Pour un jeu de dupes…

Par Lucas

Les mecs sont assez excités
Et ça les préoccupe
Que les filles sortent leurs décolletés
Et leurs mini-jupes

(Grand Corps Malade – Quatre saisons – Album « Enfant de la Ville »)

Chais pas si vous avez remarqué, mais c’est l’été. Ouep, sans blagues. Ne me remerciez pas : je sais bien que vous venez ici tous les jours pour lire mes aphorismes et mes paroles de prophète.
Heureusement que je suis là, hein ? (Je sais. On dit pas hein, on dit… )

Bien sûr, qui dit Voila l’été dit léééééégèreté . J’adore ce mot. Prononcez-le tout haut, dans un souffle… Légèreté, c’est-à-dire faire virevolter les habits oppressants le soir venu, quand on a plus ce rôle social à jouer au bureau ou vis-à-vis des clients. La logique du Friday Wear me parait à ce sujet complètement débile. Si on va bosser, si on a des comptes à rendre et l’image de notre boite à défendre, même si  le Friday Wear doit devenir une institution à quoi bon s’habiller « sérieux » les autres jours… Ouhai je sais, je
fais mon coincé du cul (vous l’avez pensé tellement fort que je l’ai entendu, bande de médisants 😉

M’enfin revenons au sujet.

C’est donc l’été et, pour les nanas, c’est la révolution après le régime dictatorial… (Lucas, premier sur les jeux de mots à deux balles…)
Voila donc le règne de la mini jupe et du décolleté. Conséquence directe pour nous les hommes, c’est l’heure du matage hypocrite de ces grâces, ambulantes et ineffables.

Je ne sais pas pour vous messieurs mais moi je ne me gêne absolument pas. Mais alors pas du tout.
Quand je croise une nana qui a un décolleté plongeant, bah je le regarde.
Une seule fois, pas deux, mais je le regarde bien sans faire style « j’ai rien vuuuuuuu ».
C’est tout de même moins hypocrite qu’un regard de furet.

Ensuite, je passe, comme de bien entendu, sur ses guiboles, un rapide coup d’œil pour en apprécier le galbe.
A tous les sens du terme.
Concupiscence quand tu nous tiens…
Et puis j’oublie la naïade.

Je ne la regarde plus.
Bah oui,  j’ai tout de même des scrupules.
Peur que la demoiselle se sente comme un bibelot, un objet de convoitise sexuelle.
Ça ne doit pas être facile pour une nana de sentir un regard qui l’instrumentalise comme ça.

Vous pourriez me dire que c’est une malhonnêteté intellectuelle et une frustration débile que de ne pas continuer le matage.  Que les filles sont « habituées » à ce qu’on les regarde, que si elles s’habillent comme des chaudasses pyromanes elles n’ont qu’à assumer les flammes engendrées. Vous avez parfaitement raison : d’ailleurs, si j’étais vraiment un saint je n’aurais pas regardé du tout… Si j’ai jeté un coup d’œil, autant aller au bout des choses. Paye ton caractère non entier et vraiment sournois !
Vous pouvez donc critiquer, ne vous empêchez pas ! Voire mieux : allez relire
cet article sur ma religion des actes gratuits ; vous aurez  de quoi rigoler…

Mais allons plus loin…

C’est marrant cette tendance naturelle, cet instinct quasi animal qu’on a de mater les sexy girls alors même qu’on sait bien qu’il y a aucune chance de la voir finir dans notre lit. Ya même une sorte de paganisme moderne là dedans. Plus la nana parait inaccessible et plus on « l’adore ». Perso, dans ces moments là, je me dis (et je le vis bien) que je suis un vieux libidineux avant l’heure. Surtout que je reste de plus en plus perplexe quand je mate une fille dans la rue. Vous voulez savoir pourquoi ? Ouiiii, raconte-nous une histoire Papy
Lucas…

Il s’avère que si vous me présentez une jeune trentenaire et une vingtenaire de 25 ans j’ai troooop de mal à évaluer leurs âges respectifs… si je n’ai pas des indices vestimentaires. Et encore, il est des jeunes vingtenaires qui ont une classe folle et des trentenaires habillées comme des collégiennes.  Mais heu ! Tricheuses !! Comment que je fais moi ?

Je me retrouve donc en pleine rue à me poser des questions. Cette nana, si je l’aborde, d’une part ça va graaaave l’emmerder. Ou tout du moins, le fait de l’aborder va directement  la mettre en mode « j’me méfie« . D’autre part, et si par chance elle accepte de partager une tarte au citron sur un banc ou de faire un tour avec moi sur ma trottinette imaginaire (authentiques : et  le pire c’est que, devant de telles entrées en matière, chaque nana a rigolé et ça a « marché »), donc une fois finis les préambules, je vais peut-être me rendre compte au bout de 5 minutes qu’elle a 20 ans et qu’on a pas les mêmes envies, les mêmes trips, voire sur le court terme les mêmes désirs d’avenir…  Ça démontre bien à quel point le coup de foudre suivi d’un amour peut se résumer par la phrase de Peguy :  tout commence en mystique et tout finit en politique…

Continuons sur ce sujet passionnant. Vous ne trouvez pas  qu’entre 20 et 28 ans, il y a beaucoup plus de différences qu’entre 30 et 38 ou  40 et 48 ? J’en ai pris conscience en rentrant dans ma Business Cool à l’âge de 25 ans et ca s’est confirmé il y a 2 mois quand j’y suis retourné pour y finir le reste de mon âge (sic).  Jeune diplômé ? Pas vraiment en ce qui me concerne avec mes 28 ans…

C’est certain : il y a une envie de s’amuser, encore et toujours, chez les Djeunz Cool  là où le vieux vingtenaire aspire à des logiques différentes.
Allez, encore un exemple en provenance du laboratoire qu’est mon école.

La 2ème année de  cours se conclue par un stage en entreprise de 4 mois minimum.
Si on prend en photo un mec qui part en stage et le même à son retour, c’est le jour et la nuit.
Presque flippant.
Le bonhomme revient plus posé, le regard calmé, la démarche moins folle, le discours plus maitrisé, avec un style vestimentaire beaucoup plus adulte , les traits affinés: un peu comme une seconde crise d’adolescence. Eh oui, ce n’est pas pour rien que chez les Romains le terme adulescens englobait la période qui va de 17 à 30 ans…

Tout ça pour dire que j’ai 29 ans dans 3 mois et que je suis en passe de sortir de l’adolescence. Alors pour ma part, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vais continuer, rétines et pupilles, à avoir les yeux qui brillent, à mater les jupes des filles, de manière désinvolte et fugace, pour en chérir ensuite, la journée durant, le souvenir fugitif.

Week-end crapuleux (na !)

 La vie est une chose relativement amusante, quand même. Enfin, la mienne, en tout cas, même si des fois, on n’a pas le même humour. La semaine dernière, je me prenais donc un sale vent de derrière les fagots. Mais, là, j’ai pris ma petite revanche sans même l’avoir fait exprès.

Lundi dernier, j’entame la discussion avec un jeune homme Toulousain sur MSN. Vu que j’ai prévu de descendre pour le week-end, allons boire un verre, en toute amitié. Mais en fait, le « en toute amitié » vire vite au « non mais ce serait bien qu’on passe la nuit ensemble, finalement? ». Mais qui est-il ? Il s’appelle Guillaume donc ça nous fait Guillaume III ou Guillaume3 (oui, je suis chiante à retomber toujours sur les mêmes prénoms mais il fait aussi les mêmes études que mon dernier ex, si vous voulez tout savoir). Et, leçon de vie : « ne jamais dire jamais ». J’avais donc dit : « jamais je ne serai pédophile, moi » à Gauthier et Mister Big. Et là, Guillaume III a? 22 ans. Soit 4 de moins que moi. Bon, tant pis, j’assume mon statut de vieille. Après des conversation tel+webcam (oui, vive la technologie), on convient de se retrouver le vendredi à 22h, à la sortie de son travail. Mais à peine suis-je arrivée chez mes parents que le programme se chamboule. En effet, jeudi matin, je me connecte vers 8h30, il est déjà là, vu qu’il s’est pas couché. Il m’explique qu’il sait pas quoi faire aujourd’hui vu qu’il travaille pas, je le convie à venir prendre le petit déj chez moi. Une heure plus tard, j’allais le chercher à la gare (oui, je vous rappelle que mes parents ne vivent pas sur Toulouse). Je le ramène chez moi, on boit du café et on mange les croissants qu’il a acheté (oui, ils sont galants, ces jeunes, un bonheur !). Je le ramène à la gare vers 12h, histoire qu’il ne croise pas mon papa et je rentre à la maison. Ahah, ni vue ni connue ! Bon, mon père arrive : « t’es sortie, ce matin ? La voiture a changé de place ». Puis il trafique des clés sur la table, je fais pas gaffe. Soudain, j’avise un billet de train sur la table : « c’est quoi ce billet ? fais-je, avant de voir que c’est celui de Guillaume. Rouge de confusion, je le jette. On déjeune puis mon papa décide d’aller aux toilettes mais y a de l’eau partout : Guillaume s’est servi du lavabo et il semble que ce dernier fuit. « Quelqu’un est venu ce matin ?
– N…non. »
Sur ce, mon père part, je file sur le net et retrouve Guillaume qui m’informe qu’il a oublié ses clés chez moi, celles que mon père farfouillait sur la table. Ok, je suis pas flag’ du tout. Et en plus, mauvaise menteuse. Ma mère rentre et me demande où je suis allée avec la voiture. « Au centre culturel au Leclerc?
– Mais il est fermé !

– Ah…euh…oui, j’ai vu, merci ! »

On peut dire que « flag » aura été le maître mot de ce week-end crapuleux. Vendredi, 22h, j’attends devant l’entreprise de Guillaume. Celui-ci me récupère dans la rue, l’air embêté « en fait, je finis à 23h mais je t’ai préparé un truc pour faire passer la pilule. » On monte et il a acheté une bière à la cerise avec deux parts de tarte au citron délicieuse mais j’avais déjà mangé alors bon. On papote en mangeant et buvant, il va répondre au téléphone dès que nécessaire puisque tel est son métier. Sauf que voilà, deux adultes seuls dans un immense bureau, comme ça… On commence à s’embrasser sur une chaise de bureau puis on se transporte sur le canapé et là, on regarde l’heure : il nous reste dix minutes avant l’arrivée de la relève… Bon, c’est trop tentant, on baptise le bureau et la moquette. A peine fini, on se rhabille et le collègue arrive, j’adopte une mine impassible mais on est carrément flag : tout rouges, échevelés et j’arrête pas de me marrer en plus… Faut dire que le pauvre collègue en question, on sent que ça fait longtemps qu’il a pas brouetté, ni au bureau ni ailleurs…

De là, on rentre chez Guillaume. Au départ, on avait prévu d’aller boire un verre en ville mais on zappe cette étape, officiellement pour aller déposer les parts de gâteau restantes, officieusement pour continuer sur notre lancée. On arrive donc chez lui et après quelques minutes de bavardages, on reprend nos petites affaires, on se débarrasse du superflu et c’est parti pour une nouvelle brouette endiablée. Sauf qu’à un moment, on commence à entendre des bruits dans la rue. Ah, tiens, la fenêtre est restée ouverte… On écoute les cris : ah oui, c’est bien pour nous puisque ça simule le coït, en bas. Bon, après quelques minutes de fou rire, Guillaume va fermer la fenêtre et m’annonce que nous avions une dizaine d’auditeurs. Ok, c’est amusant…

De la même façon, ses voisins ont pu partager nos ébats grâce à la magie des murs option « papier à cigarette ». Dimanche, Guillaume croise ses voisins et s’excuse.

Le Monsieur : « tu t’excuses de quoi ? »

La demoiselle : « Tu sais très bien pourquoi ! »
Oups !

Bon, autre anecdote marrante : le jeune homme a un clic-clac. Alors, ça, c’est vraiment l’inconvénient majeur à sortir avec un mec plus jeune : c’est un étudiant, il dort dans un clic-clac au matelas un peu fatigué. Oui, moi, je suis stagiaire, je dors dans un BZ, c’est vraiment autre chose, quoi ! Donc nous ruinons un peu plus le clic clac quand nos galipettes nous poussent tout au bord du matelas… Et là, le clic-clac bascule et on se retrouve par terre, toujours morts de rire. Bon, après tout ça, faut bien dormir. Et là, je découvre un talent chez mon amant : il parle en dormant. Ce qui me vaut de très belles déclarations genre : « je pensais vraiment pas que le plumeau finirait dans la cheminée ». Bon, sur le coup, je me suis dit que c?était une métaphore de type sexuelle mais en fait, non, il dormait comme un bienheureux, il était tout gêné quand je lui ai raconté ça au réveil. Mais moi, j’ai trouvé ça rigolo et la nuit suivante, quand il a recommencé à parler, je rigolais en douce dans mon coin. Oui, je suis super joueuse comme fille.
Bref, nous avons passé deux nuits ensemble plus la soirée de lundi, ce fut vraiment très agréable. Un délicieux mélange de sexe et de scrubs, la série télé. Bon, heureusement qu’il avait les épisodes sur l’ordi car nous n’avons pas été toujours très attentifs… On a aussi bu du champagne et du vin blanc achetés par Guillaume. Y a pas à dire, ils savent recevoir ces jeunes ! Franchement, cette petite aventure m?a fait du bien au moral (je suis pas dépressive mais ça fait du bien quand même) et la question de l’âge ne m’a finalement posé aucun problème puisque je ne me suis guère rendue compte que le jeune homme avait 4 ans de moins que moi, sauf quand je disais des « en 95, je rentrais au lycée » et qu’il explosait de rire. Finalement, les jeunes, c’est pas si mal !