Et voilà, 31

Ce matin, c’est officiel, je passe un cap : j’ai 31 ans. Bon, techniquement, je les aurai à 13h45, j’étais une lève-tard dès la
naissance. Mais voilà, mon acte de naissance en atteste, j’ai 31 ans et en fait, j’en suis ravie. Pourquoi ? Parce que je tourne enfin la page de mes 30 ans et c’est pas trop tôt.

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J’attendais beaucoup de mes 30 ans, je désirais un vrai changement et j’ai été servie. En premier lieu, j’ai voulu changer de boulot. Objectif rempli début juillet… et fin janvier. Oui, deux fois. C’était pas prévu au programme ça mais aujourd’hui, je dis merci la vie. Parce que j’aimais pas vraiment mon ancien nouveau job, je me levais tous les matins de mauvaise humeur en me disant que non, j’avais carrément pas envie d’y aller. Alors qu’aujourd’hui, je râle juste parce qu’il faut se lever et que j’aime pas ça (cf premier paragraphe). Mais aller au boulot ne me pose aucun souci, je m’y épanouis pour la première fois depuis quasi deux ans (du moins un an et demi), et oh, wouah, ça fait du bien. 
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Le matin de mes 30 ans, je me suis réveillée dans les bras de l’Amoureux et j’étais heureuse. Ce matin, je me suis réveillée seule et je n’en suis plus malheureuse. Gros progrès. Je vais devoir repartir sur les chemins de la conquête mais en ce moment, j’avoue que j’ai légèrement la flemme, ce serait bien que la vie m’aide bien sur ce coup là parce que j’ai pas très envie de chasser. Les sites de rencontre m’ennuient au possible et je n’ai guère de pistes intéressantes à suivre pour le moment. Je ne me fais pas de soucis sur le sujet, en fait et y a pas d’urgence sur le sujet. Passons donc à la suite.
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J’ai envie d’écrire mes 31 ans comme une belle année dans mon livre de vie. Facile à dire, hein, j’ai pas toujours le contrôle des événements, j’ai dit pareil pour mes 30 ans qui ont commencé à sentir le poisson avarié à partir de septembre-octobre. Puis gros marasme à partir de janvier mais j’ai soufflé et me suit dit que l’effondrement de mon univers, je l’avais vécu en 2007 et qu’à partir de mon anniversaire, tout s’était arrangé. Alors on va dire que c’est exactement pareil. C’est peut-être pas rationnel mais force est de constater que les choses se calment bien depuis quelques temps. Oh je ne vais pas crier victoire pour autant. J’ai remarqué que ce blog a un espèce de pouvoir prophétique et il suffit que j’écrive en toute lettre “ouais, le marasme est fini” pour que je me reprenne une baffe dans la gueule. Alors je ne dis rien.
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Je dis juste qu’être un bébé du printemps est plutôt une bonne chose puisqu’on change de chiffre au moment où les beaux jours reviennent, ça booste, ça donne envie d’aller de l’avant. Et j’ai du boulot. Parce qu’en déménageant mon blog, je me suis rendue compte que début 2006, j’avais de grandes ambitions… qui ressemblent beaucoup à celles que j’ai formulées cette année dans le sens “vie plus saine, je serai plus égoïste”. Mouais ben 5 ans plus tard, j’ai certes un boulot et j’ai progressé sur pas mal de domaines mais me reste toujours les mêmes bêtes noires que nous nommerons “je ne suis pas du matin” et “je procrastine à mort au lieu de faire des choses constructives”. Faudra qu’on en reparle à l’occase, je vais avoir besoin de toi, lecteur, je t’expliquerai.
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Bien, je vais terminer cet article sur un pur paragraphe égoïste (je progresse) et je vais me souhaiter un joyeux anniversaire, une année qui, je l’espère, va me combler même si, pour une fois, je n’ai pas idée de ce que je veux précisément. Je vais vivre, on verra où nous en serons dans un an.

La soirée qui ressemble à rien

Samedi, j’étais de sortie. Isabelle la rousse organisait une petite fête chez elle plus ou moins pour son anniversaire mais plus tellement vu qu’il était en novembre. Plusieurs membre du clan des 7 étaient là : Isabelle la brune (y avait aussi Isabelle la châtain à la soirée), Alice, Isabelle la Rousse et moi, les trois autres n’étant pas dispo. Une soirée qui tombait à pic vu que ces dernières semaines m’ont bien éreintées sans oublier que samedi, ça aurait fait un an avec l’Amoureux. J’étais donc de charmante humeur, j’ai même failli en pleurer sous la douche. Mais j’ai bloqué, ce qui est un peu con car je crains de me mettre à pleurer pour une connerie après.

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Je retrouve Alice à Châtelet et c’est parti pour un trajet pour la campagne transilienne : rer, bus et une petite marche d’une dizaine de minutes. Le bout du monde. Pendant le trajet, on parle de nos marasmes respectifs (elle s’est retrouvée célibataire deux jours après moi, ça crée des liens) mais je n’ai qu’un mot d’ordre : passer une bonne soirée. Et je vais être servie, ce qui suit fut un grand moment de surréalisme. En chemin, nous nous disions « oh mais ça va être une soirée sympa mais calme, personne ne va se mettre la tête à l’envers ». La vie devrait m’apprendre de ne plus prononcer des sentences sur l’avenir, il suffit que je dise « ceci sera » ou « ceci ne sera pas » pour que l’inverse arrive. Mon pouvoir est fascinant. Donc on arrive sur place, Isa la rousse est encore sous la douche donc on accueille les nouveaux arrivants, deux frères, Arthur et Fabien. Petit à petit, les gens arrivent, un gros convoi de gens de la plongée avec deux Philippe (oui, 3 Isa, 2 Philippe, on se marre), Isa la châtain et Laure. On commence à s’installer pour boire et tartiner des toasts en discutant, Philippe le blond me taquine sur mon étalage de rillettes (j’en mets pas assez) et semble flatté que je l’ai déjà vu à la plongée. En fait, je me suis rendue compte plus tard que je le confondais avec un autre mec. Au fur et à mesure des discussions, je me retrouve à discuter avec Fabien, un des deux frères et j’entends bien que ça jase autour de nous, qu’on nous prend en photo. Oui, euh, ok… J’ai bien noté que le monsieur me trouvait très sympa mais j’ai un peu été claire sur la situation : moi avoir le cœur brisé, merci. 

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Changements de place au gré des excursions sur le balcon pour fumer, Philippe le blond passe à un moment et me parle avec les mains sur mon ventre ( ??) mais je ne fais guère attention. Retour à l’intérieur et je me retrouve à parler au frère de Fabien, Arthur, qui a décidé que j’étais trèèèès à son goût : « Han, t’es belle, t’as des yeux magnifiques, des très beau seins et un beau petit cul ». Le tout à prononcer avec une voix pâteuse, bien sûr. Il m’explique qu’il veut qu’on se voie samedi prochain (pas possible, je suis prise pour de vrai), il me colle un smack, j’arrive à esquiver le suivant. Au bout de 15 mn de « t’es belle, j’ai envie de toi, t’as trop des beaux seins et un beau petit cul », j’arrive à m’échapper. Retour sur le balcon avec Fabien, une fille, Marie, nous rejoint et nous parle de Philippe le blond qui lui a roulé une pelle alors qu’il lui avait mis un vent y a 6 mois (faudra que je vous parle de sa théorie de l’épilation, assez vrai) et d’Arthur qui lui a dit qu’elle avait « un très beau petit cul » et un discours très semblable à celui auquel j’ai eu droit. Là, Isa la brune qu’est ma chouchoute du groupe et qui m’a beaucoup soutenue (ou supporté, je sais pas bien) ces derniers temps arrive et vient me parler de la St Valentin « tu fais quoi lundi ? » « Ben rien ! » « Ah mais la St Valentin, ça sert à s’envoyer en l’air quand on est célibataire ! ». Apprendre à Isa à ne pas dire ce genre de choses devant un garçon que je trouve bien trop sympa pour en faire un sex buddy. Ahahah… Ben, je vais rentrer moi.

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Retour à l’intérieur, on se pose sur le canapé avec Isa la brune, elle me montre les photos de la soirée où Arthur et Philippe le blond essaient de rouler des pelles à tout le monde. D’ailleurs, tiens, Philippe attrape Isa la châtain et lui viole les amygdales. Ah ok. Laure nous rejoint, Philippe commence à se désaper et finit par sauter à poil au milieu du salon. Ah ok.  Je vais retourner dehors avec Fabien, tiens. Dehors, on retrouve Arkan, acteur, qui joue dans une grande série fleuve française (devine laquelle), on discute tous les trois quand Isa la brune arrive pour me dire qu’on doit intervenir car Alice est en train de cajôler Nicolas son ex qui dort et que c’est pas bien. D’ordinaire, je suis l’élite des interventions « Alice » mais là, non, elle décide d’agir seule. On reprend notre conversation et c’est Philippe qui intervient, il arrive torse nu, le pantalon défait et la ceinture ruinée (on avait retrouvé la boucle à nos pieds) et très chaud, il finit par carrément se foutre à poil.


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« Bah ça te fait quoi ? me demande-t-il.

– Heu, rien… »

Donc on continue de tous discuter tranquillement, lui les couilles et la bite à l’air mais il finit par se rhabiller. Isa vient me chercher pour me dire qu’on s’en va. Tout le monde rentre dans la pièce puisqu’on lance la vague des départs. Philippe m’attrape et me roule une grosse pelle baveuse. Heu oui…ok. Je m’en dépatouille, commence à dire au revoir, Isa m’indique qu’Alice pleure donc je vais la voir pour la consoler un peu et quand je me relève pour rejoindre mon convoi, Philippe me resaute dessus « Hé mais tu m’as même pas fait un bisou !». Si mais j’ai pas le temps de protester que j’ai droit à un nouveau service de soupe de langue. Ouéééé…


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Fin de soirée, retour à la maison. Pourquoi je vous raconte ça, outre le fait que c’était un peu du grand n’importe quoi. Parce que, curieusement, cette soirée m’a un peu montré quelques univers des possibles. Ca fait du bien de se sentir intéressante et séduisante. Je parle pas d’Arthur et Philippe mais plus de Fabien même si je sais qu’à cette heure-ci, j’ai pas envie d’une relation de quelque nature que ce soit. Mais ça fait du bien de se dire que quand je retournerai sur les chemins de la conquête, non seulement je suis un « produit »
intéressant (même si  je pense avoir perdu des points quand j’ai eu une langue étrangère au fond de la gorge) mais qu’en plus, des rencontres, c’est pas si dur d’en faire.