Laisse mes mains sur tes hanches !

Par Lucas

Cet article est certainement un retour en adolescence mais il y a 10 ans je rentrais en Terminale L alors faut fêter ça !

L’autre jour j’ai invité mon pote Ladislas au resto. Genre, j’ai une vie sociale ; genre j’ai les moyens. En ce moment, entre les arbres(sic.), les cours, le mémoire, les agressions, tout ça, je limite les sorties… Mais là, je me suis fendu d’un petit resto déjeunatoire. C’était aaaach’ment bien.

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Je vous explique : dans ma Business Cool, Ladislas est un électron libre. C’est un pote et un référent vu que je suis un peu un vieux con égaré dans la foule des jeunes. Ce qui caractérise Ladislas, c’est qu’il écrit pas mal de trucs et des trucs pas mal du tout : j’aime bien son style qui sort un peu du lot tristement efficace de nos condisciples. Lire du Ladislas c’est la garantie de la parole vraie donc de la sérénité. Et ça, ça vaut très très cher en  Business Cool…

Donc, ce jour là, au resto, on discutait tranquillou, accompagnés par deux nanas canon en jupe moulante  par deux verres de vin blanc pour aller avec le babillage. Or, on en arrive à parler… des femmes. Tiens donc : comme c’est bizaaaarre… Deux mecs en villégiature qui abordent ce sujet… C’est suuuûr, ils ont du raconter pleeeeein de méchancetés : un mec
ça ne sait dire que ça. Bah parlons en tiens !

Avec Ladislas, on évoque notre CV amoureux, nos études, nos expériences, nos succès et surtout nos déconvenues. Bref, on échange plein de pensées rigolotes et,  à un moment, Ladislas me lâche une vérité que sa copine lui aurait avouée : les femmes adorent qu’on les touche ! Wabon ? Bawè…

Bien sûr, il y a surement des limites. Au hasard, j’dirais…
Faut pas que ce soit Gérard avec sa bedaine, sa Kro et son haleine « Gauloise/omelette à l’ail ». Faut pas que ce soit Auguste avec son regard d’octogénaire et sa canne pour avoir encore un truc rigide sur soi. Faut pas non plus que ce soit Colibri, jeune prepubère full acné avec la bave aux encoignures…

Mais voila…
Si on fait abstraction des exemples précités, paraitrait que ces demoiselles ne seraient pas contre des frôlements épars. Voire plus ?

Aïe, aïe, aïe… C’est là que le bât blesse ! Nous les mecs on a tendance à vouloir aller plus loin et satisfaire notre libido : c’est connu, un mec ça ne pense qu’à çaaaaa…
Bah justement,  j’ai toujours eu peur que des caresses, des touchers délicats, le fait de froler volontairement une femme soit interprété comme un  » je me retiens grave mais je t’aurais bien touché les seins et les fesses ».

Mais n’y t-il pas une part de vrai là dedans ?
Oh que si !
Nous les mecs sommes tous de gros perveeeeeers, c’est bien connu ! (gnark, gnark, gnark)
Mais en fait non ! Pas tout le temps ! (ici j’ai au moins 300000 lectrices qui se disent : « Mon oeil… » Ouhai, ouhai, ouhai : je les connais bien mes lectrices.)
Comme les femmes ne sont pas omniscientes elles ne peuvent pas deviner quel est le degré de sexual healing en nous au moment où elles nous parlent !
Effectivement, il est des jours où on est plus chauds que d’autres… Si vous me prenez, par surprise, en cours de fiscalité sur les plus values à long terme, y a des chances pour que je sois à temperature ambiante…Si,si.

Vous permettez ? Je reviens au sujet : les caresses lorsqu’on dit bonjour à une nana, ou comment on s’autolimite…

Perso, dans mes salutations, même avec des amies trrrès proches, je me suis toujours cantonné à des bidoux (des bisous doux). Ainsi, lorsque je dis bonjour à une copine, ou une
amie, je ne vais pas lui caresser la hanche même si l’envie est très très très forte.Pourtant, la hanche, même si c’est hyper sensuel, ce n’est pas les seins ou les cuisses !  De fait, la hanche c’est un peu le no man’s land du corps feminin en public : une zone neutre, une ambassade, la CH du CH !!  (la Suisse du corps humain…)

A mes yeux, le fait de toucher quelqu’un ça un coté très chaleureux et surtout très personnel. Avec ce geste on veut donner un peu de douceur et avoir une connivence. Pourtant, je me restreins tout le temps ! Pire : j’ai un petit coté nippon (ni mauvais) tout au fond de moi ! C’est à dire que je n’embrasse pas ces demoiselles lorsque je ne suis pas rasé, par peur d’irriter leurs joues. Je préfère marquer ma déférence, mon respect, mon attention par une courbette et un sourire. Pas très sensuel mais tellement plus prevenant…

Et pour revenir aux caresses, chais pas pour vous les mecs mais dans mon cas il y a 3 raisons à mes retenues…

D’abord parce que je me dis que la nana ne va pas nécessairement apprécier qu’un macaque la touche, la palpe, la tâte comme on le ferait d’un matelas (la comparaison avec un
matelas vient ici parce que je suis un mec donc, bis repetita, je ne pense qu’à « çà »: j’aurais très bien pu dire « un camembert au prisu » mais c’eut été moins glamour).
Donc la nana risque tout d’abord de ne pas aimer…

Ensuite, on est jamais à l’abri d’une CCCB (Catho Coinssosse qui le Cache Bien). Elles sont légions en école de commerce et elles pourraient être horrifiées et traumatisées par une
telle familiarité.

Enfin, je ne veux pas que la nana se fasse des idées quant à mon intérêt envers elle. Elle pourrait se faire des films où j’arriverais en Porsche après avoir tué 3 business devils
et là je l’embrasserais sur le Golden Gate avec le soleil qui se couche et Bon Jovi qui chante Always…
Oui je sais, c’est moi qui me fait des films.
C’est bien connu : quand les femmes, sont folles d’un mec elles prennent rarement l’initiative sinon la rumeur populaire, coincée du cul, va les cataloguer comme des salopes.  (rappelez vous Tryo : « Un homme qui aime les femmes on appele ça un Don Juan, une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? ») C’est vrai quoi… Vous en connaissez vous des mecs qui ont eu un jour à dire :

 « Je préfère qu’on reste amis…« .

 Bah pas moi…

Bon, je digressionne encore et encore : c’est mal…
Pour revenir aux caresses sensuelles, je me dis qu’il y aurait, par là même, un moyen de créer une complicité (ou de se prendre une grosse baffe. Certes, certes…) Une complicité car, nous les mecs, on a tous rêvé, un jour, de faire notre Joe Dassin. De se balader sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, de croiser une nana craquante, de partager un regard, de continuer à marcher malgré tout, de jeter un œil en arrière, de voir que la fille agit de la même manière, de revenir sur ses pas s’approcher d’elle, lui sourire et là sans un mot…

It’s written in the wind, oh oh it’s ev’rywhere I go,
So if you really love me love me, come on let it show…

Conclusion ?

Je pense que je vais être plus câlin et tant pis pour les demoiselles qui n’aiment pas ça. Elles pourront me créer une réputation au mieux de mec « tactile », au pire de  » gros
pervers ». Rien à foutre. Au contraire : je suis sûr que les nanas voudront savoir si la légende est vraie ! Et puis, le cas échéant, les mécontentes sont assez grandes pour m’avouer que mes frôlements les gênent ou m’envoyer leur mec pour qu’il me péta la teuté. Le fait d’exprimer clairement leur malaise sans jouer la comédie des relations sociales insipides, ça leur donnera 1000 points dans le classement des « Nanas qui comptent pour Lucas » (et en plus ça leur fera une belle jambe)

Bon les lectrices, j’attends vos commentaires !

1000

Lecteur, lectrice,
 

Alors que je me creusais violemment la tête pour te pondre un article du dimanche, j’ai vu un truc dans mes stats : cet article que tu lis, là, est le 1000e de ce
blog. A y penser, je trouve ça énorme. Ça ne fait pas mille jours que ce blog existe puisque certains jours, il y eut deux articles (dont un à titre informatif en général), chaque arrivée de
vingtenaire engendrant deux articles : le questionnaire à la Proust et le premier article. Bref, là, on en est à 1000. Je fais un bilan ?

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Décembre, c’est le mois des bilans, bien sûr, mais là, on est que le 9 décembre et c’est encore un peu tôt. Bilan de blog ? Ça tombe bien, je me pose des questions sur lui ces
derniers temps. Non, je me demande pas si je vais l’arrêter, c’est pas la question mais je constate que ces derniers temps, il manque de fun et de légèreté. J’en parlais avec un pote vendredi soir, il me demandait si mon blog existait toujours et je lui répondais que oui mais qu’il était pas très drôle en ce moment. Il me répondit (oui, j’use du passé simple pour faire genre récit passionnant) : « normal, la France est pas fun en ce moment ». Oui, c’est vrai et chacun peut trouver diverses raisons. En tant que bonne fille de gauche, je peux dire que c’est la faute à Sarko car depuis qu’il est au pouvoir, les Français sont très divisés. Puis il y a eu les grèves, la hausse des prix et qui ne va pas s’arrêter, des mesures hallucinantes pour privilégier le pouvoir d’achat du président, des 35 kg d’Ingrid Bétancourt. Même la Star Academy est chiante cette année, paraît-il. Bon, moi, j’ai toujours trouvé ça chiant mais cette année, tout le monde le dit, pas que moi. Mais bon, comme je disais l’autre jour, je crois qu’on est un peu tous responsable de la morosité ambiante vu qu’on prend tous bien le temps de se cracher à la figure, de se mépriser, voire de s’insulter. C’est dur de faire abstraction de tout ça et de faire un blog Bisounours, surtout pour un blog qui a un fond générationnel. Je suis pas une porte-parole mais je parle de la vie de vingtenaires des années 2000 et ces vingtenaires des années 2000, ils vivent en France où l’ambiance est irrespirable. Mais y a pas que chez nous, y a d’autres pays où c’est pas rose. Même des pays où c’est carrément noir.

 

Bref, je me demande comment rendre ce blog plus léger. Je sais bien que vous venez pas ici pour avoir mon analyse de l’actualité. L’actualité, vous la lisez dans les journaux, ici,
vous voulez changer d’air. C’est un peu comme bar à oxygène, on veut son shoot d’air pur. Alors voilà, moi, j’ai envie de vous faire sourire mais de l’autre, je ne peux pas fermer les yeux sur tout et faire comme si la vie en général est belle, même si la mienne ne me procure pas vraiment de soucis en ce moment. A part la conduite de certains mecs. Par exemple, ce soir, alors que je ne demandais rien à personne, un type que j’ai viré de mon MSN me demande son préambule mon numéro de téléphone ainsi : « file ton tel, grouille. Je veux pas d’embrouilles, je suis chaud ». Forcément, je lui ai dit qu’il pourrait commencer à me parler autrement et me traite plus ou moins de pute. Je lui réponds d’appeler un numéro payant où des hôtesses lui rendront service et là, je me prends un « je veux pas un service payant, je veux une Nina mais comme tout service au rabais, y a pas toutes les options ». Je précise que je n’ai même jamais rencontré ce mec. Je précise aussi que je l’ai bloqué juste après. Heureusement, Enzo qui a pu lire cette conversation en temps réel grâce à mes copier/coller m’a fait remarquer que tous les mecs n’étaient pas comme ça. Bon, voilà, vous avouerez que comme « problème », on a connu plus grave. Ouais, je peux dire qu’en ce moment, je suis heureuse, bien dans mes baskets et dans mon taf (même que j’ai mon adresse mail maintenant) alors pourquoi faut-il que je parle de ces sujets lourds et pas drôles.

Du coup, je me creuse pour trouver des sujets légers. J’ai pas mal de sujets sex en tête mais c’est vrai que j’ai un peu lâché ce business, j’ai parfois peur de tomber dans le
racoleur. C’est marrant, quand on voit l’évolution de ces 1000 articles (qui ne sont pas tous de moi, c’est vrai), je suis passée d’une narration décomplexée de ma sexualité à une volonté de garder un jardin intime. Parce que certes, je me sens aujourd’hui totalement femme et bien dans mon string et ma sexualité. Mais c’est vrai que j’en viens à ne presque plus parler de moi en dehors des listes. Il faut aussi avouer que ma vie est totalement peinarde en ce moment et que je n’ai envie de rien faire pour changer ça parce que je kiffe ma vie de mémé. Comme il fait nuit dès 17h, moi, j’ai pas envie de sortir alors forcément,en dehors du boulot, point de potin. Et comme je dois garder certaines choses du boulot confidentielles, ben je n’ai plus rien à raconter sur moi. Et quand je sors ou couche avec un mec que j’aime bien, je ne veux plus trop en parler ici, soit parce qu’il connaît le blog et que je veux pas parler de lui sans son autorisation. Soit parce qu’il ne connaît pas le blog et que je ne trouve pas correct de trop en dire sur lui, même si je suis élogieuse. Oui, avant, je le faisais mais avant, j’avais à peine une à plusieurs centaines de lecteurs. Et puis je vous le dis, en ce moment, je suis sage (même si là, de suite, je serais pas contre un massage parce que j’ai mal au dos).

Bref, c’est sans doute pas clair mais ce que je veux dire dans tout ce charabia, c’est que j’ai envie de redonner une certaine légèreté à ce blog. Pour vous et puis pour moi,
aussi. Ouais, j’aime mieux écrire des articles légers comme une plume où je sors des débilités et jeux de mots foireux que ceux où je me foule le neurone dans une argumentation, contre argumentation. Allez, promis, ça va pétiller comme la badoit citron que je suis en train de boire ! Ma vie est vraiment trop folle…