La liste de la fille qui fait pas pipi debout

– Il paraît que la semaine prochaine, c’est la grève SNCF-RATP mais je suis pas sûre de voir la différence tant c’est devenu n’importe quoi le trafic par chez moi. Jeudi dernier, j’arrive sur le quai pour prendre le train de 48 qui arrive en général à 50 voire 53. Sauf les jours où je suis à la bourre et que je dois lui courir après. Donc j’arrive sur le quai et vérifie l’heure d’arrivée « train retardé ». Oh la vache, ça sent mauvais. Au bout de 10 minutes, on nous annonce que le train est annulé, ce qui est un peu évident vu qu’en temps normal, le
train suivant est à 03. A 10, toujours pas de train, ça circule plus de l’autre côté non plus et je commence à m’énerver. A 15, je vais voir le panneau : prochain train à 18, son horaire
normale. A 20, il est marqué  qu’il arrivera à 21. A 22, il est toujours annoncé à 21. Bon, là, je suis de super mauvaise humeur, je vais y aller à pied. Au cas où, je passe par l’arrêt de
bus « prochain bus : indisponible ». Bordel. Je regarde sur le wap : le trafic sur ma ligne RER est perturbé. C’est une blague ou quoi ? Bref, j’ai mis 1h30 à aller au travail au lieu de 20 minutes. Heureusement que j’avais appelé Simon pour prévenir. Lundi, j’arrive sur quai à 48. Le train a été annulé sans qu’on nous prévienne mais après tout, j’aurais pu m’en douter toute seule que le train était annulé, ça se voit un train qui n’est pas là. Dans ces moments là, j’ai une très furieuse envie de déménager, allez savoir pourquoi.
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– Dimanche, petite réunion de famille avec Yohann et sa copine, Anthony, Alice et moi, donc. Au menu : galette et champagne. Ah, Yohann et sa chérie, Blanche, ont amené du vin
blanc, on va boire ça plutôt. Ah, à 4, on a fini la bouteille, Alice ayant passé son tour (parce qu’elle s’est pris une méga cuite vendredi). Là, je me sens un peu partie. Bon, allez, y a le
champ au frais, j’ai offert de coupes à champagne à ma sœur pour Noël, faut pas gâcher. Forcément, la conversation part un peu dans tous les sens, y compris sur le pipi, sujet assez universel, en fin de compte. Et là, Anthony a eu une formule que j’adopte : « pipi debout, t’en fous partout ! ». Ah, quand même ! Enfin un mec qui le dit mais apparemment, c’est assez rare, Gabriel m’expliquant plus tard qu’un mec, ça ne fait jamais pipi assis, c’est une question de virilité. Tiens, j’avais pas remarqué ce côté macho… En tout cas, quand Anthony a voulu me servir un martini rosé limite de force, j’ai résisté en sortant mon arme secrète : « Aliiiiiiiiiiice, ton mec, il veut me faire boire !! – Ben dis lui non. – Oui mais il veut quand mêêêêêême ». Du coup, j’ai évité le martini. Rapporter, c’est mal, ne faites pas comme moi, les enfants.

– Des fois dans la vie, on s’engueule avec des gens. Puis ces gens reviennent et on se rend compte qu’on n’a plus aucune rancœur et qu’on n’a plus aucune raison de faire la gueule.
Du coup, vous passez la soirée avec cette personne et vous vous rendez compte que c’est comme si vous vous étiez quittées hier.

– Mardi, Joy m’annonce toute contente que je vais recevoir ENFIN mes tiroirs dans la semaine, ainsi qu’une nouvelle chaise (que je n’ai jamais réclamé). Jeudi matin, j’arrive et
oh, une nouvelle chaise ! Mais… mais, ils sont où mes tiroirs ? A midi, je vais demander à Joy qui m’explique qu’elle était pas là quand les colis sont arrivés et qu’il faut demander à
Vanessa, la secrétaire, c’est elle qui les a réceptionnés. Okayyyyyyy… Donc je vais la voir (docile la fille) « ah mais non, le caisson, il est parti chez Florence ». Bon, je commence à
râler, faisant remarquer que ça fait 3 mois que je le réclame (et qu’il était commandé pour moi, ce foutu caisson de mes fesses). Mais Vanessa est une fille pleine de ressources :
« mais y en a un qui traîne dans le bureau des développeurs, t’as qu’à le prendre ». Et voilà, j’ai une nouvelle chaise, des tiroirs et je suis également intégrée dans les mails communs
à la boîte. Bon, la semaine prochaine, je réclame d’avoir les droits administrateurs sur mon pc, avoir accès au serveur graphiste (qui sert à tout le monde) et que mon pc soit relié à
l’imprimante…

– Mercredi, réunion d’éditing pour TMF, sans rapport avec la conférence de rédaction qui était jeudi (c’est pas du tout la même équipe). On s’installe, on rigole puis Louise,
l’éditrice du site, m’annonce que LA grande journaliste que j’aide pour les blogs « m’adore ». Pop ! Mes chevilles ont explosé !
Toujours pendant cette réunion, la plus longue de mon histoire chez TGGP, je commence à sérieusement piquer du nez, je louche, mes paupières tombent, je m’agite dans tous les sens pour pas que ça se voit trop. Heureusement, Gabriel, le directeur artistique du site, qui est assis à côté de moi en fait autant et du coup, tout le monde le taquine lui. Note pour moi-même : me mettre toujours à côté de Gabriel.
 

– La vie ne m’apprend décidément rien, comme dit la chanson. Jeudi, grosse journée, je dois aller au siège de TGGP : conférence de rédaction avec TMF.com puis galette des rois
d’un journal people dont je vais devoir animer le site. Conférence nickel, je profite de l’heure de battement pour aller chercher mes colis à la Poste (le siège de TGGP n’est pas loin de chez moi). Retour pour la galette, je monte dans l’ascenseur avec deux personnes dont une qui me sourit ostensiblement. Il me veut quoi lui ? Oh, mais… Mais c’est Lénaïc ! Il va falloir que j’arrête de pas le reconnaître le pauvre, surtout que lui m’appelle par mon prénom alors qu’il gère tout le personnel de chez nous, soit une bonne centaine de personnes.

– Jeudi, donc, je vais à la galette du journal people, je dois être rejointe par mes collègues mais j’arrive, je suis la première. Me voici donc au milieu de gens que je ne connais
absolument pas avec mon verre de champagne et ma galette, à me sentir trèèèèèèèèès à l’aise.
 

La semaine prochaine, c’est la folie, j’ai une formation blog à assurer lundi, deux réunions pour le mag people dans la semaine, la traditionnelle réunion Editing de TMF…Donc si un
des vingtenaires a envie d’écrire, je dirais que c’est le moment. Parce que je crois pas tenir le rythme.En attendant, j’ai répondu à tous les comms. ENFIN !!

Laisse mes mains sur tes hanches !

Par Lucas

Cet article est certainement un retour en adolescence mais il y a 10 ans je rentrais en Terminale L alors faut fêter ça !

L’autre jour j’ai invité mon pote Ladislas au resto. Genre, j’ai une vie sociale ; genre j’ai les moyens. En ce moment, entre les arbres(sic.), les cours, le mémoire, les agressions, tout ça, je limite les sorties… Mais là, je me suis fendu d’un petit resto déjeunatoire. C’était aaaach’ment bien.

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Je vous explique : dans ma Business Cool, Ladislas est un électron libre. C’est un pote et un référent vu que je suis un peu un vieux con égaré dans la foule des jeunes. Ce qui caractérise Ladislas, c’est qu’il écrit pas mal de trucs et des trucs pas mal du tout : j’aime bien son style qui sort un peu du lot tristement efficace de nos condisciples. Lire du Ladislas c’est la garantie de la parole vraie donc de la sérénité. Et ça, ça vaut très très cher en  Business Cool…

Donc, ce jour là, au resto, on discutait tranquillou, accompagnés par deux nanas canon en jupe moulante  par deux verres de vin blanc pour aller avec le babillage. Or, on en arrive à parler… des femmes. Tiens donc : comme c’est bizaaaarre… Deux mecs en villégiature qui abordent ce sujet… C’est suuuûr, ils ont du raconter pleeeeein de méchancetés : un mec
ça ne sait dire que ça. Bah parlons en tiens !

Avec Ladislas, on évoque notre CV amoureux, nos études, nos expériences, nos succès et surtout nos déconvenues. Bref, on échange plein de pensées rigolotes et,  à un moment, Ladislas me lâche une vérité que sa copine lui aurait avouée : les femmes adorent qu’on les touche ! Wabon ? Bawè…

Bien sûr, il y a surement des limites. Au hasard, j’dirais…
Faut pas que ce soit Gérard avec sa bedaine, sa Kro et son haleine « Gauloise/omelette à l’ail ». Faut pas que ce soit Auguste avec son regard d’octogénaire et sa canne pour avoir encore un truc rigide sur soi. Faut pas non plus que ce soit Colibri, jeune prepubère full acné avec la bave aux encoignures…

Mais voila…
Si on fait abstraction des exemples précités, paraitrait que ces demoiselles ne seraient pas contre des frôlements épars. Voire plus ?

Aïe, aïe, aïe… C’est là que le bât blesse ! Nous les mecs on a tendance à vouloir aller plus loin et satisfaire notre libido : c’est connu, un mec ça ne pense qu’à çaaaaa…
Bah justement,  j’ai toujours eu peur que des caresses, des touchers délicats, le fait de froler volontairement une femme soit interprété comme un  » je me retiens grave mais je t’aurais bien touché les seins et les fesses ».

Mais n’y t-il pas une part de vrai là dedans ?
Oh que si !
Nous les mecs sommes tous de gros perveeeeeers, c’est bien connu ! (gnark, gnark, gnark)
Mais en fait non ! Pas tout le temps ! (ici j’ai au moins 300000 lectrices qui se disent : « Mon oeil… » Ouhai, ouhai, ouhai : je les connais bien mes lectrices.)
Comme les femmes ne sont pas omniscientes elles ne peuvent pas deviner quel est le degré de sexual healing en nous au moment où elles nous parlent !
Effectivement, il est des jours où on est plus chauds que d’autres… Si vous me prenez, par surprise, en cours de fiscalité sur les plus values à long terme, y a des chances pour que je sois à temperature ambiante…Si,si.

Vous permettez ? Je reviens au sujet : les caresses lorsqu’on dit bonjour à une nana, ou comment on s’autolimite…

Perso, dans mes salutations, même avec des amies trrrès proches, je me suis toujours cantonné à des bidoux (des bisous doux). Ainsi, lorsque je dis bonjour à une copine, ou une
amie, je ne vais pas lui caresser la hanche même si l’envie est très très très forte.Pourtant, la hanche, même si c’est hyper sensuel, ce n’est pas les seins ou les cuisses !  De fait, la hanche c’est un peu le no man’s land du corps feminin en public : une zone neutre, une ambassade, la CH du CH !!  (la Suisse du corps humain…)

A mes yeux, le fait de toucher quelqu’un ça un coté très chaleureux et surtout très personnel. Avec ce geste on veut donner un peu de douceur et avoir une connivence. Pourtant, je me restreins tout le temps ! Pire : j’ai un petit coté nippon (ni mauvais) tout au fond de moi ! C’est à dire que je n’embrasse pas ces demoiselles lorsque je ne suis pas rasé, par peur d’irriter leurs joues. Je préfère marquer ma déférence, mon respect, mon attention par une courbette et un sourire. Pas très sensuel mais tellement plus prevenant…

Et pour revenir aux caresses, chais pas pour vous les mecs mais dans mon cas il y a 3 raisons à mes retenues…

D’abord parce que je me dis que la nana ne va pas nécessairement apprécier qu’un macaque la touche, la palpe, la tâte comme on le ferait d’un matelas (la comparaison avec un
matelas vient ici parce que je suis un mec donc, bis repetita, je ne pense qu’à « çà »: j’aurais très bien pu dire « un camembert au prisu » mais c’eut été moins glamour).
Donc la nana risque tout d’abord de ne pas aimer…

Ensuite, on est jamais à l’abri d’une CCCB (Catho Coinssosse qui le Cache Bien). Elles sont légions en école de commerce et elles pourraient être horrifiées et traumatisées par une
telle familiarité.

Enfin, je ne veux pas que la nana se fasse des idées quant à mon intérêt envers elle. Elle pourrait se faire des films où j’arriverais en Porsche après avoir tué 3 business devils
et là je l’embrasserais sur le Golden Gate avec le soleil qui se couche et Bon Jovi qui chante Always…
Oui je sais, c’est moi qui me fait des films.
C’est bien connu : quand les femmes, sont folles d’un mec elles prennent rarement l’initiative sinon la rumeur populaire, coincée du cul, va les cataloguer comme des salopes.  (rappelez vous Tryo : « Un homme qui aime les femmes on appele ça un Don Juan, une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? ») C’est vrai quoi… Vous en connaissez vous des mecs qui ont eu un jour à dire :

 « Je préfère qu’on reste amis…« .

 Bah pas moi…

Bon, je digressionne encore et encore : c’est mal…
Pour revenir aux caresses sensuelles, je me dis qu’il y aurait, par là même, un moyen de créer une complicité (ou de se prendre une grosse baffe. Certes, certes…) Une complicité car, nous les mecs, on a tous rêvé, un jour, de faire notre Joe Dassin. De se balader sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, de croiser une nana craquante, de partager un regard, de continuer à marcher malgré tout, de jeter un œil en arrière, de voir que la fille agit de la même manière, de revenir sur ses pas s’approcher d’elle, lui sourire et là sans un mot…

It’s written in the wind, oh oh it’s ev’rywhere I go,
So if you really love me love me, come on let it show…

Conclusion ?

Je pense que je vais être plus câlin et tant pis pour les demoiselles qui n’aiment pas ça. Elles pourront me créer une réputation au mieux de mec « tactile », au pire de  » gros
pervers ». Rien à foutre. Au contraire : je suis sûr que les nanas voudront savoir si la légende est vraie ! Et puis, le cas échéant, les mécontentes sont assez grandes pour m’avouer que mes frôlements les gênent ou m’envoyer leur mec pour qu’il me péta la teuté. Le fait d’exprimer clairement leur malaise sans jouer la comédie des relations sociales insipides, ça leur donnera 1000 points dans le classement des « Nanas qui comptent pour Lucas » (et en plus ça leur fera une belle jambe)

Bon les lectrices, j’attends vos commentaires !

Week-end crapuleux (na !)

 La vie est une chose relativement amusante, quand même. Enfin, la mienne, en tout cas, même si des fois, on n’a pas le même humour. La semaine dernière, je me prenais donc un sale vent de derrière les fagots. Mais, là, j’ai pris ma petite revanche sans même l’avoir fait exprès.

Lundi dernier, j’entame la discussion avec un jeune homme Toulousain sur MSN. Vu que j’ai prévu de descendre pour le week-end, allons boire un verre, en toute amitié. Mais en fait, le « en toute amitié » vire vite au « non mais ce serait bien qu’on passe la nuit ensemble, finalement? ». Mais qui est-il ? Il s’appelle Guillaume donc ça nous fait Guillaume III ou Guillaume3 (oui, je suis chiante à retomber toujours sur les mêmes prénoms mais il fait aussi les mêmes études que mon dernier ex, si vous voulez tout savoir). Et, leçon de vie : « ne jamais dire jamais ». J’avais donc dit : « jamais je ne serai pédophile, moi » à Gauthier et Mister Big. Et là, Guillaume III a? 22 ans. Soit 4 de moins que moi. Bon, tant pis, j’assume mon statut de vieille. Après des conversation tel+webcam (oui, vive la technologie), on convient de se retrouver le vendredi à 22h, à la sortie de son travail. Mais à peine suis-je arrivée chez mes parents que le programme se chamboule. En effet, jeudi matin, je me connecte vers 8h30, il est déjà là, vu qu’il s’est pas couché. Il m’explique qu’il sait pas quoi faire aujourd’hui vu qu’il travaille pas, je le convie à venir prendre le petit déj chez moi. Une heure plus tard, j’allais le chercher à la gare (oui, je vous rappelle que mes parents ne vivent pas sur Toulouse). Je le ramène chez moi, on boit du café et on mange les croissants qu’il a acheté (oui, ils sont galants, ces jeunes, un bonheur !). Je le ramène à la gare vers 12h, histoire qu’il ne croise pas mon papa et je rentre à la maison. Ahah, ni vue ni connue ! Bon, mon père arrive : « t’es sortie, ce matin ? La voiture a changé de place ». Puis il trafique des clés sur la table, je fais pas gaffe. Soudain, j’avise un billet de train sur la table : « c’est quoi ce billet ? fais-je, avant de voir que c’est celui de Guillaume. Rouge de confusion, je le jette. On déjeune puis mon papa décide d’aller aux toilettes mais y a de l’eau partout : Guillaume s’est servi du lavabo et il semble que ce dernier fuit. « Quelqu’un est venu ce matin ?
– N…non. »
Sur ce, mon père part, je file sur le net et retrouve Guillaume qui m’informe qu’il a oublié ses clés chez moi, celles que mon père farfouillait sur la table. Ok, je suis pas flag’ du tout. Et en plus, mauvaise menteuse. Ma mère rentre et me demande où je suis allée avec la voiture. « Au centre culturel au Leclerc?
– Mais il est fermé !

– Ah…euh…oui, j’ai vu, merci ! »

On peut dire que « flag » aura été le maître mot de ce week-end crapuleux. Vendredi, 22h, j’attends devant l’entreprise de Guillaume. Celui-ci me récupère dans la rue, l’air embêté « en fait, je finis à 23h mais je t’ai préparé un truc pour faire passer la pilule. » On monte et il a acheté une bière à la cerise avec deux parts de tarte au citron délicieuse mais j’avais déjà mangé alors bon. On papote en mangeant et buvant, il va répondre au téléphone dès que nécessaire puisque tel est son métier. Sauf que voilà, deux adultes seuls dans un immense bureau, comme ça… On commence à s’embrasser sur une chaise de bureau puis on se transporte sur le canapé et là, on regarde l’heure : il nous reste dix minutes avant l’arrivée de la relève… Bon, c’est trop tentant, on baptise le bureau et la moquette. A peine fini, on se rhabille et le collègue arrive, j’adopte une mine impassible mais on est carrément flag : tout rouges, échevelés et j’arrête pas de me marrer en plus… Faut dire que le pauvre collègue en question, on sent que ça fait longtemps qu’il a pas brouetté, ni au bureau ni ailleurs…

De là, on rentre chez Guillaume. Au départ, on avait prévu d’aller boire un verre en ville mais on zappe cette étape, officiellement pour aller déposer les parts de gâteau restantes, officieusement pour continuer sur notre lancée. On arrive donc chez lui et après quelques minutes de bavardages, on reprend nos petites affaires, on se débarrasse du superflu et c’est parti pour une nouvelle brouette endiablée. Sauf qu’à un moment, on commence à entendre des bruits dans la rue. Ah, tiens, la fenêtre est restée ouverte… On écoute les cris : ah oui, c’est bien pour nous puisque ça simule le coït, en bas. Bon, après quelques minutes de fou rire, Guillaume va fermer la fenêtre et m’annonce que nous avions une dizaine d’auditeurs. Ok, c’est amusant…

De la même façon, ses voisins ont pu partager nos ébats grâce à la magie des murs option « papier à cigarette ». Dimanche, Guillaume croise ses voisins et s’excuse.

Le Monsieur : « tu t’excuses de quoi ? »

La demoiselle : « Tu sais très bien pourquoi ! »
Oups !

Bon, autre anecdote marrante : le jeune homme a un clic-clac. Alors, ça, c’est vraiment l’inconvénient majeur à sortir avec un mec plus jeune : c’est un étudiant, il dort dans un clic-clac au matelas un peu fatigué. Oui, moi, je suis stagiaire, je dors dans un BZ, c’est vraiment autre chose, quoi ! Donc nous ruinons un peu plus le clic clac quand nos galipettes nous poussent tout au bord du matelas… Et là, le clic-clac bascule et on se retrouve par terre, toujours morts de rire. Bon, après tout ça, faut bien dormir. Et là, je découvre un talent chez mon amant : il parle en dormant. Ce qui me vaut de très belles déclarations genre : « je pensais vraiment pas que le plumeau finirait dans la cheminée ». Bon, sur le coup, je me suis dit que c?était une métaphore de type sexuelle mais en fait, non, il dormait comme un bienheureux, il était tout gêné quand je lui ai raconté ça au réveil. Mais moi, j’ai trouvé ça rigolo et la nuit suivante, quand il a recommencé à parler, je rigolais en douce dans mon coin. Oui, je suis super joueuse comme fille.
Bref, nous avons passé deux nuits ensemble plus la soirée de lundi, ce fut vraiment très agréable. Un délicieux mélange de sexe et de scrubs, la série télé. Bon, heureusement qu’il avait les épisodes sur l’ordi car nous n’avons pas été toujours très attentifs… On a aussi bu du champagne et du vin blanc achetés par Guillaume. Y a pas à dire, ils savent recevoir ces jeunes ! Franchement, cette petite aventure m?a fait du bien au moral (je suis pas dépressive mais ça fait du bien quand même) et la question de l’âge ne m’a finalement posé aucun problème puisque je ne me suis guère rendue compte que le jeune homme avait 4 ans de moins que moi, sauf quand je disais des « en 95, je rentrais au lycée » et qu’il explosait de rire. Finalement, les jeunes, c’est pas si mal !