Non, tu n’as pas le droit de te foutre de la St Valentin

Oui, youpi, joyeuse St Valentin petits lecteurs amoureux de ma si divine prose (oui, la St Valentin étant aussi et surtout la fête des fleuristes, je m’en envoie une demi tonne)

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Voilà, ce matin, je me suis réveillée et nous étions le 14 février, une journée pluvieuse qui m’a gentiment rappelé que mes sneakers n’étaient pas particulièrement étanches et que mes chaussettes ne sont pas géniales en terme de séchage rapide. C’est vendredi, j’avais pas super envie de me lever car j’aime bien traîner au lit. Un jour comme un autre. Au menu : quelques bilans, des mails relous, des impossibilités de terminer un dossier car t’es interrompue toutes les 2 mn 30 : la routine.

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Mais non. Non. Le monde en a décidé autrement : c’est la St Valentin. Or, étant plus ou moins du côté des célibataires (je crois), je suis censée être aigrie, jeter des seaux d’eau boueuse aux couples dans la rue, déchiqueter des roses en sanglotant parce que ma vie, c’est de la merde car en ce 14 février, j’ai pas de mec (je crois). Ben pardon, mais non. D’abord, la St Valentin, je l’ai jamais fêtée quand j’étais en couple, je vois pas bien pourquoi ça me turlupinerait soudain. Je ne suis pas anti St Valentin, chaque couple adopte les rituels qu’il veut, ça ne me regarde pas (et limite, je m’en fous comme de ma première chaussette, mouillée ou non). Mais moi, ça m’a jamais parlé. Sauf qu’on ne me croit pas.

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Ca fait donc 15 jours qu’on me bourre le mou avec la St Valentin car c’est la seule fête qui semble devoir concerner tout le monde et tu es soit dans le camp des maqués heureux, soit tu es aigrie, c’est mathématique. Il n’y a aucune alternative, AUCUNE tu entends. Car c’est finalement ce que je reproche au traitement de la St Valentin dans les médias et donc dans nos conversations. Et qui me poussent à dire SYSTEMATIQUEMENT « je te jure que je m’en fous, je la fêtais pas quand j’étais en couple ».

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– Allez, les moches, boudez pas ! Les magazines féminins (pour l’essentiel) sont très inquiets, ils nous pensent à la limite du suicide à cause de notre célibat. Mais pourquoi personne ne m’aime ??? Apparemment, la question est critique le 14 février (les autres jours, moins). Bon, déjà, oui, supposons que le célibat est uniquement dû au fait que personne ne nous aime et non au fait qu’on n’est pas désespérée au point de sortir avec le premier nase à l’affût de la victime facile qui passe. Pire, la St Valentin est le meilleur allié des manipulateurs et pervers narcissiques en tout genre. A minima les Barney Stinson mais on nous vend tellement la nécessité d’être amoureux ce jour là qu’on se sent poussées à donner son coeur au premier venu. Et on part pour une belle culpabilisation parce que bon, si on est célibataire, c’est forcément notre faute car on est trop grosses/poilues/pas drôles/blondes/brunes/pas à la mode… Mais bon, quand même, les magazines viennent un peu arroser notre dépression solitaire de leur condescendance en nous expliquant gentiment qu’être célibataire, ça peut être cool un peu quand même. Ah mais merci, merci, dire que j’ai vécu quasi 34 ans sans me rendre compte que vivre seule n’était pas l’antichambre du suicide, mais youpi !!

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– Des roses, des culottes en satin ou l’opprobe. Côté couple aussi, on vous fait bien culpabiliser, histoire que tous les commerçants se fassent gentiment leur beurre. Femmes, soyez épilées avec de la lingerie de dingue qui rendra votre homme tout foufou. Oui, quelque part, il semble écrit que la nuit du 14 février sera la plus hot de l’année. Homme, va acheter roses et parfum, paye un dîner de ouf à ta belle sinon tu seras le plus mauvais petit ami du monde et si tu te fais larguer, ce sera franchement bien fait pour ta gueule. Ben oui, les magazines draguant tant la fille en couple que la célibataire, on lui a bien farci la tête d’attentes démesurées. Soit à la hauteur ou prépare toi à une soupe à la grimace.

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La fatigue. J’avoue que ça me crispe un peu, cet espèce de date obligée. Même Noël, j’ai l’impression qu’on nous en fait moins une montagne (faudrait faire une étude, tiens… Mais j’ai pas le temps). Cette culpabilisation de tout un chacun selon la catégorie dans laquelle tu te places fait de cette fête quelque chose qui me paraît extrêmement négatif et agressif alors qu’à la base, ça devrait être juste quelque chose d’un peu mignon. Après, au vu de mon amour de la foule, comprenez que m’entasser dans un resto romantique avec mon cher et tendre avec pleiiiiiiiin d’autres couples, ça me vend pas du rêve. Et que quitte à nous vendre de la lingerie hors de prix, glissez la St Valentin en juin : je serai de suite plus motivée pour parader en culotte à 300 €.

Doit-on se rendre à une soirée spécial célibataire pour la saint Valentin ?

Jeudi soir, salle de sport, Anaïs et moi discutons autour d’un café en attendant de pouvoir accéder aux appareils. Soudain, elle m’explique qu’elle a reçu un mail sur On va sortir à propos d’une soirée de célibataires le soir de la saint Valentin. On y va avec Anna ? Mouif, je sens un peu le faux plan.

Il est vrai que j’ai jamais été Saint Valentin, peut-être parce que mes histoires d’amour commencent en général début février ce qui rend la St Valentin inutile à fêter. Peut-être pour mon côté connasse snobinarde qui n’aime pas ce que la majorité des autres aiment. Mais bon, j’ai parlé moult fois de la Saint Valentin, passons sur ce point pour en venir au fait : cette soirée pue.

Sur le mail reçu par Anaïs, l’organisatrice explique que y a quasi que des mecs donc qu’elle n’hésite pas à venir accompagnée de copines. Sauf que je me pose la question : quel type de mecs risque-t-on de rencontrer à cette soirée ?

De prime abord, j’ai pensé aux désespérés de l’amour. Là, ça vaut pour les deux sexes, ce fut ma première réaction : « Non mais tu trouves pas que ça fait désespérées ? ». Bon, ok, en ce moment, avec Anna, on est un peu en mode « trouvons nous un mec, oui, mais comment ? ». Non parce que moi, jez veux bien un mec mais pas le premier venu et je ne suis pas sûre de trouver un mec qui me correspond à une soirée réunissant ceux qui ne sont pas montés à temps sur le paquebot de l’amour et qui tentent de le rattraper à la rame. Même si des fois, les paquebots, ça coule. Un jour, je ferai une anthologie de mes métaphores et vous voterez pour la pire.

Mais les désespérés ne sont pas les pires spécimens de cette soirée. Après tout, leur principal défaut est d’avoir l’ego en lambeau et une possible aigreur au bord des lèvres parce que « les femmes sont de pauvres connes qui se font avoir par des connards alors que moi, je suis gentil et aucune fille ne veut de moi ». Non, les pires, ce sont les queutards à la recherche d’une fille désespérée qui cédera à la moindre avance. La Saint Valentin, c’est le Noël de tous les Barney Stinson de la Terre, un soir où les célibataires, victimes du violent lobbying des fleuristes et chocolatiers, se sentent rebuts de la société, des petits boudins impropres à la consommation. Pour peu qu’un mec pas trop mal débarque, ça va être la fête du string. Alors soyons clairs, je ne suis pas contre une petite partie de jambe en l’air, hein, mais à la base, tu sens que la soirée est faite pour ceux qui ne supportent pas le célibat.

Alors du coup, j’hésite. Parce que bon, au pire, on passera la soirée entre nous trois et ce sera forcement bien. Et peut-être que ce serait intéressant de voir si j’ai raison ou non sur la typologie des gens en présence. Mais d’un autre côté, j’ai toujours trouvé un peu pathétique les célibataires qui font un truc le soir de la Saint Valentin pour faire partir d’une fête qui ne les concerne pas. Déjà que je la fête pas quand je suis en couple…

Bon, je vous laisse, je dois aller voler un enfant en prévision de la fête des mères.

La soirée qui ressemble à rien

Samedi, j’étais de sortie. Isabelle la rousse organisait une petite fête chez elle plus ou moins pour son anniversaire mais plus tellement vu qu’il était en novembre. Plusieurs membre du clan des 7 étaient là : Isabelle la brune (y avait aussi Isabelle la châtain à la soirée), Alice, Isabelle la Rousse et moi, les trois autres n’étant pas dispo. Une soirée qui tombait à pic vu que ces dernières semaines m’ont bien éreintées sans oublier que samedi, ça aurait fait un an avec l’Amoureux. J’étais donc de charmante humeur, j’ai même failli en pleurer sous la douche. Mais j’ai bloqué, ce qui est un peu con car je crains de me mettre à pleurer pour une connerie après.

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Je retrouve Alice à Châtelet et c’est parti pour un trajet pour la campagne transilienne : rer, bus et une petite marche d’une dizaine de minutes. Le bout du monde. Pendant le trajet, on parle de nos marasmes respectifs (elle s’est retrouvée célibataire deux jours après moi, ça crée des liens) mais je n’ai qu’un mot d’ordre : passer une bonne soirée. Et je vais être servie, ce qui suit fut un grand moment de surréalisme. En chemin, nous nous disions « oh mais ça va être une soirée sympa mais calme, personne ne va se mettre la tête à l’envers ». La vie devrait m’apprendre de ne plus prononcer des sentences sur l’avenir, il suffit que je dise « ceci sera » ou « ceci ne sera pas » pour que l’inverse arrive. Mon pouvoir est fascinant. Donc on arrive sur place, Isa la rousse est encore sous la douche donc on accueille les nouveaux arrivants, deux frères, Arthur et Fabien. Petit à petit, les gens arrivent, un gros convoi de gens de la plongée avec deux Philippe (oui, 3 Isa, 2 Philippe, on se marre), Isa la châtain et Laure. On commence à s’installer pour boire et tartiner des toasts en discutant, Philippe le blond me taquine sur mon étalage de rillettes (j’en mets pas assez) et semble flatté que je l’ai déjà vu à la plongée. En fait, je me suis rendue compte plus tard que je le confondais avec un autre mec. Au fur et à mesure des discussions, je me retrouve à discuter avec Fabien, un des deux frères et j’entends bien que ça jase autour de nous, qu’on nous prend en photo. Oui, euh, ok… J’ai bien noté que le monsieur me trouvait très sympa mais j’ai un peu été claire sur la situation : moi avoir le cœur brisé, merci. 

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Changements de place au gré des excursions sur le balcon pour fumer, Philippe le blond passe à un moment et me parle avec les mains sur mon ventre ( ??) mais je ne fais guère attention. Retour à l’intérieur et je me retrouve à parler au frère de Fabien, Arthur, qui a décidé que j’étais trèèèès à son goût : « Han, t’es belle, t’as des yeux magnifiques, des très beau seins et un beau petit cul ». Le tout à prononcer avec une voix pâteuse, bien sûr. Il m’explique qu’il veut qu’on se voie samedi prochain (pas possible, je suis prise pour de vrai), il me colle un smack, j’arrive à esquiver le suivant. Au bout de 15 mn de « t’es belle, j’ai envie de toi, t’as trop des beaux seins et un beau petit cul », j’arrive à m’échapper. Retour sur le balcon avec Fabien, une fille, Marie, nous rejoint et nous parle de Philippe le blond qui lui a roulé une pelle alors qu’il lui avait mis un vent y a 6 mois (faudra que je vous parle de sa théorie de l’épilation, assez vrai) et d’Arthur qui lui a dit qu’elle avait « un très beau petit cul » et un discours très semblable à celui auquel j’ai eu droit. Là, Isa la brune qu’est ma chouchoute du groupe et qui m’a beaucoup soutenue (ou supporté, je sais pas bien) ces derniers temps arrive et vient me parler de la St Valentin « tu fais quoi lundi ? » « Ben rien ! » « Ah mais la St Valentin, ça sert à s’envoyer en l’air quand on est célibataire ! ». Apprendre à Isa à ne pas dire ce genre de choses devant un garçon que je trouve bien trop sympa pour en faire un sex buddy. Ahahah… Ben, je vais rentrer moi.

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Retour à l’intérieur, on se pose sur le canapé avec Isa la brune, elle me montre les photos de la soirée où Arthur et Philippe le blond essaient de rouler des pelles à tout le monde. D’ailleurs, tiens, Philippe attrape Isa la châtain et lui viole les amygdales. Ah ok. Laure nous rejoint, Philippe commence à se désaper et finit par sauter à poil au milieu du salon. Ah ok.  Je vais retourner dehors avec Fabien, tiens. Dehors, on retrouve Arkan, acteur, qui joue dans une grande série fleuve française (devine laquelle), on discute tous les trois quand Isa la brune arrive pour me dire qu’on doit intervenir car Alice est en train de cajôler Nicolas son ex qui dort et que c’est pas bien. D’ordinaire, je suis l’élite des interventions « Alice » mais là, non, elle décide d’agir seule. On reprend notre conversation et c’est Philippe qui intervient, il arrive torse nu, le pantalon défait et la ceinture ruinée (on avait retrouvé la boucle à nos pieds) et très chaud, il finit par carrément se foutre à poil.


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« Bah ça te fait quoi ? me demande-t-il.

– Heu, rien… »

Donc on continue de tous discuter tranquillement, lui les couilles et la bite à l’air mais il finit par se rhabiller. Isa vient me chercher pour me dire qu’on s’en va. Tout le monde rentre dans la pièce puisqu’on lance la vague des départs. Philippe m’attrape et me roule une grosse pelle baveuse. Heu oui…ok. Je m’en dépatouille, commence à dire au revoir, Isa m’indique qu’Alice pleure donc je vais la voir pour la consoler un peu et quand je me relève pour rejoindre mon convoi, Philippe me resaute dessus « Hé mais tu m’as même pas fait un bisou !». Si mais j’ai pas le temps de protester que j’ai droit à un nouveau service de soupe de langue. Ouéééé…


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Fin de soirée, retour à la maison. Pourquoi je vous raconte ça, outre le fait que c’était un peu du grand n’importe quoi. Parce que, curieusement, cette soirée m’a un peu montré quelques univers des possibles. Ca fait du bien de se sentir intéressante et séduisante. Je parle pas d’Arthur et Philippe mais plus de Fabien même si je sais qu’à cette heure-ci, j’ai pas envie d’une relation de quelque nature que ce soit. Mais ça fait du bien de se dire que quand je retournerai sur les chemins de la conquête, non seulement je suis un « produit »
intéressant (même si  je pense avoir perdu des points quand j’ai eu une langue étrangère au fond de la gorge) mais qu’en plus, des rencontres, c’est pas si dur d’en faire. 

Peut-on parler de la St Valentin quand on est célibataire

Et voilà, la St Valentin s’approche et me revoilà célibataire. Pas d’aigreur particulière sur la question, on ne l’aurait de toute façon pas fêté vu que notre anniversaire aurait été deux jours plus tôt. Mais qui dit fête des amoureux dit toujours “ceux qui sont laissés sur le bord du chemin et qui l’ont mauvaise”. Ah oui, le monde est-il désespérément binaire ?

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Si l’homochiralité existe dans la nature, c’est bien que tout ne fonctionne pas de façon symétrique. Oui, je me la raconte légèrement depuis que je suis abonnée à Pour la Science. Minute culturelle : l’homochiralité désigne le fait de ne trouver qu’une forme de chiralité dans la nature, on parle de molécules lévogyre quand il ne s’agit que de la forme gauche de la chiralité et de dextrogynes quand il s’agit de la forme droite. Pouf, pouf, j’ai perdu tous mes lecteurs. Donc si l’homochiralité, le gris ou la bisexualité existent, c’est bien parce que tout n’est pas binaire. En somme, au 14 février, il n’y a pas les couples heureux d’un côté et les célibataires dépressifs de l’autre.

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A dire vrai, la St Valentin ne m’intéresse plus depuis que j’ai quitté le lycée, époque où j’espérais recevoir une belle déclaration d’amour en ce jour J. Ce qui n’est jamais arrivé. Adulte, je n’attends rien de cette journée, que je sois en couple ou non. Parce que dans les faits, ça ne représente rien pour moi. Certains me disent “mais siiiii, c’est l’occasion de se retrouver tous les deux, de se faire un resto”. Ok, à la limite, argument recevable. Sauf que pour ma part, adorant la foule qui piétine avec fureur mon espace vital, je préfère inventer une autre fête de l’amour qui serait propre à mon couple, en dehors de l’anniversaire. “Tiens, chéri, si on disait que le 28 mars, c’était notre St Valentin à nous ?”. Cherchez pas pour le 28 mars, j’ai donné une date au hasard. Ce serait un peu comme un rendez-vous obligé, un “quoi qu’il arrive, le 28 mars, c’est toi, moi, et on fait un truc un peu inédit, pas juste une soirée canapé-dvd-pantoufles.” Non que je n’apprécie pas les soirées canapé-dvd-pantoufles, y a des moments où elles deviennent nécessaires tant pour notre santé physique que pour notre porte-monnaie mais c’est pas vraiment ce que j’appelle une fête de l’amour. 

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Je m’égare. Puis-je donc parler de la St Valentin sans être soupçonnée d’aigreur puisque célibataire (et fraîchement en plus) ? De mon point de vue oui, de celui de certains autres, non. Parce que si j’explique que la St Valentin n’a pa d’intérêt en soi, que c’est plus la fête des fleuristes, restaurateurs et chocolatiers, on me répondra que je dis ça uniquement parce que j’ai pas de mec et que je suis jalouse de celles qui en ont un. De 1, je ne peux pas être jalouse de toutes les nanas en couple, certaines le sont avec de pauvres types dont je ne voudrais même pas un soir de faim sexuelle tenace. De 2, si tel était le cas, je ne serais pas jalouse juste le 14 février mais également le jour de l’anniversaire du couple, de l’anniversaire des demoiselles, de Noël et du Nouvel an, pour leurs vacances, l’annonce de leurs fiançailles… Bref en permanence ou à peu près. Puis soyons honnêtes, au vu de la communication spéciale St Valentin de nombreuses marques, y compris celles qui n’ont rien à voir (genre les fast food, top romantique), c’est que, oui, c’est un business. Et ça me gênerait de forcer mon homme à participer d’autant que paye ton effet de surprise “Oh chérie, je t’ai acheté des fleurs!” “Un jour de la st Valentin, je m’y attendais pas du tout mon coeur ! Tu es si surprenant !”. Sans parler des pauvres gars qui sortent tard du boulot et sont en galère pour trouver ne serait-ce qu’une rose potable. Et puis d’ailleurs, pourquoi c’est toujours les hommes qui doivent offrir des fleurs aux femmes ? Moi, j’avais bien offert une plante à l’Amoureux pour le remercier, une fois. 

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A se demander si, finalement, la St Valentin n’est pas plus la fête des femmes amoureuses que des amoureux tout court.

En attendant, j’ai pas d’amoureux mais je veux ce magnifique bouquet !

Et si…

Mes trente ans approchant, je vis dans un état de réflexion assez prolongé ces derniers temps. Qui suis-je ? Dans quel état j’erre ? Pour être tout à fait honnête, je suis plutôt sereine à l’approche de ce cap, plus symbolique qu’autre chose mais j’en parlerai le jour J. Il n’empêche qu’à force de réfléchir, je perçois des choses et en premier lieu celle-ci : est-ce que je réfléchirais pas un peu trop ?

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En tant que bélier, je suis censée être impulsive ce qui n’est pas faux en soi. Je suis parfois trop dans la fuite en avant, dans une recherche perpétuelle et inextinguible d’un mieux. Mais comme je suis aussi une fille très paradoxale (des fois, je me fatigue moi-même), j’hésite. D’un côté, j’ai très envie de courir et me jeter dans la piscine et de l’autre, je suis très tentée d’aller tremper quelques orteils dans l’eau pour être bien sûre qu’elle n’est pas trop froide. Parce que des fois, j’ai les chocottes. Normal mais lourd, à force.

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Parfois, j’aimerais savoir. J’aimerais avoir une zappette pour faire une petite avance rapide histoire de savoir si j’ai fait le bon choix. J’ai envie de retourner faire de la voyance au libanais alors même que ça fait 3 ans que j’y ai pas refoutu les pieds. Que je me demande si on me dira encore que j’aurai 3 enfants parce que là, à 30 ans, je suis pas enceinte et que normalement, ça ne devrait pas encore arriver de suite. Puis en plus, maintenant que j’ai du boulot (c’était ma grande angoisse de l’époque),  je me demande bien ce qui
pourrait ressortir. Mais la question est la suivante : savoir la suite, pourquoi faire ?

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Evidemment qu’on réfléchit, qu’on hésite, qu’on se dit qu’on fait peut-être une erreur, que la voie est forcément sans issue et que c’est vraiment inutile d’insister et qu’il vaut mieux prendre le boulevard, là. Si tant est qu’on identifie bien le boulevard, je suis nulle en orientation. Sauf qu’on ne sait pas. Les boulevards n’en sont parfois pas et les impasses ont parfois une issue, les happy ends ne sont pas toujours téléphonées (on n’est pas dans un film et on doit pas attendre Noël ou la St Valentin pour embrasser follement celui ou celle qui sera notre only one jusqu’à la fin des jours. Et sous la pluie le bisou sinon, ça ne marche pas) et les belles histoires sur papier peuvent aussi finir en eau de boudin. J’ai lu un truc récemment dans Biba qui dit pas que des conneries sur la sacralisation du grand amour : en gros, on nous a tellement survendu le concept qu’on est à la recherche perpétuelle de cet only one, quitte à  renoncer à des histoires car elles ne correspondent pas à un idéal. Ok, je veux bien mais si on considère que nos idéaux changent aussi avec l’âge, on a intérêt à tomber sur un only one qui s’adapte et c’est pas toujours facile. A part pour mes parents.

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Et ça marche avec tout, finalement. On veut toujours LE job, LE mec, L’appart, L’ami(e), LE ce que tu veux, on veut faire des choix pérennes, on se refuse le droit à l’erreur et on préfère dire non plutôt que de tenter… et parfois de se planter. Sauf qu’en grandissant (j’ai encore le droit de dire à 30 ans que je grandis), je prends conscience que même mes mauvais choix furent bons pour moi puisqu’ils m’apprennent des choses, me font évoluer, me permettent d’en savoir toujours plus sur moi. De grandir, en un mot. Alors finalement, peut-être que pour mes trente ans, ma première et grande décision pourrait être de ne plus me poser des questions de façon infinie et stérile. Parce qu’on en revient à cette insatisfaction dont j’ai déjà parlé alors que mine de rien, je me rends compte qu’en ce moment, ma vie est plutôt pas dégueu et que je suis conne de pas plus en profiter. Demain est un autre jour, inutile de déjà y penser, j’ai assez à faire aujourd’hui.

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Manifestement, la trentaine me rend aussi un peu chiante, veuillez m’en excuser.

La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

Où trouver l’homme ? Episode 32 : au Center Parcs

(Petit lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction car en vrai, au Center Parcs, j’ai fait une opération « je m’habille comme un sac » donc pour draguer…)

Pour la St Valentin, cette année, j’ai eu un cadeau : un week-end à Center Parcs avec Vicky, son frère et la copine de celui-ci. Un endroit peuplé de Parisiens qui viennent s’aérer les poumons, ouais, chouette !


Naïve ! A peine arrivée, je vois fleurir les monospaces et autres voitures familiales, il y a plein de petits enfants partout qui font du vélo à roulettes. Ca du Francilien, je vais en trouver mais il sera accompagné de sa femme et de ses enfants. Pourri le plan drague. Mais ne jurons de rien : après tout, je suis bien là, moi, femme célibataire et séduisante, un homme peut aussi être dans ma configuration, faut juste le trouver, quoi.

Au Center Parcs, tu peux tout à fait rester dans ton « cottage » (ton appart quoi) puisqu’il y a une cuisine donc les restos, tu oublies pour draguer.
Après, il y a un karaoké et une soirée disco mais comment dire… Le karaoké, c’est non. Je suis sortie avec un mec qui aimait ça pendant 4 ans et demi et les deux ou trois soirées karaoké m’ont parues interminables, surtout qu’il a chanté du Michel Sardou. Quelques soirées de plus et notre couple aurait duré beaucoup moins longtemps, je déteste viscéralement Michel Sardou, sa musique (et surtout les paroles de ses chansons) me donne envie de m’arracher les tympans. En plus, je ne pense pas avoir de dons particuliers dans cette discipline (je ne chante pas en public). Reste la soirée disco mais y a marqué « notre DJ vous fera danser sur les tubes de toujours » et je ne danse pas sur du Johnny Hallyday, point.

Mais en journée, que font les gens : ils vont à la piscine ! Bon, j’ai déjà dit que la drague en piscine était périlleuse mais là, j’ai au moins pas le bonnet et pas les lunettes, c’est plus crédible. Bon, faut slalomer entre tous ces enfants et leurs parents mais je vais bien trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Tiens, allons au toboggan, c’est pour les « grands » ça. Interdit au moins de 8 ans, ça élimine une bonne partie de la population. Sauf que, mauvais plan, le toboggan n’attire que les grands ados ou les quinquas mais entre, c’est le vide intersidéral. Or, sans vouloir être sectaire, il est hors de question que je fasse ma vie avec un être à peine pubère ou un autre qui a l’âge de mes parents.

En fait, globalement, la population est quand même assez beauf. Le dimanche, nous avons droit à un débarquement de gros bœufs meuglant. Dans les toboggan ? « MOUEEEEEEEEEEEEEEEEE ! », dans la piscine : « MOUEEEEEEEEEEEEEEEE ». En fait, on comprend pas toujours pourquoi ils gueulent mais ils le font beaucoup. Potentiel de séduction : aucun. En fait, les seuls mecs potables ne risquent pas d’être le père de mes enfants vu qu’ils le sont déjà de ceux d’une autre femme. La garce.

Bon, il va falloir jouer mon va-tout. Oublions le MNS (maître nageur sauveteur) qui n’a pas l’air motivé à l’idée de sauver qui que ce soit, je me demande même s’il ne dort pas un peu, là. Bon, on va taper plus haut et taper dans le pompier. En repartant de la piscine, j’entraîne donc Vicky du mauvais côté et nous voilà contraintes d’errer dans le noir avec une température de -2°, on ne devrait plus tarder à perdre connaissance. Comme ça, les pompiers viendront nous sauver. Sauf qu’on reste sur un chemin et qu’à un moment, on nous montre gentiment un panneau. Est-ce que le fait de savoir où on est nous transforme automatiquement en personnes qui n’ont pas besoin d’assistance ? Vraiment ? Mais j’ai froid, mes cuisses se sont transformées en bloc de marbre. Le froid est certes plus efficace que mes supers crèmes raffermissantes qui coûtent un bras mais j’ai un peu peur qu’on finisse par m’amputer quelques orteils à la

longue.

Mais non, finalement, on retrouve notre douillet cottage où il fait chaud, le sang recircule tout partout dans mon corps.

En conclusion, retenons deux choses : draguer en milieu familial n’est en aucun cas une bonne idée, y a rien à se mettre sous la dent. Et aussi que je peux survivre sans homme (mais avec une chérichounette), la preuve.

NB : On s’est vraiment perdues par -2°, on a marché 45 mn avant de retrouver la voiture mais ce n’était pas du tout volontaire, surtout qu’on sortait de la piscine et qu’on avait les cheveux mouillés.

Recette pour une Saint-Valentin ultra-kitsch réussie

Par Bobby

Marre de chercher à être original ?

Parfois, aller à fond dans le cliché, ça peut être drôle, aussi. Voyez plutôt :

– lui demander de s’absenter un peu

– tapisser les murs et le plafond de votre appartement avec des coeurs en papier, pour faire une overdose de cœurs

– installer une table impeccable, avec bougies rouges, encens entêtants aux parfums aphrodisiaques

– déposer une rose rouge sang dans son assiette, avec un petit mot pour lui dire que vous l’aimez

– éteindre les lumières pour ne laisser qu’une atmosphère tamisée et romantique

– cuisiner un repas tout chocolat vous-même : un cake emmental-cacao en entrée, du porc au chocolat accompagné de riz coco gingembre pour continuer, et enfin, en dessert, un crumble bananes et chocolat blanc

– conclure par une bouteille de champagne

(parfois, les coeurs en papier tombent du plafond comme une pluie rose ; c’est joli, il ne faut pas s’en irriter)

– balancer à fond les oreilles une musique kitschounette (j’ai opté pour Alizée et ses « j’ai trouvé mon amuuuur », histoire de rire un peu, mais
c’est un choix tout à fait personnel !)

– pour finir : profiter des saveurs excitantes du chocolat et du gingembre, ainsi que des troubles provoqués par l’alcool, pour l’allonger sur votre lit et le/la faire vibre jusqu’au septième ciel..

C’est absolument divin.

Et en bonus, les recettes utilisées samedi soir par Bobby :

– http://www.chocoholic.free.fr/recettes/chocolat-c031.php

– http://www.chocoholic.free.fr/hum_c05.htm

– http://www.ptitchef.com/recettes/riz-coco-gingembre-fid-122841

– http://www.goosto.fr/recette-de-cuisine/crumble-bananes-chocolat-blanc-10009505.htm

Courrier des coeurs : réponse à Cyril

Cette semaine, Cyril nous a posé la question suivante : « Ca fait 3 ans et quelques que je suis avec ma copine et je voudrais
qu’on se marie. Seulement, j’aimerais une demande en mariage originale, un truc dont elle se souviendra qui ne soit ni cheap ni too much. Des idées?
« 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons :

Petite Cervoise : Oké, moi je donne mon idée que c’est celle que j’aimerais bien qu’on me fasse.

 Benicio del Toro, si tu lis ces lignes, sache que n’importe quelle option m’ira bien.  Bref.
Tu achètes une bague, à sa taille tout pile (prends une de ses bagues pour avoir un modèle).
Pendant qu’elle dort, tu lui passes la bague au doigt (au besoin, s’aider d’un peu de vaseline, pour une fois, tu pourras dire que tu l’as VRAIMENT utilisé sur ta copine).  Le matin, tu la réveilles tendrement avec des petits bisous et de gentilles papouilles sur le cou, les épaules, les bras… les poignets…  et si tu te débrouilles bien, elle dira « haaaaaaaann mais… c’est quoi ?… » en ouvrant les yeux tout ronds et en regardant son doigt décoré.  Et là, tu lui demandes si elle veut bien t’épouser.
Fastoche.
(Si elle répond non, t’es un peu mal car elle peut se barrer avec la bague)
Sous vos applaudissements.

Jane : Le problème de la déclaration, c’est que soit tu fais ça dans les règles de l’art et tu combles le côté princesse de conte de fée de ta moitié, soit tu tentes d’être original et tu prends le risque de te vautrer. Ca ne veut pas dire que tu dois absolument te mettre à genou au restau, tu peux par exemple le faire n’importe où, du moment que c’est un endroit paradisiaque, et qu’il y a un truc genre un coucher de soleil, un dauphin, des pétales de rose (t’es pas non plus obligé de cumuler) Auchan, par exemple, tu oublies, ça marche pas, même un soir devant le rayon fleurs coupées.

Ca te semble niais? Normal, tu es un homme, tu n’es pas chromosomiquement équipé pour comprendre ça. Ok, je suis une femme et j’ai un peu de mal avec le dauphin, donc on va le retirer de la liste.

Ah oui, à éviter aussi: La demande en plein coït (on se marre pas, y en a qui disent des conneries plus grosses qu’eux avec un bon
shoot d’endorphines) Parce qu’on ne peut décemment pas raconter ça à nos copines / notre mère / nos collègues de bureau. Non en fait, je retire ma réponse, je veux juste que petite Cervoise me demande en mariage.

Keira : Je suis d’un genre classique pour les aspirations de demandes.

En plus n’ayant pas envie de me marier ça semblera encore plus ridicule.

Je suis assez fan de la déclaration au coucher de soleil.

Mais surtout pas le coup « au restaurant avec la bague dans le champagne ».

A mon avis c’est une décision très privée qui devrait être prise dans un lieu vide de monde.

Juste au cas où…

Enfin voilà.

Sinon t’as le coup de la balade en barque, mais si elle a le mal de mer, t’es mal barré.

Enzo : Faire une demande de mariage originale, oh comme c’est original comme idée…..
La (vaine) originalité est censée faire oublier que tu fais simplement comme la société t’a conditionné et encouragé ?
Bref, pour moi ça sera « joker » pour cette question Love&Sex histoire de garder mon capital sympathie (si j’en ai). Mais toutes mes félicitations quand même (il parait qu’il faut dire cela, enfin si elle dit oui) !

Lucas : Je ne répondrai pas à cette question car pour moi le mariage est une comédie sociale et je préfère laisser la parole à
Barbara chantant Brassens car il exprime très bien le fonds de ma pensée sur la question.http://www.deezer.com/track/894887

Ella Sykes : – Pour les friqués : Un week end à New York et une belle bague avec un diamant ni trop petit (ça fait mesquin) ni
trop gros (ça fait vulgaire) chez Tiffany (What else?) puis tu l’emmènes faire un tour dans Central Park la nuit, dans les carosses tirés par un pauvre cheval déprimé. Elle NE PEUT PAS dire non.

– Pour les … (Euh) … fauchés (?) : Invites des amis à la maison pour un dîner et mets les dans la confidence, files leur des
pancartes avec chacun un mot formant la phrase (Veux-tu m’épouser ?). Quand elle ira aux toilettes ou dans la cuisine, à la fin du repas genre au dessert, à son retour, tu leur demandes de tous s’aligner de façon à ce que les pancartes forment la phrase (Ouais, j’ai vu ça dans « Mon beau-père et moi », drôle non ce film ?), bien sûr n’oublies pas la bague hein.

– Pour les originaux et les inconscients : Tu peux faire un jeu, un week end, tu fais un jeu de piste avec elle, tu lui laisses des
mots partout dans l’appartement, chaque post-it donnera un indice pour trouver le suivant, etc, et le but est que dans chaque mot tu lui rappelles un souvenir heureux que vous avez partagé, tu peux même faire en sorte qu’un de tes mots soit en fait une vidéo genre photomontage que tu aurais fait avec toutes les photos ou vidéos sur lesquelles vous êtes, puis le dernier mot serait évidemment ta demande en mariage.  Si c’est sa réponse est « oui » dis lui de mettre sa plus belle robe et qu’elle te rejoigne quelque part en ville pour aller dîner ensemble et recevoir sa bague. 

Bonne chance.

Summer : hum, je crois que ce n’est pas l’originalité qui fera qu’elle s’en souviendra toute sa vie mais les sentiments que tu
exprimes à ce moment là, le fait qu’à ce moment précis tu sais que tu as envie de passer toute ta vie avec elle et que tu lui dises etc… Selon moi, il n’y a pas besoin de faire les choses en grand bien au contraire il y aurait plus des clichés et des actes à éviter en fait. Le coup de la bague dans le verre on oublie, de même qu’on oublie le restaurant bondé et toi un genou à terre, comme il a été dit précédemment, il vaut mieux un lieu plus intime et pourquoi pas un lieu qui signifie quelque chose pour vous comme celui de votre rencontre, votre chez vous, celui de votre premier baiser, premier je t’aime etc… bref, y’a le choix. Plus important encore, il y a le moment. Là aussi il faut éviter certains clichés comme la Saint Valentin, son anniversaire, le tiens, à la limite le jour de votre rencontre mais si tu veux faire de ce jour un jour unique autant choisir une autre date. En fait l’originalité réside essentiellement dans ce que tu lui diras et non dans le contexte et ca, ca ne dépends que de toi finalement.

Lucas : Les deux premières propositions de Hell sont déprimantes. Merde, on est là pour lui démontrer qu’on veut faire des
efforts pour elle, qu’on veut être présent, attentif, qu’on veut s »engager à la regarder tous les jours avec les yeux de l’amour, à se géner pour elle et en être content, la rendre heureuse car la voir sereine aura un impact alrededor. Ce serait moi, je ferais alors un truc que j’abhorre et qu’elle adore, un truc énorme montrant mon amour, juste pour lui faire remarquer qu’elle m’a donné envie de faire des efforts pour elle, pour passer dix ans ou une vie à ses cotés.

Tatiana : Ma réponse à moi qui va grandement t’aider : mets toi à pleurer ça va donner un effet émotionnel en plus (pour ça t’as
qu’à essayer de t’épiler les aisselles ou le maillot tu vas voir les larmes vont venir direct). Pour le reste, ben si tu te mets à pleurer t’auras déjà fait 80% du travail. Désolée, je ne peux pas mieux faire. Je n’ai jamais réfléchi à la question car je n’ai jamais souhaité être demandé en mariage. Du coup j’ai du mal à savoir ce qui ferait vraiment plaisir à ta copine.

Nina : Pendant le brossage de dents commun, tu lui dis : « tu sais, j’ai toujours été pudique avec mon brossage de dents mais avec toi, ça ne me gêne pas, veux-tu m’épouser ? » Oh bah quoi, c’est original. Sinon, je vote pour le jeu de piste parce que je crois que c’est ce qui me plairait le plus. Parce que bon, l’idée de mariage ne m’emballe pas des masses alors que jouer, si. Donc jeu de piste. Mais attention, faut pas qu’elle devine pour quoi c’est sinon, ça perd de son charme.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser, tu sais où nous trouver.

Je suis naïve

Par Marine

Annonces préliminaires : désolée de te laisser béton des fois, Nina, j’ai comme qui dirait un peu du pain sur la planche en ce moment. Désolée de pas avoir répondu sur mes précédents posts, promis, je m’y mets prochainement. A l’attention de akrak qui disait que j’aimais pas les hommes et que la pub Kookaï était faite pour moi. Comment dire… Kookaï ne passera pas par moi, d’une (et on voit bien que t’es un mec t’as pas vu le rapport pétasserie/prix de la chose), de deux, trop je te respecte, man.
Bref.

Est-ce que la naïveté est un défaut touchant ou un véritable cadavre dans le placard?

Je demande ça en tant que naïve de première catégorie. Quand j’étais petite ma demie-sœur m’avait fait pleurer en m’expliquant que mon père m’avait trouvée dans une poubelle. Et elle m’a enregistrée sur K7 audio, la salope (à la fois, depuis, elle a pas vraiment changé d’âge mental, Carole, si tu me lis, c’est pour toi). Ce fut le début du drame de ma vie. Depuis, je fais face, comme je peux. Le « comme je peux » signifie que je fais ce que je peux pour sauver la face quand je fais preuve d’une crédulité alarmante.  Mais c’est dur. Des fois, j’ai des profs qui se foutent de moi. Souvent, je fais suivre les mails qui me disent que la vie d’une petite fille atteinte d’une maladie rare en dépend. Mais le pire, c’est avec un mec. C’est-à-dire qu’à ce stade, ou bien je suis une oie blanche, ou bien j’ai une très mauvaise opinion de mon mec. Ou bien je suis conne (option qui recouvre les 2 premières propositions).

 Épisode1, Marine, envoie-moi une photo de toi dénudée. aka les relations à distance, on fait ce qu’on peut.

Génial elle est tellement belle que je l’ai mise sur mon frigo. (screenshot dudit frigo à l’appui)
Bleh?
Première réaction interloquée, dépassée. C’était avant le drame. Que voici. Après un temps de réflexion, et Benoît étant un TSS notoire (cf. rubrique afférente, vous y comprendrez donc que Benoit vit en colocation avec 3 autres étudiants mâles), je panique. OUI, je panique, je me dis pas « vanne trop naze ». Je tremble de rage à l’idée de Mohammed, le coloc iranien s’extasiant sur ma chute de reins, je me vois en Paris Hilton du pauvre qui aurait pas dû faire confiance, qui se retrouve en pâture face au monde entier, mais pas assez connue pour en tirer les bénéfices, je lui raccroche au nez. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle… oui ça a duré longtemps.

Épisode 2, Marine, pourquoi on n’a jamais utilisé de sextoys?
C’est vrai, ça, pourquoi? On devise sur les avantages comparés des menottes, des godes-mais-surtout-pas-réalistes… bref, discussion sans grand intérêt que tout le monde a pu avoir à un moment de sa vie.

Le lendemain : Marine, j’ai pas arrêté de penser à cette histoire de menottes, alors du coup, je suis tout content, j’ai acheté un kit SM en promo sur internet… En promo. En promo. Promo en. EN PROMO.
Je refuse de faire les soldes pour les fringues – c’est vrai, quoi, je fais 38 aux pieds, 36 en haut, 38-40 en bas… bref, les soldes ne sont pas une
option pour moi. Donc pour moi, si j’ai pas de pognon, c’est H&M et Gap, et tant pis pour les marques, ce sera quand je serai riche, mais jamais un truc au rabais. Alors pour un vibral, tu te doutes direct que no way, quoi.
Bref, ma réaction (que je schématise un brin) : Gneeeeuuuhhh???

Ben oui, là aussi j’y ai cru, la promo, le plug en mauvais plastoc, la boule pour mettre dans la bouche façon « Bring out the Gimp », la totale. Effet tue-l’amour garanti. D’un coup, j’ai béni la relation à distance et le bonheur immense que constituait une nuit avec mon Ratatouille en peluche dans mon lit une place en buvant une Verveine Menthe. Chacun son style pour tuer l’amour, me direz-vous.

Une heure après, je suis encore à lui trouver une solution: a/se faire rembourser sur son compte, b/faire opposition sur sa CB et tout brûler, c/créer une annonce sur E-Bay (me disant au passage que merde pendant qu’on y est ce goujat serait capable de m’acheter un rabbit d’occase sur E-Bay, s’il tombe dans la promo)

Épisode 3, Marine, t’es là chez toi demain entre 14 et 17h?
– Naaaan j’y crois pas, tu me fais livrer des fleurs ou bien?
– Euh non, des enceintes pour mon pote Jérome. Je les ai pétées par accident l’autre jour…
– Hé?
– Je les fais livrer chez toi, tu les apporteras la prochaine fois que tu viens (rappel : il vit en Amérique)
– HÉ????
– C’est un peu gros par contre (visionnage de la page Amazon : le bébé fait 1m20 par 80 cm par 50 cm)
– HÉÉÉÉÉÉÉÉ!!!!!!!!!!! (je vis dans 2 mètres cubes)
Ca dure une bonne heure trente, au bout desquelles je fais exprès d’être pas chez moi demain, qu’il a qu’à se carrer au cul ses enceintes (sic), que c’était acheté sur CraigsList depuis 15 jours mais qu’il avait pas jugé nécessaire de m’en parler, qu’il me paie un billet d’avion si j’accepte de réceptionner le colis, mais que globalement, il faut se faire foutre super profond avant tout.
J’en tremble de rage.
– Euh ouais, en fait non, juste, je te fais livrer des fleurs pour la St Valentin… Putain j’ai honte c’était trop facile…
Du coup, dans ces conditions, la Saint-Valentin est plutôt rock n roll voyez-vous : une blagouze débile, un trashage en règle, un pot de fleurs pour finir. Sobre et décalé. Pour la première fois de ma vie où je suis maquée ce jour là, je trouve que c’est plutôt funkos.

Mais la morale de cette histoire selon Benoît est plutôt amère… Un jour, tu sortiras avec un mec qui te trompera et tu verras rien, ma pauvre chérie.

Mis à part que ça permet à mon entourage de se marrer un bon coup à mes dépens régulièrement, et que ça fait de moi un assez bon public, c’est touchant ou bien c’est un putain de cadavre dans le placard?