby
 

Le deuxième semestre commence, j’ai gonflé mon emploi du temps à bloc (12 cours au lieu de 5, c’est à dire 36h par semaine, ce qui me vaut les regards étonnés de mes petits
camarades sortant tout juste du bac ; oui parce que je t’explique, après deux ans d’égarement -prépa + fac de philo- j’ai recommencé à zéro ; et donc, qu’on puisse aimer étudier, les boutonneux de 17-18 ans, ça les épate) et, forcément, je commence à fatiguer au bout d’une semaine et demi. D’autant que le soir je mène ma petite vie de débauche, du coup ça n’arrange rien. Si tu connaissais la musique stupide de mon réveil, cher lecteur, genre je suis une mélodie douce mais super agaçante, tu la haïrais tout comme moi.

[note à moi-même : sur les conseils avisés de Tante Summer, ne pas oublier que je n’ai plus le droit d’insulter ni d’emmerder le lecteur]

Bref, surmenage rapide (parce qu’en plus de ça j’ai tourné un court métrage en province, j’en prépare un autre sur Paris, je gère mon propre site et j’essaye de finir mon bouquin
tout en cherchant un éditeur, sans compter les 2h de métro minimum chaque jour), et voilà que les maladies reviennent à l’assaut de ce pauvre organisme fragilisé. Mon médecin m’a dit que si je continuais à faire des angines, on allait m’enlever les amygdales. Du coup je les aies engueulées, ces connes : arrêtez de chopper des conneries où sinon vous allez jarter et ça va pas être une partie de plaisir, ni pour vous, ni pour moi. Ceux qui chouignent parce qu’ils vont se faire retirer les dents de sagesse me font bien rire, maintenant.

Longue introduction, donc, pour te dire que j’entame cette article en buvant un efferalgan corsé (oui, je mets très peu d’eau, le goût est plus dégueulasse mais y en a moins à
boire, chacun ses petits trucs). Pour me donner du courage, je me suis promis un cran de chocolat à la tarte citron meringuée (oui oui, c’est une véritable tuerie, la tablette est un cadeau de maman ce weekend à l’occasion de mon retour momentané en province parmi d’autres victuailles  – à ce propos, il faudra que je pense à te parler du chaos familial qui règne chez eux depuis mon départ en octobre dernier), dans la vie il faut savoir se faire plaisir.

Si je m’accorde le droit à une page de traitement de texte, et une seule, pour chaque article, ça signifie qu’il me reste moins d’une demi-page pour te dresser, cher lecteur, un
petit panorama de mon quartier. Parce que le milieu naturel d’un vingtenaire, c’est rudement important.

Commençons par les voisins les plus proches : sur le palier d’en face, un mystérieux LE PORC, jeune homme invisible qui, lorsqu’après mon arrivée j’ai frappé à toutes les portes
de l’étage pour quémander une connection internet (sans laquelle je ne saurais vivre), m’a reçu en peignoir à 16h, genre en plein plan cul. A côté de chez lui, un vieil homo, ancien styliste, m’a aidé à recharger mon portable pour que j’appelle mes parents lorsque EDF m’a coupé l’électricité (je ne payais pas les factures, forcément). Même qu’il m’a raconté les différentes morts ayant eu lieu dans l’immeuble : une fille qui s’est jetée par la fenêtre au 4e, après quoi sa mère venait chaque jour hanter les escaliers en hurlant de désespoir, et un type, à deux portes de chez moi, qui est mort chez lui après un coma éthylique et s’est décomposé dans sa moquette (qu’il a fallu découper autour de lui pour emmener le corps). Ensuite, vient le personnage le plus intéressant : Ungoliant*, ma voisine du dessous. Le jour de mon emménagement, elle est venue frapper chez moi en menaçant d’appeler la police si le « bordel » ne cessait pas immédiatement (il était 19h, et j’installais mon clic-clac, honte à moi et à mon manque de respect d’autrui). Depuis, elle et moi, c’est une guerre sans merci. J’en reparlerai ultérieurement.

Descendons quelques étages. Il y a un type au premier, genre hacker japonais, qui se promène en robe de chambre et en fumant lentement, très étrange. Ensuite, dans la rue, un traiteur chinois tenu par toute une famille (père, mère, fils -fort mignon-, et fille, et depuis peu le bébé de cette dernière). Eux ils sont hyper-polis. Pas chaleureux du tout, non, polis. On est là pour payer, manger, et partir. Avec le sourire.

[deuxième note à moi-même : une seule page de traitement de texte ne suffira pas…]

Un peu plus loin, la boulangerie. Ma boulangère est une petite grosse aux cheveux rouges, complètement folle à force de vendre du pain et des croissants. Exemple d’un de ses
monologues : « Oui ? Oui ? Bon-bonjour ? C’est ? C’est pour ? Un ? Un croissant aux amandes ? Alors, oui. Oui. Un croi-ssant. Aux a-mandes. Oui. Un, oui, c’est tout ? Un croi- donc oui. 1 euro 20. Oui voi-là. C’est – ça. Oui, au re-voir. Oui. » Je me mords les lèvres jusqu’au sang pour ne pas éclater de rire devant elle. Un peu plus loin encore, enfin, on trouve la pharmacie, tenue par un grand black de plus de deux mètres, qui parle avec une voix à la fois douce et flippante.

Bref, encore une fois, j’évolue parmis des dingues. Il n’y a qu’ici que je me sens bien, dans mon élément.

Au prochain épisode, je vous en dirai plus sur l’avancée de ma bataille de drague à l’égard du sosie blond de Louis Garrel qui est dans ma promo et si, oui ou non, il finira dans
mon lit (pour l’instant, j’ai son numéro, c’est déjà ça).

*Ungoliant : dans les écrits de Tolkien (Le Seigneur des Anneaux), il s’agit d’une araignée mythique géante issue des ténèbres. Or ma voisine lui ressemble étrangement…

La liste de la fille qui fait pas pipi debout

– Il paraît que la semaine prochaine, c’est la grève SNCF-RATP mais je suis pas sûre de voir la différence tant c’est devenu n’importe quoi le trafic par chez moi. Jeudi dernier, j’arrive sur le quai pour prendre le train de 48 qui arrive en général à 50 voire 53. Sauf les jours où je suis à la bourre et que je dois lui courir après. Donc j’arrive sur le quai et vérifie l’heure d’arrivée « train retardé ». Oh la vache, ça sent mauvais. Au bout de 10 minutes, on nous annonce que le train est annulé, ce qui est un peu évident vu qu’en temps normal, le
train suivant est à 03. A 10, toujours pas de train, ça circule plus de l’autre côté non plus et je commence à m’énerver. A 15, je vais voir le panneau : prochain train à 18, son horaire
normale. A 20, il est marqué  qu’il arrivera à 21. A 22, il est toujours annoncé à 21. Bon, là, je suis de super mauvaise humeur, je vais y aller à pied. Au cas où, je passe par l’arrêt de
bus « prochain bus : indisponible ». Bordel. Je regarde sur le wap : le trafic sur ma ligne RER est perturbé. C’est une blague ou quoi ? Bref, j’ai mis 1h30 à aller au travail au lieu de 20 minutes. Heureusement que j’avais appelé Simon pour prévenir. Lundi, j’arrive sur quai à 48. Le train a été annulé sans qu’on nous prévienne mais après tout, j’aurais pu m’en douter toute seule que le train était annulé, ça se voit un train qui n’est pas là. Dans ces moments là, j’ai une très furieuse envie de déménager, allez savoir pourquoi.
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– Dimanche, petite réunion de famille avec Yohann et sa copine, Anthony, Alice et moi, donc. Au menu : galette et champagne. Ah, Yohann et sa chérie, Blanche, ont amené du vin
blanc, on va boire ça plutôt. Ah, à 4, on a fini la bouteille, Alice ayant passé son tour (parce qu’elle s’est pris une méga cuite vendredi). Là, je me sens un peu partie. Bon, allez, y a le
champ au frais, j’ai offert de coupes à champagne à ma sœur pour Noël, faut pas gâcher. Forcément, la conversation part un peu dans tous les sens, y compris sur le pipi, sujet assez universel, en fin de compte. Et là, Anthony a eu une formule que j’adopte : « pipi debout, t’en fous partout ! ». Ah, quand même ! Enfin un mec qui le dit mais apparemment, c’est assez rare, Gabriel m’expliquant plus tard qu’un mec, ça ne fait jamais pipi assis, c’est une question de virilité. Tiens, j’avais pas remarqué ce côté macho… En tout cas, quand Anthony a voulu me servir un martini rosé limite de force, j’ai résisté en sortant mon arme secrète : « Aliiiiiiiiiiice, ton mec, il veut me faire boire !! – Ben dis lui non. – Oui mais il veut quand mêêêêêême ». Du coup, j’ai évité le martini. Rapporter, c’est mal, ne faites pas comme moi, les enfants.

– Des fois dans la vie, on s’engueule avec des gens. Puis ces gens reviennent et on se rend compte qu’on n’a plus aucune rancœur et qu’on n’a plus aucune raison de faire la gueule.
Du coup, vous passez la soirée avec cette personne et vous vous rendez compte que c’est comme si vous vous étiez quittées hier.

– Mardi, Joy m’annonce toute contente que je vais recevoir ENFIN mes tiroirs dans la semaine, ainsi qu’une nouvelle chaise (que je n’ai jamais réclamé). Jeudi matin, j’arrive et
oh, une nouvelle chaise ! Mais… mais, ils sont où mes tiroirs ? A midi, je vais demander à Joy qui m’explique qu’elle était pas là quand les colis sont arrivés et qu’il faut demander à
Vanessa, la secrétaire, c’est elle qui les a réceptionnés. Okayyyyyyy… Donc je vais la voir (docile la fille) « ah mais non, le caisson, il est parti chez Florence ». Bon, je commence à
râler, faisant remarquer que ça fait 3 mois que je le réclame (et qu’il était commandé pour moi, ce foutu caisson de mes fesses). Mais Vanessa est une fille pleine de ressources :
« mais y en a un qui traîne dans le bureau des développeurs, t’as qu’à le prendre ». Et voilà, j’ai une nouvelle chaise, des tiroirs et je suis également intégrée dans les mails communs
à la boîte. Bon, la semaine prochaine, je réclame d’avoir les droits administrateurs sur mon pc, avoir accès au serveur graphiste (qui sert à tout le monde) et que mon pc soit relié à
l’imprimante…

– Mercredi, réunion d’éditing pour TMF, sans rapport avec la conférence de rédaction qui était jeudi (c’est pas du tout la même équipe). On s’installe, on rigole puis Louise,
l’éditrice du site, m’annonce que LA grande journaliste que j’aide pour les blogs « m’adore ». Pop ! Mes chevilles ont explosé !
Toujours pendant cette réunion, la plus longue de mon histoire chez TGGP, je commence à sérieusement piquer du nez, je louche, mes paupières tombent, je m’agite dans tous les sens pour pas que ça se voit trop. Heureusement, Gabriel, le directeur artistique du site, qui est assis à côté de moi en fait autant et du coup, tout le monde le taquine lui. Note pour moi-même : me mettre toujours à côté de Gabriel.
 

– La vie ne m’apprend décidément rien, comme dit la chanson. Jeudi, grosse journée, je dois aller au siège de TGGP : conférence de rédaction avec TMF.com puis galette des rois
d’un journal people dont je vais devoir animer le site. Conférence nickel, je profite de l’heure de battement pour aller chercher mes colis à la Poste (le siège de TGGP n’est pas loin de chez moi). Retour pour la galette, je monte dans l’ascenseur avec deux personnes dont une qui me sourit ostensiblement. Il me veut quoi lui ? Oh, mais… Mais c’est Lénaïc ! Il va falloir que j’arrête de pas le reconnaître le pauvre, surtout que lui m’appelle par mon prénom alors qu’il gère tout le personnel de chez nous, soit une bonne centaine de personnes.

– Jeudi, donc, je vais à la galette du journal people, je dois être rejointe par mes collègues mais j’arrive, je suis la première. Me voici donc au milieu de gens que je ne connais
absolument pas avec mon verre de champagne et ma galette, à me sentir trèèèèèèèèès à l’aise.
 

La semaine prochaine, c’est la folie, j’ai une formation blog à assurer lundi, deux réunions pour le mag people dans la semaine, la traditionnelle réunion Editing de TMF…Donc si un
des vingtenaires a envie d’écrire, je dirais que c’est le moment. Parce que je crois pas tenir le rythme.En attendant, j’ai répondu à tous les comms. ENFIN !!

Girls just wanna have fun

En ce moment, je vis une vie trépidante à base d’envoi de mails et de lecture de petites annonces, miam ! Alors des fois, j’ai besoin de m’aérer et de faire redescendre la pression. Première étape : une soirée voyance avec que des bonnes nouvelles avec Drusilla et Mo (la version de Drudru là). On discute, on refait le monde, on analyse la campagne en mangeant libanais et en buvant du thé.

Etape 2 : virée en ville avec Vicky. Au départ, on devait se retrouver à 16h à Châtelet mais au moment où j’allais quitter le pc, mon chéri vient me parler et comme on va pas pouvoir se parler avant plusieurs jours, j’en profite un peu donc je préviens la miss que ce sera 16h30. Bon, je me douche, je m’habille, me pomponne (parce que je le vaux bien) et je suis partie. On se retrouve au Halles parmi la faune ambiante (mais ils sont pas en vacances les gens ?) et comme on est des warriors, on se dit que 30 mn d’avance pour la séance de ciné donc on part vers Beaubourg pour repérer le magasin de piercing, on tourne dans le Marais parce que je veux de la laine (j’en avais plus !). Bref, on arrive au cinéma à 16h56 pour la séance de 17h. Bien évidemment, y a plus de places donc on décide de faire nos courses et de revenir pour la séance suivante. Alors d’abord, on passe à la droguerie mais y a pas de pelote, que de la laine au mètre et j’ai pas envie d’attendre que les 10 personnes devant moi soient servies.

On repart à pied jusqu’au pierceur de Beaubourg (bon, en faisant un petit détour) où miss Vicky a décidé d’attenter à l’intégrité de son nombril. Bon, elle remplit une décharge assez hallucinante genre « je suis pas bourrée ni droguée et je sais parfaitement ce que je fais et promis, je me laverai tout ça comme il faut, ça s’infectera pas. » En gros. On attend dans une salle d’attente méga clean, on se croirait dans un cabinet médical. Une petite jeune fille part se faire piercer et fait son malaise. Vicky doit sentir que je suis pas super rassurée car elle me dit de suite « non mais t’inquiète, hein, je l’ai déjà fait, je ferai pas de malaise ». Merci parce que je saurais pas trop quoi faire… Bon, elle part dans une cabine avec un monsieur et 5 minutes après je la récupère fraîche et pimpante. Non, je suis pas allée dans la cabine surtout que ma mère m’a gentiment rappelée que j’étais du genre à faire des malaises un peu pour rien. Sous-entendrait-elle que j’aurais fait mon traditionnel malaise vagal ? Heu, elle a peut-être pas tort… Oui, je suis un peu une petite nature.

Une fois le piercing fait, on va au BHV acheter ma laine. On s’arrête au premier étage, art créatifs, on trouve pas, je demande à une caissière qui m’ignore superbement pendant 2 minutes, trop occupée à parler à sa collègue (connasse) et finalement, faut aller au 4e, rayon mercerie. Bon, je finis par trouver le rayon, je prends 5 pelotes pour des aiguilles 3 ½ (je vous dis tout) et je donne le tout à la petite caissière originaire de Slavie. Cool mais je comprends rien à ce qu’elle me dit. Je finis par comprendre que je dois aller payer d’abord et récupérer mes pelotes après, c’est la logique BHV. Bon, de là, on repart au ciné, la séance n’est qu’à 19h45 (il est 18h45) donc, malines, on s’achète nos places et on va boire un coca au McDo. Le McDo des Halles, c’est un peu une expérience, quoi. Déjà, avec Vicky, on fait brutalement remonter l’âge moyen de la salle. Ça fait très « j’ai 15 ans et je suis le roi de la terre, j’écoute de la musique avec mon tel portable, comme un gros rebelle que je suis ! ». Bon, on sort pour que Vicky fume (elle pas moi, moi toujours non fumeuse, I’m the queen of the world !) puis on va s’installer dans la salle… au premier rang parce que la salle est pleine mais vu la taille de la salle, c’est vite plein.

Bon, je vais pas vous faire une critique détaillée du film (Hannibal Lecter au fait) parce que Vicky l’a fait sur son blog (elle raconte notre journée aussi) et qu’il est pas top. Je dirais en gros que si vous êtes amoureux ou amoureuse de Gaspard Ulliel, allez-y parce qu’il est magistral (pourtant, je suis pas fan du tout à la base). Si vous êtes fan de Gong Li… Heu… Ben, on dirait qu’elle sort direct de Mémoires de Geisha pour atterrir là, dans le genre Japonaise en peignoir (alors qu’elle est même pas Japonaise !) mais son rôle sert un peu à rien. En fait, tout le film ne sert un peu à rien, c’est navrant de massacrer un personnage aussi intéressant que Lecter en lui trouvant une raison niaise au possible de tuer. Ouais, on sacralise un peu un serial killer mais on n’assume pas jusqu’au bout. Il tue PARCE QUE, c’est pas un méchant au fond, blablabla. Ne peut-on pas, dans un film, admettre qu’un homme puisse juste être fou (bien qu’extrêmement logique dans son système de pensée), sans justification aucune. Pourquoi on nous fout cette histoire de guerre (putain, les nazis, ils sont vraiment à l’origine de tous les maux, les vilains) avec la sœur d’Hannibal dégustée en ragoût ? Et puis c’est quoi cette histoire qu’Hannibal est lituanien ? Et pourquoi pas Kirghize tant qu’on y est ?

Bref, on sort de là, aussi déçue l’une que l’autre puis on va manger dans un petit resto de pâtes envahi par des jeunes Américains sans doute en voyage de classe. La vache, on dirait une réunion des candidats de Next et Dismissed ! Je me mets une ventrée de Carbo et un peu de pana cotta aux myrtilles en dessert (ça déchire la pana cotta !). Une fois la note payée, on finit par se séparer dans les couloirs de Châtelet (mais on se retrouve 30 minutes plus tard sur MSN, des fois qu’on ait oublié de se dire des trucs. Et on a parlé jusqu’à 2 ou 3h du matin, les bavardes !).

Bref, un samedi après-midi tout simple qui a le mérite de a) aérer, b) me faire aller au ciné (bon, pour voir un film pourri mais quand même…), c) papoter avec une blogueuse super saine et intéressante. Et voilà comme on recharge les batteries pour une semaine qui s’annonce encore hyper remplie. Vivement les vacances ! (c’est une boutaaaaaaaaaade, me crucifiez pas !)

Overdose

Par Gauthier
 

Dimanche 13 août, 17h15 :

Je suis dans une spirale. J’ai besoin d’oublier. C’est une de mes plus grandes qualités, cette magnifique propension à me mettre la tête dans le guidon pour ne surtout pas voir ce qui ne va pas. Mais qu’est ce qui peut me poser problème aujourd’hui ?

 

Tout va bien. J’ai fini mon année, je l’ai réussie au-delà de toute espérance. J’ai obtenu un stage de folie, dans lequel je me sens bien, j’en suis sûr maintenant, je sais ce que je vais faire dans ma vie professionnelle. Je suis jeune, je suis beau, je suis amoureux… Bref pourquoi j’éprouve ce besoin inconditionnel de me foutre minable tous les week-end, d’aller toujours plus loin, toujours plus vite, toujours plus haut.

 

J’ai suffisamment brûlé la vie par les deux bouts pendant cinq ans, je devrais éprouver le besoin de goûter à cette vie que j’ai failli perdre tant de fois. Non je m’obstine à vouloir l’accélérer en permanence…

 

Comme si je n’étais jamais satisfait, comme si je savais que je ne serais jamais satisfait. Mais que, peut-être, dans une semaine, un mois, un an, dix ans, ça sera mieux. Alors vite, pas de temps à perdre, il faut que je me dépêche pour arriver à ce moment de plénitude, pour pouvoir enfin y goûter.

 

Oui mais à courir comme ça, je vais passer devant (peut-être est-ce déjà fait), sans le voir et je vais me retrouver au seuil de la mort avec un grand sentiment de vide. Regarder dans le rétro pendant le dernier repas avec la grande faucheuse, et n’y voir qu’une succession de futilités morbides, non ! Plutôt mourir de suite, ma vie sera inutile ? Ok, alors elle sera courte…

 

Je suis en overdose, je vis en overdose. Il m’en faut toujours plus, je suis sur le fil, toujours chancelant, mais bien accroché. Cette folie me fait prendre conscience de ce que je suis (insignifiant) et de ce que je ne suis pas (immortel). Se sentir humain, se sentir vivant parce qu’en excès de tout, oui, mais vouloir mourir à cause de l’excès, non.

 

Pourtant tous les lendemains, ou surlendemain de l’excès, je fais toujours cette promesse « plus jamais, je n’ai pas besoin de ça, c’est fini, j’arrête ! ». Et avant d’avoir eut le temps de goûter à la vie banale, je replonge, de plus belle.

 

Ce week-end, j’ai bu, encore plus que le week-end précédent, et pourtant j’ai été malade la semaine dernière, et j’avais promis de ne pas recommencer. J’avais partagé la couche d’un jeune homme que je trouvais très beau en boite, et qui s’est avéré ne pas l’être une fois le jour levé et l’alcool descendu.

 

Là je suis dans un TGV, je vais rejoindre un garçon pour une nuit, je ne le connais pas, il ne me connais pas, pourtant je traverse la moitié du pays pour passer quelques heures dans ses bras. Hier soir j’ai baisé un homme sous poppers, deux heures après un ami est venu me rejoindre, on a bu, on a bu, on a bu, on est sorti. J’ai allumé tout ce qu’il y avait dans la boite, je me suis fait draguer par deux beaux mecs, j’ai embrasser un ex pendant une heure (de façon très chaude), j’ai navigué d’un garçon à l’autre, d’une bouche à l’autre, d’une paire de fesse à l’autre, sous leurs yeux manifestement excités par la situation. Et moi dans tout ça ? Ben je suis rentré avec mon ami, on a dormi (câliné, bisouté, suçoté) ensemble…

 

Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais là c’est sûr, quand j’ai reçu le texto de connard d’ex ce matin, j’étais heureux de pouvoir lui balancer « oui je vais bien, je baise à chaque fois que j’ai envie de t’appeler, tu vois je tiens mes promesses, je ne t’ai pas appeler de l’été, par contre je commence à fatiguer, et ça me coûte cher en capotes, tes parents vont bien ? ». Je pense que le message a été plutôt clair… Le problème c’est que j’ai fait ça dans mes rêves. En vrai je lui ai dit que j’allais bien, et je lui ai même fais un « bisous ».

 

(Merveilleux outil que le blog, je déverse ma haine ici, et fais contre mauvaise fortune bon cœur in real life). Je fais ça pour t’oublier connard, pour ne pas penser à toi chaque seconde, pour ne pas devenir fou en attendant un improbable coup de fil. Un texto, un seul texto depuis le 4 juillet, et on est le 13 août. Je te hais plus que je ne t’aime aujourd’hui, tu me fais du mal en me retournant une image de moi que je déteste. Je suis obligé de te haïr pour ne pas me haïr moi-même. Je ne flancherai pas, pas maintenant, pas à cause de toi.

 

De l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, et je viens de le franchir. Tu resteras dans ma mémoire comme l’erreur monumentale de ma vie ? Si seulement… Toute cette énergie pour t’aimer et te faire m’aimer, j’aurai du la mettre ailleurs quand on voit ce que je récolte.

 

La vie est une pute, je vais payer mes excès un jour, et ce jour-là je veux regretter ce que j’ai fait, mais surtout pas ce que je n’ai pas fait. Cette fuite en avant c’était pour te rejoindre là où tu m’attendais, là ou tu serais aimant et heureux avec moi. Mais aujourd’hui je me rends compte qu’elle va me servir à passer devant toi sans me retourner. J’en ai besoin.

 

Je te hais mon amour, lâche ma main avant que je m’étiole, que je me fane, et que je meure dans ton ombre. Certaines personnes ne sont pas faites pour être ensemble, le reconnaître c’est aller de l’avant.

 

Je t’aime.