Girls just wanna have fun

En ce moment, je vis une vie trépidante à base d’envoi de mails et de lecture de petites annonces, miam ! Alors des fois, j’ai besoin de m’aérer et de faire redescendre la pression. Première étape : une soirée voyance avec que des bonnes nouvelles avec Drusilla et Mo (la version de Drudru là). On discute, on refait le monde, on analyse la campagne en mangeant libanais et en buvant du thé.

Etape 2 : virée en ville avec Vicky. Au départ, on devait se retrouver à 16h à Châtelet mais au moment où j’allais quitter le pc, mon chéri vient me parler et comme on va pas pouvoir se parler avant plusieurs jours, j’en profite un peu donc je préviens la miss que ce sera 16h30. Bon, je me douche, je m’habille, me pomponne (parce que je le vaux bien) et je suis partie. On se retrouve au Halles parmi la faune ambiante (mais ils sont pas en vacances les gens ?) et comme on est des warriors, on se dit que 30 mn d’avance pour la séance de ciné donc on part vers Beaubourg pour repérer le magasin de piercing, on tourne dans le Marais parce que je veux de la laine (j’en avais plus !). Bref, on arrive au cinéma à 16h56 pour la séance de 17h. Bien évidemment, y a plus de places donc on décide de faire nos courses et de revenir pour la séance suivante. Alors d’abord, on passe à la droguerie mais y a pas de pelote, que de la laine au mètre et j’ai pas envie d’attendre que les 10 personnes devant moi soient servies.

On repart à pied jusqu’au pierceur de Beaubourg (bon, en faisant un petit détour) où miss Vicky a décidé d’attenter à l’intégrité de son nombril. Bon, elle remplit une décharge assez hallucinante genre « je suis pas bourrée ni droguée et je sais parfaitement ce que je fais et promis, je me laverai tout ça comme il faut, ça s’infectera pas. » En gros. On attend dans une salle d’attente méga clean, on se croirait dans un cabinet médical. Une petite jeune fille part se faire piercer et fait son malaise. Vicky doit sentir que je suis pas super rassurée car elle me dit de suite « non mais t’inquiète, hein, je l’ai déjà fait, je ferai pas de malaise ». Merci parce que je saurais pas trop quoi faire… Bon, elle part dans une cabine avec un monsieur et 5 minutes après je la récupère fraîche et pimpante. Non, je suis pas allée dans la cabine surtout que ma mère m’a gentiment rappelée que j’étais du genre à faire des malaises un peu pour rien. Sous-entendrait-elle que j’aurais fait mon traditionnel malaise vagal ? Heu, elle a peut-être pas tort… Oui, je suis un peu une petite nature.

Une fois le piercing fait, on va au BHV acheter ma laine. On s’arrête au premier étage, art créatifs, on trouve pas, je demande à une caissière qui m’ignore superbement pendant 2 minutes, trop occupée à parler à sa collègue (connasse) et finalement, faut aller au 4e, rayon mercerie. Bon, je finis par trouver le rayon, je prends 5 pelotes pour des aiguilles 3 ½ (je vous dis tout) et je donne le tout à la petite caissière originaire de Slavie. Cool mais je comprends rien à ce qu’elle me dit. Je finis par comprendre que je dois aller payer d’abord et récupérer mes pelotes après, c’est la logique BHV. Bon, de là, on repart au ciné, la séance n’est qu’à 19h45 (il est 18h45) donc, malines, on s’achète nos places et on va boire un coca au McDo. Le McDo des Halles, c’est un peu une expérience, quoi. Déjà, avec Vicky, on fait brutalement remonter l’âge moyen de la salle. Ça fait très « j’ai 15 ans et je suis le roi de la terre, j’écoute de la musique avec mon tel portable, comme un gros rebelle que je suis ! ». Bon, on sort pour que Vicky fume (elle pas moi, moi toujours non fumeuse, I’m the queen of the world !) puis on va s’installer dans la salle… au premier rang parce que la salle est pleine mais vu la taille de la salle, c’est vite plein.

Bon, je vais pas vous faire une critique détaillée du film (Hannibal Lecter au fait) parce que Vicky l’a fait sur son blog (elle raconte notre journée aussi) et qu’il est pas top. Je dirais en gros que si vous êtes amoureux ou amoureuse de Gaspard Ulliel, allez-y parce qu’il est magistral (pourtant, je suis pas fan du tout à la base). Si vous êtes fan de Gong Li… Heu… Ben, on dirait qu’elle sort direct de Mémoires de Geisha pour atterrir là, dans le genre Japonaise en peignoir (alors qu’elle est même pas Japonaise !) mais son rôle sert un peu à rien. En fait, tout le film ne sert un peu à rien, c’est navrant de massacrer un personnage aussi intéressant que Lecter en lui trouvant une raison niaise au possible de tuer. Ouais, on sacralise un peu un serial killer mais on n’assume pas jusqu’au bout. Il tue PARCE QUE, c’est pas un méchant au fond, blablabla. Ne peut-on pas, dans un film, admettre qu’un homme puisse juste être fou (bien qu’extrêmement logique dans son système de pensée), sans justification aucune. Pourquoi on nous fout cette histoire de guerre (putain, les nazis, ils sont vraiment à l’origine de tous les maux, les vilains) avec la sœur d’Hannibal dégustée en ragoût ? Et puis c’est quoi cette histoire qu’Hannibal est lituanien ? Et pourquoi pas Kirghize tant qu’on y est ?

Bref, on sort de là, aussi déçue l’une que l’autre puis on va manger dans un petit resto de pâtes envahi par des jeunes Américains sans doute en voyage de classe. La vache, on dirait une réunion des candidats de Next et Dismissed ! Je me mets une ventrée de Carbo et un peu de pana cotta aux myrtilles en dessert (ça déchire la pana cotta !). Une fois la note payée, on finit par se séparer dans les couloirs de Châtelet (mais on se retrouve 30 minutes plus tard sur MSN, des fois qu’on ait oublié de se dire des trucs. Et on a parlé jusqu’à 2 ou 3h du matin, les bavardes !).

Bref, un samedi après-midi tout simple qui a le mérite de a) aérer, b) me faire aller au ciné (bon, pour voir un film pourri mais quand même…), c) papoter avec une blogueuse super saine et intéressante. Et voilà comme on recharge les batteries pour une semaine qui s’annonce encore hyper remplie. Vivement les vacances ! (c’est une boutaaaaaaaaaade, me crucifiez pas !)

Stop la clope !

En fait, j’aurais dû publier cet article hier pour être top dans l’actu mais j’y ai pas pensé en fait et puis c’est un blog, ici, pas Le Monde. Donc comme ma vie est chiante en ce moment et que j’ai strictement rien à raconter, je vais te parler de la fin de mon tabagisme, histoire d’être un exemple, que dis-je, un modèle pour ceux qui souhaitent arrêter. Oui, j’aime bien penser que j’ai une incidence sur la vie des gens, et alors ?

stop-clope

Y a-t-il un bon moment pour arrêter ? Non, en fait, si on veut vraiment pas arrêter, on aura toujours une bonne excuse. Donc moi, j’ai décidé d’arrêter le 18 décembre, point. Pourquoi le 18 ? Parce que c’était le jour où je rentrais chez mes parents, lieu où je ne fume pas. Donc ça nous fait déjà 15 jours sans clope, c’est un bon début non ? Le 18, donc, j’arrive sur le quai de la gare excédée par toutes mes loses (souviens-toi…), j’allume ma dernière clope et je l’écrase alors qu’il reste un bon quart à fumer car je veux pas rater le train. Et surtout, celle-là, je l’ai fumée symboliquement, the last one, alors que j’en avais même pas envie. Une fois dans le train, après m’être bien étalée pour faire fuir les gens qui sont censés être à côté de moi (déjà, j’ai le chat qui vomit, ça marche d’enfer, ça, mais ça pue), je sors mon paquet. Il reste cinq ou six clopes dedans. Hors de question de les garder : la tentation, c’est bien mais si on peut l’éviter, c’est mieux. Donc j’abandonne mes dernières clopes là, elles feront au moins un heureux, en espérant que ceux qui nettoient le TGV se rendent compte qu’il reste des clopes dedans. Sinon tant pis.

 

Psychologiquement, j’avais du mal à admettre le fait que j’étais désormais une non fumeuse et j’avais souvent envie d’en cramer une. Quand je discutais avec Anne chez elle (alors qu’elle ne fumait pas, en plus), quand je suis allée voir un gentil blogueur dans un café (pourquoi ils fument tous les gens !), pour le réveillon (alors que personne ne fumait)… Bref, si mon corps ne réclamait pas de nicotine, mon esprit, si. Quel connard, c’ui-là ! C’est vraiment un esprit de contradiction. Mais bon, le vrai défi, c’est quand je rentre sur Paris : j’ai la liberté de fumer, un tabac à 100 m de chez moi, des cafés où je traîne, tout ça, tout ça. Sans compter les sales histoires que je traverse, histoire de me tenter mais non, non, je ne craquerai pas.

A peine arrivée, j’installe un logiciel qui me permet de calculer depuis quand j’ai arrêté (en jours, heures, minutes), les sous que j’ai économisés et le nombre de jours de vie que j’ai gagnés. Par exemple, là, ça fera 46 jours à 14h02, j’ai économisé 165 euros (sa mèèèèèèèèèèèère !) et gagné 5 jours de vie. Je vais bientôt gagner une semaine ! Quoi que si j’agonise une semaine de plus à la fin de ma vie, je l’aurai un peu mauvaise d’avoir arrêté de fumer. Mine de rien, ces chiffres sont un peu ma bouée quand je suis en soirée avec des gens qui fument et que je suis tentée de leur en taxer. Parce que mine de rien, les habitudes ont la vie dure ! Je suis en soirée et là, quelqu’un se met à fumer et je me sens inactive, les mains vides… Alors qu’avec une clope, ma main, elle serait pas vide et pendant que l’autre me dit des choses, je recracherais ma fumée en attendant que ce soit mon tour de parler. Mais bordel, je vais pas céder au bout de 46 jours, c’est ridicule. Parce que si j’ai arrêté de fumer, la raison number 1, c’est de me prouver que je peux le faire. Et là, 46 jours, c’est pas assez. Non, je veux me prouver que je peux définitivement.

 

Car la moindre cigarette peut être fatale. Je l’ai entendu l’autre jour à la télé dans chais plus quelle émission sérieuse (ça m’apprendra à jamais faire gaffe à ce que je regarde). Ils expliquaient en gros que si le corps se débarrasse rapidement de la nicotine, le cerveau, lui, garde ses effets en mémoire. En gros, si je refume une seule clope, je peux retomber accro de suite. Et puis merde, le plus dur, c’est d’arrêter, ce serait con de reprendre. D’ailleurs, ça ne m’obsède plus tant que ça, j’avoue, j’y pense de moins en moins. Quand je suis dans un bar avec des fumeurs, oui, mais sinon… Même quand j’attends le train, j’y pense plus. Surtout quand je l’attends au terminus, qu’il est là et qu’il fait un froid de canard. Au moins, je peux me réfugier à l’intérieur de la rame alors qu’avant, je fumais et je pouvais pas. Et quel bonheur de me réveiller sans avoir la gorge archi sèche ! De ne plus avoir peur d’avoir une haleine de cendrier froid ! De plus avoir l’angoisse, le dimanche, de plus avoir de clopes et pas de tabacs ouverts à proximité (je vis vraiment dans une banlieue de merde !) ! De plus dépenser 20 euros de clopes par semaines (même si sur la fin, c’était 25/semaine, voire 30…) ! D’avoir les fringues qui sentent bon le propre quand je les mets et pas le tabac, vu qu’elles sèchent dans la cuisine qui est dans la même pièce que tout le reste de l’appart et où je fumais ! Quel bonheur de plus me demander si mon chat peut choper un cancer par tabagisme passif ! Surtout que sur ce point, personne n’a pu me dire s’il y avait un risque ou pas.

 

Bref, finalement, je vis mieux sans clope qu’avec ! Et en plus, j’ai un joli teint maintenant (enfin, je suis passée de gris cendre à blanc bidet mais c’est déjà mieux !)